25/09/2017
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Résultats de la recherche : Concile de Moscou

Un colloque en décembre à Paris sur le thème: « La réception du Concile de Moscou (1917-2017) : comment vivre et partager la conciliarité ecclésiale ? »

Les 8, 9 et 10 décembre prochains, un colloque aura lieu à Paris, organisé par l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge avec l’Institut d’études œcuméniques de l’Université de Fribourg (Suisse), l’Acer-Mjo et la revue Contacts, sur le thème: « La réception du Concile de Moscou (1917-2017) : comment vivre et partager la conciliarité ecclésiale ? ». Pour d’autres informations, voir l’affiche ci-dessous.

Les actes du concile de Moscou (1917-1918) en ligne

Synode_1917
Le site Internet Bogoslov.ru vient de mettre en ligne, les 12 tomes des décisions et des actes complets du concile de Moscou (1917-1918) de l’Eglise orthodoxe russe. Ce concile, évènement majeur de l’histoire moderne de l’Église orthodoxe russe, est à l’origine du renouveau  de l’ecclésiologie orthodoxe de 20ème siècle et le signe de la vitalité de l’Eglise orthodoxe russe. Ce concile a eu le courage de poser, à la veille de la révolution soviétique, des questions que l’évolution de la société posait aux chrétiens et qui restent toujours d’actualité : gouvernement de l’Église, mission, prédication, liturgie, monachisme et vie paroissiale. Les 12 tomes en russe sont téléchargeables gratuitement au format PDF. De même, on peut aussi télécharger, sous le même format, les trois tomes de résumés des trois premières sessions du concile ainsi qu'un tome contenant les biographies des participants.

Podcast : « Le principe de sobornost (conciliarité) d’après les décisions du Concile de Moscou 1917-18, source d’inspiration pour les ecclésiologies orthodoxe et catholique » par le père Hyacinthe Destivelle

Dans
le cadre du cycle des conférences de la paroisse Notre Dame
Souveraine à Chaville
, le dimanche 12 novembre, le père Hyacinthe
Destivelle, prêtre dominicain, directeur du centre
et de la revue Istina
a donné une conférence intitulée « Le principe
de sobornost (conciliarité) d’après les décisions du Concile de
Moscou 1917-18
, source d’inspiration pour les ecclésiologies orthodoxe et
catholique »

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Paroisse orthodoxe à Chaville : « Le principe de sobornost (conciliarité) d’après les décisions du Concile de Moscou 1917-18, source d’inspiration pour l’ecclésiologie orthodoxe et catholique »

Dans
le cadre du cycle des conférences de la paroisse Notre Dame
Souveraine à Chaville
, le dimanche 12 novembre à partir de 13h, le père Hyacinthe
Destivelle, prêtre dominicain, directeur du centre
et de la revue Istina
donnera une conférence intitulée « Le principe
de sobornost (conciliarité) d’après les décisions du Concile de
Moscou 1917-18
, source d’inspiration pour l’ecclésiologie orthodoxe et
catholique ». La conférence sera précédée par les agapes à partir de 12h00.


L’adresse de la paroisse :
22 rue Alexis Maneyrol ; 92370 Chaville
RER C : Chaville/Vélizy. SNCF : Depuis la gare Montparnasse : Chaville Rive
Gauche

Paris : présentation de l’ouvrage « Le concile de Moscou (1917-1918) »

Jeudi
9 mars, dans les salons des éditions du Cerf à Paris, l’ouvrage
récemment paru du père Hyacinthe
Destivelle
– directeur du centre d’études Istina
–  Le concile de
Moscou
(1917-1918) – La création des institutions conciliaires de l’Eglise
orthodoxe russe
, a été présenté à une assistance nombreuse par le père
Nicolas-Jean Sed, des éditions du Cerf, Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire
perpétuel de l’Académie française, le père diacre Nicolas Lossky et l’auteur.
Nous
vous invitons à écouter la présentation du père Hyacinthe Destivelle :

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puis
celle d’Hélène Carrère d’Encausse :

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enfin les échanges, questions, réponses,
interventions qui ont suivi :

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Vient de paraître : Hyacinthe Destivelle, Le concile de Moscou (1917-1918). La création des institutions conciliaires de l’Église orthodoxe russe

Concile_moscou

Hyacinthe Destivelle, Le Concile de Moscou (1917-1918). La création des institutions conciliaires de l’Église orthodoxe russe, Avant-propos de Mgr Hilarion (Alfeiev), Préface d’Hervé Legrand, o. p., Paris, Éditions du Cerf, 2006, 505 p. (« Cogitatio fidei » n° 246).

Fruit d’une thèse soutenue conjointement à l’Institut supérieur études oecuménique de Paris (Institut catholique) et à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, ce volumineux ouvrage consacré au concile de Moscou de 1917-1918, est constitué de cinq parties : 1) les origines du concile ; 2) sa préparation (1905-1917) ; 2) son organisation et son déroulement ; 3) l’analyse de ses décrets ; 4) l’application et la réception des décrets du concile ; 5) la traduction française intégrale du Recueil des constitutions et décrets et du Règlement du Concile local de l’Église orthodoxe de toute la Russie. Une vaste bibliographie clôt l’ouvrage.

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Message du patriarche de Moscou Cyrille aux archipasteurs, pasteurs, diacres, moines et moniales et à tous les enfants fidèles de l’Église orthodoxe russe à l’occasion du centenaire du Concile de 1917-1918

Message du patriarche de Moscou Cyrille aux archipasteurs, pasteurs, diacres, moines et moniales et à tous les enfants fidèles de l’Église orthodoxe russe à l’occasion du centenaire du Concile de 1917-1918

« Vos Éminences les archipasteurs, Révérends pères et diacres, Révérends moines et moniales, Chers frères et sœurs,

Cent ans se seront écoulés cette année depuis le début des travaux du Concile local de 1917-1918, qui est devenu une étape éminemment importante dans l’histoire de l’Orthodoxie russe. Malgré le siècle qui est passé et qui nous sépare des événements de cette époque, le sens du Concile de 1917-1918 n’est pas encore pleinement saisi et estimé par le peuple ecclésial. Je suis profondément convaincu que son héritage nécessite une étude sérieuse et réfléchie, et qu’un grand nombre d’idées qui ont alors été exprimées seraient utiles et sollicitées aujourd’hui. Actuellement, de gros efforts sont entrepris pour diffuser des éléments sur l’activité du Concile ; en particulier, la première édition fondamentale et scientifique des documents du Concile a été réalisée, laquelle est fort importante pour préserver la mémoire de cet événement réellement grand, à la charnière des siècles. Le Concile a connu une période prolongée de préparation, au cours de laquelle a été accomplie une collecte d’informations, tandis qu’étaient demandées leurs opinions aux archipasteurs, théologiens, canonistes et historiens au sujet des questions les plus essentielles de la vie ecclésiale. Dans la presse – tant ecclésiastique que séculière – des débats avaient lieu sur les thèmes les plus actuels et sujets à controverses. De nombreux articles ont été publiés, donnant le ton et déterminant les vecteurs des discussions qui devaient suivre.  Quelques années avant le Concile a été créé un organe spécial, appelé « Commission préconciliaire », dont le but était de rassembler les données nécessaires à l’organisation correcte des discussions sur les thèmes actuels. L’héritière spirituelle de cet organe de nature conciliaire est la « Commission inter-conciliaire »  qui fonctionne actuellement, et aux travaux de laquelle participent activement non seulement les archipasteurs, mais les prêtres et aussi les laïcs. Les documents préparés par les efforts conjoints des membres de cette Commission, et  à la discussion desquels est convié un large public, sont proposés pour un examen complémentaire par le Saint-Synode ou l’Assemblée des évêques. Cela marque ainsi le triomphe indéniable de l’esprit de conciliarité dans la vie de l’Orthodoxie russe contemporaine. Ce ne sont pas toutes les décisions prises il y a un siècle, loin s’en faut, qui ont été incarnées dans la vie. Et les causes en sont diverses. L’obstacle le plus évident fut l’éclatement de la guerre civile qui suivit les événements révolutionnaires et les persécutions sans précédent contre l’Église et les fidèles qui s’en sont suivies. Nous accomplissons notre ministère dans des conditions historiques absolument différentes. La majorité de nos concitoyens, par la miséricorde divine, n’ont pas eu à faire l’expérience des persécutions pour confesser la foi. Aujourd’hui, nous pouvons réfléchir, dans la prière, au bilan des actes conciliaires, répondre à la question pourquoi certaines décisions conciliaires, malgré une multitude d’obstacles, ont été appliquées et ont trouvé leur place dans la vie de l’Église, tandis que d’autres, au contraire ne se sont pas avérées viables et n’ont pas été adoptées par la conscience ecclésiale. De nombreux participants au Concile ont témoigné de leur fidélité à l’Évangile par leur martyre ou l’exploit de la confession de la foi, manifestant pour nous, leurs descendants, un exemple de fermeté et de courage dans les épreuves. Il nous faut agir selon la parole de l’Écriture, qui nous appelle à considérer la fin de leur vie et à vénérer ceux qui ont œuvré sur le champ du Seigneur avant nous, imitant leur espoir immuable dans le Christ (Hébr. 13,7), afin de ne pas être ébranlé par l’incrédulité dans les promesses Divines, mais rester forts dans la foi, en donnant gloire à Dieu (Rom. 4,20). Amen ».

Source

Au cours de la réunion annuelle du clergé de Moscou, le patriarche Cyrille a abordé la question du Concile de Crète

Au cours de la réunion du clergé de Moscou, le 22 décembre 2016, le patriarche Cyrille a déclaré ce qui suit au sujet du Concile de Crète : «Deux fois, le Saint-Synode s’est réuni en session extraordinaire pour examiner la situation liée à la tenue du Concile en Crète (…) Durant l’année qui va s’achever, le thème de la préparation du Concile panorthodoxe a été particulièrement important dans le domaine des relations inter-orthodoxes. En juin de cette année, j’ai pris part à la Réunion des Primats des Églises orthodoxes à Chambésy. En février, les questions liées au processus préconciliaire ont été discutées à l’Assemblée des évêques [de l’Église orthodoxe russe, ndt]. La position de l’Église russe était simple et ouverte : nous sommes prêts à travailler à la préparation du Concile en tant que témoignage visible de l’unité de l’Église orthodoxe. Nous sommes prêts, de toutes nos forces, à collaborer à la résolution des problèmes qui restaient non résolus et pouvaient gêner la tenue du Concile. Il s’agissait du problème de l’absence de communion entre deux Patriarcats anciens [Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem, ndt], des lacunes dans le contenu des projets de documents conciliaires, des déficiences du côté organisationnel. Ce n’est pas notre faute si ces problèmes, malheureusement, n’ont pu être résolus à temps. Nous avons attiré, à plusieurs reprises, l’attention sur l’inefficacité du mécanisme du processus préconciliaire. Comme on le sait, les Églises bulgare, géorgienne et antiochienne ont refusé de participer au Concile dans les délais précédemment projetés et ont appelé à remettre ultérieurement sa tenue (initialement, l’Église serbe avait appelé également à la même chose). Étant donné que toutes les décisions devaient être prises au Concile par le consensus de toutes les Églises locales, il est devenu évident qu’atteindre cela dans les circonstances actuelles s’avérait inopportun. Néanmoins, le Concile a eu lieu en Crète du 18 au 26 juin, auquel ont participé les représentants de dix Églises locales. Du fait que ce Concile n’exprimait pas le point de vue unanime de toutes les saintes Églises de Dieu, il ne peut être reconnu comme étant panorthodoxe, de même que ses décisions ne peuvent être absolument obligatoires pour toutes les Églises orthodoxes. Le Saint-Synode a confié à la Commission synodale biblique et théologique la tâche d’étudier attentivement les documents du Concile de Crète. Sur la base des résultats de cette étude, le Synode, l’année prochaine, et ensuite, je pense, l’Assemblée des évêques, examineront la question de notre attitude envers les documents adoptés en Crète.

Source

L’archevêque de Chypre révèle le contenu de son entretien avec le patriarche de Moscou Cyrille au sujet du Concile de Crète

Dans une interview à l’hebdomadaire grec-américain « Ethnikos Kyrix », l’archevêque de Chypre Chrysostome a abordé différents problèmes, dont le Concile de Crète. À ce sujet, il a révélé à l’hebdomadaire le contenu de ses entretiens avec le patriarche de Moscou Cyrille, auquel il a dit : « Vous pensez à tort que je suis contre vous, nous n’avons pas maille à partir entre nous. Je voulais que le Grand Concile ait lieu et il a bien eu lieu. Si cela n’avait pas été le cas, il ne serait jamais assemblé, car le ridicule de la situation aurait été si grand que, pendant des siècles, nous n’aurions pas décidé de procéder à un Concile. Je crois que les textes qui sont sortis sont d’un haut niveau spirituel. Nous avons pris courage et nous avons de bons espoirs que, dans peu d’années, nous réunirons un Concile et je souhaite qu’alors tous soient présents, car l’Église est une et il ne faut pas la diviser, et d’après moi le troisième millénaire est le millénaire de l’Orthodoxie ». Il a ajouté « que le patriarche Cyrille 

l’avait compris. Je lui ai dit, je n’ai rien contre vous, mon frère, vous pouviez vouloir un report [du Concile], moi je ne voulais pas ». À la question « que vous avait-il dit pour expliquer pourquoi il n’est pas venu au Concile », l’archevêque a répondu : « Il avait certains problèmes avec son troupeau. Je lui ai dit que moi aussi j’ai une cinquième colonne dans le Synode [de l’Église orthodoxe de Chypre, ndt]. Certains membres du Synode ne le voulaient pas, mais j’ai obtenu une décision prise à la majorité par celui-ci et j’ai dit [aux récalcitrants, ndt] que désormais vous êtes obligés de mettre en pratique la décision prise par notre Synode au sujet du Grand Concile. Et lorsque certains membres du Synode sont partis et n’ont pas signé [les textes du Grand Concile], j’ai signé pour eux. Lorsque nous sommes rentrés à Chypre, j’ai convoqué une séance du Synode, je les ai réprimandés et je leur ai dit qu’ils ne recevraient pas d’invitation à venir au Synode s’ils n’apprenaient pas à appliquer les décisions du Grand Concile qui sont obligatoires et pour moi et pour eux, chacun ne peut faire ce qu’il veut. Celui qui veut faire sa propre affaire, qu’il rentre chez lui ». À la question s’il « avait conseillé au patriarche Cyrille qu’il se rende auprès du patriarche œcuménique Bartholomée », l’archevêque a répondu : « Oui, je lui ai conseillé que nous tous, mutuellement, nous nous rapprochions, car c’est comme cela que s’unit l’Orthodoxie, nous sommes une seule Église ». L’archevêque a souligné « qu’il n’est pas nécessaire que nous nous occupions de questions secondaires, comme la place où nous nous asseyons [lors du Concile, ndt], où nous nous tenons, notre but est l’unité de l’Orthodoxie, non pas théoriquement, mais en actes », et il a ajouté « je pense qu’il [le patriarche Cyrille] l’a compris ». L’archevêque est disposé à prendre l’initiative pour la réunification de l’Église orthodoxe, car les liens de certains, par leur absence du Grand Concile, ont été interrompus. Il a souligné que « j’ai dit au patriarche Cyrille, allons voir tous les Primats et disons-leur ce qu’il faut pour que nous nous unissions, car le troisième millénaire appartient pleinement à l’Orthodoxie qui doit élever la voix. Il faut que nous parlions très clairement tant à notre peuple, qu’au monde entier ».

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Le patriarche de Moscou Cyrille : « L’Église orthodoxe russe n’a pas participé au Concile de Crète afin d’éviter un schisme »

L’Église orthodoxe russe s’est abstenue au dernier moment, au mois de juillet de cette année, de participer au Concile de Crète, afin de ne pas provoquer un nouveau schisme. C’est ce qu’a communiqué aux journalistes le patriarche de Moscou Cyrille, au cours d’une interview à la veille de son soixante-dixième anniversaire. « Dans l’histoire, des divisions ont eu lieu après presque chaque Concile. Des divisions se sont même produites après les Conciles œcuméniques, aussi, à notre époque, nous ne devons pas risquer l’apparition de nouvelles scissions. C’est précisément pourquoi nous nous étions mis d’accord pour adopter toutes les décisions par consensus, mais il s’est avéré, déjà lors de la réunion des primats à Genève, que deux Églises – celles d’Antioche et de Géorgie – n’avaient pas signé des documents très importants, et qu’il n’y avait plus alors de consensus » a expliqué le patriarche. « Ensuite, l’Église serbe a déclaré qu’elle considérait nécessaire de reporter le Concile. L’Église de Géorgie a également déclaré qu’elle ne se rendrait pas au Concile, et l’Église de Bulgarie a refusé de même», a poursuivi le patriarche. « Aussi, lorsque nous avons reçu cette information, nous avons adressé une lettre à Constantinople, proposant de convoquer d’urgence une Conférence panorthodoxe, afin de définir nos actions, et décider quelle devait être notre approche du Concile, parce que sans consensus il ne fallait pas convoquer un Concile ». Un accord fondamental entre primats prévoyait que l’adoption des documents ne se ferait que par un vote unanime. Cela permettait d’exclure les différends et de ne pas provoquer les divisions. « Nous avons dit encore une fois que les documents tels qu’ils devaient être présentés au Concile, ne nous convenaient pas, que nous avions des amendements sérieux à y apporter. Nous avons reçu une réponse très impolie, où il était dit : le Concile aura lieu, c’est tout», a poursuivi le patriarche Cyrille. « Si le Concile a lieu en l’absence de consensus, cela signifie que nous renonçons aux principes que nous avons approuvés ensemble », a-t-il clarifié. « En outre, cela signifierait pour nous, tout simplement, une division programmée dans l’Orthodoxie ». Le patriarche a rappelé que les représentants de certaines Églises se sont néanmoins rendus en Crète et ont pris part au Concile, tandis que d’autres ont refusé, ce qui a privé celui-ci du statut de « panorthodoxe ». « Dans une telle situation, notre Église a pris la décision de ne pas aller au Concile », a déclaré le patriarche. « Mais nous avons une attitude respectueuse envers ce qui s’est passé en Crète. Nous avons bien sûr nos réserves et nos amendements. Notre Commission biblique et théologique a déjà étudié ces documents, et a formulé ses amendements », a ajouté le patriarche, qui a annoncé que, lors de la prochaine Assemblée des évêques [de l’Église orthodoxe russe, ndt], ces amendements seront examinés attentivement et que « certaines suggestions seront faites ». « Nous considérons ce Concile de Crète comme une partie du processus conciliaire. À ce jour, en l’absence de tout un nombre d’Églises, mais il ne faut pas le dramatiser. Nous sommes sur la voie de ce Concile [panorthodoxe, ndt], qui sera convoqué selon toutes les règles et qui présentera à l’Église orthodoxe et au monde entier des documents orthodoxes communément acceptés », assure le patriarche Cyrille.

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Table ronde à Moscou sur le thème « Pourquoi le Concile en Crète n’est-il pas devenu panorthodoxe ? »

La Table ronde sur le thème « Pourquoi le Concile en Crète n’est-il pas devenu panorthodoxe ? » a eu lieu le 17 juin au centre de presse international multimédia de Moscou « La Russie aujourd’hui ».

Prenaient part à la discussion : le président du Département synodal des relations de l’Église avec la société et les médias V. Legoïda : le vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov ; le dirigeant du Service de prêtre du Patriarche de Moscou et de toute la Russie, le prêtre Alexandre Volkov ; le dirigeant du Centre d’étude des problèmes religieux et de la société de l’Institut d’Europe de l’Académie russe des sciences R. Lounkine ; l’historien orientaliste, vice-président du Centre analytique « Katekhon », M. Yakouchev ; le vice-doyen de la Faculté de philosophie de l’Université d’État de Moscou ; l’historien de l’Église, professeur à l’Université Saint-Tikhon, V. Petrouchko. La Table ronde était modérée par la chef du Département « Religion et conception du monde » du Centre de presse « La Russie aujourd’hui », Mme O. Lipitch.

Lors de l’ouverture de la rencontre V. Legoïda a mentionné, entre autres, que pour comprendre la situation qui s’est créée autour de la convocation du Concile en Crète, il est important de s’immerger dans l’histoire ecclésiastique et de comprendre des particularités – qui ne sont pas évidentes pour les non-spécialistes – au sujet de la façon dont vit l’Église, sur ce qui peut changer en elle au cours du temps, et ce qui ne le peut. Rappelant le titre de la Table ronde, il a souligné : « Ou bien le Concile est panorthodoxe, et toutes les Églises orthodoxes y participent, ou bien, si ne serait-ce qu’une d’entre elle ne participe pas, il n’est plus tel. Il est important de comprendre que ce qui fait le titre de notre rencontre est un fait accompli ». Selon l’orateur, les causes de ce qui s’est produit se trouvent dans les divergences et les difficultés qui existent dans la coopération entre Églises et qui n’ont pas été surmontées au moment du commencement du Concile. « Mais il est important de le comprendre : nous ne considérons pas ces difficultés comme insurmontables », a souligné V. Legoïda. « Bien plus, l’Église orthodoxe russe a, premièrement, entrepris toutes les mesures possibles afin que l’on puisse procéder au Concile dans les délais prévus, deuxièmement, elle a proposé et propose les mécanismes de dépassement des difficultés existantes. Jusqu’à maintenant, on n’est pas parvenu à les résoudre, mais nous ne sommes pas enclins à voir dans cela une quelconque tragédie. Nous comprenons et nous constatons que la situation est complexe, mais non dramatique », a déclaré encore V. Legoïda. Celui-ci a manifesté son désaccord sur les affirmations que l’on trouve de temps à autre dans les médias, à savoir que la situation actuelle témoigne de l’impossibilité de réaliser le principe de catholicité dans la vie de l’Église contemporaine. « Non, premièrement, les relations entre les Églises locales sont entretenues continuellement, il y a des rencontres bi- et multilatérales. Or des rencontres à ce niveau n’ont pas eu lieu pendant des siècles, et lorsqu’elles se produisaient, la situation était absolument différente, le contexte était autre et les principes de relations étaient autres, de même que les modes de communication. Maintenant, on recherche comment, dans les circonstances actuelles, doit être réalisée et se manifester la catholicité. Cette recherche est complexe, elle nécessite des efforts, du temps. On dit : le Concile a été préparé déjà depuis 55 ans. Peut-être, il faut se préparer 155 ans, afin que l’on parvienne à un accord sur ces choses au sujet desquelles il est indispensable de s’accorder ».
En ce qui concerne les répliques formulées par certains représentants du Patriarcat de Constantinople selon lesquelles les décisions du Concile en Crète, malgré l’absence d’un consensus panorthodoxe, seront contraignantes pour toutes les Églises orthodoxes, le professeur Petrouchko, de l’Institut Saint-Tikhon, s’est référé à l’histoire ecclésiastique et a rappelé : « Le principe de catholicité sous-entend le concept de réception des décisions conciliaires par le peuple ecclésial, le plérôme de l’Église. Nous savons que dans l’histoire, il y a eu des conciles qui prétendaient au statut œcuménique. On peut se rappeler du concile qualifié de « brigandage » au Vème siècle, et du concile « acéphale », iconoclaste au VIIIème s. Mais la conscience ecclésiastique a rejeté leur autorité. Et s’il y a des tentatives d’interpréter les actes du Concile de Crète comme panorthodoxes, contraignantes pour le monde orthodoxe entier, il ne faut pas oublier qu’il y a encore la voix de tout le plérôme ecclésial, il peut dire sa parole de grande portée et rejeter, ne pas accepter ces décisions ».
De son côté, le vice-doyen de la faculté de philosophie de l’Université d’État de Moscou, le membre de la commission synodale biblique et théologique A. Kozyrev, a mentionné l’importance du processus préconciliaire lui-même : « Le fait même que ce Concile pourrait avoir lieu – et on peut espérer qu’il aura lieu un jour ou l’autre, dans la perspective historique, espérons durant notre vie – est très significatif. Cela signifie que nous entrons dans une autre époque. On l’appelle post-séculariste. Cela signifie que le rôle de l’Église, de la religion dans la vie de la société ne s’amoindrit pas, mais qu’au contraire, il croît ».
Selon le dirigeant du Centre d’étude des problèmes de la religion et de la société de l’Institut d’Europe, R. Loukine, « il n’y a qu’une seule raison formelle en raison de laquelle le Concile en Crète n’a pas été panorthodoxe, c’est la transgression du principe de l’accord de toutes les Églises orthodoxes ». « Le contexte de développement des liens inter-orthodoxes manifeste, probablement, que c’est ce qui devait se produire, et le Concile panorthodoxe, de facto, deviendra une conférence inter-orthodoxe, parce que les positions des Églises qui ne participeront pas à la rencontre en Crète, n’ont pas été entendues, on les a ignorées », à dit à son tour M. Yakouchev.
Dans son intervention, le dirigeant du service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie, le prêtre Alexandre Volkov a abordé la question de la préparation organisationnelle du Concile, qui a été menée depuis janvier 2016, après la Synaxe des primats des Église orthodoxes à Chambésy. « L’Église russe a accompli un travail immense sur la voie du Concile. Il est impossible de dire qu’elle a saboté consciemment ou déprécié quelconques actions des autres Églises. L’Église orthodoxe russe est l’une des peu nombreuses qui a accompli un travail immense à la fois sur le contenu et sur la préparation organisationnelle et protocolaire, dès que celle-ci a commencé. En accomplissant ce travail, nous escomptions réellement que toutes les Églises locales se rassembleraient en Crète et que ce serait une œuvre commune, par laquelle nous témoignerions notre unité ». « Mais en même temps, nous avons vu (cela était apparent lors de la deuxième rencontre du Comité d’organisation panorthodoxe, qui a eu lieu il y a un mois en Crète) que l’enthousiasme commun des représentants des Églises orthodoxes locales diminuait lors de chaque heure de leur présence à cette session commune de coordination » a déclaré le père Alexandre. « Tout ceci s’est produit parce que toutes les propositions, à commencer par les questions d’organisation et pour finir par les problèmes financiers, étaient formulées par le Patriarcat de Constantinople et proposées aux Églises locales comme une sorte de fait acquis. Les Églises ont été contraintes d’accepter certaines décisions préparées à l’avance, n’y apportant que des corrections cosmétiques ». Selon lui, l’atmosphère générale au cours de la préparation a amené aux décisions de ne pas participer au Concile, qui ont été prises par certaines Églises locales, et également à la critique formulée par l’Église serbe. Ainsi, le problème lié à la réponse à la question « pourquoi le Concile en Crète n’est pas devenu un événement panorthodoxe, consiste en premier lieu, non dans les difficultés afférentes aux relations entre Églises, mais dans l’absence de souhait de résoudre ces difficultés et de les discuter », assure le prêtre Alexandre Volkov. « En général, malgré tout, nous envisageons l’avenir avec espoir – on ne peut annuler ce que toutes les Églises locales considèrent comme une chose importante pour elles et pour toute l’orthodoxie mondiale. Dans une perspective de temps prévisible, je pense que nous serons tous témoins du Concile panorthodoxe », a déclaré le dirigeant du service de presse du patriarche de Moscou.
Ensuite, à la Table ronde a été entendue l’intervention du vice-président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov. « Le fait que le Concile panorthodoxe en Crète n’a pas eu lieu est un fait évident et triste aujourd’hui » a constaté le père Nicolas. Cela, comme il est dit dans la lettre du patriarche Cyrille au patriarche de Constantinople Bartholomée, qui a été adressée le soir de la session du Saint-Synode qui a eu lieu le lundi, est « un problème commun dans notre famille orthodoxe ». Évoquant la préparation du Saint et Grand Concile, qui a commencé dès 1961, l’archiprêtre a remarqué que le processus préconciliaire ne s’est pas déroulé durant 55 ans de travaux constants et sans interruption – la préparation, en fait, a été saccadée avec de grands arrêts, et son déroulement appelle de nombreuses questions. « J’ai participé à toutes les manifestations de préparation du Concile depuis 2009, lorsque ces travaux ont repris, jusqu’à maintenant » a raconté le père Nicolas, et « j’ai étudié à fond l’histoire préalable de ce processus d’après les archives du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, qui a conservé soigneusement tous les procès-verbaux des séances, l’enregistrement des interventions, les projets intermédiaires de documents. Tous les stades de ce travail commun y sont bien reflétés ». Commentant les affirmations de R. Loukine lors de la Table ronde, selon lesquelles l’ordre du jour n’arrangeait pas l’Église orthodoxe russe, l’archiprêtre Nicolas a remarqué : « Je peux, dans une certaine mesure, être d’accord avec cette opinion. Oui, il n’arrange pas, parce que, selon le point de vue de l’Église orthodoxe russe, il est « pauvret ». Or, lorsque nous avons commencé à nous préparer pour ce concile, alors qu’en 1961, sur l’île de Rhodes, avait enfin été adopté une décision commune de le réaliser, un catalogue de thèmes du futur concile a été constitué, qui en comptait près de 120. On supposait alors que le Concile serait assez long, qu’en se réunissant, les hiérarques donneraient les réponses à toutes les questions surgissant chez l’homme contemporain, au sujet desquelles l’Église, bien sûr, s’est prononcée de façon individuelle, mais n’avait pas donné de réponse solidaire jusqu’à présent ». L’Église orthodoxe russe avait préparé des projets de documents pour tous les thèmes, a souligné le père Nicolas. Certains de ces textes présentent un intérêt aujourd’hui aussi et sont parfaitement actuels, toutefois certaines choses ont vieilli pour ce qui concerne les réalités sociales, politiques de la vie de l’humanité d’alors. « Après que quinze ans se soient écoulés depuis la Conférence de Rhodes, cette décision est prise en 1976 : « tout s’est passé en quelque sorte autrement, aussi nous changeons complètement la procédure de préparation du Concile, allons, nous allons le réaliser dans de courts délais et avec un nombre limité de thèmes », déclare le père Nicolas, qui précise : « On supposait que chaque Église préparerait sa contribution aux projets de documents, et on les comparerait pour voir quelle variante était la meilleure. La vérité de la vie est telle que seule l’Église orthodoxe russe avait fait « ses devoirs », constate l’archiprêtre. « Et on s’en est arrêté là, parce travailler sur ces projets que nous avions consciencieusement envoyés à tous nos frères, on ne le voulait pas pour quelques raisons. C’est alors qu’en 1976, la délégation de l’Église de Constantinople avec à sa tête le remarquable hiérarque, le métropolite de Chalcédoine Méliton, est arrivée à Moscou. Lors de sa rencontre avec le patriarche Pimène, il a proposé de changer le processus de préparation, et l’Église russe, naturellement, était affligée et déçue. Pourquoi tant de travail de la Commission synodale, pourquoi tant de nuits sans sommeil, de sessions du Synode, pendant lesquelles tous ces textes étaient examinés, corrigés, approuvés ? Mais nous avons donné notre accord : bien, si ce n’est pas possible ainsi, accomplissons le Concile avec un ordre du jour plus maigre. Nous avons donné notre liste de thèmes. On nous dit : « Non, c’est encore beaucoup de trop ! » Il en a résulté que le nombre de thèmes serait de dix ». Par la suite, après une nouvelle réduction, quelques thèmes ont encore été enlevés, dont ceux que le Patriarcat de Moscou considérait comme très importants. C’est ainsi que le travail a continué sur six documents. Bien que les règles de préparation ont changé dans le processus, nous avons chaque fois accepté, bien qu’à contrecœur, afin que le Concile ait lieu » a souligné l’archiprêtre Nicolas. « Personne ne peut accuser l’Église russe de manque de bonne volonté et d’aspiration à ce que le Concile panorthodoxe n’ait pas lieu ». Pourquoi, lors du stade final même, un tel coup d’arrêt s’est produit ? Répondant à cette question, l’archiprêtre Nicolas a rappelé : les affirmations selon lesquelles la décision de la réalisation du Concile panorthodoxe sur l’île de Crète aux dates indiquées avaient été prises de façon panorthodoxe et unanime, et ce afin qu’aucune Église ne puisse renoncer individuellement à son vote, sont inexactes. « La décision de la Synaxe des primats des Églises à Chambésy, en janvier 2016, n’a pas été signée par toutes les Églises » a-t-il témoigné. Sous le texte concerné, le représentant du patriarcat d’Antioche, le métropolite Isaac a écrit : « L’Église d’Antioche n’est pas d’accord avec le contenu du document. Nous refusons de le signer » [la photocopie du document original a été publiée sur le site Romfea, http://www.romfea.gr/epikairotita-xronika/8929-ntokoumento-i-antioxeia-pote-de-sumfonise-na-ginei-i-agia-sunodos ndt]. L’Église russe a signé la décision, mais partait de l’idée que pour que le Concile devienne réalité, un travail constant et très intensif de préparation, avec un caractère panorthodoxe, était nécessaire ». Tant à la synaxe des primats à Istanbul en 2014, que lors de la réunion de Chambésy, qui a eu lieu en janvier de cette année, S.S. le patriarche Cyrille a souligné : un travail quotidien est nécessaire pour réussir à résoudre les différends restant jusqu’au Concile et convoquer celui-ci comme panorthodoxe. « Cependant, cela ne s’est pas produit » a constaté avec tristesse l’archiprêtre Nicolas. « Oui, il a été institué un secrétariat panorthodoxe pour la préparation du Concile, dont j’ai eu l’honneur d’être membre au nom de l’Église russe. Il s’est réuni deux fois, a travaillé en tout quatre jours et s’est occupé uniquement de questions d’ordre technique et secondaire. Toutes les questions que l’Église russe a soulevées dans ses appels au Patriarcat de Constantinople, en tant que problèmes devant être étudiés par le secrétariat panorthodoxe, et ce tant oralement que par écrit, ont été rejetées. Il fut répondu qu’elles n’entraient pas dans la compétence du secrétariat ». Le fait que la rencontre de Crète n’ait pas lieu en tant que Concile panorthodoxe est lié à la communication insuffisante dans le travail préparatoire, selon l’archiprêtre Nicolas, estimant que la coordination de ce travail réalisée par le Patriarcat de Constantinople ne s’est pas avérée être réussie. « Les voix des Églises n’ont pas été entendues », rappelle-t-il, « l’Église d’Antioche a maintes fois répété sa position, ses représentants ont participé aux conférences préparatoires et ont souligné chaque fois que la question de leur participation au Concile restait ouverte, qu’ils s’y préparaient dans le cas où la solution de leur problème serait résolue. Ils ont demandé l’aide des Églises pour régler la situation donnée et, dans leur dialogue avec l’Église de Jérusalem, ils ont avancé plusieurs fois de nouvelles solutions de compromis qui, à mon avis, témoignent de la présence d’une bonne volonté. Mais, hélas, cela ne s’est pas produit. En outre, le caractère de la préparation a appelé, vraiment, un grand mécontentement chez les représentants de pratiquement toutes les Églises locales ». Alors quelle attitude avoir envers ce qui se produit ? « Le plus probable est que le Concile aura lieu en Crète, à moins qu’en décident autrement ceux qui sont venus en Crète et prennent part aujourd’hui à la réunion des Primats. Il leur faudra prendre la décision au sujet de ce qui se passera ensuite. De notre point de vue, l’accomplissement de ce Concile présente un certain danger pour l’unité ecclésiale », a conclu l’archiprêtre Nicolas. Il a également signalé que la décision prise le 13 juin 2016 par le Saint-Synode de soutenir les propositions de plusieurs Églises visant à reporter les dates du Concile, moyennant quoi, si ladite proposition était rejetée, de considérer impossible la participation au Concile de la délégation de l’Église orthodoxe russe, était absolument inévitable. «Le Synode ne pouvait décider autrement, parce que le Concile des évêques qui s’est tenu chez nous en février, quelques jours après que la délégation de l’ Église russe soit rentrée de Chambésy après la rencontre des Primats, avait pris la décision : considérer comme une condition indispensable à la convocation du Concile panorthodoxe la libre participation des délégations de toutes les Églises orthodoxes autocéphales reconnues par tous» a encore dit le père Nicolas. «En même temps, nous de perdons pas espoir que le saint et grand Concile aura lieu». Cet espoir, a-t-il souligné, est exprimé dans le message que le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille a adressé aux Primats des Églises rassemblés en Crète. Le patriarche a salué au nom de l’Église orthodoxe russe «tous ceux qui sont réunis et les appelle à ne pas se troubler par le fait que les opinions des Églises-soeurs quant à la convocation du saint et grand Concile se soient divisées : «Selon les paroles du saint apôtre Paul, «« il faut qu’il y ait des divergences parmi vous, pour permettre aux hommes éprouvés de se manifester parmi vous » (1 Cor. 11,19). Lors de la préparation en vue du Concile, de telles divergences se sont manifestées dans toute leur plénitude, mais nous ne saurions nous permettre d’affaiblir par celles-ci l’unité prescrite par Dieu, ni de les faire dégénérer en un conflit inter-ecclésial et d’introduire la division et le trouble dans nos rangs » est-il dit, entre autres, dans le message du Primat de l’Église orthodoxe russe. « Nous demeurons une seule famille orthodoxe et nous portons ensemble la responsabilité pour le destin de la sainte orthodoxie », y est-il en outre mentionné.
Les participants à la Table ronde ont ensuite répondu aux nombreuses questions des personnes présentes.

Vidéo complète de la table ronde :

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Selon Vladimir Legoïda, président du département synodal des relations du Patriarcat de Moscou avec les médias, « L’idée de procéder au Concile en Crète, alors que des problèmes ne sont pas résolus, est irréaliste »

L’Église orthodoxe russe n’a pas reçu de réponse directe du Patriarcat de Constantinople à sa proposition de procéder à une consultation extraordinaire dans le but d’éliminer les problèmes qui ont surgi lors de la préparation du Concile panorthodoxe qui est prévu en Crète du 16 au 26 juin. C’est ce qu’a annoncé Vladimir Legoïda le 10 juin à la chaîne TV « Rossia 24 ». Vladimir Legoïda est président du département synodal de l’Église orthodoxe russe pour les relations avec la société et les médias. « Il y a un mécanisme qu’a proposé l’Église russe. Il est, je le répète, absolument réaliste et permet de prendre en compte les intérêts de tous et même de convoquer le Concile dans les délais prévus. Mais pour cela, il faut que l’on se réunisse comme nous l’avons proposé, et discuter ces problèmes. Parce que la proposition alternative de Constantinople, venir au Concile, est irréaliste. En effet, au Concile même, il n’y a pas de mécanisme pour modifier les documents, ils ne peuvent qu’être signés. Or, ils doivent être élaborés jusque là. C’est la pratique habituelle », a déclaré V. Legoïda. À la proposition que celui-ci a qualifié de « réaliste », « aucune réponse directe n’a été reçue » dans l’Église orthodoxe russe. Celle qui a été donnée [la déclaration du Saint-Synode de Constantinople, ndt], selon lui, démontre « une compréhension absolument autre de la situation par Constantinople » : « Il n’y a aucun problème, venez et nous siègerons ».

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Intervention de l’archevêque de Berlin et d’Allemagne (Église orthodoxe russe hors-frontières) au colloque organisé à l’Université Saint-Tikhon de Moscou au sujet du Concile panorthodoxe

À l’occasion du colloque organisé le 19 avril à l’Université Saint-Tikhon de Moscou au sujet du Concile panorthodoxe, l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc a commenté le message de l’Église orthodoxe russe hors-frontières au sujet des projets de documents préconciliaires destinés à être soumis au futur Concile panorthodoxe :

Éminence, Excellences, révérends Pères, Frères et Sœurs,

Comme nous l’avons entendu dans la conférence de S.E. le métropolite Hilarion [de Volokolamsk, ndt], les documents qui ont été publiés sont passés par des périodes d’élaboration, de discussions, de finalisation ayant duré de nombreuses années, parfois même de nombreuses décennies, et cela se ressent très fortement dans certains documents, tandis que dans d’autres, cela est atténué, probablement parce que les thèmes étaient plus simples. Mais il reste que, à mon avis, ainsi qu’à celui de beaucoup de nos archipasteurs et pasteurs, deux de ces documents causent une certaine préoccupation. Celle-ci est liée à l’absence de clarté que l’on y rencontre, une absence de clarté avant tout terminologique, qui peut donner lieu à des interprétations erronées. Cela concerne les documents « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ». Il y a certaines craintes également en ce qui concerne le règlement du Concile, mais S.E. le métropolite Hilarion a déjà répondu en partie à celles-ci. Avant tout, je vais aborder le document appelé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Chez nous, ce document appelle une grande vigilance au regard de l’ecclésiologie orthodoxe. La terminologie est confuse dans ce document, elle n’est pas claire et peut donner lieu à toutes les interprétations erronées. Bien qu’au début de ce document figure une phrase très claire, et encourageante pour moi personnellement ainsi que pour beaucoup d’évêques, selon laquelle l’Église orthodoxe est définie comme l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, qui établit son unité, comme cela y est dit, sur le fait qu’elle est fondée par notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi que sur la communion dans la Sainte Trinité et dans les sacrements. Cependant, malheureusement, une telle terminologie claire, non ambiguë, est loin d’être maintenue dans le reste du document, où il est dit, je cite : « L’Église orthodoxe reconnaît l’existence historique d’autres églises et confessions chrétiennes ne se trouvant pas en communion avec elle ». Cela, sous une forme différente, sous un aspect différent, fait que l’on rappelle maintes fois la question des autres « Églises ». Pour nous, une telle terminologie est inacceptable. Peut-être dois-je dire que je sens souvent, qu’en Russie, nos archipasteurs et pasteurs ont une attitude plus favorable envers les autres « Églises », les autres confessions, que nous à l’étranger, parce que nous sommes confrontés à celles-ci tous les jours, nous savons de quoi il s’agit et que, en partie, nous sommes issus de ces communautés. C’est pourquoi, nous avons, peut-être, une perception plus aiguë de ce thème mais je sais, néanmoins, que cela inquiète de nombreuses personnes, et ce non pas seulement dans notre Église. En fait, ceux qui ont protesté les premiers contre cette formulation étaient des Grecs. Et cela me réjouit parce que les Grecs constantinopolitains, de toute évidence, considèrent souvent que nous, Église russe, avons toujours été opposés à ce qu’ils proposaient. Dans le cas présent, ce sont les Grecs eux-mêmes des Églises de Grèce et de Chypre qui ont apporté une contribution très intéressante à cette discussion. Lorsqu’il est dit que l’Église est fondée par notre Seigneur Jésus-Christ, on oublie de toute évidence qu’elle constitue également Son Corps mystique, ce que nous ne saurions omettre. Si un tel fondement du Corps du Christ est clair pour nous, alors il ne peut être question d’une multitude d’Églises. Cela, nous ne pouvons en parler que dans une discussion privée, personnelle, mais non au niveau d’une conférence panorthodoxe. L’unité de l’Église, à notre avis, ne saurait être mise en question. Il n’est dit nulle part dans le texte que la division qui existe à notre époque s’est produite suite à des schismes et des hérésies. Certes, dans la vie de tous les jours, nous pouvons ne pas aller à la rencontre de chaque protestant en lui disant « tu es un hérétique ». Mais lorsque l’on me demande : « Me considérez-vous comme un hérétique ? », je dois le dire. Je dois comprendre que, à la base de ces prétendues « Églises » existant maintenant, se trouve l’hérésie ou le schisme. Mais, dans ce document, on parle constamment d’une mystérieuse unité chrétienne. Il n’est dit nulle part ce dont il s’agit. Est-ce un quelconque méli mélo ? Si nous parlons de la prépondérance de l’Église orthodoxe, de l’unité des fidèles en Christ, de l’Église une sainte, catholique et apostolique etc., alors nous ne pouvons en même temps, dans le même document, parler de la multitude des Églises. Parler de l’unité chrétienne perdue et du rétablissement de celle-ci, est magnifique, Dieu merci, on en parle. Mais le rétablissement de l’unité ne peut se produire par des voies nébuleuses. Là, rien n’est dit au sujet de tous ceux qui ont quitté cette unité avec l’Église orthodoxe, que nous invitons à revenir, il n’est pas dit que nous sommes des témoins, sans orgueil aucun de notre côté (ce n’est pas à nous que revient le mérite d’être orthodoxes, mais le Seigneur nous a appelés dans l’Église Une) et pour cette raison, nous devons témoigner de cette vérité, et ne pas la voiler, comme on le fait ici. Il ressort de ce texte que l’Église orthodoxe est une quelconque petite partie d’un tout, c’est une sorte de fragment, comme tous les autres. Et il n’est pas dit que la perte de l’unité des hétérodoxes, c’est précisément la perte de leur unité avec l’Église orthodoxe. Encore une fois, dans une conversation privée, nous pouvons permettre de telles choses, mais non dans un document panorthodoxe, à mon avis, cela est inacceptable. Il y a encore une chose dangereuse, c’est la déclaration de ce document au sujet de la pratique du prosélytisme. Selon une phrase du document, toute pratique de prosélytisme est exclue ainsi que d’autres actions provoquant des manifestations d’antagonisme interconfessionnel. Il ne faut pas confondre ces deux choses, excusez-moi. On ne peut les laisser à égalité dans une phrase. Une chose est le prosélytisme auquel le Seigneur nous a tous appelés et envoyés, et autre chose est effectivement la manifestation malsaine d’antagonisme interconfessionnel, ce que nous voulons tous éviter. Ici, nous devons distinguer nettement ces deux choses. Parce que si nous les confondons, on arrive à nouveau à une quelconque égalité entre les confessions, nous sommes alors tous égaux et nous devons tous revenir quelque part, on ne sait pas où…

Un autre document qui appelle, peut-être, une vigilance encore plus grande, c’est le document sur la mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain. Là, à mon avis, il y a des erreurs portant sur l’anthropologie. Le passage clé dans ce document est celui où il est question de la personne humaine. Or, comme nous l’avons déjà indiqué, il faut parler ici de l’homme ! « La personne humaine » est une nouvelle expression, non patristique et non liturgique. Ceci étant, ce problème est identique dans toutes les variantes linguistiques de ce texte. Ceci est le plus flagrant dans le texte grec. J’ignore quel texte se trouvait à l’origine de ce document, mais le texte grec est absolument absurde, comme l’ont montré les évêques grecs, parce que l’on y utilise le mot « prosopon », qui est en général utilisé seulement pour les Personnes de la Sainte Trinité, et les Grecs eux-mêmes l’ont relevé. Il y a, dans la traduction russe, la meilleure variante, étant donné qu’à de nombreux endroits, on utilise malgré tout le mot « homme », et non « la personnalité humaine ». Et dans les textes français, grec et anglais, il y a cette terminologie inacceptable. Il faudrait, dans le texte russe, procéder de façon conséquente, et utiliser dans tout le texte le mot « homme », au lieu de « personnalité humaine », qui crée ici une confusion entre ce qui est incréé – la Sainte Trinité – et le créé dans l’homme.

Ce sont donc les éléments qui, à notre avis, demandent des corrections et des définitions précises. Beaucoup de choses importantes sont dites dans ces textes, particulièrement dans ce texte où il est question de la place de l’Église dans le monde contemporain. Il ne faudrait pas, naturellement, tout supprimer mais, à mon avis, il faut préciser et éviter, voire enlever toutes ces contradictions inutiles, qui sont présentes dans ce texte.

Encore un élément important : pour quelles raisons y parle-t-on de « genres », alors que l’on a simplement en vue le sexe. Pourquoi faut-il introduire un quelconque « genre » ? Cela est incompréhensible.

Pour ce qui concerne la procédure du Concile, il y a un passage troublant, c’est la référence au fait que l’esprit conciliaire ou l’institution conciliaire dans l’Église a toujours préservé la vérité de la foi. C’est simplement faux. Les Conciles ont simplement transmis ce qu’ils ont hérité du Seigneur, ils révèlent la volonté divine, mais ils ne l’établissent pas eux-mêmes. Le métropolite Hilarion a déjà parlé au sujet de la décision conciliaire, je lui suis reconnaissant pour cette clarification. Bien sûr, tenant compte de tout cela, ce serait mieux, en fonction de toutes ces lacunes, et cela faciliterait beaucoup les choses, si nous utilisions non pas le mot « Concile », mais « Conférence panorthodoxe ». Cela ferait disparaître toute la tension qui existe dans le peuple et qui, peut-être, est fondée, mais il y a ici un malentendu, parce que nous partons ici de la langue grecque où en fait il n’y a pas de différence fondamentale entre les mots « Concile », « Réunion » et conférence ou consultation. Si nous utilisions le mot « conférence » nous ferions disparaître cette grande tension.

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Exposé du métropolite de France Emmanuel sur le Concile panorthodoxe, à l’Institut des hautes études Saints-Cyrille-et-Méthode à Moscou

Le 11 mars, le métropolite de France Emmanuel (Patriarcat œcuménique) a fait un exposé sur le Concile panorthodoxe à l’Institut des hautes études Saints-Cyrille-et-Méthode à Moscou. Dans son discours d’accueil, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des relations ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou a déclaré : « Nous nous sommes adressés au patriarche de Constantinople Bartholomée pour lui demander d’envoyer sur le territoire de l’Église russe un hiérarque autorisé du Patriarcat oecuménique, qui pourrait exposer le point de vue dudit patriarcat au sujet de la préparation et de la réalisation du Concile panorthodoxe. Et bien que les documents qu’il est prévu d’examiner et d’adopter lors du concile aient déjà été publiés, la vie montre que les gens ne lisent pas toujours les documents ». Le métropolite Hilarion ajouté que la venue à Moscou du métropolite Emmanuel constituait une possibilité d’obtenir une information de première main sur ledit événement en préparation. Après cette introduction du métropolite Hilarion en russe, on peut visionner l’exposé du métropolite Emmanuel, prononcé en français et suivi de la traduction en russe ci-dessous :

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Moscou, ouverture du Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe – 2 février

« Le Concile épiscopal détient le pouvoir suprême, au sein de l’Eglise orthodoxe russe, sur les questions doctrinales, canoniques, liturgiques, pastorales, administratives et autres, concernant la vie de l’Eglise, tant intérieure qu’extérieure » (Statuts, chap. 3, par 1) », rappelle le site officiel de l’Eglise orthodoxe russe. Le Concile épiscopal est convoqué au moins une fois tous les quatre ans par le patriarche et le Saint-Synode. Sous le patriarcat de Sa Sainteté le patriarche Cyrille, le Concile épiscopal s’est réuni deux fois, en 2011 (2-4 février) et en 2013 (2-5 février).
Le Concile de 2011 a permis d’élaborer des textes applicables à toute l’Eglise, consacrés au service social public, à la mission auprès des minorités autochtones etc. L’un des documents essentiels incluait des mesures de conservation de la mémoire des néo-martyrs. Le Concile de 2013 a arrêté la procédure d’élection du Patriarche par le Concile local, a précisé les pleins pouvoirs des Conciles locaux et patriarcal, formulé un jugement sur les problèmes de justice des mineurs, a exprimé la position de l’Eglise orthodoxe russe sur les problèmes actuels de l’écologie, ainsi que concernant le développement des technologies d’enregistrement et de traitement des données individuelles.

Le 2 février 2016, le Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe a débuté ses travaux à la salle des conciles de l’église cathédrale du Christ Sauveur de Moscou. Des hiérarques du Patriarcat de Moscou venant de Russie, d’Ukraine, Moldavie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Kirghizie, Lituanie, Lettonie, Tadjikistan, Ouzbékistan, Estonie, ainsi que des pays étrangers où existent des diocèses de l’Eglise orthodoxe russe sont arrivés à Moscou pour y participer.

En tout, 354 prélats venant de 293 diocèses de l’Église orthodoxe russe sont invités à prendre part au Concile.

La réunion a été précédée de la divine liturgie, célébrée à l’église du Christ Sauveur par l’archiprêtre Mikhaïl Riazantsev et le clergé de Moscou. Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et les hiérarques venus participer au concile assistaient à l’office.

Conformément aux Statuts de l’Église orthodoxe russe, le Concile est présidé par le patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Le présidium se compose des membres permanents du Saint Synode : Sa Béatitude le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine, le métropolite Juvénal de Kroutitsy et de Kolomna, le métropolite Vladimir de Kichinev et de toute la Moldavie, le métropolite Alexandre d’Astana et de tout le Kazakhstan, chef de la région métropolitaine de la République de Kazakhstan, le métropolite Vincent de Tachkent et d’Ouzbékistan, chef de la région métropolitaine d’Asie centrale, le métropolite Barsanuphe de Saint-Pétersbourg et de Ladoga, chancelier du Patriarcat de Moscou, le métropolite Paul de Minsk, exarque de toute la Biélorussie, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.

Font également partie du présidium les hiérarques invités à participer à la session d’hiver du Saint Synode : le métropolite Isidore de Smolensk et de Roslavl, l’archevêque Jean de Magadan et de Sinegorsk, l’évêque Marcel de Beltsy et de Felecht, l’évêque Barlaam de Makhatchkala et de Grozny.

Par ailleurs, conformément à une décision du Saint Synode en date du 24 décembre 2015 (minute 96), compte tenu de l’importance de la participation à la direction des travaux du Concile épiscopal des primats des sujets autonomes et auto-administrés du Patriarcat de Moscou, ont été inclus au présidium : le métropolite Hilarion d’Amérique de l’Est et de New York et le métropolite Alexandre de Riga et de toute la Lettonie.

Un office d’intercession a été célébré avant l’assemblée plénière. Sa Sainteté le patriarche Cyrille a lu une prière, demandant à Dieu de bénir les travaux du Concile.

S’adressant à l’assemblée dans un bref discours d’ouverture, le primat de l’Église russe a constaté que le présent Concile épiscopal était convoqué avec un an d’avance sur les délais prévus par les Statuts de l’Église orthodoxe russe. Ceci s’explique par la préparation intensive au Concile panorthodoxe.

« Le Concile épiscopal de 2013 a souligné que cette préparation devait supposer une large discussion des décrets à adopter. Elle implique aussi un souci particulier de la préservation de la pureté de la doctrine orthodoxe. C’est pourquoi le Saint Synode a estimé qu’il était temps d’entreprendre une discussion sérieuse sur les questions que pose le processus préconciliaire » a poursuivi le patriarche Cyrille.
Par ailleurs, nous nous pencherons aujourd’hui sur la délicate question des « restes d’Ekaterinbourg » et discuterons de l’application de différentes décisions prises par le précédent Concile » a prévenu le primat.

L’assemblée a adopté le règlement, le programme et l’ordre du jour, approuvé la composition des commissions des mandats, de rédaction et des comptes.

Le métropolite Barsanuphe de Saint-Pétersbourg et de Ladoga, chancelier du Patriarcat de Moscou, a été élu secrétaire du Concile épiscopal. Le métropolite Innocent de Vilnius et de Lituanie est nommé à la tête de la commission des mandats ; la commission de rédaction est présidée par le métropolite Paul de Minsk et de Zaslavl, exarque de toute la Biélorussie ; le métropolite Serge de Ternopol et de Kremenets est élu président de la commission des comptes.

Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a ensuite présenté un rapport sur la vie de l’Église russe.

Source Pravoslavie.ru et Mospat.ru

Le Patriarcat de Moscou donne des précisions sur les projets de texte devant être présentés à l’approbation du Concile panorthodoxe

Dans son compte-rendu sur la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Chambésy, le Patriarcat de Moscou apporte des précisions sur projets de textes qui seront présentés à l’approbation du Concile panorthodoxe : « Après des compléments et des corrections, le projet de document « Mission de l’Église orthodoxe dans le monde actuel » a été approuvé à l’unanimité. Le projet de décision du Concile sur le thème « Sacrement du mariage et ses empêchements » a été signé par les chefs de délégations de toutes les Églises locales, à l’exception de l’Église orthodoxe de Géorgie et de l’Église orthodoxe d’Antioche, dont les chefs de délégation ont exprimé par écrit leur désaccord sur ledit document. La délégation du Patriarcat d’Antioche a également exprimé son désaccord sur le texte du règlement des travaux du Concile, signé au nom des autres délégations ayant participé à la synaxe  ».

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Déclarations du patriarche Cyrille de Moscou au sujet du Concile panorthodoxe

« Le Concile n’aura pas lieu à Istanbul. La position de l’Église russe [à ce sujet] a été adoptée. Nous avons proposé le Mont Athos ou Rhodes, ou encore un autre lieu, mais le patriarche de Constantinople à proposé la Crète » a déclaré aux journalistes le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, à l’issue de son séjour à Chambésy (Suisse), où s’est déroulée la rencontre des primats des Églises orthodoxes, dédiée à la préparation du Concile panorthodoxe. Comme l’a mentionné le patriarche Cyrille, cette île grecque se trouve sous la juridiction du patriarche de Constantinople, et ce lieu est proposé en raison « des conditions qui y sont les plus favorables : il y a une salle prévue pour 400 personnes, un lieu d’hébergement et des conférences de différentes sortes se passent en Crète, dont des conférences théologiques ». « Nous connaissons bien cet endroit et, naturellement, nous sommes d’accord pour la tenue du Concile en Crète », a déclaré le patriarche Cyrille. À son tour, le chef du service de presse patriarcal, le prêtre Alexandre Volkov a précisé, dans sa discussion avec le correspondant de l’agence « Interfax-Religion », que le Concile commencera le 19 juin, jour de la Pentecôte [selon le calendrier orthodoxe, ndt]. Le patriarche a annoncé que le Concile n’examinera pas le sujet lié au schisme en Ukraine, ainsi que le passage de toutes les Églises orthodoxes à un seul calendrier. Tous les documents qui ont été approuvés par les chefs des Églises orthodoxes et qui devront être discutés lors du Concile, seront publiés très prochainement. « Notre Église a insisté pour qu’il n’y ait aucun embargo sur ces documents, mais pour que les gens puissent en avoir connaissance, parce que beaucoup de points de vue critiques sur le Concile à venir se sont précisément formés en raison du vide d’information. Les gens ne savaient rien sur le Concile », a expliqué le primat. En outre, celui-ci attend « un bon document concernant la mission de l’orthodoxie dans le monde contemporain », ainsi qu’un document au sujet du mariage, de la famille et des empêchements au mariage. À la question concernant ce qu’il attentait du prochain Concile, le patriarche Cyrille a répondu : « Une plus grand consolidation encore du monde orthodoxe. Je sais que la question ukrainienne [i.e. la question de l’Église d’Ukraine, ndt] ne sera pas examinée, que la question de la possibilité d’accorder l’autocéphalie (à l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, selon l’agence Interfax) ou la légalisation du schisme, et cela été confirmé publiquement par le patriarche Bartholomée ».

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Le patriarche de Moscou Cyrille s’est exprimé au sujet des craintes des fidèles concernant le Concile panorthodoxe

La perspective du déroulement du Concile panorthodoxe en 2016 provoque des sentiments de préoccupation chez beaucoup de fidèles de l’Église orthodoxe russe. Cette préoccupation et a un « côté à la fois positif et négatif », a déclaré le patriarche de Moscou Cyrille le 21 décembre, à l’occasion de la réunion diocésaine du clergé de Moscou. « D’une part, c’est une bonne chose que notre peuple ne soit pas indifférent envers les questions de la foi et de l’héritage des Pères. 

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Le patriarche de Moscou Cyrille : le prochain concile panorthodoxe prendra ses décisions sur la base du consensus

Le patriarche de Moscou Cyrille a déclaré que les propositions de l’Église orthodoxe russe concernant le mode de déroulement du prochain concile panorthodoxe ont été entendues par la majorité des Églises locales orthodoxes et adoptées comme obligatoires. « Au mois de mars de l’année passée, j’ai visité Istanbul pour participer à la réunion des primats des Églises orthodoxes locales, au cours de laquelle nous avons échangé des points de vues concernant les perspectives de convocation du concile panorthodoxe. Je voudrais mentionner avec satisfaction que, après des discussions prolongées et qui ne furent pas toujours faciles, la position du Patriarcat de Moscou au sujet des questions pour nous essentielles, a été soutenue par de nombreuses Églises locales », a déclaré le patriarche Cyrille dans son rapport à la conférence épiscopale, qui s’est tenue en la cathédrale du Christ-Sauveur. « Grâce à cela, dans la résolution finale de la réunion des primats, il est souligné que toutes les décisions, tant au concile panorthodoxe, que lors des étapes de sa préparation, seront prises sur la base du consensus » a-t-il ajouté. « La résolution concernée garantit que la voix de chaque Église locale sera entendue. Cela permettra la préservation de l’unité panorthodoxe » a souligné le patriarche.

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Le patriarche de Moscou Cyrille : le futur concile panorthodoxe est un événement d’importance historique

Dans un entretien avec le correspondant de la chaîne télévisée russe VGTRK, le patriarche de Moscou Cyrille a évoqué le bilan de la réunion des primats des Églises orthodoxes à Constantinople : « En premier lieu, la réunion s’est adressée au monde et a exprimé sa position sur la situation au Moyen Orient et en Afrique du Nord : des paroles très fortes ont été prononcées au sujet de ce qui se passe en Syrie. Cela a été l’expression de la solidarité orthodoxe commune avec les minorités chrétiennes opprimées aujourd’hui, avec des milliers de victimes innocentes, dont le sang est répandu en Syrie et les autres pays, au Moyen Orient et en Afrique du Nord.

Le thème principal de la réunion a été la préparation du concile panorthodoxe. Ce n’est pas un concile œcuménique, comme certains le considèrent, mais le concile des Églises orthodoxes. Les participants à la réunion ont également prêté attention à la situation en Ukraine. Dans la déclaration à ce sujet sont contenus trois éléments importants : le premier, c’est une impulsion à la paix et à ce que les problèmes soient résolus par des moyens pacifiques ; le second est un appel à ce que personne ne s’empare par la force des églises, des monastères [allusion aux schismatiques ukrainiens, ndt], c’est-à-dire que, lors de la résolution des différends ecclésiastiques, la force militaire, physique, soit absente ; le troisième, qui est naturellement très important, est un appel aux gens qui se trouvent dans le schisme : toutes les Églises orthodoxes les appellent à revenir dans le sein de la sainte Église orthodoxe. Naturellement, cela sous-entend le principe canonique de la reconstitution de l’unité canonique en Ukraine.

Un autre point extrêmement important est que les décisions au concile seront prises par consensus, c’est-à-dire d’un commun accord. Il n’y aura aucun vote au concile. En même temps, dans le document qui a été rédigé lors de la présente réunion, il est dit que chaque Église disposera d’une voix. Cela signifie que chaque Église ne pourra présenter deux opinions différentes, que la position de l’Église locale devra être formulée de telle façon d’exprimer l’opinion de tout son épiscopat, de son clergé et de son peuple fidèle. C’est extrêmement important, afin qu’il n’y ait pas de conflit, qu’il n’y ait rien qui puisse pousser les gens à la division. Le concile doit nous unir tous, nous rendre plus efficaces devant les problèmes qui existent dans le monde et réconcilier ceux qui ne le sont pas encore pleinement. Nous avons naturellement insisté qu’il y ait le plus grand nombre possible d’évêques à ce concile. Mais les circonstances extérieures liées au déroulement du concile à Constantinople, fixé à 2016, ne permettent pas d’inviter tous les évêques. Aussi, il a été décidé que, prenant en compte le fait que les décisions seront prises de façon consensuelle, cela ne revêtira plus d’importance décisive. Chaque Église sera représentée par 24 évêques. Ces Églises, qui n’ont pas une telle quantité de hiérarques, enverront la totalité de ses évêques. Nous supposons que, jusqu’en 2016, toutes les questions liées à la préparation des documents, la résolution des procédures, seront réglées, et si le Seigneur le bénit, en 2016, les Églises orthodoxes se rencontreront pour dire, d’une seule bouche et d’un seul cœur tout ce qu’elles pensent aujourd’hui sur leur propre vie et activité, sur leurs relations envers les problèmes les plus importants du monde contemporain ».

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Radio: le patriarche Alexis II de Moscou et le dernier concile local russe

Dans l'émission de radio L'Église orthodoxe aujourd'hui du dimanche 15 février, à partir de 17 heures, sur Radio Notre-Dame, Bogdan-Florin Vlaïcu proposera un entretien sur la personnalité et le pontificat du patriarche Alexis de Moscou (1) et sur le concile local qui a choisi le nouveau patriarche Cyrille, avec le père hiéromoine Alexandre (Siniakov), secrétaire aux relations œcuméniques et publiques de l’Eglise orthodoxe russe en France, le père Hyacinthe Destivelle (1), dominicain, directeur du centre d’études Istina de Paris, et Jean-François Colosimo, professeur à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris.

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Moscou: les femmes constituent 10% des membres du concile

Les femmes déléguées, moniales et laïques, forment 10% des membres du concile qui doit élire aujourd'hui le nouveau patriarche de Moscou.

Source: Église russe

Moscou: dernière réunion du Saint-Synode avant le concile

Le 23 janvier, le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou s'est réuni pour terminer l'organisation du concile. Un concile épiscopal aura lieu le 25 et 26 janvier et le concile ainsi que l'élection du nouveau patriarche débutera le 27 janvier.

Source: Église russe

Congrès: «1918-2008: 90 ans après le concile local de Moscou»

L’Acer-Mjo organise, du 3 au 5 octobre prochain, un congrès à Loisy (au nord de Paris) sur le thème: «1918-2008: 90 ans après le concile local de Moscou». Les intervenants seront: Nikita Struve, l’archiprêtre Paul Adelheim, Hyacinthe Destivelle o.p., Cyrille Sollogoub et le père Christophe D’Aloisio.

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«Le concile local de Moscou et la conciliarité – la question de la participation des laïcs au concile local dans les débats préconciliaires» par le père Hyacinthe Destivelle

Nous
publions, avec l’aimable autorisation de l’éditeur, ce texte, publié en 2003,
du père dominicain Hyacinthe Destivelle sur un des aspects du concile de Moscou
(1917-1918), à savoir la participation des laïcs dans les débats
préconciliaires dudit concile, question toujours d’actualité. Son auteur est directeur
du centre et de la revue Istina. Il a
publié récemment un ouvrage sur le concile de
Moscou
. Il évoquera, dimanche 19 novembre, à partir de 13h30, à Paris, dans
le cadre des conférences catéchétiques des Rencontres orthodoxes,
dans la paroisse Saint Séraphin de
Sarov (91, rue Lecourbe, Paris 15e), ce même concile. Pour lire ce
texte, intitulé «Le concile local de Moscou et la conciliarité – la question
de la participation des laïcs au concile local dans les débats préconciliaires»,
cliquez sur ce
lien
.

Le concile de l’Eglise russe hors frontières favorable à la réunification avec le Patriarcat de Moscou

Dans une résolution (en russe), prononcée hier, le concile de l’Eglise russe hors-frontières, a déclaré être favorable à la réunification avec le Patriarcat de Moscou. Il a émis des réserves concernant la participation de l’Eglise russe au Conseil œcuménique des Eglises. Il a, en outre, demandé une large autonomie.

L’Eglise orthodoxe russe hors-frontières prépare son concile général au cours duquel sera discutée la normalisation de ses relations avec le Patriarcat de Moscou

Les préparatifs en vue de la convocation du concile général qui se déroulera en mai 2006 à San Francisco ont commencé dans l’Eglise russe hors-frontières. L’une des principales questions sera « l’établissement de relations normales entre les Eglises en Russie et à l’étranger ». C’est ce qu’a annoncé le secrétaire de la commission préconciliaire l’archiprêtre Petr Perekrestov, dans une interview donnée à la rédaction du site internet de l’EORHF.

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Le patriarche russe Cyrille invite le patriarche Bartholomée à Moscou

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a effectué une visite au Patriarcat œcuménique le mardi 19 septembre. Le métropolite de Volokolamsk, qui était accompagné par l’archiprêtre Igor Yakimtchouk et le prêtre Anatole Chouriakov, membre du Département mentionné, a été reçu par le patriarche œcuménique Bartholomée. À la rencontre étaient également présents les métropolites Emmanuel de France et Bartholomée de Smyrne, secrétaire en chef du Saint-Synode. À cette occasion, le métropolite de Volokolamsk a transmis l’invitation du patriarche de Moscou Cyrille au patriarche Bartholomée à participer aux célébrations qui auront lieu à Moscou durant la première semaine de décembre pour la commémoration du 100ème anniversaire du commencement des persécutions contre l’Église consécutives à la révolution d’octobre, et de la convocation du Concile panrusse de 1917, ainsi que du rétablissement de l’institution patriarcale en Russie après son abolition depuis 200 ans. Le patriarche Bartholomée a remercié le métropolite de Volokolamsk et a déclaré que la question de sa réponse sera examinée suite à la réunion du Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople. En outre, les deux parties ont discuté de façon approfondie la question du Concile de l’Église orthodoxe qui a eu lieu en Crète en juin 2016, ainsi que d’autres questions bilatérales et inter-orthodoxes.

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Le jour de la fête de la Dormition (28 août selon l’ancien calendrier) auront lieu dans toutes les églises russes des offices d’intercession aux membres canonisés du Concile pan-russe de 1917-18

Avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et conformément à la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe, aura lieu le 28 août, jour de la fête de la Dormition, un office d’intercession (« moleben ») aux membres canonisés du Concile panrusse de 1917-1918. Le 28 août 1917 était la date d’ouverture du Concile. L’office sera célébré dans toutes les paroisses de l’Église orthodoxe russe. À l’issue de celui-ci auront lieu des prières de requiem pour les membres non canonisés du Concile. Le patriarche de Moscou Cyrille célébrera à cette occasion la Liturgie en la Cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou. Les membres canonisés du Concile sont les suivants :

St. Tikhon, Patriarche de Moscou et de toute la Russie († 1925)
Hiéromartyr métropolite Vladimir (Bogoyavlensky, † 1918)
Hiéromartyr archevêque Andronique (Nikolsky, † 1918)
Hiéromartyr archevêque Vital (Bogoyavlensky, † 1918)
Hiéromartyr évêque Hermogène (Dolganev, † 1918)
Hiéromartyr évêque Éphrem (Kouznetsov, † 1918)
Hiéromartyr évêque Laurent (Knyazev, † 1918)
Hiéromartyr archimandrite Barlaam (Konoplev, † 1918)
Hiéromartyr archimandrite Matthieu (Pomerantsev, †1918)
Martyr Alexis Zverev († 1918)
Martyr Nicolas Varjansky († 1918)
Hiéromartyr archevêque Mitrophane (Krasnopolsky, † 1919)
Hiéromartyr évêque Platon (Koulbouch, † 1919)
Hiéromartyr archevêque Tikhon (Nikanorov, † 1920)
Hiéromartyr archevêque Sylvestre (Olchevsky, † 1920)
Hiéromartyr évêque Simon (Chleyov, † 1921)
Hiéromartyr métropolite Benjamin (Kazansky, † 1922)
Hiéromartyr archimandrite Serge (Cheïn, †1922)
St. Alexis (Soloviev, †1928)
Confesseur métropolite Agathange (Preobrazhensky, †1928)
Hiéromartyr archimandrite Benjamin (Kononov, †1928)
Hiéromartyr archevêque Hilarion (Troïtsky, †1929)
Hiéromartyr évêque Vital (Zelentsov, † 1930)
Hiéromartyr archevêque Jean (Pommer, † 1934)
Hiéromartyr prêtre Basile Malakhov († 1937)
Hiéromartyr archiprêtre Alexandre Khotovitsky (†1937)
Hiéromartyr archiprêtre Constantin Bogoslovsky (†1937)
Hiéromartyr métropolite Eugène (Zernov, †1937)
Hiéromartyr métropolite Pierre (Poliansky, †1937)
Hiéromartyr métropolite Cyrille (Smirnov, †1937)
Hiéromartyr archevêque Procope (Titov, † 1937)
Hiéromartyr archiprêtre Élie Gromoglasov (†1937)
Hiéromartyr arhevêque Séraphim (Ostroumov, †1937)
Hiéromartyr archevêque Nicolas (Dobronravov, † 1937)
Hiéromartyr archimandrite Cronide (Lioubimov, † 1937)
Hiéromartyr métropolite Séraphim (Tchitchagov, †1937)
Hiéromartyr archiprêtre Serge Golochapov († 1937)
Hiéromartyr archimandrite Isaac (Bobrakov, † 1938)
Hiéromartyr archevêque Alexandre (Trapitsine, †1938)
Hiéromartyr métropolite Anatole (Grisiouk, † 1938)
Martyr Jean Popov († 1938)
Hiéromartyr archiprêtre Jean Artobolesky (†1938)
Hiéromartyr archiprêtre Michel Okolovitch († 1938)
Hiéromartyr archevêque Nicodème (Krotkov, † 1938)
Confesseur évêque Athanase (Sakharov, †1962)
Confesseur archiprêtre Pierre Tchheltsov († 1972)

Sources : 1 et 2

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a publié la liste des saints qui seront commémorés dans le cadre de la « Fête des Pères du Concile panrusse de 1917-1918 »

Lors de sa séance du 4 mai, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a décidé la commémoration des Pères du Concile panrusse de 1917-1918, fixée au 5/18 novembre, jour de l’élection du saint hiérarque Tikhon au siège patriarcal de Moscou. Le Saint-Synode a décidé d’introduire dans ménologe liturgique la mémoire collective des Pères du Concile local de l’Église russe de 1917-1918, selon la liste ci-dessous :

St. Tikhon, patriarche de Moscou et de toute la Russie († 1925)
Hiéromartyr métropolite Vladimir (Bogoyavlensky, † 1918)
Hiéromartyr archevêque Andronique (Nikolsky, † 1918)
Hiéromartyr archevêque Basile (Bogoyavlensky, † 1918)
Hiéromartyr évêque Hermogène (Dolganev, † 1918)
Hiéromartyr évêque Éphrem (Kouznetsov, † 1918)
Hiéromartyr évêque Laurent (Knyazev, † 1918)
Hiéromartyr archimandite Barlaam (Konoplev, † 1918)
Hiéromartyr archimandrite Matthieu (Pomerantsev, †1918)
Martyr Alexis Zverev († 1918)
Martyr Nicolas Varjansky († 1918)
Hiéromartyr archevêque Métrophane (Krasnopolsky, † 1919)
Hiéromartyr évêque Platon (Koulbouch, † 1919)
Hiéromartyr archevêque Tikhon (Nikanorov, † 1920)
Hiéromartyr archevêque Sylvestre (Olchevsky, † 1920)
Hiéromartyr évêque Simon (Chleyov, † 1921)
Hiéromartyr métropolite Benjamin (Kazansky, † 1922)
Hiéromartyr archimandrite Serge (Cheïn, †1922)
St. Alexis (Soloviev, †1928)
Confesseur métropolite Agathange (Preobrajensky, †1928)
Hiéromartyr archimandrite Benjamin (Kononov, †1928)
Hiéromartyr archevêque Hilarion (Troïtsky, †1929)
Hiéromartyr évêque Basile (Zelentsov, † 1930)
Hiéromartyr archevêque Jean (Pommer, † 1934)
Hiéromartyr prêtre Malakhov († 1937)
Hiéromartyr archiprêtre Alexandre Khotovitsky (†1937)
Hiéromartyr archiprêtre Constantin Bogoslovsky (†1937)
Hiéromartyr métropolite Eugène (Zernov, †1937)
Hiéromartyr métropolite Pierre (Polyansky, †1937)
Hiéromartyr métropolite Cyrille (Smirnov, †1937)
Hiéromartyr archevêque Procope (Titov, † 1937)
Hiéromartyr archiprêtre Élie Gromoglasov (†1937)
Hiéromartyr archevêque Séraphim (Ostroumov, †1937)
Hiéromartyr archevêque Nicolas (Dobronravov, † 1937)
Hiéromartyr archimandrite Cronide (Lioubimov, † 1937)
Hiéromartyr métropolite Séraphim (Tchitchagov, †1937)
Hiéromartyr archiprêtre Serge Golochapov († 1937)
Hiéromartyr archimandrite Isaac (Bobrakov, † 1938)
Hiéromartyr archevêque Alexandre (Trapitsine, †1938)
Hiéromartyr Métropolite Anatole (Grisiouk, † 1938)
Martyr Jean Popov († 1938)
Hiéromartyr archiprêtre Jean Artobolesky (†1938)
Hiéromartyr archiprêtre Michel Okolovitch († 1938)
Hiéromartyr archevêque Nicodème (Krotkov, † 1938)
Confesseur évêque Athanase (Sakharov, †1962)
Confeseur archiprêtre Tcheltsov († 1972)

Il est proposé à la commission liturgique de présenter pour examen au Saint-Synode les textes du tropaire, du kondakion et du mégalynaire des saints Pères du Concile local de l’Église russe. Il a été également décidé de constituer un office à ces saints, et jusqu’à sa rédaction, de célébrer l’office commun aux saints néomartyrs et confesseurs de Russie, qui se trouve dans les ménées sous la date du 25 janvier.

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Interview du métropolite de Volokolamsk Hilarion à l’agence grecque Romfea.gr au sujet du Concile de Crète, de l’Ukraine, du Phanar, de la Syrie et de l’Europe

Dans une interview à l’agence grecque Romfea.gr, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des affaires extérieures du Patriarcat de Moscou, a abordé les questions du Concile de Crète, de l’Ukraine, du Phanar, de la Syrie et aussi de l’Europe. Nous publions ci-dessous, in extenso, cette interview.

– Votre Éminence, quelle est l’image générale de l’Orthodoxie quelques mois après le Saint et Grand Concile de Crète ?

– Malheureusement, ce n’était pas un Saint et Grand Concile, alors que notre espoir était qu’il soit effectivement panorthodoxe. Notre Église a tout fait pour que le Concile soit préparé convenablement et nous espérions jusqu’à la fin qu’il soit réellement panorthodoxe. Nous avions acheté les billets d’avion, réservé notre séjour à l’hôtel, mais, à notre grande déception, le Concile ne s’est pas réuni comme il le fallait. Je dis cela, parce qu’au Concile ont participé dix Églises orthodoxes locales, tandis que cinq autres Églises se sont abstenues de prendre part aux travaux du Concile. Dans ce nombre, j’inclus l’Église d’Amérique [OCA, ndt], que nous reconnaissons comme Église locale. Quelle est cependant la raison pour laquelle nous ne pouvions pas participer au Concile ? La raison est que nous avions insisté pour que les décisions du Concile fussent prises à l’unanimité. Depuis le début, nous avons compris l’unanimité comme étant celle de toutes les Églises orthodoxes communément reconnues. Celles-ci sont au nombre de quatorze, mais il n’existe pas d’accord pour ce qui concerne le statut de l’Église orthodoxe d’Amérique. Dès que nous avons été informés que les Églises d’Antioche, de Bulgarie et de Géorgie avaient décidé de ne pas venir en Crète, nous avons constaté immédiatement que nous ne pouvions plus parler d’unanimité. C’est alors que nous avons demandé au Patriarche œcuménique de convoquer une réunion extraordinaire des Primats, ayant alors à notre disposition deux à trois semaines avant le Concile. Cette réunion n’a jamais eu lieu, et malgré le fait que nous avions tous reçu les invitations de participer au Concile, il était impossible que nous participions en l’absence de trois Églises. Ce que nous avions demandé n’a pas été respecté, à savoir l’unanimité, mais néanmoins le patriarche Cyrille a envoyé un message de félicitations aux participants du Concile de Crète. Tous ont respecté leur conscience, le Concile a été convoqué. Nous voyons en lui un pas important dans le cheminement vers le Grand Concile panorthodoxe. Nous continuons à étudier les décisions du Concile de Crète. Nos théologiens travaillent très dur à ce sujet, car à un certain moment, nous devons aboutir à certaines conclusions et évaluer en détails ces textes. Tant de façon conciliaire, que préconciliaire, notre but principal est de renforcer l’unité panorthodoxe et de nous abstenir de tout ce qui peut la saper.

– Votre Éminence, l’un des sujets d’actualité est celui de l’Ukraine, la plupart des Grecs ignorent la situation pour ce qui concerne l’Église dans ce pays. Que se passe-t-il finalement en Ukraine ?

– Tout d’abord, M. Polygenis [directeur de l’Agence Romfea.gr, ndt], il existe en Ukraine un schisme qui est survenu comme un schisme politique en 1992. Concrètement, lorsque le métropolite Philarète [Denisenko, ndt] n’a pas été élu patriarche de Moscou, il a été déçu et s’en est pris à ses frères hiérarques de l’Église russe qui ont élu un autre patriarche. C’est alors qu’il a décidé de proclamer sa propre autocéphalie en Ukraine, sans l’assentiment du patriarche de Russie et de toutes les Églises orthodoxes autocéphales. La hiérarchie de l’Église de Russie ne l’a pas suivi, pas plus que les fidèles, car il s’est rattaché à un schisme déjà existant dans l’Église avec un siège en Amérique et dans ce schisme il s’est auto-proclamé patriarche. Cet individu, excommunié, patriarche auto-proclamé, procède à de nombreuses actions hostiles dirigées contre l’Église russe. Les autorités ukrainiennes actuelles, sous de nombreuses formes, suivent une ligne visant à la proclamation d’une Église locale unie en Ukraine. Mais comment les politiciens la voient-ils ? L’Église orthodoxe canonique qui existe en Ukraine rassemble la majeure partie des fidèles du pays. C’est cette Église qu’ils veulent détacher pour la soumettre à la juridiction de ce pseudo-patriarche. En outre, ils veulent y inclure encore une autre Église schismatique ukrainienne, et aussi les Gréco-catholiques [uniates, ndt].

– Pensez-vous que les uniates se dissimulent derrière cela ?

– Non, ce que je vois est qu’il y a derrière cela les politiciens qui veulent s’impliquer dans toute cette affaire.

– Puisque vous avez mentionné les politiciens ukrainiens, comment commentez-vous leurs fréquentes visites au Phanar ? Leur demande au patriarche de Bartholomée est la proclamation d’une Église unie.

– C’est le droit du Patriarcat œcuménique Bartholomée de recevoir des visiteurs de n’importe quel pays, mais aussi n’importe quel politicien. Nous considérons le patriarche œcuménique avec un respect particulier, et nous ne pouvons faire des commentaires sur qui il reçoit à son siège. Toutefois, lorsque prolifèrent des schismatiques et des pseudo-hiérarques, cela ne peut pas ne pas nous préoccuper. Ces individus publient des photographies de leurs rencontres avec le patriarche et informent le monde du contenu de leurs entretiens. Nous ne pouvons pas savoir, cependant, à quel point ils reproduisent et transmettent fidèlement ce qu’ils ont discuté. Malgré cela, nous voyons qu’on les soutient, qu’on leur promet la création d’une Église locale unie, après le détachement de l’Église russe. Naturellement, nous ne voulons pas croire ces informations ! Nous avons entendu en plusieurs occasions, de la bouche du patriarche œcuménique Bartholomée que la seule Église qu’il soutient en Ukraine est l’Église canonique avec à sa tête le métropolite Onuphre. C’est donc sur ces confirmations du Patriarche œcuménique que nous appuyons nos relations avec le Patriarcat [œcuménique, ndt]. Notre priorité est de soutenir l’Unité panorthodoxe et d’éviter absolument que soit détruite la paix et l’harmonie inter-ecclésiales qui existent jusqu’à ce jour.

– Votre Éminence, l’Église russe, dès le début, s’est trouvée aux côtés de la Syrie, vous, particulièrement avez personnellement toujours parlé de la situation qui prédomine au Moyen-Orient. Où nous trouvons-nous aujourd’hui ?

– Tout d’abord, il faut que finisse la guerre en Syrie et que nous en délogions les terroristes. Tant que ceux-ci ne seront pas partis, il est impossible de parler de quelque évolution et d’un arrangement là-bas. Lorsque les politiciens et les représentants des cercles politiques occidentaux nous assurent que la résolution du problème syrien passe par la démission du président Assad, nous leur rappelons que des scénarios identiques ont déjà eu lieu en Irak et en Lybie. Ces scénarios n’ont pas apporté la démocratie, pas plus qu’ils n’ont amélioré la situation générale, au contraire, cela a contribué à l’explosion du terrorisme et au génocide des chrétiens dans ces pays. En bref, c’est ce scénario qui se serait produit en Syrie, si la Russie n’avait accordé son aide avec les troupes qui ont aidé à la lutte contre le terrorisme. De mon point de vue, les terroristes constituent un défi pour le monde civilisé entier. Pour vaincre le terrorisme, il faut unir tous les efforts, les politiciens doivent surmonter leurs désaccords pour s’unir et former un front uni. Naturellement, il faut aussi une aide humanitaire, que nous accordons nous-mêmes durant toutes ces années, mais qui n’est qu’une goutte dans l’océan. Le pays est aujourd’hui détruit, ainsi que ses infrastructures, et il faut des efforts énormes pour le reconstruire.

– Votre Éminence, il y a quelques jours, l’higoumène du monastère de Vatopédi, le père Éphrem, a été innocenté de toutes les accusations par le tribunal et après cette décision, il a remercié entre autres le peuple russe. L’Église russe se sent-elle justifiée aujourd’hui ? Je le dis parce que le patriarche et le président Poutine, dès le début, croyaient en l’innocence du père Éphrem.

– Tant l’Église russe que la Fédération de Russie, dès le début, ont soutenu l’higoumène de Vatopédi, le père Éphrem, dans la lutte pour le rétablissement de la justice. Nous ne nous sommes pas immiscés dans la procédure judiciaire car, dès le début, nous avons compris qu’il s’agissait d’un scandale fabriqué et d’une affaire dirigée contre l’Église. Nous avons soutenu l’higoumène Éphrem, comme un Ancien respecté du Mont Athos, et c’est une joie pour nous que cette affaire, qui a duré de nombreuses années, se soit terminée positivement. Car le seul but était de porter atteinte à l’image de l’Église.

– Maintenant, alors que nous nous trouvons à Chypre, comment commentez-vous la construction d’une église russe dans ce pays ? Serait-il bien de voir quelque chose de semblable dans d’autres parties de la Grèce ?

– Selon mon moi, cet événement significatif était exceptionnel et extraordinaire. C’est la première église de rite russe à Chypre. Cependant, nous ne parlons pas d’une église de l’Église russe, mais de l’Église de Chypre. C’est une église de style russe construite avec le soutien de bienfaiteurs russes, dans laquelle les offices seront célébrés en slavon et en grec. Plus de 50.000 Russes et Grecs fréquenteront cette église. C’est pourquoi j’ai exprimé aujourd’hui l’espoir que d’autres églises semblables seraient construites à Chypre. C’est un exemple extraordinaire de l’unité inter-orthodoxe, mais aussi de la préoccupation du métropolite local de Tamassos, Mgr Isaïe, pour les nécessités spirituelles des hommes et j’ai de bons espoirs qu’il soit imité par d’autres hiérarques en Grèce.

– Pour terminer, dites-nous quels sont les plans de l’Église russe en Europe. Le patriarche Cyrille a effectué récemment des visites dans les pays d’Europe, mais vous-mêmes aussi vous y rendez régulièrement.

– Je voudrais dire que la Russie n’est jamais sortie de l’Europe, mais c’est l’Europe qui a fermé ses portes à la Russie. Les sanctions imposées par la Russie étaient une réponse aux sanctions de l’Europe, mais je ne me sens pas à l’aise pour aborder la politique problématique comme un expert. En revanche, si nous parlons des questions morales et de la vie, l’Église russe est fortement préoccupée par les évolutions dans l’Europe contemporaine, où le christianisme est méthodiquement marginalisé et exclu de la vie publique. Si elle rejette les valeurs chrétiennes, l’Europe rejettera sa propre identité. Alors, nous ne parlerons plus que d’une simple organisation qui ne sera pas prête à faire face aux défis, et, de mon avis, du point de vue politique, l’Europe était et doit rester chrétienne. En même temps, il faut qu’elle reste hospitalière pour les hommes de religions différentes, et bien sûr pour les hommes qui ne professent aucune religion. Toutefois, la défense du christianisme est notre objectif commun et je souhaite que la voix de l’Orthodoxie soit fortement entendue dans le monde contemporain, ce qui constitue encore une raison pour laquelle nous devons tous être unis.

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À Vienne s’est tenu un symposium scientifique international dédié au Concile panrusse de 1917-1918

Du 2 au 5 mars 2017 s’est tenu à Vienne un symposium scientifique international intitulé « 1917-2017 : centenaire du Concile local de l’Église orthodoxe russe », organisé par la Faculté catholique-romaine de l’Université de Vienne avec le soutien du fonds caritatif chrétien Pro Oriente. Ont participé aux travaux du forum des spécialistes de l’histoire de l’Église orthodoxe russe venus de Russie, des États-Unis et des pays européens. Le Comité de rédaction scientifique du monastère stavropégiaque Novospasski de Moscou, chargé de l’édition des documents du Concile de 1917-1918, était représenté par les rédacteurs concernés, G.M. Zapalski (tome « Section monastères et monachisme »), A.G. Kravetzky (tome « Section offices liturgiques, prédication et église », le professeur S.L. Firsov (tome « Section ‘edinoverie’ [vieux-croyants rattachés à l’Église officielle] et vieux-croyants [schismatiques] ; section « Mission interne et externe), et également par le directeur scientifique du projet A.I. Mramornov. Les chercheurs ont fait des communications sur les thèmes des tomes en préparation et ont participé aux discussions, qui ont eu lieu en anglais, russe et allemand. Au cours de la manifestation ont été discutées les questions de l’étude de l’héritage conciliaire. Il est prévu de publier les documents du symposium dans le périodique Ostkirchliche Studien, consacré aux questions de l’histoire de l’Église orthodoxe.

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Dans une interview à l’hebdomadaire belgradois « Pečat », l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) donne son point de vue sur le Concile de Crète

Dans le N°452 du 30 décembre 2016 de l’hebdomadaire belgradois « Pečat », l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) a donné son point de vue sur un certain nombre de problèmes de l’orthodoxie, dont le Concile de Crète, que nous reproduisons ci-après :
Question : Le Concile panorthodoxe en Crète, non pas seulement à cause de l’absence de représentants de certaines Églises, et parmi elles l’Église russe, a suscité de nombreux doutes, et aussi des débats théologiques. Qu’est-ce qui a décidé l’Église orthodoxe serbe, qui avait d’abord déclaré qu’elle ne participerait pas, à être présente à ce concile ? Est-ce que quelque chose a été obtenu, ou s’est avéré utile par la venue en Crète (des évêques serbes) ?
Réponse : L’assemblée de Crète, en raison de son potentiel d’une extrême importance et de sa signification pour notre époque, devait être convoqué en tant que Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe. Vous l’avez qualifiée de réunion panorthodoxe, ce que malheureusement, elle n’était pas. Comme cela est connu, quatre Églises étaient absentes, quatre Patriarcats : Antioche, Russie, Géorgie et Bulgarie. Même s’il l’on fait abstraction des raison intrinsèques de leur absence, nous devons conclure que sans les expériences particulières, par exemple, de l’ancienne Église d’Antioche dans laquelle est né le mot « chrétien », ou de l’Église russe qui a environ trois cents diocèses, c’est malgré tout la plus petite partie de « l’œcuméné » orthodoxe qui était représentée. Le Patriarcat de Moscou a sept universités orthodoxes, cinq académies ecclésiastiques, cinquante-deux séminaires, trente-sept écoles ecclésiastiques, plus de huit cents monastères, dont l’expérience spirituelle et les connaissances ont manqué à l’assemblée de Crète. Ne laissons pas de côté l’Église bulgare avec laquelle nous partageons une expérience historique semblable, et notamment le Patriarcat de Géorgie dont le patrimoine chrétien remonte à l’époque apostolique. Les évêques serbes, en général, se sont appliqués à ce que les positions qui expriment l’Orthodoxie universelle soient présentées lors des discussions. Je suis certain, sans prétention aucune, qu’ils avaient en vue également les Églises absentes. Ma contribution personnelle, dans la mesure où elle avait lieu, était définie dans le cadre des décisions précédentes de l’Assemblée des évêques et du Saint-Synode [de l’Église orthodoxe serbe, ndt], essentiellement dans l’obéissance à l’Église et à notre patriarche. Il convient de mentionner que, malgré tout, dans la majorité des documents adoptés en été en Crète, l’ethos orthodoxe est confirmé fortement. Dans les documents qui concernent le mariage et les problèmes bioéthiques, sont confirmés les vérités anthropologiques et les enseignements fondamentaux de l’Église, par lesquels l’existence humaine est gardée et préservée. Ces vérités seront gardées par l’Église à l’avenir également comme les valeurs les plus sacrées. En ce qui concerne les autres questions, un consensus n’a pas été atteint, pas même dans une assemblée si réduite. Si nous regardons les choses de façon réaliste, la réunion de Crète était néanmoins beaucoup plus qu’une habituelle conférence inter-orthodoxe, comme certains critiques l’affirment, mais elle était aussi, malheureusement, bien moins qu’un Saint et Grand Concile panorthodoxe.

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« Toute clarification concernant la foi doit être faite dans la communion ecclésiale, non dans la désunion » a déclaré le Saint-Synode du Patriarcat de Roumanie au sujet du Concile de Crète

Nous publions ci-dessous le communiqué du Patriarcat de Roumanie au sujet des troubles qui se sont produits en son sein suite au Concile de Crète :

« Nous exposons ci-dessous la position du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine au sujet des évolutions récentes en Roumanie concernant la réception du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe (Crète 2016).

Dans le cadre de la séance de travail du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine, réunie sous la présidence de S.B. le patriarche Daniel le vendredi 16 décembre 2016, en la Salle synodale de la Résidence patriarcale, a été constatée avec tristesse la récente évolution en Roumanie vers des réactions négatives concernant la réception du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe (Crète 2016).

Le Patriarcat de Roumanie a souligné un grand nombre de fois le fait que « le Concile de Crète n’a pas formulé de nouveaux dogmes, mais a professé que l’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique du Christ » et a constamment exhorté à la préservation de la paix et de l’unité de l’Église en toute responsabilité, rappelant les paroles de saint Jean Chrysostome selon lesquelles « Rien n’irrite Dieu comme la division de l’Église. Aurions-nous pratiqué les œuvres les plus parfaites, si nous déchirons l’unité, nous serons punis comme si nous avions déchiré le corps du Seigneur.» (Sur l’épître aux Éphésiens XI, PG 62,85).

Cela dit, nous constatons avec douleur dans l’âme que, de façon passionnelle et nuisible, certains individus frondeurs ont induit en erreur des clercs et des fidèles en affirmant, de façon erronée et dénigrante, que le Concile de Crète avait proclamé l’œcuménisme comme dogme de foi. En outre, certains clercs, croyant ces mensonges, ont interrompu de façon non canonique la commémoration liturgique de leur évêque, troublant la paix et l’unité de l’Église par leur attitude de division. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a souligné que ni le Concile de Crète, ni aucun autre Concile, n’a jamais déclaré l’œcuménisme comme étant un dogme de foi, pas plus qu’aucun Concile canonique n’a déclaré l’œcuménisme comme étant une « pan-hérésie ». En conséquence, les accusations portées par ceux qui contestent le Concile de Crète sont injustes, irresponsables et nuisibles à l’unité de l’Église. Du point de vue de l’Église, l’œcuménisme lucide n’est pas un nouveau dogme de foi, mais une attitude spirituelle de dialogue et de coopération entre les chrétiens, au lieu des polémiques pleines de haine confessionnelle et de confrontations violentes, qui se sont manifestées durant des siècles d’histoire du christianisme. Le mouvement œcuménique est né au début du XXème siècle, alors que les missionnaires chrétiens occidentaux prêchaient l’Évangile de l’amour aux non-chrétiens d’Afrique et d’Asie, au temps où les chrétiens étaient divisés en de nombreuses confessions chrétiennes antagonistes qui se haïssaient et se contestaient mutuellement, leur attitude n’étant pas celle d’un témoignage positif, autant à l’égard des autres religions que de la société civile. Tout en participant à ce dialogue parmi les chrétiens de différentes confessions, l’Église orthodoxe a considéré que la restauration de l’unité des chrétiens non-orthodoxes divisés entre eux au cours du temps ne pouvait se produire que sur la base de la foi de l’Église du Christ indivise, qui est l’Église orthodoxe, l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, que nous confessons dans le Credo orthodoxe (de Nicée-Constantinople). En ce sens, l’Église orthodoxe considère qu’en menant le dialogue avec les autres chrétiens, elle ne fait que témoigner de l’Église Une du Christ, de laquelle ceux-ci se sont séparés au cours du temps, en déviant de la foi orthodoxe. En tout état de cause, aucun chrétien orthodoxe n’est obligé de dialoguer ou de coopérer avec d’autres chrétiens s’il craint perdre la foi orthodoxe. En même temps, il est incorrect de considérer que tous les chrétiens orthodoxes qui participent aux dialogues théologiques ou bien coopèrent avec d’autres chrétiens d’autres confessions dans des questions pratiques relevant de la société, sont des traitres à l’Orthodoxie. Un chrétien orthodoxe pacificateur peut rester fidèle à l’Orthodoxie sans devenir fanatique s’il confesse la foi orthodoxe dans le dialogue avec les autres chrétiens sans compromis. En outre, le Saint-Synode a pris acte avec étonnement de l’attitude non-canonique et agressive de certains théologiens et clercs (prêtres et hiérarques) de deux Églises orthodoxes sœurs qui sont venus dans les diocèses du Patriarcat de Roumanie afin de critiquer la hiérarchie de celui-ci et d’inciter des clercs et des fidèles à désobéir aux hiérarques de notre Église. Pour cette raison, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a décidé de porter à la connaissance des Primats des Églises orthodoxes sœurs (le Patriarcat de Moscou et l’Église orthodoxe de Grèce) les situations dans lesquelles certains de leurs prêtres et hiérarques accomplissent de façon non canonique des activités agressives et perturbatrices dans les diocèses du Patriarcat de Roumanie, incitant à la désobéissance, la rébellion et à la séparation. Les clercs, moines et laïcs qui sont impliqués dans des actes de rébellion et de dénigrement du Concile de Crète, ignorant le fait qu’un Concile ne peut être jugé que par un autre Concile, seront rappelés à l’ordre par un dialogue pacificateur et des clarifications canoniques au sujet de la gravité du fait de diviser et de perturber la paix et l’unité de l’Église. De la même façon, des sanctions disciplinaires administratives et canoniques seront appliquées afin de ramener à l’ordre les clercs, moines et laïcs qui persistent dans leur état de rébellion et de division, troublant la paix et l’unité de l’Église. Il est aussi rappelé que, si les Pères qui ont participé au Second Concile œcuménique (381) ont procédé à trois omissions et dix additions ou amendements au texte du Credo formulé par les Saints Pères du Premier Concile œcuménique (325), afin de clarifier et de compléter le texte conciliaire initial, un futur Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe peut d’autant plus expliquer, nuancer et développer les documents formulés et approuvés par le Concile de Crète, afin d’éviter des interprétations erronées qui nuisent à la paix et à l’unité de l’Église du Christ. À cette occasion, il convient de remarquer la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie qui, même si elle a fait des observations critiques et proposé de futurs amendements à certains documents du Concile de Crète, n’en a pas moins décidé ce qui suit : «l’Église orthodoxe de Bulgarie continuera à l’avenir également à rester en communion eucharistique fraternelle, en communion spirituelle, dogmatique et canonique avec toutes les autres Églises orthodoxes locales – tant avec celles qui ont participé au Concile de Crète que celles qui ses sont abstenues». En conclusion, toute clarification concernant l’exposition de la foi orthodoxe doit être donnée à l’intérieur de la communion ecclésiale et non dans un état de rébellion et de désunion, parce que l’Esprit Saint est aussi l’Esprit de Vérité (cf. Jn XVI,13) et l’Esprit de communion (cf. II Cor. 13,13) ».

Bureau de presse du Patriarcat de Roumanie

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Le patriarche œcuménique Bartholomée menace de cesser la communion avec deux hiérarques de l’Église de Grèce qui critiquent le Concile de Crète

S’adressant à l’archevêque d’Athènes Jérôme par une lettre datée du 18 novembre 2016 publiée ces derniers jours dans les médias grecs, le patriarche œcuménique menace de cesser la communion avec deux hiérarques de l’Église de Grèce qui critiquent le Concile de Crète, à savoir les métropolites Ambroise de Kalavryta et Aigialea et Séraphim du Pirée. Nous publions ci-dessous la traduction intégrale de cette lettre :

« Votre Béatitude l’Archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Frère très aimé et affectionné dans le Christ Dieu et concélébrant de Notre Humilité, seigneur Jérôme, Président du Saint-Synode de l’Église de Grèce, embrassant fraternellement Votre vénérable Béatitude, nous vous saluons avec une joie extrême.

Il est confessé par tous que notre Sainte Église orthodoxe, l’Église, Une, Sainte, Catholique et Apostolique, se prononce et décide, pour se qui concerne son dogme et son administration, lors des saints Conciles, locaux, élargis, Majeurs ou Grands et Saints, et des Conciles œcuméniques. Quant aux décisions conciliaires prises par l’invocation du Saint-Esprit et en Lui, elles constituent une seule voix, comme saint Chrysostome le déclare en écrivant qu’ « il convient qu’il y ait toujours une seule voix dans l’Église » (Homélies sur la Ière épître aux Corinthiens 36, PG 61, 3315).

Ce principe ecclésiologique et canonique de la consultation et de la décision conciliaires étant la pierre d’angle dans la vie, la mission salvatrice, et le témoignage de notre Église orthodoxe dans le monde, nous communiquons avec Votre Très aimée et Très chère Béatitude et avec la très sainte Église de Grèce et, eu égard à notre responsabilité de Patriarche œcuménique et Président du Saint et Grand Concile qui s’est réuni en Crète, ainsi que gardien du dogme et de l’ordre canonique de l’Église d’Orient, nous attirons votre attention sur notre sérieuse préoccupation personnelle et celle du Synode de l’Église-Mère réuni autour de nous.

Des informations émanant de différentes sources d’information parviennent chaque jour à notre Patriarcat œcuménique et à Notre Humilité personnellement, selon lesquelles le protopresbytre Théodore Zisis [professeur émérite de la Faculté de théologie de Thessalonique, ndt] avec les clercs et laïcs partageant ses opinions, atteignant par l’internet et les divers moyens d’information les autres Églises orthodoxes sœurs, appellent les frères Primats et pasteurs et particulièrement le pieux peuple orthodoxe, à se rebeller contre et à mettre en doute les décisions du saint et grand Concile de notre Église orthodoxe qui s’est réuni avec bénédictions et succès en Crète, et durant lequel la contribution de Votre très chère Béatitude et de la délégation de la très sainte Église de Grèce a été constructive et utile.

Comme si cette corruption des consciences et la provocation de scandales par cette œuvre impie de ces nombreux clercs et de laïcs dans la juridiction de la très sainte Église de Grèce ne suffisait pas, ces informations, non démenties à ce jour, mentionnent que des délégations dirigées par le clerc susmentionné, a visité les très saintes Églises de Bulgarie et de Géorgie, ainsi que l’éparchie ecclésiastique de Moldavie [c’est-à-dire l’Église orthodoxe de Moldavie, auto-administrée au sein du Patriarcat de Moscou, ndt], où elle en a soulevé le plérôme, tout en étant malheureusement reçue par les frères Primats et hiérarques desdites Églises. En outre, selon cette information, ce groupe s’est présenté lui-même pendant sa présence en Géorgie comme y transmettant la conscience de l’Église de Grèce.

Votre Béatitude et le Saint Synode de la très sainte Église de Grèce approuvent aussi, assurément, que les choses diffusées et propagées à dessein et de façon scandaleuse par ces clercs et laïcs constituent, selon les paroles de saint Basile le Grand, « … les poisons des âmes (…) et que ces cerveaux… » des personnes mentionnées « … crient, pleins d’imagination provoquée par leur passion » (Lettre 210 aux premiers citoyens de Néocésarée P.G. 32,777Α). En outre « … diviser l’Église, se tenir dans des dispositions querelleuses, faire naître des dissensions, se priver constamment soi-même du concile [il s’agit ici du Concile de Nicée, ndt] : voilà ce qui est impardonnable, digne d’accusation et puni d’une grande peine » (St Jean Chrysostome, Contre les Juifs 3, PG 48,872).

Malheureusement, le groupe connu constituant le front contre l’Église canonique et les décisions du Saint et Grand Concile réuni en Crète est renforcé également par des frères hiérarques de la très sainte Église de Grèce, comme par exemple les très saints métropolites de Kalavryta et Aigialea Mgr Ambroise et du Pirée Mgr Séraphim, et ce au moyen d’écrits rédigés à temps et à contretemps, avant et après la convocation du Grand Concile, ainsi que par leur parole inconsidérée à tout sujet. Ceux qui agissent de cette façon oublient assurément que « ce qui a été pensé et décidé conciliairement est préférable et supérieur aux jugements portés individuellement » (Jean de Crète, Réponses à Constantin Cabasilas, archevêque de Dyrrachion, Ralli et Potli, Concordance des divins et saints canons », tome V, p. 403).

Aussi, nous prions Votre Béatitude et le Saint-Synode de l’Église de Grèce qui ont participé au Saint et Grand Concile de Crète et qui ont co-décidé et co-signé tous les textes conciliaires, de prendre, en application de la décision de ce Concile, selon laquelle ces textes sont contraignants pour tous les fidèles orthodoxes, clercs et laïcs (cf. Règlement de l’organisation et du fonctionnement du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, article 13, paragraphe 2), les mesures appropriées et de procéder aux recommandations nécessaires aux clercs mentionnés et aux dirigeants concrets de ce groupe, afin qu’ils cessent d’agir de façon anti-ecclésiale et anti-canonique ainsi que de scandaliser les âmes « pour lesquelles le Christ est mort » et de provoquer des problèmes dans l’Église orthodoxe unie. Sachant tous bien que « rien ne provoque la colère de Dieu comme le fait de diviser l’Église » (St Jean Chrysostome, Sur l’épître aux Éphésiens, PG 62,85), comme cela se produit malheureusement par la conduite des personnes mentionnées, nous n’avons aucun doute que Votre Béatitude et le Saint-Synode de la très sainte Église de Grèce agirez comme il le faut, selon l’acribie canonique, et que vous procéderez aux recommandations et aux exhortations ecclésiastiques aux clercs et laïcs mentionnés, afin qu’ils ne donnent plus lieu à des « scandales », et ce sous menace d’application, s’ils ne reviennent pas à la raison, des sanctions prévues par les divins et saints canons, pour la guérison des meurtrissures provoquées par leur conduite dans le corps de l’Église.

Aussi, nous supplions chaleureusement Votre Béatitude afin qu’elle attire particulièrement l’attention des frères hiérarques de la très sainte Église de Grèce qui ont provoqué l’agitation dans le peuple de Dieu par leurs actions, comme les métropolites susmentionnés de Kalavryta et Aigialea, et du Pirée, déclarant que s’ils ne reviennent pas eux, le Patriarcat œcuménique fera face au problème créé, par la cessation de la communion ecclésiastique et sacramentelle avec eux, comme portant atteinte à la responsabilité et au devoir de tous les Pasteurs orthodoxes envers la sauvegarde de l’unité, de la paix et du témoignage unique de l’Église orthodoxe.

Dénonçant ce qui précède avec peine dans l’âme et douleur dans notre cœur, avant que cette œuvre impie, outrepassant le droit de liberté d’expression et de critique constructive, prenne des dimensions plus grandes et difficiles à guérir, nous nous en remettons, pour ce qui a été dit, à la conscience de Votre Béatitude bien-aimée et celle de la vénérable Hiérarchie de l’Église de Grèce, et vous prions d’agréer l’expression de notre profond amour dans le Seigneur et de notre hommage approprié.

Le 18 novembre 2016

Le frère aimé en Christ de Votre respectée Béatitude,

Bartholomée de Constantinople »

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Jovan Nikoloski