28/05/2017
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Résultats de la recherche : Slovaquie

L’évêque Athanase (Jevtić), évêque émérite de Zachumlie et Herzégovine (Église orthodoxe serbe), a visité la Slovaquie orientale

L’évêque Athanase (Jevtić), évêque émérite de Zachumlie et Herzégovine, a visité la Slovaquie orientale du 26 au 30 novembre 2016, se rendant sur les pas de saint Justin (Popović), qui a séjourné dans cette région entre 1929 et 1930, afin de développer la mission de l’Église orthodoxe serbe auprès des populations qui revenaient de l’uniatisme à l’orthodoxie. Le but principal de la visite de Mgr Athanase était la célébration du 90ème anniversaire du retour à l’orthodoxie des habitants du village d’Osadné, après l’union d’Užgorod qui dura 200 ans. C’est dans ce village que Mgr Athanase a concélébré la sainte liturgie avec le primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, le métropolite Rastislav. Dans le sous-sol de l’église, l’évêque Athanase a célébré un court office de requiem devant l’ossuaire qui abrite les restes de 1025 soldats morts pendant la Première guerre mondiale. L’évêque a visité également de nombreuses églises, dans lesquelles il a prêché et vénéré les saintes icônes et reliques de Slovaquie. Entre autres, il a rendu visite à la skite du défunt higoumène Ignace (Čokina), lequel connaissait probablement saint Justin, puisqu’il a séjourné un certain temps au monastère Saint-Job-de-Potchaïev à Ladomirovo, que le saint mentionne dans ses notes sur son voyage dans ces régions. L’higoumène Ignace vécut une sainte vie et est vénéré dans le peuple, ce qui fait que son nom sera prochainement introduit dans le calendrier des saints de l’Église orthodoxe. Mgr Athanase a également visité l’église de ce monastère, aujourd’hui église paroissiale. Avant la seconde guerre mondiale, le monastère disposait d’une imprimerie où furent édités de nombreux livres à contenu spirituel et liturgique, qui étaient diffusés dans toute l’émigration russe. De là, après la guerre, les moines sont partis à Munich, puis à l’actuel monastère de Jordanville aux États-Unis. Non loin de Ladomirovo naquit le métropolite Laure (Škurla, +2008), primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Ensuite, Mgr Athanase a célébré la sainte liturgie en la chapelle Saint-Jean-le-Théologien du séminaire de Prešov, où il a fait une conférence sur saint Justin. Le 30 novembre 2016, il a prononcé une autre conférence à la Faculté de théologie orthodoxe de la même ville, sur le thème « Le Christ, Terre des vivants ».

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Le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie célèbrent la liturgie de la Dormition à l’église de la Dormition du kremlin de Moscou

Le 28 août 2016, fête de la Dormition de la Mère de Dieu, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie ont célébré la Divine liturgie à la cathédrale patriarcale de la Dormition au Kremlin de Moscou.
Le métropolite Rostislav est arrivé le 26 août en visite officielle, accompagné d’une délégation de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie.

Sa Sainteté et Sa Béatitude concélébraient avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite Kallistos de Diokleia (Patriarcat de Constantinople), le métropolite Arsène d’Istra, premier vicaire patriarcal pour la ville de Moscou, l’archevêque Michel de Prague et des Terres tchèques, l’archevêque Georges de Michalovce-Košice, l’évêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat du Patriarcat de Moscou, l’évêque Tikhon de Podolsk, l’évêque Tikhon d’Egorevsk, secrétaire exécutif du Conseil culturel patriarcal, supérieur du monastère stavropégique de la Sainte-Rencontre de Notre-Dame-de-Vladimir, l’archiprêtre Vladimir Divakov, secrétaire du Patriarche pour la ville de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, l’archimandrite Séraphin (Chemiatovski), représentant de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie auprès du Patriarche de Moscou et de toute la Russie, l’archiprêtre Nicolas Lichtcheniouk, représentant de l’Église orthodoxe russe auprès de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, recteur de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Karlovy Vary (Tchéquie), les doyens et le clergé de Moscou.

Des hommes d’état assistaient à l’office, ainsi que des personnalités du monde de la culture.

La liturgie était chantée par le chœur du monastère de la Sainte-Rencontre de Notre-Dame-de-Vladimir, sous la direction de Nikon Jila.

Après l’écténie instante, le Primat de l’Église orthodoxe russe a prié pour la paix en Ukraine.

L’office était retransmis en direct sur la chaîne de télévision « Soyouz ».

A la fin de la liturgie, le Patriarche Cyrille a prononcé une homélie :

« Béatitude, Monseigneur Rostislav, métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie, Éminences, Excellences, Pères, chers frères et sœurs,

L’Église célèbre aujourd’hui une grande fête, celle de la Dormition de la Mère de Dieu. Cette année, nous la célébrons un dimanche, ce qui nous rappelle le lien étroit existant entre cette fête et celle de la Sainte Pâque. Ce n’est pas un hasard, si les fidèles appellent la Dormition la Pâque de la Mère de Dieu, car nous célébrons aujourd’hui l’ascension de la Mère de Dieu avec son corps dans les cieux, le ravissement de Sa nature humaine, son âme, son corps, vers la vie divine. La Dormition nous rappelle la Pâque du Christ, parce que notre Seigneur Jésus Christ est la Résurrection et la Vie. Par Sa Croix et Sa Résurrection, Il a donné à tout homme qui croit en Lui l’espoir de la vie éternelle. Ces paroles du Sauveur : « Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25) s’adressent en premier lieu à la Très-pure et Toute-bénie Reine des cieux : elle revit après la mort par la force de la Grâce divine, et habite aujourd’hui dans les demeures de Son Fils et notre Dieu.

Nous vivons des temps difficiles, où les chrétiens de nombreux pays font l’objet de pressions. Bien plus, dans certains états, la foi en Christ crucifié et ressuscité est poursuivie comme un délit, et certains sont mis à mort à cause de leur fidélité à leurs convictions chrétiennes. Par ailleurs, en dehors de persécutions directes contre l’Église et les chrétiens, il existe d’autres formes dangereuses de lutte contre le principe divin dans notre vie. Dans bien des pays, la morale révélée par Dieu est détruite, les gens renoncent à toute obligation devant le Seigneur, proclame leur indépendance par rapport au Divin, voire nient Son existence. La société actuelle frappe par la profondeur de la crise morale, annoncée par le Sauveur qui disait : « Par suite de l’iniquité croissante, l’amour se refroidira chez un grand nombre » (Mt 24, 12). Ces paroles établissent un lien important entre la foi, la piété, la dévotion et l’amour. L’amour est un don divin, car Dieu est amour, et l’amour ne peut être suscité dans le cœur humain sans la participation de Dieu. Lorsque l’homme sent un amour fort dans son cœur, il doit se rappeler que le Seigneur l’a touché et qu’Il lui confie une responsabilité : bien disposer de ce grand don de l’amour. C’est pourquoi notre lutte d’aujourd’hui, notre combat pour la préservation du principe moral dans la vie des hommes, pour la préservation de la foi dans les cœurs humains est en quelque sorte une lutte pour que l’amour soit présent dans la vie des hommes, et, par l’amour, ce que nous appelons du simple mot de « bonheur ». L’Église n’a pas d’autre but, n’a pas d’autre objectif que de renforcer la foi dans les cœurs des hommes, leur dévotion, et, par là-même, leur capacité à aimer les autres.

Notre témoignage sera efficace uniquement lorsque nous aurons l’amour entre nous, lorsque nous serons unis, c’est pourquoi il importe que nous contribuions par tous les moyens à l’unité de la Sainte Orthodoxie, des Saintes Églises orthodoxes. Les peuples dont les Églises orthodoxes locales ont la charge ont des modes de vie très différents, car il existe dans le monde bien des cultures différentes ; les conditions politiques, sociales et économiques diffèrent également. La vision du monde des différentes nations en porte l’empreinte, leur positions en dépendent et sont marquées par les contradictions du monde contemporain, que nous le voulions ou non : la nature humaine se fait sentir dans les relations entre les Églises. C’est pourquoi notre capacité à conserver l’unité de l’Église orthodoxe, qui existe dans le monde entier, dépend à la fois des Primats, de l’épiscopat, du clergé, des fidèles. Nous sommes tenus de nous souvenir que la Très-Sainte Mère de Dieu est notre Mère et que nous sommes ses enfants, comme l’a si bien dit saint Théophane le Reclus dans son sermon sur la Dormition, lorsque nous travaillons à renforcer l’unité de la Sainte Orthodoxie.

La joie de la solennité de ce jour est décuplée par la participation de Sa Béatitude le métropolite Rostislav, Primat de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie. Je salue l’archevêque Michel de Prague, l’archevêque Georges de Michalovce-Košice, ainsi que le métropolite Kallistos de Diokleia, représentant du Patriarcat de Constantinople venu dans notre pays en pèlerin.

L’Église orthodoxe russe et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie sont liées par une même tradition, remontant à l’œuvre missionnaire de saints Cyrille et saint Méthode. Ce sont eux qui ont proclamé la bonne nouvelle du Christ ressuscité dans les terres de la Grande Moravie, leur prédication dans ces contrées ayant entraîné par la suite le baptême de la Rus’. En 1951, l’Église orthodoxe russe a octroyé l’autocéphalie canonique à l’Église orthodoxe de Tchécoslovaquie. Cet acte n’était pas dicté par la conjoncture politique, ni par l’influence de forces laïques, mais par une claire conscience de la difficile situation dans laquelle demeuraient nos frères et sœurs de Tchécoslovaquie après la guerre. Pour des raisons politiques, personne, hormis l’Église russe, ne pouvait apporter une aide réelle aux orthodoxes de Tchécoslovaquie. Alors que nous n’avions alors guère de forces non plus, alors que nos églises étaient fermées, que le clergé ne faisait encore que rentrer des camps et des prisons, alors que le peuple éprouvait encore les conséquences de l’agression fasciste, nos pères ont ressenti la nécessité d’être avec le peuple orthodoxe de la Tchécoslovaquie d’alors, non pas pour dominer ce troupeau, non pas pour dicter à ce petit troupeau ses conditions, mais pour accorder quelques années plus tard, en 1951, à l’Église de Tchéquie et de Slovaquie, la pleine et entière indépendance canonique, le statut d’autocéphalie. Aujourd’hui, 65 ans plus tard, nous constatons que l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie fait pleinement partie de la famille des Églises orthodoxes locales autocéphales, et nous en remercions Dieu. Elle croît peu à peu, remplissant dignement sa mission salutaire, consolant et affermissant les peuples de Tchéquie et de Slovaquie dans la vraie foi, portant la lumière de la sainte foi orthodoxe aux cœurs de milliers d’hommes. A notre grande joie, les débats et les quiproquos sur le statut autocéphale de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie ont trouvé leur solution. Ce qui témoigne une fois encore de la justesse de la décision prise par nos pères en 1951, lorsqu’ils proclamèrent l’autocéphalie du petit troupeau orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie.

Nous savons que l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie a traversé une période difficile ces dernières années. L’Église orthodoxe y a sincèrement compatit et a prié avec ardeur pour que le Seigneur guérisse nos faiblesses humaines, illumine les cœurs, donne la paix à l’Église orthodoxe dans l’apanage des saints Cyrille et Méthode. Heureux d’accueillir à Moscou Votre Béatitude et Son honorable suite, nous remercions Dieu de ce que les difficultés soient peu à peu surmontées : le plus difficile appartient au passé. Soyez assurés que vous et vos frères archipasteurs de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie pouvez toujours compter sur le soutien de l’Église-mère, l’Église orthodoxe russe. Elle n’est pas à l’origine de l’Orthodoxie dans les Terres tchèques et de Slovaquie, mais elle est sa mère parce qu’elle a accueilli après la guerre les fidèles orthodoxes éprouvés de Tchéquie et de Slovaquie.

Célébrant aujourd’hui avec votre Béatitude et nos confrères archipasteurs cette liturgie sous les voûtes de cette antique cathédrale, ayant communié au même Calice, nous avons ressenti combien nous étions proches les uns des autres, comme nos cœurs battent à l’unisson, comme notre prière commune découle de notre foi commune. Nous prenons conscience de ce nous avons besoin les uns des autres. Nous croyons que par l’intercession de la Très-sainte Mère de Dieu, des saints Cyrille et Méthode, docteurs des Slaves, égaux aux apôtres, dont la prédication commencée dans les plaines de la Grande Moravie se poursuit aujourd’hui grâce aux hiérarques de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, par les prières de saint Rostislav, prince de Moravie, dont vous portez le nom, de saint Gorazd et de tous les saints qui œuvrèrent pour que la parole du Seigneur se répande, nos Églises et les peuples dont elles ont la charge demeurent éternellement unis de cœur, glorifiant ensemble le Dieu qui nous a enrichi du don d’un amour mutuel sincère. Amen.

Le Primat de l’Église russe a remis à Sa Béatitude le métropolite Rostislav un encolpion et une croix, ainsi qu’une copie de l’icône de la Vierge de Kazan.

Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie s’est adressée à son tour au Primat de l’Église orthodoxe russe. « Sainteté, nous vous remercions de tout cœur de l’affection dont témoignent vos paroles, de la sollicitude fraternelle qui nous est témoignée ici partout et par tous, ainsi que de la joie spirituelle que vous nous avez offerte par la concélébration de la Divine liturgie, ici, à la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou », a dit notamment le métropolite Rostislav.

« Étant particulièrement proches des vous, nous ressentons l’affection et le soutien de l’Église orthodoxe russe, ainsi que sa sollicitude, a constaté Mgr Rostislav. Nos Églises et nos nations ont des racines culturelles communes, elles sont liées depuis des siècles. Aujourd’hui, dans les murs de cette majestueuse cathédrale, nous n’avons pas seulement le souvenir intellectuel de l’histoire de la Sainte Russie, mais nous ressentons presque physiquement l’intercession de ses saints, la force de sa foi et de sa piété. »

« Qu’aucune influence politique ne vienne mettre un terme aux liens multiséculaires entre nos Églises locales, que ces liens et notre union restent forts pour le bien des fidèles de nos Églises pour de longues années » a conclu le Primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie.

Ensuite, le Patriarche Cyrille a congratulé le métropolite Arsène, qui fêtait le 30e anniversaire de son sacerdoce. Un encolpion lui a été offert à cette occasion.

Enfin, différentes personnes ont été décorées par le Patriarche.

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L’archevêque de Prešov, des Terres tchèques et de Slovaquie Rastislav a rendu visite au patriarche œcuménique Bartholomée

Le 13 mai, l’archevêque de Prešov, primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie Rastislav, accompagné du métropolite de Prague Michel, de l’archiprêtre Milan Gerka, secrétaire du Saint-Synode, de l’archimandrite Seraphim Šemjatovský, du prêtre Michel Švajko,, de l’archidiacre Maxime Durila et du diacre Cyrille Sarkassina et de Mme Iverta Starcova, interprète, ont effectué une visite irénique au Patriarcat de Constantinople et au patriarche œcuménique Bartholomée. La délégation a été accueillie à l’aéroport par les métropolites d’Iconium Théolèpte de Kydonia Athénagoras, ainsi que le diacre Niphone, qui l’ont accompagnée à l’hôtel. Ensuite, l’archevêque Rastislav et sa suite ont assisté à la doxologie en la cathédrale patriarcale, puis ont été reçus chaleureusement par le patriarche œcuménique et les membres de sa hiérarchie en la salle du trône. Dans son allocution, le patriarche Bartholomée a déclaré, entre autres : « La joie de l’Église-Mère est grande comme, nous en sommes sûrs, la vôtre, Béatitude, après « l’hiver » par lequel est passé votre Église, provenant du déchirement, dû a des faiblesses humaines, de la sa tunique sans couture. C’est une joie, car grâce à nos efforts patriarcaux, mais aussi les vôtres, la paix et la normalité sont revenus au sein de votre Église et sa communion a été rétablie avec l’ensemble de l’Église orthodoxe dans le monde entier. Cette joie qui est nôtre «  est la satisfaction des désirs, la jouissance des choses agréables, l’oubli de celles qui chagrinent » comme le dirait le grand illuminateur de l’univers Jean Chrysostome (Sur Isaïe I, PG 56,100) (…) L’Église orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie doit elle-aussi présenter une œuvre spirituelle fructueuse (…) qui, nous en sommes sûrs, sous votre direction spirituelle, Béatitude, se poursuivra et s’étendra, de telle façon que d’une part, le troupeau orthodoxe soit affermi et que, d’autre part, la présence et le message de l’orthodoxie soient propagés dans les deux pays de la juridiction de votre Église, et qu’ainsi soit corroborée, par votre ministère ecclésial et spirituel et celui de vos évêques et clercs l’affirmation prophétique du célèbre byzantinologue contemporain Steven Runciman,  : « L’orthodoxie sera la religion du XXIème siècle ». Qu’il me soit permis d’ajouter, Votre Béatitude que notre orthodoxie introduit dans le mystère du siècle à venir, que nous vivons de façon plus intense en ces jours de la Résurrection. Notre Église orthodoxe est la seule qui conserve pur son caractère mystérique et qui a toujours fui les influences dévastatrices de la sécularisation qui transforment son institution fondée par Dieu en une simple fondation humaine. L’Église orthodoxe est l’espoir réel de tout homme qui cherche la vie spirituelle et ecclésiales authentiques ; elle est l’espoir des peuples d’Europe, elle est l’espoir de tous les confins de la terre. C’est pourquoi notre responsabilité à nous orthodoxes est grande devant Dieu et les hommes (…) ».

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Le Patriarcat œcuménique a reconnu le métropolite Rostislav, primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie

Le problème de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, dont le primat n’était pas reconnu jusqu’à maintenant par le Patriarcat œcuménique, connaît une heureuse issue. En effet, selon les informations de l’agence grecque Romfea.gr, le problème de la reconnaissance du métropolite Rostislav a été résolu durant les entretiens qui se sont déroulés au Phanar sous la présidence du métropolite doyen de Pergame Jean. Selon lesdites informations, le métropolite Rostislav a demandé pardon au Patriarcat œcuménique pour les déclarations qu’il avait faites, lors d’une réunion de son clergé, contre le Patriarcat et la nation grecque. La demande de pardon a joué un rôle décisif dans le développement positif du problème. Il convient encore de mentionner que la décision implique le rétablissement des relations entre le métropolite Rostislav et le métropolite d’Olomouc Syméon, reconnu jusqu’à présent locum tenens de Tchéquie par le Patriarcat œcuménique.

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Interview de l’archevêque de Beroun Joachim (Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie)

L’archevêque de Beroun Joachim évoque, dans cette interview au site Pravoslavie.ru l’organisation de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, ses difficultés, sa coopération avec les autres Églises orthodoxes, et le danger des schismes.

– Monseigneur, vous parlez magnifiquement russe, où l’avez-vous appris ?

– J’ai vécu sept ans à la laure de la Trinité Saint-Serge et, auparavant, je venais souvent à Kiev, voici comment j’ai appris la langue. Mais maintenant, je l’ai presque oubliée, parce qu’il y a déjà dix ans que je suis revenu en Tchéquie et j’ai peu de contacts en langue russe. Récemment, je suis venu à Kiev sur l’invitation de S.B. le métropolite Onuphre – nous entretenons des relations amicales depuis de nombreuses années et, bien sûr, cette invitation a été pour moi une grande joie. Mgr Onuphre est connu et aimé partout. C’est assurément une grande miséricorde de Dieu pour l’Ukraine que ce soit précisément lui qui préside cette Église.

– Comment l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie existe-t-elle dans des conditions de division de ce qui fut un seul pays et aussi avec deux langues ?

Archevêque de Beroun Joachim

– Avec les Slovaques, nous nous comprenons, les langues sont proches, à l’instar de l’ukrainien et du russe. Et lorsque la Tchécoslovaquie s’est désintégrée, on a dû convoquer une assemblée pan-ecclésiale et changer les statuts, afin que nous puissions vivre dans les conditions de deux États. Conformément aux statuts de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, sa juridiction s’étend à deux États indépendants : la Tchéquie et la Slovaquie. Son primat peut être élu comme archevêque de Prague ou comme archevêque de Prešov. Il en résulte que le titre complet du primat de notre Église est « archevêque de Prague, métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie » ou « archevêque de Prešov, métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie”. Le métropolite nous unit. Mais dans chaque État, pour ce qui concerne les relations avec le gouvernement, l’Église a son représentant : pour la Tchéquie, l’archevêque de Prague, pour la Slovaquie, l’archevêque de Prešov, et l’un des deux est le métropolite de toute notre Église. Il y a aujourd’hui quatre diocèses dans cette Église : ceux de Prague, Prešov, Olomouc-Brno et Michalovce. Les évêques diocésains et vicaires sont tous membres du Saint-Synode. Il y a environ 50.000 orthodoxes slovaques. En Tchéquie, il y a environ 20.000 orthodoxes tchèques, ainsi que 100.000 orthodoxes ukrainiens et russes. Et c’est aussi grâce à eux que nous vivons à un bon « niveau ecclésial ». Les Ukrainiens aident beaucoup la Tchéquie. Non seulement matériellement, mais ils enseignent aussi. Ces gens viennent d’Ukraine et nous apprennent comment vivre comme il le faut dans l’Église, parce qu’ils sont originaires d’un pays avec une culture orthodoxe plus traditionnelle. Notre Église est jeune, immature dans beaucoup de domaines de la vie ecclésiale : il n’y a pas de monastères anciens, il n’y a pas de pères spirituels, il n’y a pas de startsy. Aussi, il est très important pour nous que viennent ici des Russes et des Ukrainiens. On peut dire qu’ils constituent la majorité de nos paroissiens.

– On considère que la Tchéquie est l’un des pays les plus athées. Pourquoi ?

– C’est une question difficile. Les Tchèques ont reçu le christianisme à l’époque de l’œuvre missionnaire des saints égaux aux apôtres Cyrille et Méthode. Après la mort de saint Méthode, tous ses disciples ont été emprisonnés, puis chassés de Moravie. Beaucoup d’entre eux sont partis chez le Tsar Boris dans les Balkans. Les Tchèques et les Moraves se sont trouvés sous l’influence de la mission occidentale qu’ils n’ont pas reçue en fait dans leurs cœurs. Et aujourd’hui, leur majorité considère que le christianisme est le catholicisme-romain. C’est là le problème. Ils ne comprennent pas que jusque là leur foi était orthodoxe. Les Tchèques et les Moraves reçoivent la foi comme quelque chose à quoi ils ont été contraints. Je pense que c’est là la raison pour laquelle ils n’acceptent pas le christianisme. Notre devoir est de faire revenir les Tchèques à leurs racines, à la foi de leurs ancêtres. J’étais moi-même avant catholique-romain, de la même façon que la majorité des prêtres et des fidèles tchèques étaient auparavant athées, catholiques et protestants. Et lorsque nous commençons à lire, à rechercher la vérité, alors nous trouvons l’Orthodoxie.

– Monseigneur, comment êtes-vous venu à l’Orthodoxie ?

– Au temps de mes études au collège, je lisais Dostoïevski. Dans « Les frères Karamazov », j’était très intéressé par le staretz Zosime. J’ai commencé à lire sur la foi, Dieu, le monachisme et je suis devenu orthodoxe. J’étais alors âgé de 19 ans. Et durant mes études à l’université – j’ai étudié à la faculté de mathématiques et de biologie – j’ai commencé les cours par correspondance de l’Université orthodoxe. J’ai voyagé en Grèce, en Serbie, en Roumanie, et ai pu vénérer de grands lieux saints. Lors des cours de deuxième année, je suis allé en Russie pendant un mois et j’ai fait des pèlerinages dans les lieux saints du pays.

– Comment votre entourage, votre famille, ont-ils accueilli votre décision ?

– Au début, ce fut un choc pour mes parents. Chez nous, on considère l’Orthodoxie comme une religion russe. Mais ensuite, mon frère et mon père sont également devenus orthodoxes. Ma mère est demeurée protestante, mais respecte notre foi. Même lorsque j’étais novice à la Laure de la Trinité Saint-Serge, elle venait me rendre visite. Elle s’est immergée dans la source miraculeuse, mais a refusé de vénérer les icônes. Pour un Tchèque, naturellement, cela n’est pas habituel que d’être orthodoxe. Mais je pense, que si nous nous occupons de missions, le peuple comprendra, avec le temps, que l’Orthodoxie est la foi de nos ancêtres, la foi de l’ancienne Moravie, des saints égaux-aux-apôtres Cyrille et Méthode et de nombreux autres grands saints, glorifiés dans notre Terre.

– Parlez-nous un peu sur les saints qui sont vénérés en Tchéquie.

– Pour nous, tout comme pour les Russes et les Ukrainiens, les saints les plus proches sont Cyrille et Méthodes, nos docteurs slaves, ainsi que leurs saints disciples – les cinq disciples Gorazd, Clément, Nahum, Angélar, et Sabbas. Bien sûr, il y a aussi le saint prince Rostislav qui invita Cyrille et Méthode. Nous vénérons aussi saint Jean le Tchèque. Issu de l’aristocratie, d’origine croate et premier ermite tchèque. St Jean vivait en ermite dans une grotte située dans la forêt tchèque à 30 kilomètres de Prague. Il est intéressant de mentionner qu’il rencontra dans la forêt le prince Bořivoj Ier, époux de sainte Ludmila de Bohême. Dans la grotte, où saint Jean vivait dans l’ascèse, nous célébrons désormais chaque année la Liturgie. Cette grotte est très belle et se trouve sous une église catholique. Les catholiques nous la prêtent chaque année le jour de la mémoire du saint. Naturellement, il y a aussi saint Wenceslas, prince de la Terre tchèque et sainte Ludmila, sa grand-mère. Les reliques de saint Wenceslas reposent en la cathédrale catholique-romaine Saint-Vit. Son chef (comme celui de sainte Ludmila) est séparé du reste des reliques et es conservé dans la même église. Dans l’ancienne basilique de Saint-Georges, sont gardées les reliques de la sainte martyre et princesse Ludmila. À l’occasion de sa fête, nous chantons l’acathiste devant ses reliques, et ensuite, nous célébrons la Liturgie de la fête dans nos églises. À ce sujet, il y a à Prague en tout huit paroisses orthodoxes. Continuons notre liste par saint Procope de Sazava, le fondateur et l’higoumène du monastère de Sazava, qui voulait réintroduire la liturgie et les rites orientaux. Il y a encore le saint tchèque très vénéré, le hiéromartyr Gorazd, évêque de Tchéquie et de Moravie-Silésie. C’est un néomartyr du XXème s. Il était auparavant prêtre catholique, mais s’est converti à l’Orthodoxie et fut sacré évêque en Serbie. Devenu évêque orthodoxe, il était à la tête de notre diocèse autonome (nous étions alors sous la juridiction serbe, et ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que nous sommes passés sous la juridiction du Patriarcat de Moscou et nous avons reçu plus tard l’autocéphalie). Et, comme les Ukrainiens, nous vénérons saint Alexis le carpatho-russe et le hiéromartyr Maxime de Gorlitz.

– Et comment se porte la vie monastique ?

– C’est une question très difficile. Nous n’avons pas de pères spirituels et de startsy expérimentés, capables de créer un monastère. Et s’il n’y a pas de pères spirituels, les novices vont alors dans des monastères plus traditionnels, ils partent… À l’heure actuelle, les monastères suivants sont actifs : le monastère masculin de la Transfiguration du Seigneur à Těšov, où vivent trois moines ; le monastère féminin Saint-Wenceslas-et-sainte-Ludmila à Lodenica. Formellement, il y a d’autres monastères, mais sans communautés. Nous avons aussi nos moines sur le Mont Athos et en Grèce. Nous espérons que tout en vivant actuellement dans des monastères traditionnels sous une bonne direction spirituelle, ils reviendront dans quelques années et pourrons fonder un monastère chez nous.

– Et quelle est l’attitude de la jeunesse envers l’orthodoxie ?

– Je pense que nous avons une activité missionnaire très faible. En Tchéquie, actuellement, la majorité des orthodoxes sont ukrainiens et russes, et la part principale de notre énergie est absorbée dans le soin pastoral de ces paroissiens. Même à Prague, où il y a huit paroisses, nous ne célébrons et prêchons en tchèque que dans une seule église. Certains Tchèques comprennent le slavon d’Église, mais pour la plupart d’entre eux, il est étranger et incompréhensible. Lorsqu’un Tchèque entre dans une église où l’on célèbre en slavon et on prêche en russe, il pense, naturellement, que c’est une église russe, et il s’en va. Aussi, nous nous efforçons souvent d’alterner les ecténies : l’une en slavon et l’autre, en tchèque. Il nous faut encore beaucoup travailler dans le domaine missionnaire. Nous n’imprimons aussi que de peu de livres en langue tchèque. Je le dis ouvertement : le travail missionnaire est faible dans les Terres tchèques. En Slovaquie, la situation dans ce domaine est de beaucoup meilleure, parce qu’ils ont une faculté de théologie d’un niveau élevé, un séminaire, où il y a des professeurs expérimentés. L’édition y est également développée.

– Comment comptez-vous développer le travail missionnaire ?

– De toute évidence, il faut en premier lieu améliorer l’enseignement orthodoxe en République tchèque, développer la faculté de théologie avec un séminaire, où seraient éduqués nos prêtres, il faut une école orthodoxe. À l’université Charles de Prague, il y a une cathèdre d’Orthodoxie, mais sans séminaire. Le plus important pour nous est d’éduquer, développer le clergé orthodoxe. Et après, les clercs travailleront dans les paroisses. Il faut également développer les monastères qui, nous l’espérons, deviendront des écoles liturgiques et spirituelles. Nous prévoyons d’organiser une maison d’édition en Tchéquie, traduire et imprimer des livres. Actuellement, grâce au soutien de l’État, nous avons des moyens financiers, mais il manque de spécialistes qualifiés. Nous espérons nous développer dans cette direction. L’Église orthodoxe russe nous aide beaucoup, elle accueille nos étudiants tant dans l’école d’iconographie, de chant liturgique, que dans les facultés de théologie et les séminaires. Dans la seule Laure de la Trinité Saint-Serge, combien de nos gens ont étudié ! Gratuitement. Et pour nous cela constitue un grand soutien. Actuellement, nos jeunes étudient également à l’Académie ecclésiastique de Kiev. En parlant de la mission, il faut évoquer saint Gorazd. Il a fait beaucoup. À l’issue de la Première guerre mondiale, il a constitué chez nous l’Église orthodoxe. Après sa mort en martyr, en 1942, on n’a jamais eu un tel évêque missionnaire, on le ressent.

– Pouvez-vous nous donner plus de détails sur l’activité de ce saint hiéromartyr ?

– Le saint hiéromartyr Gorazd a construit et restauré des églises, et il était aidé en cela par le prêtre de Russie subcarpathique André Kolomatsky qui, précédemment, avait érigé un grand nombre d’églises dans cette région. St Gorazd avait traduit les offices en langue tchèque, expliquait, commentait l’Évangile et les saints Pères, enseignait à comprendre et à chanter la Liturgie, et grâce à cela, beaucoup de gens se sont convertis du catholicisme à l’orthodoxie. C’est un travail très difficile ! En vingt ans, il a réussi à faire ce que l’on a pas fait les 70 années suivantes. Nous ressentons que nous vivions grâce à ses labeurs.

– Y a-t-il certains projets communs avec l’Église d’Ukraine ?

– Je sais qu’il a une collaboration étroite entre les évêques slovaques et l’Église orthodoxe d’Ukraine. Ce sont les camps pour les jeunes orthodoxes, les échanges interuniversitaires : on vient d’Ukraine pour étudier à Prešov et le contraire. La situation en Tchéquie est plus compliquée, les distances sont plus lointaines des deux côtés. Aussi, il n’est pas facile d’établir une étroite collaboration. Mais nous sommes des peuples slaves, des Églises slaves, et nous devons nous soutenir ensemble. Dans notre collaboration fraternelle avec l’Église orthodoxe d’Ukraine, le soutien mutuel dans la lutte contre le schisme est important. Il est très important que le peuple ukrainien comprenne l’importance du schisme.

– En quoi voyez-vous le danger du schisme en particulier ?

– S’il y a un schisme, il n’y a plus de catholicité, il n’y a plus la bénédiction de Dieu. Cela, on le ressent fortement en Ukraine. Des problèmes semblables ont surgi chez nous, en Tchéquie, malheureusement. Il y a des clercs qui pensent à l’Église et qui sont capables de se sacrifier pour elle, pour la catholicité. Mais il y a aussi ceux qui ne se préoccupent que d’eux-mêmes, et qui sacrifient l’Église pour leur propre confort. C’est le schisme. Bien sûr, dans le schisme, il n’y a aucune grâce, il n’y a que la politique et l’orgueil. Et nous, en Tchéquie, sommes très heureux du fait que l’Église d’Ukraine soit présidée par S.B. Mgr Onuphre. À notre époque, il est très important qu’à la tête d’une Église se trouve un saint homme. Et nous savons tout que le métropolite Onuphre est un homme de sainte vie. Et pour l’Ukraine, je le répète, c’est une grande grâce qu’il soit à la tête de l’Église. Cela témoigne du fait que cette Église a la grâce du Seigneur. Je demande que les Ukrainiens prient pour nous, pour la Tchéquie, pour que l’Église orthodoxe soit préservée des scandales et des épreuves. Le pire est le schisme interne. Si les ennemis sont extérieurs, il n’est pas difficile de lutter contre eux. Si l’Église est détruite par des ennemis de l’intérieur, cela est particulièrement dangereux : ils détruisent non seulement l’Église, mais aussi le peuple. Cela est évident en Ukraine. Comme l’a dit le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille : « Tout le malheur vient du schisme ». S’il n’y avait pas de schisme ecclésial, ces conflits n’auraient pas eu lieu. À Prague, il y a de nombreux Ukrainiens et Russes, mais, Dieu soit loué, ils sont tous ensemble comme une seule famille. On sent que ces gens se considèrent comme les héritiers de la Russie de Kiev, une partie d’un grand peuple.

– Ce que vous dites est juste. Il est important que ces paroles viennent de vous et soient entendues, parce que c’est un point de vue extérieur.

– Lorsque je participais aux solennités de saint Vladimir à Kiev, j’ai regardé à la télévision vos nouvelles, j’ai entendu la prédication d’un célèbre schismatique : il ne parlait que de politique. Était-ce une homélie festive ? Il n’y avait que de la politique, de l’orgueil, de la saleté… Et qu’a dit en ce jour le métropolite Onuphre ? Tous ont entendu sa prédication lors desdites solennités. C’est un saint homme qui déborde de pardon, d’amour et d’humilité. J’ai vécu en Russie sept ans comme étranger, mais je me sentais à la maison. Je n’ai jamais ressenti que je me trouvais dans un pays étranger. Peut-être parce qu’en Russie, il y a de nombreuses nations différentes et tous sont habitués à vivre ensemble et en bons termes. Aussi, si un Russe ou un Ukrainien considère les étrangers avec amour, pourquoi ne peuvent-il, entre eux, avoir une attitude mutuelle fraternelle ? Cela, je ne puis le comprendre. Et encore cette chose importante : depuis le début du conflit en Ukraine, il y a déjà plus d’un an, on lit une prière pour l’Ukraine dans toutes les églises de Tchéquie.

– Un très grand merci. Votre soutien est très important pour nous.

– Les solennités en l’honneur de saint Vladimir à Kiev ont montré l’unité des Églises canoniques, le triomphe de l’Orthodoxie, ce que ne peuvent faire les schismatiques. On peut observer cela lors de toutes nos fêtes communes. Cette année, à Kiev, ont été invités seulement les représentants des Églises orthodoxes slaves, et c’était une fête joyeuse et conciliaire. Qui concélèbre avec les schismatiques ? Seulement les schismatiques d’autres pays. Là, il n’y a pas de grâce, seulement l’orgueil. Cela ressort clairement de leurs discours et de leurs actes. Ils ne font preuve que de nationalisme. Le schisme est le péché le plus terrible. Et ce qui se passe en Ukraine est leur faute. Ils ont préparé le terrain pour ces troubles. Le défunt métropolite de Kiev Vladimir avait la possibilité de s’emparer de la cathédrale Saint-Vladimir [ entre les mains des schismatiques, ndt] et d’autres églises. Mais il a dit : « Non ! » Cet homme débordait d’amour et de pardon. Il voulait cheminer sur la voie de la souffrance et de l’amour, ce qu’il a fait. C’est la voie chrétienne.

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Le patriarche Bartholomée a déclaré qu’il ne reconnaîtra jamais le métropolite Rostislav comme primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie

Le primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, le métropolite de Prešov Rostislav a annoncé qu’il avait reçu du patriarche de Constantinople Bartholomée une lettre d’un ton extrêmement dur, dans laquelle celui-ci lui communique 

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Communiqué du Patriarcat œcuménique au sujet de l’élection de l’archevêque Rostislav en tant que primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie

« Relativement à la situation prévalant aujourd’hui dans l’Église autocéphale de Tchéquie et de Slovaquie, le Patriarcat œcuménique déclare ce qui suit :

1. La façon dont a eu lieu l’élection du nouveau primat de ladite Église, après la démission de l’archevêque Mgr Christophore de son trône, n’a pas encore été reconnue par le Patriarcat œcuménique et les autres Églises autocéphales orthodoxes en raison d’irrégularités caractérisées de nature canonique concernant cette élection.

2. En conséquence, tout acte canonique de ladite Église qui émane de la composition de la hiérarchie résultant de l’élection susmentionnée est anti-canonique et n’est pas reconnue par le Patriarcat œcuménique.

3. Le Patriarcat œcuménique, comme Église mère de l’Église dont il est question, reste prête à contribuer à la résolution canonique de la situation survenue malheureusement chez celle-ci et appelle toutes les parties impliquées à continuer avec lui [le Patriarcat œcuménique] les discussions destinées à trouver la solution appropriée, tout en évitant toute action pouvant compliquer encore la regrettable situation actuelle dans cette Église.

Au Patriarcat, le 1er avril 2014
secrétariat général du saint et sacré Synode »

Source: Patriarcat oecuménique, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Le dimanche 9 février a été intronisé à Prešov le nouveau primat de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie

L’intronisation solennelle du nouveau primat de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, Mgr Rostislav, a eu lieu en la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva à Prešov. L’intronisation et la liturgie ont été célébrées en présence des représentants des autres confessions chrétiennes, des autorités gouvernementales, des ambassadeurs et des diplomates ainsi que d’un grand nombre de prêtres et fidèles orthodoxes.

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Source, avec la vidéo de l'intronisation: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Le dimanche 9 février a été intronisé à Prešov le nouveau primat de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie

L’intronisation solennelle du nouveau primat de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, Mgr Rostislav, a eu lieu en la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva à Prešov. L’intronisation et la liturgie ont été célébrées en présence des représentants des autres confessions chrétiennes, des autorités gouvernementales, des ambassadeurs et des diplomates ainsi que d’un grand nombre de prêtres et fidèles orthodoxes.

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Source, avec la vidéo de l'intronisation: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

L’archevêque de Prešov Rostislav a été élu primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, tandis que l’évêque de Hodonin Joachim a été élu archevêque de Prague et des Terres tchèques

148188.pLe 11 janvier, à Prešov (Slovaquie) a eu lieu la XIIIème assemblée locale de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie. L’assemblée a soutenu la décision du Saint-Synode de ladite Église d’élire l’évêque de Hodonin Joachim au rang d’archevêque de Prague et des Terres tchèques. Ensuite, conformément aux statuts de cette Église, l’assemblée à élu à la majorité absolue des voix l’archevêque de Prešov et de Slovaquie Rostislav, métropolite (primat) de l’Église des Terres tchèques et slovaques. En d’autres termes, le métropolite de ladite Église et l’archevêque de Prague seront maintenant deux hiérarques distincts. Jusqu’à présent, l’archevêque de Prague était également métropolite-primat de cette Église. L’assemblée de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie constitue l’organe suprême, administratif et canonique de ladite Église. Enfin, l’assemblée a adopté le texte d’une lettre au patriarche de Constantinople Bartholomée, « le remerciant pour sa préoccupation paternelle envers notre Église » ainsi qu’une lettre au patriarche de Moscou Cyrille. La résolution relative à l’élection du primat sera portée à la connaissance de toutes les Églises-sœurs. Le communiqué officiel rappelle que l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie est « autocéphale, c’est-à-dire entièrement autonome et indépendante des autres Églises orthodoxes du monde. Du point de vue du droit canon, le métropolite [de ladite Eglise] est égal aux chefs des autres Églises locales orthodoxes, tels que ceux du Patriarcat de Constantinople ou de Moscou ».

Sources (dont photographie du nouveau primat): Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com, Archevêché de Prague

L’archevêque de Prešov Rostislav a été élu primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, tandis que l’évêque de Hodonin Joachim a été élu archevêque de Prague et des Terres tchèques

148188.pLe 11 janvier, à Prešov (Slovaquie) a eu lieu la XIIIème assemblée locale de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie. L’assemblée a soutenu la décision du Saint-Synode de ladite Église d’élire l’évêque de Hodonin Joachim au rang d’archevêque de Prague et des Terres tchèques. Ensuite, conformément aux statuts de cette Église, l’assemblée à élu à la majorité absolue des voix l’archevêque de Prešov et de Slovaquie Rostislav, métropolite (primat) de l’Église des Terres tchèques et slovaques. En d’autres termes, le métropolite de ladite Église et l’archevêque de Prague seront maintenant deux hiérarques distincts. Jusqu’à présent, l’archevêque de Prague était également métropolite-primat de cette Église. L’assemblée de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie constitue l’organe suprême, administratif et canonique de ladite Église. Enfin, l’assemblée a adopté le texte d’une lettre au patriarche de Constantinople Bartholomée, « le remerciant pour sa préoccupation paternelle envers notre Église » ainsi qu’une lettre au patriarche de Moscou Cyrille. La résolution relative à l’élection du primat sera portée à la connaissance de toutes les Églises-sœurs. Le communiqué officiel rappelle que l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie est « autocéphale, c’est-à-dire entièrement autonome et indépendante des autres Églises orthodoxes du monde. Du point de vue du droit canon, le métropolite [de ladite Eglise] est égal aux chefs des autres Églises locales orthodoxes, tels que ceux du Patriarcat de Constantinople ou de Moscou ».

Sources (dont photographie du nouveau primat): Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com, Archevêché de Prague

Dans une lettre au métropolite d’Olomouc et de Brno Syméon, le patriarche œcuménique Bartholomée demande à l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie de procéder à l’élection immédiate de son primat

Dans une lettre datée du 31 décembre 2013, adressée par le patriarche œcuménique Bartholomée au métropolite d’Olomouc et de Brno Syméon, le Patriarcat demande que les membres du Saint-Synode de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie procèdent immédiatement à l’élection du nouveau primat de ladite Église, en raison du danger et de la probabilité sérieuse du schisme qui pourrait se produire en son sein après les récents événements. Dans sa lettre, le patriarche œcuménique rappelle son devoir de veiller à la paix et à la stabilité des Églises orthodoxes locales et de prévenir ou traiter, comme il le souligne, les possibles déviations des limites qu’ont posées les Pères de l’Église. Après avoir mentionné que le Patriarcat œcuménique a élevé au niveau autocéphale l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie en 1988, le patriarche a fait dans sa lettre une brève rétrospective des derniers développements (envoi d’une délégation d’observateurs-conseillers constituée des métropolites de France et d’Autriche), exprimant sa tristesse au sujet de la présence d’un représentant du Patriarcat de Moscou aux travaux du Synode de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie sans y avoir été préalablement invité. Enfin, le patriarche appelle ladite Église à procéder à l’élection et au sacre épiscopal du primat de ladite Église afin que le Patriarcat œcuménique ne se trouve pas dans l’obligation de prendre des mesures sévères à l’endroit des responsables de la crise.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

L’archevêque de Prešov et de Slovaquie Rostislav est nommé locum tenens du trône métropolitain de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie

Le 9 décembre s’est tenue la séance ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie. Au cours de cette séance, il a été décidé de libérer de ses fonctions le locum tenens actuel, l’archevêque d’Olomouc et de Brno Syméon et de nommer à sa place l’archevêque de Prešov et de Slovaquie Rostislav. Le Saint-Synode a confié la direction temporaire du diocèse de Prague à l’évêque de Hodonin Joachim, dont le nom sera commémoré dans les offices avec celui du nouveau locum tenens. L’archevêque Rostislav, de son nom civil André Gont, est né le 25 janvier 1978 à Snina (Slovaquie). Il a achevé ses études à la faculté de théologie de l’Université de Prešov en 2002, puis a étudié ensuite à l’université Aristote de Thessalonique. Il a accompli son ministère pastoral dans l’une des paroisses de Slovaquie, s’occupant simultanément de la desserte d’un orphelinat à Medzilaborce. En octobre 2012, il a été élevé au rang d’higoumène. Le 18 novembre 2012, il a été sacré évêque de Prešov.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com.

Complément: Mgr Syméon d'Olomouc conteste cette décision (en grec: une synthèse de la situation).

Slovaquie: la nouvelle pièce de deux euros avec les saints Cyrille et Méthode sans auréole et sans croix ?

Sous la pression des instances de l'Union européenne, la nouvelle pièce slovaque de deux euros, pourrait présenter les saints Cyrille et Méthode sans auréole et sans croix sur les vêtements (photographie ci-contre). Le site Euractiv signale que, outre en Slovaquie, la presse bulgare a accueilli avec inquiétude le dessin remanié, en rappelant que durant la période communiste les autorités demandaient aux peintres et aux sculpteurs de représenter les saints Cyrille et Méthode sans auréole. Toutefois, le quotidien La Croix rapporte que, suite à l'émoi suscité en Slovaquie et aux protestations, la Banque centrale slovaque a décidé, le 23 novembre, de revenir à la proposition initiale du graveur qui comporte les auréoles et les croix sur les vêtements (photographie ci-dessous). Mais la nouvelle pièce doit être encore soumise à l'approbation du Conseil européen.

Sources (dont photographie de la nouvelle pièce, version remanié, ci-dessus, et version originale, ci-dessous): Orthodoxologie, Euractiv , La Croix

Inauguration d’une église orthodoxe à Košice (Slovaquie), où la paroisse était privée d’édifice cultuel depuis 22 ans

Le dimanche 11 novembre, jour de la fête de saint Jean le Miséricordieux, patriarche d’Alexandrie, dont les reliques se trouvent en la cathédrale catholique-romaine Saint-Martin de Bratislava, a eu lieu à Košice, en Slovaquie orientale, l’inauguration de l’église orthodoxe dédiée au saint mentionné. L’office était célébré par le métropolite de Košice Georges, en présence d’environ 600 fidèles.

La paroisse de Košice, qui constitue la communauté orthodoxe de Slovaquie la plus nombreuse, est restée sans église durant 22 ans. En effet,  en 1990, suite à une décision gouvernementale, les orthodoxes (1% de la population slovaque, soit 50.000 fidèles) ont été contraints de transmettre toutes les églises orthodoxes aux uniates, alors utilisées en commun avec eux (4.1% de la population, soit 220.000 fidèles). Depuis 1990, les orthodoxes, malgré les conditions économiques prévalant en Slovaquie orientale, ont réussi à construire environ 130 églises. A Košice, les travaux de construction  de la nouvelle église ont commencé il y a six ans, mais la paroisse s’est vu refuser pendant longtemps le permis de construction en raison de l’opposition du voisinage, à laquelle se sont ajoutées ensuite les difficultés économiques. Pendant toute cette période, les offices ont eu lieu dans une cave louée à la municipalité.

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Source (dont photographie): Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com
 

Élection du nouvel archevêque de Prešov (Slovaquie)

Lors de l’assemblée diocésaine qui a eu lieu le 20 octobre en la cathédrale Saint-Alexandre de la Neva à Prešov a été élu le nouvel archevêque de Prešov et de Slovaquie. Il s’agit du hiéromoine Rostislav (André Gont dans le civil), qui exerce actuellement son ministère à la maison d’enfants de la ville de Medzilaborce. Le sacre épiscopal et l’intronisation du nouvel archevêque aura lieu le 18 novembre prochain à Prešov.

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L’Église orthodoxe de Slovaquie compte environs 50.000 fidèles.

Source: Bogoslov, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Au sujet de l’autocéphalie de l’Église des terres tchèques et de Slovaquie

En mars 2012 a été publiée la correspondance entre les primats de deux Églises orthodoxes locales : le patriarche de Constantinople Bartholomée et Mgr Christophore, métropolite des terres tchèques et de Slovaquie. Dans cette correspondance est soulevée la question de la participation de l’Église russe dans l’établissement du statut autocéphale dont dispose aujourd’hui l’Église des terres tchèques et de Slovaquie. Nous publions in extenso les réactions à ce sujet de l’archiprêtre Vladislav Tsypine, historien et canoniste du Patriarcat de Moscou.

Source : Bogoslov.ru

Une nouvelle résidence pour le primat de l’Eglise orthodoxe des pays tchèques et de la Slovaquie

Le site du diocèse de Chersonèse rapporte que le primat de l'Eglise des pays tchèques et de la Slovaquie, actuellement l'archevêque Christophe de Prague, a acquis une nouvelle résidence primatiale grâce au soutien financier du Patriarcat de Moscou.

Source: Patriarcat de Moscou

L’Eglise orthodoxe en Tchéquie et en Slovaquie

Le site du diocèse de Chersonèse rapporte
quelques statistiques
concernant les paroisses de l’Eglise orthodoxe en Tchéquie et en Slovaquie ainsi
que le nombre des fidèles qui est en augmentation : 249 paroisses (78 en
Tchéquie et 171 en Slovaquie) desservies par 197 prêtres et diacres ; 23
053 orthodoxes en Tchéquie, 50 363 en Slovaquie. Il est également précisé
que 300 000 ukrainiens orthodoxes travaillent dans ces deux pays.

Mgr Christophore, primat de l’Eglise orthodoxe des pays tchèques et de la Slovaquie, à Moscou

Mgr Christophore, primat de l’Eglise orthodoxe des pays tchèques et de la Slovaquie, se rendra du 24 au 29 janvier en Russie, à l’invitation du patriarche russe Alexis. Le 28 janvier, il concélébrera avec le patriarche à la cathédrale du Christ Saveur à Moscou et le lendemain, il participera aux XVes Conférences de Noël. Né en 1953, docteur en théologie et en philosophie, Mgr Christophore a fait ses études théologiques à la Faculté de théologie à Presov, à l’Académie théologique de Moscou et à la Faculté de théologie d’Athènes. Il a été élu archevêque de Prague et des pays tchèques le 2 mai 2006. L’Eglise orthodoxe des pays tchèques et de la Slovaquie a obtenu son autocéphalie par l’Eglise orthodoxe russe en 1951.
Source : Sedmitza.ru

Un nouveau primat de l’Église des pays tchèques et de la Slovaquie

Hristophor
Aujourd’hui,
dans la ville tchèque de Vilémov, l’Assemblée clerico-laïque de l’Église des Pays tchèques et de la
Slovaquie
a élu Mgr Christophore (Radim Pulets), archevêque de Prague et des
pays tchèques, primat. Depuis le décès du métropolite Nicolas,
survenu au mois de janvier de cette année, Mgr Christophore occupait la place
de locum tenens. Son intronisation
aura lieu le 28 mai. Né en 1953, docteur en théologie et en philosophie, il a fait
ses études théologiques à la Faculté de théologie à Presov, à l’Académie
théologique de Moscou et à la Faculté de théologie d’Athènes. Chirotoné évêque en
1988, il a été élu en l’an 2000 archevêque de Prague et des pays tchèques
et nommé à la tête du Conseil métropolitain. Il parle le russe, le grec, l’allemand et l’anglais.

Source
et photo : Patriarhia.ru

Décès du primat de l’Église orthodoxe des Pays tchèques et de la Slovaquie

Nikolaj_1 Dans la nuit du 29 au 30 janvier est décédé le primat de l’Église orthodoxe des Pays tchèques et de la Slovaquie, le métropolite Nicolas (Mikoulas Kotsvar) à l’âge de 79 ans. Depuis plusieurs années, le métropolite souffrait de la maladie de Parkinson. L’Église orthodoxe de Tchécoslovaquie, a obtenu en 1951 son autocéphalie par le Patriarcat de Moscou. Le Patriarcat de Constantinople, de son côté, lui a octroyé par un Tomos patriarcal en 1992 le statut d’autocéphalie. La division de la Tchécoslovaquie en deux nouveaux états indépendants à partir de 1993 a conduit à la réorganisation de l’Église.

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11 mai (ancien calendrier)/24 mai (nouveau)

11 mai (ancien calendrier)/24 mai (nouveau)
Jour de jeûne

Clôture de la fête de Pâques. Avant-fête de l’Ascension. Saint Mocius (ou Mucius), prêtre, martyr à Constantinople (vers 295) ; saint Udaut, apôtre des Huns, martyr (452) ; saint Mamert, évêque de Vienne (477) ; saint Possesseur, évêque de Verdun (vers 486) ; saint Gengoux, martyr à Availon (760) ; saints Cyrille et Méthode, égaux aux apôtres, apôtres des Slaves (IXème s.) ; saint Sophrone, reclus des Grottes de Kiev (XIIIème s.) ; saint Nicodème, archevêque de Serbie (1325) ; saint Joseph, métropolite d’Astrakan, martyr (1671) ; saints néomartyrs de Russie : Michel (Biélorossov), prêtre (1920), Alexandre, archevêque de Kharkov (1940).

SAINTS CYRILLE ET MÉTHODE

Saints Cyrille et Méthode, égaux aux apôtres, apôtres des Slaves (IXème s.)

Ces nouveaux Apôtres naquirent dans une famille noble de Thessalonique, ville qui, se trouvant au carrefour des peuples, avait subi, en ce IXe siècle, de fortes influences slaves. Dès leur enfance, les deux frères avaient été en contact avec les populations slaves installées dans la région, apprenant leur dialecte et s’accoutumant à leurs mœurs. Méthode, l’aîné, né en 815, était d’un caractère calme et doux. Il acquit de solides connaissances juridiques et montra rapidement de bonnes aptitudes dans l’administration, de sorte qu’on lui confia le gouvernement d’une province où résidaient des Slaves. Toutefois, au bout de plusieurs années, il réalisa qu’il ne convient pas de perdre son temps en se souciant de choses « qui n’ont pas de valeur éternelle », et démissionna. Fuyant le monde comme le passereau échappe au filet de l’oiseleur, il gagna le prestigieux centre monastique du Mont Olympe de Bithynie, où il devint un moine exemplaire, tant par son obéissance et son amour de la prière, que pour son application à l’étude des Lettres sacrées.
Constantin, né en 827, avait été doté par Dieu d’une intelligence et d’une mémoire exceptionnelles, et dès son plus jeune âge il rêvait de prendre pour épouse, non pas une belle princesse, mais la Sagesse de Dieu, tel un nouveau Salomon. À l’âge de quatorze ans, il avait appris par cœur les poèmes de saint Grégoire le Théologien, et c’est avec larmes qu’il suppliait les professeurs de lui enseigner la grammaire (de la langue homérique), afin d’en pénétrer le sens. La renommée des talents du jeune garçon parvint jusqu’au tout-puissant logothète Théoctiste, qui le fit venir à Constantinople et le prit sous sa protection. Constantin compléta rapidement ses connaissances générales et fut initié aux sciences supérieures par les meilleurs maîtres du temps : Léon le Mathématicien et saint Photios, dont il devint le disciple bien-aimé. Auprès de Photios, il apprit quelle est la vraie sagesse, c’est-à-dire : « La connaissance des choses divines et humaines, qui enseigne à l’homme à se conduire en tout à l’image et à la ressemblance de son Créateur. » Il reçut le surnom de « Philosophe » et, devenu familier des plus hauts milieux de la Cour, Théoctiste projetait pour lui une brillante carrière politique, qu’il voulait inaugurer par un mariage avec l’une de ses nièces. Le Philosophe le remercia de sa proposition, mais il répondit que pour lui rien d’autre ne comptait que l’acquisition de la « science » et de recouvrer la gloire perdue par notre premier père. Il dut néanmoins accepter d’être ordonné diacre et reçut la dignité de chartophylax du patriarche Ignace. Il renonça toutefois rapidement à cette charge pour se retirer dans un monastère du Bosphore (le Kleidion), où il rencontra le patriarche iconoclaste déchu, Jean VII Grammaticos, et engagea avec lui une ardente controverse pour la défense de l’orthodoxie.
Au bout de six mois, il fut rappelé à la capitale et dut accepter, sous la pression de Théoctiste, le poste de professeur de philosophie. En 851, alors qu’il était à peine âgé de vingt-quatre ans, l’empereur Michel III l’envoya en mission diplomatique auprès du calife al-Mutawakkil (847-861). Les discussions avec les Arabes tournèrent rapidement de la politique à la théologie, et c’est avec l’assurance des anciens martyrs que Constantin fit une apologie de la Sainte Trinité devant leurs sages et qu’il leur montra la supériorité des mœurs chrétiennes. Échappant de peu à une tentative d’empoisonnement, il put rentrer sain et sauf à Byzance. Lorsque le césar Bardas fit assassiner son protecteur, Théoctiste, pour prendre le pouvoir (855), Constantin, abandonnant de nouveau les soucis du monde pour chercher la sagesse dans le silence et la prière, partit rejoindre son frère Méthode au Mont Olympe, où ils s’adonnèrent ensemble à l’étude.
En 860, l’empereur, après avoir consulté le patriarche Photios, fit sortir Constantin de sa retraite pour l’envoyer en mission auprès du khan des Khazars , lequel avait demandé qu’on lui envoyât un homme lettré, afin de discuter de religion avec les Juifs et les Arabes qui tentaient de convertir son peuple. Accompagné de son frère et d’une suite imposante, le Philosophe apprit l’hébreu en cours de route et reçut miraculeusement la connaissance du dialecte samaritain. À la cour des Khazars, ils eurent de longues discussions théologiques avec les Juifs, et Constantin confondit les docteurs de la Loi en leur montrant la supériorité de l’Évangile, obtenant ainsi la conversion de nombreux dignitaires ainsi que la libération des captifs chrétiens. Après avoir signé un traité d’alliance avec le khan, les deux frères prirent le chemin du retour, convertissant en chemin des peuplades païennes de Chersonèse Taurique, et ils rapportèrent avec eux les reliques de saint Clément de Rome [24 nov.], qu’ils avaient découvertes par miracle à Cherson.
Aussitôt après avoir remis son rapport à l’empereur, Constantin se retira dans l’hésychia et la prière à proximité de l’église des Saints-Apôtres. Méthode, quant à lui, ayant refusé l’ordination épiscopale qu’on lui proposait, dut toutefois accepter la charge d’higoumène du monastère de Polychronion, où vivaient alors soixante-dix moines.
Ce retour à leur chère quiétude dura bien peu de temps, car, en 863, une ambassade envoyée par le prince de Moravie , Rastislav, arrivait à Constantinople pour demander à l’empereur un évêque et un maître capable de leur enseigner, dans leur langue, la foi chrétienne, qu’ils avaient déjà reçue en partie de missionnaires francs venus de Bavière. Mais ceux-ci prêchaient en latin et célébraient une liturgie incompréhensible, de sorte que les conversions avaient été peu nombreuses et le peuple avait de plus gardé ses coutumes idolâtres. Michel III leur répondit : « Il ne m’appartient pas de régenter votre foi », et il refusa de leur donner un évêque, car il ne prétendait pas usurper cette région à la juridiction du pape de Rome ; mais il promit de leur envoyer des hommes capables de les instruire sur la doctrine du Salut dans leur langue, sans chercher à leur imposer la langue grecque.
Constantin le Philosophe était le seul homme qui possédait toutes les qualités requises pour cette mission, non seulement par sa sagesse mais aussi à cause de sa connaissance du dialecte bulgare et des principales langues du temps : le grec, le latin, l’hébreu, l’arabe (plutôt la langue turco-khazare), le syriaque et le samaritain. Le Philosophe accepta cette mission comme un ordre venu de Dieu, mais il demanda un temps de préparation, et se tournant, comme il en avait coutume, vers la prière, il sollicita de Dieu la révélation d’une écriture capable de rendre convenablement les sons de la langue slave. De même que l’ancienne Loi avait été révélée à Moïse au Sinaï, à la suite d’une théophanie, et avait été gravée de la main de Dieu sur des plaques de pierre (Ex 31,18), de même Constantin, ce nouveau Moïse, reçut la révélation d’un nouvel alphabet, avec lequel il put écrire aussitôt la traduction slave des premiers versets de l’Évangile selon saint Jean. C’est cette écriture qui, après étude et corrections, devint l’instrument grâce auquel les peuples slaves, jusque-là barbares et grossiers, purent être placés par les saints missionnaires au rang des peuples civilisés « qui louent Dieu dans leur propre langue ». Assisté par Méthode et par d’autres disciples d’origines slaves, saint Constantin traduisit alors avec empressement les péricopes de l’Évangile pour toute l’année, la Divine Liturgie, le Livre d’Heures et le Psautier, et c’est ainsi, munis des instruments essentiels à leur œuvre apostolique, que les missionnaires byzantins partirent pour la Moravie (863).
Ils furent reçus avec de grands honneurs à la cour de Rastislav, qui leur confia un groupe de disciples pour qu’ils leur enseignent la nouvelle écriture. L’usage de la langue slave dans la célébration du culte divin et dans la prédication, la fidélité de leur enseignement à la tradition apostolique et le rayonnement de la sainteté des deux frères assurèrent un rapide succès à la mission et, en moins de trois ans (863-866), ils avaient rassemblé plus de cent disciples, qui diffusaient à leur tour la Bonne Nouvelle dans tout le royaume. Mais cette réussite suscita la jalousie et les oppositions des missionnaires francs qui, voyant leur influence rapidement occultée par celle des Byzantins, les accusaient de célébrer la Liturgie en slave, alors qu’il n’est permis, disaient-ils, de célébrer seulement en grec, en latin ou en hébreu.
Une fois les premiers fondements de leur entreprise jetés, les deux frères décidèrent de retourner à Constantinople pour y faire ordonner leurs principaux disciples. Mais, la route ayant été coupée à cause de la détérioration des relations entre Byzance et la Bulgarie, ils décidèrent de se rendre à Venise pour emprunter la voie maritime. Alors que les missionnaires attendaient là l’affrètement d’un navire, le clergé local reprit à leur égard les mêmes accusations que les missionnaires francs. L’affaire fut déférée au pape Nicolas Ier, qui les convoqua à Rome. Lorsqu’ils y arrivèrent apportant avec eux en offrande la relique de saint Clément, le peuple leur réserva un accueil enthousiaste. Le pape Adrien II, qui venait d’être élu après la mort soudaine de Nicolas, approuva l’œuvre des deux apôtres et il déposa solennellement leur traduction slave des livres sacrés sur l’autel de Sainte-Marie-Majeure, condamnant comme hérétiques leurs accusateurs, les « triglossites ». Puis il ordonna lui-même Méthode, prêtre, fit élever au sacerdoce trois de leurs disciples, et les jours suivants, tous purent célébrer en slave dans plusieurs églises de la ville.
Pendant ce séjour à Rome, Constantin, épuisé par les voyages et les labeurs de la mission, tomba gravement malade et, le 14 février 869, après avoir reçu l’Habit monastique sous le nom de Cyrille, il remit son âme apostolique au Seigneur, en priant pour la confirmation des peuples slaves dans la foi orthodoxe. Il fut enseveli avec de grands honneurs dans la basilique Saint-Clément et des miracles s’accomplirent ensuite sur son tombeau.
Le prince de Pannonie, Kocel, admirant l’œuvre des missionnaires byzantins en Moravie et désirant lui aussi soustraire son peuple à l’influence des missionnaires bavarois venus de Passau, leur avait proposé, lors de leur passage dans son pays sur la route de Venise, de leur confier la formation de cinquante disciples. Peu après la mort de saint Cyrille, il envoya des messagers à Rome, demandant qu’on lui dépêchât Méthode. Le pape Adrien accéda à cette requête. Après une première mission couronnée de succès, Méthode retourna à Rome pour y être sacré par le pape évêque de Sirmium (auj. Sremska Mitrovitsa), siège fondé jadis par l’apôtre saint Andronique [17 mai] , avec juridiction non seulement sur la Pannonie, mais sur tous les peuples slaves d’Europe centrale, dont il était chargé de superviser la conversion (870). Au milieu des peines et des labeurs, sans se lasser, le saint continua son œuvre d’évangélisation, en ayant comme principal instrument de prédication la Divine Liturgie traduite, qui procurait aux néophytes l’aliment nécessaire à leur croissance spirituelle. Il ordonna des prêtres et des diacres, et, grâce à son expérience de l’administration, il donna à cette nouvelle Église les fondements canoniques de son organisation. Mais lorsqu’il parvint en Moravie (873), la situation avait bien changé. Sviatoplouk s’était emparé du pouvoir, après avoir fait aveugler Rastislav, et il avait de nouveau livré le pays à l’influence germanique. À peine arrivé, Méthode fut arrêté et dut comparaître devant un synode, en Bavière, qui, après un simulacre de jugement, le fit enfermer en Souabe, dans une tour, où il eut à souffrir cruellement des rigueurs du climat.
Ce n’est qu’au bout de deux ans et demi que le pape Jean VIII fut informé de la situation et put faire remettre le saint en liberté. Dès son retour en Moravie, Méthode reprit son activité avec un zèle accru, sans tenir compte de l’interdiction qui lui avait été faite de célébrer la Liturgie en slave. Il n’hésitait pas à reprocher avec sévérité à Sviatoplouk sa conduite déréglée et s’opposa sans compromis à la doctrine erronée du Filioque [cf. 6 fév.], que le clergé franc tentait d’imposer dans ces pays de mission. Les Francs firent appel à Rome, mais après une apologie de son activité devant le pape (879), Méthode rentra triomphant, avec la confirmation de tous ses droits, à la confusion de son ennemi juré, Wiching, évêque de Neira, en Slovaquie orientale, qui se trouvait sous la juridiction de Méthode. Ce dernier n’en cessa pas pour autant ses intrigues, et il accusa cette fois le saint de rébellion contre l’empereur. Cette nouvelle épreuve fut pour Méthode l’occasion d’entreprendre un voyage à Constantinople, afin d’informer l’empereur Basile Ier et le patriarche Photios des résultats de la mission et de les assurer de son inébranlable fidélité (881). Il fut reçu avec de grands égards à la cour, et le souverain comme le patriarche approuvèrent pleinement la mission et l’œuvre de traduction des nouveaux apôtres.
Réconforté par ce soutien de la Grande Église, Méthode retourna en Moravie avec ses disciples, et c’est dans la paix et le calme, sans être désormais troublés par le clergé franc, qu’ils poursuivirent leurs traductions des livres ecclésiastiques. Méthode acheva en six mois la traduction complète de la Bible, ainsi que celle de textes patristiques et canoniques : tout ce qui était nécessaire à l’Église slave pour assimiler l’héritage du christianisme byzantin. Une fois cette œuvre menée à son terme, il rassembla ses disciples et célébra une Liturgie solennelle, en l’honneur de saint Dimitrios. Puis il désigna son successeur, saint Gorazd qui, originaire de Moravie, avait acquis une parfaite connaissance du grec ; et après avoir béni les souverains et son peuple, il remit en paix son âme à Dieu, le 6 avril 885. Ses funérailles furent célébrées en grec, latin et slave, en présence d’une foule innombrable qui l’accompagnait avec des cierges, en pleurant le maître et le bon pasteur, celui qui s’était fait tout pour tous, afin de les conduire au salut (cf. 1 Cor 9,22).
La disparition de l’Apôtre des slaves fut l’occasion pour Wiching et les siens de reprendre leur conspiration contre les missionnaires byzantins. Il devança Gorazd à Rome et parvint à convaincre le pape Étienne V de l’hétérodoxie de Méthode, et c’est muni d’une lettre lui donnant pleins pouvoirs qu’il rentra en Moravie. Avec l’appui de Sviatoplouk, qui se souciait bien peu des questions théologiques, le félon mena une persécution sans merci contre les disciples de Méthode : Gorazd, Clément et plus de deux cents autres saints confesseurs. Certains furent frappés et traînés dans les ronces, les plus jeunes furent vendus comme esclaves à des marchands vénitiens, d’autres furent exilés aux extrémités du royaume. Gorazd trouva refuge en Pologne, d’autres en Bohême, tandis que Clément, Nahum, Sabas, Angélaire et Laurent purent atteindre la Bulgarie, où ils furent accueillis comme des anges de Dieu par le tsar Boris.
Leurs persécuteurs trouvèrent, quant à eux, un juste châtiment à leur conduite, car, en 907, la Moravie fut envahie et ravagée par les Hongrois, et elle passa dès lors définitivement sous la domination latine. L’œuvre des deux frères égaux-aux-apôtres, Cyrille et Méthode, ne laissa en cette terre aucune trace ; mais, par l’intermédiaire de l’Église bulgare, elle devint la semence d’une riche tradition byzantino-slave, qui trouva son apogée dans la Russie de Kiev, à la suite de la conversion de saint Vladimir.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Résurrection du 5ème ton
Fidèles, chantons et adorons le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, né d’une Vierge pour notre salut : car il Lui a plu, en Sa chair, de monter sur la Croix, de subir la mort et de relever les défunts par Sa glorieuse Résurrection !

Tropaire des saints Cyrille et Méthode, ton 4
Émules des apôtres et docteurs des pays slaves, Cyrille et Méthodes sages en Dieu, priez le Maître de toutes choses de confirmer tous les peuples slaves dans l’Orthodoxie et la concorde, d’apaiser le monde et de sauver nos âmes.

Kondakion des saints Cyrille et Méthode, ton 3
Honorons nos deux saints illuminateurs , qui par la traduction des Écritures divines nous ont fait jaillir la source de la connaissance de Dieu ; en y puisant en abondance jusqu’à présent, nous vous glorifions, Cyrille et Méthode, vous qui vous tenez devant le Trône du Très-Haut et qui priez ardemment pour nos âmes.

Kondakion de Pâques, ton 8
Bien que Tu sois descendu, ô Immortel, dans le Tombeau, Tu as cependant détruit la puissance de l’enfer et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à Tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la Résurrection.

Évangile DU JOUR
(Jn XII, 36-47)
Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. Jésus dit ces choses, puis il s’en alla, et se cacha loin d’eux. Malgré tant de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui, afin que s’accomplît la parole qu’Ésaïe, le prophète, a prononcée: Seigneur, Qui a cru à notre prédication? Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé? Aussi ne pouvaient-ils croire, parce qu’Ésaïe a dit encore: Il a aveuglé leurs yeux; et il a endurci leur coeur, De peur qu’ils ne voient des yeux, Qu’ils ne comprennent du coeur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Ésaïe dit ces choses, lorsqu’il vit sa gloire, et qu’il parla de lui. Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui; mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue. Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. Or, Jésus s’était écrié: Celui qui croit en moi croit, non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé; et celui qui me voit, voit celui qui m’a envoyé. Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.

Dix tonnes de mosaïques destinées à la cathédrale Saint-Sava de Belgrade sont arrivées depuis Moscou dans la capitale serbe

Les premières parties de la mosaïque destinée à la grande coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade sont arrivées à destination, après sept jours de voyage et un parcours de deux mille kilomètres. Les parties de la mosaïque des saints apôtres Pierre et Paul ont été bénies et amenées à la cathédrale, où un office d’intercession a été célébré. À l’issue de l’office, le métropolite du Monténégro Amphiloque, au nom du patriarche serbe Irénée, a remercié le patriarche de Moscou Cyrille, ainsi que le président Vladimir Poutine et le gouvernement russe, pour l’aide apportée à la construction. « Nous avons le devoir de nous souvenir de tous ceux qui ont édifié cette église, mais aussi de ceux qui nous révéleront le visage de Dieu par la beauté de cette mosaïque », a déclaré le métropolite. Le vice-président du gouvernement serbe Ivica Dačić a remercié la Fédération russe qui a pris la décision d’aider à l’achèvement de l’église. « Nous sommes maintenant à mi-chemin. Cette église est le lieu de notre unité à l’avenir. Il faut développer la fraternité en ces temps troublés, alors que des amis nous sont nécessaires », a déclaré Ivica Dačić. Il a répété les propos du premier ministre Alexandre Vučić selon lesquels le gouvernement serbe financera l’achèvement de la construction de la cathédrale. « Nous n’entrerons pas dans le prochain centenaire sans l’avoir terminé » a ajouté M. Dačić. À la fin de la cérémonie, Nicolas Moukhine, membre de l’Académie russe des Arts, et artiste du peuple de la Fédération de Russie, s’est adressé à l’assistance, et a rendu grâce à Dieu « car nous n’attendrons plus longtemps l’embellissement de cette église… Nous nous efforcerons d’achever aussi le sanctuaire avant 2019 car, comme le dit le métropolite Amphiloque, il est le coeur de l’église », a ajouté M. Moukhine. Celui-ci a remercié particulièrement la compagnie “Gazprom Neft” qui a trouvé les moyens financiers destinés à la fabrication des mosaïques. Pendant une journée, les Belgradois auront l’occasion unique de voir les parties des mosaïques avant qu’elles soient posées dans la coupole de l’église. Des dizaines de tonnes de mosaïques de “l’Ascension du Christ”, emballées dans 62 palettes, sont parties de l’atelier de Moscou de l’artiste Nicolas Moukhine, par la Russie, la Biélorussie, la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, pour trouver leur destination en Serbie. La mosaïque du Christ Sauveur, d’une surface de 1230 m2, d’un diamètre de 30 mètres et d’un poids de 40 tonnes, sera posée dans la coupole de l’église par une équipe russo-serbe, et on attend le début des travaux les jours prochains. Le coût de ce travail est de quatre millions d’Euros et est financé par “Gazprom Neft”. Il devrait être terminé avant la fin de l’année.

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« La mission silencieuse » – exposition temporaire d’icônes anciennes russes au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Paris

Le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe accueille du 29 avril au mois de juillet 2017 une exposition intitulée « La mission silencieuse. Les icônes de Novgorod des XIIIème –XVIème siècles ». Cette exposition donnera aux visiteurs l’heureuse possibilité de découvrir des chefs-d’œuvre de l’art religieux russe provenant du musée-réserve de Novgorod. Ce musée, l’un des plus anciens en Russie, est considéré comme l’un des plus grands musées du monde. Le musée de Novgorod détient presque 300 icônes anciennes russes. Il s’agit d’une des plus riches collections iconographiques uniquement comparable à celles de la Galerie Tretiakov et du Musée russe de Saint-Pétersbourg. Malheureusement, pour des raisons de protection et de conservation, il s’avère impossible de faire venir les originaux jusqu’à Paris. Ces icônes représentent une valeur artistique et historique trop importante pour les mettre en péril en les transportant à l’étranger. Mais la technologie moderne, heureusement, nous vient en aide. Le Musée a fait produire des copies de haute-définition qui respectent les dimensions des originaux. Ces copies sont effectuées grâce à l’impression numérique UV sur la planche de bois préparée pour la peinture (communément appelé lefkas). Il est pratiquement impossible de faire la différence entre les originaux et les copies. L’impression reproduit même les petites imperfections des originaux. Quant aux couleurs, il a fallu plusieurs mois et plusieurs essais pour atteindre la conformité exacte des teintes originales. Les experts du Musée de Novgorod ont choisi douze chefs-d’œuvre qui relatent devant les visiteurs l’histoire des différentes étapes de l’art novgorodien et démontrent la particularité stylistique de l’icône de Novgorod. Parmi les icônes exposées vous trouverez une représentation de Saint Nicolas (1294) appartenant au pinceau de l’artiste Aleksa Petrov, l’icône de « La Protection de la Vierge Marie » (milieu XIVème siècle), la représentation de « La bataille des Novgorodiens contre les Souzdaliens » (ou le Miracle de la Mère de Dieu de l’Incarnation, daté de 1467), divisée en trois registres horizontaux. Cette exposition voyage à travers l’Europe et a déjà connu un grand succès en France, en Russie, en Estonie et en Slovaquie.

Selon l’expert russe Valery Alexeïev, le Phanar n’accordera jamais l’autocéphalie à l’Église d’Ukraine, tout en pouvant néanmoins la promettre

L’Église orthodoxe d’Ukraine, comme toute autre, ne recevra jamais l’autocéphalie, telle est la position du Patriarcat œcuménique, selon le président du Fonds international de l’unité des peuples orthodoxes, Valery Alexeïev. C’est la conclusion à laquelle il est parvenu après ses contacts avec les dirigeants de Constantinople. « Il n’y aura plus jamais d’autocéphalies dans le monde, c’est la ferme position du monde grec. Il est clair que ce que veulent obtenir les autorités de Kiev, elles ne l’obtiendront jamais » a déclaré Alexeïev à la conférence de presse qui s’est tenue à Berlin à l’issue de la XXIIIème conférence internationale « Valeurs et intérêts dans un monde changeant : l’approche chrétienne ». Le président du fonds a également déclaré qu’il avait des contacts réguliers avec le patriarche Bartholomée qu’il a rencontré, entre autres, l’an passé dans sa résidence du Phanar. « Ils ont, en général, reconnu à grande peine, les autocéphalies d’après-guerre – qu’il s’agisse de la confirmation de l’autocéphalie de l’Église de Bulgarie, la reconnaissance des nouvelles autocéphalies de Pologne, Tchécoslovaquie, Albanie, qui n’avaient jamais existé. Ces Églises ont été créées dans l’Europe d’après-guerre, où l’influence de l’Union soviétique était très grande. Je vous le dis de façon tout-à-fait responsable, afin que vous le compreniez : il n’y aura aucune autocéphalie, bien qu’ils puissent infiniment promettre, jouer, avec l’octroi de l’autocéphalie », a assuré le président du fonds. Ce faisant, il a communiqué que, du côté de Constantinople, « un sorte de réponse asymétrique sortira, elle est en préparation » au sujet de l’appel du parlement ukrainien [à Constantinople pour l’octroi à l’Église d’Ukraine de l’autocéphalie, ndt]. Globalement, Alexeïev a reconnu que l’Église orthodoxe d’Ukraine, dans les conditions actuelles, bénéficie du maximum de liberté qu’elle puisse avoir, dans le cadre de « la plénitude d’une Église auto-administrée ». « Aujourd’hui, en fait, les évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine ne sont pas confirmés après leur élection par le Synode de Moscou, tout ce passe formellement. Elle est, de facto, en général, une Église indépendante », a déclaré Alexeïev, ajoutant qu’en cas de passage à Constantinople, l’Église orthodoxe d’Ukraine n’aurait pas une telle liberté. « Au Patriarcat œcuménique, il y a deux autonomies formelles, celle de l’Église de Finlande et la semi-autonomie de l’Église de Crète. Mais en fait il n’y a rien là d’autonome – c’est une structure rigide, centralisée avec pour centre le Phanar. Toutes les questions minimes, voire même de la vie économique, sont agréées par le Phanar », remarque Alexeïev. Celui-ci a rappelé que la politique orientée vers « la réception ou la conquête de l’autocéphalie pour l’Église orthodoxe d’Ukraine », est menée constamment en Ukraine depuis l’époque du premier président Léonide Kravtchouk. Aujourd’hui aussi, selon l’expert, « cette question est plutôt utilisée dans le cadre de certaines spéculations, d’un grand jeu géopolitique, dans lequel on s’efforce d’attirer des acteurs globaux, en premier lieu les États-Unis ».

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A Budapest, célébrations du 1700e anniversaire de saint Martin de Tours

Le 27 décembre 2016, l’évêque Tikhon de Podolsk, administrateur du diocèse de Hongrie, et l’archevêque Georges de Michalovce-Košice (Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie), ont célébré la Divine liturgie à la cathédrale de la Dormition de Budapest. Le clergé du diocèse de Hongrie et plusieurs prêtres du diocèse de Michalovce-Košice concélébraient l’office célébrant le 1700e anniversaire de la naissance de saint Martin de Tours. La jeunesse orthodoxe de la cathédrale Saint-Nicolas de Vienne, en pèlerinage en Hongrie avec la bénédiction de Mgr Tikhon, assistait à la liturgie. Après l’office, l’évêque Tikhon et l’archevêque Georges ont célébré un requiem à l’intention des victimes de la catastrophe aérienne survenue le 25 décembre au-dessus de la Mer Noire. Mgr Tikhon a ensuite prononcé quelques mots de bienvenue à l’intention de l’archevêque Georges, lui souhaitant un joyeux Noël et l’aide de Dieu dans son travail de pastorale avec les fidèles orthodoxes de Slovaquie. Mgr Georges a transmis les condoléances de Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie. Après avoir remercié Mgr Tikhon de Podolsk de son accueil, l’archevêque Georges a souhaité de bonnes fêtes à l’assistance. Il a insisté sur l’exemple de saint Martin de Tours, dit Martin le Miséricordieux, pour les fidèles orthodoxes de Hongrie, de Slovaquie et du monde entier.

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Le patriarche de Bulgarie Néophyte a soutenu une initiative contre les mariages homosexuels

Le patriarche de Bulgarie Néophyte a déclaré son soutien à l’initiative « Mère, Père et Enfants » qui insiste sur la définition d’un concept unique du mariage et de la famille dans l’Union Européenne, à savoir l’union d’un homme et d’une femme, et de la famille sur le fondement du mariage et/ou de la descendance. C’est ce qu’a annoncé l’Association « Société et Valeurs ». Dans la lettre du patriarche Néophyte, il est dit que l’Église orthodoxe comme gardienne du mariage traditionnel, de la famille et des enfants, soutient le droit de chaque État membre de l’Union Européenne à définir sa politique dans le domaine du mariage et de la famille, ce droit étant inscrit dans l’article 9 dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. Selon les organisateurs de l’initiative « Mère, Père et Enfants », qui est partie de Hongrie, Slovaquie, Pologne, Croatie, Suède, France, Portugal et Allemagne, celle-ci « donne la possibilité aux citoyens de répondre à une pression accrue et abusive de Bruxelles durant ces dernières années pour la redéfinition du mariage ». L’initiative cite la déclaration de Frans Timmermans du mois de juin 2015, dans laquelle il appelle chaque État membre de l’Union à légaliser les mariages de même sexe. Le but de l’initiative est de récolter le soutien d’un million de citoyens de l’Union Européenne jusqu’au 10 décembre, mais jusqu’à maintenant, elle a récolté moins d’un tiers des signatures nécessaires. Si néanmoins l’initiative aboutit, elle sera discutée à la Commission européenne.

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Office solennel à l’église du Christ Sauveur pour les 70 ans du patriarche Cyrille

Le 20 novembre 2016, 22e dimanche après la Pentecôte, le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a concélébré la Divine liturgie à l’église du Christ Sauveur avec les Primats et les représentants des Églises orthodoxes locales, de nombreux hiérarques et clercs de l’Église orthodoxe russe. Le Primat de l’Église russe fêtait son 70e anniversaire.

L’office était présidé par : Sa Béatitude le Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II, Sa Béatitude le Patriarche de la Sainte ville de Jérusalem et de toute la Palestine Théophile III, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, Sa Sainteté et Béatitude le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Élie II, Sa Sainteté le Patriarche de Serbie Irénée, Sa Béatitude l’archevêque Chrysostome II de Chypre et de la Nouvelle Justinienne, Sa Béatitude l’archevêque de Tirana et de toute l’Albanie Anastase, Sa Béatitude le métropolite Sabas de Varsovie et de toute la Pologne, Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie, Sa Béatitude l’archevêque de Washington, métropolite Tikhon de toute l’Amérique et du Canada.

Les Primats concélébraient avec les chefs des délégations des Églises orthodoxes de Constantinople, de Roumanie, de Bulgarie et de Grèce, les membres permanents du Saint Synode de l’Église orthodoxe russe, de très nombreux hiérarques russes, les représentants des Églises orthodoxes locales auprès du Patriarcat de Moscou, les chefs des institutions synodales et des représentations de l’Église orthodoxe russe à l’étranger, les supérieurs des monastères de Moscou, les membres du Conseil diocésain de Moscou et de nombreux clercs moscovites.

L’office était célébré en présence de plusieurs personnalités de l’état, des higoumènes de nombreux monastères, d’employés des institutions synodales, de représentants des organisations de jeunesse orthodoxe et de multiples fidèles.

La liturgie était chantée par le chœur patriarcal de l’église du Christ Sauveur, le chœur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, le chœur collectif d’enfants des écoles du dimanche et des écoles de musique sacrée de Moscou et de la région de Moscou. Elle était retransmise à la télévision et sur le site officiel de l’Église orthodoxe russe.

Au moment de la Petite entrée, l’archevêque Innocent de Vilnius et de la Lituanie a été élevé au rang de métropolite. Plusieurs évêques russes ont été élevés à la dignité d’archevêque, notamment l’évêque Serge de Solnetchnogorsk, administrateur du Secrétariat du Patriarcat de Moscou, administrateur des paroisses d’Asie du Sud-est.

Des prières spéciales ont été dites à la litanie instante pour la santé du Primat de l’Église orthodoxe russe. Après quoi, le Patriarche Cyrille a lu une prière pour la paix en Ukraine.

A la fin de la liturgie, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine a lu un message de félicitations adressé par les membres du Saint Synode de l’Église orthodoxe russe au Patriarche Cyrille. Il a terminé en demandant au Primat de s’imposer à lui-même la plus haute distinction de l’Église orthodoxe russe, l’ordre de Saint-André. Le Patriarche Cyrille a reçu l’insigne des mains du métropolite Onuphre avec gratitude.

Ensuite, le Président de la Douma d’état, V. V. Volodine, a félicité le Patriarche.

Le métropolite Emmanuel de France a lu le message de félicitations de Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée de Constantinople.

Ensuite, le Patriarche Cyrille a prononcé une homélie, avant d’être congratulé dans les galeries de l’église par les membres du mouvement de jeunesse « Volontaires orthodoxes » et de nombreux jeunes de la capitale.

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Vêpres panorthodoxes à Véria (Grèce) en l’honneur de saint Clément d’Ohrid

Des vêpres panorthodoxes solennelles ont été célébrées au monastère du Saint-Précurseur à Véria, dans le nord de la Grèce, à l’occasion de la fête de saint Clément, archevêque d’Ohrid. Les vêpres étaient présidées par le métropolite de Plovdiv Nicolas, de l’Église de Bulgarie. Étaient également présents le métropolite de Sébaste Dimitri (Patriarcat de Constantinople), le métropolite de Kinshasa Nicéphore (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite de Poltava et Mirgorod Philippe (Église orthodoxe d’Ukraine), l’évêque de Braničevo Ignace (Patriarcat de Serbie), l’évêque de Stobi David (archevêché d’Ohrid, Patriarcat de Serbie), l’évêque d’Amathonte Nicolas (Église de Chypre), l’évêque de Supraśl Grégoire (Église de Pologne), le métropolite de Michalovce Georges (Église des Terres tchèques et de Slovaquie) et l’évêque de Snepole Arsène (Église de Bulgarie). Participaient également les higoumènes du monastère de la Très sainte Mère de Dieu à Andros, l’archimandrite Eudocime, et de la Mère de Dieu de Dovras, l’archimandrite Pantéléimon, ainsi qu’un grand nombre de prêtres du diocèse de Véria. Né vers 840, Clément d’Ohrid, le plus célèbre disciple des saints Cyrille et Méthode, fut un saint moine et évêque d’Ohrid. Le crâne du saint est gardé au monastère du Saint-Précurseur, non loin de Véria.
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Extrait du discours de l’archevêque Dimitri d’Amérique (Patriarcat œcuménique) au sujet du Concile panorthodoxe, prononcé lors de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis

Une partie du discours de l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) à l’occasion de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis était consacrée au Concile de Crète, auquel il participait. L’archevêque retrace l’histoire de ce Concile et donne son point de vue sur l’attitude que doivent adopter les évêques orthodoxes en Amérique malgré leur différend au sujet de la reconnaissance de celui-ci par leurs Églises locales respectives. Nous publions ci-dessous l’extrait en question : « Permettez-moi de commencer avec le Saint et Grand Concile qui s’est réuni sur l’île de Crète en juin dernier (18-26 juin 2016). Comme vous le savez, la décision de réunir un Concile panorthodoxe a été prise par les représentants des Églises orthodoxes autocéphales en 1961, il y a 55 ans, et pendant une réunion spéciale tenue sur l’île de Rhodes, en Grèce (20 septembre – 5 octobre 1961). Plusieurs réunions relatives à la décision mentionnée ont suivi. Il y a eu des réunions panorthodoxes intitulées « Commissions préparatoires inter-orthodoxes) ou « Consultations préparatoires préconciliaires ». Les dates de ces réunions sont 1963 (Rhodes, Grèce), 1964 (Rhodes), 1966 (Belgrade), 1968, 1976, 1982, 1986, 1990 et 1993 (toutes à Genève). La tâche des Commissions ou Consultations était la création d’une liste de sujets devant être discutés par le Concile panorthodoxe lorsqu’il se réunirait et la préparation de textes correspondant aux sujets sélectionnés. Des événements importants en Europe et au Moyen Orient ont provoqué une pause temporaire du processus mentionné. En 2008 (10-12 octobre 2008), au cours d’une Synaxe à Constantinople des Chefs et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales, les travaux de préparation du Concile panorthodoxe ont redémarré. Ainsi, six ans plus tard (6-9 mars 2014), la décision historique a été prise de convoquer le Saint et Grand Concile des Églises orthodoxes au printemps 2016 en l’église Sainte-Irène (lieu du Second Concile Œcuménique) à Constantinople. La Sainte Synaxe préconciliaire des Primats et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales a eu lieu à Genève cette année (21-26 janvier 2016). Au cours de cette Synaxe, trois choses importantes se sont produites : 1) Le lieu du Saint et Grand Concile a été transféré de Constantinople, en Turquie, à l’île de Crète, pour des raisons bien connues, 2) Le règlement des travaux au Concile a été discuté et approuvé et 3) Les textes des six sujets finaux ont été discutés en détails et approuvés avec quelques modifications. Le Saint et Grand Concile, après 55 années de préparation a été convoqué comme prévu du dimanche de la Pentecôte (Juin 2016) au dimanche de Tous les Saints (Juin 26, 2016). Dix des quatorze Églises orthodoxes autocéphales ont participé, à savoir : le Patriarche œcuménique de Constantinople, le Patriarcat d’Alexandrie, le Patriarcat de Jérusalem, le Patriarcat de Serbie, le Patriarcat de Roumanie, l’Église de Chypre, l’Église de Grèce, l’Église de Pologne, l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, et l’Église d’Albanie. Quatre des quatorze Églises orthodoxes autocéphales n’ont pas participé au Saint et Grand Concile, à savoir le Patriarcat d’Antioche, le Patriarcat de Moscou, le Patriarcat de Bulgarie et le Patriarcat de Géorgie. Douze évêques de notre Assemblée ont eu le grand honneur de participer au Saint et Grand Concile et de faire l’expérience d’une semaine de discussions pleines de dignité, honnêtes, libres et productives, dans un esprit d’amour, d’unité et de respect mutuel. Je ne connais pas d’autre événement de l’histoire ecclésiastique récente qui ait attiré l’attention d’autant de personnes et qui ait exposé l’Église à tant d’éloges et de critiques. En effet, à défaut d’autre chose, nous pouvons certainement dire que le Concile nous a aidés à acquérir une meilleure perception de ce que nous sommes, et nous sommes devenus plus conscients de la nécessité de lutter constamment pour l’unité. Pour certains, le Concile n’était pas l’expression de l’unité orthodoxe qu’ils envisageaient et qu’ils espéraient. C’est compréhensible. Le programme, la mission, les travaux et les documents du Saint Concile révèlent cependant l’engagement de l’Église orthodoxe dans la conciliarité. Bien sûr, l’absence de quatre Églises orthodoxes au Concile a été et reste un événement douloureux à bien des égards. Cela, néanmoins, n’est pas un signe de notre désunion, mais nous encourage à rester patients l’un avec l’autre et à cultiver l’unité par tous les moyens. En dépit de nos propres faiblesses et de nos imperfections, nous devons tous insister pour rester et croître dans l’unité du Christ. Notre tâche première, en tant que hiérarques aux États-Unis n’est pas de débattre sur le Concile de Crète. Nous ne pouvons nous payer le luxe de tels débats. En tant que pasteurs du troupeau du Seigneur, nous devons rester liés les uns aux autres, fermes dans notre mission et engagés à dépasser tout défi et à utiliser toutes les occasions de façon fraternelle, fructueuse, véridique et conciliaire. Nous sommes une Assemblée d’évêques orthodoxes ; nul ne peut redire à cela ou le changer. Nous sommes un dans le Christ. Si nous ne vivons pas notre responsabilité de travailler comme un seul corps, chers Frères, nous laissons les fidèles à la merci d’un monde froid et impitoyable. Et nous pouvons rester assurés que la société ne demandera pas si quelqu’un est grec ou bulgare, russe ou ukrainien, serbe ou roumain, géorgien ou antiochien, converti ou orthodoxe de naissance. Notre peuple finira par devenir la proie des attaques et des railleries. Ma prière est que nous, dans les conditions et les défis présents, puissions tous renouveler notre engagement les uns envers les autres en tant qu’Assemblée d’évêques ».

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Forum inter-orthodoxe à Blagoevgrad (Bulgarie) au sujet du fondamentalisme

Du 22 au 25 septembre 2016 s’est tenue pour la neuvième fois consécutive la conférence du Réseau d’initiatives d’études des cultes et religions destructifs sous le titre « Fondamentalisme. Fidélité à la tradition ou innovation ? » Cette année, la rencontre a eu lieu à Blagoevgrad, et son hôte était le métropolite de Nevrokop Séraphim. Le patriarche de Bulgarie Néophyte était venu spécialement pour bénir la rencontre, avec l’évêque de Branitsa Grégoire, vicaire du diocèse métropolitain de Sofia. Le patriarche a salué l’assemblée et exprimé sa joie à l’occasion de la rencontre, souhaitant aux participants un travail couronné de succès et fructueux au nom du Christ. Le forum a été ouvert le 22 septembre par un office d’intercession célébré par le métropolite Séraphim. La conférence d’introduction a été donnée par l’évêque de Karpasia Christophore (Église de Chypre), qui est également le coordinateur principal du Forum international. À celui-ci ont participé les représentants de la quasi-totalité des Églises orthodoxes, à savoir Constantinople, Antioche (l’évêque de Safita Dimitri), Jérusalem (l’archevêque du Qatar Macaire), Russie, Géorgie, Serbie (l’évêque de Vranje Pacôme), Roumanie, Chypre, Grèce, Pologne, Albanie, qui ont transmis les vœux de leurs primats. Seules les Églises d’Alexandrie et des Terres tchèques et de Slovaquie étaient absentes. Presque tous les diocèses de Bulgarie étaient représentés, celui de Sofia étant représenté par M. Zdravko Konev, secrétaire technique du diocèse de Sofia. Le 23 septembre, premier jour de la conférence, ont été entendues les communications suivantes : 1) « Le fondamentalisme dans l’Islam : phénomènes spirituels, sociaux et culturels », par le professeur Alexandre Savine, de l’Université orthodoxe Saint-Tykhon de Moscou, 2) « Les homosexuels et l’imposition de leurs vues sur la société » par Christos Iakovou, chef « du centre de recherches de Chypre », 3) « Le fondamentalisme dans le protestantisme », par l’archiprêtre Basile Georgopoulos, professeur à la Faculté de théologie de Thessalonique. Le 24 septembre, deuxième jour de la conférence, les communications suivantes ont été données : 1) « Le fondamentalisme parmi les orthodoxes et dans la spiritualité orthodoxe », dont l’auteur était le métropolite de Zagreb Porphyre et Ljubljana (Patriarcat de Serbie), 2) « Le fondamentalisme dans le mouvement du New Age » par les prêtres Antoine Panayi et Élie Koutraphouris (archevêché de Chypre). Après les conférences et les discussions qui ont suivi, l’évêque de Karpasia Christophore a invité les participants à constituer des groupes de travail pour élaborer les documents finaux destinés à être proposés à toutes les Églises orthodoxes. Quatre projets de documents ont été préparés. À la fin du séminaire a eu lieu une visite des participants au monastère de Rila, où ils ont assisté aux Vêpres dominicales, durant lesquelles chacun des prêtres a lu et chanté dans sa langue maternelle. Le dimanche, la Liturgie a été présidée par le métropolite Séraphim en concélébration avec les prêtres participants.

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Fête de la Transfiguration sur la sainte montagne de Grabarka (Pologne)

Comme chaque année, des milliers de fidèles orthodoxes de toute la Pologne, mais aussi des groupes de pèlerins venus de Belgique, Russie, Biélorussie, Slovaquie et de Grèce se sont rendus cette année à la sainte montagne de Grabarka, dans l’Est du pays, pour la fête de la Transfiguration. Cette année, des prières ont été élevées non seulement pour les orthodoxes de Pologne et des pays proches, mais aussi pour la Syrie et le Moyen Orient. Le patriarche d’Antioche Jean X a accompli ce pèlerinage avec le métropolite de Varsovie Sava. Chaque année, les fidèles apportent des Croix en bois qu’ils plantent sur la montagne, auprès du Couvent Marthe et Marie. Les origines de ce pèlerinage remontent à 1710 où, lors d’une épidémie, un habitant de la région reçut la révélation qu’il fallait faire une procession sur le sommet de la montagne, y célébrer un office d’intercession et planter des Croix. L’épidémie cessa et, en reconnaissance de l’événement, une chapelle fut construite au sommet de la montagne. En 1947, le couvent féminin Marthe-et-Marie y fut fondé. Chaque année, lors de la fête de la Transfiguration selon l’ancien calendrier (19 août), des milliers de fidèles accomplissent ce pèlerinage. Un court film vidéo (en russe) peut être visionné sur le lien ci-dessous.

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L’archevêque Job de Telmessos déclare dans une interview que le Patriarcat de Constantinople n’a pas l’intention de créer son propre exarchat en Ukraine 

Lors des solennités à Kiev consacrées au Baptême de la Russie kiévienne, le président ukrainien Porochenko a invité le patriarche œcuménique Bartholomée. Celui-ci a envoyé pour participer aux célébrations son représentant, l’archevêque de Telmessos Job (Getcha). Après cette visite, de nombreuses interprétations des paroles et déclarations de Mgr Job ont été publiées, dont celles qui ont été prononcées par celui-ci pendant la cérémonie officielle à la « Vladimirskaïa Gorka », à Kiev. Or, ces interprétations sont diamétralement opposées, selon les vues et les convictions de ceux qui les font. Afin d’éviter tout malentendu concernant tant la visite de l’archevêque Job à Kiev, que la politique du Patriarche œcuménique à l’égard de la question ecclésiale ukrainienne, le site orthodoxe ukrainien pravlife.org s’est adressé directement à l’archevêque Job afin d’obtenir les éclaircissements nécessaires.

Monseigneur, vous étiez représentant du patriarche de Constantinople lors des solennités du Jour du Baptême de la Rous’ à Kiev. Pourquoi le patriarche Bartholomée n’a-t-il pu venir ? Quels souhaits Sa Sainteté a-t-elle transmis aux Ukrainiens ? De quoi a-t-il été question au cours de votre rencontre avec le Président ukrainien ? Avez-vous rencontré le chef du « Patriarcat de Kiev » ?

– Le patriarche œcuménique a reçu l’invitation du Président ukrainien mais, malheureusement, eu égard au fait qu’il reçoit de nombreuses invitations et que le programme de ses visites est assez dense, il ne peut répondre positivement à toutes. Néanmoins, dans de tels cas, le patriarche, courtoisement, envoie toujours son représentant. Cette fois, en cette qualité, c’est moi qui suis venu à Kiev pour les festivités. Le patriarche a demandé de transmettre à tous les Ukrainiens qu’il était spirituellement avec eux, parce que l’Église de Constantinople est l’Église-Mère pour l’Église de Kiev. En tant que père spirituel du peuple ukrainien, sa prière et ses souhaits est la paix dans le pays et l’unité dans l’Église. Ce sont précisément ces souhaits que j’ai transmis de sa part au Président ukrainien et à S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Avec la bénédiction du patriarche, c’est précisément eux que je devais rencontrer, et mon séjour était convenu avec les organes de l’État et l’Église canonique.

Suivez-vous les événements dans notre pays ? Nous avons tous vu l’agression contre la Procession pan-ukrainienne pour la paix. Comment pensez-vous, pourquoi une certaine partie de la société n’accepte-t-elle pas l’initiative pacificatrice de l’Église ?

– Oui, bien sûr, nous suivons constamment les événements en Ukraine. Il faut dire que toutes les questions sont très politisées. En réalité, dans la question du schisme ecclésial en Ukraine, ce sont précisément les motifs politiques qui jouent un grand rôle. De nombreuses forces marginales, tant pro-russes que pro-ukrainiennes, voulaient utiliser la Procession pour leur propagande ultra-nationaliste. L’État craignait que des provocations puissent avoir lieu. Mais, Dieu soit loué, toutes les mesures possibles ont été prises afin de ne pas permettre quelque chose de tel, et la Procession pour la paix s’est déroulée paisiblement, sans aucuns incidents !

Quel est votre point de vue, des changements juridictionnels pourraient-ils régler les problèmes du schisme ecclésial en Ukraine ? Comment l’Église de Constantinople voit-elle son aide pour le retour de l’unité ecclésiale en Ukraine ?

– Le but principal du Patriarcat œcuménique est l’unité de l’Église orthodoxe en Ukraine. Tous, tant les Ukrainiens que tous les chrétiens orthodoxes dans le monde entier, en ont assez du schisme. Le Patriarcat œcuménique ne prévoit pas de créer une juridiction parallèle en Ukraine, parce qu’une telle situation non canonique ne ferait qu’approfondir le problème. Le Patriarcat œcuménique est prêt à aider à résoudre le schisme ecclésial comme récemment cela a été le cas dans l’Église de Bulgarie et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie.

Qu’est ce que tous les orthodoxes en Ukraine doivent nécessairement faire pour atteindre l’unité ?

– Premièrement, il faut rejeter son égoïsme et fuir l’égocentrisme. Récemment, lors du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe en Crète, S.B. l’archevêque d’Albanie Anastase a souligné que la source de tous les problèmes dans l’Église est l’égocentrisme. Deuxièmement, il faut par principe observer les saints canons de l’Église orthodoxe qui existent précisément afin de préserver l’unité de l’Église. Troisièmement, il faut prier plus, afin que nous changions intérieurement et qu’ainsi nous puissions coopérer à l’unité. Et enfin, comme de véritables pacificateurs, nous devons être des hommes de dialogue, prêts à entendre les souhaits du prochain et chercher une issue à cette situation.

Que souhaiteriez-vous à tous les Ukrainiens orthodoxes ?

– Je pense que la plus grande fête en Ukraine aura lieu lorsque la paix viendra dans l’État et l’unité dans l’Église orthodoxe. Je vous assure qu’afin de partager la joie d’une telle fête, le Patriarche œcuménique trouvera toujours le temps, et moi-même avec lui !

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Interview de l’archidiacre Jean Chrysavghis, directeur du bureau de presse du Patriarcat œcuménique pour le saint et grand Concile, au sujet de l’absence de l’Église orthodoxe russe et de ses conséquences

Le père Jean Chysavghis, archidiacre du Trône œcuménique et clerc de l’archevêché grec d’Amérique, a donné l’interview suivante à l’agence grecque Romfea.gr au sujet de l’absence de l’Église orthodoxe russe au grand et saint Concile.

– Père Jean, comment commentez-vous la récente décision de l’Église russe de ne pas participer au saint Concile ?

– Je respecte la décision de l’Église de Russie de ne pas venir. Mais je sais aussi, cependant, que beaucoup d’Églises qui participent ont exprimé le sentiment de douleur, non pas seulement pour l’absence de l’Église de Russie, mais aussi pour les autres Églises qui ont changé d’avis. Ce n’est pas moins regrettable lorsqu’une petite Église, comme celle de Bulgarie ou de Géorgie ne participe pas au Concile, que lorsqu’il s’agit d’une Église plus grande comme celles d’Antioche ou de Russie. La différence en nombre, grandeur et puissance n’a jamais eu d’importance pour l’Église orthodoxe. En même temps, cependant, les Églises qui ont déjà envoyé leurs représentants en Crète (qui travaillent durement pour le Concile imminent), et se préparent pour envoyer demain leurs délégations officielles, se sentent confuses au sujet de toute cette situation. Je ne suis pas en mesure de juger les questions internes et les problèmes des Églises individuelles, ni la raison pour laquelle certaines Églises ont choisi de changer d’opinion – alors qu’elles avaient donné leur parole – qu’elles participeraient au Concile. Je suis certain que les Églises de Russie, de Bulgarie et de Géorgie ont probablement eu du mal à prendre cette décision. Cela aurait été bien sûr une bonne chose qu’elles aient respecté le travail difficile, les ressources et les dépenses des autres Églises qui ont majoritairement tenu parole et se trouvent déjà en Crète. Malgré cela, nous ne devons pas perdre le contact avec le but lointain du Concile, c’est-à-dire l’unité, qui est un processus lent et difficile. Et il faut nous rappeler que l’unité est toujours un but et non un point de départ. L’unité est la fin et non le commencement. L’unité est toujours emplie et complétée par le Saint Esprit qui « supplie aux déficiences ». Aucun Concile ne siège jamais pour fêter l’unité. Au contraire, chaque Concile qui s’est réuni dans le passé, a été précisément convoqué pour aboutir à une plus grande unité, alors qu’il existait quelque problème (soit théologique, soit canonico-administratif). C’est un fait, la plupart des conciles, à travers les temps, ont réellement été convoqués pour résoudre des problèmes administratifs, et non des problèmes dogmatiques.
– Maintenant, alors que toutes les Églises ne participent pas, les décisions seront-elles valides ? Puisque, conformément à la logique du règlement (du présent Concile), l’absence d’accord d’une seule Église seulement constitue un empêchement absolu à la convocation du Concile.
– Il n’est dit nulle part dans le règlement que l’absence d’une Église empêche la convocation du Concile. Il est très important de mentionner avec précision les documents officiels. Le règlement dit que le saint et grand Concile peut être convoqué par Sa Toute-Sainteté [le patriarche de Constantinople, ndt] avec le consentement de toutes les Églises orthodoxes, ce qui est exactement ce qui s’est passé à Genève au mois de janvier de cette année, lorsque toutes les Églises orthodoxes étaient présentes à la synaxe des primats et ont répété, réaffirmé et décidé conjointement la convocation du Concile lors de prochaine fête de la Pentecôte. Je me pose également des questions au sujet de la façon dont les gens se réfèrent à la notion d’unanimité. Dans les règlements conciliaires, Il n’y a aucune référence à l’invalidité d’un Concile et de ses décisions, dans le cas où une Église quelconque ne peut y assister. En réalité, lorsqu’une Église quelconque s’est efforcée au cours de la même synaxe d’inclure ce genre de langage dans les règlements, elle a fait face au rejet massif de toutes les Églises, y compris celle de Russie. Le saint et grand Concile peut encore ne pas avoir de quorum, mais je considère qu’il est très difficile de ne pas l’appeler « panorthodoxe », car dans ce cas concret, il a été précédé par une décision panorthodoxe de convocation du Concile et le consentement des Églises pour y participer. Malheureusement, pour certaines raisons, certaines Églises ont décidé au dernier moment qu’elles ne pouvaient pas être présentes. Quoi qu’il en soit, cela ne change pas la validité du Concile et de ses décisions. En outre, le Concile est assurément un « grand Concile », car il est indubitablement plus officiel que n’importe quel concile local individuel. Sincèrement, je ne puis comprendre que certains se paniquent lorsqu’ils entendent que ce Concile est contraignant ainsi que ses décisions. Où est la confiance dans les dirigeants de notre Église ? En même temps, il nous faut comprendre qu’il existe toujours dans l’Église un processus de réception des décisions d’un Concile, comme c’était exactement le cas pour chaque Concile dans l’histoire, y compris les Conciles œcuméniques. Toutefois, le point de vue selon lequel les décisions d’un Concile sont invalides parce que certaines Églises n’étaient pas présentes, est privé de toutes bases ecclésiologiques, théologiques et encore logiques. Il y a eu beaucoup de Conciles au cours des derniers siècles, auxquels ont participé très peu d’Églises, sans que toutefois quelqu’un ait mis en doute leur validité. Par exemple, l’Église de Russie n’a pas assisté au célèbre Concile de 1872, qui a condamné l’ethnophylétisme, mais je voudrais espérer que ses décisions sont considérées contraignantes pour Moscou aujourd’hui, au même titre que pour les Églises qui participaient.

– Nombreux sont ceux se demandent quel est le sens de discuter l’unité entre tous les chrétiens (catholiques etc), alors même que l’unité des orthodoxes est brisée.

– Il est facile de jouer avec les mots. Mais comment pourrait être brisée l’unité dans le cadre de la tentative concrète d’une plus grande unité entre les Églises ? L’unité peut être brisée uniquement en l’absence d’une telle tentative. La conciliarité et l’unanimité sont des réalités instables. L’autoritarisme est probablement plus simple. Cependant, ce n’est pas la voie ou la méthode orthodoxe. Si le patriarche œcuménique avait en réalité – ou ambitionnait comme on l’en accuse – l’autorité que certaines Églises lui attribuent, on ne se trouverait pas dans cette situation. Ce n’est pas étonnant que l’Église catholique-romaine paraît plus unie que nous. Au-delà du concept occidental de la loi et de l’ordre, qui est souvent absent dans nos cercles, il y a aussi une perception verticale de l’autorité et de la prise des décisions dans l’Église catholique-romaine. Cela n’a jamais constitué une partie de la tradition et de la pratique orthodoxes. Malgré tout cela, nous avons assurément un ordre et une hiérarchie dans l’Église orthodoxe, même si certains refusent à l’accepter pour une raison ou pour une autre. Et cela est la beauté de l’Orthodoxie : même dans les moments de dispersion et de faiblesse, nous sommes unis. Nous pourrions peut-être voir cela de cette façon. C’est-à-dire que [ce concile] est le premier pas de nos Églises vers la conciliarité après plus de mille ans ! Par conséquent, il est très naturel que tout le processus semble maladroit. Mais pour moi, cela est également la grandeur, la beauté de l’événement ! C’est comme si nous observions quelqu’un en train de faire ses premiers pas : nous pouvons sourire d’embarras, mais nous pouvons aussi admirer le courage et la détermination de l’effort.

– Pensez-vous qu’il existait quelque plan des Églises visant à faire échouer le Concile ?

– Ce serait assurément un grand scandale pour tous si cela était la vérité. Je ne voudrais jamais croire à cela. D’autres, peut-être savent mieux les choses. Mais je suis réellement stupéfait de la façon avec laquelle certains parlent des événements concernant le processus de cheminement vers le saint et grand Concile. Par exemple, dans une récente interview avec vous et dans d’autres encore, je me demande si le métropolite Hilarion se réfère aux mêmes séances préconciliaires que celles auxquelles j’ai assisté. Ce qu’il décrit semble être très éloigné de la réalité que j’ai observée. Par exemple, il dénonce que de nombreuses positions de l’Église de Russie n’ont pas été acceptées, ou ont encore été rejetées catégoriquement, et n’ont pas été inclues dans les documents ou les décisions (des séances préconciliaires). Je voudrais déclarer sincèrement que les positions d’aucune autre Église n’ont été acceptées aussi généreusement par les autres Églises (souvent sous une grande pression) que celles de l’Église de Russie. Aucune position d’une autre Église, voire même les mots exacts, ne se reflètent tant dans les décisions que dans les documents, que celles de l’Église de Russie. En particulier, je me rappelle que chaque fois qu’une Église était en désaccord, la réponse de la délégation russe était de menacer de ne pas signer le texte. Une telle conduite ne peut être qualifiée ni d’unanimité ni de logique commune. S’il existe une Église dans le monde qui peut affirmer qu’elle a souvent de façon persistante et certaines fois de façon fastidieuse élaboré les décisions et les textes, c’est bien l’Église de Russie. Aussi, vraiment, c’est une surprise, voire même un choc d’entendre ces protestations. Il est probable qu’aucune autre Église dans le monde ne devrait protester contre les documents. Vous voyez, c’est la vérité – comme l’affirme à nouveau le métropolite Hilarion – que l’unité ne peut être imposée. Néanmoins, l’unité n’est pas le monopole de ceux qui ont changé – soudain et littéralement à l’ultime moment – leur opinion et ne veulent pas maintenant participer au Concile. L’unité, assurément, ne peut jamais être imposée par l’absence et l’isolement. Naturellement, les Églises sont libres et indépendantes dans leurs décisions. Mais l’indépendance ne peut jamais se manifester aux dépens de l’unité. Et la divergence cruciale est ici que chaque Église, sans exception, avait donné son accord à la convocation du saint et grand Concile et à sa participation. Aussi, les affirmations selon lesquelles « une Église s’en va après l’autre » sont injustes et erronées, voire même trompeuses et presque fallacieuses. En réalité, une Église après l’autre a confirmé qu’elle participera, malgré les problèmes et les provocations. Et ce ne seront pas seulement « les Églises grecques » comme cela est avancé dans certains cercles, d’une façon provocante et sensationnelle. Pourquoi les gens ne se souviennent pas et ne soulignent pas la présence, l’engagement et le dévouement des Églises de Pologne, Serbie, Albanie, Roumanie ainsi que de Tchéquie-Slovaquie ? Je ne pense pas qu’il existe une « cabale », comme vous le dites. Mais ma question est la suivante : comment pouvez-vous vous-mêmes ou quelqu’un d’autre expliquer le fait que certaines Églises ont décidé au dernier instant de ne pas participer ? Pour ce qui concerne le cas de l’Église de Russie, cela s’est produit littéralement 48 heures avant la Synaxe des Primats ? Pour dire les choses simplement, comment nos fidèles peuvent comprendre, et qui aurait pu attendre cela de leurs dirigeants ? Comment les gens peuvent ne pas respecter leur parole, exprimée il y a juste quelques mois, leur promesse et leur signature ? Si les gens savaient seulement combien de signatures ont apposées toutes les Églises, sans exception, sous une décision après l’autre, sous un document après l’autre, mais aussi sous une traduction après l’autre, je me réfère littéralement à des centaines de signatures de chaque Église sur des textes concernant les documents et les décisions du Saint et Grand Concile, ils seraient scandalisés, et je trouve très difficile de comprendre comment une quelconque Église peut changer d’avis au dernier moment ! En tout cas, le Saint et Grand Concile sera le rassemblement le plus grand et le plus représentatif de l’Église orthodoxe après plus de mille ans, qui est convoqué après une décision et un consentement panorthodoxes. Je suis heureux de voir que l’Église de Russie en a appelé à la générosité et au discernement du patriarche œcuménique. Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus patient que Sa Toute-Sainteté [le patriarche de Constantinople, ndt] pendant tout ce processus. Je vois avec un sentiment d’humilité tant d’Églises orthodoxes qui se trouvent déjà en Crète, répondant avec amour de l’homme et générosité à l’appel du Saint-Esprit pour l’unité.

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Déclaration du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) au sujet du saint et grand Concile qui doit être convoqué sur l’île de Crète du 20 au 26 juin 2016

« Nous vous saluons au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie (Jean XIV, 6). Pendant plusieurs décennies, l’Église orthodoxe a produit des efforts afin de rassembler un saint et grand Concile comme un témoignage contemporain de la sainte foi orthodoxe. L’initiative de cette tentative moderne appartenait au patriarche œcuménique Athénagoras. Le lent pèlerinage vers le saint et grand Concile a commencé dans les années 1960. Il y eut de longues pauses dans ce pèlerinage, suivies par une période renouvelée de préparation intense à l’initiative Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée. Au cours de ces décennies, des conférences panorthodoxes, des consultations et des rencontres de patriarches et de primats ont révisé la liste des thèmes. Au cours des derniers mois, tandis que les Églises avaient revu les projets de documents et fait connaître leurs observations, de nouvelles propositions ont été avancées et des désaccords nouveaux ont surgi. Même lors de cette dernière étape, la participation au saint et grand Concile est incertaine, tout comme son issue. Au milieu de ces incertitudes, il y a une certitude : l’Église orthodoxe en Amérique, qui n’est pas reconnue universellement comme une Église autocéphale, n’est pas invitée à participer. Notre réaction est la tristesse, mais non le détachement. Avec gratitude envers Dieu, nous affirmons notre identité comme l’Église orthodoxe en Amérique. Nous affirmons également avec gratitude envers Dieu pour notre autocéphalie, telle qu’elle nous a été accordée par l’Église orthodoxe russe et qui est reconnue par les Églises de Géorgie, Bulgarie, Pologne, des Terres tchèques et Slovaquie. Nous affirmons avec une gratitude profonde envers Dieu notre communion eucharistique avec toutes les Églises orthodoxes, à commencer avec le Patriarcat œcuménique. Aussi, nous acceptons et nous affirmons nos droits et devoirs à accompagner le saint et grand Concile avec amour, réflexion et prière. Les discussions et débats autour des projets de documents expriment les inquiétudes et les objections qui surgissent dans les Églises orthodoxes. On soutient que l’intensité des objections démontre que le Saint et Grand Concile devrait être ajourné afin d’éviter de possibles schismes. Une telle conclusion s’avère être le rejet de la vision et de la pratique conciliaires de l’Église orthodoxe. Les défis de notre temps demandent plus de réflexion et de débats théologiques, non pas moins. L’urgence de telles réflexions et débats théologiques appellent pour plus de conciliarité, mais pas pour moins. Au cœur des préoccupations et objections au Concile et ses projets de documents se trouve la crainte d’une érosion de l’identité et de la conscience de soi orthodoxes, la dilution de la théologie orthodoxe (la vérité sur Dieu) et de l’ecclésiologie (la vérité sur l’Église). Le défi d’aujourd’hui pour l’Église orthodoxe est le même que celui qui a toujours été : amener tous les hommes aux Christ, qui est la voie, la vérité et la vie, apporter l’Évangile du Christ à tous les hommes avec amour et compassion, de rendre un culte à Dieu de façon eucharistique dans l’Esprit et la vérité. La libération de la crainte et la croissance dans la vie, la foi et la compréhension spirituelle (liturgie de saint Jean Chrysostome) se trouvent dans la fidélité à cette voie orthodoxe. L’engagement de Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée pour construire un consensus, comme cela est montré par la convocation périodique de la synaxe des patriarches et primats, a ouvert la voie au saint et grand Concile. Même à ces derniers moments de préparation, les obstacles sur ce chemin apparaissent avec une force plus grande que précédemment. Les signes très récents de la crise ressortent de la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe le 3 juin 2016. Le procès-verbal de cette réunion énumère les défis procéduraux et substantiels rencontrés par les Églises orthodoxes à la veille du Concile, dont la dispute non résolue entre les patriarches d’Antioche et Jérusalem, les exigences quant aux modifications de certains des projets de documents venant des Églises de Géorgie, Serbie et Grèce, ainsi que des monastères du Mont Athos, et finalement la décision de l’Église de Bulgarie, insistant pour l’ajournement du Concile et déclarant catégoriquement qu’elle ne participera pas au Concile prévu pour la fin du moins de juin 2016. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a conclu que cette situation exceptionnelle pourrait être résolue par la convocation d’une consultation préconciliaire panorthodoxe extraordinaire qui devrait se réunir le 10 juin au plus tard. Cette consultation aurait pour but une revue de la situation existante et l’examen des modifications proposées aux documents conciliaires. Sur la base de la conclusion de la consultation, les Églises pourraient déterminer si la convocation du Concile aux dates annoncées est possible. La convocation du saint et grand Concile comme signe d’unité et de témoignage de l’unité est une vision digne pour l’orthodoxie, poursuivie avec patience et détermination par Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée. Les difficultés douloureuses dans la réalisation de cette vision ont toujours été évidentes. Les dangers sur la voie vers cette vision sont particulièrement visibles aujourd’hui, mais pourtant la beauté de cette vision est claire comme jamais elle ne l’a été. Aujourd’hui, les Églises orthodoxes se trouvent face au monde, dans l’incapacité de dissimuler les blessures de nos relations fracturées. Or, la vision de l‘unité ne sera pas reniée, parce qu’elle vient du cœur de la foi orthodoxe et est intrinsèque à la Bonne nouvelle du Christ. Malgré les difficultés et les blessures que nous portons, nous suivons le Christ ressuscité et nous détenons le pouvoir qui nous est donné par la Pentecôte de témoigner partout l’Évangile du Christ et en tout temps. C’est notre espoir sincère et notre prière fervente que le pèlerinage vers la convocation du saint et grand Concile porte ses fruits pour l’unité de l’Église orthodoxe et sa mission, ainsi que son témoignage dans le monde. Tout comme nous prions lors de la divine liturgie pour la descente du Saint-Esprit sur nous et sur les dons offerts, prions que le Saint-Esprit descende sur nous tous et sur les dons de la conciliarité qui sont offerts à Dieu ».

Source

« Message aux frères et sœurs orthodoxes qui ont signé la déclaration concernant le 70e anniversaire du pseudo-synode de Lviv de 1946 « 

collage-psevdosoborIl y a un mois une tribune intitulée « Il est urgent pour les chrétiens orthodoxes de reconnaître la terrible vérité du 10 mars 1946« , signée par une vingtaine de personnalités orthodoxes du monde entier, a été diffusée. De nombreux sites sur l’Internet l’ont reproduite, en tout en 16 langues. Elle a suscité un grand écho en Ukraine, mais aussi en Pologne. L’Église orthodoxe ukrainienne (autonome au sein du Patriarcat de Moscou) a publié un communiqué répondant aux critiques formulées. Dans l’édition française du 10 mars de l’Osservatore Romano, le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat de Moscou) a appelé de ses vœux les « efforts communs des orthodoxes et des gréco-catholiques » ukrainiens pour dépasser une « hostilité historique ».

Le 17 mars, à l’occasion d’un colloque à l’Université nationale Tarass Chevtchenko à Kiev, une réponse à cette tribune a été publiée. Elle est signée par des évêques de l’Église grecque-catholique (uniate) d’Ukraine, en premier par son primat, l’archevêque Sviatoslav (Shevchuk), des universitaires, des chercheurs, des enseignants et des journalistes défendant la cause de cette Église. Nous vous proposons ci-dessous la traduction française de cette réponse. NB : le « Patriarcat de Kiev » et l’Église autocéphale ukrainienne mentionnés dans ce texte ne sont pas canoniques.

Message aux frères et sœurs orthodoxes  qui ont signé la déclaration concernant le 70e anniversaire du pseudo-synode de Lviv de 1946

Nous, évêques, clergé et laïcs gréco-catholiques, universitaires et chercheurs de divers pays, exprimons notre sincère gratitude et reconnaissance pour votre lettre dans laquelle vous appelez à juste titre ce rassemblement un « pseudo-synode. »

Vous faites appel à la hiérarchie orthodoxe en Russie et en Ukraine pour «reconnaître la nullité des décisions tragiques » et pour assurer l’Église gréco-catholique ukrainienne (UGCC) de votre solidarité et de votre prière « pour toutes les victimes innocentes de cette Église qui ont été emprisonnées, torturées, déportées et assassinées par le gouvernement soviétique avec la complicité du Patriarcat de Moscou « .

Le Seigneur est le Dieu de la paix, et donc un sentiment de paix terrestre nous donne un vif avant-goût  du Royaume des Cieux. Lorsque nous nous réconcilions les uns avec les autres, on peut dire que nous confirmons la force durable des paroles du Christ:
Si donc tu apportes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va-t’en premièrement te réconcilier avec ton frère; et après cela viens, et présente ton offrande. (Matthieu 5: 23-24)

Cette année, votre cadeau de Pâques aura du prix aux yeux du Seigneur. Nous espérons qu’Il nous donnera aussi sa miséricorde.

Nous admirons sincèrement votre courage, car il est difficile d’être le premier – et il est encore plus difficile de rester seul. On peut toujours rencontrer la suspicion et la méfiance de l’autre côté ainsi que l’incompréhension et le manque de soutien de son propre côté. Nous sommes convaincus que votre appel reflète l’opinion véritable et la conviction de nombreux orthodoxes à travers le monde. Donc, aujourd’hui, nous nous souvenons avec gratitude de toutes ces expressions individuelles de compassion, de compréhension et de solidarité avec cette Église qui a été condamnée au silence; ces expressions retentissaient dans toutes les décennies précédentes et encore son aujourd’hui. Presque en même temps que votre appel, le centre de presse de l’Église orthodoxe ukrainienne (du Patriarcat de Kyiv) a dit qu’ils « partagent la douleur des Ukrainiens gréco-catholiques du fait de la souffrance et des pertes qu’ils ont subies à la suite de répressions soviétiques. » Ces deux initiatives sont apparues dans le contexte du travail récent sur l’unité eucharistique entre orthodoxes et gréco-catholiques qui a commencé l’année dernière par la proposition du sobor de l’éparchie de Kharkiv-Poltava de l’Église orthodoxe ukrainienne autocéphale renouvelée.

Notre réponse ne peut mieux s’exprimer que par les paroles suivantes : «Nous pardonnons et nous demandons pardon.» Ce sont les mêmes paroles par lesquelles il y a 50 ans exactement les évêques polonais ont fait appel aux évêques allemands, et qui sont depuis devenus la formule sur laquelle se fonde la culture européenne de la compréhension. Dans l’Église gréco-catholique ukrainienne, cette formule a été entendue pour la première fois en 1987 de la part du chef de cette Église, le cardinal Myroslav Ivan Lubachivsky, et a été confirmé à plusieurs reprises par les primats ultérieurs.

Bien sûr, on ne saurait ne pas remarquer que la position officielle de l’Église qui avait été un instrument de persécution des gréco-catholiques entre les mains du régime totalitaire athée est encore une position de réticence manifeste à accepter les faits, et de déni concernant la réalité historique. L’histoire de la persécution de l’UGCC continue d’être falsifiée à l’instar des directives secrètes staliniennes et devient un instrument de propagande idéologique néo-impériale, et constitue même un exemple de guerre hybride menée sur le territoire de l’Ukraine par ceux qui bâtissent leur soi-disant « monde russe » (« Russkiy mir ») en s’octroyant un monopole en tant que seuls représentants de la « civilisation orthodoxe ». Toutefois, un monde basé sur un concept de la vraie civilisation ne peut pas être construit sur la haine, la violence et la déformation de la vérité historique; une telle pseudo-civilisation, un tel pseudo-monde n’a pas d’avenir. Que tous ceux qui succombent à la tentation de remplacer la vérité interne par une force extérieure s’en souviennent.

Cependant, nous savons que « les moulins de Dieu moulent lentement, » et pour cette raison nous croyons que les constructions idéologiques fausses tomberont tôt ou tard. La puissance du Christ ne dépend pas du soutien du gouvernement ou de son influence politique propre, mais plutôt de ce que sa puissance vient plutôt de ce qu’il a semé la Parole de vie éternelle et témoigné de la Vérité. Inspiré par l’exemple de Notre Sauveur, nous espérons et croyons que votre appel sera la graine de moutarde de l’Évangile qui pousse à merveille. Il ouvre la possibilité dans un avenir proche pour les orthodoxes et les gréco-catholiques de se rendre compte de ce pourquoi nous prions chaque année dans les stichères des offices de Pâques: «Le jour de la Résurrection; soyons radieux pour la fête, et embrassons-nous les uns les autres. Disons, frères … « 

Néanmoins, nous ne pouvons pas aller de l’avant avec la tête tournée vers l’arrière. Nos relations sont marquées par des siècles d’âpres polémiques religieuses et des conflits encore frais des dernières décennies – conflits qui divisaient les communautés et même les familles. Aujourd’hui, nous devons une fois pour toutes abandonner ce style et cette manière d’expliquer nos relations, laissant le passé aux historiens et à Dieu tout-puissant, qui est le meilleur médecin de nos esprits et nos cœurs. Toute discussion sur le passé devrait se passer dans une atmosphère calme et conviviale de recherche commune de la vérité objective, basée sur la méthodologie scientifique, l’honnêteté intellectuelle et la responsabilité. Mais le but ultime d’un tel dialogue ne doit pas être une simple clarification de la vérité historique. Nous sommes appelés à un but plus élevé – l’unité de l’Église du Christ.

Par le passé, chacun a péché en ne cherchant pas nécessairement la véritable unité dans l’amour, mais plutôt une absorption de l’autre en soi-même, traitant les autres non pas comme une communauté de frères et sœurs dans le Christ, mais comme un adversaire, voire même comme un ennemi. Cette absorption a été déguisée en « réunification », et constituait, en fait, rien de moins que ce funeste « uniatisme » que les deux parties, catholique et orthodoxe, ont condamné comme une méthode inadéquate pour l’union de l’Église. Nos communautés ont suivi chacune son propre chemin historique et ont des expériences différentes de la vie ecclésiale. Jusqu’à présent, cela a été la cause de notre conflit, mais pourrait en fait devenir la base de notre enrichissement mutuel. Que ceci soit notre engagement d’amour fraternel et d’unité que le Christ nous a demandés. En adhérant à cette unité, nous devons témoigner au monde le fondement de notre foi et de la fidélité à notre tradition commune.

Frères et sœurs orthodoxes, votre lettre nous a aidé à transcender notre douleur et à vivre ce triste anniversaire du pseudo-synode dans un sentiment d’espoir. Nous espérons que nos appels communs, auxquels nos autres coreligionnaires sont libres d’adhérer, seront la base de notre future collaboration. Que le Saint Esprit puisse guérir nos blessures historiques et nous guider vers le pardon, la réconciliation et l’union véritable dans le Christ, qui par sa résurrection vainc la mort et nous donne l’espérance de la vie éternelle.

Kyiv, le 17 Mars 2016

Au nom des participants de la conférence internationale «Le pouvoir de la foi contre la violence des autorités: les grecs-catholiques en Europe centrale et orientale dans le contexte de la persécution par les régimes totalitaires après la Seconde Guerre mondiale » tenue à l’Université nationale Tarass Chevtchenko de Kyiv le 17 Mars 2016, et les chercheurs de cette question (parmi les signataires, ndlr):

+ Sviatoslav (Shevchuk), primat de l’Eglise grecque-catholique ukrainienne, Kyiv
+ Bohdan (Dziurakh), secrétaire du Synode des évêques de l’Église grecque-catholique ukrainienne, Kyiv
+ Borys (Gudziak), éparque de l’Église grecque-catholique éparchie ukrainienne de Saint-Volodymyr le Grand, Paris
+ Vasyl (Tuchapets), exarque de Kharkiv de l’Église grecque-catholique ukrainienne, Kharkiv
Fr. Bohdan Prakh, recteur de l’Université catholique d’Ukraine (UCU), Lviv
Fr. Ivan Dacko, président de l’Institut d’études œcuméniques à UCU, Lviv
Myroslav Marynovych, président de l’Institut de la religion et la société de l’UCU, Lviv
Oleh Turiy, titulaire de la chaire de l’histoire de l’Église à UCU, Lviv
Volodymyr Tylishchak, vice-directeur de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale, Kyiv
Fr. Peter Šturák, doyen de la Faculté de théologie catholique grecque de l’Université de Prešov, Slovaquie
Fr. Yury P. Avvakumov, professeur de théologie historique de l’Université de Notre Dame, États-Unis
Igor Hałagida, professeur de l’Université de Gdańsk, Pologne
Fr. Andriy Mykhaleyko, professeur invité d’histoire de l’Église, Université catholique de Eichstätt / Ingolstadt, Allemagne
Svitlana Hurkina, directeur de l’Institut d’histoire de l’Église à l’UCU, Lviv
Daniel Galadza, adjoint post-doctoral, Institut de théologie historique, Université de Vienne, Autriche
Fr. Taras Bublyk, chercheur à l’Institut d’Histoire de l’Église à l’UCU, Lviv
Iryna Fenno, adjoint du Département d’études religieuses de l’Université nationale Tarass Chevtchenko, Kyiv
Olga Zbrozhko, chercheur du Centre de recherche du Mouvement de libération, Lviv
Anatoly Babinski, rédacteur en chef de la revue « Patriarkhat », Lviv
John Reves, Deacon UGCC, Centre pour l’Est spiritualité chrétienne « Byzantinisches Gebetszentrum », Salzbourg, Autriche
Tamás Véghseő, recteur, Institut théologique gréco-catholique St-Athanase, Nyíregyháza, Hongrie
Giovanni Codevilla, professeur de droit comparé ecclésiastique, Milan, Italie

Sources: News.ugcc (dont illustration: photographies du « concile » du 10 mars 1946), RISU

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Jovan Nikoloski