24/05/2017
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17 février(ancien calendrier)/1er mars(nouveau)

17 février(ancien calendrier)/1er mars(nouveau)

17 février(ancien calendrier)/1er mars(nouveau)

Saint Théodore le Conscrit (Tiron), mégalomartyr dans le Pont (vers 306) ; sainte Mariamne, sœur de l’apôtre Philippe (Ier s.) ; saint Polychrone, évêque de Babylone, martyr (IIIème s.) ; saint Kirec, abbé de Loc-Kirec en Bretagne (585) ; saint Silvin, évêque évangélisateur de la région de Thérouanne (vers 720) ; saint Théodore le silencieux des Grottes de Kiev (XIIIème s.) ; saint Hermogène, patriarche de Moscou et de toute la Russie, thaumaturge (1612) ; saint Théodore de Byzance, néo-martyr grec (1795) ; saints néomartyrs de Russie : hiéromartyrs Michel (Nikologorsk) et Paul (Kosminkov), prêtres (1938) ; martyre Anne (Tcheverikov) (1940).

SAINT THÉODORE LE CONSCRIT

Saint Théodore le Conscrit (Tiron), mégalomartyr dans le Pont (vers 306)

Ce saint et glorieux martyr du Christ était originaire d’Amasée, dans le Pont, et servait dans l’armée romaine au temps de la grande persécution de Dioclétien (vers 303). Chrétien depuis son enfance, il gardait sa foi secrète, non par lâcheté, mais parce qu’il n’avait pas encore reçu de Dieu le signe pour s’offrir au martyre. Comme son corps de troupe était cantonné près de la ville d’Euchaïta (Hélénopont), il apprit que les habitants de la région étaient terrorisés par un redoutable dragon qui se cachait dans la forêt. Discernant que c’était là l’épreuve par laquelle Dieu devait lui montrer si le moment de s’offrir au martyre était arrivé, il s’enfonça hardiment dans la forêt. Il parvint jusqu’à un village qui avait été abandonné par ses habitants et où restait seule une noble chrétienne, Eusébie, qui lui indiqua où se trouvait le repaire du monstre. En s’armant du signe de la Croix, le saint se précipita vers la bête qui mugissait en crachant des flammes, et il l’abattit d’un coup de lance à la tête.

Désormais persuadé que, par la grâce de Dieu, il pourrait vaincre aussi le dragon spirituel, le diable, comme il avait abattu le monstre visible, saint Théodore regagna son campement, sans craindre de se révéler chrétien. Comme le commandant de la troupe avait ordonné d’offrir un sacrifice aux dieux de l’Empire, Théodore resta dans sa tente. On vint le chercher, en le pressant de prendre part au sacrifice. Mais il répondit : « Je suis chrétien, c’est le Christ seul que j’adore. C’est Lui le Roi que je sers, et c’est à Lui seul que je veux offrir un sacrifice ! » Après l’avoir pressé de questions insidieuses, on le laissa pour passer à l’interrogatoire d’autres chrétiens. Enflammé d’un zèle divin, Théodore encourageait ses compagnons à se montrer jusqu’à la fin dignes du Christ qui les avait enrôlés dans son armée céleste. La nuit venue, il se rendit jusqu’au temple païen et détruisit par le feu l’autel de la déesse Rhéa, la mère des dieux, provoquant une grande confusion dans la ville d’Euchaïta. Un des serviteurs du temple surprit le saint et le conduisit auprès du gouverneur Puplius. Théodore n’opposa aucune résistance et répondit calmement aux questions du gouverneur, en lui montrant qu’il était bien absurde de considérer comme dieu une pièce de bois inanimée qui, en un instant, avait été réduite en cendres. Puplius le menaça des pires tortures. Le saint lui répliqua : « Tes menaces ne m’effraient pas, car la puissance du Christ sera pour moi joie et allégresse dans les tourments. » Grinçant les dents de rage, le gouverneur le fit jeter dans un sombre cachot sans nourriture. Mais cette nuit-là, le Christ apparut à Théodore, pour le consoler et lui promettre que sa grâce divine serait pour son vaillant serviteur à la fois nourriture, joie et protection. Ainsi réconforté, le saint passait son temps à chanter des hymnes, accompagné par des anges, de sorte que ses geôliers crurent que d’autres chrétiens l’avaient rejoint dans cette cellule pourtant bien verrouillée.

Par la suite, comme on voulait lui apporter un peu de pain et d’eau, il refusa toute réfection, en disant que le Christ lui avait promis une nourriture céleste. De nouveau présenté devant le gouverneur, on lui proposa d’être élevé à la dignité de grand prêtre des idoles ; ce qui provoqua le rire moqueur du saint qui assura être prêt à se laisser couper en morceaux pour l’amour du Christ. On le suspendit alors la tête en bas et les bourreaux s’épuisèrent en vain à lui déchirer le corps avec des crochets de fer. Devant cette résistance indomptable du martyr, le gouverneur, craignant que d’autres suivent son exemple, donna l’ordre d’en finir et le condamna à être brûlé vif.

Lorsqu’il parvint près du bûcher, Théodore se dévêtit et, après avoir adressé une fervente prière à Dieu pour la confirmation des autres confesseurs, il se livra lui-même au feu. Mais, comme si elles voulaient lui rendre hommage, les flammes l’entourèrent sans le toucher, en formant autour de son corps une sorte d’arc de triomphe, et c’est en rendant grâce que saint Théodore remit alors son âme à Dieu. La pieuse Eusébie réussit à acheter son corps et le transporta à Euchaïta, où l’on édifia en son honneur une église qui attirait quantité de pèlerins, et leur procurait la guérison de l’âme et du corps.

En 361, Julien l’Apostat, qui essayait par tous les moyens de restaurer les usages païens, avait remarqué que les chrétiens avaient coutume de sanctifier la première semaine du Carême avant Pâques par le jeûne et la prière. Le cruel despote donna l’ordre au préfet de Constantinople de faire asperger toutes les denrées exposées au marché avec du sang des victimes immolées aux idoles, de sorte qu’il ne fût possible à aucun habitant d’échapper à la souillure de l’idolâtrie. Mais le Seigneur n’abandonna pas son peuple choisi. Il envoya son serviteur Théodore, qui apparut en vision à l’archevêque Eudoxe (360-364) et lui commanda qu’aucun chrétien n’achète les aliments présentés au marché, mais qu’ils confectionnent des colyves, c’est-à-dire des grains de blé bouillis, pour se nourrir . C’est ainsi que, grâce à l’intervention du saint martyr Théodore, le peuple chrétien put déjouer la machination du tyran et se garder pur de la souillure de l’idolâtrie. Depuis, l’Église commémore chaque année ce miracle, le premier samedi du Grand Carême, afin d’enseigner aux fidèles que le jeûne et la tempérance ont le pouvoir de purifier toutes les souillures du péché.

Saint Théodore Tiron accomplit quantité d’autres miracles pour ceux qui recouraient à lui avec foi et qui persévéraient en prière dans son église. Un jour, il apparut, brillant de gloire, sur son cheval blanc et ramena à une pauvre veuve son fils unique qui avait été capturé par les Sarrasins. Il délivrait aussi souvent du danger ceux qui étaient pris dans une tempête, fit découvrir des voleurs, permit à des maîtres de retrouver leurs serviteurs et montra par tous ces miracles que, de soldat de l’armée terrestre, il était devenu protecteur céleste du peuple chrétien.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Théodore, ton 2
Combien sont sublimes les entreprises de la foi! * Le saint martyr Théodore exultait dans la fournaise comme dans les eaux du repos: * et, tandis que le feu le consumait, * comme un pain agréable il fut offert à la sainte Trinité. * Par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion de saint Théodore, ton 8
Ayant mis comme cuirasse sur ton cœur la foi du Christ, * tu as triomphé des forces ennemies par tes combats * et tu as reçu, la couronne éternelle dans les cieux, invincible Martyr.
ÉVANGILE DU JOUR
(Mc. XIV, 10-42)
Judas Iscariote, l’un des douze, alla vers les principaux sacrificateurs, afin de leur livrer Jésus. Après l’avoir entendu, ils furent dans la joie, et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour des pains sans levain, où l’on immolait la Pâque, les disciples de Jésus lui dirent: Où veux-tu que nous allions te préparer la Pâque? Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit: Allez à la ville; vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau, suivez-le. Quelque part qu’il entre, dites au maître de la maison: Le maître dit: Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée et toute prête: c’est là que vous nous préparerez la Pâque. Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque. Le soir étant venu, il arriva avec les douze. Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit: Je vous le dis en vérité, l’un de vous, qui mange avec moi, me livrera. Ils commencèrent à s’attrister, et à lui dire, l’un après l’autre: Est-ce moi? Il leur répondit: C’est l’un des douze, qui met avec moi la main dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né. Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Prenez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs. Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers. Jésus leur dit: Vous serez tous scandalisés; car il est écrit: Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. Pierre lui dit: Quand tous seraient scandalisés, je ne serai pas scandalisé. Et Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Mais Pierre reprit plus fortement: Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous dirent la même chose. Ils allèrent ensuite dans un lieu appelé Gethsémané, et Jésus dit à ses disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je prierai. Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à éprouver de la frayeur et des angoisses. Il leur dit: Mon âme est triste jusqu’à la mort; restez ici, et veillez. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta contre terre, et pria que, s’il était possible, cette heure s’éloignât de lui. Il disait: Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre: Simon, tu dors! Tu n’as pu veiller une heure! Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. Il s’éloigna de nouveau, et fit la même prière. Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis. Ils ne surent que lui répondre. Il revint pour la troisième fois, et leur dit: Dormez maintenant, et reposez-vous! C’est assez! L’heure est venue; voici, le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons; voici, celui qui me livre s’approche. Et aussitôt, comme il parlait encore, arriva Judas l’un des douze, et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs, par les scribes et par les anciens. Celui qui le livrait leur avait donné ce signe: Celui que je baiserai, c’est lui; saisissez-le, et emmenez-le sûrement. Dès qu’il fut arrivé, il s’approcha de Jésus, disant: Rabbi! Et il le baisa. Alors ces gens mirent la main sur Jésus, et le saisirent. Un de ceux qui étaient là, tirant l’épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille. Jésus, prenant la parole, leur dit: Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J’étais tous les jours parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas saisi. Mais c’est afin que les Écritures soient accomplies.

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Jovan Nikoloski