25/04/2017
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Résultats de la recherche : Ignace IV

Vient de paraître: patriarche Ignace IV d’Antioche, « Un amour sans feinte » (Parole et Silence)

patriarche-ignace-iv-un-amour-sans-feinte-9782889187805Aux éditions Parole et Silence est paru récemment Un amour sans feinte du patriarche Ignace IV d’Antioche de bienheureuse mémoire, un dialogue avec les moines et moniales d’Antioche. Présentation de l’éditeur: « Parmi les visages lumineux de l’orthodoxie que j’ai connus, Ignace IV est l’un de ceux qui m’ont le plus conduit à percevoir un chemin de transfiguration déjà à l’œuvre ici, dans nos vies. Nous l’avons rencontré au Patriarcat à Damas ainsi qu’à Balamand, l’Institut de Théologie et l’université qu’il a façonnés à partir de rien et transformés en foyer de formation pour les prêtres de l’Église et pour les jeunes hommes et femmes du Liban et de la Syrie.

A travers le vécu de cet homme de Dieu, nous espérons que le lecteur pourra expérimenter à quel point notre foi et notre existence chrétienne dépendent de ceux qui nous ont précédés, et continuent de le faire, à la suite du Seigneur ; qu’il mesure aussi quelle route on peut parcourir si on reste docile à la voix de l’Esprit ; enfin, qu’il voie comme il est beau que les frères se « retrouvent » ensemble déjà ici, dans un joyeux prélude à la pleine communion d’amour qui existe depuis toujours dans le cœur du Seigneur et qui attend encore que nous la rendions visible « afin que le monde croie. » Enzo Bianchi »

L’itinéraire du patriarche Ignace IV d’Antioche – les défis qui attendent le nouveau patriarche d’Antioche

Dans une tribune qui a été publiée au quotidien libanais An Nahar lundi 10 décembre, Carol Saba revient sur les traits caractéristiques de la personnalité et de l'itinéraire du patriarche Ignace IV d'Antioche et qui font de lui un des grands hommes de l'Orient chrétien contemporain. Au moment où le Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe d'Antioche devrait se réunir au monastère Notre-Dame de Balamand (Liban), vraisemblablement à  partir de dimanche prochain pour l'élection d'un nouveau patriarche, Carol Saba revient aussi dans sa tribune sur les défis qui attendent le nouveau patriarche tant au sein de l'Eglise orthodoxe d'Antioche que dans un Proche Orient qui vit actuellement une période trouble, pleine de menaces. Nous vous proposons une traduction en français de cet article publié initialement en arabe.

Photographie: Carol Saba avec le patriarche Ignace IV d'Antioche lors d'une visite d'une délégation de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France à Damas en juillet 2007 (source).

Les funérailles du patriarche Ignace IV d’Antioche

Les funérailles du patriarche Ignace IV d'Antioche ont été présidées par le patriarche oecuménique Batholomée dans la cathédrale Saint-Nicolas à Beyrouth. Etaient également présents, outre le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat de Russie) qui a lu le message du patriarche Cyrille de Moscou: "l’archevêque Chrysostome de Chypre, l’archevêque Anastase d’Albanie. Y participaient également les délégations des Églises orthodoxes locales présidées par le métropolite Nicolas de Hermopolis (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite Benoît de Philadelphie (Patriarcat de Jérusalem), le métropolite Stéphane de Tsageri et Lentekhi (Patriarcat de Géorgie), l’évêque Antoine de Moravici (Patriarcat de Serbie), l’archevêque Cassien du Bas-Danube (Patriarcat de Roumanie), le métropolite Ioannis de Langaas (Église orthodoxe de Grèce) et l’évêque Irénée du Québec (Église orthodoxe en Amérique). La cérémonie comportait des hymnes pascales, suivant la tradition de l’Église d’Antioche ; elle était chantée en arabe, grec, slavon, serbe, géorgien et roumain." Le président de la République du Liban et le Premier ministre du Liban étaient également présents. Le cardinal Paul Poupard a apporté et lu le message de condoléances du pape Benoit XVI. Une vidéo des funérailles peut être visionnée ici, d'autres vidéos . Un compte rendu est proposé sur le site de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France.

Source (et photographie): Patriarcat de Moscou

Le programme des funérailles du patriarche Ignace IV d’Antioche – la procédure d’élection du patriarche d’Antioche

Le site de la paroisse Saint-Ignace-le-Théophore à Nice (Patriarcat d'Antioche) a publié une note relative au programme des funérailles du patriarche Ignace IV d'Antioche et une autre note sur la procédure d'élection du patriarche d'Antioche.

Photographie: l'archevêque grec-orthodoxe de Beyrouth Elie (Audi) devant la dépouille du patriarche Ignace IV (source: The Daily star – Lebanon)

Rappel au Seigneur du patriarche Ignace IV d’Antioche – Communiqué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

Ce matin, à l'hôpital Saint-Georges à Beyrouth, au Liban, le patriarche Ignace IV d'Antioche est né au ciel. Il était  le 170ème patriarche d’Antioche, celui-ci occupant le troisième parmi les patriarches orthodoxes, après ceux de Constantinople et Alexandrie.
Né en 1921 à Mhardey, en Syrie, il appartenait à une pieuse famille orthodoxe arabe. Il fut un des fondateurs en 1942 du Mouvement de la jeunesse orthodoxe du Patriarcat d'Antioche. Il se décida tôt à suivre une voie ecclésiastique. Il fut ordonné diacre alors qu’il étudiait la philologie à Beyrouth (source: Amen). Il vint étudier à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris à partir de 1945. Il est également un des fondateurs du mouvement mondial de la jeunesse orthodoxe Syndesmos. Après son retour au Moyen-Orient, il fonda la Faculté de théologie orthodoxe à Balamand,au Liban. Consacré évêque en 1970 et nommé métropolite de Laodicée en Syrie, il fut élu patriarche d’Antioche le 2 juillet 1979. Il est venu à Paris en 2008 pour l'intronisation de Mgr Jean (Yazigi) (vidéo et note). L'Assemblée des évêques orthodoxes de France vient de publier un communiqué dans lequel il est notamment précisé que "les évêques et tous les fidèles orthodoxes de France s'associent à la prière de l'Eglise orthodoxe d'Antioche pour le repos de l'âme de feu sa Béatitude le patriarche Ignace IV d'Antioche". Mémoire éternelle !

Photographie du patriarche: Naharnet

Le patriarche d’Antioche Ignace IV a été hospitalisé

Selon les informations de l’agence Romfea, le patriarche d’Antioche Ignace IV (photographie ci-contre), âgé de 91 ans, est traité aux soins intensifs à l’hôpital Saint-Georges de Beyrouth, depuis ce matin, suite à un accident vasculaire cérébral.

Sources: Romfea, Amen (pour cette agence le patriarche se trouve dans le coma), traduit du grec pour Orthodoxie.com, Naharnet

Un appel du patriarche Ignace IV d’Antioche sur la situation en Syrie: « appel pour que cessent toutes les actions hostiles d’où qu’elles viennent »

Nous vous proposons la traduction en français effectué par les soins de la Lettre d'info des Chroniques antiochiennes, du texte de l'appel émis ce jour par  le patriarche Ignace IV d'Antioche (photographie ci-contre), primat de l'Egise grec-orthodoxe d'Antioche dans lequel il appelle à faire cesser toutes les actions hostiles en Syrie, d'où qu'elles viennent. Il en appelle à la réconciliation de tous les Syriens, mais aussi aux organisations internationales pour qu'elles "comprennent la spécificité de la Syrie et qu'elles garantissent aux Syriens, la paix, la stabilité et la réconciliation".

La lettre d’Ignace IV d’Antioche à Benoît XVI de Rome à l’occasion de la visite du pape au Liban

« Sainteté, notre peuple ici, [au Moyen Orient] mérite de vivre d’une manière digne et prospère, ce pourquoi nous prions en permanence et à toute occasion ». C'est avec ces paroles que le patriarche Ignace IV, primat de l'Eglise orthodoxe d’Antioche et de tout l'Orient (photographie ci-contre) s'est adressé dans une lettre publiée le 10 juillet 2012 au pape Benoît XVI à l'occasion de sa prochaine visite au Liban du 14 au 16 septembre 2012. Carol Saba dans une première édition de la "Lettre d'info des Chroniques antiochiennes", consacrée à la visite du pape au Liban, se propose de suivre l'actualité liée à cette visite pendant laquelle le pape Benoit XVI va remettre le texte de l'exhortation apostolique aux patriarches catholiques d'Orient. Cette exhortation résulte des travaux du synode spécial de l'Eglise catholique sur le Moyen Orient qui s'est tenu au Vatican en octobre 2010. Le pape rencontrera au Liban les responsables politiques de ce pays ainsi que les primats des différentes Eglises chrétiennes et les responsables des autres communautés religieuses du Liban. Cette édition propose une traduction de la lettre du patriarche Ignace IV au pape Benoit XVI, à l'occasion de cette visite papale au Liban.

Le patriarche d’Antioche Ignace IV exprime ses craintes concernant la montée des salafistes en Syrie

" Le patriarche grec-orthodoxe Ignace IV a joint sa voix vendredi à celle du patriarche maronite Béchara Boutros Rahi, exprimant ses craintes quant à l'arrivée des "salafistes" au pouvoir en Syrie.
Il a assuré, dans un entretien accordé à la radio VDL, que "les chrétiens de Syrie sont unis et libres", soulignant que "les craintes concernent les changements en Syrie et l'avenir réservé à ce pays où rien n'a été perpétré contre les chrétiens ces 30 dernières années". "Les chrétiens, minoritaires en Syrie, sont incapables d'y créer un changement ou d'occuper des postes élevés", a-t-il expliqué, exprimant ses doutes à propos d'une éventuelle guerre civile en ce pays et souhaitant que les changements qui y auront lieu n'aient pas de répercussions sur le Liban. Sur un plan interne, le patriarche a déploré le clivage entre les maronites, avant d'aborder le sujet de la loi électorale et d'insister sur la "nécessité que les orthodoxes élisent leurs propres députés pour renforcer la présence orthodoxe et assurer une bonne représentation de cette communauté au Parlement". Il a enfin souhaité que les instances religieuses passent "des théories aux actes", appelant les Eglises locales à plus de coopération."

Source: Iloubnan.info

Information complémentaire: en Libye, le nouveau pouvoir a déclaré que la législation du pays sera fondée sur la loi islamique.

Mgr Hilarion (Alfeyev) a rencontré le patriarche Ignace IV d’Antioche

Hilarion_ignace Le 20 août 2011, le patriarche d'Antioche Ignace IV a reçu à Damas le président du Département des relations extérieures du patriarcat de Moscou le métropolite Hilarion, qui est arrivé en Syrie pour une visite de travail . Lors de la réunion, qui s'est tenue au siège du Patriarcat d'Antioche, ils ont pu discuter des relations bilatérales entre Moscou et le patriarcat d'Antioche, ainsi que des questions actuelles du monde orthodoxe. Mgr Hilarion a souligné la très profonde préoccupation de l'Eglise orthodoxe russe quant aux problèmes des chrétiens dans certains pays du Moyen-Orient, aggravés par l'instabilité politique dans la région. Il a également a transmis au primat de l'Église d'Antioche la traduction en arabe de la Déclaration du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe sur la montée de la christianophobie dans le monde.  Le patriarche Ignace IV a exprimé sa gratitude pour l'attention du Patriarcat de Moscou à ce sujet, en soulignant l'importance de la solidarité chrétienne et a assuré que cette déclaration sera diffusée dans les médias en Syrie et au Liban. A la fin de la conversation, le patriarche d’Antioche a transmis ses salutations les plus cordiaux au patriarche de Moscou en exprimant l'espoir d'une rencontre personnelle avec le primat de l’Église orthodoxe russe dans un proche avenir.

Source et photographie : Mospat.ru

Déclaration du patriarche Ignace IV à son arrivée à Beyrouth

A son retour de son séjour en France, à l’aéroport de Beyrouth, le patriarche Ignace IV a notamment déclaré, selon le weblog de la paroisse saint Ignace le Théophore à Nice: "Nous espérons que l’action du nouveau métropolite sera accompagnée de la grâce et du succès. Nous lui souhaitons la réussite dans l’enracinement de la présence de notre Église en Europe occidentale et centrale. Nous fondons beaucoup d’espoir sur la persévérance et la poursuite du travail accompli par les Églises orthodoxes avec l’Eglise catholique qui a une large présence en Europe, ainsi qu’avec l’Eglise protestante. Le climat spirituel en France exige que l’on soit ouvert, cultivé et civilisé. A cette fin, nous œuvrons pour que notre clergé orthodoxe dans ces contrées ait un niveau universitaire."

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Liban : le patriarche Ignace IV a félicité le nouveau président

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Le
patriarche Ignace IV, accompagné des métropolites du Saint-Synode du Patriarcat
d’Antioche, a félicité le nouveau président du Liban, Michel Sleiman. Sur la
photographie ci-contre, le nouveau président est aux côtés du patriarche Ignace
IV. Tout à droite, le nouveau
métropolite
pour l’Europe occidentale et centrale, Mgr Jean (Yazigi).

Ignace IV d’Antioche : « personne n’a le droit de tuer au nom de la religion »

Au cours de l’homélie qu’il a prononcée ce dimanche au cours de la divine liturgie en l’église Notre-Dame de Balamand (nord du Liban), le patriarche grec orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Ignace IV, a notamment affirmé que « personne n’a le droit de tuer ou de porter atteinte aux autres au nom de la religion, considérant cela comme une impossibilité et une sorte de mensonge ; l’homme est grandi par le service qu’il rend et point par le service qui lui est rendu car le service ne vient pas de l’extérieur mais de nous-mêmes.

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Le patriarche Ignace IV d’Antioche et la situation en Grande-Bretagne

Le
nouveau site du diocèse de Chersonèse
nous apprend que le 15 août dernier, le patriarche russe Alexis II a
adressé
une lettre aux primats des Eglises orthodoxes concernant les
décisions du Saint Synode de l’Eglise russe à la suite de la réception de Mgr
Basile (Osborne) par le Patriarcat œcuménique de Constantinople.

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Le patriarche d’Antioche Ignace IV accuse les Etats-Unis d’avoir détruit la paix interreligieuse en Irak

Dans un entretien paru hier, le patriarche d’Antioche Ignace IV accuse les Etats-Unis d’avoir détruit, par leur intervention, la paix et l’équilibre fragiles entre les différentes confessions en Irak. De nombreux chrétiens irakiens ont dû, a-t-il précisé, se réfugier dans d’autres pays.

(Modification) Intronisation de Mgr Ignace: intronisation et divine liturgie le même jour à l’église Sainte-Hélène à Vaucresson

b-ignatios1L'Archevêché orthodoxe antiochien de France, d'Europe occidentale et méridionale nous informe que pour des raisons logistiques et pour faciliter la participation des fidèles,  il a été décidé de regrouper le même jour, l'office d'intronisation du métropolite Ignace et la célébration de la divine liturgie patriarcale présidée par le patriarche Jean X à la tête d'une délégation d'évêques du Patriarcat d'Antioche, à savoir, le dimanche 17 novembre, à l'église Sainte-Hélène des grec-orthodoxes d'Antioche, 12 avenue de la Celle-Saint-Cloud, 92420 Vaucresson (office des matines à 9h30 – divine liturgie à 10h30 suivie, à la fin de la liturgie, de l'office de l'Intronisation et d'une réception). Le texte de l'annonce.

Le métropolite Ignace d’Afrique centrale parmi les survivants du crash aérien de Goma en République démocratique du Congo

Le métropolite Ignace d’Afrique centrale est l’un des rescapés (1) du crash aérien de Goma (1), en République démocratique du Congo, le 15 avril dernier, qui a fait une cinquantaine de victimes (photographies).

Une table ronde sur le suivi des expatriés dans le cadre des « rencontres parlementaires de Noël »

Le 26 janvier, dans le cadre des V Rencontres parlementaires de Noël, une table ronde sur le thème : « Les compatriotes de l’étranger : passé et présent » avait lieu à la Douma d’État de l’Assemblée fédérale de la Fédération russe.

Des représentants des deux chambres de l’Assemblée fédérale, du ministère des Affaires étrangères de Russie, du Rossotrudnitchestvo, ainsi que des hiérarques orthodoxes, des ecclésiastiques, des étudiants de l’Académie de diplomatie du ministère participaient à cette manifestation.

La réunion était présidée par L. E. Sloutski, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales, et l’évêque Antoine de Bogorodsk, responsable de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger. Assistaient à la séance L. I. Kalachnikov, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés ; K. I. Kossatchev, président du Comité du Conseil de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales ; A. V. Radkov, vice-directeur de l’Agence fédérale de la Fédération russe aux affaires de la CEI, des compatriotes résidant à l’étranger et à la coopération humanitaire internationale.

Parmi les représentants de l’Église, participant à la table ronde : le métropolite Ignace d’Argentine et d’Amérique du Sud, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou dans la pays d’Asie du Sud-Est et d’Asie orientale, ainsi que l’archiprêtre Serge Zvonariov, secrétaire du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou aux affaires de l’étranger lointain, le prêtre Ilia Kossykh, chef du Service de communication du DREE, le hiérodiacre Roman (Kisseliov), du Secrétariat du DREE aux affaires de l’étranger lointain.

Ouvrant la séance, L. E. Sloutski, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales, a énuméré les différents problèmes rencontrés par les expatriés russes, constatant : « L’Église orthodoxe russe est un partenaire constant dans le suivi des compatriotes ».

Dans son allocution, L. I. Kalachnikov, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés, a examiné les principales étapes de la formation des diasporas russes. « La Douma et le Comité que j’ai l’honneur de présider ont toujours considéré et continuent à considérer que l’une de leurs priorités est d’assurer une base légale au soutien des expatriés, à la défense de leurs droits et de leurs libertés, notamment par l’intermédiaire de la diplomatie parlementaire » a-t-il constaté.

L’Église orthodoxe russe s’intéresse depuis longtemps au thème des expatriés, a rappelé l’évêque Antoine de Bogorodsk : « Et ce depuis plusieurs siècles, lorsque, pour différentes raisons, les premiers Russes ont commencé à voyager à l’étranger. C’est à cette époque, il y a environ 300 ans, que les premières paroisses russes commencent à apparaître en Europe ».

« Pendant les 25 dernières années, nous avons été témoins d’une nouvelle vague de fondation de paroisses russes. De nombreux compatriotes (nous entendons ici les ressortissants de tous les pays faisant partie du territoire canonique du Patriarcat de Moscou) sont allés à l’étranger, à la recherche, disons, d’une vie meilleure, a poursuivi l’hiérarque. Durant ces années, le Patriarcat a reçu une énorme quantité de lettres émanant d’expatriés qui demandaient au Patriarche de voir s’il serait possible d’envoyer un prêtre dans telle ou telle ville du monde pour y organiser une paroisse. Les statistiques que nous possédons montrent que l’Église orthodoxe russe dessert hors de la CEI près de 900 paroisses ».

Selon Mgr Antoine, les expatriés se regroupent autour des paroisses aussi bien parce qu’ils ressentent la nécessité de participer à la vie liturgique, que parce que les paroisses de l’Église russe sont un lieu de rencontre pour les russophones. Presque chaque paroisse a une école, où, en dehors des matières propres à la formation catéchétique, on enseigne aussi la langue russe. « Ces écoles ont un rôle unique à jouer : elles rassemblent les gens qui partagent la même foi tout en étant de nationalités différentes ou en ayant des opinions politiques opposées, mais confessent les mêmes valeurs, celles de la foi orthodoxe » a souligné le responsable de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger.

Les principaux sujets qui inquiètent aujourd’hui les compatriotes de l’étranger sont le maintien de la langue russe et la présence d’écoles russes à l’étranger, la possibilité de poursuivre des études en Russie pour les jeunes générations, a expliqué K. I. Kossatchev, président du Comité du Conseil de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales.

Le métropolite Ignace d’Argentine et d’Amérique du Sud a parlé de l’histoire de la diaspora en Amérique latine, de la situation actuelle des expatriés et de l’activité des paroisses russes dans cette région du monde. L’hiérarque a proposé de créer un centre de culture russe dans chaque pays d’Amérique latine.

A. V. Radkov, vice-directeur du Rossotroudnitchestvo, a parlé de l’activité de cette agence fédérale dans le suivi des compatriotes russes à l’étranger, notamment dans le domaine de la formation de la jeunesse et du soutien aux mouvements bénévoles parmi les expatriés.

L’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale a parlé, notamment, des particularités de la situation des expatriés russes en France, au Canada, et dans d’autres pays à différentes périodes du XX siècle.

K. F. Zatouline, premier vice-président du Comité de la Douma d’État aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés, a partagé ses réflexions sur différents aspects juridiques de la politique de l’État sur les compatriotes à l’étranger.

L’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou et administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou dans les pays d’Asie du Sud-est et d’Asie orientale, a décrit la vie des paroisses orthodoxes russes dans ces régions.

O. S. Malguinov, directeur du Département du ministère des Affaires étrangères au travail avec les compatriotes de l’étranger, a souligné que la Conception de la politique étrangère de la Fédération russe récemment adoptée définissait comme l’une des priorités de la politique étrangère le soutien des expatriés. « « L’Église orthodoxe russe a soutenu et soutient les Russes à l’étranger, a constaté O. S. Malguinov. J’espère que ce travail se poursuivra et s’intensifiera. »

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IVème rencontre des coordinateurs de « NEPSIS », mouvement des jeunes de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale

Au cours de la période du 6 au 10 octobre 2016 a eu lieu à Imola (Italie) la quatrième rencontre des coordinateurs du mouvement de jeunes (Nepsis) dans le cadre de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale. La réunion des coordinateurs de Nepsis d’Italie, France, Angleterre, Belgique, Espagne, Irlande, ainsi que des invités d’Autriche et Allemagne (Association des Jeunes orthodoxes roumains d’Allemagne) a été honorée de la présence de S.E. Mgr Ignace de Mureşan, évêque-vicaire de l’évêché d’Espagne et du Portugal. Lors de l’ouverture du colloque, après l’office d’intercession, Mgr Ignace à souligné l’importance d’avoir conscience du fait que, dans la mission avec les jeunes, il était nécessaire d’avoir en vue trois aspects fondamentaux : l’authenticité du témoignage de la vie en Christ comme une alternative capable de déloger l’inertie du manque de foi et de l’indifférence, témoignage dont il ressort que nous appartenons au Christ ; la responsabilité maximum à l’égard de l’âme de chaque jeune qui est unique et qui peut exprimer la spontanéité du visage inaltéré de Dieu ; la vérité que l’Église est un espace de la liberté en Christ par excellence. Enfin, le hiérarque a lu un texte du père Sophrony, dans lequel les jeunes sont appelés les « aristocrates » de l’Esprit. La session des discussions et de formation avaient pour thème principal : Œuvre spirituelle ou activisme social ? Motivé et motiver, de l’idée à la réalisation – les étapes de l’organisation des activités avec la jeunesse, le profil des coordinateurs et des équipes, etc. Dans le cadre des ateliers, les coordinateurs ont effectué une analyse des organisations Nepsis dans leurs pays et ont débattu différents problèmes auxquels elles sont confrontées sur le terrain : comment amener les jeunes à l’Église, dans quelle mesure nos activités rapprochent les jeunes du Christ, comment trouver les ressources nécessaires pour leurs organisations, etc. En outre, dans le contexte de l’instabilité du monde actuel, les jeunes coordinateurs de Nepsis de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale ont affirmé et renforcé encore une fois l’importance de la communion et de la prière avec leurs hiérarques. À l’issue des travaux a été discuté un calendrier commun des activités de Nepsis pour la période suivante et a été fixée la prochaine rencontre qui aura lieu en février 2017 au Portugal.

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Un fragment des reliques de St Ignace (Gaozadinis) « le nouveau Moïse » des Grecs de Crimée, a été transmis à son île natale de Kythnos, en Grèce

Le diocèse de Donetsk a fait don à l’île grecque de Kythnos de l’icône du saint hiérarque, ainsi que d’un fragment de ses reliques. Le coffre contenant la relique a été transportée dans la cathédrale de l’île, la première patrie du saint. C’est Mgr Dorothée, métropolite de Syros, Tinos, Keas et Melos, qui en avait fait la demande. Cet événement est lié au 230ème anniversaire du trépas du saint hiérarque Ignace de Marioupol. À l’âge de 18 ans, le futur hiérarque quitta son île natale. Selon le membre de la délégation ukrainienne accompagnant la relique, l’archiprêtre Vadim Outkine, saint Ignace peut être à juste titre considéré comme le fondateur de Marioupol. C’est justement de son temps que la ville a reçu son identité. « Les Grecs considèrent ce hiérarque comme l’un de ses représentants les plus marquants de leur diaspora. L’Église, l’appelle à juste titre un second Moïse », a déclaré l’archiprêtre. St Ignace (Gaozadinis) naquit à Kythnos en 1716. Dans sa jeunesse, il prononça ses vœux monastiques sur le Mont Athos, où il reçut son éducation, fut élevé au diaconat, à la prêtrise et à l’épiscopat. En 1771, il fut nommé en Tauride, où il dirigea ses efforts à la renaissance et à la préservation de la foi orthodoxe et du sentiment national parmi les Grecs. Voulant soustraire ses compatriotes au joug tartare, il priait avec larmes devant l’Autel pour son troupeau menacé d’extermination et commença les négociations avec l’Empire russe pour obtenir la citoyenneté russe pour les chrétiens de Crimée. Le 23 avril 1778, il appela ses compatriotes à l’exode en Terre russe. C’est ainsi que 30.000 Grecs quittèrent leurs foyers ancestraux avec l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Bakhtchisaraï, sous la protection spirituelle de St Ignace et le soutien militaire du général Souvorov. En cours de chemin, une épidémie se produisit et le hiérarque pria St Charalampe, qui lui apparut. Arrivé avec son troupeau sur la rive russe de la Mer d’Azov, il donna sa bénédiction à la fondation de Marioupol (nom donné à la ville en l’honneur de la Mère de Dieu), où il érigea et consacra la cathédrale Saint-Charalampe, les églises de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, du Grand-Martyr Théodore le Stratilate et de la Dormition. À Marioupol fut fondée une nouvelle cathèdre de l’Église orthodoxe russe, dont il fut l’évêque. Il décéda en 1786. En 1936, les communistes profanèrent sa tombe, et il s’avéra que ses reliques étaient incorrompues. Sous l’occupation allemande, celles-ci furent à nouveau placées dans l’église, mais les occupants, avant de quitter la ville l’incendièrent, et les reliques brûlèrent en partie. C’est ainsi que s’accomplit la prophétie du saint selon laquelle ses reliques brûleraient. Néanmoins par les soins des fidèles fut préservée la partie restante des reliques. Le saint fut canonisé en 1998 et sa mémoire est fixée au 3/16 février.

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Mgr Ignace : pourquoi le patriarcat d’Antioche ne participe pas au grand Concile en Crète ?

Paris : le site grec Romfea a mis en ligne, le 22 juin 2016, une video dans laquelle Mgr Ignace, métropolite de France et de l’Europe occidentale et méridionale (Patriarcat d’Antioche) fournit, en grec, les raisons pour lesquelles le Patriarcat d’Antioche ne participe pas au grand Concile en Crète. En voici la traduction française :

« Quelles sont les raisons de la non-participation du Patriarcat d’Antioche au Grand Concile en Crète ?
Il nous faut indiquer, de prime abord, que dès l’instant où l’idée de convoquer un Saint Concile a été lancée, le Patriarcat d’Antioche lui a porté un grand intérêt et en a saisi toute l’importance. Dès lors, il a joué un grand rôle pour promouvoir l’avancement des travaux préconciliaires qui se sont déroulés durant la soixantaine d’années de préparation du Concile.
Toutefois, la violation et la transgression, par le patriarcat de Jérusalem, des territoires du patriarcat d’Antioche, ont perturbé les relations entre les deux Eglises.
Qu’est-ce que la question du Qatar ? Il s’agit d’une question purement ecclésiastique et pas du tout géopolitique comme d’aucuns la qualifient ; le Qatar, en effet, est un pays arabe du Golfe arabe faisant partie du territoire du Patriarcat d’Antioche, qui a été reconnu sur base d’une décision du 4e Concile œcuménique. Sur ce territoire, il y a un Archevêché qui fonctionne normalement, avec de nombreuses paroisses desservies par des prêtres du Patriarcat d’Antioche.
Le 5 mars 2013, nous avons été surpris d’apprendre, par les média, que le Saint-Synode du Patriarcat de Jérusalem avait élu, sans prévenir, un archevêque du Qatar. Dès que nous apprîmes cet acte de violation, nous nous sommes adressés au Patriarcat œcuménique afin qu’il intervienne en faveur de sa résolution.
En juin de cette même année 2013, une rencontre s’est tenue à Athènes, au cours de laquelle il a été convenu que le Patriarcat de Jérusalem rappelle le nouvel évêque élu du Qatar, premièrement, deuxièmement qu’il modifie son titre et, troisièmement, qu’il s’engage à ne plus violer les territoires du Patriarcat d’Antioche ; aujourd’hui, le Patriarcat de Jérusalem ne reconnaît pas cet accord, ce qui nous a forcés à ne pas apposer notre signature au bas des décisions de la Synaxe des Primats des Eglises orthodoxes qui s’est tenue au Phanar en 2014, manifestant ainsi l’existence d’un problème grave au sein du monde orthodoxe. C’est alors qu’il a été convenu de convoquer le Grand Concile en 2016. Nous avons épuisé toutes les tentatives en évoquant sans cesse la question, afin que nous ne fussions pas empêchés de participer au Concile. D’autre part, toutes les Eglises orthodoxes nous ont maintes fois assuré que le Qatar relevait de la juridiction du Patriarcat d’Antioche et il nous a été plus d’une fois promis que la question serait résolue avant la tenue du Concile.
Nous avons pris part, par économie, à la Synaxe de janvier 2016 à Chambésy, au cours de laquelle nous avons une fois encore soulevé la question. Elle a été négligée et aucune importance ne lui a été accordée. Nous devons souligner ici que nous avons mentionné par écrit que nous avions un avis contraire et qu’en outre nous n’étions point d’accord avec le contenu de deux textes, celui relatif au mariage et l’autre sur le règlement interne et les décisions du Concile.
Au début avril, le Patriarcat œcuménique a pris une nouvelle initiative pour régler la question [du Qatar], mais tandis qu’il reconnaissait que nous avions encore fait d’autres concessions afin de ne pas mettre en danger l’unité de l’Orthodoxie, nous avons reçu une lettre officielle du Secrétariat du Patriarcat œcuménique en date du 3 mai, nous informant que la recherche d’une solution à ce problème était reportée après le Concile et nous privant, de ce fait, de la participation aux Liturgies eucharistiques du Concile.
Il est dès lors manifeste que notre décision n’a pas été prise à la dernière minute et, qu’en outre, il n’y avait point de consensus durant les deux années de préparation au Concile.
Source : (version corrigée) :

Belgique: les funérailles du père Ignace Peckstadt

Uitvaart_Ignace_Peckstadt1Un compte rendu des funérailles du père Ignace Peckstadt, qui se sont déroulées le 14 mai à Gand, en Belgique, est en ligne ici. S’y trouvent aussi: l’homélie du métropolite Athénagoras, l’homélie de Mgr Irénée de Reghion, les condoléances du patriarche oecuménique, les condoléances des Églises orthodoxes, les condoléances des hiérarques du Trône oecuménique, les condoléances œcuméniques et interreligieuses ainsi qu’un album de photographies (dont celle ci-contre).

Décès de l’archiprêtre Ignace Peckstadt, pionnier de l’Eglise orthodoxe de Flandre

Le 7 mai est décédé l’archiprêtre Ignace Peckstadt, un avocat estimé du barreau de Gand et prêtre bien-aimé de la paroisse Saint-Apôtre-André à Gand.

Il est né à Evergem le 4 novembre 1926 dans une famille de vieille souche flamande et lors de ses années d’études à l’Université de Gand il est rentré en contact pour la première fois avec l’Église orthodoxe, son vécu et spiritualité. Il en était animé et parti en voyages à de nombreuses reprises dans les pays traditionnellement orthodoxes des Balkans (Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Turquie, Russie), où il put établir des contacts avec les évêques, théologiens et moines et moniales, dont le grand Patriarche Athénagoras de Constantinople. Dans les années 60 – pendant la période du Concile Vatican II – il fonda à Gand une association sous le nom ‘Apôtre André – contacts avec l’orthodoxie’ qui amena en Flandres de grandes figures de l’Église orthodoxe afin d’initier un publique divers dans la richesse de la spiritualité orthodoxe. En 1972 il devient le fondateur de la paroisse orthodoxe Saint-Apôtre-André à Gand. Depuis cette paroisse et sous son impulsion, l’orthodoxie s’est répandue plus loin en Région flamande, raison pour laquelle il est vu comme un pionnier de l’Église orthodoxe en Flandre. En 1974 il est ordonné diacre à Paris et un an plus tard prêtre par l’archevêque Georges de Syracuse (Patriarcat œcuménique). Par ses nombreux contacts il put contribuer efficacement à l’obtention de la reconnaissance officielle de l’Église orthodoxe dans notre pays. Il faisait partie de l’Archevêché orthodoxe du Benelux (Patriarcat œcuménique), métropole qui depuis 2013 est conduite par son fils, le métropolite Athénagoras, chef du culte orthodoxe dans notre pays.

Le 2 mai, il célébra avec son épouse Marie-Thérèse Janssens son 63e anniversaire de mariage. Il était le père de quatre enfants, grand-père de dix petits-enfants et de trois arrière-petits-enfants. En plus de son fils métropolite, il y a aussi son autre fils (Bernard Peckstadt, paroisse de Bruges) et son beau-fils (Dominique Verbeke, paroisse de Gand) qui sont tous deux prêtres orthodoxes.

Sur le plan œcuménique il fut pendant de nombreuses années membre du Conseil inter ecclésial à Gand, du groupe d’études et de travail oecuménique de Flandre occidentale et de l’organe de consultation des Églises chrétiennes en Belgique, l’instance œcuménique la plus élevée en Belgique. Au niveau européen il était co-inspirateur des nombreux congrès orthodoxes.

De 1950 à 1998 il fut un avocat actif au barreau de Gand, dont pendant 9 ans membre du Conseil de l’ordre et pendant 16 ans président du bureau Pro-Deo, le service d’aide juridique. D’autre part il fut pendant plus de 35 ans juge de paix suppléant et professeur pour les matières juridiques dans l’enseignement supérieur des infirmiers.

Pour finir, l’archiprêtre Ignace Peckstadt était un orateur apprécié. Il était invité dans les milieux les plus divers pour parler des aspects historiques et spirituels du christianisme orthodoxe. D’autre part il est l’auteur de deux livres : « La force de la présence de Dieu. Sagesse de la spiritualité orthodoxe » (2001) Edition Averbode 215p. et Une fenêtre ouverte sur l’Église orthodoxe » (2005), Edition Averbode, 285 p.

Les funérailles de Ignace Peckstadt a lieu le samedi 14 mai à 11 heures dans l’église du béguinage gantois de sainte Elisabeth, Sophie van Akenstraat (près du Rabot). Une divine liturgie précédera dans l’église orthodoxe du Saint-Apôtre -ndré, Sophie van Akenstraat 17 à Gand.

Album de photographies

Saint Ignace (Briantchaninov)

Ecrit pour le laïc pieux ayant le désir de mener dans le monde une vie attentive

L’âme de tous les exercices spirituels est l’attention. Sans l’attention, ces exercices sont stériles et morts. Celui qui désire être sauvé doit se mettre dans une attitude qui lui permette de garder l’attention vers soi non seulement dans la solitude mais également dans la distraction provoquée parfois par  les circonstances. Que le poids de la crainte de Dieu surpasse toutes les autres impressions dans son âme : alors il lui sera facile de garder l’attention à soi que ce soit dans la solitude de sa chambre comme au milieu du bruit du monde.

La prise de nourriture mesurée, la diminution de l’échauffement du sang contribuent beaucoup à l’attention à soi ; tandis que l’échauffement du sang – qui provient d’une alimentation excessive et de mouvements exagérés, de l’inflammation de la colère, de l’ivresse de la vanité et d’autres causes encore – engendre une quantité de pensées et de rêveries, autrement dit, la dispersion. Les saints pères prescrivent à celui qui veut pratiquer l’attention de commencer par une tempérance mesurée, égale et constante dans l’alimentation[1].

Au réveil – à l’image du réveil de la mort, qui attend toute personne – dirige tes pensées vers Dieu, apporte Lui en sacrifice tes pensées naissantes, alors que tu n’as pas encore reçu d’impressions vaines. En silence, avec une grande prudence, accomplis tout ce qui est nécessaire à celui qui se réveille, lis ta règle de prières habituelle en te souciant pas seulement de la quantité de prières mais de sa qualité, c’est-à-dire de la façon dont elle est accomplie avec une entière attention, et que, grâce à cette attention, que ton cœur soit éclairé et animé de l’attendrissement et de la consolation de la prière. Après ta prière, soucie-toi encore de toutes tes forces de l’attention, lis le Nouveau Testament, particulièrement l’Evangile. Lors de cette lecture, note les enseignements et les commandements du Christ afin que selon ceux-ci tu puisses orienter ton activité, visible ou invisible. La quantité de lectures est à déterminer selon la force de la personne et selon les circonstances. Il n’est pas nécessaire de charger son esprit avec des lectures superflues de prières et des Ecritures, tout comme il ne faut pas manquer à ses obligations sous le prétexte d’un exercice démesuré de prière et de lecture. Comme la prise superflue de nourriture perturbe et affaiblit l’estomac : ainsi la consommation démesurée de nourriture spirituelle affaiblit l’esprit, produit sur lui le dégoût des exercices pieux, le conduit à l’acédie[2]. Les saints Pères conseillent au débutant des prières régulières mais courtes. Lorsque l’esprit grandit spirituellement, il se renforce : alors il sera capable de prier sans cesse. Ces paroles de l’apôtre Paul parlent des chrétiens qui ont atteint l’âge parfait dans le Seigneur : « Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées. »[3], c’est-à-dire sans passion, sans se distraire ni se laisser aller à la rêverie. Ce qui correspond à l’homme n’est pas encore naturel pour l’enfant. S’illuminant par l’intermédiaire de la prière et de la lecture de Notre Seigneur Jésus Christ, Soleil de Vérité, que l’homme vaque aux affaires du quotidien en gardant l’attention, afin que dans toutes ses œuvres et ses paroles, dans tout son être, règne et agisse la très sainte volonté divine, ouverte et expliquée aux hommes dans les commandements évangéliques.

Si tu as quelques minutes de liberté dans la journée, utilise-les pour lire avec attention des prières choisies ou un passage choisi de l’Ecriture et tu en renouvelleras les forces spirituelles que tu as épuisées en t’activant au milieu de l’agitation du monde. Si ces minutes ne se présentent pas à toi: il faut les regretter comme un trésor perdu. Ce que tu as dépensé aujourd’hui, ne le gaspille pas pour le lendemain : parce que notre cœur se laisse facilement gagner par la négligence et la distraction dont est issue la sombre ignorance, désastreuse pour les œuvres divines et pour le salut de l’homme.

S’il t’arrive de dire ou faire quelque chose de contraire aux commandements divins : soigne aussitôt cette faute par le repentir et, par ce repentir sincère, reviens sur le chemin de Dieu dont tu t’es détourné en enfreignant ses commandements. Ne croupis pas hors du chemin de Dieu ! – Avec foi et humilité, oppose aux pensées, rêves et sensations spirituelles passagères, les commandements évangéliques en disant avec le patriarche Joseph « Comment ferai-je un aussi grand mal et pécherai-je contre Dieu ? »[4]. Celui qui pratique l’attention à soi doit se défaire de toute rêverie en général toute attirante ou inoffensive qu’elle paraisse : toute rêverie est une errance de l’intelligence, hors de la vérité, dans un monde de fantômes irréels et impuissants à se réaliser, qui séduisent et trompent l’intelligence. Les conséquences de la rêverie sont la perte de l’attention à soi, la dispersion de l’esprit et la dureté du cœur dans la prière ; de là : le désarroi spirituel.

Le soir, en allant vers le sommeil qui en comparaison avec la vie de la journée est la mort, examine tes actes de la journée. Pour celui qui mène une vie attentive, un tel examen n’est pas difficile : en effet, par l’attention à soi, on détruit l’absence de mémoire qui est propre à l’homme distrait. Aussi : en te souvenant de tous tes péchés en actions, en paroles, en pensées, en sentiments, offre à Dieu par eux le repentir et par ta disposition et l’engagement du cœur, la correction de ces fautes. Ensuite, en lisant tes prières du soir, conclus par la pensée divine cette journée par commencée avec une pensée divine.

Où vont les pensées et sentiments de l’homme endormi ? Quelle est cet état mystérieux : le sommeil, durant lequel la prière et le corps sont vivants mais ne vivent pas ensemble, étrangers à la conscience de leur vie, comme morts? Le sommeil est aussi incompréhensible que la mort. L’âme s’y repose, oubliant les chagrins et malheurs terrestres les plus amers, à l’image de son repos éternel ; mais le corps ! … tout comme il se relève du sommeil, il ressuscitera des morts aussitôt. Le grand Agathon a dit : «Il est impossible de progresser dans les vertus sans renforcer l’attention à soi.»[5]. Amen.

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[1] Philocalie, part. 2, chapitres de Saint Philothée du Sinaï.

[2] Isaac le Syrien. Parole 71.

[3] 1 Tim 2,8

[4] Gen. 39,9

[5] Paterikon des Grottes.

IVème colloque scientifique de l’Église orthodoxe de Grèce sur la Turcocratie

Les 23 et 24 octobre aura lieu le IVème colloque scientifique organisé par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce. Celui-ci fait partie d’une série de dix colloques, organisés à l’occasion des 200 ans de la Révolution grecque (1821-2021). Le colloque de cette année aura pour thème le siècle des lumières en Grèce et en Europe. Pendant les travaux seront présentés les exposés de 23 scientifiques et chercheurs. L’ouverture officielle, suivie de la première réunion, aura lieu le 23 octobre au Centre inter-orthodoxe de l’Église de Grèce du monastère de Penteli. La manifestation sera ouverte par l’archevêque d’Athènes Jérôme. Les exposés du IVème colloque seront réunis en un volume. Les volumes des trois colloques précédents ont déjà été édités et sont à la disposition des intéressés. L’organisation a été prise en charge par la Commission synodale spéciale de l’identité culturelle, sous la présidence du métropolite de Dimitrias Ignace. Le président de la commission scientifique est l’historien Constantin Svolopoulos, membre de l’Académie d’Athènes. Les différents renseignements se trouvent sous le lien indiqué ci-dessous, tandis que le programme (en grec) est disponible ICI !

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La chorale de la cathédrale orthodoxe de Damas privée de visa pour venir chanter à Strasbourg

Vingt musiciens syriens se sont vu refuser un visa pour la France où ils devaient participer à un festival de musique religieuse à Strasbourg, a-t-on appris lundi auprès des organisateurs mais le ministère de l’Intérieur a demandé au consulat de « réexaminer » leur dossier.

« Nous avons découvert cette situation par voie de presse. Immédiatement, nous avons donné des instructions pour que le consulat procède à un réexamen bienveillant, la décision rendue ne nous paraissant pas adaptée », a déclaré à l’AFP Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Interrogé par l’AFP, un responsable de l’ambassade de France à Beyrouth avait précisé plus tôt dans la journée que « l’administration (était) saisie » et que « le dossier (était toujours) en cours d’examen à Paris ». Ces artistes âgés de 21 à 54 ans sont membres du chœur Saint-Ignace de la cathédrale grecque-orthodoxe mariamite de Damas. Ils devaient se rendre en France début novembre pour donner trois concerts à Strasbourg dans le cadre des « Sacrées journées », un festival de musiques sacrées qui réunit des fidèles de différentes religions, a expliqué à l’AFP son président, l’ancien pasteur Jean-Louis Hoffet. Depuis Damas, les chanteurs orthodoxes se sont rendus en car à l’ambassade de France à Beyrouth pour y déposer leur dossier de demande. Ils étaient munis de billets d’avion aller-retour, d’une réservation d’hôtel et d’une attestation du maire de Strasbourg, dont la collectivité subventionne le festival. Selon M. Hoffet cependant, les chanteurs ont essuyé un refus. Leurs demandes ont été refusées car leurs dossiers ont été jugés « pas fiables », a-t-il raconté. « C’est ahurissant! Je suis outré, stupéfait qu’on puisse refuser un visa à des gens qui viennent chanter leur foi dans nos églises, alors même qu’on fait des grands discours sur l’accueil de 24.000 migrants! » s’est emporté l’organisateur. Lors des « Sacrées journées » à Strasbourg, le chœur Saint-Ignace de Damas doit chanter en araméen et en syriaque, aux côtés notamment de bouddhistes tibétains chinois et indiens, de moines hindouistes et de musulmans soufis tunisiens. Parmi tous les artistes programmés, les membres de la chorale byzantine de Damas « sont les seuls qui se sont vu refuser leur visa », s’est désolé M. Hoffet.

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En Bulgarie, des milliers de fidèles ont vénéré les reliques du saint néomartyr Ignace venues du Mont Athos

Des milliers de fidèles orthodoxes de Stara Zagora, en Bulgarie, ont pu, du 6 au 8 octobre 2014, vénérer les reliques miraculeuses du saint protecteur de la ville, le saint martyr Ignace du Mont Athos et de Stara Zagora (+1814, voir sa vie ici). Les reliques ont été apportées en Bulgarie depuis le monastère Saint-Pantéléimon du Mont Athos. Le 8 octobre, la Bulgarie orthodoxe fête le 200ème anniversaire du trépas de saint Ignace de Stara Zagora, martyrisé par les Turcs, et dont le chef est gardé au monastère russe du Mont Athos. Sur la demande écrite du patriarche de Bulgarie, communiquée par la Sainte Communauté du Mont Athos à l’Assemblée des doyens du monastère de Saint-Pantéléimon, les représentants dudit monastère ont reçu la bénédiction pour participer aux solennités en Bulgarie et apporter le saint chef du martyr Ignace à Stara Zagora, d’où il était originaire. Étant donné qu’au monastère de Saint-Pantéléimon sont également gardées dans le même coffret les reliques des saints martyrs Euthymes et Acace (leur mémoire commune est commémorée le 1er mai), ce sont donc les reliques des trois saints qui ont été amenées en Bulgarie. La délégation du monastère de Saint-Pantéléimon à la fête étaient présidée par le hiéromoine Kyrion, membre de la Sainte-Epistasie et représentant auprès de la Sainte Communauté du Mont Athos, et aussi le recteur du metochion du monastère de Saint-Pantéléimon à Kiev, le hiéromoine Alexis. Les reliques ont été amenées en Bulgarie avec la bénédiction du patriarche œcuménique Bartholomée. L’accueil des reliques a eu lieu à Stara Zagora le 6 octobre au soir, après quoi une procession avec de nombreux fidèles, et à sa tête, le métropolite de Stara Zagora Galaction, a traversée les rues de la ville pour rejoindre l’église de l’Entrée au Temple de la Très sainte Mère de Dieu. C’est là que les fidèles ont pu vénérer les reliques. Le 8 octobre, les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare ont célébré la sainte Liturgie en la cathédrale de la ville devant les reliques des trois saints. Plusieurs milliers de fidèles de la ville, des pèlerins venus de toute la Bulgarie, mais aussi de l’étranger, étaient présents à l’office. Onze métropolites et évêques bulgares ont célébré, ainsi que l’archevêque de Kostroma et de Galitsk Théraponte et l’archimandrite Philippe, représentant du Patriarcat de Moscou en Bulgarie. Le même jour, le coffret contenant les saintes reliques ont été amenées solennellement à l’église récemment construite en l’honneur du saint martyr Ignace de Stara Zagora, située à l’Est de la ville. Un office d’intercession au saint y a été célébré, suivi de la dédicace de l’église, accomplie par le métropolite Galaction et tout le clergé. Au cours de ces journées, à l’initiative du diocèse, une conférence au musée d’histoire régionale consacrée à la vie et au martyre de saint Ignace de Stara Zagora ainsi que d’autres manifestations festives, ont eu lieu.

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Fêtes du 300ème anniversaire de la naissance de St Cosmas d’Étolie « l’égal-aux-Apôtres » et martyr, en Albanie

L’Église orthodoxe d’Albanie a fêté le 300ème anniversaire de la naissance et le 235ème anniversaire du martyre de St Cosmas d’Étolie, et ce malgré les menaces des nationalistes albanais. Né en 1714 à Mega Dendron en Grèce, saint Cosmas devint moine sur le Mont Athos puis, durant 25 ans, parcourut, la plupart du temps à pied, toute la Grèce et l’Albanie actuelles pour prêcher l’Évangile, créant plus de 200 écoles ainsi que des églises rurales. Les musulmans le pendirent en Albanie en 1779. Le 24 août de cette année, jour de sa fête, l’Église orthodoxe d’Albanie a honoré solennellement sa mémoire au monastère dédié au saint à Kolkondas, dans la province de Fier. C’est là que la sainte Liturgie a été célébrée par l’archevêque de Tirana Anastase, assisté de tous les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Albanie : les métropolites de Berat Ignace, de Korçë Jean, de Gjyrokastër (Argyrokastro) Dimitri, ainsi que des évêques d’Apollonia Nicolas, de Krujë Antoine, Amantia Nathanaël et Bylis Astios, avec de nombreux prêtres et diacres. Des centaines de fidèles orthodoxes, principalement de la région de Fier, mais aussi de toute l’Albanie, ainsi que des pèlerins venus de Grèce ont rempli l’église du monastère. L’évêque d’Apollonia Mgr Nicolas a évoqué la personne et l’œuvre spirituelle de saint Cosmas. Dans son homélie, l’archevêque de Tirana Anastase a parlé particulièrement des circonstances historiques dans le cadre desquelles saint Cosmas a développé son activité missionnaire, dont le résultat fut de mettre un terme à la vague massive d’islamisation et de sauver l’Orthodoxie dans ces contrées. C’est une réalité magnifique pour laquelle les chrétiens contemporains doivent tant au saint. Ces derniers jours, des articles sont parus dans la presse albanaise qui sont allés jusqu’à appeler saint Cosmas « un diable » et un « anti-albanais », tentant ainsi, comme l’a dit l’archevêque « de pendre à nouveau le saint, cette fois avec des cordes en papier ». Ces attaques sont inspirées par des motivations athées et visent à continuer d’asservir encore les orthodoxes. Cependant, ces temps appartiennent au passé et lorsque l’on attaque les saints de notre Église, ou lorsque l’on veut faire des insinuations sur la manière dont on les honore, la seule chose qu’il peuvent obtenir est de perturber la tolérance et la coexistence inter-religieuse, laquelle est une réalité louable que l’Albanie peut présenter à la famille européenne. Saint Cosmas était non seulement un clerc orthodoxe dévoué et un missionnaire éclairé, il était aussi un facteur de progrès et visait à l’émancipation sociale dans les circonstances de son époque. Il poussait les fidèles orthodoxes à apprendre la langue grecque [qu’ils avaient oubliée] comme un moyen de connaître l’Évangile et les mystères de l’Église. À cette époque, aucun document écrit n’existait encore en albanais, et rien n’avait encore été traduit. L’Évangile fut traduit un certain nombre de décennies plus tard. Par ses prédications, il éveillait à la foi les foules qui l’écoutaient sur tout le territoire de l’Albanie actuelle, et était aimé par tous pour son œuvre de progrès et d’éducation. Visiblement ému, l’archevêque Anastase a évoqué la visite qu’il avait effectué ces derniers jours sur le lieu de la pendaison de St Cosmas (le corps de St Cosmas avait été trouvé à Kolkondas et enterré trois jours après son exécution). Il s’agit du village de Mujalli, près de la rivière Seman. Sur le lieu du martyre existe à nouveau un arbre semblable à celui où le saint avait été pendu. Dans le complexe monastique qui a été restauré, l’archevêque et tous les évêques ont reçu les fidèles et les pèlerins venus de loin pour vénérer le saint. Il convient de mentionner que le monastère de saint Cosmas a été entièrement restauré par les soins de l’archevêque Anastase. Les travaux d’excavation ont mis en évidence la tombe du saint avec des fresques de l’époque. Quatre autres magnifiques églises dédiées au saint ont été construites dans d’autres endroits en Albanie.

Source (avec nombreuses photos) : Église orthodoxe d’Albanie

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Jovan Nikoloski