24/05/2017
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Résultats de la recherche : Kosovo

Liturgie patriarcale au monastère de Peć (Kosovo) à la veille du début de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

Le patriarche de Serbie Irénée a présidé la sainte Liturgie en l’église du patriarcat de Peć (Kosovo) le 14 mai 2017, en concélébration avec des évêques de l’Église orthodoxe serbe réunis à l’occasion du début de la session ordinaire de l’Assemblée des évêques de cette Église. Rappelons que Peć a été le siège de l’Église orthodoxe serbe de 1346 à 1463 et de 1557 à 1766. Concélébraient avec le patriarche Irénée le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, les évêques Laurent de Šabac, Longin d’Amérique du centre et de l’ouest, Justin de Žiča, Pacôme de Vranje, Jean de Šumadija, Photius de Dalmatie, Athanase de Bihać et Petrovac, Joannice de Budimlja et Nikšić, Grégoire de Zahum et Herzégovine, Théodose de Ras et Prizren, Maxime d’Amérique occidentale, Serge de Francfort et d’Allemagne, Hilarion de Timok, Antoine de Moravica et Cyrille de Dioclée. Après la sainte Liturgie a été célébré le rite de l’invocation de l’Esprit Saint afin que les travaux de l’Assemblée soient bénis et réussis. L’Assemblée commencera le 15 mai 2017 au Palais patriarcal de Belgrade.

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Nouvelles menaces contre le monastère de Dečani (Kosovo)

Depuis quelques mois déjà, la municipalité de Dečani refuse ouvertement d’appliquer la décision finale et irrévocable du Tribunal constitutionnel du Kosovo qui, au mois de juin de l’an dernier, a confirmé les droits de propriété du monastère. Au lieu de respecter la loi, un groupe de nationalistes albanais, depuis des semaines, menace, dans la presse kosovare, de procéder au blocus du monastère. L’Église orthodoxe serbe salue le communiqué du bureau de l’Union Européenne au Kosovo, qui a demandé le 20 avril 2017 l’exécution urgente de la décision du jugement en faveur du monastère et a condamné l’annonce du blocus du monastère ainsi que les menaces concernant ce saint lieu. « Toute tentative de blocus de la libre circulation et l’accès aux fidèles et aux touristes sera un exemple flagrant de violation de la loi et un indicateur de l’intolérance religieuse et ethnique dans cette municipalité, qui reste inchangée ces dernières 18 années. L’obstruction à la décision du Tribunal constitutionnel du Kosovo et la menace d’utiliser la violence à l’égard d’un lieu saint chrétien et un monument de l’UNESCO porte une grande atteinte à tous les habitants du Kosovo et de la Métochie et mettent en péril leur avenir » est-il dit dans le communiqué de la chancellerie du diocèse de Ras et Prizren de l’Église orthodoxe serbe.

Sourcehttp://www.eparhija-prizren.com/sr/vesti/povodom-novih-pretnji-manastiru-visoki-decani

Documentaire : « Kosovo, une chrétienté en péril »

« Le Kosovo-Métochié est une terre où la chrétienté orthodoxe est présente depuis plus de 700 ans. Ce « berceau » du christianisme orthodoxe en Serbie, compte plusieurs monuments placés sur la liste du patrimoine mondial de l´UNESCO mais aussi sur la liste du patrimoine mondial en péril. Le Kosovo, c´est une chrétienté en péril: depuis l´an 2000 on dénombre près de 150 lieux de culte chrétien pillés, détruits, incendiés… Pour les serbes orthodoxes, il s’agit donc d’un enjeux de première importance depuis l’autoproclamation d´indépendance du Kosovo: maintenir la flamme vivace et préserver tout ce qui peut l´être. Ce documentaire est une sorte d´état des lieux de la situation dans laquelle perdurent la tradition et la présence serbe orthodoxe, comment elle se maintient en vie dans ses monastères et rayonne dans ses villages, chez les fidèles. Une communauté soumise à épreuve face à la tentation de radicalisation d´un islam démographiquement majoritaire au Kosovo. Une coproduction KTO/Vicken production 2016 – Réalisé par Eddy Vicken et Yvon Bertorello. »

L’évêque Théodose de Ras et Prizren : « Les Serbes du Kosovo craignent de nouvelles violences »

La police du Kosovo, en cas de troubles sérieux, ne pourra assurer la défense des lieux saints du Kosovo et de la Métochie, or il y a maintenant dans la région « un grand potentiel » de nouveaux troubles déclenchés par la population albanaise locale. C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier l’évêque de Ras et Prizren Théodose (Šibalić) à l’Agence russe de presse RIA Novosti. En mars 2004, les Albanais du Kosovo avaient organisé des pogromes qui ont mené à l’exode massif des Serbes de la région et à la destruction de nombreux monuments de leur histoire et de leur culture. « La situation actuelle est pour nous meilleure que précédemment en ce sens qu’il n’y a plus autant d’attaques et d’actes de violence. On peut se déplacer librement, mais l’atmosphère générale continue à être assez tendue, particulièrement, ces derniers jours, et il y a un grand potentiel pour de nouveaux troubles », a déclaré l’évêque Théodose. Celui-ci a précisé que les relations entre Albanais et Serbes « ne sont pas identiques dans les différentes parties du Kosovo et de la Métochie  : En certains endroits, il y a une relative tolérance, par exemple à Prizren, mais à Djakovica, Dečani, Klina, la situation est bien plus difficile ». « Nous voudrions qu’il y ait bien plus d’exemples positifs, mais il est pratiquement impossible d’entendre qu’un Albanais du Kosovo dise publiquement quelque chose de positif sur notre Église ou sur les Serbes en général. Dans la presse locale, un nombre assez important d’articles sont publiés qui attisent ouvertement l’intolérance ethnique », a déclaré l’évêque. Comme celui-ci l’a encore déclaré, la sécurité des églises et monastères serbes dans les endroits peuplés principalement par des Albanais, est assurée actuellement par la police du Kosovo, constituée d’Albanais et de Serbes. Seul le monastère de Dečani se trouve encore sous la protection de la KFOR, en raison « de la situation extrêmement complexe concernant la sécurité dans la municipalité de Dečani”, a precise l’évêque, ajoutant que les attaques directes contre les églises orthodoxes au Kosovo se produisent maintenant plus rarement qu’avant, à l’exception du cas de l’église du Christ Sauveur à Priština où, « durant toutes ces dernières années, différentes provocations et actes de vandalisme continuent sans cesse ». Selon les statistiques du diocèse de Ras et Prizren, il y a actuellement 160 églises paroissiales et 14 monastères en fonction sur le territoire du Kosovo et de la Métochie. Les relations entre la Serbie et les autorités auto-proclamées du Kosovo se sont aggravées sérieusement le 14 janvier, lorsque les Albanais du Kosovo ont refusé de laisser passer un train de passagers en provenance de Belgrade pour Kosovska Mitrovica, menaçant de faire appel à ses unités spéciales. L’évêque Théodose a exprimé sa gratitude particulière au peuple russe: « Nous voulons exprimer avant tout notre gratitude au peuple russe pour le soutien spirituel, moral et matériel si importants, qu’il nous accorde. La compréhension qui existe en Russie concernant le Kosovo et la Métochia est pour nous très importante, et nous espérons que la Russie fera à l’avenir également tout son possible pour que soit assurée la vie libre aux Serbes orthodoxes qui sont restés au Kosovo et en Métochie, et, si Dieu le veut, pour que toutes les églises détruites soient reconstruites, et que notre peuple vivant en exil, revienne » a déclaré l’évêque Théodose. Parlant de l’aide qui est accordée aux Serbes du Kosovo par la Russie et l’Église orthodoxe russe, il a déclaré que des moyens importants avaient été recueillis précédemment par l’intermédiaire du monastère Sretensky de Moscou pour la reconstruction du séminaire de Prizren. En outre, la « Russie par le fonds de l’UNESCO a assuré l’attribution de 2,5 millions de Dollars pour la reconstruction des églises détruites suite aux désordres de 2004… La solidarité orthodoxe fraternelle, que nous donne le Patriarcat de Moscou, signifie beaucoup pour nous, de même que l’empressement constant de la Russie à défendre les Serbes qui sont restés ainsi que nos lieux saints au Kosovo et en Métochie », a déclaré l’évêque. À la demande d’établir un pronostic sur le développement ultérieur de la situation quant à la vie ecclésiale au Kosovo et en Métochie, l’évêque Théodose a fait remarquer que les Serbes dans cette région, « au cours de nombreux siècles passent par le Golgotha », mais que cependant le peuple « a toujours trouvé en lui les forces d’un renouveau spirituel ». « Nous espérons qu’il en sera de même cette fois encore, et que les Serbes ne quitteront jamais entièrement le Kosovo, parce qu’ici se trouve le centre de notre spiritualité et de notre histoire » a conclu l’évêque.

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L’église du monastère de Devič (Kosovo) a été consacrée après sa restauration

Le jour de la fête du saint tsar Uroš et de saint Joannice de Devič, le jeudi 15 décembre 2016, la sainte liturgie a été célébrée par l’évêque de Budimlija et Nikšić Joannice, assisté par l’évêque de Ras et Prizren Théodose, les prêtres et les moines d’un grand nombre de diocèses de l’Église orthodoxe serbe. Avant la sainte Liturgie, l’église rénovée du monastère a été consacrée par l’évêque Théodose. Celle-ci avait été incendiée et profanée par les extrémistes albanais en 2004. Entre-temps, l’église a été entièrement rénovée, les fresques préservées ont été restaurées, et une nouvelle iconostase a été peinte par les moniales du monastère de Končul. Plusieurs centaines de fidèles venus de Serbie, du Monténégro et de la République serbe de Bosnie assistaient à l’office. « Aujourd’hui, ici, en ce lieu éprouvé, nous avons beaucoup de raisons de nous réjouir, de ressentir de l’allégresse, car ce lieu de souffrances témoigne en même temps qu’il est aussi un lieu de résurrection… Le monastère de Devič a souffert de nombreuses fois dans son histoire, mais a toujours eu cette force et cette grâce de Dieu de renaître à chaque fois, de rassembler à nouveau le peuple, les moniales, et de redevenir un lieu de pèlerinage dans lequel le peuple viendra » a déclaré l’évêque Joannice. « Chaque fois, quand cette église est restaurée, elle devient encore plus solide, plus belle, plus somptueuse et majestueuse à nos yeux, et certainement aux yeux de Dieu, a souligné Mgr Théodose. À l’issue de la Liturgie et de l’office de la « Slava », l’higoumène du monastère, Mère Anastasie, avec les sœurs, ont offert un repas à toutes les personnes présentes. À l’époque récente, le monastère a été incendié à deux reprises : en 1941, par les membres du parti fasciste albanais, qui a martyrisé le prêtre du monastère, le père Damascène, et en 2004 par les extrémistes albanais. Un recueil de textes sur ce monastère a été traduit en français et publié par la paroisse orthodoxe serbe Saint-Sava de Paris.

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« Vous, partez, moi, je reste! » – film documentaire sur le Kosovo

Le documentaire serbe « Vous, partez, moi, je reste!« , fondé sur le livre du Métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral « Chroniques de la nouvelle crucifixion du Kosovo », avec des sous-titres en français, russe et anglais est disponible sur YouTube. Le film présente la souffrance des Serbes an Kosovo-Métochie, ainsi que la destruction de leur patrimoine religieux et culturel.

Communiqué du diocèse de Ras et Prizren au sujet de transformation de la chapelle du cimetière de Priština (Kosovo) en toilettes publiques

La chapelle du cimetière de Priština, qui avait été nettoyée et restaurée, a été transformée en toilettes et en décharge publiques, et nombre de tombes ont été envahies par les mauvaises herbes. Cette situation existe en dépit du fait que les services communaux se chargent soi-disant de l’entretien du cimetière et qu’un gardien rémunéré surveille celui-ci. Il s’agit là d’une situation semblable à celle de l’église du Christ Sauveur au centre de la ville, que le diocèse a récemment décidé de nettoyer, ce à quoi la municipalité de Priština à réagi en envoyant son inspection qui, sans aucun motif, a interdit la poursuite des travaux de nettoyage. Étant donné que, prochainement, les offices de requiem célébrés le samedi de saint Dimitri (samedi des défunts) auront lieu et que de nombreux fidèles de Priština, dont la majorité n’a pas la possibilité de vivre librement dans leur ville d’origine et de s’y réinstaller, visiteront les tombes de leurs proches, le Diocèse organisera le nettoyage tant de la chapelle que du cimetière lui-même. Il se pose seulement la question de savoir si le maire de Priština enverra à nouveau l’inspection et empêchera le nettoyage de l’église alors que, jusqu’à présent, il n’a pris aucune mesure pour empêcher que des édifices orthodoxes dans la ville soient utilisés comme toilettes publiques. L’évêque de Ras et Prizren Théodose a déclaré qu’il est difficilement compréhensible qu’au XXIème siècle, dans la ville principale du Kosovo et de la Métochie, des édifices chrétiens soient utilisés comme toilettes publiques. C’est une marque effrayante d’absence de culture et de normes de civilisation les plus élémentaires. Le maire de Priština Shpend Ahmeti, dans une récente interview à la Radio du Kosovo, a déclaré que la municipalité n’est pas chargée de vérifier si les édifices religieux sont profanés ou endommagés, raison pour laquelle rien n’a été entrepris à l’occasion de la profanation et du début d’incendie de l’église du Christ Sauveur. Or, le même Ahmeti a déclaré que la municipalité avait la responsabilité d’empêcher tous travaux sur ces édifices, y compris de nettoyage et de badigeonnage. Ces abus à l’égard de la liberté religieuse constituent une honte pour la société kosovare, a déclaré Mgr Théodose, soulignant que personne ne peut empêcher l’Église de préserver dignement ses édifices contre ceux qui les profanent obstinément.

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Un groupe d’étudiants de Priština (Kosovo) exige la démolition de l’église orthodoxe de la ville, dont la construction est restée inachevée

Un groupe d’étudiants de la Faculté de mathématiques et de sciences naturelles de l’Université de Priština a envoyé à une lettre à un média local, vendredi dernier, pour réclamer la démolition ou le changement d’affectation de l’église de la ville, dont la construction a commencé dans les années 1990, sous le régime de Slobodan Milošević. “Du fait que ce bâtiment a été construit du temps du régime de Milošević, dans la cour même du campus universitaire, nous exprimons notre profonde indignation quant au fait que la République du Kosovo n’ait rien fait jusqu’à maintenant pour détruire ce bâtiment, ou le mettre au service des étudiants de l’Université de Priština « Hasan Pristina » pour leurs études, par exemple en faire une bibliothèque » est-il dit dans la lettre. Les étudiants ont également déclaré que les travaux de réparation de l’église dont la construction est inachevée, commencés jeudi dernier, devraient cesser définitivement. « Nous croyons que cette construction n’a démarré que pour déclencher des tensions inter-ethniques. Aussi, nous n’avons pris encore aucune mesure. Mais si cela continue dans les jours qui viennent, nous réagirons, comme l’ont toujours fait les étudiants albanais, par différentes actions de protestations » est-il encore dit dans la lettre. Les étudiants ont dit qu’ils n’étaient opposés à aucune religion ou édifice religieux, mais qu’ils s’opposaient à ce qu’ils appellent « l’avilissement » de l’université. Des représentants de l’Église orthodoxe serbe au Kosovo ont commencé, dimanche dernier, à nettoyer l’église, mais leurs travaux ont été interrompus par le bureau d’inspection de la municipalité de Priština qui prétend que les représentants en question ne disposaient pas du permis requis. Le nettoyage était organisé par les Serbes de la région après que des inconnus aient mis le feu à des pneus dans l’édifice le 9 septembre. Le feu n’a pas causé de dommage significatif au bâtiment, mais l’Église orthodoxe serbe et la population serbe de la région on qualifié cette attaque de « honteuse » et ont exhorté les autorités du Kosovo à trouver les malfaiteurs. L’église est restée inachevée depuis la fin de la guerre au Kosovo en 1999. Au mois de juillet, des fouilles effectuées par des experts médico-légaux a échoué dans sa recherche de restes humains dans un prétendu charnier près de l’église.

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« Inauguration de la bibliothèque chrétienne de l’école de Gračanica » (Kosovo)

biblio1« Les cinq cents élèves de l’école primaire de Gračanica (au Kosovo, ndlr) disposent désormais d’une bibliothèque catéchétique. Construite et aménagée par Solidarité Kosovo, elle profitera aux cours de catéchèse dispensés dans cet établissement scolaire ». Pour lire la suite de cet article, cliquez ici.

Présentation à Paris d’un film documentaire sur la souffrance des Serbes au Kosovo-Métochie « Vous, partez ! Moi, je reste ! »

Vi-idite-ja-necu_slikaLa Délégation permanente de la République de Serbie auprès de l’UNESCO et le diocèse orthodoxe serbe d’Europe occidentale  présenteront le film documentaire  du réalisateur Hadzi-Aleksandar Dzurovic « Vous, partez ! Moi, je reste ! » ce vendredi 8 avril à 19h30 au Centre culturel de Serbie, 123 rue Saint-Martin 75004 Paris.
Ce film (affiche ci-contre) est fondé sur le livre du métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral, « Chroniques de la nouvelle crucifixion du Kosovo »,.
Il  relate la souffrance des Serbes au Kosovo-Metochie, ainsi que la destruction de leur patrimoine religieux et culturel.
Le film est sous-titré en français et il sera présenté en présence du réalisateur.

Le prince Charles a visité la cathédrale Saint-Georges à Prizren, au Kosovo

L’archimandrite Sava, le prince Charles de Galles et l’évêque de Ras et Prizren Théodose

Le samedi 19 mars, l’évêque de Ras et Prizren Théodose et l’archimandrite Sava, higoumène du monastère de Dečani, avec le clergé, les étudiants du séminaire de Prizren et les fidèles, ont accueilli le prince Charles de Galles en la cathédrale Saint-Georges de Prizren (Kosovo). À l’entrée, la jeune Milica Djordjević, seul enfant serbe vivant encore à Prizren, a offert un bouquet de fleur au prince. À l’entrée de l’église, l’évêque Théodose s’est adressé à l’héritier de la couronne par une allocution de bienvenue, dans laquelle il a évoqué les lieux saints du Kosovo et de la Métochie, les souffrances que l’Église a subies avec son peuple durant les dernières années, ainsi que la reconstruction et surtout la « résurrection » du séminaire de Prizren qui avait été détruit. Le prince Charles a salué chaleureusement les séminaristes qui ont chanté en son honneur le tropaire de la Résurrection du Christ en serbe et en anglais. L’évêque Théodose et le père Sava ont ensuite fait visiter au prince une petite exposition de photographies montrant les destructions lors du pogrom antiserbe de mars 2004 ainsi que les restaurations des lieux saints et des maisons qui s’en sont suivies. L’évêque Théodose a remercié particulièrement le gouvernement britannique pour l’aide relative à la reconstruction de maisons destinées aux Serbes revenus dans leurs foyers au Kosovo. L’évêque a expliqué à son hôte que, seize ans après le conflit armé, 200.000 Serbes ne peuvent toujours pas revenir au Kosovo et en Métochie et que, à Prizren, des 8.000 Serbes qui y vivaient, seule une vingtaine y est restée, principalement des personnes âgées. Le prince Charles s’est entretenu brièvement avec le groupe de personnes revenues à Prizren, qui ont exprimé leur souhait ferme de rester vivre dans leur ville natale, malgré la tragédie qui les a atteints en 2004, lorsque toutes les églises et maisons serbes de Prizren ont été incendiées. Enfin, le prince Charles a visité une petite église du XVème siècle dédiée à saint Georges, fondation de la famille Runović, incendiée lors des événements de mars 2004. Le prince a manifesté un intérêt particulier pour la restauration et la conservation des fresques endommagées dans les anciennes églises de Prizren, effectuées par des spécialistes grecs, serbes et italiens. En mémoire de la visite de son hôte, l’évêque Théodose a offert à celui-ci une édition de luxe de la monographie du monastère de Dečani en langue anglaise, ajoutant quelques mots sur les lieux saints les plus importants de l’Église orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie qui, en raison de leur signification, sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’évêque Théodose et le père Sava ont exprimé l’espoir que l’héritage orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie, avec son identité historique et culturelle, sera défendu de façon adéquate par des garanties internationales ad hoc.

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Solidarité Kosovo rénove douze écoles chrétiennes à hauteur de 225.000 euros

SK_2016« Solidarité Kosovo voit grand pour les petits chrétiens du Kosovo-Métochie. En achevant la réhabilitation et l’extension de douze établissements scolaires dont quatre crèches, l’ONG française confirme sa priorité à l’éducation et à la petite-enfance. Plus encore, avec 225.000 euros qui lui sont directement consacrés, la rénovation du parc immobilier scolaire serbe représente le programme humanitaire le plus ambitieux réalisé par Solidarité Kosovo. »

La suite de l’article est sur cette page.

Une église orthodoxe serbe a été pillée au Kosovo

Une nouvelle église orthodoxe serbe a été attaquée au Kosovo. Le prêtre Slobodan Djorić a communiqué à la police du Kosovo, le 28 février que l’église de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu à Pejčići avait été pillée. Des inconnus ont brisé les portes de l’église et dérobé trois croix dorées ainsi qu’un encensoir, et ont jeté à terre des icônes de l’église. Il s’avère en outre que les pilleurs ont creusé le sol espérant certainement y trouver quelque trésor caché. L’église de Pejčići se trouve sur la liste des monuments culturels particulièrement importants. L’église a été construite au XVIIème s. et le clocher, au XIXème s.

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Jean-François Colosimo sur le Kosovo dans le magazine Marianne

« Trois décennies après l’embrasement des Balkans, l’essayiste et spécialiste du monde orthodoxe s’est rendu à Pristina. Il s’inquiète d’un affrontement qui dégénère en guerre des religions ». Parmi les diverses interventions médiatiques de Jean-François Colosimo, le magazine Marianne vient de publier, à l’invitation de son directeur Joseph Macé-Scaron, un long article relevant à la fois du récit historique et du récit de voyage, du reportage politique et du reportage d’idées. Les lieux saints de l’orthodoxie que sont Gracanica, Pec, Decani ainsi que les figures de la foi que sont l’évêque Théodose et le père Sava y occupent une place centrale. A lire en cette fête de la Nativité. Marianne, n°double 24 décembre/7 janvier, en kiosque et chez le marchand de journaux, 164 pages – 4,50 €.

Noël avec les chrétiens du Kosovo-Métochie

header_frL’association Solidarité Kosovo prépare actuellement son convoi de Noël pour les chrétiens du Kosovo-Métochie. C’est le onzième convoi de Noël organisé par cette association. « Solidarité Kosovo prévoit de distribuer plus de 15 tonnes de denrées humanitaires récoltées grâce aux partenariats liés avec des entreprises du secteur textile et des fabricants de jouets français. »

L’évêque de Prizren Théodose condamne fermement l’attaque terroriste contre le village serbe de Goraždevac (Kosovo)

Le 7 décembre, à 2h50 du matin, des individus ont ouvert le feu en rafales depuis une automobile qui a traversé le village serbe de Goraždevac, dans la commune de Peć. Selon les paroles d’un témoin, il s’agissait d’une jeep qui roulait à 10-15 km à l’heure. Les agresseurs ont d’abord tiré sur le monument aux morts et l’ont fortement endommagé. Ce monument était érigé à la mémoire des victimes de la dernière guerre et aux enfants qui ont péri lors de l’attaque sur le fleuve Bistrica en 2003 [les Albanais avaient alors ouvert le feu sur des enfants serbes, dont deux sont morts et plusieurs ont été blessés]. Continuant leur chemin à travers le village, les malfaiteurs ont ouvert le feu sur la voiture de Srboljub Kolašin, laquelle a brûlé entièrement, et ont ensuite tiré sur la maison de Saša Petrović. Les agresseurs ont tiré encore sur plusieurs sites et sur un kiosque. La police et les pompiers sont arrivés immédiatement sur place. Bien que personne n’ait été blessé lors de cette attaque, les habitants de ce village serbe sont sérieusement inquiets car une agression semblable s’est produite le 9 juillet de cette année, lorsqu’un cocktail molotov a été jeté depuis une voiture en mouvement. Les auteurs de cette attaque comme de beaucoup d’autres contre ce village et d’autres localités serbes, ainsi que contre les maisons de ceux qui sont revenus dans leurs foyers après la guerre, situées dans le district de Peć, n’ont jamais été trouvés. L’évêque de Ras et Prizren Théodose a fermement condamné cette nouvelle aggression. Celle-ci montre que les Serbes restés en Métochie restent la cible des extrémistes. L’attaque en question est aussi la plus sérieuse parmi celles qui sont motivées ethniquement contre les Serbes durant les derniers mois. Elle montre que la situation sécuritaire au Kosovo et en Métochie échappe au contrôle des institutions locales qui ne sont pas en mesure d’apporter la sécurité aux citoyens. La mauvaise volonté de la police et de la justice locale pour donner une suite aux nombreux incidents et attaques contre les Serbes peu nombreux revenus dans leurs foyers pendant les années précédentes, a créé une atmosphère d’anarchie qui ouvre la voie à de nouvelles attaques et à la poursuite de la terreur contre les Serbes restés au Kosovo et en Métochie. L’évêque Théodose à envoyé une demande à la police du Kosovo et à la KFOR afin que des mesures soient prises pour éviter de nouvelles attaques contre les Serbes. Les incidents motivés ethniquement de plus en plus fréquents au Kosovo et en Métochie menacent l’avenir non seulement des Serbes sur cette région, mais aussi celui de tous les citoyens, indépendamment de leur origine, et témoignent de la situation préoccupante qui risque d’aller vers l’escalade.

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Mère Fébronie, higoumène du monastère de Peć, au Kosovo, est décédée le 19 novembre

Mère Fébronie, higoumène du monastère de Peć

Née le 29 septembre 1921, Mère Fébronie (Božić) est devenue moniale à l’âge de 19 ans au monastère de Jovanje, en Serbie centrale, où elle vécut pendant douze ans. Elle séjourna ensuite dans différents monastères, pour finalement s’installer définitivement au monastère de Peć, au Kosovo, en 1957, où elle fit beaucoup pour la rénovation des bâtiments conventuels. Mais elle est surtout connue pour avoir montré un rare courage le 16 mars 1981, alors qu’un incendie, probablement d’origine criminelle, s’était déclaré au monastère. C’est alors qu’elle sauva de l’incendie des anciennes icônes, des Croix et des manuscrits et autres objets précieux, qui se trouvaient dans la salle du trésor. Mère Fébronie fut bloquée dans la salle, les fenêtres étant protégées par des grilles, tandis que le plafond menaçait de s’écrouler. Au dernier moment, le prêtre du monastère réussit à arracher les grilles de la fenêtre et Mère Fébronie fut ainsi sauvée. La défunte higoumène assista à l’intronisation des trois derniers patriarches de l’Église orthodoxe serbe, Germain, Paul et Irénée. Elle fut le témoin de tout ce qui s’est produit au patriarcat de Peć durant la seconde partie du XXème siècle et au début du XXIème siècle. Elle était très respectée non seulement des moniales du Kosovo, mais aussi des militaires de la KFOR qui gardent le monastère. Elle est décédée le 19 novembre.

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Le patriarche de Serbie Irénée est reconnaissant à la Russie pour avoir refusé l’adhésion du Kosovo à l’UNESCO

Le patriarche de Serbie Irénée a exprimé sa reconnaissance à la Russie pour son soutien à la position de la Serbie quant au caractère inacceptable de l’admission du Kosovo à l’UNESCO. « Pour nous, cet événement revêt une importance énorme. Le Kosovo, pour les Serbes, est une terre sainte, elle est abreuvée du sang de ceux qui ont défendu les lieux saints contre l’ennemi. Ce qui aurait pu maintenant se produire avec le Kosovo [l’admission à l’UNESCO, ndt] serait devenu l’apogée de tous les malheurs. Nous sommes profondément reconnaissants à tous les pays qui ont soutenu la Serbie dans la question du Kosovo, et un rôle énorme a été joué par la Russie et ses représentants – Poutine, Lavrov, ainsi que tous ceux qui se sont engagés dans le soutien des Serbes », a déclaré le patriarche Irénée dans son interview au centre médiatique « Russki Express ». Le dirigeant spirituel des Serbes croit que la vérité, dans le cas présent, « a remporté la victoire » et a rappelé le célèbre proverbe « Dieu n’est pas dans la puissance, mais dans la justice ». Cette semaine, l’Assemblée générale de l’UNESCO a voté contre l’admission du Kosovo à cette organisation. Au vote ont pris part les 142 membres de l’UNESCO. 95 voix étaient nécessaires pour l’admission du Kosovo. 92 membres se sont prononcés « pour », tandis que 50 ont voté contre, et 29 représentants se sont abstenus.

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Communiqué de l’Église orthodoxe serbe au sujet du rejet de la candidature du Kosovo à l’UNESCO

L’Église orthodoxe serbe salue la décision de l’UNESCO par laquelle est rejetée la proposition d’adhésion du soi-disant État du Kosovo dans ladite organisation. La Serbie et l’Église orthodoxe serbe ont constamment demandé le report de ce débat, afin d’éviter une confrontation politique inutile mais, étant donné que la demande de la Serbie n’a pas été adoptée, un vote a eu lieu. Celui-ci a montré néanmoins que l’UNESCO n’est pas disposée à prendre des décisions politiques hâtives qui menacent la sécurité de l’héritage culturel et le dialogue que mène déjà Belgrade avec Priština. Il est évident que la question de l’héritage spirituel et culturel ne peut être résolu par la politisation, particulièrement dans une situation où, après la guerre au Kosovo et en Métochie, tant de lieux saints et cimetières chrétiens orthodoxes ont été détruits. La confiance doit se construire par des actes, et non paroles, et encore moins par la négation de la situation fort difficile dans laquelle se trouvent déjà, depuis des années après la guerre, notre peuple et nos lieux saints au Kosovo et en Métochie. Pour cette raison, de nouveau à cette occasion, l’Église orthodoxe serbe appelle au dialogue et à la construction de la confiance en tant que seule voie de résolution de tous les problèmes et remercie tous les pays qui ont offert leur soutien à la voie du dialogue et de la compréhension.

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Un film sur les monastères et églises du Kosovo à l’occasion de la tentative des dirigeants kosovars de faire adhérer leur État à l’UNESCO

À l’occasion de la tentative des dirigeants kosovars de faire adhérer leur État à l’UNESCO, plusieurs films (avec commentaires en anglais) rappellent les actes de barbarie qui ont été commis contre l’héritage religieux serbe (églises et cimetières) au Kosovo. Le président de la République de Serbie a envoyé une longue lettre à tous les ambassadeurs accédités à Belgrade, pour inviter les États qu’ils représentent à ne pas soutenir la prétention de ceux qui ont contribué à la destruction de ce patrimoine et le laissent aujoud’hui abandonné  d’être membres d’un organisme international dont la mission est de prendre soin du patrimoine culturel de toutes les nations.

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Candidature du Kosovo à l’Unesco: le patrimoine chrétien en danger ? – Un entretien avec l’archimandrite Sava Janjic

306826_sava-janjic-foto-z-loncarevic-1_fLe 3 novembre prochain, le Kosovo présentera sa demande d’admission à l’Unesco. Une demande qui inquiète fortement les chrétiens pour les sanctuaires qui ne seront plus dès lors protégés par des soldats de l’Otan. Le site Solidarité-Kosovo a mis en ligne un entretien avec l’archimandrite Sava Janjic (photographie: source) du monastère de Visoki Decani. Celui-ci y précise notamment, en réponse à la question « Qu’adviendront les sanctuaires serbes si le Kosovo devenait membre de l’Unesco ? » : « Cela nous rendrait la vie bien plus difficile. Si cette décision hâtive venait à être prise, elle ferait de l’Unesco un jouet aux mains des forces politiques locales qui tenteraient d’amortir un nationalisme doublé d’un fondamentalisme islamique croissant au Kosovo. Nous serions tous perdants à long terme. Une chose est sûre c’est que nos sanctuaires resteront serbes jusqu’au dernier moine ou moniale qu’ils abriteront. S’ils veulent nous chasser, ils devront le faire par la force et cela devant les yeux du monde entier. »

Télévision: ce soir, l’émission « L’orthodoxie ici et maintenant » (KTO), sur l’orthodoxie en Serbie, au Kosovo et Métochie

heritageCe soir, à 19h40, sera diffusée la 29e édition de l’émission de télévision « L’orthodoxie, ici et maintenant », sur KTO. Elle sera consacrée à l’orthodoxie en Serbie ainsi qu’aux Kosovo et Métochie. Le détail de l’émission est exposé ici.

« La primauté du spirituel sur le politique ! Les défis des orthodoxes serbes du Kosovo »

CarolsabaLors de l’émission « Lumière de l’orthodoxie » (Radio Notre-Dame) du dimanche 20 septembre, la chronique de Carol Saba portait sur « La primauté du spirituel sur le politique ! Les défis des orthodoxes serbes du Kosovo ». Pour lire le texte de cette chronique, cliquez ici. L’enregistrement de l’émission et les autres textes se trouvent sur cette page.

Solidarité Kosovo lance un programme de serres agricoles dans les enclaves chrétiennes du Kosovo

La redynamisation économique des territoires chrétiens par le développement d’activités rurales est l’une des priorités de Solidarité Kosovo. Depuis la construction de la ferme alpine en 2013, qui fait figure de première réalisation en la matière, l’ONG française n’a eu de cesse de lui ramifier des programmes agricoles complémentaires, comme la mise en place d’une laiterie en 2014 ou encore la création d’une ferme bovine qui est actuellement en cours de construction. Depuis cet été, une nouvelle opération périphérique s’est ajoutée à cette dynamique de relance de la production et de la commercialisation, celle de la culture sous serre. On peut consulter tous les détails sur le site ci-dessous.

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Lettre du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe à la directrice générale de l’UNESCO au sujet de la candidature de l’État auto-proclamé du Kosovo à l’entrée dans ladite organisation

Le 14 septembre 2015
À la directrice générale de l’UNESCO, Madame Irina Bokova
Chère Madame,
À l’occasion de la récente demande du gouvernement auto-proclamé du Kosovo d’adhérer à l’UNESCO, nous voudrions exprimer la profonde préoccupation de l’Église orthodoxe serbe. Nous sommes convaincus qu’une éventuelle acceptation de cette demande aurait des conséquences d’une portée considérable pour l’héritage culturel chrétien lui-même, ainsi que pour la perspective d’une vie commune des Serbes, Albanais et autres nationalités au Kosovo et en Métochie dans l’avenir. C’est un fait bien connu que tous les quatre sites faisant partie de l’héritage culturel mondial de l’UNESCO au Kosovo et en Métochie (inscrits comme « monastères médiévaux au Kosovo ») sont des sites sacrés de l’Église orthodoxe serbe. En fait, la même chose peut être dite à juste titre de la quasi-totalité de tout l’héritage culturel chrétien sur ce territoire, depuis le IVème siècle, et particulièrement depuis l’époque médiévale, jusqu’à maintenant. À ce sujet, notre silence pourrait être interprété erronément comme notre approbation tacite de cette demande des autorités du Kosovo. En conséquence, nous voudrions nous concentrer en premier lieu sur les arguments qui sont d’une importance vitale pour l’avenir de nos sites sacrés au Kosovo et en Métochie, et particulièrement pour la préservation de notre identité culturelle et religieuse, de même que pour la protection de nos droits humains et de nos libertés civiles.

Comme vous le savez, depuis la fin de la guerre civile au Kosovo et en Métochie en juin 1999 et du déploiement des forces internationales de maintien de la paix dirigée par l’OTAN (KFOR) avec la mission de l’ONU et la police, 107 sites chrétiens orthodoxes au Kosovo ont été complètement détruits ou endommagés . La destruction de notre héritage, nous le soulignons, s’est produite non pas pendant la guerre, mais en temps de paix, laquelle était garantie par la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU. La destruction de l’héritage chrétien orthodoxe serbe dans la période d’après-guerre est sans précédent dans l’histoire européenne récente. Elle avait un caractère systématique, étant donné que des dizaines de nos saints lieux étaient détruits de la même façon, souvent au moyen d’explosifs et d’une manière qui suggérait fortement une intention et une stratégie préméditées. Sur beaucoup de nos sites en ruine figurait l’acronyme de la soi-disant Armée de libération du Kosovo (UÇK) lequel peut encore être vu. De même que les autres crimes d’après-guerre, qui ont coûté la vie à des centaines de Serbes et d’autres civils ou encore leur enlèvement, la destruction de notre héritage n’a jamais fait l’objet d’enquêtes en bonne et due forme, ni n’a donné lieu à des poursuites en justice, ce qui sape notre confiance dans les institutions du Kosovo.

Après la première vague de destructions de notre héritage, les émeutes massives des Albanais du Kosovo en mars 2004 ont encore provoqué la destruction de 34 sites orthodoxes serbes. L’un des sites endommagés était la cathédrale de la Mère de Dieu dite « Ljeviška », à Prizren (un site faisant partie de l’héritage mondial de l’UNESCO). Grâce aux efforts menés par le Conseil de l’Europe pour reconstruire les sites endommagés en 2004, certains desdits dommages ont été réparés, ce qui n’est malheureusement le cas d’aucun des sites détruits entre juin 1999 et 2004. Il est également important de mentionner qu’un autre site se trouvant sous la protection de l’UNESCO au Kosovo, le monastère de Visoki Dečani (XIVème siècle) a fait l’objet de quatre attaques armées depuis la fin de la guerre civile en 1999 (deux attaques au mortier en 2000, une attaque similaire en 2004 et une attaque aux roquettes propulsées par fusées en 2007) ce qui a fait dudit monastère le site chrétien le plus fréquemment attaqué au Kosovo et en Métochie. Seule la dernière des attaques mentionnées a fait l’objet d’une enquête, suite à laquelle un Albanais du Kosovo a été condamné à deux ans et demi de prison. Nous pouvons dire que ce n’est que grâce aux efforts de la KFOR que le monastère de Dečani, le Patriarcat de Peć situé non loin de là, et le monastère de Gračanica (tous trois des sites de l’UNESCO) n’ont pas été détruits par les terroristes albanais du Kosovo. Nous sommes encore hantés par les images vidéo de la destruction de l’église Saint-André de Podujevo, avec les jeunes Albanais du Kosovo escaladant les murs, brisant les Croix, les jetant dans la foule qui en liesse, qui chantait les slogans de « l’Armée de Libération du Kosovo » et qui finalement incendia l’église. Tout cela nous rappelle, avec affliction, la violence actuelle contre les sites religieux en Iraq et en Syrie, particulièrement la destruction du temple Baalshamin dans l’ancienne citée syrienne de Palmyre.

Ces attaques persistantes, derrières lesquelles nous pouvons voir clairement une claire intention d’effacer l’héritage serbe au Kosovo et en Métochie, et avec cela tout l’héritage chrétien depuis le IVème siècle jusqu’à nos jours, ont été la raison la plus importante d’inclure nos sites UNESCO au Kosovo dans la liste de l’héritage mondial en danger. En même temps, des initiatives internationales sont apparues pour protéger institutionnellement notre héritage au Kosovo de la destruction, ce qui a débouché sur l’annexe V du plan Ahtisaari en 2008. Il est très triste et décevant que, même après les émeutes de 2004, fort peu nombreux ont été les auteurs des attentats identifiés et poursuivis devant la justice . Bien que toutes les personnalités politiques internationales aient publiquement condamné la violence et l’aient qualifiée « d’organisée », aucun des leaders politiques et locaux du Kosovo n’a jamais fait l’objet d’une enquête. À notre grande surprise, les leaders politiques de cette époque avec un passé – pendant la guerre – controversé se trouvent encore parmi les personnalités politiques dirigeantes au Kosovo aujourd’hui. Le processus de reconstruction d’une partie de notre héritage, mené par le Conseil de l’Europe et auquel ont participé les institutions provisoires du Kosovo, ne se serait jamais produit si les instances internationales n’avaient fortement insisté sur le fait que le préjudice devait être réparé. Nous considérons qu’il est regrettable que dans leur lobbying pour devenir membres de l’UNESCO, les autorités du Kosovo se sont concentrées principalement sur le dommage causé, pendant la guerre, à l’héritage islamique, minimisant et, ignorant presque complètement le dommage infligé à l’héritage chrétien orthodoxe pendant et après la guerre. Les déclarations des leaders kosovars ont souvent été ambigus et teintés politiquement quant à cette question, ce qui pourrait aisément être interprété par les extrémistes comme une carte blanche pour attaquer les églises serbes, dans l’ambiance d’une soi-disant culpabilité collective des Serbes qui est répandue jusqu’aujourd’hui même, dans les médias du Kosovo. Dans de nombreuses publications sur l’héritage culturel, les sites islamiques sont, en règle générale, mentionnés en premier lieu, bien que les quatre sites protégés par l’UNESCO appartiennent à l’Église orthodoxe serbe. Pendant des années, à Dečani, Peć et Prizren, nous luttons pour une signalisation adéquate des sites de l’UNESCO, du fait que de nombreux touristes ne peuvent facilement les trouver. Très souvent, nous avons dû réprimander les guides d’excursions albanais du Kosovo, parce que ceux-ci présentaient nos saints lieux comme des églises albanaises occupées par les Serbes. Actuellement, les lois du Kosovo ne régissent pas la présentation de nos sites et laissent ainsi de la marge aux spéculations politiques malintentionnées.

Il serait injuste de ne pas mentionner la destruction, après la guerre, d’au moins 392 cimetières orthodoxes serbes au Kosovo et en Métochie (qui ont été documentés par l’OSCE) et l’état déplorable dans lequel ils se trouvent encore . La persécution et le déracinement des vivants a souvent été accompagné dans l’histoire par la désacralisation des tombes des morts, et, par conséquence, le meurtre de la mémoire de ceux qui ont vécu ici pendant des siècles, y créant des œuvres de leur culture. Ce qui est encore plus tragique est que tout cela représente une prolongation de cinq siècles d’occupation ottomane (jusqu’en 1912) et de la persécution fasciste et des atrocités de la seconde guerre mondiale. Nous croyons fermement que la destruction systématique de notre héritage et des cimetières dans les lieux desquels, à l’époque récente seulement, quelques centaines de milliers de civils serbes se sont enfuis, manifeste un effort concerté par les extrémistes locaux, les groupes du crime organisé et autres éléments radicaux albanais du Kosovo, pour empêcher le retour des réfugiés serbes et le changement durable du caractère démographique et culturel de la partie la plus grande du Kosovo et de la Métochie, qui avait déjà grandement changé à travers les siècles en raison de l’asservissement de la population serbe et des violences à son égard. Nous nous sentons obligés d’attirer votre attention sur le fait que ce qui se passe actuellement au Moyen Orient, particulièrement dans les territoires contrôlés par le soi-disant État islamique (ISIS) – la persécution massive des populations et la destruction de l’héritage culturel – constitue en grande partie la continuation de ce qui s’est produit au Kosovo et en Métochie, particulièrement de 1981 jusqu’à aujourd’hui. Le fait que les sites orthodoxes serbes les plus importants soient encore sous la protection armée de la police et que le monastère de Dečani soit toujours protégé par les soldats de la KFOR, particulièrement après l’apparition de graffitis islamistes sur ses murs l’an dernier, démontre clairement que l’héritage orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie continue à être sérieusement en danger, celui-ci provenant exclusivement d’Albanais extrémistes du Kosovo qui trouvent leur inspiration dans les « idéaux » de la soi-disant Armée de Libération du Kosovo et, aujourd’hui, malheureusement, le plus souvent dans le fanatisme de l’Islam radical.
Étant donné que le plan Ahtisaari était conditionné politiquement par la reconnaissance serbe de l’indépendance auto-proclamée du Kosovo, les garanties destinées à la protection de l’héritage orthodoxe serbe, après l’échec de mise en vigueur du plan, ont, entre-temps été perdues pour la plupart ou transférées partiellement aux lois du Kosovo. La tentative la plus récente, au Parlement du Kosovo, de faire adopter un projet de loi très problématique sur l’héritage culturel, qui, en outre, abroge ce qui reste des dispositions d’Ahtisaari, réduisent encore plus notre confiance dans les institutions du Kosovo. Ledit projet de loi suggère l’introduction d’un contrôle direct de l’État sur les sites de l’Église orthodoxe serbe et qualifie notre héritage de « propriété de la République du Kosovo ». Ce n’est que grâce à l’engagement résolu de l’Union Européenne et des États-Unis que le projet a été retiré, mais le gouvernement du Kosovo peut le renvoyer au Parlement pour y être discuté à nouveau, ce qui est seulement une question de temps. Certains ministres du Kosovo, dont celui de la culture, sont encore réticents à appeler l’Église orthodoxe serbe par son nom officiel, et certaines institutions culturelles les plus importantes, comme l’Académie des sciences et des arts du Kosovo publient des livres dans lesquels la riche contribution serbe à l’histoire du Kosovo est largement occultée. Les jeunes Albanais du Kosovo apprennent souvent dans les écoles que les monastères orthodoxes serbes médiévaux sont en fait albanais – voire même illyriens (sic !) – et qu’ils ont été occupés par les Serbes et ce par la force. Une telle atmosphère dans la vie culturelle du Kosovo ne démontre pas une maturité et une responsabilité pour la protection que le Gouvernement du Kosovo devrait nominalement garantir dans le cadre de leur demande d’adhésion à l’UNESCO. Lors de la Conférence des donateurs de l’UNESCO, à Paris en 2005, le ministre d’alors du Kosovo distribua une brochure dans laquelle les monastères orthodoxes serbes étaient appelés monuments albanais. Ladite brochure a été immédiatement retirée sur l’intervention du représentant spécial du Secrétaire général de l’UNESCO.
En même temps, nous avons été profondément déçus par le fait que le système légal du Kosovo n’offre pas de protection adéquate des droits de propriété de notre Église. Au lieu de l’adoption d’une loi portant restitution des propriétés ecclésiastiques et privées au Kosovo et en Métochie qui avaient été confisquées du temps du régime communiste, nous pouvons constater aujourd’hui que les propriétés restantes de l’Église sont aliénées ou menacées, particulièrement les biens des Serbes qui ont fui la purification ethnique au Kosovo et en Métochie. La démonstration la plus récente de ce qui précède est le problème des biens du monastère de Dečani (qui concerne 50% de ses terres actuelles) qui a fait l’objet d’une action en justice durant 15 ans, dont 8 ans devant la Cour suprême du Kosovo. Après une décision du tribunal en 2012 confirmant les droits de propriété du monastère et une procédure en appel au cours de laquelle aucun argument substantiel n’a été présenté, notre Église s’attendait à ce que la chose fût définitivement jugée et que le monastère fût rétabli totalement dans ses droits. Or, la chambre d’appel de la Cour suprême du Kosovo a déclaré, provoquant la consternation générale, qu’elle n’était pas compétente pour statuer sur le cas, tandis que la chambre d’appel de la même Cour suprême, sous la présidence d’un juge international avait à plusieurs reprises confirmé sa compétence pour le cas concerné et avait même pris la décision finale. Étant donné que la décision la plus récente a été obtenue suite à un scrutin majoritaire avec la forte opposition de deux juges (probablement internationaux) des cinq membres de la chambre d’appel, cette décision est considérée par notre Église, de même que par certains acteurs internationaux concernés au Kosovo, comme unilatérale, déficiente et contraire aux principes légaux européens. Pour notre Église, ce n’est pas seulement la question d’un échec judiciaire, mais cela dresse également un portrait décourageant de la position des institutions du Kosovo, relativement aux intérêts vitaux de notre Église et de notre peuple, particulièrement dans des situations où les décisions sont prises sans supervision internationale. Si cette injustice l’emporte, notre monastère le plus important et protégé par l’UNESCO sera privé de 50% de ses biens et laissé sans viabilité économique. Nous avons fait face à de telles injustices à l’époque du régime communiste en Yougoslavie, alors que les institutions religieuses étaient privées de leurs biens sans aucune justice ni compensation.
Ces faits sont facilement vérifiables et bien connus des représentants internationaux au Kosovo et en Métochie, qui partagent nos préoccupations. Tout cela nous mène à la conclusion que l’admission du Kosovo à l’UNESCO, particulièrement dans des circonstances où la protection institutionnelle de l’héritage chrétien serbe n’est pas sauvegardée de façon adéquate, ne constituerait pas seulement une décision malavisée et hâtive, mais pourrait préparer la voie à une répression culturelle à long terme envers l’identité spirituelle chrétienne et culturelle. Ayant en vue tous ces faits, les points importants suivants doivent être résolus :
– La protection institutionnelle de l’héritage orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie, avec ses biens, son nom et sa tradition historique doit être définie efficacement et sauvegardée contre les tentatives de réécrire l’histoire et de priver notre Église et notre peuple d’un avenir viable. Des garanties écrites internationales fortes, y compris la réhabilitation du contenu de l’Annexe V d’Ahtisaari, sont nécessaires pour empêcher à l’avenir la possibilité d’un changement de législation locale et l’adoption de nouvelles lois discriminatoires. À ce sujet, nous considérons particulièrement important le nom sous lequel nos monuments sont inscrits dans la liste de l’héritage mondial, parce qu’il ne reflète pas clairement, sous sa forme actuelle, leur identité historique et religieuse et laisse de la place aux manipulations politiques et médiatiques. Nous croyons fermement que la question de l’héritage orthodoxe serbe au Kosovo doit être inclue dans le dialogue de Bruxelles entre Belgrade et Priština, étant donné son caractère extrêmement sensible pour les relations interethniques et l’avenir multiethnique du Kosovo et de la Métochie.
– Pendant des années, notre Église a pris soin de la protection de ses biens et de l’héritage chrétien au Kosovo et en Métochie et il nous est incompréhensible que les institutions du Kosovo puissent entreprendre de façon unilatérale n’importe quelle intervention, y compris des travaux de restauration et de conservation. Des travaux sur nos biens sans notre plein accord et notre entière supervision, situation prévue dans l’annexe V d’Ahtisaari, serait complètement inacceptable. Nos monastères et églises ne sont pas seulement la propriété de l’Église orthodoxe serbe, mais ils constituent également les monuments les plus importants de l’héritage culturel européen, ce qui exige une manière clairement définie de présentation, d’expertise et de préservation, ce qui n’est pas défini de façon satisfaisante dans la législation du Kosovo.
– Récemment est apparu un soutien des « communautés religieuses » kosovares à la demande d’admission du Kosovo à l’UNESCO formulée par Thaçi. En réalité, ce soutien se limite à la communauté islamique albanaise. Le signataire de l’Église catholique n’est pas une personne autorisée par elle et la minuscule communauté israélite, pour autant que nous le sachions, n’a pas d’héritage culturel au Kosovo.
Nous sommes profondément convaincus que, dans les circonstances présentes et dans le cadre des dispositions légales existantes, l’admission du Kosovo à l’UNESCO, et en particulier toute idée de confier le soin de nos plus importants édifices religieux aux institutions du Kosovo, serait un dangereux élément d’instabilité et pourrait sérieusement mettre en péril l’avenir du Kosovo et de la Métochie, l’ensemble de son héritage chrétien, tout comme les droits fondamentaux, religieux et civils. Si le statut accordé à nos sites par l’UNESCO n’est pas seulement un acte de reconnaissance de leur valeur culturelle et civilisationnelle pour l’humanité, mais également un mécanisme additionnel de protection dans la situation sécuritaire actuelle, le statut d’héritage culturel mondial par lui-même, dans le cas où le Kosovo deviendrait un membre de l’UNESCO, pourrait devenir plus un problème qu’un élément de protection à long terme et une garantie pour cet avenir.
Nous espérons que vous prêterez l’attention voulue à nos préoccupations, ce dont nous vous restons profondément reconnaissants par avance.
+ Irénée, président du Saint-Synode des évêques, archevêque de Peć, métropolite de Belgrade-Karlovci et patriarche de Serbie

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Le Saint-Siège, défenseur des sanctuaires serbes au Kosovo ?

M. Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO

Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO

Le Saint-Siège et le pape François disposent d’une grande autorité morale au sein de la communauté internationale et leur soutien à la protection du patrimoine spirituel et culturel serbe au Kosovo pourrait jouer un rôle très significatif, dit à l’agence de presse Sputnik Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO. A travers le combat quotidien héroïque et martyr des prêtres et des moines qui continuent de vivre au Kosovo, l’Église orthodoxe serbe s’efforce de préserver notre patrimoine culturel dans cette province. Pourtant, on oublie souvent que l’héritage culturel et spirituel serbe au Kosovo n’est pas uniquement orthodoxe, mais également chrétien, dit l’ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO, Darko Tansaković.
« Si ce front de défense était plus large – chrétien, je crois que l’efficacité de toute l’action entreprise serait considérablement accrue. Dans certains pays majoritairement catholiques, qui n’ont pas reconnu le Kosovo, la position du Saint-Siège sur la non-reconnaissance de cette structure paraétatique revêt une importance cruciale et constitue parfois le facteur déterminant dans la prise de décision d’un pays de reconnaître le Kosovo ou non », dit M. Tanasković, qui est également ancien ambassadeur de Serbie au Vatican.
M. Tanasković affirme que le Saint-Siège est profondément préoccupé par l’exode incroyable des chrétiens de Terre sainte et du Proche-Orient, où la population chrétienne est victime des horreurs de la situation politique de cette région et du fondamentalisme et radicalisme islamiques. Cela constitue une menace pour toute la chrétienté, souligne M. Tanasković ; or nous sommes témoins d’un phénomène semblable, quoique de dimension moindre, précisément au Kosovo et dans certaines autres parties des Balkans où des sanctuaires chrétiens sont en danger.
« C’est justement l’aspect sous lequel le Saint-Siège considère le problème du Kosovo, ce qui peut aider significativement à expliquer l’existence de ce phénomène sur le sol européen. Nous sommes horrifiés que les chrétiens quittent la Terre sainte, mais le fait que des chrétiens se sentent menacés dans une partie de la vieille Europe, dans les Balkans, n’attire pas beaucoup l’attention », dit M. Tanasković.

Le dialogue œcuménique revêt également une très grande importance pour le Saint-Siège

Le pape François considère que le dialogue œcuménique est très important et il sait que toute démarche qui irait à l’encontre de la protection du patrimoine chrétien dans les Balkans, et plus concrètement au Kosovo, serait nuisible au dialogue œcuménique. Il est certain que le Vatican en tiendra compte », affirme le diplomate serbe.
M. Tanasković pense que le clergé de l’Église orthodoxe serbe pourrait considérablement aider à ce que certains pays comprennent correctement toute la signification de ce moment historique et empêchent qu’un non-Etat, établi sur le non-droit, entre dans une organisation dotée d’un mandat et fondée sur des idéaux aussi élevés que l’UNESCO.
L’ambassadeur serbe auprès de l’UNESCO rappelle qu’il y aurait des indices auprès du ministère des Affaires étrangères de Grèce laissant entrevoir un changement d’attitude de ce pays à propos du Kosovo, se traduisant par un soutien de sa candidature à l’UNESCO.
« Étant donné la position et l’influence de l’Église sur la vie nationale en Grèce, il est certain que notre Église orthodoxe pourrait discuter avec l’Église orthodoxe grecque au sujet du Kosovo, et je crois qu’elles en discutent déjà et qu’elles feront tout ce qui est possible dans ce sens », souligne M. Tanasković.
Notre interlocuteur souligne également qu’il faut attacher une très grande attention à la question du Kosovo dans les conversations avec le clergé du Patriarcat œcuménique, en particulier à la lumière de la fondation d’une certaine Église orthodoxe albanaise qui prétendrait assumer la souveraineté sur les églises et les monastères serbes au Kosovo.
« L’archevêque de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie Anastasios Janullatos est l’un des théologiens les plus érudits et les plus respectés de l’orthodoxie contemporaine. Lui-même est un interlocuteur très important pour ce sujet, compte tenu du fait qu’il se trouve sous la juridiction du Patriarcat œcuménique, qui jouit d’une très grande influence dans les relations internationales, en particulier le patriarche Bartholomée Ier. »
Quant à la procédure applicable en ce qui concerne l’adhésion du Kosovo à l’UNESCO, il existe un vide empirique et jurisprudentiel, car il n’y a jamais eu jusqu’à présent de cas de ce type, dit M. Tanasković. C’est pourquoi un grand espace existe pour le combat diplomatique de la Serbie, et cela sur tous les fronts, ce dont nous devons profiter, conclut notre ambassadeur auprès de cette organisation.

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Vidéo de la présentation du livre “Héritage chrétien du Kosovo et de la Métochie” – lundi 29 juin

Le lundi 29 juin,  le diocèse d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe a organisé, en partenariat avec Orthodoxie.com et la Mutuelle Saint-Christophe, une présentation du livre « Héritage chrétien du Kosovo et de la Métochie » pour le public français. Les intervenants ont été : Raphaëlle Ziadé, historienne de l’art, responsable du département byzantin du Petit Palais, Јean-François Colosimo, directeur des éditions du Cerf, Jacques Hogard, colonel, ancien commandant des forces spéciales françaises au Kosovo, Jean-Christophe Buisson, chef de rédaction culture au Figaro Magazine. M. Ljubomir Mihailovitch à été le médiateur de la soirée. Nous vous invitons à regarder la vidéo de la présentation.

Présentation du livre « Héritage chrétien du Kosovo et de la Métochie » – lundi 29 juin

affiche_kosovoLe lundi 29 juin, le diocèse d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe serbe organise, en partenariat avec Orthodoxie.com et la Mutuelle Saint-Christophe la présentation du livre, The Christian Heritage of Kosovo and Metohija. La présentation de ce livre, édité avec le concours de l’Eglise orthodoxe serbe et de l’Académie serbe des sciences et des arts sera faite par Mgr Maxime, évêque du diocèse d’Amérique de l’ouest, en présence de plusieurs intervenants :
Raphaëlle Ziadé, spécialiste de l’art byzantin, Réunion des Musées nationaux
Jean-François Colosimo, directeur des éditions du Cerf
Jacques Hogard, colonel, ancien commandant des forces spéciales françaises au Kosovo
Jean-Christophe Buisson, chef de rédaction culture au Figaro Magazine

Le lundi 29 juin à 19h00 à l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe 277 rue Saint-Jacques Paris 5e (métro : Port-Royal).
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Communiqué du diocèse de Ras et Prizren (Kosovo) au sujet des déclarations tendancieuses de la presse albanophone concernant l’église du Christ Sauveur à Priština

Des textes publiés dans certains médias du Kosovo en langue albanaise prétendent pour la énième fois que la cathédrale du Christ Sauveur, au centre de Priština, aurait été construite illégalement et, pour cette raison, doit être détruite. Le diocèse de Ras et Prizren de l’Église orthodoxe serbe, à cette occasion, souligne à nouveau que la construction de ladite église a commencé sur un terrain qui est la propriété de l’Église orthodoxe serbe, selon les procédures légales existantes à l’époque. Le diocèse dispose de la documentation détaillée avec les permis et les extraits du cadastre qui prouvent que toute affirmation au sujet d’une construction soi-disant illégale est sans fondement. La construction de l’église a commencé en plein accord avec les institutions de l’État et de la province, ainsi que de la direction de l’Université de Priština, qui se trouve dans le voisinage. Aucune plainte n’a été déposée relativement à la construction en question. Si l’on prétend que ladite construction doit être légalisée, cela doit alors être valable pour tous les édifices construits à cette époque conformément aux normes légales alors en vigueur. L’interprétation sélective de la loi au détriment de l’Église orthodoxe serbe est plutôt du domaine de la discrimination sur la base ethnique ou religieuse que d’une quelconque législation. La construction de l’église du Christ Sauveur a commencé en 1992, alors qu’environ 40.000 Serbes vivaient à Priština. Étant donné que l’Église orthodoxe serbe ne possédait qu’une petite église, insuffisante pour couvrir les besoins des fidèles, la construction d’une église plus grande était indispensable. L’affirmation selon laquelle la construction de cette église était motivée politiquement constitue une provocation. En effet, l’idée de construire une église a été promue par l’évêque de Ras et Prizren Paul, futur patriarche de Serbie, qui a reçu l’accord des institutions alors compétentes pour ce projet. En outre, le terrain sur lequel se trouve encore l’église inachevée du Christ Sauveur au centre de Priština est toujours en possession cadastrale de l’Église orthodoxe serbe, ce que prouve le dernier extrait du cadastre du Kosovo de 2012. Aussi toutes les spéculations au sujet d’une soi-disant construction illégale de cette église sont infondées et constituent une tentative d’exploitation politique abusive de cette question. L’évêque de Ras et Prizren a, en temps opportun, fourni tous les documents relatifs à la construction de ladite église et la propriété du terrain à toutes les institutions internationales au Kosovo et en Metochie, et est prêt à défendre ses droits par tous les moyens légaux. Toute attaque dirigée contre cette église sera une attaque contre l’Église orthodoxe serbe elle-même, dont les droits sont clairement réglementés.

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La version anglaise de la monographie “L’héritage chrétien du Kosovo et de la Métochie” sera présentée à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis à Washington au mois de février 2015

heritageLa version anglaise de la monogaphie “L’héritage chrétien du Kosovo et de la Métochie”, parue en serbe en 1987 sous le titre “Fondations du Kosovo” (“Zadužbine Kosova ») sera présentée à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis à Washington le 10 février par l’évêque Maxime (Vasiljević), du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église orthodoxe serbe et par Mgr Athanase (Jevitć), évêque émérite d’Herzégovine, en présence de l’archevêque Démétrios de l’archidiocèse grec d’Amérique.

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Le président serbe et l’Église partagent des « points de vue proches » sur le Kosovo

Le président serbe Tomislav Nikolić a rencontré le patriarche de Serbie Irénée jeudi, afin de « discuter sa proposition en vue d’un règlement final du Kosovo ». Tomislav Nikolić a déclaré que sa plateforme annoncée récemment, « irait dans la direction de ce que la Serbie peut accepter comme un règlement final, sans menacer sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Après la rencontre, qui a duré presque deux heures, le président a déclaré aux journalistes que lui-même et le Saint-Synode partageait « des points de vue très proches » sur la question.

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L’évêque Théodose de Ras et Prizren a accueilli au monastère de Gračanica (Kosovo) le Premier ministre serbe Alexandre Vučić

L’évêque Théodose de Ras et Prizren a accueilli au monastère de Gračanica (Kosovo) le Premier ministre serbe Alexandre Vučić, qui était accompagné par six ministres du gouvernement serbe. Lors de sa visite dans le Sud du Kosovo, le premier ministre a ouvert une maternité à Pasjane. Au monastère de Gračanica le premier ministre serbe a été accueilli par l’évêque Théodose de Ras-Prizren. Ensuite, il a inauguré le monument au roi Miloutine, devant l’école de Gračanica qui porte le nom du saint roi. Le Premier ministre a encouragé les Serbes du Sud du Kosovo en leur disant qu’en gardant leurs maisons et leurs biens ils sauveraient le Kosovo et la Métochie et que le gouvernement serbe investirait dans les municipalités serbes de la région. En même temps, le Premier ministre a appelé les Serbes à ne pas vendre leurs maisons et leurs biens et les a tous invités à faire de grandes œuvres « plutôt que de prononcer de grandes paroles ».

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Des Albanais du Kosovo ont jeté des pierres sur un autobus de pèlerins serbes

Les fêtes de Noël ont été assombries pour les Serbes du Kosovo et de Métochie par un nouvel incident. La foule des Albanais a jeté des pierres sur l’autobus rempli de pèlerins serbes qui se rendaient à la ville de Đakovica, situé en Métochie. L’autobus, qui contenait 40 personnes se dirigeait à l’église de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu, a été attaqué la veille de Noël. Les Serbes, qui ont quitté la ville après 1999 souhaitaient visiter leurs anciens foyers et le monastère fondé auprès de l’église orthodoxe locale. C’est ainsi qu’ils voulaient célébrer la veille de Noël, fêtée particulièrement chez les Serbes. Or l’autobus, comme l’an passé, a fait l’objet de jets de pierres. Le pare-brise du bus a été brisé et le conducteur a été légèrement blessé au visage. L’attaque a eu lieu malgré l’escorte de la police et l’accord préalable qui avait été donné au convoi. Aussi, les pèlerins n’ont pu se rendre à l’église et ont été obligés de partir. Des incidents semblables se sont déjà produits. Les moniales vivant auprès de l’église orthodoxe sont les dernières habitantes serbes de Đakovica.

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La 10ème mission de Noël de l’association Solidarité Kosovo

 » C’est tôt ce matin à Grenoble que le coup d’envoi de la mission de Noël 2014 a été donné. L’équipe de huit bénévoles venus des quatre coins de l’hexagone a mis le cap sur le KosovoMétochie. Distribuer autant de vivres que d’espoir au plus grand nombre de familles chrétiennes, telle est la promesse de cette nouvelle mission de Noël qui se déroulera jusqu’au 3 janvier 2015.

Partie ce matin à la « fraîche », l’équipe de Solidarité Kosovo est en ordre de marche pour le séjour humanitaire qui l’attend au Kosovo pour le dixième hiver consécutif. Au moment même où l’équipe française s’élance sur les routes d’Europe pour un long périple de 2.000 kilomètres, sur place à Gracanica les permanents humanitaires, Milovan et Père Serdjan, réceptionnent les 30m3 de colis-cadeaux acheminés depuis la France par poids lourd. En effet, quelques jours plus tôt, à l’heure des derniers achats de Noël, tout le matériel humanitaire recueilli ces derniers mois à l’entrepôt isérois de Solidarité Kosovo a été conditionné, palettisé puis chargé à bord d’un poids lourd afin d’être convoyé en amont du départ des bénévoles français pour le Kosovo. Cette solution logistique, opérée pour la troisième année, assure un gain de temps et d’efficacité considérable évitant à l’équipe d’être immobilisée aux postes de frontières à l’occasion des nombreuses heures d’attente incongrues. Il faut dire qu’il n’y a pas de temps à perdre pour les bénévoles qui disposent d’à peine sept jours pour dispatcher les dix tonnes de matériel récolté. Et à ce premier défi en matière de distribution s’ajoute un second de taille : équiper cinquante foyers d’un poêle à bois.

Pour la première fois depuis dix ans et en complément de ses distributions humanitaires, Solidarité Kosovo a choisi d’intervenir en faveur de l’amélioration de la salubrité des habitats chrétiens. C’est le Père Serdjan qui a tiré la sonnette d’alarme lors de la préparation de la mission de Noël : «De nombreux foyers chrétiens ne disposent pas de chauffage et sont en proie aux hivers rigoureux qui paralysent le Kosovo.» Ce sont justement ces familles vulnérables, préalablement sélectionnées par l’Église, qui recevront ces prochains jours la visite des bénévoles de Solidarité Kosovo. Cinquante poêles à bois seront installés dans les logis les plus nécessiteux. Cet équipement de chauffage élémentaire sera acheté sur place dans les commerces serbes et permettra à cinquante familles chrétiennes de célébrer leur premier Noël au chaud. Il est encore temps de participer au financement de l’achat des dernières poêles à bois. Solidarité Kosovo vous invite à contribuer par votre générosité au Noël des chrétiens du Kosovo en envoyant un don dès aujourd’hui à l’adresse suivante : Solidarité Kosovo, BP 1777, 38220 Vizille (chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo ») ou directement via Paypal en cliquant ici.

Nous rappelons aux bienfaiteurs de Solidarité Kosovo que les dons  ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % de leur montant. À titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale. A la veille de leur arrivée dans les Balkans, l’équipe des bénévoles de Solidarité Kosovo vous adresse par avance ses chaleureux remerciements pour la générosité dont vous témoignerez et qui lui permettra de combler des foyers chrétiens du Kosovo-Métochie. « 

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Le portail sécurisé du monastère de Visoki Dečani au Kosovo vient d’être achevé

decani18L’association Solidarité Kosovo annonce sur son site que le portail sécurisé du monastère de Visoki Dečani au Kosovo a été achevé. L’association en question a participé à cette sécurisation. D’autres travaux de protection sont prévus.

Photographie de l’église du monastère: source

Présentation à Moscou de la traduction russe du livre de l’archiprêtre Sava Jović « Purification ethnique et génocide culturel au Kosovo et en Métochie »

À l’université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a eu lieu le 22 novembre la promotion du livre de l’archiprêtre Sava Jović « Purification ethnique et génocide culturel au Kosovo et en Métochie », qui a été traduit en russe cette année et été édité par la maison « Palomnik ». La grande salle de l’université Saint-Tikhon était bondée, en présence de la télévision russe et d’autres médias. Le programme de la promotion, qui a commencé par la prière, était dirigé par l’archiprêtre Léon Semionov, doyen de la faculté de formation complémentaire et chef du centre spirituel et culturel de l’Université. Le premier orateur était l’évêque de Moravica Antoine, recteur du métochion de l’Église orthodoxe serbe à Moscou. Dans son allocution, Mgr Antoine a expliqué à l’assistance l’historique de la question du Kosovo et a particulièrement souligné les abominations qu’a connues et que connaît le peuple serbe dans la région. Ensuite, le recteur de l’université, l’archiprêtre Vladimir Vorobiev a parlé des liens séculaires entre les peuples russe et serbe et mentionné que ce livre constituait un pas important sur la voie de la diffusion de la vérité au sujet des événements balkaniques et de la tragédie du Kosovo. Ensuite, l’archiprêtre Dragomir Sando a présenté le livre lui-même, mentionnant que l’auteur avait utilisé les archives du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, et principalement les rapports des évêques diocésains, dont ceux de l’évêque Paul, futur patriarche de Serbie. Au nombre des détails cités, figurent des informations essentielles qui montrent que le régime communiste avec, à sa tête, Josip Broz-Tito, a continuellement soutenu les Albanais du Kosovo, lesquels exerçaient une véritable terreur sur la population serbe de la région. Ensuite, le professeur Ilya Čislov, président de l’Association d’amitié serbo-russe à Moscou et éditeur des Œuvres complètes de saint Nicolas Vélimirovitch en langue russe, a évoqué la signification du Kosovo et de la Métochie pour les Serbes ainsi que la personnalité de l’auteur du livre, l’archiprêtre Savo Jović. Ledit ouvrage concerne la période de 1905 à 2005, lorsque, sous la pression des Albanais du Kosovo et de Métochie, beaucoup de Serbes ont pris la route de l’exil, leur nombre étant supérieur à la totalité de tous les exodes précédents. Un film documentaire sur les souffrances des Serbes de la région a été projeté, dont l’auteur est Eugène Baranov. Dans son discours de clôture, l’archiprêtre Savo Jović a déclaré que nous vivons à une époque pendant laquelle on donne plus d’importance à la vitesse de l’information qu’à sa véracité. Ce sont justement de fausses informations qui ont fait que les Serbes, qui étaient les victimes, aient été proclamés criminels et bombardés impitoyablement par les forces de l’OTAN. Leurs propriétés avaient été confisquées, leurs forêts décimées, ils avaient été attaqués, tués, à l’époque du communisme, mais personne n’osait en parler en raison de ce régime qui protégeait les Albanais du Kosovo. Ce n’est qu’après le meurtre de Danilo Milinčić et de l’empalement de Georges Martinović par les Albanais, dans les années 1980, que les médias ont commencé timidement à se manifester. Après la conférence, de nombreux jeunes Russes ont fait part de leur soutien et la séance de dédicace par l’auteur, qui a parlé avec eux, a duré longuement.

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Jovan Nikoloski