29/05/2017
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9 février (ancien calendrier)/22 février (nouveau)

9 février (ancien calendrier)/22 février (nouveau)

9 février (ancien calendrier)/22 février (nouveau)

Clôture de la sainte Rencontre. Saint Nicéphore d’Antioche, martyr (vers 257) ; saints Marcel, évêque de Sicile, Philagre, évêque de Chypre et Pancrace, évêque de Taormine, martyrs (Ier s.) ; sainte Apolline, vierge, martyre à Alexandrie (249) ; saint Braque, ermite (576) ; saint Aubert, évêque de Senlis (vers 685) ; saint Ansbert, évêque et confesseur (695) ; saint Pierre Damascène, moine hésychaste (XIIème s.) ; saint Pancrace des Grottes de Kiev (XIIIème s.) ; saint Nicéphore (1557) et saint Gennade (vers 1516) de Vageozero ; invention des reliques de saint Innocent d’Irkoutsk (1805) et de saint Tikhon, patriarche de Moscou (1992) ;saints néomartyrs de Russie : Basile (Izmaïlov), prêtre (1930) ; Jean (Friazinov), prêtre (1938).

SAINT NICÉPHORE D’ANTIOCHE

Dans la ville d’Antioche de Syrie vivaient, sous le règne de Valérien et de Galien (253-260), un prêtre, nommé Sapricius, et un simple chrétien, Nicéphore, qui étaient liés d’une si forte amitié qu’on eût dit qu’ils n’avaient qu’une seule âme, qu’un seul cœur, qu’une seule volonté. Il advint pourtant que, par la malice du démon, cette amitié se changeât en une haine implacable. Après quelque temps Nicéphore, revenant à lui-même et réalisant que rien n’est plus précieux aux yeux du Seigneur que la charité mutuelle et la réconciliation de ceux qui ont été séparés par la haine du diable, envoya à plusieurs reprises des amis vers Sapricius, afin de lui demander de lui pardonner pour l’amour du Christ. Mais à chaque fois, ces émissaires de la paix se heurtèrent au cœur endurci du prêtre qui, transgressant le commandement du Seigneur, continuait d’offrir le saint Sacrifice sans se réconcilier avec son frère (cf. Mt 5, 23). L’humble Nicéphore décida alors d’aller en personne se jeter aux pieds de l’impitoyable Sapricius, dans l’espoir de l’attendrir. Mais celui-ci passa son chemin, sans même jeter un regard sur son ami prosterné.

Sur ces entrefaites, la persécution contre les chrétiens s’étant ranimée, Sapricius fut arrêté et traduit devant le tribunal du proconsul. Il confessa avec fermeté qu’il était prêtre chrétien et qu’il préférait la mort plutôt que de sacrifier aux faux dieux. Comme il restait inébranlable sous la torture, il fut condamné à être décapité. Tandis qu’on le conduisait vers le supplice, Nicéphore, inquiet de voir son ami sacrifier ainsi vainement sa vie au nom du Christ alors qu’il était séparé de son frère, vint se jeter devant lui en criant : « Martyr du Christ, pardonne-moi les fautes pour lesquelles tu es fâché contre moi ! » Froid et insensible comme la pierre, Sapricius continua son chemin. Nicéphore, sans se décourager, alla l’attendre à un autre endroit et renouvela sa demande sous les quolibets des soldats de l’escorte, mais sans plus de succès. Il répéta encore une fois sa démarche quand le cortège arriva sur les lieux de l’exécution, en versant un flot abondant de larmes, mais il ne trouva pour réponse que la colère et les injures du martyr.
Au moment même, où le bourreau tenait le glaive levé et où la couronne inflétrissable du martyre s’apprêtait à descendre du ciel, Dieu retira sa grâce de l’indigne Sapricius qui se tourna soudain vers le bourreau et lui demanda : « Pourquoi donc veux-tu me couper la tête ? » — « Parce que tu refuses de te soumettre aux ordres de l’empereur et d’adorer les idoles. » Nicéphore s’écria en pleurs : « Non, mon frère bien-aimé, ne fais pas cela ! Ne perds pas une couronne que tu as préparée par tant de souffrances, en reniant ainsi le Seigneur ! » Mais celui qui était resté si opiniâtrement sourd aux propositions de paix de son ami ne l’écouta pas davantage et resta obstiné dans sa résolution. Nicéphore se tourna alors vers le bourreau, en s’écriant : « Je suis chrétien. Je crois en notre Seigneur Jésus-Christ que celui-ci vient de renier. Laissez-le aller et faites-moi mourir à sa place ! »

On rapporta la chose au gouverneur qui ordonna de relâcher Sapricius et d’exécuter Nicéphore à sa place. Celui-ci posa joyeusement sa tête sur le billot et offrit sa vie, à l’imitation du Christ, pour celui qui avait perdu, à cause de son orgueil et de sa dureté de cœur, la récompense de tous ses combats. En partant au ciel pour recevoir la couronne de gloire, saint Nicéphore laissa aux chrétiens l’illustration vivante de ces paroles prononcées par l’Esprit Saint : Quand je livrerais mon corps au flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien (1 Cor 13, 3). Et Si vous ne pardonnez pas aux autres les offenses que vous en avez reçues, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus les fautes que vous commettez… Car on se servira pour vous de la même mesure dont vous vous serez servie envers les autres (Mt 6, 14; 7, 2).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la sainte Rencontre, ton 1
Réjouis-toi, ô Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres. Sois aussi dans l’allégresse, juste vieillard, qui as reçu sur tes bras Celui qui libère nos âmes et nous donne la Résurrection.

Kondakion de la fête de la Ste Rencontre, ton 1
O Toi qui as sanctifié par Ta naissance le sein virginal et qui as béni, comme il le fallait, les bras de Siméon, Tu es venu, Christ Dieu, nous sauver en ce jour. Dans ses guerres, donne la paix à Ta cité et affermis les chrétiens orthodoxes que Tu as aimés, Toi seul Ami des hommes.

Évangile du jour
(Mc XIII, 9-13)
Prenez garde à vous-mêmes. On vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois, à cause de moi, pour leur servir de témoignage. Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations. Quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d’avance de ce que vous aurez à dire, mais dites ce qui vous sera donné à l’heure même; car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint. Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

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Jovan Nikoloski