28/06/2017
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31 janvier (ancien calendrier)/13 février (nouveau)

31 janvier (ancien calendrier)/13 février (nouveau)

31 janvier (ancien calendrier)/13 février (nouveau)

Saints Cyr et Jean, anargyres, martyrs à Alexandrie avec sainte Athanasie et ses filles, saintes Théodotie, Théoctiste et Eudoxie (311) ; saints Victorin, Victor, Nicéphore, Claude, Diodore, Sérapion et Papias, martyrs à Corinthe (251) ; sainte Tryphène, martyre à Cyzique dans l’Hellespont ; saint Gaud, évêque d’Evreux (491); saint Pouange, moine à Troyes (VIème s.) ; sainte Ulphe, ermite près d’Amiens (VIIIème s.) ; saint Bobin (ou Bocin), évêque de Troyes (vers 766); saint Nicétas, évêque de Novgorod (1108) ; saint Élie Ardounis, néo-martyr grec (1686).

Saints Cyr et Jean, anargyres

Saints Cyr et Jean, anargyres, martyrs à Alexandrie (311)

Saint Cyr était un pieux chrétien d’Alexandrie, qui exerçait la profession de médecin et guérissait en même temps beaucoup d’âmes en les conduisant au Christ. Il disait à ceux qui venaient le trouver : « Si vous voulez ne pas tomber malades, gardez-vous du péché. Car la maladie est le plus souvent une conséquence du péché. » Loin de se fier à la science médicale et aux remèdes, il guérissait les corps par la prière et ramenait à la vie les âmes égarées dans l’idolâtrie en leur prêchant la parole de Dieu. Constatant les succès qu’il remportait, des païens le dénoncèrent au gouverneur de la ville, homme dur et cruel, qui avait été chargé par l’empereur Dioclétien de pourchasser les chrétiens (vers 303). Sur le point d’être arrêté, Cyr réussit à s’enfuir et parvint jusqu’aux confins de l’Arabie, où il devint moine et acquit une grande notoriété par les nombreuses guérisons qu’il accomplissait avec le seul signe de la Croix.

La réputation de Cyr parvint jusqu’à Jean, soldat d’illustre naissance originaire d’Édesse, qui décida alors d’abandonner l’armée terrestre pour entrer dans la milice du Roi céleste. Renonçant à toute richesse et gloire de ce monde, il se rendit à Jérusalem, puis retrouva Cyr en Égypte où il devint son disciple et collaborateur, tant dans la pratique des vertus que dans les miracles. Comme la persécution s’étendait, ils apprirent que le gouverneur de Syrie, Syrianos, avait fait arrêter une chrétienne de Canope, Athanasie, et ses trois filles : Théoctiste, Théodote et Eudoxie, âgées respectivement de quinze ans, treize ans et onze ans. Les saints, craignant que la faiblesse de la nature féminine et le jeune âge des trois fillettes ne les fassent renier le Christ devant la torture, décidèrent de se rendre à Canope pour les encourager. Ils parvinrent à se glisser dans la prison, mais furent découverts et conduits sans retard devant Syrianos. Celui-ci, pensant que le spectacle de leurs tourments allait faire fléchir les quatre femmes, décida de soumettre Cyr et Jean à la torture devant elles. Mais les deux athlètes restaient inébranlables et communiquèrent aux saintes martyres leur mâle bravoure, si bien qu’elles endurèrent elles aussi la torture sans fléchir. Le gouverneur donna alors l’ordre de les décapiter, et tous marchèrent ensemble d’un pas assuré vers le lieu de l’exécution. Des chrétiens vinrent recueillir leurs corps et les déposèrent dans l’église Saint-Marc à Alexandrie.
Au ve siècle, saint Cyrille d’Alexandrie [9 juin], voulant faire disparaître le culte idolâtre d’Isis à Ménouthis (Aboukir), y fit transférer les reliques de saints Cyr et Jean [28 juin]. Les miracles et les guérisons se multiplièrent, et ce sanctuaire devint un des plus illustres lieux de pèlerinage du monde chrétien. Au viie siècle, saint Sophrone de Jérusalem [11 mars] fut guéri d’une maladie des yeux par une apparition des deux saints : Cyr lui guérit un œil avec le signe de la Croix, et peu après Jean lui rendit complètement la vue en lui baisant l’autre œil. En signe de reconnaissance, saint Sophrone écrivit une longue relation de leurs miracles. Saints Cyr et Jean sont toujours invoqués efficacement par les chrétiens orthodoxes parmi les saints anargyres.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints martyrs, ton 5
Tu nous as donné comme invincible rempart * les miracles de tes saints Martyrs: * par leurs prières, ô Christ notre Dieu, * ruine les complots des païens, * affermis le règne de la foi, * dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes.

Kondakion, des saints martyrs, ton 3
De la divine grâce ayant reçu * le don des miracles, saints Martyrs, * vous faites sans cesse merveille en retranchant nos passions * par votre opération invisible, * Cyr et Jean, vous les thaumaturges

Évangile du jour
(Lc XVII, 3-10)

Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le; et, s’il se repent, pardonne-lui. Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant: Je me repens, -tu lui pardonneras. Les apôtres dirent au Seigneur: Augmente-nous la foi. Et le Seigneur dit: Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore: Déracine-toi, et plante-toi dans la mer; et il vous obéirait. Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs: Approche vite, et mets-toi à table? Ne lui dira-t-il pas au contraire: Prépare-moi à souper, ceins-toi, et sers-moi, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu; après cela, toi, tu mangeras et boiras? Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire.

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Jovan Nikoloski