26/03/2017
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3 mars

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3 mars

Saints Eutrope, Cléonique et Basilisque, martyrs dans le Pont (vers 308) ; sainte Piame, vierge, ascète en Haute-Egypte (337) ; saint Théodoret, prêtre, martyr à Antioche (vers 363) ; saints Marin et Astère, martyrs à Césarée de Cappadoce (vers 445) ; saints Zenon et Zoïle ; sainte Camille, vierge, recluse à Ecoulives près d’Auxerre (448) ; saint Guénolé, abbé de Landevenec en Bretagne (vers 504) ; saint Calupan, reclus en Auvergne (576) ; saints néo-martyrs de Russie : Marthe (Kovrov), moniale et Michel (Stroïev), martyr (1938).

SAINTS EUTROPE, CLÉONIQUE ET BASILISQUE

Saints Eutrope, Cléonique et Basilisque, martyrs dans le Pont (vers 308

Ces saints martyrs, originaires de la ville d’Amasée, étaient parents et compagnons d’armes de saint Théodore Tiron. Cléonique était frère d’Eutrope et Basilisque, neveu de saint Théodore, mais ils étaient unis par une charité si profonde qu’ils se nommaient entre eux frères. Après le combat victorieux de saint Théodore, qui remit son âme en priant pour que ses compagnons soient eux aussi jugés dignes de la gloire du martyre, le gouverneur Puplius ayant péri lamentablement, un nouveau magistrat, Asclépiodote, homme cruel et inhumain, fut nommé à sa place pour exécuter les ordres de l’empereur Maximien Galère.

Dès qu’il commença son enquête sur les événements qui venaient d’agiter la cité, il se fit lire les Actes du martyre de saint Théodore et resta admiratif devant l’endurance et la bravoure du saint. Il fit alors convoquer ses trois compagnons, qui étaient mentionnés dans les Actes et avaient été incarcérés depuis dans la prison publique avec d’autres chrétiens. En les voyant partir pour le tribunal, leurs compagnons de captivité répandirent force larmes. Eutrope leur dit alors avec tendresse : « Ne pleurez pas, mes frères, car nous nous reverrons. Priez plutôt pour que le Seigneur nous confirme dans le combat qui se présente à nous ! » Encouragés par une voix céleste, les trois frères en Christ se présentèrent devant le gouverneur le visage radieux. Asclépiodote étonné leur demanda la cause de cet état inhabituel aux condamnés. Saint Eutrope lui dit : « Oui, en vérité, nous sommes joyeux, car le Christ est tous les jours notre joie et notre seule espérance, et Il rend véridique en nous cette parole : Le cœur joyeux épanouit le visage » (Prv 15, 13). Comme il continuait en se moquant des menaces du magistrat, celui-ci commanda à ses soldats de le frapper sur la bouche. Sous les coups, le saint continuait de se moquer des idoles sans vie et d’invectiver le gouverneur, de sorte que celui-ci, craignant de paraître ridicule à la postérité, ordonna à ses scribes d’interrompre leur transcription.

Se tournant vers Cléonique et Basilisque, Asclépiodote les menaça de souffrir pires tortures encore s’ils refusaient de sacrifier. D’une seule voix, les deux saints répondirent : « Nous sommes nous aussi fondés sur le roc inébranlable de la foi, comme l’a confessé notre frère Eutrope, et rien ne pourra nous séparer les uns des autres, car Jésus-Christ nous unit par la foi, et de même que la sainte et adorable Trinité est par nature une et indivisible, de même nous resterons inséparables à la vie et à la mort. » Soumis aux coups pendant un long moment, les saints martyrs laissaient les assistants et leurs bourreaux dans l’admiration par leur constance. Comme Eutrope levait les yeux au ciel pour rendre grâce au Christ de les avoir jugés dignes de souffrir pour son Nom, un tremblement de terre vint les délivrer de leurs liens et le Seigneur Jésus-Christ apparut entouré d’une myriade d’anges, en compagnie du saint martyr Théodore, pour les guérir de leurs plaies et les remplir de joie et de confiance. Devant ce spectacle, leurs bourreaux remirent leurs instruments de torture au gouverneur, qui était le seul à n’avoir rien vu, et renoncèrent à poursuivre leur besogne. De nombreux païens présents confessèrent à grands cris le Nom du Sauveur.

Asclépiodote, voyant que l’affaire risquait de tourner à l’émeute, fit exécuter les nouveaux convertis et décida de convoquer tous les habitants de la cité avec les chrétiens qui se trouvaient dans les prisons, pour offrir un sacrifice public au temple d’Artémis. Le lendemain, toute la ville ayant été rassemblée aux cris des hérauts, un grand nombre d’habitants présenta son culte à la déesse. Quand vint le tour des trois soldats chrétiens, Eutrope éleva vers Dieu une prière, en lui rappelant l’aide qu’Il avait jadis apportée aux Trois Jeunes Gens dans la fournaise, au prophète Daniel dans la fosse aux lions et dernièrement à saint Théodore. Dès qu’il acheva son invocation, un terrible tremblement de terre ébranla le temple et fit s’effondrer la statue d’Artémis, tandis qu’une voix se faisait entendre du ciel, recommandant aux saints de transformer ce lieu en une église chrétienne. Le plus grand nombre des païens s’était dispersé effrayé, mais le gouverneur, telle une bête fauve pleine de rage, ordonna de faire bouillir trois chaudrons pleins de goudron et de verser le liquide brûlant sur le corps des saints attachés à quatre poteaux. Comme le goudron coulait, telle de l’eau sur du marbre, sur leurs corps rendus incorruptibles par la grâce de Dieu, il les fit écorcher vif puis flageller. Mais dès qu’ils furent jetés ensanglantés dans leur cachot, le Christ leur apparut de nouveau pour les guérir.

Le lendemain, on les convoqua une nouvelle fois au tribunal. Eutrope et Cléonique furent condamnés à mort comme mages ; et, à l’instigation du diable, le père de toute division, le gouverneur ordonna de renvoyer Basilisque en prison, en vue de priver les saints de leur belle unité. Toute la population païenne suivit les condamnés jusqu’au lieu de leur supplice avec une cruelle avidité. Quand on les eut cloués chacun sur une croix, ils rendirent grâce au Christ de les avoir jugés dignes d’une mort semblable à la sienne, et une voix se fit entendre du ciel pour les accueillir dans la demeure des saints. Leurs corps furent ensevelis dans deux endroits différents, à quelque distance d’Amasée, où, dans la suite des temps, ils procurèrent d’abondantes bénédictions aux chrétiens.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire des saints martyrs, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené / ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; / animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans / et réduit à l’impuissance l’audace des démons; / par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Évangile du jour
(Mc XV, 1-15)
Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l’emmenèrent, et le livrèrent à Pilate. Pilate l’interrogea: Es-tu le roi des Juifs? Jésus lui répondit: Tu le dis. Les principaux sacrificateurs portaient contre lui plusieurs accusations. Pilate l’interrogea de nouveau: Ne réponds-tu rien? Vois de combien de choses ils t’accusent. Et Jésus ne fit plus aucune réponse, ce qui étonna Pilate. À chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que demandait la foule. Il y avait en prison un nommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu’ils avaient commis dans une sédition. La foule, étant montée, se mit à demander ce qu’il avait coutume de leur accorder. Pilate leur répondit: Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juif? Car il savait que c’était par envie que les principaux sacrificateurs l’avaient livré. Mais les chefs des sacrificateurs excitèrent la foule, afin que Pilate leur relâchât plutôt Barabbas. Pilate, reprenant la parole, leur dit: Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? Ils crièrent de nouveau: Crucifie-le! Pilate leur dit: Quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Crucifie-le! Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

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Jovan Nikoloski