30/03/2017
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Télévision: revoir l’émission “Orthodoxie” sur France 2 du 5 mai consacrée à l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov à Paris

rue_Mère_Marie_SkobtsovDurant quelques jours, l’émission de télévision Orthodoxie sur France 2 du 5 mai est en ligne sur cette page. Elle est consacrée à l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov le 31 mars dernier dans le 15e arrondissement à Paris.

Télévision: revoir l’émission “Orthodoxie” sur France2 d’hier consacrée à sainte Mère Marie Skobtsov (1ère partie)

rue_Mère_Marie_SkobtsovDurant quelques jours, le “replay” de l’émission de télévision Orthodoxie sur France 2 d’hier est en ligne sur cette page. L’émission proposait une première partie avec des reportages sur les hommages récents à Paris de sainte Mère Marie Skobtsov (1891-1945).

Inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov à Paris: le discours de Philippe Goujon, député et maire du 15e arrondissement

P1160060Lors de l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov à Paris, le 31 mars dernier, le député et maire du 15e arrondissement, Philippe Goujon, a prononcé un discours (photographie ci-contre). Pour le lire, cliquez sur ce lien.

“Une rue Mère Marie Skobtsov à Paris” d’Hélène Arjakovsky-Klépinine

P1160080Le 31 mars, lors de l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov à Paris, dans le 15e arrondissement, Mgr Jean de Charioupolis a lu (photographie) une lettre d’Hélène Arjakovsky-Klépinine, fille du saint père Dimitri Klépinine, intitulée “Une rue Mère Marie Skobtsov à Paris“. Pour prendre connaissance de ce texte, cliquez ici.

Le discours de Catherine Vieu-Charier lors de l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov (Paris 15e) le 31 mars

P1160070Hier, a eu lieu l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov à Paris dans le 15e arrondissement (l’exposé des motifs de cette attribution). De nombreuses personnalités étaient présentes (certaines sont citées dans l’en-tête du discours qui suit), quelques unes sont intervenues. Catherine Vieu-Charier, maire adjointe de la capitale, chargée de toutes les questions relatives à la mémoire et au monde combattant, qui représentait la maire de Paris, Anne Hidalgo, a prononcé un discours (photographie: lors de son discours). Pour prendre connaissance du texte de celui-ci, cliquez ici.

Mère Marie Skobtsov (1891-1945) à Ravensbrück: le témoignage de Jacqueline Péry d’Alincourt

Ci-dessous: entretien avec Jacqueline Péry d’Alincourt (1919-2009), déportée au camp de concentration de Ravensbrück pour son engagement dans la Résistance. Elle fut une des compagnes de captivité de Mère Marie Skobtsov (1891-1945), très proche d’elle, avec Geneviève de Gaulle. Mère Marie a été gazée à Ravensbrück le 31 mars 1945. Depuis, elle a été déclarée Juste parmi les nations et sainte de l’Église orthodoxe. Depuis peu, une rue du 15e arrondissement à Paris porte son nom. L’entretien a été réalisé à la fin de l’année 2008 par les pères Christophe Levalois et Jivko Panev. Jacqueline Péry d’Alincourt était alors très malade et avait de ce fait des difficultés d’élocution.

Trois évènements à Paris consacrés à Mère Marie Skobtsov

Mere_MarieLes samedi 19 et dimanche 20 mars l’Action chrétienne des étudiants russes- Mouvement de jeunesse orthodoxe (Acer-Mjo) organise en la paroisse Saint-Séraphin de Sarov – située 91, rue Lecourbe, Paris 15ème deux journées consacrées à sainte Marie de Paris (photographie ci-contre) artiste au cœur “d’un monde qui brûle » Le programme et la présentation de ces deux journées se trouvent sur cette page.

Le mercredi 23 mars à la mairie de Paris une conférence se tiendra sur « Marie Skobtsov dite Mère Marie , moniale russe, résistante déportée et gazée à Ravensbrück le 31 mars 1945, Juste parmi les nations » : Cette conférence est organisée avec le soutien de la maire de Paris Anne Hidalgo, ses adjoints, Catherine Vieu-Charier chargée de la mémoire du monde combattant et correspondante défense, Patrick Klugman chargé des relations internationales et de la francophonie, avec la bénédiction de Son Excellence l’évêque Jean de Charioupolis et locum-tenens de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale.

Le jeudi 31 mars à 11h15 (jour anniversaire de sa mort à Ravensbrück le 31 mars 1945 et 125e anniversaire de sa naissance) aura lieu la cérémonie officielle de l’inauguration de la rue « Mère Marie Skobtsov » . Cette rue créée récemment est située au niveau du 84 rue de Lourmel Paris 15ème, presqu’en face du 77 rue de Lourmel où résidait Mère Marie (plan).

Source: Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

Complément: cliquez ici pour télécharger l’invitation pour la mairie de Paris (23 mars), réservation obligatoire (voir sur le document).

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Paris: deux journées consacrées à Mère Marie Skobtsov les 19 et 20 mars

Il y aura au mois de mars à Paris une importante actualité consacrée à Mère Marie Skobtsov (1891-1945): l’inauguration officielle de la rue qui porte son nom dans le 15e arrondissement, le 31 mars, une soirée d’hommage à la mairie de Paris le 23 mars et avant cela deux jours de conférences, d’exposition, de témoignages avec un spectacle organisés par l’Acer-Mjo dans la paroisse Saint-Séraphin de Sarov (91, rue Lecourbe, 15e), les 19 et 20 mars. Le programme et la présentation de ces deux journées se trouvent sur cette page.

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Radio (France-Culture): “Marie Skobtsov, sainte orthodoxe victime du nazisme”

Mère_Marie_L_VarautL’émission de radio Orthodoxie, sur France-Culture, du dimanche 12 juillet, à 8h07, aura pour thème: “Marie Skobtsov, sainte orthodoxe victime du nazisme”, avec pour invité Laurence Varaut. Présentation: “Entretien sur Mère Marie Skobtsov (1891-1945), moniale orthodoxe d’origine russe, dont la sainteté a été reconnue en 2004 par le Patriarcat œcuménique. La vie d’Élisabeth en Russie ; arrivée en France : Élisabeth devient moniale à Paris en 1932 et prend le nom de Marie ; l’action sociale de Mère Marie à l’église orthodoxe de la rue de Lourmel sous l’Occupation; arrestation, déportation et mort de Mère Marie au camp de Ravensbrück en 1945.” Il s’agit de la rediffusion de l’émission du 8 février 2015. L’émission pourra être écoutée en direct par l’Internet sur le site de France-Culture, puis, ensuite, sur cette page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.

Information complémentaire: la rue Marie Skobtsov à Paris, dans le 15e arrondissement, sera inaugurée au mois de septembre par Anne Hidalgo, maire de Paris, et Philippe Goujon, maire du 15e. A la rentrée de septembre, nous vous donnerons plus de précisions sur cet évènement.

Podcast audio, “Orthodoxie” sur France-Culture: “Marie Skobtsov, sainte orthodoxe victime du nazisme”

Ci-dessous: le podcast audio de l’émission Orthodoxie, sur France-Culture, du 8 février, sur “Marie Skobtsov, sainte orthodoxe victime du nazisme”. L’invité était Laurence Varaut. Présentation: “Entretien sur Mère Marie Skobtsov (1891-1945), moniale orthodoxe d’origine russe, dont la sainteté a été reconnue en 2004 par le Patriarcat œcuménique. La vie d’Élisabeth en Russie ; arrivée en France : Élisabeth devient moniale à Paris en 1932 et prend le nom de Marie ; l’action sociale de Mère Marie à l’église orthodoxe de la rue de Lourmel sous l’Occupation; arrestation, déportation et mort de Mère Marie au camp de Ravensbrück en 1945.”

Une présentation du livre “Marie Skobtsov – Sainte orthodoxe victime du nazisme (1891-1945)” de Laurence Varaut

I-Grande-8171-mere-marie-skobtsov.aspxLaurence Varaut présentera son livre Marie Skobtsov – Sainte orthodoxe victime du nazisme (1891-1945) (éditions Salvator, couverture ci-contre) récemment paru, le dimanche 21 décembre après la liturgie dans la paroisse Saint-Séraphin de Sarov à Paris (91, rue Lecourbe, 15e).

Conférence et dédicaces à Paris de Laurence Varaut pour son livre “Marie Skobtsov – Sainte orthodoxe victime du nazisme (1891-1945)”

I-Grande-8171-mere-marie-skobtsov.aspxAujourd’hui, à Paris dans le 15e, au 9 rue du docteur Roux (salle saint Alexis), à 20 heures, dans le cadre du groupe œcuménique du 15e, conférence (avec vente et signature) de Laurence Varaut sur son livre Marie Skobtsov – Sainte orthodoxe victime du nazisme (1891-1945), qui vient de paraître aux éditions Salvator. Dimanche 9 novembre, Laurence Varaut dédicacera son ouvrage, également à Paris,  au 10e Salon du livre historique russe à partir de 14 heures.

Vient de paraître : “Marie Skobtsov – Sainte orthodoxe victime du nazisme (1891-1945)” de Laurence Varaut

I-Grande-8171-mere-marie-skobtsov.aspxLes éditions Salvator viennent de rééditer la biographie de sainte Mère Marie, paru en 2000 chez Perrin et épuisé depuis longtemps, sous le titre Marie Skobtsov – Sainte orthodoxe victime du nazisme (1891-1945). Présentation: “Une Russe de l’Empire, née a la fin du XIXe siècle, élevée dans l’intelligentsia de Saint-Pétersbourg, participe en un demi-siècle à toutes les grandes tragédies européennes. À la fois poète, militante politique et sociale, elle devient moniale après deux mariages et trois enfants. Résistante héroïque dans le Paris de l’Occupation, elle meurt en martyr de la foi à Ravensbrück, arrêtée après avoir sauvé des enfants du Vel d’Hiv en les cachant dans des poubelles. Canonisée en 2004 ans par le Patriarcat de Constantinople, elle lègue à la postérité une œuvre poétique, spirituelle et artistique (elle peignait des icônes) qui rencontre de plus en plus d’intérêt au-delà du monde orthodoxe. Intellectuelle et femme d’action, peintre et brodeuse, amoureuse et capable de tout quitter pour une vie monastique atypique (elle fumait et n’aimait pas les prières trop longues), elle suscita la controverse et continue de le faire, même canonisée… C’est une figure de femme exceptionnelle, une sainte dont la vie fut plutôt aventureuse !

Laurence Varaut (née en 1958) a publié Poèmes d’Engadine à La Table Ronde en 1970 et Annonciation chez Jacques Vernière, en 1984. Cet ouvrage est une réédition augmentée et actualisée de la biographie parue en 2000, chez Perrin, sous le titre Mère Marie.

Une rue Marie Skobtsov à Paris

Mere_MarieLe conseil municipal du 15e arrondissement de Paris, le 4 novembre, et le Conseil de Paris, le 12 novembre, ont voté à l'unanimité pour attribuer le nom de rue Marie Skobtsov (Mère Marie) à une nouvelle voie du 15e arrondissement qui débouche entre les n°84 et 88 de la rue de Lourmel (cliquez ici pour voir le plan et là pour les motifs de la proposition présentée au Conseil de Paris). Cet évènement a été rendu possible grâce à l'engagement et à la persévérance d'une élue du 15e arrondissement, Ghislène Fonlladosa, adjointe au maire du 15e pour la culture, le patrimoine et les nouvelles technologies, conseillère de Paris. La date de la pose officielle de la plaque n'est pas encore connue.

Photographie: Mère Marie (source)

Livre: Xénia Krivochéine, « La beauté salvatrice. Mère Marie Skobtsov. Peintures – Dessins – Broderies »

Xénia Krivochéine, artiste peintre et grande admiratrice de Mère Marie Skobtsov (1891-1945) à qui elle a dédié un site internet (en russe), vient de publier un livre consacré à la production artistique de celle-ci (éditions du Cerf, 2012, 107 p.,). On y trouve de nombreuses reproductions, restées jusqu’à présent inédites, de peintures, dessins et broderies conservés par des collectionneurs européens ou dans des paroisses orthodoxes en France et de Grande-Bretagne, ainsi qu’au Musée russe et au Musée Anna Akhmatova à Saint-Pétersbourg. Le livre, qui comporte un rappel chronologique de la vie de Mère Marie, est préfacé par le patriarche Cyrille de Moscou, et postfacé par le professeur Georges Nivat ; il a été traduit de l’original russe (publié à Saint-Pétersbourg en 2004) par le père Serge Model.
« Comme nombre de ses contemporains, explique Xénia Krivochéine, Mère Marie n’a pas suivi de formation académique. Elle n'est pas allée apprendre dans les ateliers ou les studios de peintres célèbres. Sa famille, sa présence dans les cercles artistiques de l'époque de sa jeunesse lui ont servi d'école. Les longues années qu’elle a vécu en France ont profondément marqué son art. »

Vient de paraître aux éditions du Cerf: un recueil de textes sur et de Mère Marie Skobtsov

Couv9404g_260Sous le titre: Sainte Marie de Paris (Mère Marie Skobtsov, 1891-1945), « Le jour du Saint-Esprit », vient de paraître aux éditions du Cerf, dans la collection « L'histoire à vif », un livre de preque 600 pages qui rassemble, en première partie, des souvenirs et des témoignages de personnes qui ont cotoyé Mère Marie, concernant sa vie à Paris, son arrestation et sa détention; et en seconde partie des écrits de Mère Marie, pour la plupart inédits en français: récits autobiographiques, pièces de théâtre, essais religieux, poème. Les textes ont été réunis par Paul Ladouceur. Le livre est préfacé par Mgr Gabriel de Comanes. L'introduction est une reprise d'un article d'E. Behr-Sigel, et la conclusion un poème d'O. Clément. Les textes ont été traduits du russe par H.Arjakovsky-Klépinine, F. Lhoest, B. Jeuffrain, A. Nicolsky, N. Struve et J. Lefert.

Anniversaire de la naissance au ciel de sainte Mère Marie (Skobtsov)

M_MarieMère Marie (Skobtsov), canonisée en 2004, est née au ciel  à Ravensbrück le 31 mars 1945. A l'occasion de cet anniversaire, le blog Parlons d'orthodoxie propose la traduction en français de la préface du patriarche Cyrille de Moscou (alors métropolite de Smolensk et de Kaliningrad) du livre de Xenia Krivochéine La beauté qui sauve… (Saint-Pétersbourg, 2004). Au bas de cette page un entretien avec Jacqueline Péry d'Alincourt, compagne de captivité à Ravensbrück de mère Marie.

Photographie: mère Marie (source)

Sainte Marie (Skobtsov) de Paris et la rafle du Vélodrome d’Hiver

158060079_4651d14076 La sortie, il y a une semaine, sur les écrans des salles de cinéma en France du film "La Rafle", sur la rafle du Vélodrome d'Hiver de Paris en juillet 1942, est l'occasion de rappeler que mère Marie (Skobtsov), canonisé en 2004, a sauvé dans ces circonstances dramatiques la vie de plusieurs enfants avec la complicité d'éboueurs. Trois ont été sauvés, selon ce site, 4, selon cette étude, dans laquelle il est rapporté "Grâce à son habit monastique, mère Marie peut y pénétrer (dans le Vélodrome d'Hiver, ndlr); elle passe trois jours au chevet d’une amie juive et aide les bénévoles de la Croix rouge à secourir les malades et à consoler les désespérés. Quand, au petit matin, les  éboueurs parisiens débarquent, elle réussit, amadouant l’un d’eux, à faire sortir du stade quatre enfants cachés dans des poubelles."

Rappelons que les plus de 4000 enfants déportés suite à cette rafle sont tous morts dans les camps d'extermination. Sur cette tragédie de la Seconde guerre mondiale, voir ce petit ouvrage édité par la Mairie de Paris en 2002, que l'on peut télécharger, et le dossier pédagogique du film en question.

Photographie: mère Marie (source)

La conférence à Lyon sur sainte Marie de Paris (Skobtsov)

Conf m. Marie_Lyon_10-2009_Film Le samedi 17 octobre à Lyon s’est tenue une conférence sur sainte Marie de Paris (mère Marie Skobtsova) donnée par Tatiana Victoroff.
Organisée par la paroisse saint Alexis d'Ugine et sainte mère Marie de Paris (Archevêché des églises de tradition russe dans le Patriarcat de Constantinople) et accueillie dans les locaux de la paroisse de l'Annonciation de la Métropole grecque, la conférence a réuni une cinquantaine de fidèles issues des différentes communautés orthodoxes de Lyon. Au coté du père André Fortounatto de la paroisse organisatrice, se trouvaient les pères Athanase Iskos, Antoine Callot et Nestor Sirotenko, recteurs des autres paroisses orthodoxes lyonnaises.

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En déportation avec mère Marie (Skobtsov) – entretien avec Jacqueline Péry d’Alincourt

J.Pery Jacqueline Péry d'Alincourt, née en 1919, fut résistante durant la Seconde guerre mondiale, notamment dans les équipes de Jean Moulin (son témoignage) sous la direction de Daniel Cordier. En septembre 1943, elle est arrêtée par la Gestapo et passe six mois au secret à Fresnes, puis, après un internement à Romainville,  elle est déportée à Ravensbrück (1), en avril 1944, où elle retrouve son amie Geneviève de Gaulle (1). Dans le camp, elle partage la paillasse de mère Marie (Skobtsov). Bien qu'aujourd'hui très malade, ayant des difficultés pour parler, elle a accepté un entretien avec la rédaction d'Orthodoxie.com pour parler de mère Marie (Skobtsov, 1, 2) qui, dit-elle avec émotion, est depuis toujours présente à ses côtés.
(Photographie: Jacqueline Péry d'Alincourt il y a une dizaine d'années. Photographie transmise par sa fille Violaine).

Podcast Audio

Cliquez ici pour télécharger le MP3

Pour lancer la diffusion, cliquez sur play (le carré vert). Vous pouvez également télécharger directement le fichier audio en cliquant sur le logo "podcast".

“Mère Marie” par Geneviève de Gaulle-Anthonioz

P1160096Lors de l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov à Paris, 15e arrondissement, le 31 mars, Antoine Arjakovsky a lu (photographie) des extraits d’un texte de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, compagne de captivité et de déportation de Mère Marie à Ravensbrück. Nous vous proposons la totalité de ce texte. Les extraits lus sont de couleur bleue. Pour prendre connaissance de ce texte, cliquez ici.

Décès de Nikita Struve, figure de l’orthodoxie russe en France

Nikita-Struve-Paris-octobre-2003_0_730_766Grande figure de l’orthodoxie russe en France, Nikita Struve est mort ce samedi 7 mai au soir,  à l’âge de 85 ans.
Professeur honoraire de russe à l’université de Paris X-Nanterre, Nikita Struve était directeur littéraire aux éditions YMCA-Press où il avait publié de nombreux auteurs russes, philosophes, théologiens et écrivains, dont Alexandre Soljenitsyne dont il était devenu l’ami. Il était aussi le directeur de la revue russe Vestnik, et du Messager orthodoxe, revue de L’Association chrétienne des étudiants russes (Acer).
Il était aussi un membre actif du conseil de l’Archevêché des églises russes en Europe occidentale (rue Daru, Patriarcat de Constantinople).

Récemment, il avait apporté son témoignage lors de l’hommage à sainte Mère Marie Skobtsov dans la paroisse Saint-Séraphin de Sarov à Paris le dimanche 20 mars. Ci-dessus: la vidéo de cette dernière intervention.

Les obsèques seront organisées par le Service orthodoxe des funérailles. Pour toutes questions relative à l’organisation des obsèques (date, horaires, fleurs…), s’adresser au 01 48 28 75 62.

Voir  l’article nécrologique du journal La Croix

Vidéo – L’Ecole de Paris: les grandes figures dans des films de l’Entre-deux-guerres

611x0_1290634742_40CIEO05Antoine Arjakovsky a mis en ligne sur Youtube des films courts et muets, rassemblés en une vidéo (ci-dessous), des années 1926 à 1934 sur quelques unes des grandes figures de l’émigration russe orthodoxe et de l’École de Paris. On y voit ainsi les premiers professeurs et élèves de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge autour du père Serge Boulgakov, mais aussi le métropolite Euloge et Mère Marie Skobtsov, le père George Florovsky, Boris Vysheslavtsev, Vladimir Iljine, le père Basile Zenkovsky, Anton Kartachov, Nicolas Zernov et d’autres personnes.

Photographie: la première promotion des étudiants de l’Institut Saint-Serge en 1927 (source: AEOF)

Une adjointe au maire de Paris a rendu visite à Mgr Job de Telmessos

2-83Le 22 octobre, l’archevêque Job de Telmessos a reçu la visite de Mme Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant. ” Durant l’entretien qui s’est déroulé dans une atmosphère chaleureuse ont été évoqués la prochaine inauguration dans le 15e arrondissement de Paris de la rue Marie Skobtsov, canonisée par le Patriarcat œcuménique en 2004, les travaux de restauration de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris et la contribution des religions à l’histoire de Paris, à sa culture et à sa société.”

Source (dont photographie): Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

Un colloque à Paris: “Témoins jusqu’à la fin: figures de la résistance chrétienne pendant la Seconde Guerre mondiale”, le 13 octobre

Mere_MarieLe 13 octobre aura lieu à l’École militaire, à Paris, un colloque sur le thème: “Témoins jusqu’à la fin: figures de la résistance chrétienne pendant la Seconde Guerre mondiale“. Trois figures seront évoquées: Marie Skobtsov  (orthodoxe, photographie ci-contre), Corentin Cloarec  (catholique), Dietrich Bonhoeffer (protestant). La préinscription est indispensable pour assister au colloque. Pour tout renseignement, voir ce document.

“La nouvelle légende dorée”

9782706711749Dans son livre paru il y a quelques mois aux éditions Salvator, La nouvelle légende dorée – 52 saints pour aujourd’hui, le journaliste, écrivain et éditeur catholique Michel Cool évoque trois figures orthodoxes: mère Marie Skobtsov, le patriarche Athénagoras et le père Alexandre Men. Il présenté sur RCF des portraits de ces personnalités, on peut écouter les podcasts audio: mère Marie Skobtsov, le patriarche Athénagoras, le père Alexandre Men.

Recension: Moniale Silouana, « Abbesse Eudoxie. Fondatrice du monastère de Bussy »

EudoxieMoniale Silouana, Abbesse Eudoxie. Vie de l’abbesse Eudoxie, fondatrice du monastère Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe, traduit du russe par Laurence Guillon et Élisabeth Mouravieff, Bussy-en-Othe et Zwierki, 2014, 255 p.
Ce livre est consacré à Mère Eudoxie, fondatrice et higoumène, de 1946 à 1977, du monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Bussy-en-Othe.
Il présente l’ensemble de sa vie d’une manière détaillée, et réunit à son sujet de nombreux témoignages et documents photographiques. Il donne aussi la traduction d’un certain nombre de ses lettres, qui précisent le portrait qui se dessine au long des pages.
Mère Eudoxie (dans le monde Catherine Courtin) est née à Moscou, le 23 novembre 1895, d’un père français installé en Russie et d’une mère russe, fille du général Borisoglebsky. En 1920, en pleine tourmente révolutionnaire, elle se maria avec un jeune historien, Alexandre Mechtcheriakoff, qui se destinait à recevoir la prêtrise. Mais, deux ans plus tard, sur la route qui le conduisait à Moscou pour être ordonné, celui-ci mourut du typhus. Attirée par la vie monastique et avec le soutien de son père spirituel, le père Serge Stchoukine, elle se rendit, durant les mois suivants, dans différentes communautés monastiques à Moscou, Optino, Gomel, et Kiev. Revenue en Crimée, elle prononça clandestinement, en 1927, ses vœux monastiques auprès d’un starets réputé, le hiéromoine Sophrony, à l’ermitage de Kiziltash, situé dans la montagne au dessus de Yalta.
Arrêtée en 1932 par les autorités soviétiques lors d’une campagne antireligieuse, Mère Eudoxie dut la vie à son passeport français qui lui permit, ainsi qu’à sa sœur aînée et à sa mère, de pouvoir émigrer en France. À son arrivée à Paris, elle fut accueillie par le métropolite Euloge qui l’installa à l’Institut Saint-Serge, où elle enseigna l’anglais pendant deux ans. En 1934, elle intégra la communauté du foyer russe de la rue de Lourmel, fondée par Mère Marie (Skobtzov) autour du mouvement l’ « Action Orthodoxe ». Mais les différences de vues entre Mère Marie (favorable à un monachisme social, engagé dans le monde) et Mère Eudoxie (attachée au monachisme traditionnel) conduisirent cette dernière à quitter le foyer de la rue de Lourmel en 1938, pour fonder, avec trois autres moniales (Mère Dorothée, Mère Théodosie et Mère Blandine), une petite communauté dédiée à l’icône Notre-Dame-de-Kazan, à Moisenay, près de Melun. La communauté traversa l’épreuve de la guerre dans un grand dénuement, mais bénéficia de la précieuse direction spirituelle des Pères Euthyme (Vendt) et Cyprien (Kern).
En 1946, Mère Eudoxie et trois autres sœurs (Mère Théodosie, Mère Blandine et Mère Glaphyre) vinrent s’installer à Bussy-en-Othe, un petit village de Bourgogne situé à 150 km de Paris, dans une grande maison que leur avait léguée un ancien professeur de droit, Boris Eliachévitch, dont l’épouse était très proche des sœurs. Elles y fondèrent alors un monastère dédié à la fête de la Protection de la Mère de Dieu. Elles commencèrent par installer une chapelle de fortune dans l’ancienne étable de la propriété, où la Liturgie fut célébrée pour la première fois, le 2 juillet 1946, avec la bénédiction du métropolite Euloge. Le 25 novembre 1948, le métropolite Vladimir vint présider la consécration solennelle de l’église et, au cours de la Liturgie, il éleva mère Eudoxie au rang d’higoumène.
Rapidement la communauté s’agrandit : des moniales qui avaient pu quitter l’Union soviétique à la fin de la deuxième guerre mondiale la rejoignirent (Mère Iia, Mère Sergia). Des femmes issues de l’émigration russe vinrent prononcer leurs vœux à Bussy (Mère Jeanne, Mère Thaïsse, Mère Parascève, Mère Séraphima), ainsi que des femmes issues de divers pays, parmi lesquelles une Grecque (Mère Glaphira), une Anglaise (Mère Marie), une Roumaine (Mère Alexandra). Cette multiplicité d’origines devait rester l’un des traits caractéristiques du monastère de Bussy-en-Othe, conforme à l’esprit de sa fondatrice dont l’objectif a toujours été de favoriser le développement d’une communauté à la fois traditionnelle, liée à la tradition russe, et en même temps ouverte au monde, sans barrières ethniques ou nationalistes.
Les deux dernières années de la vie de mère Eudoxie furent difficiles. Diminuée par la maladie, elle ne quittait pratiquement plus sa cellule. Elle mourut le 24 juin 1977. Ses obsèques furent célébrées le 27 juin, dans l’église du monastère, par Mgr Georges (Wagner), à l’époque évêque auxiliaire, entouré de l’archimandrite Job (Nikitine) – qui résidait à l’ermitage de Tous les Saints Russes de Mourmelon et était depuis de nombreuses années le confesseur de la communauté –, de l’archiprêtre Nicolas Obolensky, et des Pères Gabriel (Patasci) et Pierre Nivière, qui desservaient à l’époque l’église du monastère. Mère Eudoxie repose dans le cimetière communal de Bussy-en-Othe.
Ce livre ne présente pas seulement la figure et le destin exceptionnels de Mère Eudoxie : on y trouve aussi, à travers l’évocation de celui-ci, tout un pan de l’histoire de la Russie prérévolutionnaire, puis de la vie de l’émigration russe en France. On y rencontre les sœurs qui ont animé le monastère autour de Mère Eudoxie pendant la période concernée, les évêques et prêtres qui ont été en relation avec le monastère, les personnalités religieuses connues qu’a rencontrées Mère Eudoxie au cours de son parcours (comme le Père Serge Boulgakov, Mère Marie Skobtsov, le Père Cyprien Kern, etc.), de grandes figures du monde culturel (comme Boris Zaïtsev, le poète Ivan Chméliov, qui est décédé au monastère, où Alexandre Soljenitsine dont la visite en 1974 marqua le monastère), auxquels l’auteure a pris soin de consacrer des pages entières ou des notes biographiques. L’ouvrage est donc aussi une mine de renseignements sur une partie importante de la vie de l’immigration russe en France.
Sous l’impulsion de ses higoumènes successives, Mère Eudoxie, Mère Théodosie, Mère Olga et aujourd’hui Mère Aimiliani, le monastère de Bussy, caractérisé par son sens de l’universalité de l’orthodoxie et sa culture de l’accueil du prochain, a acquis et garde dans tout le monde orthodoxe un grand rayonnement.
On peut se procurer le livre au monastère de Bussy et à la librairie Les Éditeurs réunis.
Jean-Claude Larchet

Télévision (KTO): 16e édition de “L’orthodoxie, ici et maintenant”

La chaine de télévision KTO diffusera ce soir, à 21h45, la 16e édition de l'émission "L'orthodoxie, ici et maintenant". Extrait de la présentation: "L’entretien est consacré à une des figures les plus marquantes de la sainteté orthodoxe contemporaine en France : mère Marie Skobtsov (+1891-1945). Les invités seront Xénia Krivochéine et Nikita Krivochéine, responsable du site Parlons d’orthodoxie. Le reportage, produit par Orthodoxie.com, portera sur « Le vernissage de l’exposition des icônes bulgares à Paris », le 31 mars dernier. Rediffusions: mercredi 30 avril à 12h00; à 19h40, jeudi 1er mai à 15h00."

“Sainte de l’Eglise orthodoxe et “Juste parmi les nations”, une rue de Paris portera bientôt son nom”

Dans sa chronique du 24 novembre dans l'émission Lumière de l'orthodoxie (textes, podcast audio), sur Radio Notre-Dame, le P. Christophe Levalois a évoqué l'attribution par la mairie de Paris du nom Marie Skobtsov à une rue du 15e arrondissement de la capitale. Voici le texte de sa chronique:

Mere_MarieJ’ai la joie de vous annoncer aujourd’hui une excellente nouvelle qui est aussi un évènement : la mairie de Paris a décidé de donner à une voie du 15e arrondissement le nom de rue Marie Skobtsov. Le 4 novembre le Conseil du 15e a voté la décision et le 12 novembre ce fut au tour du Conseil de Paris, les deux à l’unanimité. Pour comprendre la portée de cet évènement, il faut connaître quelques éléments de la vie étonnante de Marie Skobtsov, que nous appelons plus volontiers en orthodoxie Mère Marie (photographie ci-contre).
 
Née Elisabeth Pilenko, en 1891, à Riga, alors dans l’Empire russe, issue d’une famille aristocratique, avec des origines françaises, elle révèle très tôt à Saint-Pétersbourg ses dons de poétesse et fréquente les salons littéraires en vue. Militante, elle devient lors de la Révolution de 1917, la première femme maire d’une ville en Russie. Mais opposante au régime, elle se retrouve sur les routes d’Europe avec son second mari et ses enfants. Elle arrive finalement à Paris en 1923. Différents évènements et sa foi l’amènent à devenir moniale en 1932 sous le nom de mère Marie. Elle choisit de rester à Paris pour y exercer une action caritative envers les démunis de l’émigration russe. C’est ainsi qu’elle crée en 1935 un foyer au 77 rue de Lourmel dans le 15e. Tous les matins, très tôt, elle part en trainant une charrette jusqu’aux Halles pour récupérer les invendus et ce que l’on veut bien lui donner afin de nourrir tous les déshérités qui viennent à son foyer. C’est aussi un lieu de célébrations, une église s’y trouve, mais également de rencontres intellectuelles où se rend entre autres Nicolas Berdiaev. Mère Marie fait montre d’une activité débordante et multiple : elle nourrit, écrit, brode, dessine.
 
Durant la Seconde Guerre mondiale, le centre accueille des réfugiés, mais aussi délivre des faux certificats de baptême, aide certains à échapper aux recherches de l’occupant. En juillet 1942, mère Marie parvient à sauver des enfants enfermés au Vélodrome d’hiver, où elle a pu entrer, en les dissimulant dans des poubelles. Toutes ces actions lui vaudront, bien des années après, le titre de « Juste parmi les nations » décerné par le mémorial de Yad Vashem. En 1943, suite à une dénonciation, elle est arrêtée et déportée au camp de Ravensbrück. Là, elle est au cœur d’un groupe de prière dans lequel se trouve notamment Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Mère Marie soutient, réconforte, prie. Ayant eu la chance de rencontrer une de ses proches compagnes de captivité, Jacqueline Pery-d'Alincourt (deux entretiens avec elle sur ces pages: 1, 2), membre de ce groupe de prière, j’ai appris combien la présence et le rayonnement de mère Marie ont été précieux pour ses compagnes pour survivre dans cet enfer. Mais, le 31 mars 1945, qui est cette année-là le vendredi saint, elle est gazée, peut-être en prenant la place d’une autre personne. En 2004, elle a été canonisée par le Patriarcat œcuménique de Constantinople en même temps que son fils Georges, que le prêtre Dimitri Klépinine et Ilya Fondaminsky, un juif converti à l’orthodoxie, tous œuvrant avec mère Marie, tous morts en déportation.

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“Les sans-papiers sont nos frères”

Dans un article publié le samedi 26 janvier 2008 dans le quotidien La Croix, M. Michel Stavrou, professeur à l‘Institut Saint-Serge, évoque la situation douloureuse des sans-papiers en France et dénonce leur assimilation à des délinquants de la part de l’Etat. Il rappelle en contrepoint la figure de saint Jean Chrysostome et l’exemple de sainte Marie (Skobtsov) et saint Dimitri (Klépinine) de Paris qui ont donné leur vie pour des réfugiés considérés par eux comme des icônes vivantes du Christ. Nous vous invitons à lire l’article ci-dessous.

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Jovan Nikoloski