18/08/2017
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Selon le journal russe « Komsmolskaïa Pravda », le secrétaire d’État du Vatican ne vient pas à Moscou pour préparer la visite du pape François en Russie

Selon le journal russe « Komsmolskaïa Pravda », le secrétaire d’État du Vatican ne vient pas à Moscou pour préparer la visite du pape François en Russie : « Jeudi dernier, la presse russe а titré en gros caractères : « Le pape de Rome vient chez nous ». La question de la venue du souverain pontife sur le territoire canonique orthodoxe serait donc à l’ordre du jour de la visite du secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin à Moscou, qui se déroulera du 20 au 23 août. La nouvelle sensationnelle est d’abord parue sur le site en langue russe de « Deutsche Welle ». Il y est dit clairement, en se référant à l’interview de Parolin au journal « Corriere della Sera », que « Le Vatican prépare la visite du pape en Russie ». Or, le secrétaire d’État du Vatican n’a rien dit de semblable. C’est plutôt le contraire : « Ma visite n’a rien de commun avec la préparation d’une possible visite du Saint Père en Russie ». Et, dans les meilleures traditions de la diplomatie vaticane, il a ajouté prudemment qu’il « espérait une contribution quelconque de ses discussions à Moscou dans cette direction ». Se rendre en Russie est le vieux rêve des papes de Rome. C’est ce qu’avaient déclaré déjà les prédécesseurs du pape actuel, Jean-Paul II et Benoît XVI, et François lui-même a dit plus d’une fois qu’il n’avait rien contre de visiter Moscou. Il semblerait que le premier pas sur cette voie a déjà été réalisé. En effet, en 2016 a eu lieu, pour la première fois dans l’histoire, la rencontre du souverain pontife et du patriarche Cyrille. Il est vrai qu’elle a été préparée pendant vingt ans. Et elle a eu lieu à Cuba. Pourquoi ? Pour que ne soit pas soulevée la question de savoir qui était l’hôte de qui. En fait, l’aéroport de la Havane, où les deux chefs d’Églises ont eu un contact si chaleureux, est l’un des rares aéroports du monde où il n’y a pas de salle de prière. Et cela voulait dire qu’était exclue à l’avance la question de la prière commune, qui aurait provoqué une vague de critiques de la part des conservateurs, tant orthodoxes que catholiques. Sans aucun doute, les relations des Églises de Rome et Moscou, sont beaucoup plus proches que précédemment. Le Vatican, au moins en paroles, renonce au prosélytisme agressif. Le Patriarcat de Moscou s’efforce de garder sous contrôle les orthodoxes les plus frénétiques, qui traitent « d’hérésie papale » n’importe quels contacts avec les catholiques. Les reproches mutuels ont été remplacés par la coopération selon les points concrets de la déclaration de La Havane. Ainsi, dans le proche avenir, il ne nous faut pas attendre des voyages pontificaux sensationnels. Mais le dialogue, au niveau gouvernemental et ecclésiastique sera mené par Parolin, diplomate brillant et cardinal le plus proche du pape. Le 22 août, il rencontrera le patriarche Cyrille et le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, tandis que le jour suivant, il se rendra à Sotchi pour des discussions avec Vladimir Poutine. Dans son interview au journal italien « Corriere della Sera », le secrétaire d’État Pietro Parolin a déclaré : « En ce moment historique, alors que nous voyons la montée de la tensions et des conflits sur tout le globe terrestre, la paix est la priorité claire et urgente, tant pour le pape François que pour moi-même. La nécessité d’une recherche rapide de la paix et les moyens d’y parvenir, seront les thèmes principaux des discussions avec le président russe et le Patriarcat de Moscou. L’Église a toujours appelé tous les hommes politiques de la planète à ne pas opposer les intérêts nationaux au bien général, à observer le droit international, non pas le droit à la force, mais la force du droit, ainsi que la concorde et à la coopération entre les nations. Et la méthode est toujours unique : le dialogue ».

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Russie: une délégation du Vatican attendue aujourd’hui pour rapporter les reliques de saint Nicolas à Bari

“Une délégation du Vatican et de l’Italie est attendue à Saint-Pétersbourg (Russie) le 28 juillet, pour rapporter à Bari la relique de saint Nicolas, évêque de Myre, exposé à la vénération dans le pays depuis le 21 mai. A la tête de cette délégation : le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, qui doit rencontrer les autorités du patriarcat de Moscou.

Dans une déclaration à L’Osservatore Romano la veille de son départ, le cardinal Kurt Koch, a souligné que « l’œcuménisme des saints est une très belle occasion pour le dialogue entre les Églises… la vénération des reliques peut aider les fidèles à être plus engagés dans le dialogue ». Les reliques de saint Nicolas ont été vénérés par plus de deux millions et demi de fidèles.”

Source (et intégralité de la dépêche): Zénit. Photographie: RT

En Russie, le pourcentage des athées est tombé de 26 à 13% en trois ans

Le pourcentage des Russes s’identifiant comme athées est tombé de 26 à 13% durant les trois dernières années, tandis que celui de ceux qui se considèrent comme «religieux» est passé de 35 à 53%, selon une nouvelle recherche du Centre analytique «Levada» de Moscou. L’enquête a été menée du 23 au 26 juin sur un échantillonnage de 1600 personnes, de milieux urbains et ruraux, âgées de 18 ans et plus, dans 137 localités des 46 régions que compte la Russie. Le christianisme reste la religion prédominante en Russie, et la vaste majorité des Russes – 92 à 93% éprouve du respect et est bienveillante envers les chrétiens orthodoxes dans le pays. 1% seulement a exprimé une antipathie envers les chrétiens orthodoxes. Ces résultats ne sont que légèrement différents de ceux de décembre 2013. Pour ce qui concerne les catholiques-romains, 74% des sondés ont répondu qu’ils avaient du respect et de la bienveillance envers eux, 5% seulement déclarant qu’ils éprouvaient un sentiment d’hostilité ou de crainte à leur égard. Seuls 13% des Russes ont répondu qu’ils avaient un sentiment d’hostilité ou de crainte à l’égard des musulmans.

Le pourcentage de ceux qui se considèrent «religieux» s’est accru de 35 à 53%, tandis que 9% seulement se considèrent «très religieux» et 33% «pas très religieux».

Le pourcentage d’athées s’est réduit de moitié, de 26 à 13% durant les trois dernières années. Néanmoins, la croissance en nombre de croyants n’est pas nécessairement accompagnée par une foi profonde ou un sentiment d’importance attribué à la religion. Le nombre de ceux qui adhèrent aux restrictions du Grand Carême a décliné d’une fois et demie à deux fois durant les années récentes, avec 73% qui répondent qu’ils n’ont pas changé leur régime alimentaire durant le Grand Carême de cette année. 9% ont répondu qu’ils jeûnaient durant la Semaine Sainte, 15% jeûnaient partiellement, et seuls 2% ont répondu qu’ils se sont efforcés d’observer le Carême dans son intégralité.

Pour ce qui concerne l’influence de l’Église orthodoxe dans les affaires de l’État, 28% pensent que l’Église devrait avoir de l’influence, tandis que 58% y sont opposés, mais 39% pensent que le niveau actuel de l’influence de l’Église est exactement ce qu’il doit être, tandis que 7% seulement considèrent qu’elle a trop d’influence, et 16% qu’elle en a légèrement trop.

Source (dont photographie) : Orthodox Christianity

En Russie, des bénévoles font renaître des églises en bois et leurs villages

Entretien. “À l’abandon, promises à une destruction certaine, les plus de 600 églises en bois du Nord russe retrouvent aujourd’hui, peu à peu, leur majesté ancienne. Grâce aux efforts du prêtre Alexeï Iakovlev et des centaines de bénévoles qui font vivre le vaste projet Obchee Delo (« Cause commune ») de reconstruction du patrimoine orthodoxe en bois, les ruines redeviennent des œuvres d’art architectural, et la vie revient dans les nombreux villages dépeuplés du pays.” L’entretien est en ligne sur cette page (dont photographie ci-contre). Ci-dessous, une vidéo, en russe sous-titrée en anglais, qui présente ce projet (site internet de celui-ci, sa page Facebook).

 

 

Le métropolite Hilarion s’exprime au sujet du rétablissement de la monarchie en Russie

Le modèle monarchique d’organisation politique a de nombreux partisans parmi les fidèles orthodoxes, et l’Église orthodoxe russe pourrait prendre part à la discussion du rétablissement de la monarchie dans le pays, si ce débat commence. C’est ce qu’a déclaré samedi dernier le président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. Répondant à la question de la présentatrice de l’émission «L’Église et le monde» sur la chaîne TV «Rossiya 24», au sujet des déclarations du patriarche de Géorgie Élie II concernant la possibilité de la restauration monarchique en Géorgie, le métropolite Hilarion a d’abord rappelé que l’Église orthodoxe russe est «neutre» à l’égard du pouvoir politique jusqu’au moment où celui-ci n’appelle pas à aller à l’encontre de la morale chrétienne, comme cela est expliqué dans les «Fondements de la conception sociale de l’Église orthodoxe russe». Ensuite le métropolite a poursuivi : «Il y a à l’intérieur de notre Église des gens, des groupes de gens, qui luttent pour le rétablissement de la monarchie, et je pense que, si à un moment donné notre société est mûre pour la discussion de cette question, l’Église prendra la participation la plus active à une telle discussion». Le métropolite Hilarion a mentionné qu’il exprimait là son opinion personnelle et a rappelé que dans la forme de gouvernement monarchique, le gouvernant «reçoit l’onction du clergé pour régner» et «non pas simplement le mandat des électeurs pour gouverner pour un délai déterminé ; mais il reçoit la confirmation de Dieu par l’intermédiaire de l’Église pour gouverner». Ce gouvernement «est à vie jusqu’au moment où il transmet le pouvoir à son héritier». En revanche, le métropolite ne voit guère d’intérêt dans la monarchie constitutionnelle, celle-ci n’ayant qu’un rôle « décoratif » selon ses propres paroles.

Source : et 2

L’évêque de Yegorevsk Tikhon : l’expertise des « restes d’Ekaterinbourg » (les ossements attribués à la famille impériale de Russie) a révélé de nombreux faits nouveaux

Lors d’une réunion tenue le 14 juin au monastère Saint-Daniel, dans la capitale russe, les représentants du comité d’enquête ont rapporté au patriarche de Moscou Cyrille les conclusions intermédiaires de l’identification des restes qui, hypothétiquement, appartiennent aux membres de la famille du tsar-martyr Nicolas II. À la séance ont pris part les membres de la commission patriarcale spéciale chargée de l’étude des résultats de l’investigation des restes en question. L’évêque de Yegorevsk Tikhon (Chevkounov), vicaire du patriarche de Moscou, a donné une courte interview à l’agence Tass sur les résultats de la réunion au monastère Saint-Daniel, l’attitude de l’Église orthodoxe russe quant à la discussion sur l’authenticité des « restes d’Ekaterinbourg » et les plans, dans l’avenir le plus proche, de la commission patriarcale au sujet de la divulgation des résultats de l’expertise.

– Mgr Tikhon, comment s’est passée la réunion d’aujourd’hui, qui y a pris part et quelles sont les questions, outre le rapport des représentants du Comité d’enquête, qui y ont été discutées ?

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En Russie, le nombre de ceux qui veulent devenir prêtres orthodoxes a augmenté de façon significative

Le comité de l’instruction de l’Église orthodoxe russe a annoncé la hausse substantielle du nombre de ceux qui veulent devenir prêtres orthodoxes. C’est ainsi que le nombre des étudiants de première année des établissements d’enseignement supérieur ecclésiastique, en 2016, a augmenté de 19% et a atteint le nombre de 1593 personnes, selon l’agence Interfax-religion. En outre, le nombre de ceux qui sont inscrits aux cours préparatoires d’entrée au séminaire a augmenté de 25% (827 personnes pour l’année scolaire 2016-2017, contre 662 en 2015-2016). En tout, dans les séminaires préparant au sacerdoce, il y a actuellement 5877 étudiants.

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Des milliers de familles et d’enfants ont reçu de l’aide de l’Église orthodoxe en Russie et en Roumanie en 2016

Lors de la célébration de la Journée de la protection de l’enfance, les Églises orthodoxes russe et roumaine ont fait un rapport sur l’assistance offerte par leurs centres humanitaires durant l’an passé. Depuis le 1er juin 2016, l’Église orthodoxe russe a ouvert 55 nouveaux centres d’assistance. La construction des nouveaux centres a été rendue possible par la levée de fonds dans toute l’Église russe annoncée l’an passé par le patriarche Cyrille à la veille de cette Journée. Dans l’homélie qu’il prononça alors, le patriarche Cyrille appela les fidèles à apporter leur assistance : « Afin d’aider les femmes se trouvant dans des circonstances difficiles, et d’ouvrir de nouveaux centres sociaux, en ce jour de la Résurrection, je vous appelle à répondre à ma demande et à offrir ce que vous pouvez pour cet effort au niveau de toute l’Église. Les dons seront envoyés sur le compte du Département synodal des œuvres caritatives et des services sociaux, qui assumera la responsabilité de distribuer les fonds et d’organiser les centres d’aide humanitaire ». Les collectes auprès des paroissiens de l’Église orthodoxe russe ont atteint 39 millions de roubles. Les fonds ont été distribués par le Département sur la base de concours de projets, ce qui a mené à l’ouverture de 55 centres d’aide humanitaire. En trois mois de fonctionnement, 2.817 familles ont été aidées dans 589 localités. Il y a actuellement 100 centres de cette sorte en Russie, de même que 49 foyers pour les femmes enceintes ou avec enfants, lesquels sont organisés avec la participation de l’Église. « Un minimum de treize nouveaux centres seront ouverts à la fin de l’année. Probablement, il y en aura encore plus », a déclaré la directrice du Département synodal pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, Maria Stoudenikina. « Les diocèses ont répondu activement à l’appel à participer au concours et à créer des centres d’aide humanitaire. Notre expérience montre que les femmes qui sont tombées dans le désespoir et sont sur le point d’avorter, décident souvent de garder le bébé lorsqu’elles reçoivent de l’aide ». Au cours de la même période, en Roumanie, environ 30.000 enfants ont reçu de l’aide de centres similaires, selon le rapport de l’Agence d’information Basilica. « La préoccupation pour ces dons de Dieu pour la famille chrétienne », comme le patriarche Daniel a désigné les enfants, « est reflétée dans les projets sociaux et caritatifs de notre Église pour eux ». Sur 718 institutions sociales qui existent au Patriarcat de Roumanie, les institutions suivantes sont dédiées strictement aux enfants : 93 centres de jour, 36 centres de type familial, 40 jardins d’enfants à nature sociale et pour les heures extra-scolaires, 14 camps pour enfants, 47 centres d’éducation. Il y a cependant d’autres types d’institutions sociales de l’Église qui fournissent des services pour différentes catégories d’âges, dont la jeunesse : 159 cantines et boulangeries sociales, 38 institutions offrant des services médicaux et des médicaments, 22 bureaux d’assistance sociale et centres communautaires, 21 centres de secours pour les victimes de violences domestiques. « Les foyers pour orphelins ou les centres de jour pour les enfants gérés par l’Église ont pour lumière directrice l’amour miséricordieux que le Christ a montré aux enfants et aux jeunes, lorsqu’Il a guéri la fille malade de la Cananéenne », a souligné le patriarche Daniel.

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Appel de l’Acer-Russie

Le projet que l’Acer-Russie soutient en priorité cette année concerne les jeunes orphelins et leur avenir. En Russie, on a coutume de dire qu’un enfant qui sort de l’orphelinat termine dans la rue. Plusieurs initiatives (Les associations russes Otkazniki, Deti nachi et Miloserdie detiam) démontrent le contraire. Aujourd’hui la Russie occupe un des premiers rangs mondiaux en nombre d’enfants abandonnés, 130 000 enfants en Russie vivent dans des orphelinats. Environ 90% d’entre eux sont des orphelins sociaux, c’est-à-dire qu’ils ont au moins un parent. Un orphelinat n’est pas un endroit où grandir. L’enfant qui y est placé souffre d’un traumatisme dû à la séparation d’avec sa famille, d’une vie dans un système totalement clos et brutal, sans un adulte pour lui accorder toute son attention. Dans de telles conditions, il lui est difficile de se construire physiquement, psychologiquement, socialement. Lorsqu’il atteint sa majorité, l’orphelin se retrouve dans un monde inconnu, hostile, sans les armes nécessaires pour y survivre, d’où de nombreux destins tragiques. Merci de soutenir ces associations russes dans leur dévouement, dans leurs efforts à mener chaque orphelin vers la vie adulte ! Chaque don compte! Un reçu fiscal sera envoyé à chaque donateur.
Envoyez un chèque à -ACER-RUSSIE, 91, rue Olivier de Serres 75015 Paris- à l’ordre d’ACER-RUSSIE en indiquant au dos “Orphelins en Russie”

Par virement : La Banque Postale, ACER-RUSSIE, IBAN FR 45 2004 1000 0115 37 359Y020 97 BIC: PSSTFRPPPAR
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Le patriarche de Moscou Cyrille a consacré l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Moscou

Le 25 mai 2017, en la fête de l’Ascension du Seigneur, le patriarche de Moscou Cyrille a célébré l’office de la grande dédicace de l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe, située au monastère stavropégique Sretensky de Moscou. Ensuite, le patriarche a présidé la célébration de la Divine Liturgie dans la nouvelle église. Concélébraient avec le patriarche : le métropolite de Kroutitsy et de Kolomna Juvénal, vicaire patriarcal du diocèse de Moscou ; le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga Barsanuphe, chancelier du Patriarcat de Moscou ; le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou ; le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières ; le métropolite d’Istrinsky Arsène, premier vicaire patriarcal pour la ville de Moscou ; le métropolite de Saratov et de Volsk Longine ; l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Vereïa Eugène, président du comité de l’éducation de l’Église orthodoxe russe et recteur de l’Académie ecclésiastique de Moscou ; l’archevêque de Montréal Gabriel (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Genève et d’Europe occidentale Michel (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Chicago et d’Amérique centrale Pierre (Église russe hors-frontières); l’archevêque de Serguiev-Possad Théognoste, président du Département synodal des monastères et du monachisme, supérieur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge ; l’archevêque de Peterhof Ambroise, recteur de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg ; l’archevêque de Solnetchnogorsk Serge, dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou ; l’évêque Eutychès (Kourotchkine) ; l’évêque de Caracas et d’Amérique du Sud Jean (Église russe hors-frontières) , l’évêque de Seattle Théodose (Église russe hors-frontières), l’évêque de Voskresensk Sabbas, premier vicaire du chancelier du Patriarcat de Moscou et supérieur du monastère Novospassky de Moscou ; l’évêque de Yegorevsk Tikhon, président du Conseil patriarcal pour la culture, supérieur du monastère Sretensky ; l’évêque de Bogorodsk Antoine, dirigeant de l’administration patriarcale pour les institutions de l’étranger. Un grand nombre de prêtres concélébraient, dont l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et l’archiprêtre Victor Potapov, recteur de l’église Saint-Jean-Baptiste à Washington. Outre le président Poutine, étaient présents le ministre de la culture de la Fédération de Russie V. Medinsky, le représentant plénipotentiaire du président de la Fédération de Russie dans le District fédéral central A. Beglov, le maire de Moscou S. Sobianine, ainsi que les entrepreneurs et artistes ayant participé à la construction de l’église. Au cours de l’office, les chants étaient assurés par deux chorales, celles du monastère et du séminaire de Sretensky. La cérémonie était retransmise en direct par les chaînes orthodoxes de télévision « SOYOUZ » et « SPAS ». Lors de la consécration, les reliques du saint hiéromartyr Hilarion (Troïtzky, +1929), archevêque de Vereïa, protecteur spirituel du monastère Sretensky, qui fut son recteur dans les années vingt du siècle passé, ont été transportées depuis l’église du monastère dédiée à l’icône de N.D. de Vladimir, jusqu’à la nouvelle église, et placées à droite du sanctuaire. La procession était présidée par le patriarche de Moscou Cyrille. Après l’ecténie double de la Liturgie, le patriarche a récité la prière pour la paix en Ukraine. La prédication avant la communion était prononcée par le hiéromoine Ignace (Chestakov) du monastère Sretensky. À l’issue de la Liturgie, l’évêque de Yegorevsk Tikhon a salué le patriarche et lui a offert un encolpion. Après avoir prononcé l’homélie, le patriarche Cyrille a remercié le maire de Moscou S. Sobianine pour son aide à la construction de la nouvelle cathédrale du monastère Sretensky et lui a décerné l’ordre du saint Prince Daniel de Moscou. Remerciant le patriarche pour cette distinction, S. Sobianine a déclaré : « Votre Sainteté, Chers amis, pour moi, cela est un grand honneur, une grande distinction. Je considère que cela représente de l’estime pour les travaux communs et la collaboration mutuelle entre la ville, le conseil municipal de Moscou et le Patriarcat de Moscou. Avec vous, Votre Sainteté, nous construisons à Moscou des dizaines de nouvelles églises, tandis que des dizaines d’édifices et d’églises anciennes renaissent de leurs ruines. Avec vous, nous rendons à Moscou son héritage spirituel et culturel. Et cette église remarquable constitue un exemple de ce que nous créons ensemble, de grandes églises, un grand héritage qui servira à la population des centaines d’années. Hormis la construction de l’église, un quartier entier de la Moscou historique a été reconstruit. C’est une « perle » qui servira de nombreuses années aux habitants de Moscou. Merci à vous, Votre Sainteté ! » Le patriarche Cyrille a ensuite remis l’ordre de Saint-Daniel à l’évêque de Yegorevsk Tikhon pour tous ses labeurs liés à la construction de la nouvelle église. Le patriarche a également fait don à la nouvelle église d’une ancienne icône du Sauveur. À son tour, le président Poutine s’est adressé à l’assistance par cette allocution : « Il est profondément symbolique que la nouvelle église soit inaugurée en l’année du centenaire des révolutions de février et d’octobre, qui ont été le point de départ de très nombreuses et très dures épreuves par lesquelles a dû passer notre pays au XXème siècle (…) Nous devons nous rappeler tant les pages lumineuses que les pages tragiques de l’histoire, nous devons apprendre à recevoir celle-ci dans son ensemble, objectivement, sans ne rien passer sous silence. C’est seulement ainsi qu’il est possible de comprendre dans son intégralité et tirer les conséquences des leçons que nous a apporté le passé », a continué V. Poutine. « Nous savons comme la paix civile est fragile, maintenant nous le savons, nous ne devons jamais l’oublier. Nous ne devons pas oublier à quel point il est difficile de cicatriser les blessures des division », a-t-il ajouté. « Aussi, notre obligation commune est précisément de faire tout ce qui dépend de nous pour préserver l’unité de la nation russe » a encore déclaré le président russe. La prise de conscience des objectifs communs « dont le principal est le bien-être de chaque homme en particulier et de notre Patrie dans son ensemble est la clef qui aide à surmonter les différends (…) La preuve la plus évidente en est le rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe, dont nous célébrons le dixième anniversaires en ces jours », a souligné le président. « L’Église orthodoxe russe ici, en Russie, souffrante, faisant des pertes énormes, a toujours été avec le peuple. Quant à l’Église orthodoxe russe à l’étranger, elle a toujours aidé nos compatriotes se trouvant loin de la Patrie, non seulement à garder la foi, mais aussi à ressentir son lien étroit avec la Patrie, la Russie, avec ses traditions, sa langue, avec notre culture (…) et le rétablissement de l’unité a renforcé ce lien. Ce rétablissement est devenu et demeure un événement d’un écho moral énorme, le symbole et l’exemple du fait que l’histoire de notre pays, son passé, peuvent et doivent non pas nous diviser, mais tous nous unir », a-t-il conclu. Le président a offert une icône de St Jean Baptiste du XIXème siècle à l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie. En réponse à l’allocution présidentielle, le patriarche Cyrille a déclaré : « De mon côté, je voudrais vous saluer tous chaleureusement à l’occasion du dixième anniversaire de la réunion de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Moscou dans l’espoir que les résultats de cette réunification deviendront encore plus manifestes et significatifs pour toute notre Église. Nous avons le temps d’approfondir cette unité, la rendre encore plus solide, pour que dans toute sa plénitude, elle serve au rétablissement de la piété et de la foi dans notre peuple. Encore une fois, je souhaite à tous une bonne fête ! ». Des petites icônes du saint hiéromartyr Hilarion imprimées avec la bénédiction patriarcale, ont été distribuées à tous les fidèles présents. Ensuite, le président Poutine et le patriarche ont visité la crypte de la nouvelle cathédrale, dédiée à saint Jean Baptiste et aux douze apôtres, ainsi que le bâtiment du séminaire Sretensky, où a eu lieu une courte rencontre du président avec les hiérarques de l’Église russe hors-frontières venus à la dédicace de l’église. Le film vidéo complet de la consécration de l’église et de la Liturgie est disponible ci-dessous.

Source et photographies

“Une relique de saint Nicolas suscite la ferveur en Russie”

Le Figaro a publié un article, en ligne ici (dont photographie), sur la ferveur en Russie qui entoure l’exposition d’une relique de saint Nicolas, d’abord à Moscou jusqu’au 12 juillet, puis durant deux semaines à Saint-Pétersbourg. Elle retournera ensuite à Bari (Italie).

Les chrétiens orthodoxes en Europe centrale et orientale sont en faveur d’un rôle fort de la Russie dans la géopolitique et la religion

Environ un quart de siècle après la fin de l’ère soviétique, la Russie conserve une influence substantielle dans un grand nombre de parties de l’Europe centrale et orientale. La Russie est largement considérée par les chrétiens orthodoxes de cette région comme un important contrepoids aux influences occidentales et comme une protectrice globale des populations orthodoxes et des Russes ethniques, selon un nouveau rapport du Pew Research Center concernant 18 pays en Europe centrale et orientale. Dans pratiquement tous les pays majoritairement orthodoxes, objets du rapport, la majorité ou un grand nombre sont d’accord pour affirmer qu’une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident et qu’elle a une obligation de protéger les chrétiens orthodoxes et les Russes ethniques hors de leurs frontières. Ce sentiment domine même dans trois pays majoritairement orthodoxes faisant l’objet du rapport et qui sont membres de l’Union Européenne : la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie. Mais le sentiment pro-russe a tendance à être le plus fort dans les Républiques ex-soviétiques qui sont majoritairement orthodoxes et ne font pas partie de l’Union Européenne, y compris l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie. Le soutien en faveur du rôle géopolitique et religieux de la Russie est nettement plus faible en Ukraine, un pays à majorité orthodoxe qui est toujours engagé dans un conflit avec les séparatistes pro-russes dans la partie Est du pays, après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. En outre, dans les pays à majorité catholique ou avec une diversité de religions en Europe centrale ou orientale, tels que la Pologne et la Hongrie, on est beaucoup moins enclin à soutenir le rôle fort de la Russie. À l’exception de l’Ukraine, le soutien pour le rôle de la Russie est répandu à travers tous les autres pays à majorité orthodoxe dans lesquels le Pew Research Center a enquêté. Par exemple, sept personnes sur dix, voire plus, en Grèce (70%), Biélorussie (76%), Serbie (80%), l’Arménie (83%) et la Russie elle-même (85%) sont d’accord, complètement ou en grande partie, avec cette affirmation : « Une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident ». D’autres analystes montrent que les gens qui sont d’accord sur le fait qu’il existe un conflit entre les valeurs occidentales et les valeurs traditionnelles de leur propre pays sont plus enclins que les autres à dire qu’une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident. Il y a également un point de vue qui domine parmi les chrétiens orthodoxes selon lequel la Russie a une obligation de protéger au niveau international les populations orthodoxes. Dans chaque pays à majorité orthodoxe objet de l’enquête, à l’exception de l’Ukraine, la plupart disent qu’ils sont en accord avec la déclaration selon laquelle la « Russie a une obligation de protéger les chrétiens orthodoxes hors de ses frontières ». La majorité de chaque population orthodoxe concernée par l’enquête dans les pays autres que l’Ukraine dit aussi que la Russie a une obligation de protéger les Russes ethniques dans le monde entier. La Russie est également perçue comme le siège de l’autorité religieuse orthodoxe. Parmi les chrétiens orthodoxes, le patriarche de Moscou, qui est le chef de l’Église orthodoxe russe, est plus largement perçu comme une plus haute autorité de l’orthodoxie que le patriarche de Constantinople, malgré le statut de celui-ci de « premier parmi les égaux », les leaders orthodoxes. En fait, dans chaque pays avec une population orthodoxe significative mais qui ne dispose pas d’une Église nationale auto-administrée, les gens sont bien plus enclins à dire qu’ils considèrent le patriarche de Moscou comme la plus grande autorité dans l’orthodoxie. Ce n’est pas une surprise si la majorité en Russie (qui a sa propre Église nationale) considère également le patriarche de Moscou comme l’autorité orthodoxe la plus haute. Dans quatre des six pays étudiés qui disposent de leur Église autocéphale, à savoir la Géorgie, la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie, la plus grande partie des gens disent qu’ils perçoivent le chef de leur Église nationale comme la plus haute autorité orthodoxe. Il n’y a qu’en Grèce où la majorité voit dans le patriarche de Constantinople la plus haute autorité dans l’Église orthodoxe. Nonobstant le sentiment pro-russe, les chrétiens orthodoxes sont largement d’accord avec les autres Européens du Centre et de l’Est de l’Europe sur le fait que leurs pays devraient avoir des relations étroites avec les États-Unis et les autres puissances occidentales. La majorité ou la plupart des gens le disent dans chaque pays étudié. Cela est même vrai dans les pays qui sont en faveur d’une Russie forte. Par exemple, une majorité d’adultes en Arménie (66%), Grèce (62%) et Serbie (61%) disent qu’il est de l’intérêt de leur pays de travailler étroitement avec les États-Unis et les autres puissances occidentales. Cela dit, les sentiments étaient partagés lorsque le Pew Research Center a demandé aux gens dans les ex-républiques soviétiques s’il était plus important pour leur pays d’avoir des « liens forts » avec l’Union Européenne ou avec la Russie. La question n’a pas été posée aux Russes, mais dans trois des cinq pays à majorité orthodoxe où cela a été demandé, l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie, la majorité ou la plupart ont dit qu’il était plus important d’être allié avec la Russie, tandis que la Géorgie est très divisée à ce sujet. Dans les anciennes républiques soviétiques étudiées qui n’ont pas une majorité orthodoxe, les adultes sont plus enclins à dire qu’il est plus important d’avoir des liens forts avec l’Union européenne plutôt qu’avec la Russie.

Source (avec tableaux détaillés)

« Nous ne combattons pas les morts » : un prêtre russe raconte l’histoire du plus grand cimetière allemand de la Seconde Guerre mondiale en Russie

« Il est primordial d’enterrer correctement les soldats ennemis, car la victoire n’a pas de sens sans la bienveillance des vainqueurs », a déclaré le prêtre orthodoxe Viatcheslav, qui a aidé à organiser l’un des plus grands cimetières militaires allemands d’Europe, lequel est situé près de Saint-Pétersbourg. Dans ce cimetière militaire allemand, qui a été ouvert en l’an 2000 dans le village de Sologoubovka, à environ 80 km de Saint-Pétersbourg, sont enterrés environ 54.000 militaires allemands de la seconde guerre mondiale, selon le site officiel de la Commission des sépultures de guerre allemandes, ONG responsable pour l’entretien de celles-ci en Europe et en Afrique du Nord. Ce cimetière peut contenir jusqu’à 80.000 tombes. Jusqu’à maintenant plus de 35.000 soldats allemands ont été identifiés, selon la commission. « Nous sommes à un endroit unique pour les relations russo-allemandes » a déclaré le père Viatcheslav, qui est l’archiprêtre de l’église de la Dormition située non loin de là. « À mes yeux, il s’agit là du plus grand projet entre la Russie et l’Allemagne, dont l’initiative a été prise par la paroisse d’un petit village russe, mais qui a trouvé un écho chez les hommes politiques et le public dans toute l’Europe » a-t-il précisé. Sologoubovka a été choisi pour héberger le cimetière en raison des 3.500 militaires allemands qui y ont été enterrés pendant la seconde guerre mondiale. « C’était le facteur décisif pour installer le cimetière ici… Les restes ont été exhumés et transférés sur le lieu destiné à l’inhumation » a précisé le père Viatcheslav. Selon lui, le cimetière abrite actuellement « les restes des militaires allemands de tout le Nord-Ouest de la Russie, mais la majorité provient des proches districts de la région de Leningrad ». Les forces nazies n’ont jamais pu s’emparer de la ville de Leningrad, actuellement Saint-Pétersbourg. Cependant, elles procédèrent au blocus de la ville, qui dura 872 jours, du 9 septembre 1941 au 27 janvier 1944, qui coûta la vie de plus de 640.000 civils selon les statistiques officielles. Les nouveaux chiffres fournis par le ministère russe de la défense s’élèvent à 1,4 millions de personnes mortes pendant le siège. Le père Viatcheslav ajoute que les restes des troupes allemandes découverts en Russie étaient incinérés avant que ce cimetière soit ouvert. « Selon l’accord signé entre la Russie et l’Allemagne en 1992, la partie allemande n’a pas le droit d’indiquer les noms sur les tombes à Sologoubovka. Nous savons qui y est enterré, mais aucun signe personnel n’est placé sur les tombes, bien que nous pouvons voir les noms de chacun des morts gravé sur une pierre » a déclaré encore le père Viatcheslav. Le prêtre rappelle que des groupes entiers viennent d’Allemagne à la recherche de leurs proches, ajoutant qu’il essaye d’aider tous ceux qui viennent. Il précise encore que ceux qui reposent à Sologoubovka « ne relèvent pas de l’Église orthodoxe russe. Aussi, ils ne font pas l’objet de rites funéraires orthodoxes… mais la juste compréhension et l’aptitude à voir les résultats ravageurs de la guerre rendent ce cimetière très important pour les Russes également ». Le père Viatcheslav a poussé à la création de ce cimetière militaire allemand à Sologoubovka parce qu’il croit que « chaque soldat a le droit à une tombe ». « Nous devons rendre le soldat à la terre, indépendamment de qui il était… Nous ne combattons pas les morts… Les crimes et les criminels de guerre doivent être condamnés, mais il est vain de combattre les restes », a-t-il expliqué. Le prêtre a évoqué un officier militaire russe qui rend visite chaque année le 9 mai – jour de la victoire – pour y présenter ses respects, disant que « ceux-ci sont aussi des soldats. Un soldat n’est pas responsable de son commandement. Il ne fait que suivre les ordres ». Le père Viatcheslav ajoute que « si un vainqueur n’est pas bienveillant, cela veut dire qu’il n’a pas réellement vaincu… S’il est vindicatif, s’il est cruel, s’il ne dépasse pas la partie vaincue sur le niveau éthique, sa victoire est alors temporaire. Je pense que les Russes ont gagné cette guerre non pas seulement par des armes, mais par les valeurs morales professées par notre peuple et notre culture ». Près du cimetière, « le projet pacificateur » à Sologoubovka inclut l’église de la Dormition et le « Parc de la paix ». L’église « a été restaurée non seulement avec des fonds russes et allemands, mais aussi d’autres pays d’Europe ». Cette église, pendant la guerre, a été l’objet de tirs de l’artillerie nazie et a été détruite, restant « en ruine, couverte d’arbres et de buissons » dit l’archiprêtre. L’église devait être entièrement démolie pour laisser la place à une route conduisant au nouveau cimetière, mais l’engagement du père Viatcheslav a sauvé le lieu de culte. « Finalement, nous sommes arrivés à la conclusion que la reconstruction de l’église par des efforts communs serait un signe de réconciliation. Nous avons maintenu l’église, construit le cimetière et uni ces deux éléments dans le Parc de la paix ». Le Parc de la paix, « un terrain avec des plantations, des éléments architecturaux et des sculptures » est destiné « à souligner la tragédie de la guerre et la bénédiction de la paix ». Le père Viatcheslav déclare que tout le monde n’a pas bien accueilli l’idée de créer un cimetière pour les troupes ennemies. Cependant, nombreux sont ceux des opposants qui ont finalement compris l’importance d’un tel site pour le futur des relations pacifiques entre la Russie et l’Allemagne : « Comment cela s’est-il produit ? Nous les avons tout simplement amenés aux cimetières militaires russes en Allemagne. Ils ont vu que leurs amis reposaient dans des tombes bien entretenues avec leurs noms gravés dans la pierre ». L’archiprêtre déclare que ce qui s’est produit était presque un « miracle » : « Lorsque ces vieilles personnes, les vétérans, sont revenus à Sologoubovka, ils ont posé des fleurs sur les tombes allemandes ». Un court film vidéo sur le cimetière et l’église, avec les commentaires du père Viatcheslav est disponible ici https://youtu.be/eXBrDqn-01g (en russe avec sous-titres en anglais).

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Pour la première fois, une partie des reliques de saint Nicolas sera amenée depuis l’Italie en Russie

Une partie des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge, qui sont conservées dans la basilique de Bari, seront amenées en Russie, où elles séjourneront du 21 mai au 28 juillet 2017. Cette information a été communiquée aux journalistes par le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. « C’est un événement unique depuis 930 ans que séjournent les reliques à Bari. Au cours de cette période, elles n’ont jamais quitté la ville » a déclaré le métropolite. Répondant aux questions, le métropolite a précisé que les reliques du saint seront présentées à la vénération des fidèles d’abord en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou et, ensuite, dans l’une des principales cathédrales de Saint-Pétersbourg. Cette venue des reliques a été négociée entre le pape François et le patriarche Cyrille, suite à la rencontre de la Havane le 12 février de l’an passé. « Chaque année, des centaines de fidèles du Patriarcat de Moscou séjournent à Bari, afin de vénérer les précieuses reliques du grand saint de Dieu. Toutefois, pour la majorité des orthodoxes de Russie, de tels pèlerinages lointains sont difficiles à réaliser. Le pape de Rome François et le patriarche de Moscou et de toute la Russie espèrent que la prière auprès des reliques miraculeuses du saint serviront au renforcement de la foi dans le cœur du peuple » a déclaré le métropolite.

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Une pétition est lancée pour que le lundi de Pâques devienne un jour férié en Fédération de Russie

Le Centre « Saint Basile le Grand » a lancé une pétition en ligne pour que le lundi lumineux, c’est-à-dire le lundi de Pâques, devienne férié en Fédération de Russie. Le centre a été fondé à Moscou en 2016 avec pour mission de « promouvoir la protection et la diffusion de la Tradition orthodoxe et de la vision orthodoxe traditionnelle du monde dans le monde moderne ». « Étant donné l’importance de l’orthodoxie dans la vie de la Russie et le caractère constructif des relations Église-État, nous proposons d’introduire un jour de congé officiel lié à la fête chrétienne principale – Pâques. Étant donné le caractère et le moment de la célébration de la Résurrection lumineuse du Christ, le nouveau jour de congé devrait être le lundi lumineux, le premier jour après Pâques » est-il dit dans la pétition. Les auteurs du texte mentionnent que le lundi lumineux était un jour de congé public dans l’Empire russe avant la révolution, les employeurs étant contraints d’accorder à leurs employés le jour de congé, conformément à l’article 198 de la « Charte sur le travail industriel » de l’Empire. La pétition mentionne également les dispositions du 66ème canon du Concile quinisexte : « Depuis le saint jour de la résurrection du Christ notre Dieu jusqu’au nouveau dimanche, les fidèles doivent fréquenter sans négligence toute la semaine les saintes églises, se réjouissant dans le Christ et chantant des psaumes et des cantiques et des chants spirituels, s’appliquant à la lecture des saintes Écritures et faisant leurs délices de la communion aux saints Mystères ; en effet, nous serons ainsi ressuscités et exaltés avec le Christ. Qu’on ne donne point par conséquent, dans les jours en question, ni jeux d’hippodrome, ni autres spectacles publics ». Les auteurs de la pétition ont également souligné que la Russie est l’un des rares pays où le lundi de Pâques n’est pas un jour de congé, bien que la majorité de la population russe (70-80%) s’identifie comme chrétienne orthodoxe. La seule exception en Russie est la République de Crimée qui compte le lundi de Pâques comme férié et ce après sa réunification avec la Fédération de Russie. En outre, le parti libéral-démocratique de Russie a déposé un projet de loi à la Douma, dans le même sens, selon l’agence RIA-Novosti. Les auteurs du projet de loi croient qu’une telle loi honorerait les traditions historiques profondes de l’orthodoxie russe et confirmerait la reconnaissance par le gouvernement et la société du rôle spécifique de l’orthodoxie dans l’histoire de la Russie et dans la formation et le développement de sa spiritualité et sa culture. Le Centre Saint-Basile a également l’intention d’envoyer une lettre au président Vladimir Poutine et au patriarche Cyrille dans ce sens, « étant donné l’importance exceptionnelle de la fête de Pâques ainsi que l’expérience historique de la Russie et la pratique moderne de nombreux pays du monde ».

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L’Eglise orthodoxe de Tous-les-Saints en construction à Strasbourg est couronnée de dômes dorés provenant de la Russie

e 29 mars, 2017, nous avons franchi une étape importante et symbolique pour la construction de la nouvelle église de Tous les Saints à Strasbourg. La flèche, le dôme principal et le tambour sont installés sur l’ensemble de la construction. Quelques jours avant, les petits dômes avec les petites croix ont été installés sur les voutes de côtes. La croix principale est prévue d’être installée plus tard en présence de bienfaiteurs, d’agents de la mairie, de membres de la paroisse et d’autres invités d’honneur. Tous ces éléments dôme et les croix ont été fabriquées en Russie par l’entreprise « Predslava », spécialisée dans la fabrication des structures pour les toits complexes des églises. Dans un état démonté, ils ont été amenés en France sur trois camions. Les représentants des entreprises de construction françaises ont apprécié la qualité de produits manufacturés en Russie, les éléments de construction du futur toit d’église, ainsi que l’originalité des solutions d’ingénieurs russes pour la réalisation de tâches complexes liées à l’installation de la flèche et du toit. Le dôme central est à 3 mètres dans le diamètre et de 3,85 mètres à la hauteur. Le processus d’assemblage de ce dôme a pris plusieurs semaines et a eu lieu à Eschau, une petite ville près de Strasbourg. La ville d’Eschau détient depuis le VIII-ème siècle les reliques des saintes appelés la Foi, l’Espérance et la Charité et leur mère Sophie, est un centre de pèlerinage, y compris pour les chrétiens orthodoxes. La flèche a été rassemblée directement sur le chantier de construction. La livraison du dôme central d’Eschau à Strasbourg était un problème logistique difficile, car en raison de sa taille, il est classé en tant que cargaison surdimensionnée. Pour cette raison, il était nécessaire d’avoir un convoi exceptionnelle avec une plate-forme et une escorte policière sur toute la route. Les transporteurs ont dû pré-mesurer la hauteur de chacune des travées sous les ponts, afin d’assurer le passage du dôme à quatre mètres, qui a été monté sur une plate-forme en dessous. Dans un cas « gap » entre le sommet du dôme et la partie inférieure du pont était d’environ de 5 cm “. Avant de commencer l’installation, l’hégoumène Philippe (Ryabykh) recteur de la paroisse russe orthodoxe de Tous les Saints, en présence de représentants des entreprises de construction impliquées dans les opérations de montage, a consacrée la flèche, les dômes et les petites croix.

Pour soulever et installer la flèche dont le poids est supérieur à 12 tonnes, une grue à flèche extensible avec une capacité allant jusqu’à 250 tonnes a été amenée sur le chantier. Grâce aux travaux préparatoires menés à la veille de l’installation, la flèche et le dôme ont été installés rapidement et sans complications.

L’élégance et les formes harmonieuses de la flèche de l’église et du dôme central, qui a été posé sur le terrain, avait l’air énorme et semblait d’être disproportionnée par rapport avec l’église elle-même. Suite à l’installation sur les voûtes de l’église, la proportion de la partie inférieure du bâtiment donnait une vue magnifique sur toute l’ensemble de la construction. On note surtout les rayures d’or qui ornent le périmètre de la flèche de l’église, ce qui lui donne une élégance particulière de solennité.

La construction de l’église de Tous les Saints à Strasbourg se réalise depuis 2013 exclusivement par les dons privés. À l’heure actuelle, environ deux mille personnes de chaque coin du monde, ainsi que plusieurs entreprises russes, ont contribué à la construction. Les fonds pour la production et l’installation de la flèche, des dômes, des croix et du toit de l’église ont été financées par la société russe pétrolière « Transneft », qui demeure le principal bienfaiteur de la construction.

La paroisse garde un livre qui s’appelle «la Dîme» qui enregistre tous les noms de tous ceux qui ont contribué à la construction de l’église orthodoxe russe sur le sol français. Leur nom sera immortalisé dans la future église. La portée des travaux est si grande que la paroisse avait besoin d’un soutien financier. En plus des coûts pour la construction, la paroisse a besoin des fonds pour l’équipement, la décoration de l’église et la maison paroissiale. La paroisse sera reconnaissante de toute aide.

La construction de l’église russe est très suivie par la presse locale et suscite un grand intérêt parmi les résidents de la ville. Ils sont surtout attirés par une façon non-habituelle à la construction des églises – il s’agit d’un style de la flèche, qui est très caractéristique de l’architecture de la Russie du nord. L’architecte principal du projet est Dmitry Pshennichnikov (Moscou, Russie). Le terrain de l’église a été visité par le maire de la Ville Rolan Reis, les représentants de différentes sociétés françaises de construction et de l’architecture, ainsi que les membres de différentes délégations des organes locales de l’Alsace.

Strasbourg est une ville souvent nommée comme la «Capitale de l’Europe». Elle est le siège du Conseil de l’Europe et de nombreuses organisations internationales. Les sessions du Parlement Européen siègent également à Strasbourg une fois par mois. L’existence de la construction de cette église n’est pas juste important pour la communauté russophone orthodoxe. Cette œuvre va également être un témoignage de la foi et des traditions orthodoxes au cœur de l’Europe occidentale. Sans doute, l’église et la centre paroissiale vont devenir un centre de rapprochement et une plateforme spirituelle et culturelle entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest.

Depuis 2004, la Représentation du Patriarcat de Moscou auprès du Conseil de l’Europe existe à Strasbourg, qui est dirigée par l’hégoumène Philip (Ryabykh), qui demeure en même temps le recteur de l’église russe orthodoxe de Tous les Saints. Depuis 2016, l’hégoumène Philip est également responsable à représenter le Patriarcat de Moscou auprès des institutions européennes à Bruxelles (Belgique).

Nous invitons tous les membres de la paroisse à admirer la nouvelle église. On vous prie, cependant, à bien noter que l’entrée au chantier est interdite pour des raisons de sécurité. Vous pouvez voir l’église, sa flèche et les dômes et faire de belles images de la zone autour de la clôture, sans aller sur le site lui-même. L’église a surtout une vue très magnifique de l’autre côté du canal.

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Homélie de l’évêque Tikhon de Yegorevsk, prononcée à l’occasion de la première liturgie devant la nouvelle église des néomartyrs et confesseurs de Russie, le jour de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II

Nous publions ci-après in extenso l’homélie de l’évêque Tikhon de Yegorevsk, supérieur du monastère Sretensky, prononcée le 15 mars, à l’occasion de la première liturgie devant la nouvelle église des néomartyrs et confesseurs de Russie : « Nous savons que ce jour est particulier. C’est le jour où la Reine du Ciel, nous a donné le signe de Son icône « Souveraine » et a pris de façon providentielle le sceptre du pouvoir sur notre Patrie, sur la Russie, lequel est tombé des mains du dernier représentant de la dynastie tricentenaire, le saint martyr Nicolas II. Lorsque nous avons commencé à ériger cette église, nous avons prié afin que le Seigneur nous bénisse pour achever ce travail précisément ce jour, le centenaire du commencement des événements les plus tragiques, peut-être, qu’ait connu notre Patrie. C’est le commencement de ce chemin des épreuves que, par la miséricorde de Dieu, notre peuple a surmonté, ces épreuves qui ne l’ont pas brisé et qui ont amené au Christ, à la victoire de la Résurrection du Christ, les descendants de beaucoup de ceux qui, à un certain moment, avaient apostasié. L’église est dédiée à la Résurrection du Christ qui triomphe de tout, et aux fidèles disciples du Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire Ses saints Néomartyrs et Confesseurs. Le Seigneur a accompli le souhait de notre cœur. Et voici qu’aujourd’hui, en cette date anniversaire, importante au moins par le fait que nous réfléchissons à la voie parcourue par notre pays et notre peuple, nous prêtons l’oreille aux leçons que nous devons tirer et nous comprenons le principal : tout se trouve dans les mains de Dieu seulement. Le Seigneur fait descendre aux enfers et en fait remonter. C’est ce qui s’est produit aussi avec notre Patrie, descendue aux enfers et remontée vers la Résurrection du Christ, la résurrection de la vie en Dieu pour des millions de nos compatriotes. Les leçons de Dieu sont parfois très lourdes. Les leçons de Dieu résident encore dans le fait que l’insouciance, la pusillanimité, l’infidélité des hommes sont supportées longtemps par Lui, mais arrive ensuite la minute lors de laquelle les plus insouciants et leurs descendants doivent expier par une épreuve amère, mais salvatrice. Nous commémorons aujourd’hui les saints Néomartyrs, mais nous ne savons pas combien il y a eu de martyrs de l’ombre, qui à un certain moment ont renié l’Église et la foi, mais grâce aux épreuves et la voie du martyre sont revenus au Christ, peut-être durant les dernières minutes. Ils sont revenus et ont découvert le sens et le but de toute leur vie, l’union avec Dieu, l’union avec le Christ. Cela s’est produit de la même façon que sur le Golgotha avec le larron : se trouvant sur la croix, il a fait au dernier moment ce qui lui était possible, il prononça de tout cœur seulement quelques mots : « Souviens-Toi de moi, Seigneur, dans Ton Royaume ». Il n’a eu dans sa vie aucun labeur spirituel, aucune piété toute sa vie durant. Seulement les péchés d’abandon, de trahison, de lâcheté et de tromperie, selon l’expression de l’empereur Nicolas Alexandrovitch. C’est la même chose que, probablement, de nombreux compatriotes pouvaient dire d’eux-mêmes : ils étaient coupables de trahison, de lâcheté et de tromperie. À l’égard de l’Église, du Seigneur, il s’agissait de la voie historique de la Russie orthodoxe, la voie qu’ils connaissaient, mais qu’ils ont négligée. Ce sont des leçons pratiques pour nous tous. Nous fêtons la gloire des saints Néomartyrs, vilipendés et rejetés par ce siècle, ridiculisés et torturés par leurs contemporains. Notre mémoire, c’est comme une sorte d’icône, ici sur terre, de ce qui se produit dans le Royaume céleste. Notre mémoire, n’est qu’un petit éclat de la gloire que ces hommes ont dans le Royaume des cieux. Ils étaient peu nombreux, mais ils avaient précisément raison, ils ont choisi précisément la véritable voie, parce qu’ils ont choisie la Voie, la Vérité et la Vie – le Christ. Malgré cela, il semblait que tout, autour d’eux, leur criait : « Quittez-Le ! Laissez-Le – et vous vivrez ». Et eux disaient autre chose : « Cherchons Dieu, et notre âme vivra » (cf. Ps. 68,33). C’est une haute leçon spirituelle. Mais il y a aussi une leçon pratique. Elle ne vient pas des saints Pères, ni des grands ascètes, elle nous est enseignée par des contemporains, qui regardaient les événements depuis l’extérieur, en 1917. L’un d’entre eux n’était pas orthodoxe, je ne sais même pas s’il était chrétien, il s’agit de l’ambassadeur de France à Petrograd, Maurice Paléologue, qui disait : « C’est étonnant, je ne connais pas d’autre peuple plus influençable que le peuple russe ». Ces gens qui saluaient le renversement de l’autocratie, convaincus de la justesse de leurs actes, s’écriaient avec enthousiasme : « Hourra ! » (c’est le mot séculier pour « Hosanna »), de même qu’ils persuadaient tous et eux-mêmes qu’enfin tout changerait, que viendraient les gens les plus dignes, que commencerait le royaume du bonheur et de la justice. Quelques mois après, les mêmes personnes étaient horrifiés et pleuraient avec des larmes de sang, parce que le pays qu’ils avaient remis eux-mêmes à ceux qui étaient les plus dignes et qui avaient été élus, s’effondrait. Vers l’été 1917 déjà, il n’y avait pratiquement plus de Russie, voilà ce qu’en ont fait ceux qui avaient frénétiquement brigué le pouvoir, qui affirmaient avec suffisance et croyaient fermement qu’ils savaient comment faire mieux. Il s’est avéré que diriger l’État russe était plus que difficile. Le pays s’effondrait et tombait dans les mains de l’antichrist, de ses précurseurs. Qui a transmis la Russie et son peuple  aux mains de ces précurseurs ? – Ceux qui aimaient infiniment la Russie, comme ils le disaient. Et il faut dire qu’ils ne mentaient pas. Tous ces acteurs du complot ignoble – et les militaires, et les aristocrates, et les membres de la douma, et l’intelligentsia, et le peuple, criaient partout : nous faisons cela pour la Russie ! Nous sommes prêts à mourir pour elle ! Et, par la suite, ils ont prouvé leur amour parfois par leur mort même, dans l’armée blanche. Mais voici qu’en définitive ce sont précisément ces gens qui aimaient infiniment la Russie qui ont livré le pays aux mains de cet homme qui a déclaré : « Mes bons messieurs, je crache sur la Russie ! » Ces mots appartiennent à celui dont le corps gît encore aujourd’hui sur la Place Rouge. Voici ce qu’ont fait, avec grand amour pour la Patrie, ceux que l’on qualifiait alors d’espoir et de meilleurs hommes du pays. Ces leçons doivent s’imprimer dans notre esprit et dans notre cœur. Nous ne pouvons permettre à nouveau quelque chose de semblable. Maintenant, Dieu merci, les conditions préalables à pareille chose sont absentes. Mais, en un clin d’œil tout peut changer si les membres de l’Église du Christ ne le sont qu’en apparence. C’est alors que l’Esprit de Dieu les quittera. Et aujourd’hui, en ce soir magnifique, remarquable, de la Table du Seigneur, prions afin que le Seigneur ne nous laisse pas entrer en tentation, qu’Il nous délivre du malin, qu’Il nous préserve, nous le petit troupeau de Son Église. Afin que dans cette église en l’honneur des Néomartyrs, souhaitée et construite par nous tous, nous puissions durant de nombreuses années célébrer la Table du Seigneur. Afin que vos enfants et vos petits-enfants la célèbrent ici. Je voudrais vous remercier tous, au nom de toute la fraternité de notre monastère, pour la prière d’aujourd’hui. Je voudrais remercier la fraternité de notre monastère elle-même pour ses labeurs, pour la construction et l’aménagement de cette église. Je voudrais exprimer des paroles de reconnaissance à tous les constructeurs, architectes, aux remarquables artistes, aux ingénieurs. Je vous remercie vous tous pour avoir pu nous permettre, par vos labeurs et vos prières, de célébrer un office aussi extraordinaire. Probablement, ce n’est pas un hasard. Le premier office, ici au Monastère Sretensky, le jour de la fête de la Rencontre du Seigneur, en 1994, s’est produit également dans la rue, nous nous en rappelons. De même, le premier office devant la nouvelle église, se déroule, non pas à dessein, mais comme les choses l’ont voulu, en plein air, dans la grande église du monde Divin, dans lequel nous vivons tous. Je voudrais remercier également le chœur et tous les étudiants, puis encore une fois, tous nos paroissiens. Que Dieu vous aide, vous renforce dans la foi, et que la Reine du Ciel vous protège. Amen ».

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Commémorations liturgiques en Russie de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine » et de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II

Le 15 mars, jour de la commémoration de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine » et de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II ont eu lieu des offices solennels en l’église N.D. de Kazan à Kolomenskoïé (près de Moscou), au monastère Sretensky à Moscou, et en l’église des saints martyrs impériaux à Ekaterinbourg. Rappelons que l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine », peinte probablement au XVIIIème s., avait été cachée dans la cave de l’église de N.D. de Kazan à Kolomenskoïe pendant l’invasion napoléonienne, puis était restée oubliée. Le jour même de l’abdication du tsar, le 15 mars 1917, une paysanne de la région de Moscou eut une vision de la Mère de Dieu lui enjoignant de se rendre au village de Kolomenskoïé pour rechercher une icône dont « la couleur changerait du noir au rouge ». Après des recherches effectuées avec le prêtre de l’église, l’icône en question, recouverte de suie, fut trouvée. Lorsqu’elle fut amenée à l’extérieur, la lumière du soleil fit ressortir que la Mère de Dieu était revêtue de la tunique écarlate d’un monarque, portant également un sceptre et un orbe, les symboles régaliens. Dans l’esprit du peuple russe, l’apparition de cette icône le jour de l’abdication impériale signifiait que le Mère de Dieu règnerait à la place de l’empereur. C’est donc dans l’église de Notre-Dame-de-Kazan à Kolomenskoïé que le patriarche de Moscou Cyrille a célébré la liturgie des présanctifiés le 15 mars. On peut visionner ici https://youtu.be/q6U4iKlqI5A des extraits de la liturgie avec la prière pour « les défunts serviteurs de Dieu qui ont péri pendant les combats révolutionnaires fratricides », la prière au tsar-martyr Nicolas II et les passages du sermon patriarcal que nous reproduisons ci-après : « Ceux qui se sont appropriés le pouvoir impérial, l’ont livré à ces forces encore plus radicales, et nous savons comment s’est terminée cette tragédie. Elle ne s’est pas achevée immédiatement ; pas même après la terrible et sanglante guerre civile, pas même après les temps de dictature et des répressions massives qui lui étaient liées, pas même après la guerre sanglante qui a emporté des millions et des millions de vies, pas même après-guerre, et pas même dans les années 1990, lorsque nous avons réfléchi à nouveau comment changer la vie du pays… Le jour de l’abdication de l’empereur est apparue l’icône « Souveraine », et cet événement, qui s’est produit ici à Kolomenskoïé, a été perçu par tous comme une manifestation de la volonté Divine. Le tsar visible est parti et sur le trône russe est montée la reine du Ciel… Malgré toutes les réussites de notre peuple dans le domaine de la science, de l’art et d’autres encore, cette tragédie nationale ne quittera jamais notre mémoire. Tout ce qui s’est passé avec nous, il y a cent ans et s’est poursuivi au long d’une grande partie du siècle, est pour nous l’exemple le plus grand de la force de la Providence divine. Le Seigneur, à partir de ces pierres-ci peut susciter des enfants à Abraham. Il peut de façon miraculeuse changer la vie des gens et de tout le pays. Mais il est très important que les changements dans notre vie personnelle et celle de la société ne soient jamais accompagnés de cette injustice, de cette méchanceté qui ferment les portes à la grâce divine. Dieu se retire et nous livre à nous-mêmes, si par la violence, la méchanceté, le mensonge, nous tentons de construire une vie heureuse ». Au monastère Sretensky, la liturgie des présanctifiés a été célébrée en plein air, à 18h, devant l’église des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, construite sur lieu où ont été torturés de nombreux évêques et prêtres, où avaient lieu les interrogatoires et les exécutions. L’église n’étant pas encore consacrée, l’office présidé par l’évêque de Yegorievsk Tikhon, assisté par le clergé du monastère, a eu lieu sur le parvis, où étaient rassemblés environ 2000 fidèles, dont beaucoup ont communié. Le chant était assuré par les séminaristes de Sretensky. Après la liturgie, toutes les personnes présentes ont été invitées à un repas. Celles qui avaient communié avaient jeûné depuis minuit, à l’exception des malades, qui se sont abstenus de nourriture et de boisson depuis midi, selon le règlement en vigueur de l’Église orthodoxe russe. On peut voir ici un court film vidéo de cette liturgie. À Ekaterinbourg, une Liturgie solennelle a eu lieu en « l’église-sur-le-sang », construite sur le lieu de l’assassinat de la Famille impériale. La Liturgie était présidée par le métropolite d’Ekaterinbourg et Verkhotourié Cyrille, assisté des quatorze métropolites et évêques du district fédéral de l’Oural, et en présence d’une nombreuse assistance. On peut visionner ici des extraits de la cérémonie.

Sources : 1, 2 et 3

Des mosaïques réalisées en Russie orneront la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

La Commission russo-serbe dont le but est d’évaluer graduellement les travaux des artistes qui réalisent les mosaïques de la coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, s’est réunie vendredi dernier à Moscou et a donné son « feu vert » à la continuation du travail. Les co-présidents de la Commission sont le métropolite de Volokolamsk Hilarion pour le côté russe, et le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, pour le côté serbe, tandis que le président est le représentant du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie Alexandre Radkov. Les membres de la commission ont vu pour la première fois des parties de la mosaïque de l’Ascension du Christ, alors qu’ils n’avaient jusqu’à présent vu que les dessins. Les mosaïques qui orneront la coupole de la plus grande église des Balkans sont impressionnantes et bien plus belles que sur les dessins. La mise en place de la mosaïque dans la coupole de l’église commencera au début du mois d’avril et les travaux seront achevés avant la fin de l’année. Les parties des mosaïques destinées à la coupole devront être transportées à Belgrade et montées. Au début de la session de la commission, le métropolite de Volokolamsk s’est adressé à l’assistance par ces paroles : « Le projet de l’ornementation de l’église Saint-Sava revêt une grande importance pour le développement des relations traditionnellement fraternelles des Églises orthodoxes russe et serbe, mais aussi des peuples russe et serbe ». Le métropolite a également transmis les salutations du patriarche de Moscou Cyrille, soulignant que celui-ci concevait ce projet comme « la construction de l’amitié éternelle entre les peuples russe et serbe et de la solidarité entre les Églises russe et serbe ». Le métropolite Amphiloque a mentionné que soixante personnes travaillaient actuellement sur les mosaïques, et que 150 artistes en tout participent à cette œuvre, venus de toutes les académies des beaux-arts de Russie. Tous ensemble, ils réalisent une mosaïque qui s’étendra sur 3.500 m2 environ. Le métropolite Amphiloque a remercié l’Église russe par les paroles suivantes : « Notre Église, comme notre peuple, ressent une gratitude exceptionnelle pour cette aide de nos frères de Russie et de l’Église russe. Je pense personnellement que depuis la construction de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople, à l’époque de l’empereur Justinien, il n’y a pas eu une telle entreprise dans l’Orient orthodoxe ». Les membres de la commission ont exprimé l’espoir que les travaux principaux sur l’église soient achevés en 2019, à l’occasion du 800ème anniversaire de l’autocéphalie de l’Église serbe. La société russe « Gazprom Neft » a fait un don de 4 millions d’Euros pour la décoration intérieure de la coupole de l’église, dans le cadre de son programme de soutien aux projets humanitaires dans le domaine de la culture et de la préservation du patrimoine historique de la Serbie.

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Message du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à l’occasion du centenaire des événements tragiques liés à la révolution en Russie et au début des persécutions religieuses

À l’occasion du centenaire des événements tragiques de révolution en Russie et du début des persécutions religieuses, le Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a publié le message suivant, en date du 10 mars 2017 :
« Bien-aimés frères et sœurs en Christ,
Cette année, le monde entier et en premier lieu nous tous, nous remémorerons de la plus grande tragédie du XXème s. qui a bouleversé le sort de millions de gens. Cette tragédie a touché littéralement chaque famille russe, où qu’elle se trouvât. Nous commémorons maintenant le centenaire de la révolution sanguinaire et destructrice en Russie. En raison de la trahison du gouvernement et des autorités militaires, le Tsar a été contraint d’abdiquer, et il s’en est suivi une chaîne d’événements inévitables : l’effondrement de l’État, la mort en martyr du Tsar lui-même et de la Famille impériale, l’atroce guerre fratricide, les persécutions sans précédent en Russie contre l’Église orthodoxe et la foi en Dieu. En 1909, Pierre Stolypine disait : « Donnez à l’État vingt ans de paix interne et externe, et vous ne reconnaîtrez plus la Russie actuelle ». Mais le premier-ministre russe lui-même ne devait vivre que deux ans encore. Il fut assassiné en présence de son Tsar dans un théâtre de Kiev en 1911. Le fait que la Russie avançait à grands pas, était connu loin des frontières de notre Patrie, et précisément aux États-Unis d’Amérique. En novembre 1914 sortit un numéro spécial de la revue « National Geographic » consacré à la Russie. Les recherches sociales et économiques montraient qu’à la date indiquée par Stolypine, selon les indicateurs fondamentaux, la croissance de la Russie atteindrait un niveau imparable. Seule la révolution, organisée et soutenue par les pays occidentaux l’ont arrêtée. On n’a pas même donné vingt jours de tranquillité à notre Patrie. À ce sujet, il faut se rappeler que le dénigrement constant de la Russie par la « civilisation occidentale » auquel nous assistons aujourd’hui, existait il y a cent ans, voire bien avant. Le monde détestait l’Empire russe, héritier de la sainte Russie orthodoxe. Ni la fidélité de la Russie à ses devoirs en tant qu’alliée, ni la disposition des souverains russes à collaborer n’ont aidé. La déclaration du célèbre homme d’État britannique, Lord Palmerston, est caractéristique : « Comme il est difficile de vivre dans un monde où personne ne fait la guerre contre la Russie ». Cette déclaration remonte au milieu du XIXème siècle mais, malheureusement, est restée inaperçue. Au début même du XXème siècle, le saint hiérarque Macaire (Nevsky), métropolite de Moscou et de Kolomna, avait prévenu : « Nous passons par des temps troublés. Il y a eu en Russie des temps de tribulations, mais ils n’ont jamais été pires que maintenant. Alors, tous étaient pour Dieu, tous souhaitaient savoir ce qui Lui était agréable, mais ce n’est pas le cas maintenant. Alors, tous étaient pour le Tsar. Maintenant, ce n’est plus le cas. Maintenant s’élèvent des voix blasphématoires contre Dieu et des complots contre Son Oint… » Les classes instruites en Russie, éduquées dans les traditions occidentalistes, ont précipité la Russie dans l’abîme, avec une obstination quasi suicidaire, incitant de toutes manières le peuple russe à renoncer à sa foi, à son Tsar et à sa Patrie. Les paroles du psalmiste David viennent à l’esprit : « L’insensé dit en son cœur : il n’y a pas de Dieu » (Ps. 13,1). Mais même dans les temps les plus difficiles des persécutions, le Seigneur n’a pas délaissé Son peuple. Ainsi, cette année, nous commémorons un autre jubilé centenaire, non moins important, celui du rétablissement du Patriarcat en Russie. Cela s’est produit précisément lorsqu’un Primat et intercesseur pour toute l’Église russe était particulièrement indispensable. L’intronisation du saint hiérarque, le patriarche-confesseur de toute la Russie, eut lieu le 21 novembre / 4 décembre 1917 en la Cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, en la fête de l’Entrée au temple de la Très sainte Mère de Dieu. Mais avant encore, le jour même de l’abdication de l’Oint de Dieu, le Tsar Nicolas Alexandrovitch, le 2/15 mars 1917, la merveilleuse icône de la Mère de Dieu dite « Derjavnaïa » [la Souveraine] est apparue à notre peuple, comme un signe que la Très Pure Souveraine n’abandonnerait pas la Russie souffrante, laquelle était appelée depuis les temps immémoriaux « la Maison de la Très sainte Mère de Dieu ». Maintenant, alors que, comme l’a exprimé le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, « le Seigneur a changé Sa colère en miséricorde à l’égard de la Russie », la Providence a donné la possibilité à tous les Russes de revenir à leurs racines orthodoxes. Il nous est maintenant nécessaire de comprendre notre histoire et les raisons pour lesquelles de lourdes épreuves ont échu à la Russie. L’une des raisons de ces événements tragiques résulte de l’oubli de Dieu et de l’indifférence envers la foi du Christ, ainsi que du rejet du pouvoir établi par Dieu. On ne peut en aucun cas justifier les responsables de cette funeste révolution. L’un des symboles de cette réconciliation du peuple russe avec le Seigneur pourrait être d’évacuer de la Place Rouge les restes du principal persécuteur et bourreau du XXème siècle et de détruire les monuments qui lui sont dédiés. Ce sont tous les symboles du malheur, de la tragédie et de l’effondrement de l’État que Dieu nous avait donné. Il faut agir de même avec les appellations des villes, des provinces, des rues, qui jusqu’à ce jour sont privées de leurs noms historiques. Durant les années de tribulations, l’Église russe hors-frontières a toujours considéré de son devoir sacré d’exprimer toute la vérité sur l’histoire russe, ce qui était impossible dans la Patrie, et avant tout de rappeler au peuple russe le calvaire des Néomartyrs. Ce n’est pas une question politique, comme certains le prétendent, mais c’est une question de conscience spirituelle. Il nous faut connaître le mieux possible l’histoire de l’exploit des Néomartyrs et confesseurs de Russie. Alors, nous l’espérons, l’homme russe lui-même, suivant l’injonction de sa conscience, arrivera à la conviction que dans son pays gardé de Dieu, il n’y a plus de place pour les symboles du pouvoir ennemi de Dieu et pour les noms des athées militants.Il y a dix ans, lors de la grande consécration de l’église du polygone de Boutovo, le métropolite Laure d’éternelle mémoire, s’adressant à l’assistance, déclara : « Ici, la terre est abondamment abreuvée du sang des martyrs et est jonchée de leurs os. Qu’elle soit un l’autel au Christ notre Dieu ! Le prophète s’est exprimé depuis longtemps sur les persécuteurs de l’Église : « J’ai vu l’impie triomphant, il se dressait comme les cèdres du Liban ; quand je suis repassé, voici qu’il n’était plus, je l’ai cherché, et on ne trouvait plus sa place » (Ps. 36, 35-36). Que soit effacé leur souvenir dans les cœurs des hommes, et que l’Église du Christ sur la Terre russe soit affermie dans les siècles ! » Nous appelons tous nos fidèles, tous les orthodoxes russes dans la patrie et dans la diaspora à garder, comme la prunelle de leurs yeux le don que le Seigneur nous a confiés : la sainte foi orthodoxe salvatrice, en se rappelant toujours des paroles du Christ : «Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice… » (Matth. 6,33). Amen.
Avec amour en Christ,
+ HILARION, métropolite d’Amérique orientale et de New York, Primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières
+ MARC, archevêque de Berlin et d’Allemagne
+ CYRILLE, archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale, secrétaire du Synode des évêques
+ GABRIEL, archevêque de Montréal et du Canada
+ PIERRE, archevêque de Chicago et d’Amérique centrale
+ NICOLAS, évêque de Manhattan, secrétaire-adjoint du Synode des évêques

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a établi la liste des initiatives prévues à l’occasion du centenaire du début des persécutions religieuses en Russie

Lors de sa séance du 9 mars 2017, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a approuvé les propositions qui suivent, préparées par le Comité que celui-ci avait constitué le 1er février 2017, afin d’établir le programme des commémorations ecclésiales du centenaire du début des persécutions contre l’Église orthodoxe russe :
1. Célébration de la sainte Liturgie, présidée par S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie le 15 mars 2017, jour de l’abdication du saint empereur martyr Nicolas II et de l’apparition de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine », perçue par les contemporains de l’événement comme un signe miraculeux de l’intercession de la Reine du Ciel pour la Terre russe.
2. À l’occasion de la consécration par S.S. le patriarche Cyrille, de l’église de la Résurrection du Christ érigée en mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe et située au monastère stavropégiaque Sretensky à Moscou, qui aura lieu en la fête de l’Ascension du Seigneur, le 25 mai 2017, commémoration, avec la mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs, du dixième anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe [c’est-à-dire de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Moscou, ndt] et ce
3. Réalisation en 2017, dans la salle des Conciles ecclésiastiques de la cathédrale du Christ Sauveur, d’une conférence thématique scientifique, sa préparation étant confiée aux Académies ecclésiastiques de Moscou et de Saint-Pétersbourg ainsi qu’à l’Université orthodoxe Saint-Tykhon.
4. Célébration, au cours de l’année 2017, dans les diocèses de l’Église orthodoxe russe, d’offices solennels dédiés à la mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs, accompagnés de processions, ainsi que de manifestations scientifiques et publiques.
5. Accomplissement de manifestations mémorielles non seulement en 2017, mais les années suivantes également, s’il y a des plans établis aux niveaux locaux, coïncidant en particulier avec les dates rondes du trépas des saints martyrs.
6. Réalisation par le Conseil des éditions de l’Église orthodoxe russe de la coordination des publications dédiées au centenaire du début des persécutions de l’Église orthodoxe russe.
7. Publication par les Éditions du Patriarcat de Moscou d’un album illustré évoquant l’exploit et la vénération des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe.
8. Préparation par l’entreprise artistique « Sofrino » de cinq coffrets destinés aux vénérables reliques des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe.
9. Demande aux évêques diocésains de présenter pour le 1er décembre 2017 au Comité d’organisation les informations concernant les manifestations commémoratives ayant eu lieu dans leurs diocèses, pour information de S.S. le patriarche et des membres du Saint-Synode.

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Une procession pan-russe avec les reliques des saints néomartyrs de Russie aura lieu en 2017

Une procession pan-russe avec les reliques des saints néomartyrs de l’Église orthodoxe russe aura lieu cette année, cent ans exactement après les événements de 1917, dans tous les diocèses de l’Église orthodoxe russe. Cela a été communiqué par le recteur de l’église des saints néomartyrs et confesseurs de Russie à Boutovo (banlieue de Moscou), l’archiprêtre Cyrille Kaleda, qui est aussi membre de la commission des canonisations des saints. L’archiprêtre a annoncé, lors de son intervention aux « Conférences de Noël » en la cathédrale du Saint-Sauveur à Moscou, qu’un groupe spécial avait été constitué pour l’organisation et la réalisation cette année de manifestations commémoratives ecclésiales. « Nous comprenons tous la signification de cette année. L’une des choses importantes qu’il est proposé d’accomplir, est de rassembler dans un coffret des fragments de reliques des nouveaux martyrs qui auront été retrouvées. Le coffret sera amené en procession dans tous les diocèses de notre Église orthodoxe russe, dans les frontières de la Russie. Ce sera une procession qui aura lieu au cours de toute l’année », a déclaré le père Cyrille. Celui-ci a précisé qu’actuellement, seules sont connues les reliques d’environ soixante néomartyrs sur les 1700 qui ont été canonisés. « Ayant une grande expérience dans l’organisation de telles processions, je comprends que ce qui est prévu, est une grande action spirituelle… Cette année n’est pas seulement celles de certaines manifestations, conférences, de la création de certains musées, mais cette année, en premier lieu, doit être celle de la prière », a ajouté le prêtre.

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Le patriarche de Moscou Cyrille : « Les peuples de Russie et d’Ukraine sont appelés à préserver leur fraternité »

Ce jeudi, le patriarche de Moscou Cyrille, au cours de son intervention devant la Douma d’État a qualifié la technologie et les moyens destinés à séparer les peuples russe et ukrainien « d’art du diable », et appelé à préserver la fraternité, fondée sur des héros nationaux communs. « L’Ukraine vit maintenant une étape très complexe de son histoire. Les troubles au sein du pays ont aussi une incidence sur les relations russo-ukrainiennes, ce qui est causé, cela n’est un secret pour personne, par les activités de forces extérieures. Mais les peuples de Russie et d’Ukraine, qui passent maintenant par de sérieuses épreuves, sont appelés en dépit de tout à préserver les relations et l’unité fraternelles, à montrer de la fermeté et ne pas permettre aux meules géopolitiques de broyer notre communauté culturelle et spirituelle séculaire ». a affirmé le patriarche. Celui-ci a ajouté que l’on peut voir maintenant comment « en utilisant les techniques et les moyens les plus sophistiqués », « les graines de la haine et de l’inimitié sont semées entre Russes et Ukrainiens  avec une expérience réellement diabolique ». En outre, tout est fait afin « qu’en s’enfonçant dans une atmosphère de passions et de haine insensée », les deux peuples oublient ce que signifie pour eux leur histoire pluriséculaire et les liens du sang. « Nous sommes appelés à ne pas oublier notre héros national commun, le prince Vladimir égal-aux-apôtres, dont nous restons les enfants spirituels, quoi qu’il se passe sur le forum international. Dans la famille des peuples de la Rous’ historique, il n’y a pas de frères indésirables », a conclu le patriarche.

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1 800 000 personnes ont pris part aux « bains de la Théophanie » en Russie

1 800 000 personnes ont pris part aux « bains de la Théophanie » en Russie, ce qui est supérieur aux chiffres de l’an passé. C’est ce que le service de presse du Ministère russe des situations d’urgence a communiqué à l’Agence Interfax. « Environ 4000 lieux destinés au bain de la Théophanie sont équipés dans toute la Russie. Plus de 1.800.000 personnes ont participé au bain traditionnel » est-il déclaré dans le communiqué. Plus de 42.000 personnes, dont des employés du Ministère et d’autres services ont été employés pour la sécurité. « Aucun incident n’a eu lieu durant le bain festif de la Théophanie » a déclaré le Ministère. Chaque lieu de bain était équipé de la lumière, avec des chemins spéciaux et des patins pour circuler sur la glace, des voies sûres pour entrer dans l’eau, des lieux où l’on pouvait se réchauffer, des points où l’on sert des plats chauds.

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Un livre sur le « Stalinisme “orthodoxe” » paraît en Russie

Un livre intitulé « Stalinisme “orthodoxe” – questions et réponses » est paru en Russie. Nous publions ci-dessous l’introduction à cet ouvrage, rédigée par Natalia Irtenina, de l’Union des érivains de Russie.

stalanisme_orthodoxe« L’archimandrite Élie (Nozdrine), un staretz connu qui vécut au monastère de Pskov-Petchersky, puis sur le Mont Athos, pour devenir maintenant père spirituel des moines d’Optino et confesseur du patriarche de Moscou Cyrille, a donné sa bénédiction à l’édition de ce livre. Selon le staretz, la Russie se trouve devant une ligne qui, si elle est dépassée, précipitera à nouveau le pays dans l’abîme. À nouveau, le parti communiste redresse sa « corne »rouge et son idéologie, à nouveau on chante les louanges de Lénine, Staline et des autres dirigeants bolcheviques. Il se trouve des prêtres qui célèbrent des offices d’intercession devant les « icônes » de Staline. Des « bobards » sont répandus sur la profonde foi chrétienne du « père des peuples » et son rôle inestimable dans le salut de l’Église pendant la Grande Guerre patriotique. Au niveau de la conscience des masses renaissent des mythes sur la vie magnifique, heureuse, au pays des Soviets. L’orthodoxie et le communisme sont mis sur le même pied, ils sont précédés d’un signe « égal », tandis que le PCUS se proclame porteur des valeurs chrétiennes, et notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est considéré comme le premier communiste de l’histoire. Comme le dit le père Élie, « La Russie se tient maintenant à côté de Dieu. Or il faut qu’elle se tienne face à Lui. Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de repentir pour tout ce que les communistes ont fait à leurs frères, ce qu’ils ont fait contre la foi, contre la paysannerie, contre le pays, contre Dieu ! Le Seigneur attend de nous de prendre conscience de tout ce qui s’est passé ! » Mais les communistes contemporains, les stalino-léninistes, les partisans de Prokhanov et son « Club d’Izborsk » [connu pour son « icône » de la Mère de Dieu « Derjavnaïa » entourée de Staline et des autres dirigeants soviétiques, ce qui avait appelé une protestation du diocèse métropolitain de Biegorod, ndt] et d’autres « loups déguisés en brebis » qui confessent l’idéologie « rouge », s’efforcent à nouveau de nous imposer les croyances satanistes, portant des portraits de Staline, lui érigeant des monuments, déposant des fleurs sur sa tombe et sur les statues du « guide du prolétariat mondial ». Sont-ils nombreux, parmi les gens qui glorifient ou à tout le moins justifient la politique violente de Staline, ceux qui comprennent sa personne réelle, se rendent compte de ses véritables motifs ? Que prédominait chez cet homme, le bien ou le mal ? Qu’est-ce qui le motivait ? L’amour envers son pays, le souhait de le redresser, de l’amener à la prospérité et à la grandeur ou bien un orgueil exorbitant, une passion dévorante du pouvoir, des calculs froids dans la lutte concurrentielle avec ses collègues de parti, la haine envers les valeurs traditionnelles de la Russie, le mépris du peuple, le souhait de le briser spirituellement et moralement, le priver de volonté, d’en faire une foule de marionnettes soumises ? Selon les données des sondages sociologiques, le nombre des Russes sympathisants de J. Staline et approuvant totalement sa politique, a connu une croissance notable en pourcentage. Une enquête de décembre 2015, effectuée par le Centre Levada a montré que 34% des sondés considèrent que « quelles que soient les fautes et les vices que l’on attribue à Staline, le plus important est que, sous sa direction, notre peuple est sorti vainqueur de la Grande Guerre patriotique ». En 2007, ils étaient 28%. Au cours de la même période, le nombre des Russes considérant que « Staline est un sage dirigeant qui a amené l’URSS à la puissance et à la prospérité » est passé de 14 à 20%. On peut supposer avec un certain degré de certitude que parmi ces 34%, il y a une quantité notable de gens qui se considèrent chrétiens orthodoxes. Alors, sommes-nous effectivement prêts à apprécier les « mérites » de Staline devant la Patrie, les véritables et les fictifs, d’élever sur un piédestal le mal impitoyable, spirituel et physique qui a détruit le peuple russe et les autres peuples vivant sur le territoire de l’URSS au cours de plusieurs décennies ? Et qu’est-ce qui attend dans un tel cas la Russie, à l’avenir ? Est-ce que le Seigneur aura pitié de nous, si nous ne voulons pas nous rappeler et comprendre les leçons évidentes, violentes, de l’histoire, si nous érigeons l’idole de Staline au-dessus d’un pays où la terre est parsemée de tombes de centaines de milliers de gens réprimés à sa demande, de millions de gens qui ont péri dans les camps et les exils, les milliers de néo-martyrs fusillés ? Oui, même si ce ne sont pas des millions qui ont été tués suite à la sentence des organes de répression, comme on nous l’a dit avant, mais « en tout seulement » des centaines de milliers, un peu moins d’un million, que cela change-t-il ? Leur sang cesse-t-il de crier vers le ciel vengeance contre les assassins qui ne se sont pas repentis et leurs avocats actuels encore moins repentis ? Pourquoi, parmi nous, nombreux sont ceux qui ne veulent pas prendre conscience de la tragédie qui s’est produite avec notre peuple au XXème siècle ? À notre grand regret, on propose jusqu’à maintenant à la Russie, en matière de développement, les mêmes modèles politiques et socio-culturels. On nous impose un choix artificiel entre le libéralisme (qui est passé à notre époque à un stade radical, déshumanisant l’homme totalement ainsi que la société par ses « valeurs » contre-nature) et son concurrent idéologique, le communisme. On nous dit : ou bien ceci, ou bien cela. Et il n’y a pas de troisième voie, parce que celle-ci, c’est le fascisme, un autre participant de la lutte idéologique concurrentielle des temps nouveaux. Nous ne voulons pas du fascisme ? Alors, il faut construire l’ultra-libéralisme à la façon occidentale. Nous avons une indigestion du libéralisme et nous n’en voulons plus ? Alors, vite, gaiement, on retrousse les manches et on revient au bon vieux passé avec les idéaux communistes. Mais c’est une fausse alternative, un faux choix ! Pour le chrétien orthodoxe, un tel « choix » ne doit pas exister. Tous ces formats idéologico-politiques que l’on impose avec tant de zèle, sont mensonge et abomination devant Dieu. Ce sont les rejetons d’une vision du monde matérialiste, rejetant l’esprit, niant l’existence d’une réalité supérieure, ignorant les lois spirituelles de la création, mettant Dieu à l’écart de ce monde. La majorité de nos politiciens, économistes, philosophes, publicistes, culturologues contemporains rejettent l’idée de la Russie en tant qu’organisme civilisationnel différent. La voie de la civilisation de la Russie est déterminé par son expérience millénaire de l’Orthodoxie : une expérience de construction étatique, de la vie de l’homme publique et privée sur la base de la vision du monde orthodoxe, des commandements chrétiens. Cette voie de la Russie a été formulée et décrite scientifiquement et philosophiquement par les œuvres des penseurs, écrivains, savants, hommes d’État : Fiodor Tioutchev, Dimitri Mendeleev, Constantin Léontiev, Nicolas Danilevsky, Fiodor Dostoïevsky, Léon Tikhomirov, Ivan Iline, Ivan Solonevitch et de nombreux, de nombreux autres. L’héritage de ces grands hommes russes ne peut être revendiqué que dans le cas où nous comprenons les processus se déroulant dans le monde du point de vue chrétien, si se produit un retour ferme, peu importe qu’il ne soit pas très rapide, de notre peuple à la foi des pères ».

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Message de Noël du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie

Eminents évêques, vénérables pères, moines et moniales aimant Dieu, chers frères et sœurs !
En cette Sainte nuit, je vous salue de tout cœur et je vous présente mes vœux à l’occasion de la grande fête de la Nativité du Christ, fête de la réalisation des antiques promesses de salut du genre humain, fête de l’indicible amour que porte le Créateur à Sa création, fête de la venue au monde du Fils de Dieu, le Messie.
Les pères de l’Eglise ont réfléchi au cours des siècles passés au mystère de l’Incarnation. Aujourd’hui, comme jadis, nous prêtons une oreille attentive aux paroles des prières et des chants qui résonnent dans nos églises, nous écoutons pieusement les textes des Saintes Ecritures qui nous relatent ce glorieux évènement et nous ne cessons pas de nous émerveiller de ce miracle divin.
Réfléchissant à la Nativité du Christ, Syméon le Nouveau Théologien a écrit : « En venant dans ce monde Dieu a fait une l’Essence divine et l’essence humaine afin que l’homme se divinise. La Sainte Trinité s’est mystérieusement incorporée en cet homme divinisé de par Sa grâce » (Syméon, homélie 10). Saint Isaac le Syrien nous dit : « Voilà que Dieu s’est revêtu de la nature de l’humanité afin que l’humanité puisse se revêtir de la Nature divine » (Hymne de la Nativité du Christ).
Imprégnés de ces sages paroles questionnons nous : comment pouvons-nous nous orner nous-mêmes de cette Essence divine ? Comment pouvons-nous devenir vraiment à l’image de Dieu ce à quoi l’homme est appelé depuis la création du monde ? Quelles doivent être nos vies pour que « le Christ soit formé en nous » (Ga, 4, 19) ? La réponse est simple : observons les commandements du Sauveur. Reprenant l’apôtre Paul, je m’adresse à vous, mes chers : « Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la Loi du Christ » (Ga, 6, 2). Pénétrez-vous d’amour et vous trouverez ainsi la paix de l’âme et la quiétude. Soyez magnanimes à l’égard de tous et la joie remplira vos cœurs, une joie dont personne ne pourra vous départir. « C’est par votre constance que vous sauverez vos vies ! » (Lc 21, 19), vous gagnerez ainsi la vie éternelle.
Nous chrétiens, ne devons pas nous limiter à exhorter les autres à s’inspirer de nobles idéaux éthiques, il nous faut nous-mêmes nous en tenir à ces idéaux dans notre quotidien qui doit en premier lieu être placé au service de nos prochains. Ainsi, de par la Miséricorde divine, nous récolterons les authentiques fruits de l’Esprit : « Mais le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23).
« Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (He 10, 24). En réussissant à surmonter les conflits et les divisions, nous portons au monde la prédication la plus convaincante de la Nativité et nous témoignons par nos actes de l’extraordinaire beauté et de la force spirituelle que porte la foi orthodoxe.
Nous voilà en 2017 ! Cent ans nous séparent des évènements qui ont transformé d’une manière radicale la vie de la Russie, ce grand pays multiethnique qui a été précipité dans la démence de la guerre civile, les enfants se sont alors dressés contre leurs parents, les frères se sont combattus. Les pertes et les malheurs qui ont par la suite frappé notre peuple ont été pour beaucoup prédéterminés par la destruction des structures de l’Etat et les persécutions de la religion. La société en a été profondément divisée.
C’est avec piété et douleur que nous évoquons l’exploit des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Eglise russe. Nous croyons que ce sont leurs prières qui ont fait que Dieu n’a pas abandonné notre peuple et lui a donné les forces d’accomplir d’admirables exploits dans le labeur et dans les combats, de remporter la victoire dans la plus terrible de toutes les guerres, de reconstruire le pays et de réussir des réalisations qui suscitent l’admiration.
Nous remercions Dieu pour le miracle qui s’est produit aux yeux du monde entier, la renaissance de la foi et de la piété de notre peuple, la renaissance des lieux sacrés qui avaient été détruits, pour les églises et les monastères qui ont été édifiés ; leur existence même est un signe des profonds changements qui surviennent dans le cœur des hommes.
Ces dernières décennies ont été marquées par de graves difficultés, par de grandes épreuves. Ces phénomènes sont de nature provisoire et nous n’avons donc pas à les redouter. L’expérience acquise au cours du siècle passé nous a beaucoup appris et doit nous aider à éviter bien des choses.
Cheminons sans crainte dans la voie du salut car Dieu est avec nous. Renforçons-nous dans la foi car Dieu est avec nous. Pénétrons-nous d’espoir car Dieu est avec nous. Faisons le bien et raffermissons-nous dans l’amour car Dieu est avec nous.
C’est en Dieu que nous plaçons toutes nos attentes car « Il est un rocher éternellement » (Is 26,4) et, selon l’apôtre Pierre « car il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4, 12). Que la lumière du Christ éclaire toujours notre cheminement terrestre et que cette voie nous amène dans le Royaume céleste que Dieu réserve à ceux qui L’aiment.
Je séjourne aujourd’hui avec vous tous qui habitez dans divers pays, villes et bourgades et qui constituez l’unique Eglise du Christ dans la joie spirituelle, je prie pour que chacun d’entre vous aie la santé spirituelle et corporelle, pour que la paix règne dans vos foyers, pour que votre labeur soit fructueux. Que le Seigneur et Sauveur incarné à Bethléem donne à chacun d’entre nous la faculté de sentir dans nos cœurs avec une intensité nouvelle Sa présence dans nos vies. Amen.

+ Cyrille, Patriarche de Moscou et de toute la Russie,
Moscou, Noël 2016/2017

Jeudi 22 Décembre 2016

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a reçu le nouvel ambassadeur de Russie en Suisse

Le 28 décembre 2016, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a reçu dans les locaux de l’Institut des Hautes Études Saints-Cyrille-et-Méthode, dont il est le recteur, le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération russe en Confédération suisse et en Principauté du Liechtenstein, S. V. Garmonine. Miguel Palacio, du Secrétariat du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou aux affaires de l’étranger lointain, et responsable de la Direction des relations publiques de l’Institut, participait à la rencontre.
Pendant l’entretien, qui s’est déroulé dans un climat constructif, le président du DREE a présenté la situation de l’Église orthodoxe russe en Suisse. De son côté, S. V. Garmonine a parlé de sa collaboration avec le Patriarcat de Moscou sur les précédents lieux où il a exercé ses fonctions diplomatiques, exprimant son désir de développer cette collaboration durant son séjour en Confédération Suisse. Différents questions d’intérêt commun ont été discutées dans la suite de l’entretien. Le métropolite Hilarion a remis un souvenir au diplomate à la fin de l’entretien.

Appel de l’Acer-Russie : urgence hiver russe à Saint-Pétersbourg

“Cette nuit la température à Saint-Pétersbourg est descendue à 0°. L’an dernier, à Saint-Pétersbourg, 1122 personnes sans abri sont encore mortes dans la rue faute d’avoir trouvé de l’aide.Grâce à vos dons, des associations et paroisses russes sauvent de la mort et des amputations des centaines d’hommes et de femmes chaque année. Les moyens manquent pour chauffer les tentes de nuit jusqu’à fin mars, distribuer des repas chauds et des couvertures, pour les soins d’urgence et tenir jusqu’au printemps.
Chaque rouble, chaque euro comptent pour sauver des vies. Chaque nuit, des personnes n’ayant pas trouvé d’abri ne se réveillent pas le matin venu. En accentuant nos efforts, nous permettrons à nos amis de Saint-Pétersbourg de tenir jusqu’à la fin de l’hiver ! Soyons nombreux à les aider ! Merci de vos dons ! Pour plus de renseignements, téléphonez-moi au 00 33 (0)1 42 50 53 46.

-Par chèque à Acer-Russie 91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris à l’ordre d’Acer-Russie en indiquant au dos ” Appel urgent froid “

-Par un don en ligne en toute sécurité ICI !

-Par virement : La Banque Postale, Acer-Russie, IBAN FR 45 2004 1000 0115 37 359Y02097 BIC: PSSTFRPPPAR

Un reçu fiscal sera envoyé à chaque donateur

Merci encore de votre fidélité et de votre soutien, bonne et heureuse année 2016!
Amicalement
Alexandre Eltchaninoff “

Condoléances du patriarche russe Cyrille suite à l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie

Le 19 décembre 2016, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en république turque, A. G. Karlov, a été victime d’un attentat terroriste. Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a exprimé ses condoléances au ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, S. V. Lavrov, ainsi qu’aux parents et aux proches du défunt.

“Au ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, S. V. Lavrov

Excellence, Monsieur le Ministre,

C’est avec une profonde douleur que j’ai appris la triste nouvelle de la fin tragique d’Andreï Guennadievitch Karlov, ambassadeur de la Fédération de Russie en République turque, assassiné par un terroriste.

Le Seigneur m’avait donné de connaître personnellement le défunt. Je suis témoin qu’Andreï Guennadievitch, dans l’exercice de ses fonctions diplomatiques, s’efforçait d’agir conformément à ses convictions patriotiques et religieuses. Je me souviens avec gratitude qu’il était toujours prêt à aider à l’établissement et au développement du dialogue entre l’Église orthodoxe russe et les autorités civiles de la République populaire démocratique de Corée, où il avait exercé les fonctions d’Ambassadeur de la Fédération de Russie de 2001 à 2006.

Je vous prie de transmettre mes sincères condoléances à Marina Mikhaïlovna, épouse du défunt, ainsi qu’à sa famille et à ses proches. Que le Seigneur de bonté les console dans le malheur qui les frappe, qu’Il leur accorde la force nécessaire pour traverser dignement cette difficile épreuve.

J’élève vers le Dieu miséricordieux mes prières pour le repos de l’âme du défunt, là où demeurent les justes, où il n’y a ni maladie, ni tristesse, ni soupir.

Mémoire éternelle au serviteur de Dieu Andreï !

+Cyrille, patriarche de Moscou et de toute la Russie

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Montage des mosaïques du baptistère de la nouvelle église des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie au monastère Sretensky de Moscou

On peut consulter sur ce lien un intéressant reportage photo du montage des mosaïques du baptistère de la nouvelle église des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, située au monastère Sretensky de Moscou, dont l’achèvement est prévu l’année prochaine.

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Reportage photographique sur les sculptures et bas-reliefs en bronze de l’église des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, en construction à Moscou

On peut voir sur le lien ci-dessous un reportage photographique de la fonte des bas reliefs en bronze des portails de l’église des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Moscou, en construction près du monastère Sretensky à Moscou, et dont l’achèvement est prévu en 2017. Les sculptures et bas-reliefs en bronze représentent les saints nouveaux martyrs, les anges et sont accompagnés de textes et d’ornementations. Ces œuvres uniques, reposant sur les traditions iconographiques, ont été réalisées par les sculpteurs moscovites Vitaly Chanov et son épouse Daria Ouspensky. Les photos ont été effectuées par Anatoly Gorianov.

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Le grec moderne est introduit comme deuxième langue étrangère dans le programme des écoles en Russie

Olga Vasiliev, ministre de l’Instruction publique de Russie et Konstantinos Fotakis, ministre délégué à la Recherche au ministère grec de l’Éducation, de la Recherche et des Cultes, ont signé un accord de coopération bilatérale dans le domaine de l’éducation, lors d’une cérémonie qui a eu lieu vendredi dernier à Athènes. C’est ainsi que la langue grecque moderne deviendra la deuxième langue étrangère, que les élèves pourront choisir en Russie. Mme Vasiliev a mentionné que la signature de l’accord constitue l’aboutissement d’un travail commun. « Je me réjouis de l’intérêt des Russes pour l’étude de la langue grecque. Nous avons le même type de civilisation, la même religion, et des racines chrétiennes communes », a déclaré Mme Vasiliev. À son tour, M. Fotakis a remarqué que la présente mesure doit constituer un tremplin pour le renforcement de la coopération dans le domaine de l’éducation et le point de départ de nouvelles possibilités. M. Fotakis a souligné que la Grèce est intéressée par un travail commun dans le domaine énergétique, de la santé publique, des produits pharmaceutiques, de la culture, des nouvelles technologies etc. Il convient de souligner que dans les prochains jours seront ouvertes des cathèdres de langue et de littérature russe à l’Université Capodistria d’Athènes. Mme Vasiliev a également mentionné qu’il est prévu d’ouvrir de nouvelles cathèdres de langue grecque en Russie. Actuellement, la langue grecque est enseignée dans quatre établissements russes d’enseignement supérieur. Une émission à ce sujet a été diffusée sur la chaîne TV grecque SKAI. Périclès Mitkas, recteur de l’Université de Thessalonique considère qu’il s’agit là d’un événement heureux, résultat d’efforts communs de nombreuses années des parties grecque et russe, entre autres de l’Université de Thessalonique et de l’Université d’État du Kouban, avec laquelle la première a l’expérience d’une longue et fructueuse expérience. Le fait est particulièrement significatif que cet accord entre les deux pays a eu lieu précisément maintenant, alors que l’on célèbre l’année croisée de la culture en Russie et en Grèce. On prévoit que l’enseignement de la langue grecque commencera en Russie à compter de la nouvelle année scolaire, et qu’il se diffusera dans les régions méridionales du pays, où vit un grand nombre de personnes d’origine grecque, ainsi que dans les villes et régions de Russie où il y a un grand intérêt pour la culture et la langue grecques.

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Le patriarche de Serbie Irénée : « La grandeur d’esprit du peuple de la sainte Russie prévaudra sur toute action des forces des ténèbres »

« Lorsque l’homme séjourne dans la maison de son frère, il ne se sent pas comme un hôte. On le reçoit le cœur ouvert, comme un parent, avec amour, et si on l’aide, cela se fait sans conditions. C’est ainsi que les Russes se sentent en Serbie, et les Serbes en Russie » a déclaré le patriarche de Serbie, alors qu’il a pris la parole au cours de l’acte solennel en l’honneur du 70ème anniversaire du patriarche de Moscou Cyrille, en la salle des Assemblées ecclésiastiques de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. « L’Église russe et le peuple russe ne sont resté indifférents à aucun des fardeaux dont nous a chargé le Seigneur durant les dernières décennies. Ce fut l’incendie du monastère athonite de Chilendar, les terribles inondations de 2015. Nous vous remercions particulièrement pour le soutien sans faille à notre Église et à notre peuple au Kosovo et en Métochie ». Dans la suite de son discours, le patriarche Irénée a souligné : « Nous percevons les peuples du Patriarcat de Moscou comme un tout spirituel, comme la sainte Rous’… Dans l’histoire, nous voyons souvent que l’ennemi du genre humain, en voyant la fermenté des orthodoxes dans la foi, tente, par la démence des schismatiques de diviser le Corps du Christ. Aussi, actuellement, notre cœur est lourd et souffrant en voyant qu’en Ukraine, auprès des fonts baptismaux de Kiev, les schismatiques, les fils effrontés de perdition, s’efforcent de détacher le troupeau des patriarches de Moscou, de leurs guides spirituels séculaires, et de s’emparer et de profaner les églises orthodoxes. Égarés par le prince de ce monde, les athées et les schismatiques ont livré une guerre fratricide, le sang étant versé entre frères et la mort entrant dans de nombreuses maisons. Il est effrayant de voir les photographies des églises en ruines, des enfants qui pleurent, des réfugiés. Le peuple serbe a vécu une tragédie semblable, et ce que nous voyons maintenant en Ukraine provoque en nous une profonde affliction. Ceux qui aident les schismatiques sont des gens iniques, se séparant de l’unité de la foi, des gens de ce monde sans âme. Mais rappelons-nous des paroles du grand apôtre Paul : « Leur fin sera selon leurs œuvres » (2 Cor. 11 :15). Que le navire de l’Orthodoxie russe soit dirigé avec succès pendant de longues et bonnes années par la main ferme de votre Sainteté et de vos sages assistants, et que la grandeur d’esprit du peuple orthodoxe de la Sainte Russie prévale sur toute action des forces des ténèbres ! »

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Éditions des « Récits bibliques » en langue doungane par l’Institut de traduction de la Bible en Russie

L’Institut de traduction de la Bible, à Moscou, a édité « Les récits bibliques » en langue doungane, parlée par les descendants des Chinois musulmans qui ont immigré en Asie centrale durant la deuxième moitié du XIXème s. Cette langue, proche du chinois, est pratiquée par environ 100.000 personnes en Kirghizie, au Kazakhstan et en Ouzbékistan. Ce recueil de 58 récits est une version de la « Bible pour les enfants », éditée par l’Institut de traduction de la Bible en différentes langues. Le livre présente différents moments de l’histoire biblique, de l’Ancien et du Nouveau Testament, commençant par la création du monde et finissant par l’Apocalypse. Les illustrations du texte ont été dessinées par un artiste d’Asie centrale, qui unissent la thématique biblique et, en partie, les coloris orientaux. Elles ont été très bien reçues par les Dounganes. La langue abordable et les illustrations de couleur vive aide les lecteurs qui ignorent la Bible à en faire connaissance. Le livre est destiné tant aux enfants qu’aux adultes. Pour aider les Dounganes qui n’ont pas l’habitude de lire dans leur langue maternelle, le livre est accompagné d’un CD dans lequel est lu le texte. L’Institut de traduction de la Bible est une organisation russe qui traduit, édite et diffuse la Bible dans les langues des peuples non slaves vivant en Russie et dans les pays voisins. Ces peuples (soit environ 85 millions de personnes) ont des racines culturelles et religieuses différentes et parlent plus de 130 langues. Certaines de celles-ci sont parlées par des millions de personnes, tandis que d’autres par seulement quelques milliers, voire quelques centaines. Certaines ont une tradition littéraire ancienne, pour d’autres une langue écrite n’a vue le jour que tout récemment. Le but de l’Institut de traduction de la Bible est de procéder à des traductions fidèles et correctes théologiquement, afin de présenter le contenu de la Bible au lecteur contemporain dans sa langue natale. L’Institut de traduction de la Bible exerce son activité avec la bénédiction du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille.

Sources : 1 et 2

Des reliques de saint Dimitri de Thessalonique arrivent en Biélorussie

Les reliques de la main droite de saint Dimitri de Thessalonique visitent la Biélorussie pour y être vénérée. La délégation grecque avec, à sa tête, le métropolite de Véria et Naoussa Pantéléimon, est en visite avec les reliques à Minsk et dans d’autres villes de Biélorussie centrale et orientale. Les reliques de saint Dimitri de Thessalonique sont gardées actuellement en la basilique dédiée au saint à Thessalonique. Au XIIIème siècle, lorsque la ville a été attaquée par les Croisés, les reliques ont été emportées en Europe occidentale et gardées dans l’abbaye de la vie italienne de San Lorenzo in Campo. En 1978, les reliques sont revenues à Thessalonique. Les habitants de Minsk, Bobruïsk, Polotsk et Vitebsk les ont déjà vénérées. Ensuite, la délégation grecque s’est encore rendue à Orcha. Le programme de la visite comprend également la visite des principales paroisses de la capitale biélorusse, différentes rencontres, notamment avec les moines de Biélorussie (du fait que la délégation du diocèse métropolitain de Véria comprend également des moines et moniales de différents monastères). S’adressant aux journalistes, Mère Christodoula, higoumène du monastère de Tous les Saints à Véria a déclaré : « L’amour que nous ressentons ici a touché nos cœurs. Les gens nous demandent de les bénir lorsqu’ils entendent que nous sommes des moines et des moniales venus de Grèce et que notre métropolite est avec nous ici. Nous avons fait connaissance de cet amour venu de vous, afin d’exercer la même hospitalité envers vous ». On peut visionner ci-deesou un film vidéo sur l’arrivée des saintes reliques sur l’aéroport de Minsk, puis à la cathédrale du Saint-Esprit de la même ville.

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Des cours orthodoxes pour les parents adoptifs ainsi que des centres d’assistance aux mères célibataires seront créés en Russie

L’Église orthodoxe russe a appelé à la création en Russie de cours orthodoxes pour les parents adoptifs et de centres d’assistance aux mères célibataires. Des recommandations sur les principes de prise en charge des orphelins dans le cadre de l’Église sont contenues dans le document du Département synodal des œuvres caritatives, envoyé aux diocèses. Dans ces recommandations, il est mentionné la nécessité pour chaque diocèse de mener un travail destiné à la création de cours orthodoxes destinées aux parents adoptifs. L’enseignement, dans de telles écoles, doit être réalisé en observant les normes de l’État et inclure des discussions avec les prêtres et des parents adoptifs expérimentés. Les familles adoptives doivent recevoir de l’aide de la part des paroisses. Pour les enfants qui n’ont pas trouvé de parents adoptifs, il doit être organisé des foyers et des orphelinats dépendant de l’Église. Un autre domaine de ce travail doit être la participation dans la prévention de l’abandon des nouveau-nés et l’assistance aux femmes enceintes et aux jeunes mère en situation difficile. « Cette tâche doit être résolue par les centres ecclésiastiques et de crise destinés à l’assistance aux femmes seules. Il est souhaitable que de tels centres existent dans chaque diocèse » est-il dit dans le document mentionné.

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« Il est nécessaire de produire tous les efforts pour renforcer le mode de vie familial dans la société russe » a déclaré Anne Kouznetsov, déléguée aux droits de l’enfant auprès du président de la Fédération de Russie

Produire tous les efforts pour populariser dans la société russe la vie familiale, soutenir la famille et faire renaître les traditions spirituelles et morales dans les relations familiales et l’éducation des enfants, c’est ce à quoi a appelé mardi dernier la nouvelle déléguée aux droits de l’enfant auprès du président de la Fédération de Russie, Anne Kouznetsov, femme de prêtre et mère de six enfants. « Il est aujourd’hui nécessaire de produire tous les efforts pour le renforcement du mode de vie familial dans la société russe, pour la stabilité sociale de chaque famille, la renaissance et la préservation des traditions spirituelles et morales dans les relations familiales et l’éducation des enfants, car l’enfant ne peut être réellement heureux que dans une famille grande et forte », a-t-elle déclaré dans son message aux participants du VIème Congrès du service social ecclésial, qui a lieu à Moscou. La déléguée aux droits des enfants a mentionné que l’Église orthodoxe russe apporte une contribution inestimable dans l’aide aux orphelins et aux familles qui se trouvent dans une situation difficile. « Le plus important est que le service plein d’abnégation de l’Église aux gens qui tombent dans le malheur, devienne un exemple pour toute la société. Ses bénévoles, sont des héros contemporains qui par leur labeur et leur foi donnent de l’espoir aux couches les plus vulnérables de la population, et parfois leur dernier espoir », a-t-elle précisé. Anne Kouznetsov a ajouté également qu’un tel travail bénévole est entrepris par la majorité des Institutions chargées des enfants dans le pays, et ce n’est pas un hasard – l’Église avait pris toute une série de décisions destinées à la stimulation du travail ecclésial commun d’aide aux enfants et orphelins et au soutien des foyers dépendant de l’Église. L’amélioration du système ecclésiastique d’aide aux nécessiteux a été mentionné également par le patriarche de Moscou Cyrille dans son message : « De nouveaux projets se font jour, des initiatives demandées par la société prennent forme, l’attention nécessaire est donnée à la préparation professionnelle et à la coordination de l’activité des travailleurs sociaux, ce à quoi contribue, dans une mesure significative, le Département de bienfaisance et de service sociale de l’Église ». Le 4 octobre s’est ouvert à Moscou le VIème congrès ecclésiastique de service social. Y participent les chefs et les collaborateurs des départements sociaux diocésains, les dirigeantes des sororités, les dirigeants des institutions caritatives ecclésiastiques venus de toute la Russie et également d’autres pays. Au cours du congrès sont discutées les questions d’aide aux femmes en situation difficile, les avortements prophylactiques, le soutien à la famille, la maternité et l’enfance, l’organisation d’aide aux personnes âgées et d’autres questions actuelles du service social ecclésiastique.

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Jovan Nikoloski