27/07/2017
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2 juillet (ancien calendrier) / 15 juillet (nouveau)

2 juillet (ancien calendrier) / 15 juillet (nouveau)

2 juillet (ancien calendrier) / 15 juillet (nouveau)

Déposition de la précieuse robe de notre Souveraine, la Très-Sainte Mère de Dieu, en l’église des Blachernes à Constantinople ; saint Juvénal, patriarche de Jérusalem (vers 458) ; saints Processe et Martinien, martyrs à Rome (Ier s.) ; saint Libérat, abbé, avec les six moines de son monastère (484) ; saint Colomban de Luxeuil (615) ; sainte Ménégonde, recluse à Tours (570) ; saint Jéroche, moine à Faremoutiers (VIIème s.) ; saint Photius, métropolite de Kiev (1431) ; saint Étienne le Grand, prince de Moldavie (1504).

DÉPOSITION DE LA PRÉCIEUSE ROBE DE LA TRES SAINTE MÈRE DE DIEU

Déposition de la précieuse robe de notre Souveraine, la Très-Sainte Mère de Dieu, en l’église des Blachernes à Constantinople

Au temps de l’empereur Léon Ier et de son épouse Vérine (457-474), deux frères de haute noblesse, Galbios et Candide, qui venaient de renoncer à l’hérésie arienne, décidèrent d’entreprendre un pèlerinage en Terre Sainte. Parvenus en Galilée, ils firent halte dans la maison d’une vieille femme, nommée Anne, juive de naissance mais pieuse et vertueuse, qui passait nuit et jour en prière, à l’imitation d’Anne la fille de Phanuel (cf. Lc 2, 36). Ayant remarqué que des chrétiens apportaient cierges et encens dans la partie la plus intérieure de cette maison, et qu’un grand nombre de malades et d’infirmes y passaient la nuit, les nobles pèlerins demandèrent à leur hôtesse de leur en dévoiler la raison. Anne, témoignant que la grâce de Dieu accomplissait là d’innombrables miracles, prétexta d’abord qu’il s’agissait d’une ancienne coutume transmise par ses ancêtres. Comme ils la suppliaient de leur en dire plus, elle leur révéla finalement que la Robe de la Mère de Dieu se trouvait là, léguée par la Toute-Sainte, au moment de sa Dormition, à l’une de ses deux servantes juives, et qui avait été transmise de génération en génération, toujours secrètement gardée par une vierge. Versant des larmes d’émotion Galbios et Candide demandèrent à passer toute la nuit dans cette pièce pour y faire une vigile de prière. Profitant du sommeil des malades présents, ils prirent les mesures du coffret de bois qui contenait le saint habit, et de là ils partirent pour Jérusalem, en promettant de revenir saluer leur hôtesse sur le chemin du retour. Ayant vénéré les sanctuaires de la Ville sainte, ils firent confectionner une boîte semblable ; et, de retour chez la pieuse juive, ils trouvèrent le moyen de subtiliser le coffret contenant la sainte relique et de le remplacer par la boîte vide, qu’ils avaient recouverte d’une riche couverture tissée d’or.Parvenus à Constantinople, ils déposèrent ce trésor inestimable dans un lieu nommé les Blachernes, situé dans la partie nord-ouest de la ville, à l’extérieur des murs, où ils firent construire une église dédiée aux saints Apôtres Pierre et Marc, afin de garder la chose secrète . Mais ils ne purent cacher longtemps ce trésor, à cause des nombreux miracles qui s’accomplissaient dans l’église. Ayant révélé à l’empereur qu’ils avaient ramené ce précieux trophée de leur pèlerinage, pour la protection de la cité, celui-ci, plein de joie, fit construire une chapelle, où l’on déposa le coffret contenant la sainte Robe ou Maphorion (Voile) de la Mère de Dieu. Par la suite ce coffret fut remplacé par un écrin (Aghia Soros) d’or et d’argent rehaussé de pierres précieuses. La sainte Robe était, dit-on, tissée de laine fragile, de couleur unie et d’une seule pièce ; et, alors que la pourpre impériale dans laquelle elle avait été enveloppée s’était rapidement corrompue, celle-ci resta intacte au fil des temps, manifestant ainsi clairement le miracle de la Virginité perpétuelle de la Mère de Dieu.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la déposition de la Robe de la Très sainte Mère de Dieu, ton 8
Mère de Dieu toujours-vierge, protection des mortels, * à ta ville tu donnas comme une enceinte fortifiée * la Robe et la Ceinture de ton corps immaculé * échappant à la corruption en vertu de ton enfantement virginal, * car en toi la nature et le temps sont renouvelés; * c’est pourquoi nous te prions de pacifier notre vie * et d’accorder à nos âmes la grâce du salut.

Kondakion de la déposition de la Robe de la Très sainte Mère de Dieu, ton 4
Comme voile d’immortalité, * Vierge comblée de grâce par Dieu, * tu as donné aux croyants * le Vêtement avec lequel * tu couvrais ton corps sacré, * divine protection des mortels; * avec amour nous célébrons comme fête sa Déposition * et nous chantons avec foi: * Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.

Évangile DU JOUR
(Matth. IX, 18-26)

Tandis qu’il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit: Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra. Jésus se leva, et le suivit avec ses disciples. Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement. Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même. Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, et qu’il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante, il leur dit: Retirez-vous; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui. Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva. Le bruit s’en répandit dans toute la contrée.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

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Jovan Nikoloski