28/03/2017
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2 décembre (ancien calendrier)/15 décembre (nouveau)

2 décembre (ancien calendrier)/15 décembre (nouveau)

2 décembre (ancien calendrier)/15 décembre (nouveau)

Carême de la Nativité

Saint Habaccuc, prophète (VIIème s. av. J.- C) ; saint Athanase le Reclus (vers 1176) et un autre Athanase (XIIIème s.) des Grottes de Kiev ; sainte Mérope, martyre (vers 251) ; saints Jean, Héraclémon, André et Théophile, moines en Egypte (IVème s.) ; saint Avitianus, évêque de Rouen (IVème s.) ; saint Jessé, évêque de Tsilkani en Géorgie (VIème s.) ; saint Étienne Ouroch, roi de Serbie (1367) ; saint Porphyre le Kavsokalybite (1991) ; saints néomartyrs de Russie : Matthieu (Alexandrov), prêtre (1921) ; Démètre (Blagovechtchensky), prêtre et Vera (Grafov), confesseur (1932) ; Alexis, archevêque de Veliki-Oustioug, Constantin (Nekrassov), Nicolas (Zabolotsky), Serge (Kourdiavtsev), Vladimir (Proferansov), Jean (Derjavine), Théodore (Alexinsky), Nicolas (Vinogradsky), Jean (Dneprovsky), Nicolas (Safonov), Paul (Poniatsky), Serge (Felitsyne) prêtres, Danacte (Kalachnikov), Côme (Magda), moines, Marguerite (Zakatchourine), Matrone (Konioukhov) (1937) ; Marie (Tseïpline), moniale (1938) ; Boris (Ouspensky), martyr (1942)

LE SAINT PROPHÈTE HABACUC

Saint Habaccuc, prophète (VIIème s. av. J.- C)

Habacuc était originaire de la tribu de Syméon. Fils de Saphat, il vécut vers 600 avant notre Seigneur et prédit, sous l’inspiration du Saint-Esprit, la prise de Jérusalem par les Chaldéens et la déportation à Babylone (587), en se lamentant amèrement sur le sort du peuple rebelle. Lorsque Nabuchodonosor vint faire le siège de Jérusalem, le prophète s’enfuit vers l’Ostracène et vécut comme un étranger dans la terre d’Ismaël (Arabie). Il ne retourna en Palestine qu’après le départ des Chaldéens qui emmenèrent captifs vers Babylone une grande partie des habitants de Jérusalem et de l’Égypte.
Un jour, alors qu’on faisait la moisson sur ses terres, il dit à ses serviteurs d’attendre un moment avant de distribuer la nourriture aux moissonneurs, pour qu’il ait le temps de faire une commission au loin. À peine avait-il donné cet ordre qu’il fut enlevé par un ange et transporté à Babylone pour donner à manger au prophète Daniel enfermé dans la fosse aux lions (Dn 14, 33). De retour en Judée par la même force miraculeuse, il se présenta quelques instants plus tard à ses moissonneurs et leur servit le même repas.
Portant un nom qui promettait la délivrance finale du peuple et annonçait la future résurrection (Habacuc : « père de la résurrection »), le saint prophète Habacuc se tenait vigilant, à l’écoute de la parole de Dieu, au sommet du poste de garde de son cœur (Hab 2, 1). C’est de là qu’il entonna son hymne admirable, devenu la quatrième Ode du canon des Matines. Contemplant les signes prophétiques de la manifestation de la puissance de Dieu par l’Incarnation, il s’écria : « Seigneur, j’ai entendu le récit de ton ouvrage, et j’ai été saisi de crainte ; Seigneur, j’ai considéré tes œuvres et j’ai été frappé de stupeur » (Hab 3, 2). Il prédit la naissance du Verbe en désignant mystérieusement la virginité de la Mère de Dieu : « Dieu viendra de Théman et le Saint de la montagne ombragée par la forêt » (3, 3). Décrivant la descente du Christ dans la chair comme une redoutable intervention cosmique de Dieu qui, dans sa colère contre ses ennemis, fait arrêter le soleil et la lune, et effraie la terre entière et les abîmes, Habacuc contemple le Seigneur monté sur les apôtres, comme sur des chevaux et des chars de combat, pour traverser la mer, vaincre la mort et sauver son peuple. C’est pourquoi, saisi de crainte, il se réjouit pourtant dans le Seigneur, son Sauveur, qui affermira ses pas sur le roc de l’Évangile quand viendra la fin des temps, et le fera monter avec le Christ ressuscité sur les hauteurs de la contemplation, afin de chanter en vainqueur son cantique de gloire dans le Royaume éternel.
Le tombeau du prophète Habacuc fut retrouvé sous le règne de Théodose, à la suite d’une révélation, dans le village de Kela (Keila), à quelque distance à l’est d’Éleuthéropolis. On édifia sur les lieux un sanctuaire flanqué d’un monastère, où vécut saint Épiphane [12 mai].

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint prophète, ton 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Habacuc, * par ses prières, * nous t’en supplions, sauve nos âmes.

Tropaire de saint Porphyre le Kavsokalybite, ton 8
Habitacle de la lumière divine et réceptacle des dons de l’Esprit, splendeur des presbytres, véritable étalon des moines, ô sage Porphyre, resplendissant du don des miracles et du discernement, notre Père vénérable, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion du saint prophète, ton 8
Prophète inspiré, tu as proclamé à la face de l’univers que Dieu viendrait du midi, c’est-à-dire de la Vierge Marie, * et du milieu de la nuit où tu veillais devant lui, * tu as annoncé au monde la résurrection du Christ comme tu l’avais appris d’un Ange resplendissant. * C’est pourquoi dans l’allégresse nous te chantons: * Réjouis-toi, brillant trésor de prophétie.

Évangile du jour
(Lc XIX, 45-48)

Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Il enseignait tous les jours dans le temple. Et les principaux sacrificateurs, les scribes, et les principaux du peuple cherchaient à le faire périr; mais ils ne savaient comment s’y prendre, car tout le peuple l’écoutait avec admiration.

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Jovan Nikoloski