30/03/2017
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Célébration de la première liturgie en la nouvelle église orthodoxe russe d’Episkopi, à Chypre

Le lundi 26 mars 2017 a eu lieu la première liturgie en la nouvelle église orthodoxe russe d’Episkopi, dans le diocèse de Tamassos, à Chypre. Cette église est dédiée au saint apôtre André et à tous les saints de la Terre russe. La Liturgie était présidée par le métropolite de Volokolamsk Hilarion, assisté du métropolite de Tamassos Isaïe et de l’archevêque de Peterhof Ambroise. Assistaient également à l’office le métropolite de Philippoupolis Niphone (Patriarcat d’Antioche), l’évêque de Moravica Antoine (Patriarcat de Serbie) et le métropolite de Bresthène Théoclète (Église de Grèce). Dans son homélie, le métropolite Hilarion a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons célébré la première divine Liturgie dans cette église nouvellement construite, dédiée au saint apôtre André et à tous les saints de Russie. C’est la première église russe sur l’île de Chypre. Ce n’est pas un édifice cultuel de l’Église orthodoxe russe, c’est un édifice cultuel de l’Église orthodoxe de Chypre, qui a été construite sur l’initiative du hiérarque diocésain local. Les offices seront célébrés en slavon, et les prédications auront lieu en russe et en grec. Tout orthodoxe peut devenir paroissien de cette église. L’église du saint apôtre André et de tous les saints russes deviendra également la maison de la communauté russe de l’île de Chypre et de la ville d’Episkopi. Notre peuple russe est un peuple pieux ; partout où se rend le Russe, il cherche avant tout une église orthodoxe. L’Église orthodoxe de Chypre a toujours ouvert les portes de ses églises à tous les chrétiens orthodoxes indépendamment de leur nationalité, de leur origine ethnique. Mais c’est avec une joie particulière que nos Russes viendront dans une église où l’office est célébré dans leur langue maternelle, où ils entendront les mélodies qui leurs sont familières et connues depuis l’enfances, et où ils verront sur les murs et l’iconostase les figures des saints russes, qui sont si proches de leur cœur. Nous voudrions émettre le souhait que cette église, qui est devenue la première église russe sur l’île, ne soit pas la dernière. J’espère que d’autres hiérarques suivront également votre exemple, Monseigneur Isaïe, et construiront aussi des églises russes. Cela constituera le signe visible de l’unité eucharistique et spirituelle qui au cours des siècles renforce nos Églises. En même temps, cela répondra aux besoins réels des gens. Les Russes veulent avoir une église près de chez eux pour y prier. Je veux vous transmettre, cher Monseigneur, la bénédiction et la gratitude de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, la gratitude pour votre amour envers l’Église russe, pour votre coopération durant de nombreuses années dans le domaine de la coopération inter-orthodoxe, pour votre souci des habitants russophones de cette île. Je voudrais aussi transmettre la bénédiction de S.S. le patriarche à vos fidèles (…) ». On peut visionner ici toute la Liturgie, à partir du chant du Trisaghion.

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Les ruines d’une église géorgienne ont été découvertes à Chypre

Des missions archéologiques ayant pour but de rechercher des églises et des monastères anciens géorgiens sur l’île de Chypre, connus par des sources anciennes, sont en cours depuis 2015. En décembre passé, les savants ont signalé une nouvelle découverte. C’est ainsi que des chercheurs géorgiens ont trouvé les restes d’un mur près du village d’Alaminos, à l’ouest de la ville de Larnaca. Le site est entouré de collines, avec une plaine, actuellement à usage agricole. Les archéologues pensent que la découverte témoigne de l’existence d’une église ancienne, et que le mur découvert est en fait une partie de celle-ci. Le village d’Alaminos et un monastère géorgien situé non loin de là ont été décrits par Stéphane Luziniel dans un travail publié à Paris en 1580 : « Les Ibères avaient quelques monastères sur l’ïle, pour la plupart près du village d’Alaminos ». Pendant les excavations, les spécialistes ont trouvé le périmètre entier de la fondation de l’église, avec quatorze tombes situées autour d’elle. Les chercheurs supposent que l’église et les tombes peuvent être datées entre le douzième jusqu’au seizième siècle. Les excavations sont dirigées par le professeur Vakhtang Licheli, docteur de l’Université des sciences historiques de Tbilissi, et les fonds sont fournis par la Fondation de la protection et de la préservation des monuments historiques de Géorgie. L’équipe continuera son travail en 2017 afin de confirmer le caractère géorgien de la ruine nouvellement découverte. En 1981, les archéologues avaient découvert les ruines d’un monastère géorgien à Gialia, à 150 km au nord-ouest de la découverte actuelle.

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Séance extraordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Chypre au sujet des pourparlers de Genève concernant le futur statut de l’île

En vue du prochain round de négociations à Genève entre les représentants chypriotes grecs et turcs au sujet du futur statut de Chypre, le Saint-Synode de l’Église de Chypre a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode de l’Église de Chypre s’est réuni le mardi 13 décembre 2016 en séance extraordinaire sous la présidence de S.B. l’archevêque de Chypre Mgr Chrysostome et a examiné les développements courants de notre problème national. Ensuite, après une discussion exhaustive, tous les membres du Saint-Synode ont exprimé leur préoccupation la plus profonde et leurs fortes inquiétudes pour tout ce qui est publié concernant le nouveau round de négociations prévu à Genève, du 9 au 12 janvier, au seuil de la nouvelle année 2017. Le Saint-Synode a décidé que son président, S.B. l’archevêque Mgr Chrysostome, prenne contact avec Son Excellence le Président de la République de Chypre, M. Nikos Anastasiadis, pour demander à celui-ci de venir devant le Saint-Synode afin de l’informer sur les développements courants de notre problème national et de répondre aux questions de chacun des membres du Synode. Le Saint-Synode a également décidé d’inviter d’autres personnalités politiques afin d’écouter leurs points de vue et pouvoir ainsi obtenir une image complète des événements et de prendre position en conséquence. En vue de la prochaine fête salvatrice du monde, la Nativité du Christ, le Saint-Synode appelle le plérôme des fidèles de notre Église à intensifier ses prières et ses supplications au Seigneur, afin qu’Il montre Sa clémence et qu’Il abrège le temps de notre terrible épreuve. Le Saint-Synode souhaite que le Divin Enfant de Bethléem, le Fils et Verbe de Dieu incarné, notre Seigneur Jésus-Christ qu’Il donne bon sens et inspiration à nos dirigeants politiques, mais également aux grands de ce monde, afin qu’ils rendent justice à notre peuple martyr. Le Saint-Synode appelle enfin notre peuple, pendant les heures difficiles et critiques que nous traversons, en tant qu’Hellénisme chypriote, à l’unité et l’unanimité ».

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L’archevêque de Chypre révèle le contenu de son entretien avec le patriarche de Moscou Cyrille au sujet du Concile de Crète

Dans une interview à l’hebdomadaire grec-américain « Ethnikos Kyrix », l’archevêque de Chypre Chrysostome a abordé différents problèmes, dont le Concile de Crète. À ce sujet, il a révélé à l’hebdomadaire le contenu de ses entretiens avec le patriarche de Moscou Cyrille, auquel il a dit : « Vous pensez à tort que je suis contre vous, nous n’avons pas maille à partir entre nous. Je voulais que le Grand Concile ait lieu et il a bien eu lieu. Si cela n’avait pas été le cas, il ne serait jamais assemblé, car le ridicule de la situation aurait été si grand que, pendant des siècles, nous n’aurions pas décidé de procéder à un Concile. Je crois que les textes qui sont sortis sont d’un haut niveau spirituel. Nous avons pris courage et nous avons de bons espoirs que, dans peu d’années, nous réunirons un Concile et je souhaite qu’alors tous soient présents, car l’Église est une et il ne faut pas la diviser, et d’après moi le troisième millénaire est le millénaire de l’Orthodoxie ». Il a ajouté « que le patriarche Cyrille 

l’avait compris. Je lui ai dit, je n’ai rien contre vous, mon frère, vous pouviez vouloir un report [du Concile], moi je ne voulais pas ». À la question « que vous avait-il dit pour expliquer pourquoi il n’est pas venu au Concile », l’archevêque a répondu : « Il avait certains problèmes avec son troupeau. Je lui ai dit que moi aussi j’ai une cinquième colonne dans le Synode [de l’Église orthodoxe de Chypre, ndt]. Certains membres du Synode ne le voulaient pas, mais j’ai obtenu une décision prise à la majorité par celui-ci et j’ai dit [aux récalcitrants, ndt] que désormais vous êtes obligés de mettre en pratique la décision prise par notre Synode au sujet du Grand Concile. Et lorsque certains membres du Synode sont partis et n’ont pas signé [les textes du Grand Concile], j’ai signé pour eux. Lorsque nous sommes rentrés à Chypre, j’ai convoqué une séance du Synode, je les ai réprimandés et je leur ai dit qu’ils ne recevraient pas d’invitation à venir au Synode s’ils n’apprenaient pas à appliquer les décisions du Grand Concile qui sont obligatoires et pour moi et pour eux, chacun ne peut faire ce qu’il veut. Celui qui veut faire sa propre affaire, qu’il rentre chez lui ». À la question s’il « avait conseillé au patriarche Cyrille qu’il se rende auprès du patriarche œcuménique Bartholomée », l’archevêque a répondu : « Oui, je lui ai conseillé que nous tous, mutuellement, nous nous rapprochions, car c’est comme cela que s’unit l’Orthodoxie, nous sommes une seule Église ». L’archevêque a souligné « qu’il n’est pas nécessaire que nous nous occupions de questions secondaires, comme la place où nous nous asseyons [lors du Concile, ndt], où nous nous tenons, notre but est l’unité de l’Orthodoxie, non pas théoriquement, mais en actes », et il a ajouté « je pense qu’il [le patriarche Cyrille] l’a compris ». L’archevêque est disposé à prendre l’initiative pour la réunification de l’Église orthodoxe, car les liens de certains, par leur absence du Grand Concile, ont été interrompus. Il a souligné que « j’ai dit au patriarche Cyrille, allons voir tous les Primats et disons-leur ce qu’il faut pour que nous nous unissions, car le troisième millénaire appartient pleinement à l’Orthodoxie qui doit élever la voix. Il faut que nous parlions très clairement tant à notre peuple, qu’au monde entier ».

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Visite du patriarche Irénée de Serbie à Chypre

chypreL’archevêque de Chypre Chrysostome a accueilli le patriarche de Serbie Irénée, le 10 novembre, au siège de l’archevêché à Nicosie. Une doxologie solennelle a eu lieu en l’église Saint-Jean-le-Théologien, en présence des hiérarques, du clergé et d’un grand nombre de fidèles, venus pour saluer le patriarche serbe. Les primats des deux Églises ont tenu une réunion dans la salle synodale de l’archevêché de Chypre. La délégation de l’Église orthodoxe serbe avec, à sa tête le patriarche Irénée, est constituée du métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, des évêques de Bačka Irénée et de Žiča Justin. Accompagnent le patriarche et les évêques, l’archiprêtre Dejan Jovanović, le hiérodiacre Hermolas, et le protodiacre Igor Davidović.

Source (dont photographie): Église orthodoxe serbe

Le mouvement LGBT attaque devant les tribunaux l’archevêque de Chypre en raison de son plan de créer des écoles destinées à enseigner aux enfants la moralité orthodoxe traditionnelle

Selon l’hebdomadaire « The Cyprus weekly », le mouvement LGBT (Lesbiennes – Gays – Bisexuels – Transgenres) cypriote « ACCEPT » a qualifié l’archevêque de Chypre Chrysostome de personne « haineuse » et demande une enquête sur ses récents commentaires concernant son souhait de créer des écoles destinées à insuffler aux enfants la moralité traditionnelle, orthodoxe. Dans une interview à la chaîne TV MEGA ONE, l’archevêque a déclaré que l’Église envisageait de créer son propre système scolaire avec des crèches, des écoles primaires, secondaires et supérieures durant les prochaines années. Le primat a identifié l’homosexualité comme « une aberration et un péché », déclarant que « ce n’est pas quelque chose de normal. Ce n’est pas naturel ». Dans cette perspective, il a mentionné que les écoles proposées auront pour but de former des citoyens de bonne moralité et « détourneront les enfants de l’homosexualité ». En réponse, ACCEPT a annoncé : « Nous rapporterons l’incident au Procureur général de la République comme une violation du Code pénal concernant la promotion de la haine en raison de l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, et nous formulerons toutes les observations pertinentes ». Le mouvement veut aussi que l’enquête s’étende à la chaîne TV en question pour une soi-disant « promotion de messages racistes et un discours haineux ». La voix de l’Église orthodoxe au sujet de telles questions est généralement respectée à Chypre bien que ce pays ait dû réexaminer sa législation sur les droits de l’homme alors qu’il demandait son entrée dans l’Union Européenne. Or, ACCEPT a proclamé, révélant son manque total de compréhension de l’Orthodoxie : « La moralité et la croyance n’ont rien à faire avec l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou les caractéristiques sexuelles. Une personne peut être à la fois LGBT et suivre simultanément la voie de Dieu et ses enseignements. N’oublions pas, en outre, que l’Église elle-même a été créée, constituée et représentée par des personnes avec leurs propres passions ». Tandis que ce groupe promouvant des façons de vivre immorales accuse l’archevêque d’utiliser « une rhétorique de la haine », les déclarations de l’archevêque Chrysostome se sont au contraire concentrées sur l’enseignement de la voie du salut de tous. Il a déclaré que lorsqu’il parle aux étudiants qui s’identifient comme homosexuels, il « leur enseigne que les êtres humains doivent apprendre comment lutter [contre les passions, ndt] », c’est le même effort qui place tous les chrétiens orthodoxes sur la voie de la vie en Christ.

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Deux personnes ont été guéries à Chypre lors de la venue des reliques de St Luc de Simféropol

Des miracles ont eu lieu à Chypre lors de la venue des reliques de St Luc de Simféropol. Un coffret avec des fragments de reliques du saint a été apporté depuis la Crimée à Chypre afin que les fidèles puissent les vénérer. Les reliques sont restées à Chypre du 31 mai au 14 juin. Comme l’a mentionné le métropolite de Tamassos et d’Oreini Isaïe (Église de Chypre) dans sa lettre au métropolite de Kiev Onuphre, que cite le service de presse du diocèse de Crimée, une femme, deux semaines avant la venue de saintes reliques, a vu en songe le saint qui lui a annoncé qu’elle avait une maladie ignorée d’elle et qu’il la guérirait lorsque le coffre contenant les reliques viendrait dans la localité d’Aghia Barbara le 1er juin. « La femme est allée chez le médecin, qui lui a confirmé la présence de la maladie. Elle a été guérie, ce dont elle nous a informé lors du séjour des reliques dans l’église » est-il dit dans la lettre. Le deuxième cas s’est produit avec un enfant de trois ans souffrant de leucémie. « Son père s’était efforcé sans succès de trouver un donateur pour payer une greffe de moelle osseuse. Il est venu à l’office d’intercession et le lendemain un donateur a été trouvé » écrit le métropolite Isaïe.

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L’archevêque de Chypre concélèbre la divine liturgie en l’église de la Sainte-Croix à Kassah

KassahLe 24 juillet, c’est par la concélébration d’une divine liturgie pontificale avec la participation d’une grande affluence officielle et ecclésiale que l’archevêque de Chypre Chrysostome II a couronné la visite qu’il effectuait à l’Eglise d’Antioche. Ont concélébré Sa Béatitude Jean X d’Antioche, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient avec les métropolites Saba (Eesper) du Houran, Georges (Abou Zakhm) d’Emèz, Ghattas (Hazim) de Bagdad et du Kuwait, des évêques Grégoire (Eglise de Chypre), Luc (Khoury) Nicolas (Baalbaki), Athanase (Fahd), Dimitri (Charbak), Elie (Tohme), Kosta (Kayal) et Grégoire (Khouri) ainsi que nombres de prêtres et de diacres.

La liturgie à laquelle a pris part de nombreux fidèles a été retransmise en direct (une vidéo).

A l’issue de la prière, Sa Béatitude Jean X a accueilli de nouveau son invité au nom de l’Eglise d’Antioche et a souligné la grande importance qui caractérise la visite de l’archevêque Chrysostome en termes de solidarité avec l’Eglise d’Antioche et le peuple syrien. Il a insisté sur le fait que les chrétiens vont rester dans leur terre et celle de leurs ancêtres en dépit de toutes les difficultés. Il a affirmé également que le peuple syrien constitue un seul et même tissu en dépit de la diversité des composantes et des communautés et qu’il restera uni et enraciné dans sa terre quelle que soit la dureté des circonstances. Sa Béatitude Jean X a salué aussi le peuple de l’Eglise de Chypre et réaffirmant le fait que l’amour chrétien uni Antioche et Chypre maintenant et toujours.

De son côté, l’archevêque de Chypre a exprimé sa joie pour sa présence au sein de l’Eglise d’Antioche et en particulier en Syrie en réaffirmant la solidarité et le soutien de l’Eglise et du peuple de Chypre aux côtés de leurs frères antiochiens. Il a insisté sur le fait que l’Orient est la terre de la chrétienté et qu’on ne pouvait pas imaginer cette terre sans la présence chrétienne.

Après les échanges des présents, leurs Béatitudes se sont dirigés vers les salles paroissiales de l’église de la Sainte-Croix où ils ont béni les fidèles et les participants. De grandes agapes ont par la suite été célébrées à l’initiative de Sa Béatitude Jean X en l’honneur du grand invité Chrysostome II, auxquelles ont pris part de nombreux invités, ministres, députés et ambassadeurs et religieux des différentes communautés.

Sources (dont photographie): Patriarcat d’Antioche et Dogma

L’archevêque de Chypre Chrysostome II s’est rendu en Syrie

L’archevêque de Chypre Chyrsostome II s’est rendu en Syrie le 22 juillet, à l’invitation de Bachar Al-Assad. Dans ses déclarations à l’agence d’informations chypriote « RIK », l’archevêque a mentionné que son but était d’offrir un soutien effectif aux chrétiens et au peuple syrien. « Se tenir aux côtés de son frère lorsqu’il a un problème, cela a de la valeur », a souligné le hiérarque, qui a voyagé par avion jusqu’à Beyrouth, puis en voiture jusqu’à Damas. Lorsqu’il est arrivé à la frontière, il a été accueilli par le mufti de la République syrienne et le représentant du ministère syrien des cultes. Peu après huit heures du soir, il est arrivé à Damas, où il a été chaleureusement reçu par le patriarche d’Antioche, puis une doxologie s’en est suivie en la cathédrale patriarcale.
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Session extraordinaire du Saint-Synode de l’Église de Chypre au sujet des décisions du Concile de Crète

L’Église orthodoxe de Chypre a publié le communiqué suivant en date du 18 juillet 2016 : « Le Saint-Synode de l’Église de Chypre s’est réuni aujourd’hui, le 18 juillet 2016, en session extraordinaire, sous la présidence de S.B. l’archevêque de Chypre Chrysostome et a procédé aux travaux suivants : ont été étudiées à fond les décisions prises lors du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe qui s’est réuni en Crète le mois passé. Une encyclique a été approuvée à ce sujet, laquelle sera lue dans les églises, ainsi qu’une autre encyclique, plus longue et analytique, qui sera distribuée aux fidèles sous forme écrite ».

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Déclaration du métropolite de Tamassos Isaïe (Église de Chypre) au sujet du Concile

Le métropolite de Tamassos Isaïe (Église de Chypre) a fait la déclaration suivante au sujet du récent Concile : « À l’occasion de la convocation et des décisions du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, dont les travaux ont eu lieu en Crète du 17 au 25 du mois de juin dernier, nous déclarons ce qui suit :

1) La réalisation du Concile en question constitue une bénédiction et une faveur du Dieu-Trinité, du fait que beaucoup de temps s’est écoulé sans qu’un tel Concile n’ait eu lieu.
2) L’absence de certaines Églises locale lors du Concile concerné a, assurément, provoqué la tristesse et la peine du plérôme fidèle de l’Église.
3) Néanmoins, les griefs invoqués pour la non-participation des quatre Églises locales autocéphales retiendront l’attention et l’examen approfondi et cela constituera un facteur catalyseur pour la convocation d’un nouveau Saint et Grand Concile, afin que la participation à celui-ci soit générale.
4) Une perception différente au Concile est due à la formulation concernant les chrétiens hétérodoxes. À ce sujet a été proposé et accepté par la majorité conservatrice du Concile le terme « Églises hétérodoxes », et ce plus comme une expression technique que comme une définition ecclésiologique.
5) Nous, tous les évêques participants au Concile avions et avons la conscience du fait que l’Église [orthodoxe] est l’Église une, sainte, catholique et apostolique indivisible, comme nous le confessons dans notre Credo. Par conséquent, nous ne dévalorisons pas notre Église, ni n’acceptons de quelque façon la position hérétique de la « théorie des branches ».
6) La prise de position susmentionnée est valable pour des affirmations analogues de nos saints Pères, comme St Basile le Grand, qui prie pour que soit atteinte l’unité des « Églises qui se sont détachées à plusieurs reprises et de plusieurs manières », ayant en vue les Ariens (Lettre 114, PG 32, 528B), mais aussi de St Marc d’Ephèse qui, s’adressant au pape Eugène IV, écrit entre autres : « … Aujourd’hui, les membres du Corps du Maître (c’est-à-dire l’Église), dispersés auparavant pendant de nombreuses années et rompus se hâtent mutuellement vers l’unité. La Tête de tous, le Christ Dieu, ne supporte pas d’être divisé dans le Corps… » Indubitablement, d’autres Pères également font un usage analogue du terme, tout comme des scientifiques universitaires éminents.
7) D’aucune façon, en raison de différenciation de position d’une petite minorité d’évêques relativement au terme susmentionné, l’unité de l’Église n’a été ébranlée, ce qui est confirmé et témoigné par le fait que tous les membres du Concile ont participé à la Synaxe eucharistique du dimanche 27 juillet et ont communié au Corps et au Sang du Christ, manifestant ainsi « une même pensée » (Philipp. 2,2).
8). En conséquence, nous appelons, le troupeau de l’Église ami du Christ à rester sourd à quels cris que ce soit, qui sont mus par le malin, et qui veulent voir certains comme des « champions de la foi » et les autres comme des « bradeurs de l’Orthodoxie ».

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Des cours de théologie sont organisés à Chypre pour la diaspora russe, conjointement par l’Institut Saint-Tikhon de Moscou et le diocèse de Limassol

À Chypre a eu lieu la cérémonie solennelle de remise des certificats de fin d’études à ceux qui ont terminé le cycle de trois ans des cours de théologie auprès de la paroisse russophone Saint-Nicolas à Limassol, organisés conjointement par l’Université Saint-Tikhon (Moscou), le diocèse métropolitain de Limassol (Église de Chypre) et le Fonds caritatif « Orientir ». Les cours de théologie ont été inaugurés en 2014 avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et le métropolite de Limassol Athanase. Durant trois années, les professeurs de l’Université Saint-Tikhon se sont rendus régulièrement à Chypre pour y effectuer des cours et des séminaires. Au cours de cette période, les étudiants ont écoutés plus de 300 heures de cours, notamment d’études bibliques, de théologie dogmatique et morale, histoire de l’Église, de psychologie et de pédagogie orthodoxes. À l’issue du cycle d’études, les étudiants ont fourni un travail de diplôme et passé les examens finaux. Avant la remise des diplômes, le doyen de la faculté missionnaire, l’archiprêtre Nicolas Sokolov, recteur de l’église Saint-Nicolas et le prêtre Georges Vidiakine ont célébré un office d’actions de grâces. À l’issue de l’office, l’archiprêtre Nicolas Sokolov s’est félicité de la grande aspiration de la diaspora russe à connaître sa foi et sa culture.

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Déclaration du métropolite de Tamasos et Oreini Isaïe (Église de Chypre) : « ce n’est pas par des outrages et des insultes à l’endroit des Églises se prononçant pour ou contre le report de la date de la convocation du Concile que peut être atteinte l’unité »

« Que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous mêmes » (Philip. 2,3). Les heures sont comptées jusqu’au moment où nous poserons les pieds sur la terre sacrée de Crète. Le Saint et Grand Concile panorthodoxe est l’attente des siècles. Sa nécessité s’est fait ressentir déjà depuis des siècles. C’est pourquoi le clergé et le peuple orthodoxe attendaient tant sa convocation dans une surabondance de joie. Mais, malheureusement, alors que le Grand Concile n’a pas encore réussi à commencer ses travaux, des nuages ont commencé à s’amonceler. Bien sûr, c’est un fait qu’il y a eu des rencontres entre les primats des saintes Églises locales ou leurs représentants, ainsi que des coordinations longues et détaillées des questions à discuter ; les décisions communes ont été élaborées à l’avance. Nous étions prêts à ce qu’il y ait des complications et des problèmes dans le processus de travail du Concile, c’est toute l’histoire de l’Église qui nous l’a appris et nous y a préparés. Elle nous montre comment agissent les chrétiens orthodoxes dans de telles situations : en se rassemblant, à l’exemple des Pères, suivant le commandement de l’apôtre Paul « en toute humilité et douceur, avec patience, en se supportant les uns les autres avec charité, en s’efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix » (Eph. 4, 2-3). Nous voyons et lisons avec consternation les commentaires des partisans et des adversaires de la convocation du saint Concile panorthodoxe sur les sites internet orthodoxes de différents pays. Il nous faut tous comprendre clairement que ce n’est pas par des outrages et des insultes à l’endroit des Églises se prononçant pour ou contre le report de la date de la convocation du Concile que peut être atteinte l’unité, dont nous parlons tant et à laquelle nous aspirons. Nous voulons particulièrement attirer l’attention sur le fait que l’unité que nous recherchons, n’est pas celle de la foi, car celle-ci, Dieu soit loué, existe. Mais il s’agit de l’unité dans la compréhension et la régulation des questions administratives et pastorales dans la vie des Églises orthodoxes locales. Les accusations et les déclarations insultantes et tonitruantes avec lesquelles on stigmatise les Églises, au lieu d’éloigner les différends, ne font que d’aggraver la situation et accentuer les contradictions. Et au lieu de collaboration, d’unanimité et d’un humble regard sur les autres comme étant supérieurs à soi, nous agissons au contraire à nos propres dépens, « par esprit de parti ou par vaine gloire » (Phil. 2,3). Par conséquent, sans mettre en risque le principal, c’est-à-dire notre communion liturgique réciproque, il est nécessaire, calmement et décisivement, et, ce qui est essentiel, avec la prière et l’espoir dans la force du Très saint Esprit, de tenir compte des paroles de préoccupation exprimés par nos frères en Christ, dans l’esprit de la compréhension mutuelle et de respect envers les problèmes et les difficultés auxquels se heurtent les Églises locales, et chercher ainsi la voie de l’unité. Dans le cas contraire, la faute retombera sur nous tous en cas de schisme, ce dont souffrira encore plus le corps de l’Église, qui sans cela souffre déjà des hérésies et des schismes. Et en fin de compte, ce n’est pas le Christ qui perdra, mais nous-mêmes en mettant en danger le salut de nos propres âmes. J’écris tout cela « dans une grande affliction, le cœur angoissé » (2 Cor 2,4), parce que ce qui se produit ébranle les fondements de l’Église, et parce que je tremble à la seule pensée d’une possible rupture qui porterait un dommage irréparable aux relations entre les Églises orthodoxes. Que Dieu éclaire notre raison et notre cœur afin que le saint et grand Concile imminent se déroule dans l’esprit d’unité et d’amour, à la gloire de la Sainte, Consubstantielle et Vivifiante Trinité !

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L’Église orthodoxe de Chypre a proposé des corrections au texte « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »

L’Église orthodoxe de Chypre a diffusé une déclaration officielle, dans laquelle est exposée sa position à la veille du Concile panorthodoxe. Elle considère que l’Église orthodoxe est « l’Église une sainte, catholique et apostolique, qui a préservé l’unité indissociable de « la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jud. 1,3). L’Église de Chypre considère nécessaire le développement des relations avec les Églises et confessions hétérodoxes, « dans le but de permettre l’unité des chrétiens dans le cadre de l’Église une et indivisible ». Des corrections sont proposées au texte « « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » comme suit :
1. Remplacer la définition « autres Églises et confessions chrétiennes » par « autres Églises et confessions chrétiennes hétérodoxes »
2. Le paragraphe 13 : au lieu « d’unité ontologique », utiliser la phrase « unité de la foi, des sacrements et de l’ordre canonique »
3. À la fin du paragraphe 22, ajouter : « du fait que chaque évêque, membre du Concile est porteur de la conscience du plérôme de l’Église locale »
4. Le paragraphe 23 : Le texte : « Dans cet esprit, l’Église orthodoxe considère qu’il est très important que tous les chrétiens de bonne volonté, inspirés par les principes fondamentaux communs de notre foi, essaient de donner une réponse empressée et solidaire, basée sur le modèle idéal par excellence du nouvel homme en Christ, aux problèmes épineux que nous pose le monde d’aujourd’hui » doit être remplacé par : « Dans cet esprit, l’Église orthodoxe considère qu’il est très important que tous les chrétiens, inspirés par les principes fondamentaux communs de l’Évangile, essaient de donner une réponse unanime aux problèmes que nous pose le monde contemporain ».

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L’archevêque de Chypre a déclaré que ceux qui voudraient être incinérés ne pourront obtenir des funérailles à l’église

L’Église de Chypre refusera de célébrer l’office des funérailles si le décédé a fait part au préalable de son désir d’être incinéré. C’est ce qu’a déclaré l’archevêque Chrysostome vendredi dernier. « C’est un droit humain pour ceux qui le veulent, d’être incinérés » a-t-il poursuivi. « C’est leur affaire. Mais l’Église n’a pas l’intention de célébrer un office pour une personne qui, au préalable, a déclaré qu’elle voulait être incinérée ». Des années après avoir été soumise au parlement, la législation permettant la crémation à Chypre a été adoptée par celui-ci jeudi dernier.

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Les patriarches de Jérusalem et d’Antioche vont se rencontrer à Chypre pour résoudre leur différend

Les patriarches d’Antioche et de Jérusalem, sur l’initiative de l’archevêque de Chypre Chrysostome, se rencontreront à Chypre, où il siègeront à huis clos, afin de résoudre les différends entre les deux Patriarcats. Le patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore, qui, dans la matinée du 17 février, a rencontré le président chypriote Nikos Anastasiadis, accompagné par l’archevêque Chrysostome, a exprimé le souhait que le problème soit résolu. Questionné au sujet du différend existant entre les Patriarcats de Jérusalem et d’Antioche concernant la juridiction sur le Qatar, le patriarche d’Alexandrie a déclaré que cette question avait été déjà discutée lors de la Synaxe des Primats à Genève. À cette occasion, l’archevêque de Chypre avait pris l’initiative d’inviter les patriarches d’Antioche et de Jérusalem, ainsi que le patriarche d’Alexandrie, à siéger au palais archiépiscopal de Nicosie et ce à huis clos afin de trouver une solution. « Je crois que lorsque l’on ouvrira les portes, nous aurons résolu le problème de telle façon que, réconciliés, nous irons au Saint et Grand Concile le 19 juin en Crète » a déclaré le patriarche d’Alexandrie.

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Lettre du métropolite de Limassol Athanase au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien » 

Le métropolite de Limassol Athanase a adressé la lettre suivante au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien ».

Béatitude, saints Pères,

J’ai reçu les textes qui ont été approuvés en tant que décisions des différentes conférences préconciliaires, qui ont eu lieu de temps à autre pour la préparation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, lesquels textes entérinent officiellement les sujets qui seront soumis au saint et grand Concile, afin d’y être adoptés. Je vous remercie chaleureusement de leur envoi.

Puisque, conformément au règlement d’organisation et de fonctionnement du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe qui nous a été envoyé, et concrètement dans l’article 12, paragraphes 2 et 3, il est mentionné que nous pouvons exprimer nos vues à notre synode local tout d’abord, je soumets humblement au Saint-Synode de notre très sainte Église, sur l’injonction de ma conscience, mes opinions et mes convictions au sujet des questions ci-dessous.

En ce qui concerne le texte de la Vème conférence préconciliaire orthodoxe, qui a eu lieu du 10 au 17 octobre 2015 à Genève-Chambésy, et qui est intitulé « Les Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien », je dois déclarer ce qui suit :

Je suis absolument en accord avec les trois premiers articles du texte. Cependant, pour ce qui concerne les articles 4 et suivants, je dois observer ce qui suit : lorsque l’Église orthodoxe prie – ce qu’elle fait toujours – « pour l’union de tous », je pense qu’elle a en vue le retour dans l’union avec elle de tous ceux qui s’en sont retranchés et qui s’en sont éloignés, à savoir les hérétiques et les schismatiques. Ce retour a lieu après qu’ils aient renié leur hérésie ou leur schisme. Après avoir quitté cela, ils s’incorporent à l’Église orthodoxe et la rejoignent – s’unissent à elle – par la pénitence et la procédure prévue par les saints canons.

L’Église orthodoxe du Christ n’a jamais perdu « l’unité de la foi et la communion du Saint Esprit » et n’accepte pas la théorie du rétablissement de l’unité de « ceux qui croient dans le Christ », parce qu’elle croit que ladite unité existe déjà dans celle de ses enfants baptisés. Cette unité existe entre eux et avec le Christ, dans la foi droite [de l’Église], laquelle n’existe pas chez les hérétiques et les schismatiques. C’est pourquoi l’Église souhaite à ces derniers leur retour au sein de l’orthodoxie dans la pénitence.

Je crois que ce qui est mentionné dans l’article 5 au sujet de « l’unité perdue des chrétiens » constitue une faute, car l’Église, comme peuple des fidèles de Dieu unis entre eux et avec le chef de l’Église qui est le Christ, n’a jamais perdu cette unité, qui est la sienne et n’a donc pas besoin d’être retrouvée, voire encore à être recherchée, et ce parce qu’elle a toujours existé et existera, étant donné que l’Église du Christ n’a jamais cessé ou ne cessera pas d’exister. Il s’est produit que des groupes ou des peuples, ou encore des personnes isolées, soient partis du corps de l’Église. Or, celle-ci souhaite et doit s’efforcer, dans un esprit missionnaire, que ceux-ci reviennent tous dans la pénitence par la voie canonique dans l’Église orthodoxe. Cela signifie qu’il n’existe pas d’autres Églises, mais seulement des hérésies et des schismes, si nous voulons être exacts dans nos formulations. La formule « pour la restauration de l’unité chrétienne» est erronée parce que l’unité des chrétiens – à savoir les membres de l’Église du Christ – n’a jamais été rompue, du fait que ces derniers restent unis avec l’Église. La séparation d’avec l’Église et l’abandon de l’Église a malheureusement eu lieu de nombreuses fois par les hérésies et les schismes, mais la perte de l’unité interne de l’Église ne s’est jamais produite.

Je me demande pourquoi il est question dans le texte d’une référence multiple aux « Églises » et aux « Confessions » ? Quelle est la différence entre elles et quel élément les caractérise pour que certaines soient appelées « Églises » et les autres « Confessions » ? Quelle Église est celle qui est hérétique, quelle est celle qui constitue un groupe ou une confession schismatique ? Quant à nous, nous confessons une seule Église, et toutes les autres sont des hérésies et des schismes.

Je considère que l’attribution du titre « Église » à des communautés hérétiques ou schismatiques sont, théologiquement, dogmatiquement et canoniquement, absolument erronées, car une est l’Église du Christ, comme cela est mentionné dans l’article 1, et une communauté ou groupe hérétique ou schismatique ne peut être appelé par nous Église. Seule l’Église orthodoxe peut l’être.

Rien, dans ce texte, ne mentionne que la seule voie qui conduit à l’unité avec l’Église est seulement le retour des hérétiques et des schismatiques, dans la pénitence, à l’Église une, sainte, catholique et apostolique du Christ, qui, conformément à l’article 1 est notre Église orthodoxe.

La référence à la compréhension « de la tradition de l’Église ancienne » donne l’impression qu’il existe une différence ontologique entre l’Église ancienne des saints sept conciles œcuméniques et sa continuation authentique jusqu’à aujourd’hui, laquelle est notre Église orthodoxe. Nous croyons qu’absolument aucune différence n’existe entre l’Église du XXIème siècle et celle du premier siècle, car l’un des traits distinctifs de l’Église est le fait que nous confessons dans le Credo que celle-ci est apostolique.

Dans l’article 12, il est mentionné que le but commun des dialogues théologiques est « le rétablissement final de l’unité dans la vraie foi et dans l’amour ». L’impression est donnée que nous, orthodoxes, cherchons notre rétablissement dans la foi vraie et l’unité de l’amour, comme si nous l’avions perdue et que nous cherchions à la trouver par des dialogues théologiques avec les hétérodoxes. Je considère que cette théorie est théologiquement inadmissible par nous tous.

La référence du texte au « Conseil oecuménique des Églises » me donne l’occasion de définir ma position à l’égard de différents événements syncrétistes anti-canoniques qui s’y sont produits de temps à autre, et aussi de son appellation, puisque, en lui, l’Église orthodoxe est considérée comme « l’une des Églises », ou une branche de l’Église une, qui cherche et lutte pour sa réalisation en lui. Mais pour nous, la seule et unique Église du Christ est celle que nous confessons dans le Credo.

Pour ce qui concerne l’idée selon lequel la sauvegarde de la foi orthodoxe authentique n’est assurée seulement que par le système conciliaire qui « constitue le juge désigné et ultime en matière de foi » contient une dose d’exagération et n’est pas conforme à la vérité. En effet, dans l’histoire ecclésiastique, de nombreux conciles ont professé et légalisé des dogmes erronés et hérétiques, tandis que le peuple fidèle les a rejetés et a sauvegardé la foi orthodoxe, faisant triompher la confession orthodoxe. Ni un concile sans le peuple fidèle – le plérôme de l’Église – ni le peuple sans concile des évêques peuvent se considérer comme le corps et l’Église du Christ, et exprimer correctement l’expérience et le dogme de l’Église.

Je comprends, Béatitude et saints frères synodaux, que des expressions dures et outrageantes ne peuvent figurer dans des textes ecclésiastiques contemporains, et que personne, je pense, ne veut des expressions de ce type. Cependant, la vérité doit être exprimée avec exactitude et clarté, toujours, naturellement, avec discernement pastoral et amour réel envers tous. Nous avons un devoir également envers nos frères qui se trouvent dans les hérésies et les schismes, d’être absolument sincères avec eux et, avec amour et peine, de prier et de faire tout pour leur retour dans l’Église du Christ.

Je pense humblement que des textes d’une telle importance et d’un tel poids émanant du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, doivent être rédigés avec soin et formulés avec toute l’exactitude théologique et canonique, de telle façon qu’il n’en surgissent pas des définitions et des déclarations qui ne sont pas claires et appropriées théologiquement, ainsi que des formulations erronées qui peuvent mener à de mauvaises interprétations et à des altérations du vrai point de vue de l’Église orthodoxe. Par ailleurs, un concile, pour être valide et canonique, ne doit en rien se départir de l’esprit et de la doctrine des saints conciles qui l’ont précédé, ainsi que de l’enseignement des saints Pères et des saintes Écritures, et il ne doit peser aucune ombre sur la formulation de la vraie foi.

Quand les groupes hérétiques et schismatiques ont-ils été appelés Églises par nos saints Pères, quand et où dans les textes des saints canons et les définitions des conciles œcuméniques ou locaux ? Si les hérésies sont des Églises, où est la seule et Une Église du Christ et des saints Apôtres ?

En outre, j’exprime humblement mon désaccord au sujet de l’abolition de la pratique de tous les saints conciles locaux et œcuméniques en vigueur jusqu’ici, laquelle voulait que chaque évêque disposât de son propre suffrage. Il n’a jamais été question de ce schéma : un suffrage par Église – ce qui rend les membres du saint et grand Concile, excepté les primats, de simples éléments décoratifs, leur ôtant le droit de vote.

J’ai encore certains autres désaccords et objections sur d’autres points des textes, mais je ne veux pas vous fatiguer plus avec cela, et je me limite aux thèmes que je considère de plus grande importance, au titre desquels j’exprime mon désaccord, mon point de vue et ma foi.

Je ne veux, par ce que j’ai écrit, attrister personne, et je ne souhaite pas que l’on considère que je donne une leçon ou que je juge mes frères et mes pères en Christ. Simplement, je ressens le besoin d’exprimer ce que ma conscience m’impose.

Je demande que mes opinions soient inclues dans les actes du Saint-Synode.

En demandant vos saintes prières, je reste votre humble frère dans le Christ,
+ Athanase de Limassol.

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Rencontre de l’archevêque de Chypre Chrysostome II avec le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Serge Lavrov

Au cours de sa visite officielle à Chypre, le chef de la diplomatie russe a rendu visite, le 2 décembre, au primat de l’Église orthodoxe de Chypre, l’archevêque Chrysostome II. La rencontre a eu lieu dans un climat cordial, dans le bureau de l’archevêque. Les points de vue et les idées ont été échangés sur des sujets d’intérêt commun. L’archevêque a remercié l’ambassadeur de la Fédération de Russie, qui assistait à la rencontre, pour l’appui constant apporté à la question nationale chypriote. Il a également remercié le ministre et son gouvernement pour le soutien donné au christianisme au Moyen Orient, afin que celui-ci demeure sur la terre de ses pères. L’archevêque à déclaré à M. Lavrov « que les populations autochtones du Moyen Orient étaient constituées par nous, les chrétiens. Les Arabes musulmans sont arrivés sept siècles après nous et il est inadmissible que les habitants d’origine fuient, tandis que restent les musulmans. Nous aimons ces derniers, nous avons vécu avec eux pendant de nombreux siècles, nous souhaitons la cohabitation, mais nous condamnons les extrémistes et nous ne souhaitons pas qu’ils l’emportent ». L’archevêque de Chypre a exprimé son amour pour le peuple de Chypre et l’Église russe, qui entretiennent des relations fraternelles, ainsi que pour les Russes vivant à Chypre.

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Chypre continue à soutenir le travail missionnaire et caritatif du Patriarcat d’Alexandrie

Le 17 novembre, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a reçu la visite du nouvel ambassadeur de Chypre en Égypte, Haris Moritsis. Dans une atmosphère particulièrement agréable, le primat a eu l’occasion d’exprimer au nouvel ambassadeur sa gratitude à l’Église de Chypre qui, de différentes façons, soutient les efforts caritatifs et missionnaires du patriarcat, par l’apport de nombreux hiérarques au ministère du Trône de saint Marc, de même que par la création de l’exarchat du Patriarcat d’Alexandrie à Chypre, où, au centre des Chypriotes de l’étranger originaires d’Afrique, une vaste activité caritative est développée dans la région de Geri. Il a été également mentionné, lors de la rencontre, que le rôle des Chypriotes est important, en tant que centre de rencontre des leaders politiques et religieux pour la paix au Moyen Orient. De même, l’alliance entre les trois pays, l’Égypte, Chypre et la Grèce, est d’une importance décisive pour la paix et le progrès dans la Méditerranée orientale. De son côté, l’ambassadeur a informé le patriarche sur différents sujets concernant les communautés grecque et chypriotes au Caire. Le même jour, le patriarche a reçu au siège patriarcal un nouveau prêtre africain, le père Sylvestre Kisitu, qui est originaire d’Ouganda et qui a passé dix ans à étudier la théologie en Grèce. Après ses études, il a servi comme prêtre dans le diocèse de Rhodes, auprès du métropolite Cyrille. Le père Sylvestre a été élevé au rang d’archimandrite par le patriarche le jour de l’inauguration de l’église Saint-Gérasime en Crète, le 11 juillet 2015. Le prêtre servira au monastère patriarcal Saint-Sabbas-le-Sanctifié à Alexandrie. L’Ouganda – l’un des premiers diocèses historiques d’Afrique – constitue l’espoir du patriarche d’Alexandrie, ayant déjà offert de riches fruits spirituels.

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Une faculté de théologie a été inaugurée à Chypre

Le souhait des archevêques de Chypre depuis des décennies s’est enfin réalisé : une faculté de théologie a été ouverte à Chypre. En 1949 fut ouvert à Nicosie le séminaire « Apôtre Barnabé » mais, pour recevoir un enseignement supérieur, les Chypriotes devaient étudier en Grèce, dans les facultés de théologie d’Athènes et de Thessalonique, ainsi que dans d’autres pays. La nouvelle Faculté de théologie est placée sous la protection de la sainte Trinité. Elle est située près de la résidence de l’archevêque de Chypre. Le ministère chypriote de l’instruction publique a approuvé son programme, dispensé sur une période quatre années. Le nombre des étudiants de première année est de 25. Au cours de cette année universitaire, 14 matières seront enseignées, soit sept par semestre. La cérémonie d’inauguration a été présidée par l’archevêque de Chypre Chrysostome II et le président chypriote Nikos Anastasiadis. Le patriarche œcuménique Bartholomée a envoyé un message à cette occasion.

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Pour la première fois depuis 40 ans, la sainte liturgie a été célébrée à Gialousa, dans la partie occupée de Chypre

Le dimanche 6 septembre, jour de la commémoration du miracle de l’archange à Chonais, la liturgie a été célébrée en l’église du saint archange Michel à Gialousa, dans la partie de Chypre occupée par les Turcs, et ce pour la première fois depuis 40 ans. Des liturgies étaient célébrées dans cette église jusqu’en 1976, soit deux ans encore après l’invasion de l’île, lorsque les derniers habitants cypriotes grecs on quitté la ville. Dimanche dernier, la liturgie a été célébrée par l’évêque de Karpasia Christophore, qui s’est adressé aux fidèles rassemblés par ces paroles : « Le Christ est ressuscité, mes frères, dans nos cœurs et notre patrie ». Concélébrait avec l’évêque le père Zacharie qui vit reclus à Rizokarpaso dans la zone turque et soutient spirituellement environ 300 fidèles qui y sont restés. À cette occasion, de nombreux fidèles sont venus de la partie libre de l’île, avec huit autobus ou encore leurs voitures pour assister à la liturgie. À l’issue de celle-ci a eu lieu une procession avec l’icône de l’archange dans l’enceinte de l’église. L’évêque Christophore a émis le vœu que Dieu et l’archange Michel éclairent les dirigeants et les deux communautés du pays afin que soit trouvée « une solution juste et pacifique, afin que nous coexistions tous à Chypre ». Ladite église, construite au Xème-XIème siècle, avec des adjonctions au XVIème et au XIXème siècle, a servi de mosquée pendant de longues années au cours de l’occupation. Seuls ont été préservés l’iconostase et l’Autel. Quant aux fresques, elles ont été revêtues de chaux. Seule est conservée, mais dans un mauvais état, celle qui représente l’archange Michel. L’un des anciens habitants de la ville, M. Chatzipantelis revenu sur les lieux le lundi de la Pentecôte de cette année, sentit une odeur d’encens alors qu’il se trouvait devant les portes fermées de l’église. Évoquant cela avec l’archevêque de Chypre Chrysostome, celui-ci répondit qu’il s’agissait d’un « signe » donné par l’archange pour que l’église fonctionne à nouveau. M. Chatzipantelis, avec l’évêque Christophore commença les démarches en vue de la célébration de la liturgie dans l’église. La permission a été reçue des autorités turques le jeudi précédent la fête de l’archange.

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Un monastère orthodoxe est reconstruit dans la zone d’occupation turque à Chypre

La reconstruction du monastère orthodoxe Saint-Pantéléimon a commencé dans la zone d’occupation turque à Chypre. Le projet est issu du programme commun conclu entre l’archevêque Chrysostome II et le grand mufti Talip Atala. L’idée de base du projet est la renaissance des lieux saints chrétiens dans la partie occupée par les Turcs en Chypre du Nord et celle des mosquées et des monastères de derviches au sud de l’île. Le monastère orthodoxe dans la zone « morte » de 1976 à 2004 a été utilisé par les forces d’occupation comme caserne. Il se trouve jusqu’à présent dans un piètre état. Le coût de reconstruction s’élève à 2 millions d’euros et a été pris en charge par l’Union européenne. Le monastère Saint-Pantéléimon, jusqu’à l’invasion turque en juillet et août 1974, était un lieu populaire de pèlerinage sur l’île. Il y avait un afflux de pèlerins de toute la Méditerranée orientale jusqu’à 1922-1923, lorsque les chrétiens furent expulsés d’Asie Mineure et de la partie de la Syrie appartenant à la Turquie. Le monastère Saint-Pantéléimon avait été construit au Moyen-Âge par des moines athonites du monastère du même nom. Après l’occupation de Chypre par les Turcs en 1571, la cathèdre épiscopale du métropolite de Kyrenia fut transférée au monastère, dont l’église principale actuelle est datée de 1710. Les fresques sur ses murs ont été définitivement perdues du temps de l’occupation turque. La plupart des icônes et des vases sacrés ont été sauvegardés par les habitants du village voisin de Mirtou. Le dernier moine est mort dans ces murs en 1976 en tant que prisonnier de guerre.

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L’archevêque de Chypre Chrysostome a rencontré le Premier ministre grec Alexis Tsipras

En visite à Chypre, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a rencontré l’archevêque Chrysostome et a loué le travail de l’Église de Chypre, remerciant l’archevêque pour l’aide prodiguée aux groupes vulnérables en Grèce. « L’Église de Chypre s’est mise aux côtés des membres faibles de la société grecque, le peuple grec, qui a souffert ces dernières quatre années en raison de la crise » a-t-il déclaré, ajoutant que les Chypriotes ont éprouvé également les effets de la crise. L’archevêque a déclaré au sujet de A. Tsipras que « son succès sera le succès du peuple grec ». Lundi, le Premier ministre grec a déposé une couronne sur les tombes des combattants de l’EOKA (Organisation nationale des combattants chypriotes) qui ont péri dans le combat contre les colonisateurs britanniques entre 1955 et 1959.

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L’église de la précieuse Ceinture de la très sainte Mère de Dieu, à Famagouste (zone d’occupation turque à Chypre), est restituée à l’Église orthodoxe

Le dimanche 23 novembre a été une journée historique pour l’Église orthodoxe de Chypre. En effet, 443 ans après que les Ottomans aient quitté la ville de Famagouste (en 1571), la petite église byzantine de la très sainte Mère de Dieu a été restituée au diocèse métropolitain de Konstantia et Ammochostos (Famagouste) pour être utilisée conformément à sa destination dans le futur immédiat. Le métropolite de Konstantia et Ammochostos Basile a visité dimanche la petite église abandonnée qui, jusque récemment, servait de théâtre. Le métropolite a été informé des démarches entreprises pour la restitution de l’édifice à son diocèse. C’est l’une des 365 églises que comptait la ville de Famagouste au Moyen Âge. Des informations ont été données au métropolite par M. Umit, fonctionnaire chargé de la culture auprès de la municipalité de l’ancienne Famagouste ainsi que par M. Paul Iakovos, personnalité connue du diocèse, lesquels ont été les premiers à demander la restitution de l’église. À son tour, le métropolite a informé de l’événement les membres du Comité exécutif du Conseil œcuménique des Églises qui siège actuellement dans son diocèse.

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Rencontre de membres de l’Assemblée interparlementaire orthodoxe avec l’archevêque de Chypre

Le dimanche 23 novembre, l’archevêque de Chypre Chrysostome a reçu, à l’archevêché, Anastase Nerantzis, parlementaire et secrétaire général de l’Assemblée interparlementaire orthodoxe, (A.I.O.) Serge Popov, parlementaire et président de l’assemblée générale de l’A.I.O, Yaroslav Nilov, parlementaire, membre du secrétariat international de l’A.I.O. et président de la commission des affaires économiques de ladite assemblée, et d’autres collaborateurs de cet organisme. L’archevêque a évoqué avec eux les sujets qui préoccupent l’Église orthodoxe, les objectifs de l’A.I.O. ainsi que les grands problèmes auxquels font face les chrétiens du Moyen-Orient. La rencontre a été suivie d’un déjeuner et d’un échange de cadeaux. Enfin, l’archevêque a souhaité la réussite des objectifs et des initiatives de l’A.I.O.

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« Deux États à Chypre sont inacceptables » a déclaré l’archevêque de Chypre Chrysostome au Premier ministre grec Antonis Samaras

« Deux États à Chypre ne peuvent être acceptés » a déclaré l’archevêque après une rencontre de 45 minutes avec le Premier ministre grec Antonis Samaras, qui a eu lieu à Chypre le vendredi 7 novembre. L’archevêque Chrysostome a dit aux journalistes qu’il avait eu « la joie d’accueillir le Premier ministre grec et, comme toujours, l’Église a présenté ses points de vue, parce que nous voulons que ce pays survive, et que notre peuple connaisse des jours meilleurs ». « Au cours de cette brève rencontre, j’ai noté que la Grèce et particulièrement Chypre – tous nos ambassadeurs dans les pays qui sont membres permanents du Conseil de sécurité et en Europe – doivent transmettre le message que la zone économique exclusive [ZEE, espace maritime sur lequel un État côtier exerce des droits souverains en matière d’exploration et d’usage des ressources, ndt] appartient à l’État, à savoir la République de Chypre, et que ses fruits doivent bénéficier aux citoyens de cet État, qu’ils soient grec ou turcs ou qui que ce soit » a-t-il dit. Il est nécessaire de faire comprendre ce message, a ajouté l’archevêque, à tous les gouvernements européens et aux membres permanent du Conseil de sécurité. Ceux-ci « doivent à leur tour passer le message à la Turquie que la République de Chypre est ici ». « Naturellement, il ne le reconnaissent pas » a encore ajouté l’archevêque Chrysostome. « Ils parlent de deux États, c’est ce que veut la Turquie, mais ce qui, naturellement, ne peut être accepté ». Questionné au sujet de savoir si la ZEE ferait partie des négociations en vue du règlement du problème chypriote, l’archevêque a exprimé la conviction qu’une « telle perspective est inacceptable tant par le gouvernement chypriote que par le gouvernement grec ». « Je veux croire que nous sommes tous inébranlables dans notre détermination que cela est inacceptable et que cela ne figurera jamais au programme des négociations – ce serait un développement très négatif », a-t-il conclu.

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À Chypre sera construit un monastère géorgien

Un terrain a été remis à l’Église orthodoxe géorgienne à Chypre. Comme l’a annoncé le protopresbytre Georges Eviadadze aux journalistes réunis au Patriarcat de Géorgie, un complexe monastique sera construit sur ce terrain, ce qui donnera la possibilité aux clercs de Géorgie de célébrer les offices pour les Géorgiens qui habitent à Chypre. Le père Georges a évoqué la récente visite du catholicos-patriarche de Géorgie Élie II et de sa suite à Chypre. La possibilité leur a été donnée de visiter au nord de Chypre le lieu où existait, depuis le Xème siècle, un monastère géorgien. Il n’en reste aujourd’hui plus que des ruines. Là, le primat de l’Église orthodoxe de Géorgie a célébré un office d’intercession et un office de requiem. Lors de la visite du patriarche à Chypre, une réception officielle a eu lieu en la résidence de l’archevêque de Chypre, au cours de laquelle a été abordée la question de la préparation du concile panorthodoxe de 2016.

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Pour la première fois depuis 57 ans, la procession du vendredi saint aura lieu à Famagouste, dans la partie de l’île de Chypre occupée par la Turquie

Pour la première fois depuis 57 ans, l’office du vendredi saint aura lieu en l’église Saint-Georges « Exorinos » où, depuis le mois de décembre de l’an passé, la liturgie est célébrée une fois par mois avec l’autorisation des autorités turco-chypriotes. L’office du vendredi saint sera célébré par le métropolite de Constantia et Famagouste Basile. L’église de Saint-Georges est un édifice qui remonte au XVème siècle et se trouve à l’intérieur des murs du Moyen-Âge de  la cité. La célébration de l’office a été annoncée par le maire grec de la ville Alexis Galanos et le maire turc Oktay Kayalp. Le métropolite Basile a qualifié cet événement de très important : « Cela nous réjouit », a-t-il dit, ajoutant que des préparatifs intensifs ont lieu pour la tenue de l’office. « Des dispositions sont prises pour rendre possible la procession de l’epitaphios [grand tissu brodé représentant le Christ descendu de la Croix, ndt ] dans les murs de Famagouste », a-t-il précisé. Le métropolite a mentionné le grand intérêt manifesté par de nombreuses personnes pour se rendre à Famagouste et participer à l’office. Deux mille personnes se sont déjà annoncées. « Bien sûr, nous ne voulons pas que la célébration de la divine liturgie et des autres offices soit limitée à l’église Saint-Georges « Exorinos », mais nous souhaitons que d’autres églises fonctionnent, et qu’il existe une solution viable au problème chypriote, afin que nous puissions dans des conditions encore meilleures faire fonctionner toutes nos églises et les entretenir », a souligné Mgr Basile. Le maire grec, Alexis Galanos, a déclaré de son côté que « c’est un grand jour pour l’Église et la réconciliation ». Il a encore précisé que des notables chypriotes grecs et turcs, ainsi que des ambassadeurs étrangers seront invités à la cérémonie. Le représentant du gouvernement chypriote, Christos Stylianidis a félicité les deux maires pour leur initiative. S’exprimant à la radio chypriote, il a ajouté que le gouvernement appuie de telles actions, car elles sont dans l’esprit de l’établissement de la confiance.

Source: Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Chypre

Le Saint-Synode de l’Église de Chypre s’est réuni le 4 février, pour sa première session ordinaire de l’année, sous la présidence de l’archevêque Chrysostome. Le Saint-Synode a :

1) été informé par les évêques présidant les dialogues inter-orthodoxes, inter-chrétiens et inter-religieux, au sujet de leur participation dans lesdits dialogues. Les décisions ont été discutées et les mesures y relatives ont été prises.
2) examiné les inquiétudes des parents et des éducateurs, qui lui ont été exprimées dans des lettres, au sujet de l’éducation sexuelle dans les écoles, et a chargé la commission du Saint-Synode pour l’éducation, d’étudier la question et de soumettre le rapport y relatif lors de la prochaine session de celui-ci.
3) a désigné, par tirage au sort, les membre du tribunal synodal pour la nouvelle année : les métropolites de Paphos, Kyrenia et Tamassos, ainsi que les évêques de Karpasia et Amathonte, leurs remplaçants étant les métropolites de Kiti, Limassol, Kykkos et Trimithonte, ainsi que l’évêque d’Arsinoe.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Le métropolite de Constantia Basile (Église de Chypre) : « Ce n’est pas le moment de développer des forces centrifuges dans l’orthodoxie »

Le métropolite de Constantia Basile (Église de Chypre) a exprimé le souhait que tous les primats des Églises orthodoxes répondent favorablement à l’invitation du patriarche œcuménique Bartholomée et se rendent à la synaxe prévue au Phanar, le 5 mars. Questionné au sujet de la possibilité, selon lui, de la réalisation de la synaxe, étant donnés la position de Moscou au sujet de la primauté dans l’Église et aussi les différends des patriarcats de Jérusalem et d’Antioche concernant la juridiction sur le Qatar, Mgr Basile a déclaré que « ce n’était pas le moment de développer des forces centrifuges dans l’espace de l’orthodoxie ». « Il faut », a-t-il poursuivi, « que nous nous humilions devant Dieu et les hommes et que nous considérions l’intérêt de l’Église. « Le christianisme n’est pas fondé sur des considérations politiques ou autres, mais sur l’Évangile du Christ » a conclu le métropolite.

Source: Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Appel de l’archevêque de Chypre Chrysostome II en faveur des chrétiens syriens

thumb11022Le primat de l’Église orthodoxe de Chypre a exprimé sa protestation et sa douleur au sujet de la persécution « inadmissible et abominable » des chrétiens de Syrie. L’archevêque Chrysostome II adresse une supplication instante aux gouvernements des peuples chrétiens d’Europe, à ceux qui occupent des postes élevés au sein de l’Union européenne et l’ONU, ainsi qu’aux dirigeants américains, afin qu’ils prennent conscience de leur responsabilité envers le peuple chrétien de Syrie, sa population sans défense et ses petits enfants que la guerre civile a condamnés à mort par la faim. « Je leur adresse une supplique instante pour agir de toutes les façons possibles afin que revienne la paix dans ce pays, qu’y soient respectées les libertés religieuses du peuple et les droits de l’homme », est-il dit dans son communiqué. L’archevêque les appelle encore à prendre conscience « que lorsqu’un foyer de culture chrétienne s’éteint, c’est alors une source intarissable de lumière et de nourriture spirituelle qui s’éteint pour l’univers ». Selon l’archevêque si le foyer chrétien s’éteint en Syrie, demain à Chypre et après-demain en Grèce, alors les ténèbres spirituelles règneront aussi en Europe et dans le monde entier. L’archevêque a mentionné entre autres l’arrestation de douze moniales d’un couvent orthodoxe en Syrie où sont pris en charge des orphelins. Parallèlement, l’archevêque condamne « l’attitude semblable à celle de Ponce Pilate des puissants de la Terre », comme l’Union européenne et les Nations Unies. « Ils restent, comme en 1974 [allusion à l’invasion de Chypre par la Turquie, ndt], des spectateurs de ce qui se passe dans la Syrie voisine, et continuent à l’être devant le drame de notre patrie ». « Le terme ‘honte’ est trop fade pour extérioriser la douleur que nous ressentons envers leur apathie inacceptable » a conclu le hiérarque.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com. Photographie de l'archevêque Chrysostome et intégralité de la déclaration (en grec): Eglise orthodoxe de Chypre

Appel de l’archevêque de Chypre Chrysostome II en faveur des chrétiens syriens

thumb11022Le primat de l’Église orthodoxe de Chypre a exprimé sa protestation et sa douleur au sujet de la persécution « inadmissible et abominable » des chrétiens de Syrie. L’archevêque Chrysostome II adresse une supplication instante aux gouvernements des peuples chrétiens d’Europe, à ceux qui occupent des postes élevés au sein de l’Union européenne et l’ONU, ainsi qu’aux dirigeants américains, afin qu’ils prennent conscience de leur responsabilité envers le peuple chrétien de Syrie, sa population sans défense et ses petits enfants que la guerre civile a condamnés à mort par la faim. « Je leur adresse une supplique instante pour agir de toutes les façons possibles afin que revienne la paix dans ce pays, qu’y soient respectées les libertés religieuses du peuple et les droits de l’homme », est-il dit dans son communiqué. L’archevêque les appelle encore à prendre conscience « que lorsqu’un foyer de culture chrétienne s’éteint, c’est alors une source intarissable de lumière et de nourriture spirituelle qui s’éteint pour l’univers ». Selon l’archevêque si le foyer chrétien s’éteint en Syrie, demain à Chypre et après-demain en Grèce, alors les ténèbres spirituelles règneront aussi en Europe et dans le monde entier. L’archevêque a mentionné entre autres l’arrestation de douze moniales d’un couvent orthodoxe en Syrie où sont pris en charge des orphelins. Parallèlement, l’archevêque condamne « l’attitude semblable à celle de Ponce Pilate des puissants de la Terre », comme l’Union européenne et les Nations Unies. « Ils restent, comme en 1974 [allusion à l’invasion de Chypre par la Turquie, ndt], des spectateurs de ce qui se passe dans la Syrie voisine, et continuent à l’être devant le drame de notre patrie ». « Le terme ‘honte’ est trop fade pour extérioriser la douleur que nous ressentons envers leur apathie inacceptable » a conclu le hiérarque.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com. Photographie de l'archevêque Chrysostome et intégralité de la déclaration (en grec): Eglise orthodoxe de Chypre

Des icônes et fresques anciennes, volées à Chypre après l’invasion de l’île par les Turcs, sont rendues à l’Église

Au Musée byzantin de la capitale chypriote a eu lieu la cérémonie officielle de restitution des icônes, mosaïques et fresques qui se trouvaient en Allemagne. Elles avaient été volées dans les églises et amenées en Allemagne après que la Turquie se fût emparée du nord de l’île en 1974. 173 œuvres d’art – dont certaines remontent à 1500 ans – ont été découvertes par la police en 1997 lors d’une perquisition chez le marchand d’œuvres d’art Aydin Dikmen, d’origine turque, à Munich. Elles ont été alors confisquées et étaient gardées par les autorités bavaroises en attendant le procès contre Dikmen et l’identification de la provenances desdits objets. En automne de cette année le tribunal de Munich a ordonné de restituer ces œuvres à leur propriétaire légitime, l’Église orthodoxe de Chypre.

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Source: Blagovest-info, traduit du russe pour Orthodoxie.com

“L’islamisation forcée du nord de Chypre se poursuit sans relâche”

L'agence Asia-news consacre un article (en anglais) sur "l'islamisation forcée du nord de Chypre". Dans celui-ci, il est évoqué les 200 000 réfugiés chypriotes-grecs qui ne peuvent revenir dans leurs régions d'origine et 300 000 colons turcs qui sont venus s'installer à leur place. L'article évoque aussi les destructions ou transformations en mosquées de dizaines d'édifices chrétiens (mais ne mentionne pas le pillage du patrimoine). Il s'étend aussi sur le rôle géopolitique de cette situation.

Un protocole d’accord a été signé entre l’Église orthodoxe de Chypre et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans le but de restaurer le monastère Saint-André, situé dans la zone d’occupation turque à Chypre

8513L’agence grecque Romfea a qualifé « d’historique » le protocole d’accord pour la restauration du monastère Saint-apôtre-André sur la péninsule de Karpasia (territoire du Nord de Chypre occupé par les Turcs depuis 1974), signé le 31 janvier par l’Église orthodoxe de Chypre et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le monastère est bâti sur l’emplacement où, selon la tradition, a accosté le navire sur lequel voyageait l’apôtre André qui, par ses prières, a fait jaillir une source miraculeuse existant jusqu’à nos jours.

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Sources : Sedmitza, traduit du russe pour Orthodoxie.com. De la photographie ci-dessus: Eglise orthodoxe de Chypre. De la photographie ci-dessous du monastère Saint-André: Wikipedia. Autres sources: Romfea, Cyprus news Agency, Mystagogy.

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Jovan Nikoloski