30/03/2017
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Présentation ce samedi 26 mars à la librairie L’Age d’Homme par Lioubomir Mihailovitch de plusieurs de ses livres consacrés à des monastères serbes

Mihailovitch_MonasteresCe samedi 26 mars à 17h, à la librairie L’Âge d’Homme (5 rue Férou, Paris 6e, métro Saint-Sulpice), Lioubomir Mihailovitch présentera plusieurs livres dont il est l’auteur consacrés aux monastères serbes de Jitcha, Prevalka, Devič et de Dalmatie.
La présentation sera suivie de lectures, d’un débat et d’une séance de dédicaces.

Recension: Lioubomir Mihailovitch, « Les sanctuaires orthodoxes serbes en Dalmatie »

Sanctuaires de DalmatieLioubomir Mihailovitch, Les sanctuaires orthodoxes serbes en Dalmatie, Metokhia, Paris, 2015, 168 p.
Ce petit livre nous invite à découvrir le riche patrimoine architectural et spirituel serbe de Dalmatie, une région qui fait actuellement partie du territoire de la Croatie.
Deux cartes situent tout d’abord cette contrée, avant que ne soit présenté son contexte géographique et démographique, et que n’en soit dressé un bref historique. Évangélisée par Tite, disciple de l’apôtre Paul, elle fut très tôt habitée par les Serbes et les Croates, connut les occupations vénitienne, napoléonienne et autrichienne, avant de subir l’épreuve des deux grandes guerres du XXe siècle, la seconde donnant lieu à de multiples exactions de la part des Oustachis, suivies de peu par les persécutions communistes du régime de Tito. La guerre interethnique des années 90 entraîna la destruction de nombreux sanctuaires et provoqua le départ de leur terre natale de plusieurs centaines de milliers de Serbes.
Après une évocation générale du patrimoine religieux serbe, un long chapitre présente en détail les principaux sanctuaires, constituant un véritable guide pour ceux qui souhaitent entreprendre un pèlerinage dans cette belle région située au bord de l’Adriatique, qui accueille depuis plusieurs années de nombreux touristes.
La seconde moité du livre rassemble des interviews de l’évêque actuel, Monseigneur Photije qui permettent de mieux connaître la vie du diocèse serbe.
Une annexe présente des photos en couleur des principales églises.
Le livre peut être acquis au prix de 5 euros à l’église Saint-Sava, rue du Simplon, Paris XIXe.

Jean Claude Larchet

Recension: Lioubomir Mihailovitch, « Le monastère orthodoxe de Jitcha. Au cœur de la spiritualité serbe »

JitchaLioubomir Mihailovitch, Le monastère orthodoxe de Žiča (Jitcha). Au cœur de la spiritualité serbe, Metokhia, Paris, 2015, 128 p.
Ce petit livre présente l’histoire passée et récente du monastère de Žiča (Jitcha), qui est situé au cœur de la Serbie et est l’un des plus anciens monastères serbes, fondé au début du XIIIe siècle par le roi Stefan le Premier Couronné et son frère saint Sava, premier archevêque serbe.
Après l’évocation de la construction et de la décoration du monastère et de son église, l’auteur donne la traduction d’un sermon qu’y a prononcé saint Sava lors de la fête de l’Ascension 1221. Il évoque ensuite les premières destructions et reconstructions entre le XIIIe et le XVIe siècle, puis, du XVIIe au XIX siècle les combats pour la survie du monastère face aux incessantes exactions ottomanes. Un chapitre entier est dédié à l’œuvre de restauration entreprise en 1855-1857 par l’évêque Joanikije Nešković. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, le monastère vit la reprise des cérémonies d’onction des monarques (Žiča étant à la monarchie serbe ce que fut Reims à la monarchie française). Pendant l’épiscopat de saint Nicolas Velimirović (qui prit place entre 1934 et 1941), le monastère connut une renaissance spirituelle remarquable. C’est au monastère que se réunissait lors des grandes fêtes le mouvement des Bogomoljci (Ceux-qui-prient-Dieu) que saint Nicolas avait fondé, et l’on compta jusqu’à 100.000 participants lors de la fête de l’Exaltation de la Croix de 1938, ce qui donne une idée de son ampleur. C’est à la fin des Liturgies qu’il célébrait que l’évêque Nicolas avait l’habitude de prononcer ses homélies, qui ont laissé une marque indélébile sur tous ceux qui l’écoutaient. Il commençait souvent à parler les yeux fermés, puis il les ouvrait et parcourait du regard toute l’assistance. « Chacun, rapporte son ancien élève l’archimandrite Jovan Radosavljević, avait l’impression que l’évêque le regardait et s’adressait à lui personnellement. Une force bienfaisante et une énergie irradiaient de lui, de sorte que son homélie conduisait les assistants vers une joie quasi céleste. Puis quand il tapait du pied ou avec sa crosse épiscopale, ou quand il faisait un geste de la main avec la croix, nous sentions tous qu’il voulait souligner une pensée ou une expression, afin que tout le monde s’en souvienne car elles venaient du Christ et étaient salvatrices. À la fin, il bénissait toute l’assistance, puis récitait des prières pour les malades rassemblés devant les Portes Royales de l’iconostase. Au moment d’ôter ses ornements liturgiques, il les déposait sur les malades et la puissance bienfaisante de ses saintes prières était si connue que des malades venaient de très loin pour qu’il prie pour eux. » L’évêque Nicolas avait l’intention de créer en ce lieu un grand centre spirituel pour le peuple serbe, mais la Seconde guerre mondiale l’empêcha de réaliser ce projet. Cette guerre fut pour le monastère un véritable martyre, les nazis ayant la volonté de détruire le patrimoine spirituel serbe. L’évêque Nicolas fut arrêté en juillet 1941, et le monastère bombardé en octobre de la même année. L’higoumène Danilo, le père Rafaïlo et quelques moniales âgées restèrent cependant sur place afin de garder ce qui restait des bâtiments. Un chapitre évoque les années de l’après guerre, redues difficiles par le manque de moyens matériels pour assurer la reconstruction et par les persécutions du nouvel État communiste. Des administrateurs succédèrent à l’évêque Nicolas, avant que puissent être nommés deux évêques qui contribuèrent successivement à la restauration matérielle et spirituelle du monastère: Vasilije Kostić et Stefan Boca. Les malheurs du monastère n’étaient pas finis pour autant, puisqu’il subit de gros dommages lors du tremblement de terre de 1987. Un dernier chapitre évoque le dynamisme actuel du monastère. Il est suivi d’une homélie prononcée par l’évêque Nicolas le 15 août 1940, et d’un entretien avec l’actuelle higoumène, Mère Hélène. Une annexe présente des photos en couleur qui donnent un aperçu des bâtiments, des quelques belles fresques anciennes qu’il ont conservées, et des travaux iconographiques et agricoles actuel des moniales.
Le livre, qui est un bel hommage à l’un des plus importants monastères serbes, qui fait connaître une histoire peu connue du public francophone, et dont plusieurs chapitres évoquent la puissante et rayonnante personnalité de saint Nicolas Vemimirović, peut être acquis au prix de 5 euros à l’église Saint-Sava, rue du Simplon, Paris XIXe.

Jean-Claude Larchet

Recension: Le monastère orthodoxe serbe de Devič. Textes rassemblés et traduits par Lioubomir Mihailovitch

Monastere-de-DevicLe monastère orthodoxe serbe de Devič. Textes rassemblés et traduits par Lioubomir Mihailovitch, Paris, 2013, 88 p. 3€ (disponible à l’église orthodoxe serbe Saint-Sava, 23 rue du Simplon, Paris 18e)
Lioubomir Mihailović, traducteur de plusieurs ouvrages de spiritualité orthodoxe, dont les Vies des saints serbes de St Justin de Tchélié, retrace dans le présent opuscule, à l’aide de différents textes parus dans des ouvrages, périodiques ou émissions en langue serbe, l’histoire mouvementée du monastère serbe de Devič, situé au Kosovo.
Le monastère de Devič doit sa célébrité à saint Joannice (Joanikije).
La première partie de ce petit livre est la traduction d’un article écrit par le patriarche Paul de Serbie (qui séjournait souvent dans ce monastère, alors qu’il était évêque de Prizren), qui évoque la vie de saint Joannice. Originaire de la région serbe de Dioclée, d’une famille très pieuse, celui-ci naquit dans la seconde moitié du XIVe siècle, peu de temps avant le début de l’occupation turque. Très jeune, il prit la décision de se consacrer à Dieu ; il quitta donc le tumulte du monde et se fixa dans une grotte isolée, située sur la Crna Reka (Rivière noire) près du fleuve Ibar, où il pratiqua l’ascèse dans une solitude totale. Quand les gens entendirent parler de l’ascèse sévère à laquelle il se livrait et qu’ils vinrent en grand nombre pour le voir et prendre conseil auprès de lui, saint Joanikije quitta le lieu où il vivait et s’enfuit dans la contrée inhospitalière de la Drenica, où il se cacha dans la forêt profonde de Devič. Il s’y établit dans le vallon d’un ruisseau de montagne et y vécut au creux d’un hêtre. La grandeur de son ascèse n’est connue que de Dieu, mais l’importance de ses dons de thaumaturge montre combien elle fut agréable au Seigneur. C’est à Devič que saint Joanikije construisit une église dédiée à la Présentation de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple, devenant ainsi le fondateur de ce monastère. Par la suite, le second fondateur du monastère de Devič fut le souverain serbe de l’époque, le despote Djuradj Branković (1427-1456), en signe de gratitude envers saint Joanikije pour la guérison miraculeuse de sa fille malade, Mara. Plus tard, ce monastère abrita une importante communauté monastique masculine, qui acheva la construction du monastère et de son église. À la suite de la présentation de saint Joanikije devant le Seigneur, le 2 décembre 1430, on édifia une petite chapelle sur sa tombe, demeurée intacte jusqu’à nos jours. Peu après la dormition du saint, des guérisons se produisirent auprès de ses reliques, et cela continua dans les siècles qui suivirent.

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Podcast audio: “Orthodoxie” (France-Culture), “La vie de saint Sava par saint Nicolas Vélimirovitch”

SavaL’émission Orthodoxie sur France-Culture (podcast audio ci-dessous) du 30 octobre avait pour sujet “La vie de saint Sava par saint Nicoles Vélimirovitch“. L’invité était Lioubomir Mihailovitch, traducteur d’ouvrages serbes. Présentation: “La vie de saint Sava, fondateur au 13e siècle de l’Église et de l’État serbes, par une figure emblématique de l’orthodoxie serbe du 20e siècle, l’évêque Nicolas Vélimirovitch, vénéré lui aussi comme un saint.”

Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Vie de saint Sava »

SavaSaint Nicolas Vélimirovitch, Vie de saint Sava, 2e édition revue et corrigée, traduction par Lioubomir Mihailovitch, introduction par Jean-Claude Larchet, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2016, 198 pages.
Il y a de nombreuses années, les éditions L’Age d’Homme avaient publié simultanément deux traductions différentes de La Vie de saint Sava de saint Nicolas Vélimirovitch. Alors qu’elles sont épuisées depuis longtemps, la meilleure d’entre elles vient d’être reprise dans la collecion « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dans une 2e édition revue, corrigée et légèrement augmentée par les soins de Lioubomir Mihailovitch.
Le talent exceptionnel d’orateur et d’écrivain de l’évêque Nicolas, qui lui a valu le surnom de « Chrysostome serbe », se manifeste de manière particulièrement brillante dans cette Vie somptueuse, consacrée à celui qui, par un destin exceptionnel ménagé par la Providence divine, joua un rôle primordial pour développer le monachisme au Mont-Athos et dans les Balkans, et surtout pour donner à l’Église serbe ses premières et plus solides fondations, contribuant aussi considérablement à son rayonnement dans le monde orthodoxe. Grand organisateur de la vie ecclésiale en général et monastique en particulier, saint Sava ne fut pas seulement un héritier de sang royal mettant toute sa fortune au service de l’Église, devenant ainsi le prototype en Serbie d’une longue lignée de saints rois et princes faisant de même avant, souvent, de couronner spirituellement leur existence terrestre par le choix de la vie monastique. Il fut aussi un très grand spirituel, héritier de la tradition hésychaste, qui constitue un modèle pour l’Orthodoxie universelle.
Débutant comme un conte merveilleux (« Il y a fort longtemps, vivait un jeune prince. Il était exceptionnellement intelligent, riche et beau… »), écrite dans un style lyrique très poétique et empreinte d’une profonde spiritualité, cette Vie se lit de bout en bout comme un roman passionnant.
Fils du roi de Serbie Nemanja, le prince Rastko (1174-1235), pourvu de tous les dons et de tous les biens de ce monde, renonça au brillant avenir auquel il était promis dans le monde et s’enfuit du palais paternel à l’âge de dix-sept ans pour devenir moine au Mont-Athos sous le nom de Sava. Mettant à profit l’autorité que lui conférait sa prestigieuse ascendance ainsi que les nombreux dons que lui faisait parvenir sa famille, il s’activa très tôt à développer le monastère de Vatopaidi, qui l’avait accueilli, et à soutenir d’autres monastères dans le besoin. Dix ans plus tard, son père, le roi Nemanja qui avait de son côté œuvré avec succès à l’unification de la Serbie jusqu’à en faire l’un des plus puissants royaumes d’Europe centrale, renonça au pouvoir et aux privilèges de son état pour embrasser la vie monastique sous le nom de Syméon, s’installant quelques mois au monastère de Studenica avant de rejoindre son fils au monastère de Vatopaidi ; il était alors âgé de quatre-vingt quatre ans. Tous deux se mirent à restaurer le monastère de Chilandar, dépendance de Vatopaidi alors abandonnée, acquirent son indépendance auprès de leur parent l’empereur de Byzance, et en firent l’un des plus beaux et des plus grands monastères de l’Athos. Après avoir mené une vie monastique courte mais exemplaire, Syméon s’endormit dans le Seigneur, âgé de quatre vingt-sept ans ; le myrrhon qui s’écoula depuis lors de ses reliques témoignant visiblement de sa sainteté. Sava de son côté n’était pas seulement un bâtisseur : il menait une vie ascétique particulièrement exigeante et aimait à se retirer dans l’hésychastère (appelé Mislionica) qu’il fit construire près de Karyès à l’intention des moines de Chilandar qui souhaitaient mener une vie plus isolée et plus austère. C’est contre son gré qu’il dut continuer à participer à la gestion du monastère de Chilandar et qu’il dut œuvrer à régler les conflits qui opposèrent ses frères Stéphane et Vukan à la suite de l’abdication de leur père. Il fut ensuite appelé par son frère Stéphane, devenu roi, à développer l’Église serbe. Il devint d’abord higoumène du monastère de Studenica, près duquel il bâtit un hésychastère semblable à celui qu’il avait fondé sur la Sainte Montagne et dans lequel il avait également l’habitude de se retirer pour se consacrer entièrement à la prière. Puis il construisit le monastère de Žiča, avant de retourner au Mont-Athos. Face à deux forces qui menaçaient la religion du peuple serbe – à l’extérieur la pression des Latins partis à la conquête de l’Orient, à l’intérieur celle de l’hérésie bogomile (une résurgence du messalianisme) qui se développait dangereusement –Sava ressentit la nécessité de fonder une Église serbe indépendante et forte. Il obtint de l’empereur et du patriarche de Constantinople qu’un archevêque y fût nommé (il fut lui-même désigné, contre son gré, pour remplir cette fonction), puis que fussent créés des diocèses sur le territoire du royaume, et enfin que l’Église serbe devînt autocéphale, ce qui fut accordé en 1219. Il fut consacré primat de l’Église serbe au monastère de Žiča tandis que le même jour son frère Stéphane était solennellement intronisé roi de Serbie. Stéphane devait malheureusement mourir en 1228, et Sava eut fort à faire pour empêcher que le royaume ne fût disloqué par les rivalités qui opposaient ses neveux. Il réussit à sauvegarder ce que son père et son frère avaient réalisé, et entreprit alors un long pèlerinage en Terre Sainte et dans tout le Moyen-Orient. C’est au retour de ce pèlerinage, en 1235, alors qu’il traversait la Bulgarie et s’apprêtait à rentrer en Serbie, qu’il tomba malade et mourut. Il fut vénéré immédiatement comme un saint. Durant sa vie monastique, non seulement il avait toujours mené une vie irréprochable et gardé la même règle de vie austère dans toutes les circonstances, mais il avait manifesté de nombreux charismes et accompli beaucoup de miracles. Son tombeau, au monastère de Mileševa fut l’objet d’une grande vénération de la part non seulement du peuple orthodoxe des Balkans, mais de la population musulmane elle-même, et cela pendant trois siècles et demi, avant qu’un pacha moins éclairé et tolérant que ses prédécesseurs n’en prenne ombrage et n’ordonne, en 1595, de brûler le corps du saint. Le souhait qu’avait toujours eu saint Sava de mourir en martyr pour le Christ se réalisa ainsi après sa mort.
La Vie de saint Sava par l’évêque Nicolas est un chef-d’œuvre littéraire, qui se lit avec beaucoup de plaisir et d’émotion. C’est en même temps un récit historique qui nous instruit sur la situation politique et religieuse de l’époque, et sur l’édification du royaume et de l’Église de Serbie. C’est aussi et surtout une œuvre spirituelle qui évoque de manière détaillée le mode de vie monastique (en particulier au Mont-Athos, saint Sava ayant transposé en Serbie le typikon liturgique et la règle monastique athonites) et qui présente l’exemple édifiant d’un homme qui sut renoncer à tout ce que les hommes recherchent généralement dans ce monde – la richesse, le pouvoir et la gloire – pour consacrer toute sa vie à Dieu.

Jean-Claude Larchet

NB : La librairie de L’Âge d’Homme sise à Paris rue Férou ayant été fermée suite à la vente des locaux, c’est le dépôt de la maison d’édition, sis à Levier dans le département du Doubs, qui gère désormais les commandes, qui peuvent toujours être faites par le site internet de la maison d’édition. Commander les livres directement à la maison d’édition permet de la soutenir en lui évitant le prélèvement de 60% du prix du livre pratiqué par les diffuseurs et distibuteurs extérieurs.

Recension: Hiéromoine Macaire de Simonos-Pétra, « Le Synaxaire. Vie des saints de l’Église orthodoxe », tome 6, deuxième édition, corrigée et augmentée

SynaxaireHiéromoine Macaire de Simonos-Pétra, Le Synaxaire. Vie des saints de l’Église orthodoxe, Tome sixième, Juillet-Août, 2e édition française, corrigée et augmentée, Simonos-Pétra (Mont-Athos), 2015, 769 p.
Ce volume vient achever la publication de la seconde édition du Synaxaire (recueil des vies des saints de l’Église orthodoxe, classées au jour le jour) réalisée par le père Macaire, moine d’origine française établi depuis près de trente-cinq ans au monastère de Simonos-Pétra au Mont-Athos. Il complète le tome 1, septembre-octobre, paru en 2008, le tome 2, novembre-décembre, paru en 2010, et les tomes 3, janvier-février, 4, mars-avril, et 5, mai-juin, parus en 2014. Ce dernier volume comporte en outre la table alphabétique générale, et en annexe les notices de saints nouvellement canonisés et prenant place dans les mois de septembre à janvier, comme saint Porphyre ou saint Gabriel de Géorgie.
Il ne s’agit pas d’une simple réimpression de la première édition, publiée dans les années 90, qui a connu un grand succès et est depuis longtemps épuisée, mais d’une édition refondue où les notices ont été révisées, corrigées et complétées, et où de nouvelles notices sont venues s’ajouter, concernant notamment un grand nombre de saints occidentaux et de nombreux saints récemment canonisés appartenant aux diverses Églises orthodoxes locales, ou encore de saints de celles-ci qui avaient été oubliés et dont l’introduction a été suggérée à l’auteur.
Cette nouvelle édition améliore aussi la présentation de la précédente puisque les volumes sont maintenant reliés, que le texte a un rendu typographique excellent, et comportent de nombreuses illustrations de qualité en noir et blanc et en couleur.
Le Synaxaire du Hiéromoine Macaire reprend les notices de grands synaxaires précédemment publiés, en particulier celui de Constantinople (réalisé au milieu du Xe siècle) et surtout celui de saint Nicodème l’Hagiorite (datant du XVIIIe siècle). Mais il les a souvent allongées en puisant dans les Vies des saints. Profitant des progrès de la connaissance historique et des éditions critiques des sources, il a corrigé un certain nombre d’inexactitudes ou précisé certaines approximations que comportaient les textes anciens, travail que fit aussi, avec les moyens de son époque, saint Nicodème l’Hagiorite. Il a également enrichi de nombreuses notices de connaissances nouvelles, s’informant soigneusement auprès des diverses sources hagiographiques. Il a fait une large place aux saints spécifiquement vénérés par toutes les Églises locales orthodoxes, sans oublier les saints d’Occident d’avant le IXe siècle. Il a entièrement rédigé, dans le style des autres, les notices consacrées aux saints récemment canonisés.
Le Synaxaire du Père Macaire est maintenant traduit et publié dans la plupart des pays orthodoxes et y est devenu un ouvrage de référence. Il est lu à table dans de nombreux monastères, car les notices courtes, à la différence de la plupart des Vies des saints, peuvent être parcourues pendant la durée des repas sans subir de coupures.
Son usage est d’une grande utilité aussi dans le cadre de la vie journalière des fidèles orthodoxes, en complément de la prière et des autres lectures spirituelles.
La vénération des saints occupe en effet une place importante dans l’Église orthodoxe, et implique leur commémoration quotidienne. Leurs vertus sont célébrées dans les hymnes des « Ménées », qui s’intègrent aux services liturgiques de chaque jour. Le but des Synaxaires est, d’une manière plus courte que les Vies des saints, de nous faire connaître les grandes étapes de leur existence, les grands traits de leur personnalité, et les actions (intérieures et extérieures) dans lesquelles s’est réalisée ou manifestée leur sainteté. Les Synaxaires nous permettent d’avoir une connaissance précise et concrète de ceux dont le calendrier liturgique se borne à nous donner les noms, et de préciser certaines généralités ou allusions des chants liturgiques. Ils les situent dans leur contexte historique (car le christianisme s’inscrit toujours dans l’histoire concrète de l’humanité), social et religieux. Ils dessinent leur portait et sont un peu comme des icônes écrites. Saint Basile le Grand écrit à ce sujet: « Les Vies des Bienheureux sont comme des images animées de la vie selon Dieu, proposées à l’imitation en leurs bonnes œuvres. De même que les peintres, quand ils peignent une image d’après une autre image, jettent fréquemment les yeux sur le modèle et s’efforcent d’en faire passer les traits dans leur propre ouvrage, de même l’homme qui s’applique à se rendre parfait dans toutes les parties de la vertu doit jeter les yeux sur la vie des saints comme sur des statues qui se meuvent et qui agissent, et par l’imitation faire sien le bien qui était le leur. »
Le but des synaxaires n’est pas de nous faire acquérir un savoir abstrait, mais de nous rendre les saints plus familiers, et de compléter, dans une démarche également contemplative et orante, leur célébration hymnographique. Leur usage n’est pas récent: ils sont les héritiers directs des anciens « Martyrologes » que, dans les premiers siècles, on lisait au cours des réunions de la communauté chrétienne (appelées « synaxes »). Au IVe siècle, cette lecture fut remplacée par des hymnes. Mais la crise iconoclaste, où les attaques contre les icônes furent perçues comme une atteinte portée à la vénération des saints, eut pour issue la réhabilitation non seulement des icônes, mais de la lecture des Vies des saints. Les hymnographes du monastère de Stoudion, qui ont pour une grande part donné aux offices orthodoxes la forme qu’ils ont aujourd’hui, laissèrent, après la sixième ode du Canon des Matines, une place pour la lecture d’un résumé de la vie du saint du jour, appelé « synaxaire ». Du IXe au XIe siècle, on développa la rédaction de ces courtes notices. On les inséra par la suite dans les Ménées, mais on les rassembla aussi dans des éditions séparées, où on les développa souvent davantage.
Le rôle important que jouent les Vies des saints dans la vie spirituelle des chrétiens est souligné dans ce très beau texte de saint Justin Popović (†1979) :

« Qu’est-ce que la Vie des saints? Rien d’autre qu’une façon de poursuivre les Actes des apôtres. On y retrouve le même Évangile, la même vie, la même vérité, la même justice, le même amour, la même foi, la même éternité, la même force qui vient d’En-Haut, le même Dieu et Seigneur ; car le Seigneur Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui et pour les siècles (He 13, 8), le même pour tous les hommes de tous les temps, accordant les mêmes charismes et les mêmes énergies divines à tous ceux qui croient en Lui. Cette transmission de toutes les forces divines vivifiantes dans l’Église du Christ à travers les siècles et les générations constitue la sainte tradition vivante. Cette sainte tradition se transmet sans discontinuer, en tant que vie charismatique, à tous les chrétiens en qui, par les saints mystères et par les saintes vertus, vit le Seigneur Jésus-Christ qui est tout entier présent dans Son Église, qui est Sa plénitude, la plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout (Ep 1, 23). Le Dieu-homme Seigneur Jésus-Christ est la plénitude très parfaite de la Divinité car en Lui habite corporellement toute la plénitude de la Divinité (Col 2, 9). Les chrétiens doivent, par les saints mystères et par les saintes vertus, s’emplir de toute la plénitude de Dieu (Ep 3, 19). Les Vies des saints font justement apparaître ces êtres pleins du Christ-Dieu, ces êtres christophores, ces personnes saintes en qui est gardée et par qui est transmise la sainte tradition de la vie dans la grâce, gardée et transmise par leur conduite sainte et évangélique. Les Vies des saints, ce sont les saintes vérités évangéliques, transférées dans notre vie humaine par la grâce et les ascèses. Il n’est pas de vérité évangélique qui ne puisse être changée en vie. Toutes ces vérités ont été données par le Christ dans un but unique : devenir notre vie, notre réalité, notre propriété, notre joie. Les saints, sans exception, vivent ces vérités divines comme la quintessence de leur vie et l’essence de leur être. Ainsi les Vies des saints sont à la fois la preuve et le témoignage que notre origine est céleste, que nous ne sommes pas de ce monde mais de l’autre, que l’homme n’est un homme véritable qu’avec Dieu, que si nous vivons sur la terre, c’est par le ciel, car notre cité se trouve dans les cieux (Ph 3, 20).
Les Vies des saints sont des témoignages sacrés de la puissance thaumaturgique du Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit en fait de témoignages des saints Actes des apôtres, simplement prolongés à travers les siècles. Les saints ne sont rien d’autre que des témoins saints, comme les saints Apôtres ont été les premiers témoins. Témoins de qui? Mais du Christ Dieu-homme, crucifié, ressuscité, monté au ciel et éternellement vivant. Ils sont les témoins de l’Évangile source de tout salut, qui continue d’être écrit, sans interruption, de génération en génération car le Seigneur Jésus-Christ, qui est le même pour tous les siècles, continue par la même puissance divine, à faire des miracles par Ses saints témoins. Les saints Apôtres ont été les premiers témoins du Seigneur Jésus-Christ et de Son économie divino-humaine du salut du monde; leurs Vies constituent des témoignages vivants et immortels de l’Évangile du Sauveur en tant que vie nouvelle, vie pleine de grâce, vie sainte et divino-humaine et donc toujours thaumaturgique et véritable, tout comme est thaumaturgique et véritable la vie même du Sauveur.
Avec les Vies des saints, nous voici au ciel, car avec les saints de Dieu, la terre devient ciel. Nous voici parmi des anges de chair, parmi les christophores. Là où ils sont, le Seigneur tout entier est en eux, avec eux et parmi eux; là se trouvent toute la Vérité éternelle de Dieu, toute la Justice éternelle de Dieu, tout l’Amour éternel de Dieu, toute la Vie éternelle de Dieu.
Avec les Vies des saints, nous voici au paradis, là où pousse et s’épanouit tout ce qui est divin, saint, immortel, éternel, juste, vrai, évangélique; en chaque saint a fleuri, par la Croix, l’arbre de la vie éternelle, divine et immortelle qui a donné beaucoup de fruits. La Croix conduit au paradis, elle nous y conduit à la suite du Larron qui, pour nous entraîner, y est entré le premier avec le Christ, le tout-puissant et divin, porteur de la Croix; il est entré avec la croix du repentir.
Avec les Vies des saints, nous voici dans l’éternité: le temps n’existe plus, parce que chez les saints de Dieu, règnent la vérité divine et éternelle, la justice divine et éternelle, l’amour divin et éternel, la vie divine et éternelle. Pour eux, la mort n’existe plus : tout leur être est empli des forces divines du Christ Ressuscité, de l’unique Vainqueur de la mort, de toutes les morts dans l’ensemble des mondes. La mort n’existe pas pour eux: tout leur être est plein du Seul Immortel, du Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, le plus qu’immortel. Parmi eux, sur la terre, nous nous trouvons parmi les seuls vrais immortels, qui ont vaincu toute mort, tout péché, toute passion, tout démon, tout enfer. Quand nous sommes avec eux, aucune mort ne peut nous atteindre, parce que les saints sont comme des paratonnerres contre la mort. Il n’existe pas de tonnerre qui puisse nous frapper à mort quand nous sommes avec eux, parmi eux, en eux.
Les saints sont des hommes qui vivent sur la terre les vérités saintes, éternelles et divines. Les Vies des saints sont, en réalité, de la dogmatique appliquée, car en eux toutes les saintes et éternelles vérités dogmatiques ont été vécues dans toute leur force vivifiante et créatrice. Elles montrent de toute évidence que les dogmes ne sont pas seulement des vérités ontologiques en elles-mêmes et pour elles-mêmes, mais que chaque dogme est source de vie éternelle et de sainte spiritualité, conformément à l’Évangile plus que vrai de l’unique et irremplaçable Sauveur et Seigneur qui a dit: Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie (Jn 6, 63), car chacune d’elles répand une force salvatrice, sanctificatrice, qui remplit de grâce, vivifie et transfigure.
Les saints sont vraiment des saints parce qu’ils ne cessent de revivre le Seigneur Jésus comme âme de leur âme, conscience de leur conscience, pensée de leur pensée, être de leur être, vie de leur vie. Et chacun d’eux crie avec le saint Apôtre cette vérité : ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi (Ga 2, 20).
Plongez-vous dans les Vies des saints : chacune de ces vies répand la force charismatique, vivifiante et salvatrice de la Très-Sainte Mère de Dieu qui les a conduits d’ascèse en ascèse, de vertu en vertu, de la victoire sur le péché à la victoire sur la mort, de la victoire sur la mort à la victoire sur le diable et les amène à la joie spirituelle, là où il n’y a ni maux, ni peines, ni soupirs, mais seulement paix et joie dans l’Esprit Saint (Rm 14, 17), paix et joie issues de la victoire remportée sur tous les péchés, toutes les passions, toutes les morts, tous les esprits mauvais. Tout cela sans aucun doute atteste, par la vie et l’expérience, la vérité du saint dogme sur la Très-Sainte Mère de Dieu plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, un dogme que les saints serrent dans leur cœur et dans un amour embrasé par la foi. – Si toutefois vous souhaitez avoir mille, deux mille ou des milliers de témoignages incontestables sur la réalité vivante et vivifiante de la très vénérable Croix du Seigneur et obtenir ainsi une confirmation empirique de la vérité absolue du saint dogme sur le caractère salvateur de la mort sur la Croix du Sauveur, alors entrez avec foi dans les Vies des saints. Alors vous pourrez comprendre et voir que pour chaque saint en particulier comme pour tous les saints dans leur ensemble, la force de la croix est une arme qui triomphe de tout, leur permettant de vaincre tous les adversaires de leur salut, qu’ils soient visibles ou invisibles; vous pourrez ainsi voir la présence de la croix tout au long de leur vie, dans leur âme, leur cœur, leur conscience, dans leur esprit, dans leur volonté et leur corps; vous la verrez, telle une source intarissable de forces salvatrices et sanctifiantes, les mener sans faille, de perfection en perfection, de joie en joie, et les introduire dans l’éternel Royaume des cieux, là où ne cessent les chants de ceux qui célèbrent et contemplent la beauté inexprimable de la Face du Seigneur. Par leur sainte vie et leurs saintes personnes, les saints de Dieu confirment également, de manière absolument convaincante, non seulement les dogmes cités ci-dessus, mais aussi tous les autres saints dogmes: sur l’Église, la grâce, les saints mystères, les saintes vertus, l’homme lui-même, le péché, les saintes reliques, les saintes icônes, la vie future, tout ce qui constitue l’économie divino-humaine de notre salut. En vérité, les Vies des saints sont une dogmatique empirique; c’est la dogmatique vécue, dogmatique devenue vie dans la sainte vie des saints hommes de Dieu.
En outre, les Vies des saints portent en elles toute l’éthique orthodoxe, la morale orthodoxe, dans tout l’éclat de sa splendeur divino-humaine et de sa force vivifiante et immortelle. Les Vies des saints ont démontré et prouvé de la façon la plus convaincante que les saints mystères sont la source des saintes vertus, que les saintes vertus sont des fruits des saints mystères: elles en sont issues, elles se développent grâce à eux, elles s’en nourrissent, elles en vivent, elles s’y épanouissent, elles y trouvent leur immortalité et leur éternité. Toutes les lois morales divines sont issues des saints mystères et sont réalisées par les saintes vertus. Voilà pourquoi les « Vies des saints » constituent une éthique vécue, une éthique appliquée. En fait, les Vies des saints démontrent de façon irréfutable que l’éthique n’est rien d’autre qu’une dogmatique appliquée. Toute vie de saint se compose de saints mystères et de saintes vertus, fruits du Saint-Esprit qui opère tout en tous (1 Co 12, 4.6.11).
Que sont encore les Vies des saints? C’est l’unique pédagogie de l’Orthodoxie. Car elles montrent, et de manière innombrable, parfaitement éprouvée au cours d’une expérience multiséculaire, comment se construit et se développe la personnalité humaine la plus achevée, l’homme idéal le plus achevé, et comment grâce aux saints mystères et aux saintes vertus dans l’Église du Christ, on parvient à constituer cet Homme parfait… qui réalise la plénitude du Christ (Ep 4, 13).
En fait, les Vies des saints constituent une sorte d’encyclopédie orthodoxe. On peut y trouver tout ce qu’une âme affamée, assoiffée de justice éternelle et de vérité éternelle peut désirer en ce monde, affamée et assoiffée d’immortalité et de vie divine. Si tu as soif de foi, tu la trouveras en abondance dans les « Vies des saints » et ton âme rassasiée de cette nourriture n’aura jamais plus faim. Si tu désires l’amour, la vérité, la justice, l’espérance, la douceur, l’humilité, la pénitence, la prière ou toute autre vertu ou ascèse, tu trouveras dans les « Vies des saints » une infinité de maîtres saints pour chaque ascèse et tu recevras le secours de la grâce pour chaque vertu. Si tu souffres le martyre pour ta foi en Christ, les Vies des saints te consoleront, t’encourageront, te fortifieront, te donneront des ailes, au point que tes souffrances se changeront en joie. Es-tu soumis à des tentations? Les Vies des saints t’aideront à en venir à bout, dès maintenant et pour toujours. Et si tu es menacé par les ennemis invisibles de ton salut, tu pourras grâce aux Vies des saints revêtir l’armure de Dieu (Ep 6, 11.13) de façon à les briser tous, dès maintenant et pour toujours. Si tu te trouves au milieu d’ennemis visibles et persécuteurs de l’Église du Christ, les Vies te donneront le courage et la force de confesser, sans crainte, le seul vrai Dieu et Seigneur Jésus-Christ dans l’ensemble des mondes; tu te tiendras inébranlable jusqu’à la mort, quelle qu’elle soit, pour Son Évangile, et tu sentiras ton être plus fort que toute mort, et que tout ennemi du Christ; en souffrant pour le Christ, tu jubileras de joie, sentant que tout ton être, que toute ta vie se trouve dans les cieux, au-delà de toutes les morts, cachée avec le Christ en Dieu (Col 3, 3).
Les Vies des saints montrent d’innombrables mais toujours infaillibles voies de salut, d’illumination, d’initiation, de régénération, de transfiguration, de christification, de déification; elles nous indiquent également toutes les manières par lesquelles la nature humaine triomphe du péché, de tout péché, comment elle vient à bout de la passion, de toute passion, comment elle triomphe de la mort, de toute mort, comment elle triomphe du démon, de tout démon. On y trouve le remède à tout péché, la guérison de toute passion, la résurrection de toute mort, la délivrance de tout démon, le salut contre tous les maux. Il n’est pas de passion, il n’est pas de péché dont on ne puisse trouver dans les Vies des saints la manière de les vaincre, de les mettre à mort, de les déraciner. Les Vies des saints montrent clairement et de façon évidente qu’il n’est pas de mort spirituelle de laquelle on ne pourrait ressusciter par la force divine du Seigneur Jésus ressuscité et monté au ciel ; il n’est pas de malheur, de tristesse, d’affliction ou de souffrance que le Seigneur, ne change progressivement ou instantanément, en joie paisible et douce, selon la foi que nous avons en Lui… » (Extraits de: Saint Justin Popović, Vies des saints serbes, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2013, traduction de Lioubomir Mihailovitch).

Tous les volumes du Synaxaire du père Macaire (vendus maintenant à petit prix grâce à l’aide d’un sponsor et à une impression en Pologne par les soins d’Orthdruk) peuvent être commandés par courrier, ou en ligne sur leur site Internet, dans les métochia français du monastère de Simonos-Pétra:

— le monastère de Solan, F-30330 La-Bastide-D’Engras (tel. 04 66 82 94 25; www.monasteredesolan.com)

— le monastère de la Transfiguration, Néguirat, F-24120 Terrasson (tel. 05 53 50 23 94; www.monastere-transfiguration.fr).

— le monastère Saint-Antoine-le-Grand, F-26190 Saint-Laurent en Royans (tel. 04 75 47 72 02; www.monasteresaintantoine.fr) ;

Les volumes sont également disponibles dans les librairies qui diffusent les livres orthodoxes.

Jean-Claude Larchet

Recension: Hiéromoine Macaire de Simonos-Pétra, « Le Synaxaire. Vie des saints de l’Église orthodoxe », nouvelle édition des tomes 3, 4 et 5

SynaxaireHiéromoine Macaire de Simonos-Pétra, Le Synaxaire. Vie des saints de l’Église orthodoxe, 2e édition française, corrigée et augmentée, Simonos-Pétra (Mont-Athos), 2014 : tome 3, janvier-février, 690 p. ; tome 4, mars-avril, 560 p. ; tome 5, mai-juin, 656 p.
L’un des événements éditoriaux de la fin de l’année 2014 a été la nouvelle édition de trois volumes du Synaxaire (recueil des Vies des saints de l’Église orthodoxe, classées au jour le jour) réalisé par le Père Macaire, moine d’origine française établi depuis près de trente-cinq ans au monastère de Simonos-Pétra au Mont-Athos. Ils viennent compléter le tome 1, septembre-octobre, paru en 2008, et le tome 2, novembre-décembre, paru en 2010, en attendant le dernier volume de la série (juillet-août), annoncé pour le milieu de cette année 2015.
Il ne s’agit pas d’une simple réimpression de la première édition, publiée dans les années 90, qui a connu un grand succès et est depuis longtemps épuisée, mais d’une édition refondue où les notices ont été révisées, corrigées et complétées, et où de nouvelles notices sont venues s’ajouter, concernant notamment un grand nombre de saints occidentaux et de nombreux saints récemment canonisés appartenant aux diverses Églises orthodoxes locales, ou encore de saints de celles-ci qui avaient été oubliés et dont l’introduction a été suggérée à l’auteur.
Cette nouvelle édition améliore aussi la présentation de la précédente puisque les volumes sont maintenant reliés, que le texte a un rendu typographique excellent, et comportent de nombreuses illustrations de qualité en noir et blanc et en couleur (tirées notamment du superbe Ménologe de Basile II).
Le Synaxaire du Hiéromoine Macaire reprend les notices de grands synaxaires précédemment publiés, en particulier celui de Constantinople (réalisé au milieu du Xe siècle) et celui de saint Nicodème l’Hagiorite (datant du XVIIIe siècle). Mais il les a souvent allongées en puisant dans les Vies des saints. Profitant des progrès de la connaissance historique et des éditions critiques des sources, il a corrigé un certain nombre d’inexactitudes ou précisé certaines approximations que comportaient les textes anciens, travail que fit aussi, avec les moyens de son époque, saint Nicodème l’Hagiorite. Il a également enrichi de nombreuses notices de connaissances nouvelles, s’informant soigneusement auprès des diverses sources hagiographiques. Il a introduit des saints nouvellement canonisés par l’Église, et fait une large place aux saints spécifiquement vénérés par toutes les Églises locales orthodoxes, sans oublier les saints d’Occident d’avant le IXe siècle.
Le Synaxaire du père Macaire est maintenant traduit et publié dans la plupart des pays orthodoxes et y est devenu un ouvrage de référence. Il est lu à table dans de nombreux monastères, car les notices courtes, à la différence de la plupart des Vies des saints, peuvent être parcourues pendant la durée des repas sans subir de coupures.
Son usage est d’une grande utilité aussi dans le cadre de la vie journalière des fidèles orthodoxes, en complément de la prière et des autres lectures spirituelles.
La vénération des saints occupe en effet une place importante dans l’Église orthodoxe, et implique leur commémoration quotidienne. Leurs vertus sont célébrées dans les hymnes des « Ménées », qui s’intègrent aux services liturgiques de chaque jour. Le but des Synaxaires est, d’une manière plus courte que les Vies des saints, de nous faire connaître les grandes étapes de leur existence, les grands traits de leur personnalité, et les actions (intérieures et extérieures) dans lesquelles s’est réalisée ou manifestée leur sainteté. Les Synaxaires nous permettent d’avoir une connaissance précise et concrète de ceux dont le calendrier liturgique se borne à nous donner les noms, et de préciser certaines généralités ou allusions des chants liturgiques. Ils les situent dans leur contexte historique (car le christianisme s’inscrit toujours dans l’histoire concrète de l’humanité), social et religieux. Ils dessinent leur portait et sont un peu comme des icônes écrites. Saint Basile le Grand écrit à ce sujet : « Les Vies des Bienheureux sont comme des images animées de la vie selon Dieu, proposées à l’imitation en leurs bonnes œuvres. De même que les peintres, quand ils peignent une image d’après une autre image, jettent fréquemment les yeux sur le modèle et s’efforcent d’en faire passer les traits dans leur propre ouvrage, de même l’homme qui s’applique à se rendre parfait dans toutes les parties de la vertu doit jeter les yeux sur la vie des saints comme sur des statues qui se meuvent et qui agissent, et par l’imitation faire sien le bien qui était le leur. »
Le but des synaxaires n’est pas de nous faire acquérir un savoir abstrait, mais de nous rendre les saints plus familiers, et de compléter, dans une démarche également contemplative et orante, leur célébration hymnographique. Leur usage n’est pas récent : ils sont les héritiers directs des anciens « Martyrologes » que, dans les premiers siècles, on lisait au cours des réunions de la communauté chrétienne (appelées « synaxes »). Au IVe siècle, cette lecture fut remplacée par des hymnes. Mais la crise iconoclaste, où les attaques contre les icônes furent perçues comme une atteinte portée à la vénération des saints, eut pour issue la réhabilitation non seulement des icônes, mais de la lecture des Vies des saints. Les hymnographes du monastère de Stoudion, qui ont pour une grande part donné aux offices orthodoxes la forme qu’ils ont aujourd’hui, laissèrent, après la sixième ode du Canon des Matines, une place pour la lecture d’un résumé de la vie du saint du jour, appelé « synaxaire ». Du IXe au XIe siècle, on développa la rédaction de ces courtes notices. On les inséra par la suite dans les Ménées, mais on les rassembla aussi dans des éditions séparées, où on les développa souvent davantage.

Le rôle important que jouent les Vies des saints dans la vie spirituelle des chrétiens est souligné dans ce très beau texte de saint Justin Popović (†1979) :
« Qu’est-ce que la Vie des saints ? Rien d’autre qu’une façon de poursuivre les Actes des apôtres. On y retrouve le même Évangile, la même vie, la même vérité, la même justice, le même amour, la même foi, la même éternité, la même force qui vient d’En-Haut, le même Dieu et Seigneur ; car le Seigneur Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui et pour les siècles (He 13, 8), le même pour tous les hommes de tous les temps, accordant les mêmes charismes et les mêmes énergies divines à tous ceux qui croient en Lui. Cette transmission de toutes les forces divines vivifiantes dans l’Église du Christ à travers les siècles et les générations constitue la sainte tradition vivante. Cette sainte tradition se transmet sans discontinuer, en tant que vie charismatique, à tous les chrétiens en qui, par les saints mystères et par les saintes vertus, vit le Seigneur Jésus-Christ qui est tout entier présent dans Son Église, qui est Sa plénitude, la plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout (Ep 1, 23). Le Dieu-homme Seigneur Jésus-Christ est la plénitude très parfaite de la Divinité car en Lui habite corporellement toute la plénitude de la Divinité (Col 2, 9). Les chrétiens doivent, par les saints mystères et par les saintes vertus, s’emplir de toute la plénitude de Dieu (Ep 3, 19). Les Vies des saints font justement apparaître ces êtres pleins du Christ-Dieu, ces êtres christophores, ces personnes saintes en qui est gardée et par qui est transmise la sainte tradition de la vie dans la grâce, gardée et transmise par leur conduite sainte et évangélique. Les Vies des saints, ce sont les saintes vérités évangéliques, transférées dans notre vie humaine par la grâce et les ascèses. Il n’est pas de vérité évangélique qui ne puisse être changée en vie. Toutes ces vérités ont été données par le Christ dans un but unique : devenir notre vie, notre réalité, notre propriété, notre joie. Les saints, sans exception, vivent ces vérités divines comme la quintessence de leur vie et l’essence de leur être. Ainsi les Vies des saints sont à la fois la preuve et le témoignage que notre origine est céleste, que nous ne sommes pas de ce monde mais de l’autre, que l’homme n’est un homme véritable qu’avec Dieu, que si nous vivons sur la terre, c’est par le ciel, car notre cité se trouve dans les cieux (Ph 3, 20).
Les Vies des saints sont des témoignages sacrés de la puissance thaumaturgique du Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit en fait de témoignages des saints Actes des apôtres, simplement prolongés à travers les siècles. Les saints ne sont rien d’autre que des témoins saints, comme les saints Apôtres ont été les premiers témoins. Témoins de qui ? Mais du Christ Dieu-homme, crucifié, ressuscité, monté au ciel et éternellement vivant. Ils sont les témoins de l’Évangile source de tout salut, qui continue d’être écrit, sans interruption, de génération en génération car le Seigneur Jésus-Christ, qui est le même pour tous les siècles, continue par la même puissance divine, à faire des miracles par Ses saints témoins. Les saints Apôtres ont été les premiers témoins du Seigneur Jésus-Christ et de Son économie divino-humaine du salut du monde ; leurs Vies constituent des témoignages vivants et immortels de l’Évangile du Sauveur en tant que vie nouvelle, vie pleine de grâce, vie sainte et divino-humaine et donc toujours thaumaturgique et véritable, tout comme est thaumaturgique et véritable la vie même du Sauveur.
Avec les Vies des saints, nous voici au ciel, car avec les saints de Dieu, la terre devient ciel. Nous voici parmi des anges de chair, parmi les christophores. Là où ils sont, le Seigneur tout entier est en eux, avec eux et parmi eux ; là se trouvent toute la Vérité éternelle de Dieu, toute la Justice éternelle de Dieu, tout l’Amour éternel de Dieu, toute la Vie éternelle de Dieu.
Avec les Vies des saints, nous voici au paradis, là où pousse et s’épanouit tout ce qui est divin, saint, immortel, éternel, juste, vrai, évangélique ; en chaque saint a fleuri, par la Croix, l’arbre de la vie éternelle, divine et immortelle qui a donné beaucoup de fruits. La Croix conduit au paradis, elle nous y conduit à la suite du Larron qui, pour nous entraîner, y est entré le premier avec le Christ, le tout-puissant et divin, porteur de la Croix ; il est entré avec la croix du repentir.
Avec les Vies des saints, nous voici dans l’éternité : le temps n’existe plus, parce que chez les saints de Dieu, règnent la vérité divine et éternelle, la justice divine et éternelle, l’amour divin et éternel, la vie divine et éternelle. Pour eux, la mort n’existe plus : tout leur être est empli des forces divines du Christ Ressuscité, de l’unique Vainqueur de la mort, de toutes les morts dans l’ensemble des mondes. La mort n’existe pas pour eux : tout leur être est plein du Seul Immortel, du Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, le plus qu’immortel. Parmi eux, sur la terre, nous nous trouvons parmi les seuls vrais immortels, qui ont vaincu toute mort, tout péché, toute passion, tout démon, tout enfer. Quand nous sommes avec eux, aucune mort ne peut nous atteindre, parce que les saints sont comme des paratonnerres contre la mort. Il n’existe pas de tonnerre qui puisse nous frapper à mort quand nous sommes avec eux, parmi eux, en eux.
Les saints sont des hommes qui vivent sur la terre les vérités saintes, éternelles et divines. Les Vies des saints sont, en réalité, de la dogmatique appliquée, car en eux toutes les saintes et éternelles vérités dogmatiques ont été vécues dans toute leur force vivifiante et créatrice. Elles montrent de toute évidence que les dogmes ne sont pas seulement des vérités ontologiques en elles-mêmes et pour elles-mêmes, mais que chaque dogme est source de vie éternelle et de sainte spiritualité, conformément à l’Évangile plus que vrai de l’unique et irremplaçable Sauveur et Seigneur qui a dit : Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie (Jn 6, 63), car chacune d’elles répand une force salvatrice, sanctificatrice, qui remplit de grâce, vivifie et transfigure.
Les saints sont vraiment des saints parce qu’ils ne cessent de revivre le Seigneur Jésus comme âme de leur âme, conscience de leur conscience, pensée de leur pensée, être de leur être, vie de leur vie. Et chacun d’eux crie avec le saint Apôtre cette vérité : ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi (Ga 2, 20).
Plongez-vous dans les Vies des saints : chacune de ces vies répand la force charismatique, vivifiante et salvatrice de la Très-Sainte Mère de Dieu qui les a conduits d’ascèse en ascèse, de vertu en vertu, de la victoire sur le péché à la victoire sur la mort, de la victoire sur la mort à la victoire sur le diable et les amène à la joie spirituelle, là où il n’y a ni maux, ni peines, ni soupirs, mais seulement paix et joie dans l’Esprit Saint (Rm 14, 17), paix et joie issues de la victoire remportée sur tous les péchés, toutes les passions, toutes les morts, tous les esprits mauvais. Tout cela sans aucun doute atteste, par la vie et l’expérience, la vérité du saint dogme sur la Très-Sainte Mère de Dieu plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, un dogme que les saints serrent dans leur cœur et dans un amour embrasé par la foi. – Si toutefois vous souhaitez avoir mille, deux mille ou des milliers de témoignages incontestables sur la réalité vivante et vivifiante de la très vénérable Croix du Seigneur et obtenir ainsi une confirmation empirique de la vérité absolue du saint dogme sur le caractère salvateur de la mort sur la Croix du Sauveur, alors entrez avec foi dans les Vies des saints. Alors vous pourrez comprendre et voir que pour chaque saint en particulier comme pour tous les saints dans leur ensemble, la force de la croix est une arme qui triomphe de tout, leur permettant de vaincre tous les adversaires de leur salut, qu’ils soient visibles ou invisibles ; vous pourrez ainsi voir la présence de la croix tout au long de leur vie, dans leur âme, leur cœur, leur conscience, dans leur esprit, dans leur volonté et leur corps ; vous la verrez, telle une source intarissable de forces salvatrices et sanctifiantes, les mener sans faille, de perfection en perfection, de joie en joie, et les introduire dans l’éternel Royaume des cieux, là où ne cessent les chants de ceux qui célèbrent et contemplent la beauté inexprimable de la Face du Seigneur. Par leur sainte vie et leurs saintes personnes, les saints de Dieu confirment également, de manière absolument convaincante, non seulement les dogmes cités ci-dessus, mais aussi tous les autres saints dogmes : sur l’Église, la grâce, les saints mystères, les saintes vertus, l’homme lui-même, le péché, les saintes reliques, les saintes icônes, la vie future, tout ce qui constitue l’économie divino-humaine de notre salut. En vérité, les Vies des saints sont une dogmatique empirique ; c’est la dogmatique vécue, dogmatique devenue vie dans la sainte vie des saints hommes de Dieu.
En outre, les Vies des saints portent en elles toute l’éthique orthodoxe, la morale orthodoxe, dans tout l’éclat de sa splendeur divino-humaine et de sa force vivifiante et immortelle. Les Vies des saints ont démontré et prouvé de la façon la plus convaincante que les saints mystères sont la source des saintes vertus, que les saintes vertus sont des fruits des saints mystères : elles en sont issues, elles se développent grâce à eux, elles s’en nourrissent, elles en vivent, elles s’y épanouissent, elles y trouvent leur immortalité et leur éternité. Toutes les lois morales divines sont issues des saints mystères et sont réalisées par les saintes vertus. Voilà pourquoi les « Vies des saints » constituent une éthique vécue, une éthique appliquée. En fait, les Vies des saints démontrent de façon irréfutable que l’éthique n’est rien d’autre qu’une dogmatique appliquée. Toute vie de saint se compose de saints mystères et de saintes vertus, fruits du Saint-Esprit qui opère tout en tous (1 Co 12, 4.6.11).
Que sont encore les Vies des saints ? C’est l’unique pédagogie de l’Orthodoxie. Car elles montrent, et de manière innombrable, parfaitement éprouvée au cours d’une expérience multiséculaire, comment se construit et se développe la personnalité humaine la plus achevée, l’homme idéal le plus achevé, et comment grâce aux saints mystères et aux saintes vertus dans l’Église du Christ, on parvient à constituer cet Homme parfait… qui réalise la plénitude du Christ (Ep 4, 13).
En fait, les Vies des saints constituent une sorte d’encyclopédie orthodoxe. On peut y trouver tout ce qu’une âme affamée, assoiffée de justice éternelle et de vérité éternelle peut désirer en ce monde, affamée et assoiffée d’immortalité et de vie divine. Si tu as soif de foi, tu la trouveras en abondance dans les « Vies des saints » et ton âme rassasiée de cette nourriture n’aura jamais plus faim. Si tu désires l’amour, la vérité, la justice, l’espérance, la douceur, l’humilité, la pénitence, la prière ou toute autre vertu ou ascèse, tu trouveras dans les « Vies des saints » une infinité de maîtres saints pour chaque ascèse et tu recevras le secours de la grâce pour chaque vertu. Si tu souffres le martyre pour ta foi en Christ, les Vies des saints te consoleront, t’encourageront, te fortifieront, te donneront des ailes, au point que tes souffrances se changeront en joie. Es-tu soumis à des tentations ? Les Vies des saints t’aideront à en venir à bout, dès maintenant et pour toujours. Et si tu es menacé par les ennemis invisibles de ton salut, tu pourras grâce aux Vies des saints revêtir l’armure de Dieu (Ep 6, 11.13) de façon à les briser tous, dès maintenant et pour toujours. Si tu te trouves au milieu d’ennemis visibles et persécuteurs de l’Église du Christ, les Vies te donneront le courage et la force de confesser, sans crainte, le seul vrai Dieu et Seigneur Jésus-Christ dans l’ensemble des mondes ; tu te tiendras inébranlable jusqu’à la mort, quelle qu’elle soit, pour Son Évangile, et tu sentiras ton être plus fort que toute mort, et que tout ennemi du Christ ; en souffrant pour le Christ, tu jubileras de joie, sentant que tout ton être, que toute ta vie se trouve dans les cieux, au-delà de toutes les morts, cachée avec le Christ en Dieu (Col 3, 3).
Les Vies des saints montrent d’innombrables mais toujours infaillibles voies de salut, d’illumination, d’initiation, de régénération, de transfiguration, de christification, de déification ; elles nous indiquent également toutes les manières par lesquelles la nature humaine triomphe du péché, de tout péché, comment elle vient à bout de la passion, de toute passion, comment elle triomphe de la mort, de toute mort, comment elle triomphe du démon, de tout démon. On y trouve le remède à tout péché, la guérison de toute passion, la résurrection de toute mort, la délivrance de tout démon, le salut contre tous les maux. Il n’est pas de passion, il n’est pas de péché dont on ne puisse trouver dans les Vies des saints la manière de les vaincre, de les mettre à mort, de les déraciner. Les Vies des saints montrent clairement et de façon évidente qu’il n’est pas de mort spirituelle de laquelle on ne pourrait ressusciter par la force divine du Seigneur Jésus ressuscité et monté au ciel ; il n’est pas de malheur, de tristesse, d’affliction ou de souffrance que le Seigneur, ne change progressivement ou instantanément, en joie paisible et douce, selon la foi que nous avons en Lui… » (Extraits de: Saint Justin Popović, Vies des saints serbes, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2013, traduction de Lioubomir Mihailovitch).

Ces trois nouveaux volumes du Synaxaire du Père Macaire (vendus maintenant à un prix très abordable), ainsi que les deux précédents de cette nouvelle édition, peuvent être commandés dans les métochia français du monastère de Simonos-Pétra:
— le Monastère de Solan, F-30330 La-Bastide-D’Engras (tel. 04 66 82 94 25 ; www.monasteredesolan.com)
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— le Monastère de la Transfiguration, Néguirat, F-24120 Terrasson (tel. 05 53 50 23 94 ; www.monastere-transfiguration.fr).
L’achat en ligne est possible sur ces deux derniers sites à la rubrique « Librairie ».

Jean-Claude Larchet

Présentation le mercredi 22 juin, à la librairie L’Age d’Homme, des deux derniers volumes de la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »

Dans le cadre du cycle de conférences « L’orthodoxie d’hier et d’aujourd’hui », les éditions L’Âge d’Homme organisent le mercredi 22 juin, à partir de 18h, la présentation des deux derniers volumes parus dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle : « Saint Jean de Changhaï et son temps » (2e édition, revue et augmentée) de Bernard Le Caro, et « Enseignements spirituels », de saint Syméon de Dajbabé (récemment canonisé par l’Église serbe). Intervenants : Bernard Le Caro, auteur du livre sur saint Jean de Changhaï ; Jean-Claude Larchet, directeur de la collection et auteur de la biographie de saint Syméon ; Lioubomir Mihailovitch, traducteur des « Enseignements spirituels ». En présence de Vladimir Dimitrijevic, fondateur et directeur des éditions L’Âge d’Homme. Lieu : librairie L’Âge d’Homme, 5, rue Férou, 75006 Paris. Entrée libre dans la mesure des places disponibles.

Recension: Saint Syméon de Dajbabé, « Enseignements spirituels »

Syméon Saint Syméon de Dajbabé, « Enseignements spirituels », traduit du serbe par Lioubomir Mihailovitch, introduction de Jean-Claude Larchet, éditions L’Age d’Homme, Lausanne, 2011, 107 p. (collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »).
Saint Syméon de Dajbabé (1854-1941) a été récemment canonisé par l’Église serbe. Après avoir fait des études supérieurs de philosophie et de théologie en Russie, en Suisse et à la Sorbonne, il opta pour la vie monastique et, à la suite d’une révélation, mena bientôt une vie solitaire dans une grotte de la région de Podgorica (Monténégro). Ses vertus et charismes, acquis dans l’ascèse et la prière, attirèrent vers lui de nombreux fidèles, parmi lesquels le futur saint Nicolas (Vélimirović) qui l’appelait « le saint moine », et le futur saint Justin (Popović) de Tchélié, qui l’appelait « le grand starets ».
Homme de grande culture, c’est néanmoins avec beaucoup de sim¬plicité et de fraîcheur qu’il a écrit de petits opuscules, dont les trois principaux sont ici traduits.

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Recension: « La fête baptismale – O Крсној Слави »

Slava « La Slava ou fête baptismale: Signification, préparation et célébration de la Slava – Vies et tropaires des principaux saints honorés », recueil de textes réalisé par S. E. Danilo (Krstić), traduit du serbe par Lioubomir Mihailovitch, éditions du Diocèse serbe d’Europe occidentale, 2010, 143 p.
La Slava est une célébration très ancienne, propre à l’Église serbe, qui est très familière à tous les fidèles de cette Église, mais qui ne manque pas d’étonner ceux qui y participent pour la première fois. Ce petit livre fort bien présenté, en version bilingue serbe – français, a pour but de faire découvrir la Slava à ceux qui ne la connaissent pas, et de permettre d’en approfondir le sens à ceux qui, la connaissant, n’ont pas perçu toutes facettes de son riche symbolisme. Conçu sous la forme d’un recueil de textes, il présente successivement, à travers un discours de saint Syméon le Nouveau Théologien et des articles de divers auteurs serbes connus dont Mgr Danilo (Krstić), Mgr Athanase (Jevtić) et Mgr Amphilohije (Radović), la signification de cette célébration, les modalités de sa préparation, les recettes permettant de confectionner les collyves et le pain qui y sont utilisés, le texte de la cérémonie de bénédiction de ceux-ci, et les Vies et tropaires des principaux saints honorés à cette occasion.

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Présentation du livre du starets Thaddée, « Paix et joie dans le Saint-Esprit. Enseignements – Homélies – Entretiens » – 2e partie

Le 13 novembre dernier, a eu lieu la présentation du livre du starets Thaddée, « Paix et joie dans le Saint-Esprit. Enseignements – Homélies – Entretiens », paru dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dirigée par Jean-Claude Larchet. Nous vous invitons à visionner aujourd'hui la présentation du du livre par Lioubomir Mihailovitch, traducteur du livre.

Présentation du livre par Lioubomir Mihailovitch, traducteur du livre :



Recension : Starets Thaddée, « Paix et joie dans le Saint-Esprit »

Thaddée Starets Thaddée, « Paix et joie dans le Saint-Esprit. Enseignements – Homélies – Entretiens », documents rassemblés et introduits par Matej Arsenijević, traduction du serbe par Lioubomir Mihailovitch, introduction de Jean-Claude Larchet, L’Âge d’Homme, Lausanne, 2010, 285 p. (collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »).
Ce nouveau volume de la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », après une introduction biographique de Matej Arsenijević, rassemble, par les soins de ce dernier, des enseignements, des homélies et des paroles isolées du starets serbe Thaddée Štrbulović (1914-2003), ainsi qu’un certain nombre d’entretiens qu’il a accordés à des journalistes ou écrivains.
Le starets Thaddée entra dans la vie monastique au monastère de Miljkovo, où s’étaient réfugiés des moines russes venus du monastère de Valaam, et c’est là qu’il eut le privilège d’être formé à la vie spirituelle par l’archimandrite Ambroise (Kourganov), qui était un fils spirituel de saint Ambroise d’Optino.
Sa spiritualité n’est donc pas caractéristique de la spiritualité serbe de cette époque, mais se situe dans une large mesure, dans la lignée de celles des startsi d’Optino et du monastère de Valaam. Cependant, en vertu de son histoire, de sa personnalité et de son expérience particulière acquise au cours des ans (il fut higoumène de plusieurs monastères en Serbie et un père spirituel tèrs consulté), il leur donna une marque spéciale, très originale.

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Cycle de conférences « L’orthodoxie d’hier et d’aujourd’hui »

La maison d'édition L’Âge d’Homme poursuit son cycle de conférences intitulé « L’orthodoxie d’hier et d’aujourd’hui ». La deuxième conférence aura lieu le samedi 13 novembre à la librairie L’Age d’Homme, 5 rue Férou (Paris, 6e), et se déroulera en deux parties.
La première partie, de 15h00 à 16h30 sera consacrée au livre de Jean-Claude Larchet « Une fin de vie paisible,sans douleur, sans honte… » (éditions du Cerf, 2010). Le livre sera présenté par le Dr. Marc Andronikof, chef du service des urgences à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart. La présentation sera suivie d’une discussion avec l’auteur et de la signature de ses deux derniers livres (« Une fin de vie paisible… » et « Théologie des énergies divines »).
La seconde partie, de 17h00 à 20h30 sera consacrée à la présentation du nouveau volume de la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »: starets Thaddée, « Paix et joie dans le Saint-Esprit. Enseignements – Homélies – Entretiens ». Elle comportera: 1) une présentation du livre par Jean-Claude Larchet, directeur de la collection; 2) un témoignage personnel sur le starets Thadée de l'archiprêtre Jivko Panev, professeur à l’Institut Saint-Serge et directeur d’Orthodoxie.com; 3) quelques mots du traducteur, Lioubomir Mihailovitch; 4) la projection d’une interview filmée du starets Thaddée (avec sous-titrage en français); 4) la lecture de quelques extraits et un débat. La présentation se fera en présence de Vladimir Dimitrijevic, fondateur et directeur des éditions L’Age d’Homme.
Entrée libre dans la mesure des places disponibles. Pour tout renseignement: librairie L’Âge d’Homme – tél.: 01 55 42 79 79 – courriel: lagedhomme@orange.fr

L’émission « l’Église orthodoxe aujourd’hui » du 18 juillet 2010 : « le chemin de croix de l’Eglise orthodoxe serbe »

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui du dimanche 18 juillet 2010, Bogdan Florin Vlaïcu propose un entretien avec Lioubomir Mihailovitch, un des traducteurs du livre Le prologue d’Ohrid de saint Nicolas Vélimirovitch, dont l'autre traductrice Zorica Terzitch lira une page, et Soyons des hommes sur le défunt patriarche serbe Paul. Cet entretien porte sur la vie de ces deux hiérarques qui nous font réfléchir au chemin de croix parcouru par l’Église orthodoxe serbe pendant le siècle dernier.

Podcast audio (Durée : 29’58)

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Radio: le chemin de croix de l’Eglise orthodoxe serbe

Dans l'émission de radio L'Église orthodoxe aujourd'hui du dimanche, 18 juillet à partir de 17 heures sur Radio Notre-Dame, Bogdan Florin Vlaïcu proposera un entretien avec Lioubomir Mihailovitch, un des traducteurs du livre Le prologue d’Ohrid de saint Nicolas Vélimirovitch, dont l'autre traductrice Zorica Terzitch lira une page, et Soyons des hommes sur le défunt patriarche serbe Paul. Cet entretien portera sur la vie de ces deux hiérarques qui nous font réfléchir au chemin de croix parcouru par l’Eglise orthodoxe serbe pendant le siècle dernier.

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Miracles de saint Justin de Tchélié

Justin_PopovicAlors qu’il était évêque du Banat, Mgr Athanase  (Jevtić) a recensé un certain nombre de miracles accomplis entre 1952 et 1985 par son père spirituel, l’archimandrite Justin (Popović), récemment canonisé. On en trouvera ici, dans une traduction de Lioubomir Mihailovitch, les témoignages, qui ont été publiés en 1991 dans la revue « Messager du Banat ».
Depuis 1985, de nombreux autres miracles ont été accomplis par saint Justin de Tchélié.

L’émission « L’Eglise orthodoxe aujourd’hui » du 7 février 2010 : « saint Nicolas Vélimirovitch et le patriarche serbe Paul »

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui, du dimanche 7 février 2010, Bogdan Florin Vlaïcu propose un entretien avec Lioubomir Mihailovitch, un des traducteurs des livres Le prologue d’Ohrid de saint Nicolas Vélimirovitch, dont l'autre traductrice Zorica Terzitch lira une page, et Soyons des hommes sur le défunt patriarche serbe Paul. Cet entretien porte sur la vie de ces deux hiérarques qui nous font réfléchir au chemin de croix parcouru par l’Eglise orthodoxe serbe pendant le siècle dernier.

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Radio: saint Nicolas Vélimirovitch et le patriarche serbe Paul

Dans l'émission de radio L'Église orthodoxe aujourd'hui du dimanche 7 février, à partir de 17 heures, sur Radio Notre-Dame, Bogdan Florin Vlaïcu proposera un entretien avec Lioubomir Mihailovitch, un des traducteurs des livres Le prologue d’Ohrid de saint Nicolas Vélimirovitch, dont l'autre traductrice Zorica Terzitch lira une page, et Soyons des hommes sur le défunt patriarche serbe Paul. Cet entretien portera sur la vie de ces deux hiérarques qui nous font réfléchir au chemin de croix parcouru par l’Eglise orthodoxe serbe pendant le siècle dernier.

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Une soirée “Orthodoxie” dans la librairie des éditions L’Age d’Homme à Paris

Le mercredi 13 janvier, à partir de 17 heures, une soirée "Orthodoxie" est organisée dans la librairie des éditions L'Age d'Homme à Paris (5, rue Férou, Paris 6e) à l'occasion du tome 1 (de janvier à avril) du Prologue d'Ohrid – Vie des saints, hymnes, réflexions, homélies de saint Nicolas Vélimirovitch. Les intervenants seront le père Nicolas Cernokrak, doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, Jean-Claude Larchet, théologien, directeur de la collection "Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle", Lioubomir Mihailovitch et Zorica Terzic, traducteurs.

Vient de paraître: Saint Nicolas Vélimirovitch, «Le Prologue d’Ohrid», tome 1, de janvier à avril, L’Age d’Homme, Lausanne, 2009, 480 p. (collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »).

 Prologue_t1_CouvertureVient de paraître aux éditions L’Age d’Homme, dans une belle édition reliée et illustrée, le premier volume d’une œuvre majeure du saint évêque serbe Nicolas (Vélimirovitch) de Jitcha (1880-1956), dont la traduction française était très attendue : «Le Prologue d’Ohrid.»
Ce livre, véritable manuel de vie spirituelle, propose pour chaque jour de l’année les vies abrégées des saints commémorés, un hymne de louange consacré à l’un d’entre eux, un thème de méditation, une courte réflexion sur un thème spirituel, et une brève homélie.
Nous donnons ci-dessous un extrait de l’introduction de Jean-Claude Larchet, directeur de la collection «Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle» où il paraît, et maître d’œuvre de cette édition.

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Recension: Jovan Janjić, «Soyons des hommes. Vie et paroles du patriarche serbe Paul»

Pavle
Jovan Janjić, «Soyons des hommes. Vie et paroles du patriarche serbe Paul», traduit du serbe par Kosta Christitch et Lioubomir Mihailovitch, éditions du Diocèse orthodoxe serbe d’Europe occidentale, Paris et Belgrade, 2008, 256 p.
Ce livre, écrit par Jovan Janjić, collaborateur du principal hebdomadaire serbe «NIN», présente la vie et la personnalité exceptionnelle du patriarche de l’Église orthodoxe serbe Paul, pour lequel tous les orthodoxes ont, en ce temps de Noël une pensée particulière, alors que la faiblesse de son grand âge l’oblige puis plusieurs mois à rester hospitalisé.
C'est le premier ouvrage de cette envergure à être consacré au patriarche lui-même. Tout en apportant de nombreuses informations biographiques et en faisant clairement le point sur ce qui fut la position du premier hiérarque de l'Église serbe lors de la longue et dramatique période de conflits qu'a vécue l'ex-Yougoslavie, il dessine, à travers notamment des anecdotes pleines de saveur, le portrait de celui que beaucoup considèrent comme un saint vivant.

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Jovan Nikoloski