21/09/2017
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14 avril

14 avril

14 avril
GRAND CARÊME
Saint Martin, pape de Rome, confesseur (655) ; saints Antoine, Jean et Eustache, martyrs en Lituanie (1347) ; saint Ardalion le comédien, martyr (311) ; mille martyrs de Perses et Azat l’eunuque (vers 341) ; saint Prétextat, évêque de Rouen, martyr (586) ; saint Lambert, évêque de Lyon (688) ; saint Démètre du Péloponnèse, néo-martyr grec (1803) ; saint Alexandre (Orlov), confesseur, prêtre (1941).

SAINT MARTIN, PAPE DE ROME

Saint Martin, pape de Rome, confesseur (655)

Cette colonne de l’Orthodoxie vécut sous le règne de l’empereur Constans II Pogonat (641-668). Trois mois à peine après avoir été élevé sur le trône pontifical (649), il réunit dans la basilique Saint-Jean du Latran un concile d’une centaine d’évêques, qui condamna l’hérésie monothélite [cf. 21 janv.] et le Typos, édité par l’empereur, dans lequel on confondait la vérité et l’erreur par opportunité politique (octobre 649). Saint Martin, ayant été apocrisiaire du pape Théodore à Constantinople, était bien au fait des intentions de l’empereur et de ses théologiens qui, en proclamant une seule volonté dans le Christ, cherchaient à se rallier de manière détournée les monophysites d’Orient. Dès qu’il apprit la nouvelle, l’empereur envoya en Italie l’exarque Théodore Calliopas avec pour mission d’arrêter le pape. À son arrivée à Rome (juin 653), celui-ci se présenta devant le pontife et l’interrogea sur l’affaire du concile. Saint Martin lui répondit en prononçant l’anathème contre ceux qui oseraient l’accuser de la moindre variation dans la foi des saints Pères. Par crainte du peuple qui était présent, l’exarque répondit avec hypocrisie que la foi de Martin était semblable à la sienne et à celle de tous les chrétiens. Le saint se retira alors, pendant trois jours, dans la basilique du Latran avec tout son clergé. Le lundi matin, Calliopas demanda à perquisitionner dans le palais, sous prétexte d’y trouver des armes. Les soldats se précipitèrent dans la basilique, renversèrent dans un grand tumulte les objets de culte et s’emparèrent du prélat qui souffrait de la goutte. Le mercredi 19 juin 653, ils s’embarquèrent en direction de Constantinople. Pendant ce long et pénible voyage de trois mois, le saint fut privé de toute consolation dans sa maladie et ne pouvait même pas se laver. Aux escales, ses gardes l’empêchaient de descendre et, en le couvrant d’injures, ils s’emparaient des provisions que des prêtres et des fidèles lui avaient apportées.

Lorsqu’ils arrivèrent à Constantinople, le 17 septembre, on laissa la populace l’insulter sur son grabat, puis on le mena dans la prison Prandiara, où il fut gardé au secret pendant quatre-vingt-treize jours. Le 20 décembre, à la suite d’une parodie de jugement à l’Hippodrome, au cours duquel on l’empêcha de s’exprimer sur la foi, il fut condamné à mort, puis on déchira publiquement ses vêtements sacerdotaux et on le traîna à travers la ville jusqu’au prétoire, chargé d’une lourde chaîne au cou. Le vieillard, malade et sous-alimenté, pouvait à peine marcher, mais son visage était radieux de souffrir ainsi par amour du Christ et de la vérité. Transféré dans la prison Diomède, on le hissa, en lui écorchant les jambes, jusqu’à un cachot surélevé, réservé aux condamnés à mort. Le lendemain, le patriarche de Constantinople Paul II, malade et redoutant le jugement de Dieu, obtint de l’empereur la commutation de la sentence de mort en exil. Après la mort de Paul et la nomination de Pyrrhus au patriarcat, le saint resta encore quatre-vingt-cinq jours captif, avant d’être expédié clandestinement à Cherson, en Crimée. Il y souffrit cruellement de la faim et des mauvais traitements que lui infligèrent les barbares, et remit à Dieu son âme apostolique le 16 septembre 655.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Martyricon du ton occurent

LECTURE DES PROVERBES (XVI, 17 – XVII,17)
Les sentiers de la vie détournent du mal ;
les voies de la justice mènent à une longue vie.
Celui qui accepte les corrections prospérera ;
celui qui se rend aux réprimandes deviendra sage.
Celui qui est ferme dans ses voies garde son ami,
et celui qui aime la vie sera sobre de paroles.
Le regret vient après l’orgueil ; la ruine, après la méchanceté.
Mieux vaut avoir la douceur avec l’humilité,
que partager les dépouilles avec les orgueilleux.
Être intelligent en affaires, c’est trouver des biens ;
mettre sa confiance dans le Seigneur, c’est être bienheureux.
On dit des intelligents et des sages : ce sont gens de peu ;
on parlera mieux des hommes aux paroles mielleuses.
L’intelligence est pour ceux qui la possèdent une source de vie ;
les insensés n’ont que la science du mal.
Le cœur du sage méditera tout ce que dira sa bouche,
et sur ses lèvres il portera sa science.
Les bonnes paroles sont des rayons de miel ;
leur douceur est la guérison de l’âme.
Il est des voies qui semblent droites à l’homme ;
mais leur issue est au fond de l’enfer.
L’homme, en ses labeurs, travaille pour lui-même,
et, de vive force, il éloigne sa ruine.
Le fourbe porte sa perte sur sa langue.
L’insensé creuse pour son malheur, et sur ses lèvres il amasse du feu. Le pervers répand le mal autour de lui,
et le fourbe allume des tisons de malheur, et il sépare les amis. L’injuste éprouve ses amis, et les mène en des voies qui ne sont pas bonnes.
Celui qui, les yeux fixes, trame de mauvais desseins,
recèle tout mal entre ses lèvres. C’est une fournaise de méchanceté.
La vieillesse est une couronne de gloire ;
on la trouve dans les voies de la justice.
Mieux vaut l’homme patient que le fort,
et celui qui maîtrise sa colère que celui qui prend une ville.
Tout mal vient du sein des injustes ; et toute justice, du Seigneur.
Mieux vaut un morceau de pain avec la joie de la paix,
qu’une maison pleine de biens et d’offrandes iniques avec des querelles.
Le serviteur intelligent gouvernera des maîtres insensés,
et il fera les parts entre les frères.
Comme dans une fournaise on éprouve l’argent et l’or,
ainsi les âmes sont élues par le Seigneur.
Le méchant obéit à la langue des pervers ;
le juste ne fait pas attention à des lèvres menteuses.
Railler le mendiant, c’est irriter son Créateur ;
celui qui se réjouit de la ruine de son prochain ne sera point impuni ;
celui qui a des entrailles faciles à émouvoir obtiendra miséricorde.
Les fils de ses fils sont la couronne du vieillard ;
les pères sont la gloire des enfants.
Le fidèle a le monde entier pour richesses ;
l’infidèle n’a pas même une obole.
Des lèvres fidèles ne vont pas à l’insensé,
ni des lèvres trompeuses au juste.
Les corrections sont, pour ceux qui les mettent à profit,
une récompense de la grâce ; où elles s’adressent, elles remettent dans le bon chemin.
Celui qui garde le secret sur les mauvaises actions,
maintient les amitiés ;
celui à qui il est odieux de les cacher,
sépare les amis et ceux d’une même maison.
Une menace fait naître le repentir dans le cœur du sage ;
l’insensé ne sent pas même les coups de fouet.
Tout méchant excite des querelles ;
mais le Seigneur lui enverra un ange inexorable.
L’homme prudent n’est pas exempt de honte ;
l’injuste ne songe qu’à mal.
Celui qui rend le mal pour le bien n’éloignera pas le mal de sa maison. L’autorité de la justice donne du pouvoir aux paroles ;
les séditions et les querelles précèdent la misère.
Celui qui déclare le juste injuste, et l’injuste juste, est impur et abominable aux yeux de Dieu.
À quoi servent ses richesses à l’insensé,
puisque l’homme sans cœur ne pourra pas en acheter la sagesse ?
Celui qui exhausse sa maison cherche sa ruine ;
celui qui prend une voie mauvaise pour s’instruire tombera dans le malheur. Aie en tout temps un ami ;
que tes frères te soient secourables dans tes nécessités :
c’est pour cela qu’ils sont nés.

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Jovan Nikoloski