18/01/2017
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Podcast audio: “Orthodoxie” (France-Culture), “La vie de saint Sava par saint Nicolas Vélimirovitch”

SavaL’émission Orthodoxie sur France-Culture (podcast audio ci-dessous) du 30 octobre avait pour sujet “La vie de saint Sava par saint Nicoles Vélimirovitch“. L’invité était Lioubomir Mihailovitch, traducteur d’ouvrages serbes. Présentation: “La vie de saint Sava, fondateur au 13e siècle de l’Église et de l’État serbes, par une figure emblématique de l’orthodoxie serbe du 20e siècle, l’évêque Nicolas Vélimirovitch, vénéré lui aussi comme un saint.”

Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Vie de saint Sava »

SavaSaint Nicolas Vélimirovitch, Vie de saint Sava, 2e édition revue et corrigée, traduction par Lioubomir Mihailovitch, introduction par Jean-Claude Larchet, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2016, 198 pages.
Il y a de nombreuses années, les éditions L’Age d’Homme avaient publié simultanément deux traductions différentes de La Vie de saint Sava de saint Nicolas Vélimirovitch. Alors qu’elles sont épuisées depuis longtemps, la meilleure d’entre elles vient d’être reprise dans la collecion « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dans une 2e édition revue, corrigée et légèrement augmentée par les soins de Lioubomir Mihailovitch.
Le talent exceptionnel d’orateur et d’écrivain de l’évêque Nicolas, qui lui a valu le surnom de « Chrysostome serbe », se manifeste de manière particulièrement brillante dans cette Vie somptueuse, consacrée à celui qui, par un destin exceptionnel ménagé par la Providence divine, joua un rôle primordial pour développer le monachisme au Mont-Athos et dans les Balkans, et surtout pour donner à l’Église serbe ses premières et plus solides fondations, contribuant aussi considérablement à son rayonnement dans le monde orthodoxe. Grand organisateur de la vie ecclésiale en général et monastique en particulier, saint Sava ne fut pas seulement un héritier de sang royal mettant toute sa fortune au service de l’Église, devenant ainsi le prototype en Serbie d’une longue lignée de saints rois et princes faisant de même avant, souvent, de couronner spirituellement leur existence terrestre par le choix de la vie monastique. Il fut aussi un très grand spirituel, héritier de la tradition hésychaste, qui constitue un modèle pour l’Orthodoxie universelle.
Débutant comme un conte merveilleux (« Il y a fort longtemps, vivait un jeune prince. Il était exceptionnellement intelligent, riche et beau… »), écrite dans un style lyrique très poétique et empreinte d’une profonde spiritualité, cette Vie se lit de bout en bout comme un roman passionnant.
Fils du roi de Serbie Nemanja, le prince Rastko (1174-1235), pourvu de tous les dons et de tous les biens de ce monde, renonça au brillant avenir auquel il était promis dans le monde et s’enfuit du palais paternel à l’âge de dix-sept ans pour devenir moine au Mont-Athos sous le nom de Sava. Mettant à profit l’autorité que lui conférait sa prestigieuse ascendance ainsi que les nombreux dons que lui faisait parvenir sa famille, il s’activa très tôt à développer le monastère de Vatopaidi, qui l’avait accueilli, et à soutenir d’autres monastères dans le besoin. Dix ans plus tard, son père, le roi Nemanja qui avait de son côté œuvré avec succès à l’unification de la Serbie jusqu’à en faire l’un des plus puissants royaumes d’Europe centrale, renonça au pouvoir et aux privilèges de son état pour embrasser la vie monastique sous le nom de Syméon, s’installant quelques mois au monastère de Studenica avant de rejoindre son fils au monastère de Vatopaidi ; il était alors âgé de quatre-vingt quatre ans. Tous deux se mirent à restaurer le monastère de Chilandar, dépendance de Vatopaidi alors abandonnée, acquirent son indépendance auprès de leur parent l’empereur de Byzance, et en firent l’un des plus beaux et des plus grands monastères de l’Athos. Après avoir mené une vie monastique courte mais exemplaire, Syméon s’endormit dans le Seigneur, âgé de quatre vingt-sept ans ; le myrrhon qui s’écoula depuis lors de ses reliques témoignant visiblement de sa sainteté. Sava de son côté n’était pas seulement un bâtisseur : il menait une vie ascétique particulièrement exigeante et aimait à se retirer dans l’hésychastère (appelé Mislionica) qu’il fit construire près de Karyès à l’intention des moines de Chilandar qui souhaitaient mener une vie plus isolée et plus austère. C’est contre son gré qu’il dut continuer à participer à la gestion du monastère de Chilandar et qu’il dut œuvrer à régler les conflits qui opposèrent ses frères Stéphane et Vukan à la suite de l’abdication de leur père. Il fut ensuite appelé par son frère Stéphane, devenu roi, à développer l’Église serbe. Il devint d’abord higoumène du monastère de Studenica, près duquel il bâtit un hésychastère semblable à celui qu’il avait fondé sur la Sainte Montagne et dans lequel il avait également l’habitude de se retirer pour se consacrer entièrement à la prière. Puis il construisit le monastère de Žiča, avant de retourner au Mont-Athos. Face à deux forces qui menaçaient la religion du peuple serbe – à l’extérieur la pression des Latins partis à la conquête de l’Orient, à l’intérieur celle de l’hérésie bogomile (une résurgence du messalianisme) qui se développait dangereusement –Sava ressentit la nécessité de fonder une Église serbe indépendante et forte. Il obtint de l’empereur et du patriarche de Constantinople qu’un archevêque y fût nommé (il fut lui-même désigné, contre son gré, pour remplir cette fonction), puis que fussent créés des diocèses sur le territoire du royaume, et enfin que l’Église serbe devînt autocéphale, ce qui fut accordé en 1219. Il fut consacré primat de l’Église serbe au monastère de Žiča tandis que le même jour son frère Stéphane était solennellement intronisé roi de Serbie. Stéphane devait malheureusement mourir en 1228, et Sava eut fort à faire pour empêcher que le royaume ne fût disloqué par les rivalités qui opposaient ses neveux. Il réussit à sauvegarder ce que son père et son frère avaient réalisé, et entreprit alors un long pèlerinage en Terre Sainte et dans tout le Moyen-Orient. C’est au retour de ce pèlerinage, en 1235, alors qu’il traversait la Bulgarie et s’apprêtait à rentrer en Serbie, qu’il tomba malade et mourut. Il fut vénéré immédiatement comme un saint. Durant sa vie monastique, non seulement il avait toujours mené une vie irréprochable et gardé la même règle de vie austère dans toutes les circonstances, mais il avait manifesté de nombreux charismes et accompli beaucoup de miracles. Son tombeau, au monastère de Mileševa fut l’objet d’une grande vénération de la part non seulement du peuple orthodoxe des Balkans, mais de la population musulmane elle-même, et cela pendant trois siècles et demi, avant qu’un pacha moins éclairé et tolérant que ses prédécesseurs n’en prenne ombrage et n’ordonne, en 1595, de brûler le corps du saint. Le souhait qu’avait toujours eu saint Sava de mourir en martyr pour le Christ se réalisa ainsi après sa mort.
La Vie de saint Sava par l’évêque Nicolas est un chef-d’œuvre littéraire, qui se lit avec beaucoup de plaisir et d’émotion. C’est en même temps un récit historique qui nous instruit sur la situation politique et religieuse de l’époque, et sur l’édification du royaume et de l’Église de Serbie. C’est aussi et surtout une œuvre spirituelle qui évoque de manière détaillée le mode de vie monastique (en particulier au Mont-Athos, saint Sava ayant transposé en Serbie le typikon liturgique et la règle monastique athonites) et qui présente l’exemple édifiant d’un homme qui sut renoncer à tout ce que les hommes recherchent généralement dans ce monde – la richesse, le pouvoir et la gloire – pour consacrer toute sa vie à Dieu.

Jean-Claude Larchet

NB : La librairie de L’Âge d’Homme sise à Paris rue Férou ayant été fermée suite à la vente des locaux, c’est le dépôt de la maison d’édition, sis à Levier dans le département du Doubs, qui gère désormais les commandes, qui peuvent toujours être faites par le site internet de la maison d’édition. Commander les livres directement à la maison d’édition permet de la soutenir en lui évitant le prélèvement de 60% du prix du livre pratiqué par les diffuseurs et distibuteurs extérieurs.

Vidéos la présentation des livres “La vie liturgique” et “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch

Le samedi 5 mars à la librairie L’Âge d’Homme (5 rue Férou, Paris 6e, métro Saint-Sulpice), Jean-Claude Larchet a présenté son livre “La vie liturgique” récemment paru aux éditions du Cerf, et les “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch, dernier volume de la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle”.

Présentation du livre “La vie liturgique”

Présentation des “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch :

Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Homélies sur les évangiles pour les dimanches et jours de fête »

Nicolas Velimirovitch Homelies RSaint Nicolas Vélimirovitch, Homélies sur les évangiles pour les dimanches et jours de fête. Introduction de Jean-Claude Larchet, traduction du serbe de Lioubomir Mohailovitch, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2016, 680 p.
Ce gros volume rassemble 60 homélies de saint Nicolas Velimirović (1881-1956) qui couvrent tout l’année liturgique à travers ses trois cycles majeurs, à savoir: 1) celui de la Nativité (incluant l’Annonciation et la Théophanie); 2) celui du Pré-Triode (période préparatoire du Grand carême), du Triode (période du Grand carême), de la Grande semaine et de Pâques; 3) celui de la Pentecôte (avec tous les dimanches « après » la fête).
Il y a moins d’homélies que de fêtes et de dimanches que n’en comptent ces cycles pour la raison que ces homélies sont exclusivement des commentaires de l’évangile du jour, et que certaines péricopes évangéliques sont lues plusieurs fois au cours de l’année liturgique.
Cette édition française présente une différence par rapport à l’édition serbe, qui place en fin de volume les homélies des cycles du Pré-Triode, du Triode, de la Grande Semaine et de Pâques: ces homélies sont ici replacées parmi les autres de manière à respecter l’ordre chronologique global de l’année liturgique, ce qui facilite aussi une lecture continue.
Ces homélies datent de la période où saint Nicolas Vélimirović était évêque de Bitolj et d’Ohrid, soit entre le moment où il fut affecté à cette éparchie (fin 1920) et le moment de leur publication (1925).
En tant que commentaires de l’évangile du jour, ces homélies ont une visée essentiellement exégétique: il s’agit à chaque fois avant tout d’expliquer et de commenter le contenu du texte.
Cependant, chaque homélie commence par des considérations générales en rapport avec le thème principal ou un thème essentiel de la péricope, qui pourraient suffire à constituer le sermon du jour si l’auteur se proposait seulement de tirer un enseignement spirituel de l’épisode relaté (ce à quoi se limitent beaucoup de prédicateurs).
Ces introductions donnent lieu à des considérations plus personnelles, où l’on reconnaît le style lyrique très caractéristique de l’évêque Nicolas, surtout en cette période qui suit de peu celle de la composition des Prières sur le lac, dont on retrouve certains accents typiques dans quelques homélies.
Mais la suite, le corps de chaque homélie, est toujours une explication soigneuse, menée pas à pas, de la péricope évangélique.
L’exégèse de Mgr Nicolas combine harmonieusement le type antiochien (privilégiant le sens littéral ou historique) et le type alexandrin (privilégiant le sens allégorique ou symbolique) que distinguent les spécialistes.
1) D’une part, il s’attache beaucoup à la littéralité du texte, à sa forme (il y a beaucoup de remarques linguistiques), à son contenu historique, au contexte social et religieux, à la psychologie des acteurs.
Mgr Nicolas fait presque toujours une lecture synoptique, c’est-à-dire que dans son commentaire d’un évangile, il tient compte de ce que disent sur le même sujet les évangiles parallèles, souvent pour enrichir son commentaire, parfois pour justifier les différences qui existent entre les récits. Par exemple, dans la 3e homélie pour la fête de la Nativité où il commente Mt 2, 1-12, Mgr Nicolas note: « Luc évoque l’empereur romain Auguste et les bergers de Bethléem, tandis que Matthieu ne mentionne ni l’un ni les autres. En outre Matthieu cite Hérode, le roi de Judée, et des mages venus d’Orient, alors que Luc ne les évoque pas. Qu’est-ce que cela signifie? N’y a-t-il pas une insuffisance, une imperfection ? Non, car il s’agit de la plénitude de deux sources, qui s’additionnent et se complètent. » Dans l’homélie pour le 2e dimanche après Pâques, il montre comment les évangélistes attribuent à Joseph d’Arimathie des qualités différentes, mais comment celles-ci se complètent pour dresser son portrait. Dans l’homélie pour le dimanche avant la Théophanie, il constate que les quatre évangiles commencent différemment: « L’évangéliste Jean commence par l’éternité, Matthieu par Abraham, Luc par la naissance terrestre du Sauveur et Marc par le baptême dans le Jourdain. » Il se demande alors: « Pourquoi tous les évangélistes ne commencent-ils pas par un début unique? » Et il répond que cela veut exprimer apophatiquement la difficulté de définir l’origine « de Celui-qui-donne-la-vie et qui est à l’origine de la vie ». Dans l’homélie pour le 2e dimanche après Pâques, il rend ainsi compte des différences qui existent, dans le récit de la venue au tombeau des femmes myrrhophores, entre les évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc quant à la place et au nombre des anges: « Le fait que Matthieu raconte que l’ange de Dieu était assis sur la pierre détachée du tombeau, alors que Marc dit que l’ange était à l’intérieur du tombeau ne constitue nullement une contradiction. Les femmes ont pu d’abord voir l’ange assis sur la pierre, puis entendre ensuite sa voix à l’intérieur du tombeau. Car un ange n’est pas une créature charnelle et difficilement mobile : en un instant, il peut apparaître là où il veut. Le fait que Luc mentionne deux anges alors que Matthieu et Marc n’en évoquent qu’un seul, ne doit pas non plus troubler les croyants. Quand le Seigneur est né à Bethléem, un ange s’est soudain retrouvé parmi les bergers et “ils furent saisis d’une grande crainte […]. Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste” (Lc 2, 9-13). Peut-être que des légions d’anges de Dieu ont assisté au Golgotha à la résurrection du Seigneur; quel prodige y aurait-il donc à ce que les femmes myrrhophores en aient vu tantôt un, tantôt deux? »
Quant à la différence de forme qui existe entre les quatre évangiles, Mgr Nicolas l’explique à la fois par leur complémentarité et par le souci de Dieu d’adapter à chaque type de tempérament humain le mode d’expression qui lui convient le mieux: « De façon générale, les quatre évangélistes, dont chacun constitue une entité admirable, se complètent mutuellement comme une étoile complète une autre étoile, comme l’été complète le printemps, et l’hiver l’automne. De même que l’Est est inconcevable sans l’Ouest, et le Nord sans le Sud, de même un évangéliste est inconcevable sans un autre, comme deux d’entre eux sans un troisième ou trois sans le quatrième. De même que les quatre points cardinaux, chacun à sa manière, révèlent la gloire et la grandeur du Dieu vivant et Trine, de même les quatre évangélistes, chacun à sa manière, révèlent la gloire et la grandeur du Christ Sauveur. Certains hommes, conformément à leur tempérament – on compte quatre types principaux de tempéraments humains – trouvent plus de sérénité et d’équilibre pour leur existence physique, en Occident, d’autres en Orient, d’autres au Nord et d’autres au Sud. Pour celui qui ne trouve ni sérénité ni équilibre pour son corps dans aucun des quatre points cardinaux, on a l’habitude de dire que le monde n’est pas responsable de cela, mais lui-même. De même certaines personnes, selon leur structure spirituelle et leur état d’esprit, trouvent plus de repos et de remède spirituel chez l’évangéliste Matthieu, d’autres chez Marc, d’autres chez Luc et d’autres chez Jean. Quant à celui qui ne trouve sérénité et équilibre chez aucun des quatre évangélistes, on peut dire que la responsabilité n’en incombe pas aux évangélistes, mais à lui-même. On peut même affirmer librement qu’il n’y pas de remède à une telle situation. Le Créateur de l’humanité est très sage et très miséricordieux. Il connaît la diversité des hommes et les faiblesses de la nature humaine; aussi a-t-Il mis quatre évangiles à notre disposition, afin de donner la possibilité à chacun de nous, selon son inclination spirituelle, d’adopter un évangile plus rapidement et facilement que les trois autres, de façon que cet évangile lui serve de guide et de clé pour les trois autres » (Troisième homélie pour la fête de la Nativité).
2) Mais d’autre part, Mgr Nicolas voit dans les récits évangéliques des symboles, et dégage les différents autres sens de l’Écriture, que, depuis Origène on désigne par les qualificatifs de  « moral » et « spirituel », et, depuis saint Jean Cassien, par ceux d’ « allégorique », d’ « anagogique » et de « tropologique  ».
Par exemple, à propos de la parole du Christ : « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40), Mgr Nicolas écrit : « [Cette affirmation] revêt une double signification, l’une apparente, l’autre intérieure. La signification apparente est claire pour tout le monde: celui qui donne à manger à un homme qui a faim, donne à manger au Christ; qui donne à boire à celui qui a soif, donne à boire au Seigneur; qui donne un vêtement à l’homme nu, donne un vêtement au Seigneur; qui accueille un étranger, accueille le Seigneur; qui rend visite au malade, au malheureux ou au prisonnier, rend visite au Seigneur. […] La signification intérieure, elle, concerne le Christ en nous-mêmes. Dans toute pensée lumineuse de notre esprit, dans tout sentiment généreux de notre cœur, dans toute aspiration noble de notre âme en vue de l’accomplissement du bien, apparaît le Christ en nous, par la force du Saint-Esprit. Toutes ces pensées lumineuses, sentiments généreux et aspirations nobles, Il leur donne le nom de “plus petits de [Ses] frères”. Il les appelle ainsi parce qu’ils constituent en nous une minorité infime par rapport à la masse énorme de boue terrestre et de méchanceté qui est en nous. Si notre esprit a faim de Dieu et que nous lui permettons de se nourrir, nous avons nourri le Christ en nous ; si notre cœur est dépourvu de toute bonté et générosité divine, et que nous lui permettons de se vêtir, nous avons revêtu le Christ en nous; si notre âme est malade et emprisonnée par notre propre méchanceté et nos mauvaises actions, et que nous nous souvenons des autres et leur rendons visite, nous avons visité le Christ en nous. En un mot, si nous donnons protection à l’autre homme qui est en nous, celui qui a occupé jadis le premier rôle et qui représente le juste, écrasé et humilié par l’homme mauvais, le pécheur, qui est aussi en nous, nous donnons protection au Christ en nous-mêmes. Petit, tout petit, est le juste qui est en nous; énorme, immense, est le pécheur qui est en nous. Mais le juste qui est en nous est le petit frère du Christ, alors que le pécheur qui est en nous est un adversaire du Christ de la taille de Goliath. Par conséquent, si nous protégeons le juste qui est en nous, si nous le rendons libre, si nous lui donnons des forces et l’amenons vers la lumière, si nous l’élevons au-dessus du pécheur afin qu’il puisse régner totalement sur le pécheur, alors nous pourrions dire comme l’apôtre Paul: “Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi” (Ga 2, 20) » (Homélie pour le dimanche de Carnaval).
Un autre exemple d’interprétation selon l’esprit et non selon la lettre est celui des dix commandements, que le Christ recommande au jeune homme riche de suivre (Mt 19, 17-19): « Tous les commandements mentionnés ont un sens profond particulier pour les gens riches. Ainsi, Tu ne tueras pas signifie: en prenant trop soin de ton corps dans la richesse et le luxe, tu es en train de tuer l’âme. Tu ne commettras pas d’adultère signifie: l’âme est destinée à Dieu comme la fiancée à son fiancé; si l’âme s’attache excessivement à la richesse et à l’éclat terrestres, au faste et aux plaisirs éphémères, elle commet ainsi un adultère envers son fiancé éternel, Dieu. Tu ne voleras pas signifie: ne vole pas l’âme au profit du corps ; ne t’épargne aucun souci ni effort que tu dois consacrer à ton âme, et n’en fais pas don au corps. Celui qui est riche en surface devient habituellement pauvre à l’intérieur. Et d’habitude – mais pas toujours – toute la richesse de l’homme extérieur correspond à un vol commis au dépens de l’homme intérieur: un corps qui a grossi correspond à une âme amaigrie; des parures corporelles fastueuses correspondent à une nudité spirituelle; l’éclat extérieur à l’obscurité intérieure; la force extérieure à l’impuissance intérieure. Tu ne porteras pas de faux témoignage signifie: ne justifie en rien ton amour pour les richesses et la négligence de ton âme, car cela consiste à inverser la vérité divine et faire un faux témoignage devant Dieu et ta conscience. Honore ton père et ta mère signifie : ne rends pas seulement hommage à toi-même, car cela te perdra; honore ton père et ta mère, par qui tu es venu au monde, afin d’apprendre ainsi à honorer Dieu, grâce à qui tes parents et toi êtes venus au monde. Tu aimeras ton prochain comme toi-même signifie : dans ce cours élémentaire d’entraînement au bien [où nous sommes présentement], il te faut apprendre à aimer ton prochain, afin de t’élever au niveau où l’on est en mesure d’aimer Dieu. Aime ton prochain, car cet amour te préservera de l’amour-propre qui peut te faire périr. Aime les autres hommes comme toi-même, afin de te soumettre, t’abaisser et te mettre au niveau des autres hommes à tes propres yeux. Faute de quoi l’orgueil qui découle de la richesse, prédominera en toi et te précipitera en enfer » (Homélie pour le 12e dimanche après la Pentecôte).
On peut encore citer comme exemple caractéristique de l’exégèse allégorique de Mgr Nicolas, son commentaire de la parabole du bon samaritain: « Le fait de bander les plaies correspond au contact direct du Christ avec le genre humain malade. Par Sa bouche très pure, Il parlait aux hommes à l’oreille, par Ses mains très pures Il a effleuré des yeux morts, des oreilles sourdes, des corps envahis par la lèpre, des cadavres. C’est avec un onguent qu’on panse les plaies. Le Seigneur Lui-même est cet onguent pour l’humanité pécheresse. Il s’est Lui-même proposé pour panser les plaies de l’humanité. L’huile et le vin symbolisent la miséricorde et la vérité. […] De même que l’huile adoucit la blessure du corps, de même la miséricorde divine adoucit l’âme tourmentée et aigrie des hommes; de même que le vin semble aigre mais réchauffe les entrailles, de même la vérité et la justice de Dieu paraissent aigres à l’âme pécheresse, mais une fois plongées en elle, elles la réchauffent et la rendent plus forte. La monture désigne le corps humain dans lequel le Seigneur Lui-même s’est incarné afin d’être plus proche et plus compréhensible. De même que le bon berger, quand il trouve une brebis perdue, la met sur son épaule et la porte joyeusement jusqu’à la bergerie, de même le Seigneur se charge Lui-même des âmes égarées afin qu’elles se retrouvent là où Il est. […] Le Seigneur est le bon Pasteur, qui est venu rechercher Ses brebis afin de les mettre à l’abri des loups avec Son corps. […] Dans Sa douceur infinie et Son amour infini pour l’humanité blessée et à demi-morte, le Seigneur vivant et immortel revêtit Lui-même cette tenue charnelle afin que, en tant que Dieu, Il soit plus accessible aux hommes, plus abordable comme Médecin, et plus reconnaissable pour les brebis comme Pasteur. L’hôtellerie correspond à l’Église sainte, catholique et apostolique, tandis que l’hôtelier désigne les Apôtres et leurs successeurs, pasteurs et maîtres de l’Église. L’Église a été fondée pendant la vie terrestre du Christ, car il est dit que le Samaritain a conduit le blessé à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le Seigneur est le fondateur de l’Église et son premier ouvrier. […] Les deux deniers désignent, selon certains exégètes, les deux Testaments laissés par Dieu aux hommes: l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. C’est l’Écriture sainte, la sainte Révélation de la miséricorde et de la vérité divines. Nul ne peut être sauvé du péché, des blessures infligées à son âme, tant qu’il n’a pas connu la miséricorde et la vérité divines, révélées dans l’Écriture Sainte. […] Mais ces deux deniers désignent aussi les deux natures du Seigneur Jésus, la divine et l’humaine. Le Seigneur a apporté ces deux natures dans ce monde et les a mises au service du genre humain. Nul ne peut se sauver des blessures terribles du péché, sans reconnaître ces deux natures du Seigneur Jésus. Car les blessures du péché se guérissent par la miséricorde et la vérité; l’un de ces remèdes sans l’autre, n’est pas un remède. Le Seigneur n’aurait pas pu montrer une miséricorde parfaite envers les hommes, s’Il n’était pas né dans le corps d’un homme; et Il n’aurait pu, comme homme, découvrir la vérité parfaite, s’Il n’était pas Dieu. Les deux deniers désignent aussi le corps et le sang du Christ, où les pécheurs trouvent remède et nourriture à l’Église. Le blessé a besoin d’être pansé, oint et nourri. Telle est la médication parfaite. Il a besoin de nourriture, de bonne nourriture. De même qu’une bonne nourriture, que les médecins prescrivent au malade couché dans son lit, change, fortifie et purifie le sang, c’est-à-dire ce qui constitue le fondement de la vie organique de l’homme, de même cette nourriture divine, le corps et le sang du Christ, transforme fondamentalement, fortifie et purifie l’âme humaine. […] À mon retour : ces mots se réfèrent à la deuxième venue du Christ. Quand Il reviendra comme Juge, non dans une tenue humiliante en peau de bête, mais dans Son éclat et Sa gloire immortels, alors les hôteliers – les pasteurs et les enseignants de Son Église – Le reconnaîtront comme le Samaritain qui leur confia jadis la tâche de prendre soin des âmes malades des pécheurs » (Homélie pour le 25e dimanche après la Pentecôte).
Le style de Mgr Nicolas est lyrique et souvent grandiose, autant que le permettent les contraintes d’une exégèse qui ne néglige aucun détail du texte. C’est dans les parties introductives surtout que s’exerce pleinement le talent de celui qu’à juste titre on a surnommé « le Chrysostome serbe ».
On retrouve aussi dans ces homélies, malgré l’obligation de coller à un texte déjà bien connu des auditeurs ou des lecteurs, la capacité extraordinaire – et doit-on dire: géniale – qu’a l’évêque Nicolas de se renouveler constamment, d’avoir une approche sans cesse originale tout en préservant un contenu parfaitement traditionnel.
C’est pourquoi ses homélies, bien qu’elles portent sur des textes souvent répétés et souvent commentés, ne donnent jamais une impression de redite, de déjà lu ou de déjà entendu, mais renouvellent, d’une manière vivante et souvent inattendue, notre approche de l’évangile et des fêtes qui sont en relation avec ses différents épisodes.

(Extrait de l’Introduction de Jean-Claude Larchet)

 

Présentation ce samedi 5 mars à la librairie L’Age d’Homme par Jean-Claude Larchet de son livre “La vie liturgique” et des “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch

JCL_NVCe samedi 5 mars à 17h, à la librairie L’Âge d’Homme (5 rue Férou, Paris 6e, métro Saint-Sulpice), Jean-Claude Larchet présentera son livre “La vie liturgique” récemment paru aux éditions du Cerf, et les “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch, dernier volume de la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle” paraissant cette semaine.
La présentation sera suivie de lectures, d’un débat et d’une séance de dédicaces.

Le président serbe Tomislav Nikolić a participé à la liturgie au monastère de Lelić à l’occasion de la fête de saint Nicolas Vélimirovitch

Pour la première fois dans l’histoire serbe récente, un président serbe a participé à la divine liturgie. Au cours de l’office, le président Tomislav Nikolić a lu le Credo et le Notre Père, puis a reçu la communion. Ensuite, il a coupé le pain de la « slava » en l’honneur de la fête de saint Nicolas Vélimirovitch.

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Source: Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Recension : Saint Nicolas Vélimirovitch, « Les symboles et les signes ».

Images&signes Saint Nicolas Vélimirovitch, « Les symboles et les signes », coll. L’archipel slave, L’Age d’Homme, Lausanne, 2010, 110 p.
Ce petit livre, dont le texte a la dimension d’un gros article, a été écrit en 1932 par l’évêque serbe Nicolas Vélimirovitch (le futur saint Nicolas de Jitcha) à l’intention des étudiants de la faculté de théologie de Belgrade, afin de les initier aux principaux signes et symboles en usage dans l’Ancien et le Nouveau Testaments. 
Après un chapitre introductif sur « la réalité et ses symboles », l’ouvrage traite d’abord de la terre, du soleil, des étoiles, des minéraux, des végétaux, des animaux, des objets, des actes, faits et activités en tant que symboles, puis des rêves, des événements, des pensées, des sentiments, des circonstances ordinaires, des phénomènes et cataclysmes naturels, de l’homme, de la guerre, de la famine et de la perte en tant que signes. Après un chapitre sur les signes de la fin du monde et avant un chapitre conclusif sur « la connaissance de la vérité », l’auteur précise ainsi la différence entre les symboles et les signes:

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L’émission « L’Eglise orthodoxe aujourd’hui » du 7 février 2010 : « saint Nicolas Vélimirovitch et le patriarche serbe Paul »

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui, du dimanche 7 février 2010, Bogdan Florin Vlaïcu propose un entretien avec Lioubomir Mihailovitch, un des traducteurs des livres Le prologue d’Ohrid de saint Nicolas Vélimirovitch, dont l'autre traductrice Zorica Terzitch lira une page, et Soyons des hommes sur le défunt patriarche serbe Paul. Cet entretien porte sur la vie de ces deux hiérarques qui nous font réfléchir au chemin de croix parcouru par l’Eglise orthodoxe serbe pendant le siècle dernier.

Podcast audio (Durée : 29’58)

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Radio: saint Nicolas Vélimirovitch et le patriarche serbe Paul

Dans l'émission de radio L'Église orthodoxe aujourd'hui du dimanche 7 février, à partir de 17 heures, sur Radio Notre-Dame, Bogdan Florin Vlaïcu proposera un entretien avec Lioubomir Mihailovitch, un des traducteurs des livres Le prologue d’Ohrid de saint Nicolas Vélimirovitch, dont l'autre traductrice Zorica Terzitch lira une page, et Soyons des hommes sur le défunt patriarche serbe Paul. Cet entretien portera sur la vie de ces deux hiérarques qui nous font réfléchir au chemin de croix parcouru par l’Eglise orthodoxe serbe pendant le siècle dernier.

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Vient de paraître: Saint Nicolas Vélimirovitch, «Le Prologue d’Ohrid», tome 1, de janvier à avril, L’Age d’Homme, Lausanne, 2009, 480 p. (collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »).

 Prologue_t1_CouvertureVient de paraître aux éditions L’Age d’Homme, dans une belle édition reliée et illustrée, le premier volume d’une œuvre majeure du saint évêque serbe Nicolas (Vélimirovitch) de Jitcha (1880-1956), dont la traduction française était très attendue : «Le Prologue d’Ohrid.»
Ce livre, véritable manuel de vie spirituelle, propose pour chaque jour de l’année les vies abrégées des saints commémorés, un hymne de louange consacré à l’un d’entre eux, un thème de méditation, une courte réflexion sur un thème spirituel, et une brève homélie.
Nous donnons ci-dessous un extrait de l’introduction de Jean-Claude Larchet, directeur de la collection «Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle» où il paraît, et maître d’œuvre de cette édition.

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Recension : Mgr Nicolas Vélimirovitch (saint Nicolas de Jitcha) : “La foi et la vie selon l’Évangile”

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Mgr Nicolas Vélimirovitch (saint Nicolas de Jitcha), La foi et la vie selon l’Évangile, traduit du serbe par Zorica Terzić, éditions L’Age d’Homme, Lausanne, 2007, 175 p., collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle ».
Monseigneur Nicolas Vélimirovitch (1880-1956), canonisé en 2003 sous le nom de « saint Nicolas de Jitcha et d’Ochrid », est l’un des plus grands théologiens et spirituels de l’Église orthodoxe au xxe siècle. Écrivain prolifique et inspiré, il est l’auteur d’une œuvre immense, qui occupe une vingtaine de volumes.
Le présent recueil rassemble cinq opuscules écrits à des époques et dans des circonstances différentes, mais qui ont en commun de présenter des éléments essentiels de la foi orthodoxe et de la spiritualité qui en est indissociable.
La Centurie de Ljubostinja fait apparaître la spécificité du sens, de la place, de la fonction et des fruits de l’Évangile dans l’Église orthodoxe, procédant régulièrement à des comparaisons avec ce que les autres religions tiennent pour leurs textes sacrés, et avec la façon dont l’Évangile est considéré dans les confessions chrétiennes occidentales.

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Recension : Mgr Nicolas Vélimirovitch (saint Nicolas de Jitcha) : "La foi et la vie selon l’Évangile"

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Mgr Nicolas Vélimirovitch (saint Nicolas de Jitcha), La foi et la vie selon l’Évangile, traduit du serbe par Zorica Terzić, éditions L’Age d’Homme, Lausanne, 2007, 175 p., collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle ».
Monseigneur Nicolas Vélimirovitch (1880-1956), canonisé en 2003 sous le nom de « saint Nicolas de Jitcha et d’Ochrid », est l’un des plus grands théologiens et spirituels de l’Église orthodoxe au xxe siècle. Écrivain prolifique et inspiré, il est l’auteur d’une œuvre immense, qui occupe une vingtaine de volumes.
Le présent recueil rassemble cinq opuscules écrits à des époques et dans des circonstances différentes, mais qui ont en commun de présenter des éléments essentiels de la foi orthodoxe et de la spiritualité qui en est indissociable.
La Centurie de Ljubostinja fait apparaître la spécificité du sens, de la place, de la fonction et des fruits de l’Évangile dans l’Église orthodoxe, procédant régulièrement à des comparaisons avec ce que les autres religions tiennent pour leurs textes sacrés, et avec la façon dont l’Évangile est considéré dans les confessions chrétiennes occidentales.

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L’émission « l’Eglise orthodoxe aujourd’hui » du 30 août 2009 : « Les prières sur le lac de saint Nicolas de Jitcha (Vélimirovitch) »

L'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui, du dimanche 30 août 2009 a pour thème : « Les prières sur le lac de saint Nicolas de Jitcha (Vélimirovitch) ». Les invités sont Zoritza Terzitch et Jean-Claude Larchet.

Podcast Audio (Durée : 29’24)

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Radio : saint Nicolas de Jitcha (Vélimirovitch)

Dans
l’émission de radio L’Eglise orthodoxe
aujourd’hui
sur Radio Notre Dame, du dimanche 2 mars, Bogdan-Florin Vlaïcu
proposera une présentation de la vie de saint Nicolas
de Jitcha (Vélimirovitch)
qui sera célébré par l’Eglise orthodoxe serbe le 5 mars. Ensuite des entretiens
avec la traductrice Zoritza Terzitch et avec Jean-Claude Larchet sur Prières
sur le lac
, oeuvre remarquable écrite par ce grand évêque serbe du XXe
siècle.

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Radio : saint Nicolas de Jitcha (Vélimirovitch)

L’émission de radio L’Eglise orthodoxe aujourd’hui, du dimanche 21 août aura pour thème : « Les prières sur le lac de saint Nicolas de Jitcha ». Les invités seront Zoritza Terzitch et Jean-Claude Larchet. Pour une présentation de la vie et de l’œuvre de saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid, lire la conférence de Jean-Claude Larchet à partir de cette page.

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Compte rendu de l’hommage à saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid (Vélimirovitch)

L’hommage à saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid (Vélimirovitch) a rassemblé, samedi 5 mars dans l’après-midi, près de 120 personnes à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Cette réunion, qui avait reçu la bénédiction de Mgr Gabriel de Comane, se tenait à l’occasion de la récente canonisation de Mgr Nicolas (Vélimirovitch) par l’Eglise orthodoxe serbe et de la parution d’un de ses ouvrages en français, Prières sur le lac (aux éditions l’Age d’Homme). Mgr Luka, qui dirige le diocèse de France et d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe serbe, était présent.

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Compte rendu de l'hommage à saint Nicolas de Jitcha et d'Ohrid (Vélimirovitch)

L’hommage à saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid (Vélimirovitch) a rassemblé, samedi 5 mars dans l’après-midi, près de 120 personnes à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Cette réunion, qui avait reçu la bénédiction de Mgr Gabriel de Comane, se tenait à l’occasion de la récente canonisation de Mgr Nicolas (Vélimirovitch) par l’Eglise orthodoxe serbe et de la parution d’un de ses ouvrages en français, Prières sur le lac (aux éditions l’Age d’Homme). Mgr Luka, qui dirige le diocèse de France et d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe serbe, était présent.

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Journée saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid (Vélimirovitch)

Nicolasvelim5Le samedi 5 mars prochain, à l’Institut Saint Serge (93, rue
de Crimée, Paris 19e), aura lieu une après-midi consacrée à saint Nicolas de
Jitcha et d’Ohrid (Vélimirovitch), à l’occasion de sa récente canonisation et
de la parution de Prières sur le lac aux éditions L’Age d’Homme. Il y aura deux
conférences, de Jean-Claude Larchet sur Vie et oeuvres de Nicolas
Vélimirovitch
, et de Mgr Athanase( Jevtitch) sur La sainteté de Mgr
Nicolas
. Une quête humanitaire pour le Kosovo est également prévue. Un choeur
chantera le tropaire du saint en serbe et en français. Sur des stands, des
icônes et des ouvrages du saint seront proposés à la vente.

Par ailleurs, à partir du lendemain, une exposition d’objets
qui ont appartenu à saint Nicolas ou qui se rapportent à lui sera ouverte,
durant quelques jours, dans les locaux de la cathédrale Saint Sava (23, rue du
Simplon, Paris 18e) du diocèse de l’Eglise orthodoxe serbe.

Quelques textes (en français) sur et de saint
Nicolas !

 

Journée saint Nicolas de Jitcha et d'Ohrid (Vélimirovitch)

Nicolasvelim5Le samedi 5 mars prochain, à l’Institut Saint Serge (93, rue
de Crimée, Paris 19e), aura lieu une après-midi consacrée à saint Nicolas de
Jitcha et d’Ohrid (Vélimirovitch), à l’occasion de sa récente canonisation et
de la parution de Prières sur le lac aux éditions L’Age d’Homme. Il y aura deux
conférences, de Jean-Claude Larchet sur Vie et oeuvres de Nicolas
Vélimirovitch
, et de Mgr Athanase( Jevtitch) sur La sainteté de Mgr
Nicolas
. Une quête humanitaire pour le Kosovo est également prévue. Un choeur
chantera le tropaire du saint en serbe et en français. Sur des stands, des
icônes et des ouvrages du saint seront proposés à la vente.

Par ailleurs, à partir du lendemain, une exposition d’objets
qui ont appartenu à saint Nicolas ou qui se rapportent à lui sera ouverte,
durant quelques jours, dans les locaux de la cathédrale Saint Sava (23, rue du
Simplon, Paris 18e) du diocèse de l’Eglise orthodoxe serbe.

Quelques textes (en français) sur et de saint
Nicolas !

 

Recension : Mgr Nicolas Velimirovic, «Vie de saint Sava»

Vie_de_saint_sava_1
Mgr Nicolas Velimirovitch : Vie de saint Sava,  traduit de l’original anglais par Ljubomir
Mihailovic. Coédition L’Age d’Homme/Diocèse serbe d’Europe occidentale, Paris,
2001, 158 pages.
La très belle Vie de saint Sava rédigée en anglais
par l’évêque Nicolas Velimirovitch (1880-1956) auquel son talent d’orateur et
d’écrivain a valu le surnom de « Chrysostome serbe », a été publiée
par les éditions L’Age d’Homme la même année dans deux traductions
différentes : l’une, due à Hélène Pignot, dans la collection « La
Lumière du Thabor », l’autre, meilleure selon nous, due à Ljubomir
Mihailovic, dans une coédition avec le Diocèse orthodoxe serbe d’Europe
occidentale.

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Jean-Claude Larchet : « La vie et l’œuvre de saint Nicolas de Jitcha »

Nous vous invitons à lire la conférence donnée par Jean-Claude LARCHET à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, Paris, le 5 mars 2005, dans le cadre de la présentation du livre de Mgr Nicolas Vélimirovitch (Saint Nicolas de Jitcha), Prières sur le lac (éd. L’Age d’Homme, 2004). Pour télécharger la conférence sous format PDF cliquez ICI !

Hommage à saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

Nikolaj2 Samedi 5 mars, dans l’après-midi, un hommage sera rendu à saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid (Vélimirovitch) à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, à Paris, à l’occasion de sa récente canonisation par l’Eglise orthodoxe serbe et de la parution de Prières sur le lac. La présentation générale de cette après-midi, le programme détaillé, une courte biographie de saint Nicolas, des intervenants, Jean-Claude Larchet et Mgr Athanase (Jevtitch), une bibliographie des œuvres du saint traduites en français, un extrait de Prières sur le lac, se trouvent dans le document ci-joint.

Photographie: Mgr Nicolas Vélimirovitch

Hommage à saint Nicolas de Jitcha et d'Ohrid à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

Nikolaj2 Samedi 5 mars, dans l’après-midi, un hommage sera rendu à saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid (Vélimirovitch) à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, à Paris, à l’occasion de sa récente canonisation par l’Eglise orthodoxe serbe et de la parution de Prières sur le lac. La présentation générale de cette après-midi, le programme détaillé, une courte biographie de saint Nicolas, des intervenants, Jean-Claude Larchet et Mgr Athanase (Jevtitch), une bibliographie des œuvres du saint traduites en français, un extrait de Prières sur le lac, se trouvent dans le document ci-joint.

Photographie: Mgr Nicolas Vélimirovitch

20 avril (ancien calendrier)/3 mai (nouveau)

20 avril (ancien calendrier)/3 mai (nouveau)

MARDI LUMINEUX
Icône de N.D. d’Iviron. Saint Théodore Trichinas, moine à Constantinople (IVème-Vème s.) ; saint Marcellin, prédicateur et évêque d’ Embrun (374) ; saint Marcien, moine à Auxerre (vers 480) ; saint Grégoire (593) et saint Anastase le Sinaïte (599), patriarches d’Antioche ; saint Anastase, higoumène du Sinaï (685) ; saint Athanase des Météores (1380) ; saint Alexandre d’Ochéven (1479) ; saints moines martyrs du monastère de saint David-Garedja (1616) ; saint Gabriel de Belostok, enfant martyr (1690) ; saint Nicolas Vélimirovitch, évêque d’Ochrid et de Jitcha (1956) ; saint Théodose, confesseur, évêque de Kolomna (1937).

SAINT THÉODORE TRICHINAS

Saint Théodore Trichinas, moine à Constantinople (IVème-Vème s.)

Saint Théodore était issu d’une riche et pieuse famille de Constantinople. Attiré depuis son enfance par la vie angélique, il devint moine dans un des monastères de la capitale, appelé par la suite Monastère du Trichinas. Il s’adonna à une sévère ascèse, revêtu en tout temps d’une seule tunique de crin, qui lui valut son surnom de Trichinas. Ces valeureux combats pour la vertu et sa persévérance dans la prière lui permirent de remporter la victoire contre les embûches des démons, et il acquit en abondance la grâce du Saint-Esprit, de sorte qu’après son bienheureux repos il s’écoula de son tombeau un baume à l’odeur céleste, qui guérissait un grand nombre de maladies de l’âme et du corps.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de Pâques, ton 5
Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie.

Kondakion de saint Georges, ton 4
Cultivant toi-même par Dieu, tu devins * le vénérable jardinier de la foi, * recueillant les gerbes des vertus: * ayant semé dans les larmes, tu moissonnas dans la joie; * pour le combat sanglant que tu menas, * tu obtins le Christ comme prix; * par tes prières, saint Georges, tu procures à tous le pardon de leurs péchés.

Kondakion de Pâques, ton 8
Bien que tu sois descendu, ô Immortel, dans le Tombeau, Tu as cependant détruit la puissance de l’enfer et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à Tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la Résurrection.

Évangile DU JOUR
(Lc XXIV, 12-35)
Mais Pierre se leva, et courut au sépulcre. S’étant baissé, il ne vit que les linges qui étaient à terre; puis il s’en alla chez lui, dans l’étonnement de ce qui était arrivé. Et voici, ce même jour, deux disciples allaient à un village nommé Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades; et ils s’entretenaient de tout ce qui s’était passé. Pendant qu’ils parlaient et discutaient, Jésus s’approcha, et fit route avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Il leur dit: De quoi vous entretenez-vous en marchant, pour que vous soyez tout tristes? L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit: Es-tu le seul qui, séjournant à Jérusalem ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci? – Quoi? leur dit-il. -Et ils lui répondirent: Ce qui est arrivé au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comment les principaux sacrificateurs et nos magistrats l’on livré pour le faire condamner à mort et l’ont crucifié. Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées. Il est vrai que quelques femmes d’entre nous nous ont fort étonnés; s’étant rendues de grand matin au sépulcre et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges leurs sont apparus et ont annoncé qu’il est vivant. Quelques-uns de ceux qui étaient avec nous sont allés au sépulcre, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit; mais lui, ils ne l’ont point vu. Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant: Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux. Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux. Et ils se dirent l’un à l’autre: Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures? Se levant à l’heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient avec eux, assemblés et disant: Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. Et ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu au moment où il rompit le pain.

20 avril

20 avril
GRAND CARÊME
Saint Théodore Trichinas, moine à Constantinople (IVème-Vème s.) ; saint Marcellin, prédicateur et évêque d’ Embrun (374) ; saint Marcien, moine à Auxerre (vers 480) ; saint Grégoire (593) et saint Anastase le Sinaïte (599), patriarches d’Antioche ; saint Anastase, higoumène du Sinaï (685) ; saint Athanase des Météores (1380) ; saint Alexandre d’Ochéven (1479) ; saints moines martyrs du monastère de saint David-Garedja (1616) ; saint Gabriel de Belostok, enfant martyr (1690) ; saint Nicolas Vélimirovitch, évêque d’Ochrid et de Jitcha (1956) ; saint Théodose, confesseur, évêque de Kolomna (1937).

SAINT THÉODORE TRICHINAS

Saint Théodore Trichinas, moine à Constantinople (IVème-Vème s.)

Saint Théodore était issu d’une riche et pieuse famille de Constantinople. Attiré depuis son enfance par la vie angélique, il devint moine dans un des monastères de la capitale, appelé par la suite Monastère du Trichinas. Il s’adonna à une sévère ascèse, revêtu en tout temps d’une seule tunique de crin, qui lui valut son surnom de Trichinas. Ces valeureux combats pour la vertu et sa persévérance dans la prière lui permirent de remporter la victoire contre les embûches des démons, et il acquit en abondance la grâce du Saint-Esprit, de sorte qu’après son bienheureux repos il s’écoula de son tombeau un baume à l’odeur céleste, qui guérissait un grand nombre de maladies de l’âme et du corps.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Martyrikon du ton occurent

LECTURE DES PROVERBES (XXI, 23 – XXII, 4)
Celui qui est maître de sa bouche
et de sa langue garde son âme de la tribulation.
L’homme audacieux, arrogant et présomptueux peut être appelé un fléau ;
le vindicatif n’est pas dans la loi.
Les désirs tuent le paresseux ;
car ses mains ne se lèvent pas pour faire quoi que ce soit.
L’impie, durant tout le jour, a des désirs mauvais ;
le juste n’est avare ni de compassion ni de miséricorde.
Les sacrifices des impies sont en abomination au Seigneur ;
car ils les offrent le cœur plein d’iniquité.
Le faux témoin périra ; un homme docile parlera avec réserve.
L’impie compose effrontément son visage ;
mais l’homme droit saura bien discerner ses voies.
Il n’est point de sagesse, point de courage, point de raison chez l’impie.
Le cheval est tout prêt pour le jour du combat ;
mais le secours vient de Dieu.
Une bonne renommée vaut mieux que de grandes richesses ;
la bonne grâce vaut mieux que l’or et l’argent.
Le riche et le pauvre se sont rencontrés ;
c’est le Seigneur qui les a créés tous les deux.
L’homme habile, en voyant le pervers sévèrement châtié, se corrige lui-même ; les imprudents passent outre, et sont punis à leur tour.
La crainte du Seigneur fait naître la sagesse, et les biens, et la gloire, et la vie.

Présentation à Moscou de la traduction russe du livre de l’archiprêtre Sava Jović « Purification ethnique et génocide culturel au Kosovo et en Métochie »

À l’université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a eu lieu le 22 novembre la promotion du livre de l’archiprêtre Sava Jović « Purification ethnique et génocide culturel au Kosovo et en Métochie », qui a été traduit en russe cette année et été édité par la maison « Palomnik ». La grande salle de l’université Saint-Tikhon était bondée, en présence de la télévision russe et d’autres médias. Le programme de la promotion, qui a commencé par la prière, était dirigé par l’archiprêtre Léon Semionov, doyen de la faculté de formation complémentaire et chef du centre spirituel et culturel de l’Université. Le premier orateur était l’évêque de Moravica Antoine, recteur du métochion de l’Église orthodoxe serbe à Moscou. Dans son allocution, Mgr Antoine a expliqué à l’assistance l’historique de la question du Kosovo et a particulièrement souligné les abominations qu’a connues et que connaît le peuple serbe dans la région. Ensuite, le recteur de l’université, l’archiprêtre Vladimir Vorobiev a parlé des liens séculaires entre les peuples russe et serbe et mentionné que ce livre constituait un pas important sur la voie de la diffusion de la vérité au sujet des événements balkaniques et de la tragédie du Kosovo. Ensuite, l’archiprêtre Dragomir Sando a présenté le livre lui-même, mentionnant que l’auteur avait utilisé les archives du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, et principalement les rapports des évêques diocésains, dont ceux de l’évêque Paul, futur patriarche de Serbie. Au nombre des détails cités, figurent des informations essentielles qui montrent que le régime communiste avec, à sa tête, Josip Broz-Tito, a continuellement soutenu les Albanais du Kosovo, lesquels exerçaient une véritable terreur sur la population serbe de la région. Ensuite, le professeur Ilya Čislov, président de l’Association d’amitié serbo-russe à Moscou et éditeur des Œuvres complètes de saint Nicolas Vélimirovitch en langue russe, a évoqué la signification du Kosovo et de la Métochie pour les Serbes ainsi que la personnalité de l’auteur du livre, l’archiprêtre Savo Jović. Ledit ouvrage concerne la période de 1905 à 2005, lorsque, sous la pression des Albanais du Kosovo et de Métochie, beaucoup de Serbes ont pris la route de l’exil, leur nombre étant supérieur à la totalité de tous les exodes précédents. Un film documentaire sur les souffrances des Serbes de la région a été projeté, dont l’auteur est Eugène Baranov. Dans son discours de clôture, l’archiprêtre Savo Jović a déclaré que nous vivons à une époque pendant laquelle on donne plus d’importance à la vitesse de l’information qu’à sa véracité. Ce sont justement de fausses informations qui ont fait que les Serbes, qui étaient les victimes, aient été proclamés criminels et bombardés impitoyablement par les forces de l’OTAN. Leurs propriétés avaient été confisquées, leurs forêts décimées, ils avaient été attaqués, tués, à l’époque du communisme, mais personne n’osait en parler en raison de ce régime qui protégeait les Albanais du Kosovo. Ce n’est qu’après le meurtre de Danilo Milinčić et de l’empalement de Georges Martinović par les Albanais, dans les années 1980, que les médias ont commencé timidement à se manifester. Après la conférence, de nombreux jeunes Russes ont fait part de leur soutien et la séance de dédicace par l’auteur, qui a parlé avec eux, a duré longuement.

Source

L’émission « l’Église orthodoxe aujourd’hui » du 18 juillet 2010 : « le chemin de croix de l’Eglise orthodoxe serbe »

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui du dimanche 18 juillet 2010, Bogdan Florin Vlaïcu propose un entretien avec Lioubomir Mihailovitch, un des traducteurs du livre Le prologue d’Ohrid de saint Nicolas Vélimirovitch, dont l'autre traductrice Zorica Terzitch lira une page, et Soyons des hommes sur le défunt patriarche serbe Paul. Cet entretien porte sur la vie de ces deux hiérarques qui nous font réfléchir au chemin de croix parcouru par l’Église orthodoxe serbe pendant le siècle dernier.

Podcast audio (Durée : 29’58)

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Radio: le chemin de croix de l’Eglise orthodoxe serbe

Dans l'émission de radio L'Église orthodoxe aujourd'hui du dimanche, 18 juillet à partir de 17 heures sur Radio Notre-Dame, Bogdan Florin Vlaïcu proposera un entretien avec Lioubomir Mihailovitch, un des traducteurs du livre Le prologue d’Ohrid de saint Nicolas Vélimirovitch, dont l'autre traductrice Zorica Terzitch lira une page, et Soyons des hommes sur le défunt patriarche serbe Paul. Cet entretien portera sur la vie de ces deux hiérarques qui nous font réfléchir au chemin de croix parcouru par l’Eglise orthodoxe serbe pendant le siècle dernier.

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Recension: saint Silouane pour les petits et pour les grands

Archimandrite Sophrony, « Saint Silouane l'Athonite (1866-1938). Vie, doctrine, écrits », traduction française de l’archimandrite Syméon, 2e édition, éditions du Cerf, Paris, 2010, 512 p. (coll. « Patrimoine christianisme »).
« Starets Silouane, un moine de Mont-Athos, d’après la biographie du père Sophrony », illustrations de Gaëtan Evrard, BD Coccinelle, Durbuy (Belgique), 2009.

Couv8543g_260 On se réjouit de la réédition, par les éditions du Cerf, de la traduction française du célèbre ouvrage du père Sophrony « Saint Silouane l’Athonite », qui était indisponible depuis plusieurs années. Rappelons que ce livre est composé de deux parties: la premier est une introduction qui présente la vie du starets, esquisse son portrait et présente méthodiquement son enseignement spirituel; la seconde est constituée par les écrits du starets lui-même. Rappelons aussi que saint Silouane est l’un des plus grands spirituels orthodoxes du XXe siècle, et que l’archimandrite Sophrony, lui-même un grand spirituel de notre temps, fut son fils spirituel au Mont-Athos les huit dernières années de sa vie. Les écrits du starets Silouane témoignent, avec toute la chaleur de la grâce qui les imprègne, d’une expérience spirituelle d’une hauteur et d’une profondeur exceptionnelles, tandis que l’introduction de l’archimandrite Sophrony, qui constitue une œuvre en soi, reste l’une des meilleures introductions à la spiritualité orthodoxe écrites au XXe siècle.

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Vidéo podcast : soirée “Orthodoxie” à la librairie des éditions L’Age d’Homme à Paris (2e partie)

Le mercredi 13 janvier, une soirée "Orthodoxie" a été organisée à la
librairie des éditions L'Age d'Homme à Paris (5, rue Férou, Paris 6e) à
l'occasion de la parution du tome 1 (de janvier à avril) du Prologue d'Ohrid – Vie des
saints, hymnes, réflexions, homélies
de saint Nicolas Vélimirovitch.
Nous vous invitons à visionner l'intervention de Jean-Claude Larchet.

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Vidéo podcast : soirée “Orthodoxie” à la librairie des éditions L’Age d’Homme à Paris (1ère partie)

Le mercredi 13 janvier, une soirée "Orthodoxie" a été organisée à la
librairie des éditions L'Age d'Homme à Paris (5, rue Férou, Paris 6e) à
l'occasion de la parution du tome 1 (de janvier à avril) du Prologue d'Ohrid – Vie des
saints, hymnes, réflexions, homélies
de saint Nicolas Vélimirovitch.
Nous vous invitons à visionner l'intervention du père Nicolas
Cernokrak, doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge.

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Une soirée “Orthodoxie” dans la librairie des éditions L’Age d’Homme à Paris

Le mercredi 13 janvier, à partir de 17 heures, une soirée "Orthodoxie" est organisée dans la librairie des éditions L'Age d'Homme à Paris (5, rue Férou, Paris 6e) à l'occasion du tome 1 (de janvier à avril) du Prologue d'Ohrid – Vie des saints, hymnes, réflexions, homélies de saint Nicolas Vélimirovitch. Les intervenants seront le père Nicolas Cernokrak, doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, Jean-Claude Larchet, théologien, directeur de la collection "Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle", Lioubomir Mihailovitch et Zorica Terzic, traducteurs.

Message du congrès diocésain du diocèse de Genève et d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe russe hors-frontières

Geneva_1
Dans la nouvelle du 18 janvier sur les débats divers de l’Eglise orthodoxe hors-frontières au sujet de la réunification prochaine avec le Patriarcat de Moscou nous avons cité quelques passages de l’appel du diocèse de Genève et d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe russe hors-frontières. Nous vous proposons aujourd’hui la traduction officielle de l’appel original russe.

"Message du congrès diocésain aux pieuses ouailles du diocèse d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe russe à l’étranger
      « Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage »   (1 Cor. 1,10)
     A la veille de Noël, en cette solennelle période de l’année où le monde chrétien attend la venue du Christ, Dieu-homme, nous nous sommes réunis à l’occasion du congrès diocésain à Genève, sous la protection de la Croix du Seigneur, à laquelle est dédiéе notre cathédrale.
     Rappelons-nous que l’incarnation du Verbe de Dieu constitua pour Lui une première croix, lorsque pour nous et pour notre salut « Il s’anéantit Lui-même, en prenant la condition d’esclave » (Phil. 2,7). Aussi, allons à la rencontre de Son amour et préparons-nous comme il convient, c’est-à-dire par la prière – la participation aux offices -, le jeûne – particulièrement strict le jour de la paramonie de la Nativité – et par la communion aux saints mystères le jour même de la fête de la Nativité du Christ.

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Jovan Nikoloski