28/02/2017
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28 décembre

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28 décembre
Après-Fête de la Nativité de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Les 20000 martyrs brûlés à Nicomédie dont : saints Glycère, prêtre, Théophile, diacre, Zenon, Dorothée, Migdoine, Mardoine, Indes, Gorgon, Pierre, Euthyme, saintes Agathe, Domna, Théophilie et tous leurs compagnons (303) ; saint Nicanor, apôtre des 70 ; saint Antoine, moine à Lérins (525) saint Simon le Myroblite, fondateur du monastère de Simonos Petras (XIIIème s.) ; saint Ignace de Yaroslav (1591) ; saint Corneille de Krypets (1903) ; saints néo-martyrs de Russie : Nicodème, évêque de Belgorod et Arcadius (Rechetnikov), diacre (1918), Alexandre (Dagaïev), prêtre (1920), Théoctiste (Khoperskov), Léonide (Viktorov), Nicolas (Rodimov), prêtres (1937), Aréthas (Nasonov) et Alexandre (Tsitseronov), prêtres (1938).

Les 20000 martyrs brûlés à Nicomédie dont : saints Glycère, prêtre, Théophile, diacre, Zenon, Dorothée, Migdoine, Mardoine, Indes, Gorgon, Pierre, Euthyme, saintes Agathe, Domna, Théophilie et tous leurs compagnons (303)

VINGT MILLE MARTYRS DE NICOMÉDIE
Lorsque l’empereur Maximien Galère rentra victorieux de sa guerre contre les Éthiopiens (304) , il décida d’offrir dans tout l’Empire des sacrifices pour remercier les dieux. Parvenu à Nicomédie avec ses trophées, il ordonna de rassembler tous les habitants de la région pour qu’ils rendent hommage aux dieux de l’Empire, sous peine de mettre à mort quiconque refuserait de se soumettre. Après avoir fait exécuter certains chrétiens, que leurs charges dans l’administration locale où leurs dignités à la cour rendaient particulièrement dangereux, le tyran envoya ses hommes, ivres de sang, dans les quartiers de la ville pour débusquer et mettre à mort dans de redoutables supplices tous les fidèles qui pouvaient se cacher. Chaque jour le nombre des victimes croissait, en rendant au Christ bon témoignage avant de partir vers la demeure éternelle des saints. Comme on approchait alors de la célébration de la Nativité, de perfides païens vinrent rapporter à l’empereur que l’évêque de Nicomédie, Anthime [3 sept.], l’âme de la résistance, avait rassemblé les chrétiens en grande foule dans l’église principale de la ville. Saisissant l’occasion, Maximien fit encercler le bâtiment par ses troupes, de sorte que personne ne puisse s’échapper ; puis, ayant fait accumuler tout autour de l’église une grande quantité de bois et de branchages et ayant installé devant la porte un autel des idoles, il fit clamer par ses hérauts aux chrétiens qui se trouvaient à l’intérieur en prière, que tous ceux qui voulaient avoir la vie sauve pouvaient sortir et sacrifier aux dieux. Le diacre Agapios s’élança alors vers l’ambon, saisi par un zèle divin plus brûlant que toute flamme de ce monde, et s’écria : « Souvenez-vous, mes frères, combien de fois nous avons admiré et nous avons célébré ces Trois Jeunes Gens qui, jetés dans la fournaise de Babylone, invitaient toute la création à chanter la gloire de Dieu, et comment le Verbe Créateur descendit alors sous une apparence corporelle pour les secourir et les rendre invulnérables, en les entourant d’une fraîcheur de brise et de rosée (Dn 3, 25-26). Le temps est venu pour nous maintenant de les imiter. Offrons-nous donc à cette mort temporaire pour l’amour de notre Maître, afin de régner avec Lui dans l’éternité ! » Toute l’assemblée répondit alors d’une seule voix aux envoyés de Maximien : « Nous croyons au Christ Dieu et c’est pour Lui que nous livrons notre vie ! »

Pendant que les soldats commençaient à mettre le feu à l’immense bûcher, saint Anthime fit rassembler par ses diacres tous ceux qui n’étaient encore que catéchumènes, il les baptisa, les oignit du saint Myron et célébra la Divine Liturgie, à l’issue de laquelle tous les assistants communièrent au Corps et au Sang de notre Seigneur Jésus-Christ. Armés d’une force divine et étroitement unis comme en un seul corps par le Christ qui habitait en eux, les saints martyrs n’éprouvèrent aucune crainte en voyant les flammes s’élever de toutes parts et l’épaisse fumée commencer à remplir l’église. Ils chantèrent avec allégresse à l’unisson le cantique des Trois Jeunes Gens : Vous toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur : chantez-Le et exaltez-Le éternellement (Dn 3, 34sv.), jusqu’à ce que les derniers d’entre eux rendissent l’âme en suffoquant.

L’édifice fut la proie des flammes pendant cinq jours. Quand on put enfin approcher des ruines fumantes, chacun put constater que le lieu était entouré d’une lumière éclatante et qu’au lieu de l’âcre odeur de la chair carbonisée, il était imprégné d’un suave et merveilleux parfum. Les saints qui furent alors glorifiés étaient, dit-on, au nombre de vingt mille. Saint Anthime, quant à lui, échappa par miracle à l’incendie, afin de conduire par son enseignement un grand nombre d’âmes au salut et à la nouvelle naissance par le saint Baptême, avant de consommer à son tour son union au Christ par le martyre.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de la Nativité, ton 4
Ta Nativité, Christ notre Dieu, a fait luire dans le monde la lumière de la connaissance ; en elle, en effet, les adorateurs des astres ont appris d’une étoile à T’adorer, Soleil de justice, et à reconnaître en Toi l’Orient descendu du ciel, Seigneur gloire à Toi !

Tropaire des martyrs de Nicomédie, ton 2
Bienheureuse est la terre arrosée de votre sang, * victorieux Athlètes du Seigneur, * et saintes sont les demeures qui abritent vos esprits, * puisque vous avez triomphé de l’Ennemi dans l’arène * en proclamant avec courage le Christ: * obtenez-nous de sa bonté * par vos prières le salut de nos âmes.

Kondakion de la Nativité, ton 3
La Vierge, en ce jour, met au monde Celui qui surpasse toute essence créée et la terre offre une grotte à l’Inaccessible ; les anges chantent Sa gloire avec les pasteurs, et les mages cheminent avec l’étoile ; car pour nous est né petit enfant, le Dieu d’avant les siècles.
Évangile du jour
(Lc X, 19-21)

Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.

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Jovan Nikoloski