26/03/2017
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29 novembre

29 novembre

29 novembre
Carême de la Nativité – dispense de poisson

Saint Paramon, martyr avec 370 chrétiens de Nicomédie (250) ; saint Philomène, martyr à Ancyre (vers 274) ; Saint Brendan de Birr (573) ; saint Acace du Sinaï (VI) ; saint Nectaire des Grottes de Kiev (XII) ; saint Habib, évêque de Nekressi en Géorgie, martyr (VI) ; saint Pityroun (IV), disciple de Saint Antoine le Grand ; saint Denis, évêque de Corinthe, martyr (182) ; saint Pitirim d’Égypte (IV) ;saint Tiridate, roi d’Arménie (IV) ; saint Saturnin, premier évêque de Toulouse, martyr (305) ; saint hiéromartyr Serge (Kotchourov), prêtre (1941).

SAINT MARTYR PARAMON

Saint Paramon, martyr avec 370 chrétiens de Nicomédie (250)

Akylin, le gouverneur d’Orient pendant le règne de l’empereur Dèce (vers 250), partit un jour en cure aux eaux thermales de Balsatia. Il ordonna d’emmener à cette occasion trois cent soixante-dix chrétiens de Nicomédie, qui avaient été emprisonnés sur son ordre, afin de les mettre en demeure d’y offrir un culte au temple d’Isis. Comme ils avaient refusé, ils furent tous décapités. En voyant ce spectacle, le juste Paramon cria au gouverneur : « Quelle grande impiété je vois ! Un infâme massacre de tant de justes, étrangers de surcroît, comme s’ils étaient des bestiaux ! » Akylin entendit ces paroles et ordonna de l’arrêter. En chemin, les soldats de son escorte maltraitèrent saint Paramon de différentes manières : les uns le frappèrent de leur lance, d’aucuns lui percèrent la langue et d’autres membres au moyen de roseaux aiguisés. Enfin parvenus auprès du gouverneur, ils le mirent à mort. Son corps fut enseveli avec les autres saints martyrs.

SAINT HIÉROMARTYR SATURNIN DE TOULOUSE
Grec d’origine et de noble naissance, saint Saturnin fut un des sept saints missionnaires envoyés de Rome pour évangéliser la Gaule, sous le règne de Dèce (250). Lorsque ces saints hommes parvinrent à Arles, Saturnin se vit attribuer les régions du Languedoc, de la Gascogne (sud-ouest de la France) et les frontières de l’Espagne. Après avoir connu de rapides succès, il se heurta ensuite à l’endurcissement des païens à Carcassonne, et fut emprisonné. Délivré par l’intervention d’un ange, il poursuivit sa mission vers la ville de Toulouse où, trouvant des âmes mieux disposées à recevoir la Parole de Dieu, il fonda une église. Il guérissait les malades et les lépreux par le signe de la Croix et inspirait par sa parole un ardent amour de Dieu à ses auditeurs. Puis, laissant saint Papoul poursuivre son œuvre, il continua son périple vers l’Espagne et évangélisa Pampelune et Tolède.
De retour à Toulouse après le martyre de saint Papoul, le saint évêque resplendissait tellement de la grâce de Dieu que les idoles cessèrent de rendre leurs oracles trompeurs, et restèrent muettes malgré les prières et les sacrifices de leurs adeptes. Les païens étaient désespérés et se préparaient à offrir un taureau en sacrifice sur le Capitole, lorsque Saturnin vint à passer pour se rendre à un office religieux. Dans la foule quelqu’un le reconnut et s’écria : « Voici l’ennemi de notre religion, le porte-étendard de la nouvelle secte, celui qui enseigne qu’il faut détruire nos temples, celui qui condamne nos dieux en les appelant des démons. C’est lui qui, par sa présence, nous empêche d’obtenir nos réponses accoutumées. Vengeons l’injure qu’il nous fait et qu’il fait à nos dieux. Obligeons-le à sacrifier pour apaiser les dieux et sinon à mourir pour que sa mort, du moins, leur soit agréable ! » Tandis que ses compagnons prenaient la fuite, Saturnin, gardant son calme, répondit : « Je ne connais que le seul et vrai Dieu. Comment voulez-vous que je craigne vos dieux imaginaires, alors que, selon vous, ce sont eux qui sont effrayés par moi ? » À ces mots de l’évêque, le tumulte de la foule ne fit que croître. Ils se saisirent de Saturnin, lui attachèrent une grosse corde aux pieds et le fixèrent derrière le taureau sauvage qui, frappé à coups d’aiguillons, se précipita furieusement hors du temple. Dès les premières marches, la tête du saint martyr se brisa en laissant répandre sa cervelle à terre ; puis la bête, poursuivant sa course folle dans les rues de la ville, réduisit en lambeaux son corps jusqu’à ce que la corde se rompît à un endroit où l’on édifia plus tard une église en l’honneur du saint évêque.
Au mépris du danger, deux pauvres femmes chrétiennes vinrent peu après sur les lieux, déposèrent le corps de saint Saturnin dans un cercueil de bois et l’ensevelirent dans une fosse voisine. Très fréquenté pendant des siècles par de nombreux pèlerins, le tombeau du saint apôtre de Toulouse, au-dessus duquel on édifia par la suite une grande basilique, était célèbre dans toute l’Europe pour les miracles qui s’y accomplissaient. En France, de nombreuses localités portent son nom (Saturnin, Cernin, Sornin, etc).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche du 1er ton
La pierre étant scellée par les Juifs et les soldats gardant Ton corps immaculé, Tu es ressuscité le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde ; aussi, les Puissances des cieux Te crièrent : Source de vie, ô Christ, gloire à Ta Résurrection, gloire à Ton règne, gloire à Ton dessein bienveillant, unique ami des hommes!

Tropaire du saint martyr Paramon, ton 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu’il a mené / a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; / animé de ta force, il a terrassé les tyrans / et réduit à l’impuissance l’audace des démons; / par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Kondakion du saint martyr Paramon, ton 2
Devenus soldats du Christ par la foi, / vous avez enfoncé les rangs de l’ennemi; / ayant reçu la couronne des vainqueurs, / bienheureux Paramon et Philoumène, vous partagez avec les Anges même honneur.

Kondakion du dimanche du 1er ton
Ô Dieu, Tu es ressuscité du tombeau dans la gloire, ressuscitant le monde avec Toi ! La nature humaine Te chante comme son Dieu et la mort s’évanouit. Adam jubile, ô Maître, et Ève, désormais libérée de ses liens, Te crie dans sa joie : « C’est Toi, ô Christ, qui accordes à tous la résurrection ! »

Évangile du jour
(Lc XII, 16-21)

Et il leur dit cette parabole: Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant: Que ferai-je? Car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte. Voici, dit-il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens; et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi. Mais Dieu lui dit: Insensé! Cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il? Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu.

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Jovan Nikoloski