23/05/2017
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8 décembre (ancien calendrier)/21 décembre (nouveau)

8 décembre (ancien calendrier)/21 décembre (nouveau)

8 décembre (ancien calendrier)/21 décembre (nouveau)

Carême de la Nativité
Avant-fête de la conception de la Très-Sainte Mère de Dieu par sainte Anne (usage grec). Saint Patapios de Thèbes, ascète (VIIIème s.) ; saints Sosthène, Apollos, Céphas, Tychique, Epaphrodite, César et Onésiphore, apôtres ; sainte Amphise, martyre à Rome (Vème s.) ; saint Sophrone, archevêque de Chypre (VIème s.) ; Saint Budoc, évêque de Dol en Bretagne (VIème s.) ; saint Valens évêque d’Avignon et sainte Cazarie (VIème s.) ; saint Romaric, abbé-fondateur de Remiremont (653) ; saint Cyrille de Tchelmogory (1378) ; saint hiéromartyr Serge (Orlov), prêtre (1937).

SAINT PATAPIOS

Saint Patapios de Thèbes, ascète (VIIIème s.)

Né à Thèbes en Égypte, au sein d’une famille pieuse, saint Patapios, le cœur embrasé par le désir de la perfection, décida de quitter parents, richesses et tout lien qui le retenait à ce monde pour demeurer au désert et y converser sans cesse avec Dieu. Après de longues années de solitude, son désir d’échapper à la gloire des hommes ne put empêcher sa renommée de s’étendre comme l’éclat d’une lampe brillante. Devant l’affluence des visiteurs qui venaient le détourner de sa contemplation, il décida de partir et alla s’installer à Constantinople, près de l’église des Blachernes où, étranger et perdu dans la masse de la population bigarrée de la capitale, il put continuer et accroître ses travaux spirituels à l’abri des vaines louanges. Joignant avec science la contemplation à la pratique des vertus, il devint comme un ange revêtu d’un corps. À l’égal des puissances célestes, il ne cessait pas, de jour comme de nuit, de louer le Seigneur et, en retour, Dieu lui accorda la grâce d’accomplir des miracles. Par l’invocation du Nom du Christ, il rendit la vue à un aveugle de naissance qui s’était jeté à ses pieds avec foi. Une autre fois, il guérit un homme dont le corps était horriblement gonflé par un œdème, en le marquant du signe vivifiant de la Croix et en l’oignant avec l’huile d’une veilleuse de l’église. Il chassa aussi les démons qui s’étaient emparés d’un pauvre jeune homme, avec la même autorité que notre Seigneur. C’était, en effet, dans la mesure où il observait les commandements de notre Seigneur Jésus-Christ et croissait aussi bien en vertu que dans la contemplation, que le saint recevait de Dieu la capacité d’accomplir les mêmes miracles que nous voyons rapportés dans le saint Évangile, attirant ainsi, malgré lui, les foules.

Après avoir ainsi édifié l’Église par sa présence et affermi de nombreuses âmes dans la foi par ses miracles, ce glorieux serviteur de Dieu s’endormit en paix, entouré des moines et des ascètes des environs, qui pleuraient la perte d’un si grand trésor, mais se réjouissaient aussi de son entrée dans la gloire éternelle. Son corps fut enseveli dans l’église du Monastère des Égyptiens, situé à proximité de son ermitage.

Bien longtemps après, en 1904, la précieuse relique de saint Patapios fut découverte tout entière, à l’occasion de travaux effectués dans l’église d’un petit monastère situé sur les hauteurs de Loutraki (mont Gérania), près de Corinthe. Ce monastère a été depuis dédié au saint, et de nombreux miracles ne cessent de s’y accomplir.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Patapios, ton 8
En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s’occuper plutôt de l’âme qui vit jusqu’en la mort et par-delà; * c’est ainsi que ton esprit se réjouit, * bienheureux Père, avec les Anges dans le ciel.

Kondakion de saint Patapios, ton 3
En toi, Père saint et temple de l’Esprit, * les peuples ont trouvé la maison du médecin: * ils s’empressent d’accourir vers toi * pour te demander la guérison des maladies * et la rémission des péchés commis en cette vie, * vénérable Père, protecteur de ceux qu’afflige le malheur.

Évangile du jour
(Lc XX,27-44)
Quelques-uns des sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, s’approchèrent, et posèrent à Jésus cette question: Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit: Si le frère de quelqu’un meurt, ayant une femme sans avoir d’enfants, son frère épousera la femme, et suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait sept frères. Le premier se maria, et mourut sans enfants. Le second et le troisième épousèrent la veuve; il en fut de même des sept, qui moururent sans laisser d’enfants. Enfin, la femme mourut aussi. À la résurrection, duquel d’entre eux sera-t-elle donc la femme? Car les sept l’ont eue pour femme. Jésus leur répondit: Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris; mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Que les morts ressuscitent, c’est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob.
Or, Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants; car pour lui tous sont vivants. Quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent: Maître, tu as bien parlé. Et ils n’osaient plus lui faire aucune question. Jésus leur dit: Comment dit-on que le Christ est fils de David? David lui-même dit dans le livre des Psaumes: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. David donc l’appelle Seigneur; comment est-il son fils?

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Jovan Nikoloski