23/08/2017
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Métropolite Jean Zizioulas : “Loué sois-Tu” – Texte de son intervention lors de la présentation de l’encyclique du pape, “Laudato si”

Le 18 juin, pour la première fois, un représentant du patriarche oecuménique de Constantinople a participé à la présentation de l’encyclique “Laudato si” au Vatican. Le site Internet de l’agence d’informations catholique Zenit, vient de mettre en ligne la traduction française de l’intervention du métropolite Jean Zizioulas. Nous le proposons ci-dessous avec l’aimable accord de l’agence Zenit.

Introduction

Je voudrais tout d’abord exprimer ma profonde gratitude pour l’honneur d’être invité à prendre part à cet événement du lancement de la nouvelle encyclique de Sa Sainteté le pape François « Laudato Si’». Je suis également honoré par le fait que Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée m’a demandé de vous transmettre sa joie personnelle et sa satisfaction pour la publication de l’encyclique. Comme certains d’entre vous le savent déjà, le Patriarcat œcuménique a été le premier dans le monde chrétien à attirer l’attention de la communauté mondiale sur la gravité du problème écologique et sur le devoir de l’Église d’exprimer sa préoccupation et d’essayer de contribuer, par tous les moyens spirituels à sa disposition, à la protection de notre environnement naturel. Ainsi, dès l’année 1989, le patriarche œcuménique Dimitrios a publié une encyclique adressée aux fidèles chrétiens et à toutes les personnes de bonne volonté, dans laquelle il soulignait la gravité du problème écologique et ses dimensions théologiques et spirituelles. Cela a été suivi par une série d’activités, telles que des conférences internationales de responsables religieux et d’experts scientifiques, ainsi que des séminaires pour les jeunes, les ministres de l’Église, etc. sous les auspices de l’actuel patriarche œcuménique Bartholomée, visant à promouvoir une conscience écologique parmi les chrétiens en particulier, et plus largement dans la communauté des hommes et des femmes.

La publication de l’encyclique Laudato Si’ est donc une occasion de grande joie et de satisfaction pour les orthodoxes. En leur nom, je tiens à exprimer notre profonde gratitude à Sa Sainteté pour s’être exprimé avec autorité afin d’attirer l’attention du monde sur la nécessité urgente de protéger la création de Dieu des dommages que nous, les humains, infligeons par notre comportement à l’égard de la nature. Cette encyclique vient à un moment critique dans l’histoire humaine et aura sans aucun doute un retentissement dans le monde entier sur la conscience des personnes.

Ceux qui liront l’encyclique seront impressionnés par la profondeur et la rigueur avec laquelle le problème écologique est traité et sa gravité mise en évidence, ainsi que par les suggestions et propositions sur la façon d’agir pour faire face à ses conséquences. Il y a, dans ses pages, matière à réflexion pour tous : le scientifique, l’économiste, le sociologue et surtout les fidèles de l’Église. Mes commentaires se limiteront à la richesse de la pensée théologique et de la spiritualité de l’Encyclique. Le temps et l’espace ne me permettent pas de rendre pleinement justice au traitement de ces aspects. Je me bornerai aux points suivants :

a) La signification théologique de l’écologie ;

b) La dimension spirituelle du problème écologique ;

c) L’importance œcuménique de l’Encyclique.

1. Théologie et écologie

Qu’est-ce que l’écologie a à voir avec la théologie ? Dans les manuels traditionnels de théologie, il n’y a guère de place pour l’écologie et l’on peut dire la même chose des parcours d’enseignement des écoles de théologie catholiques, orthodoxes et protestantes. L’encyclique consacre un chapitre entier (ch. 2) à montrer les profondes implications écologiques de la doctrine chrétienne de la création. Il souligne que, selon la Bible, « la vie humaine est enracinée dans trois relations fondamentales et étroitement liées avec Dieu, avec notre prochain et avec la terre elle-même (par. 66). Cette troisième relation, i.e. avec la terre, a très souvent été ignorée par la théologie chrétienne au point que l’historien américain Lynn White, dans un article maintenant connu de la revue « Scientist » (1967), accusait la théologie chrétienne d’être responsable de la crise écologique moderne. Car il est vrai que, dans la théologie chrétienne, l’être humain a été élevé au-dessus de la création matérielle au point de permettre aux humains de la traiter comme de la matière pour la satisfaction de leurs besoins et de leurs désirs. L’être humain a été dé-naturalisé et, dans son abus et son mauvais usage du commandement biblique donné au premier couple humain – « multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gen 1,28) – l’humanité était encouragée à exploiter la création matérielle sans restriction et sans respecter son intégrité et même son caractère sacré.

Cette attitude à l’égard de la création a non seulement conduit à un mauvais usage de la doctrine biblique mais a, en même temps, contredit des principes fondamentaux de la foi chrétienne. L’un d’eux est la foi dans l’incarnation du Christ. En assumant la nature humaine, le Fils de Dieu a pris sur lui la création matérielle dans sa totalité. Le Christ est venu pour sauver la création tout entière par son incarnation, et pas seulement l’humanité ; car, selon saint Paul (Rm 8,23), « la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement » dans l’attente de son salut par l’humanité.

L’autre principe fondamental de la foi chrétienne qui a des implications écologiques importantes concerne le cœur même de l’Église, qui est la sainte eucharistie. Dans la célébration de l’eucharistie, l’Église offre à Dieu le monde matériel sous la forme du pain et du vin. Dans ce sacrement, l’espace, le temps et la matière sont sanctifiés ; ils sont élevés au Créateur avec reconnaissance, comme ses dons à notre égard ; la création est solennellement déclarée don de Dieu et les êtres humains, au lieu d’agir en propriétaires de la création, agissent en tant que ses prêtres, qui l’élèvent à la sainteté de la vie divine. Cela rappelle les paroles émouvantes de saint François d’Assise par lesquelles s’ouvre l’encyclique : « Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre ». Comme l’ont expliqué saint Grégoire Palamas et d’autre Pères grecs, la création tout entière est imprégnée de la présence de Dieu par ses énergies divines ; tout annonce la gloire de Dieu, comme le dit le psalmiste, et l’être humain conduit ce chœur cosmique de glorification au Créateur, en tant que prêtre de la création. Cette façon de comprendre la place et la mission de l’humanité dans la création est commune à la tradition chrétienne de l’Orient comme de l’Occident et elle est d’une importance particulière pour la culture d’une philosophie écologique.

2. La dimension spirituelle

Comme cela ressort clairement de l’encyclique, la crise écologique est essentiellement un problèmes pirituel. La juste relation entre l’humanité et la terre ou son environnement naturel a été cassée avec la Chute à la fois extérieurement et en nous, et cette rupture est le péché. L’Église doit maintenant introduire dans son enseignement sur le péché le péché contre l’environnement, le péché écologique. La repentance doit être étendue pour couvrir aussi les dommages que nous infligeons à la nature, comme individus et comme sociétés. Cela doit être porté à la conscience de tout chrétien qui se soucie de son salut.

La rupture de la juste relation entre l’humanité et la nature est due à la montée de l’individualisme dans notre culture. On a fait de la poursuite du bonheur individuel un idéal à notre époque. Le péché écologique est dû à l’avidité humaine qui aveugle les hommes et les femmes au point d’ignorer et de mépriser la vérité de base selon laquelle le bonheur d’un individu dépend de sa relation avec le reste des êtres humains. Il y a une dimension sociale dans l’écologie, que l’encyclique fait ressortir avec clarté. La crise écologique va de pair avec la propagation de l’injustice sociale. Nous ne pouvons pas affronter avec succès la première sans traiter avec l’autre.

Le péché écologique est un péché non seulement contre Dieu mais aussi contre notre prochain. Et c’est un péché non seulement contre l’autre de notre époque mais aussi – et c’est grave – contre lesgénérations futures. En détruisant notre planète afin de satisfaire notre avidité de bonheur, nous léguons aux générations futures un monde irrémédiablement abîmé avec toutes les conséquences négatives que cela aura pour leur vie. Nous devons donc agir de façon responsable à l’égard de nos enfants et de ceux qui nous succèderons dans cette vie.

Tout ceci invite à ce que nous pourrions décrire comme un ascétisme écologique. Il est à noter que les grandes figures de la tradition ascétique chrétienne étaient toutes sensibles à la souffrance de toutes les créatures. L’équivalent d’un saint François d’Assise est abondamment présent dans la tradition monastique de l’Orient. Il existe des récits de vie des saints du désert qui présentent l’ascète pleurant sur les souffrances ou la mort de chaque créature et menant une coexistence pacifique et amicale avec les bêtes. Ce n’est pas du romanticisme. Cela jaillit d’un cœur aimant et de la conviction qu’entre le monde naturel et nous-mêmes, il y a une unité et une interdépendance organiques qui nous font partager un destin commun, simplement parce que nous avons le même Créateur.

L’ascétisme est une idée déplaisante dans notre culture actuelle, qui mesure le bonheur et le progrès à l’aune de l’augmentation du capital et de la consommation. Ce serait irréaliste de s’attendre à ce que nos sociétés adoptent l’ascétisme de la façon dont saint François et les Pères du désert de l’Orient l’ont vécu. Mais l’esprit et la philosophie de l’ascétisme peuvent et doivent être adoptés si notre planète veut survivre. La modération de la consommation de ressources naturelles est une attitude réaliste et des moyens doivent être trouvés pour mettre une limite à l’immense gaspillage de matériaux naturels. La technologie et la science doivent consacrer leurs efforts à une telle tâche. On peut trouver beaucoup d’inspiration et d’aide dans l’encyclique elle-même à cet égard.

Enfin, la spiritualité doit pénétrer notre philosophie écologique par la prière. L’encyclique offre de beaux exemples de la manière de prier pour la protection de la création de Dieu. Je trouve émouvant cet extrait des prières citées à la fin de l’encyclique :

O Dieu, donne guérison à nos vies, pour que nous puissions protéger le monde au lieu de le maltraite, que nous puissions semer la beauté, et non la pollution ou la destruction. Touche les cœurs de ceux qui ne recherchent que le gain au détriment des pauvres de la terre. Enseigne-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à être remplis d’émerveillement et de contemplation, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures, tandis que nous cheminons vers ton infinie lumière.

À ce point, j’aimerais mentionner que, déjà en 1989, le Patriarcat œcuménique avait décidé de dédier le 1er septembre de chaque année à la prière pour l’environnement. Selon le calendrier liturgique orthodoxe, si l’on remonte à l’époque byzantine, cette date est le premier jour de l’année ecclésiastique.

L’office liturgique du jour inclut des prières pour la création et le Patriarcat œcuménique a commandé à un hymnographe contemporain du Mont Athos de composer des hymnes propres pour ce jour. Le 1erseptembre de chaque année est maintenant consacré par les orthodoxes à l’environnement. Ne pourrait-il pas devenir une date réservée à cette prière pour tous les chrétiens ? Cela marquerait un pas en avant vers une plus grande proximité entre eux.

Cela me conduit à mon dernier commentaire sur l’encyclique du pape, à savoir son importance œcuménique.

3. L’importance œcuménique de l’encyclique

De mon point de vue, il y a trois dimensions à l’œcuménisme. La première, que nous pouvons appeler l’œcuménisme dans le temps, une expression fréquemment utilisée par l’un des plus grands théologiens orthodoxes du siècle dernier, le regretté père Georges Florovsky. Nous entendons par là l’effort des chrétiens divisés pour s’unir sur la base de leur Tradition commune, l’enseignement de la Bible et les Pères de l’Église. C’est l’objet des dialogues théologiques qui ont lieu dans le mouvement œcuménique de notre époque et il semble que ce soit la forme d’œcuménisme prédominante.

En même temps, un œcuménisme dans l’espace est aussi pratiqué à travers diverses institutions internationales, comme le Conseil mondial des Églises et des organisations œcuméniques similaires qui rassemblent les chrétiens divisés, de sorte que les différents contextes culturels dans lesquels ils vivent puissent être pris en considération dans le recherche de l’unité. Cela a réuni des chrétiens d’Asie, d’Amérique, d’Europe, d’Amérique latine, etc. – une expression de l’universalité de l’Église chrétienne.

À ces deux dimensions qui ont dominé la scène œcuménique ces cent dernières années, nous devons en ajouter, je pense, une troisième qui est habituellement négligée, celle que j’appellerais un œcuménisme existentiel. Je veux dire par là l’effort pour affronter ensemble les problèmes existentiels les plus profonds qui préoccupent l’humanité dans son ensemble – pas seulement dans des endroits ou des catégories de personnes en particulier. L’écologie est sans doute le candidat le plus évident dans ce cas.

Je crois que l’importance de l’encyclique du pape, Laudato Si’, ne se limite pas au sujet de l’écologie en tant que telle. J’y vois une dimension œcuménique importante en ce qu’elle conduit les chrétiens divisés devant une tâche commune qu’ils doivent affronter ensemble. Nous vivons à une époque où les problèmes existentiels fondamentaux débordent nos divisions traditionnelles en les relativisant au point de les faire pratiquement disparaître. Regardez, par exemple, ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient : ceux qui persécutent les chrétiens leur demandent-ils à quelle Église ou confession ils appartiennent ? L’unité chrétienne, dans de tels cas, est de facto réalisée par la persécution et le sang – un œcuménisme du martyre.

De même, la menace que fait peser sur nous la crise écologique dépasse ou transcende nos divisions traditionnelles. Le danger qui se présente à notre maison commune, la planète sur laquelle nous vivons, est décrit dans l’encyclique d’une manière qui ne laisse aucun doute sur le risque existentiel auquel nous sommes confrontés. Ce risque nous est commun à tous, indépendamment de nos identités ecclésiastiques ou confessionnelles. Notre effort pour empêcher les conséquences catastrophiques de la situation actuelle doit être également commun. L’encyclique du pape François est un appel à l’unité – unité dans la prière pour l’environnement, dans le même Évangile de la création, dans la conversion de nos cœurs et de nos styles de vie pour respecter et aimer chacun et chaque chose qui nous sont donnés par Dieu. Nous en sommes reconnaissants.

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Vienne : déclaration du métropolite Jean Zizioulas sur les travaux de la commission mixte du dialogue théologique entre orthodoxes et catholiques-romains

Pergam Le vendredi 24 septembre, le métropolite Jean Zizioulas, représentant du Patriarcat œcuménique de Constantinople, a fait les déclarations suivantes au cours de la conférence de presse qui a suivi les travaux de la commission mixte internationale catholique-orthodoxe pour le dialogue théologique:
« Il n’y a point de méfiance entre nos deux Eglises. Nos précédesseurs et surtout les chefs de nos Eglises, catholique et orthodoxe, ont préparé la voie pour une discussion amicale et fraternelle. Je dois vous assurer que tel est l’esprit qui a prévalu durant nos discussions. C’est pourquoi, je voudrais vous assurer que si nous poursuivons de la sorte, Dieu trouvera le moyen pour que soient surmontées toutes les difficultés en suspens et pour amener nos deux Eglises, les plus anciennes Eglises, à la pleine communion.
 Nous poursuivons l’étude du premier millénaire mais nous n’avons pas encore tiré de conclusion. Néanmoins, la chose principale et la plus importante que nous avons découverte au cours de la discussion c’est que ce qui a été décidé à Ravenne en Italie semble bien être confirmé par l’histoire du premier millénaire. En d’autres termes, durant le premier millénaire il y avait une reconnaissance du rôle particulier joué par l’évêque de Rome dans l’Eglise. De même, l’évêque de Rome n’agissait point sans concertation avec les autres évêques dans sa propre région et sur le plan universel. Voilà ce que nous découvrons dans l’histoire et il s’agit là d’un aspect important.

 

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Recension: métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, « L’Église et ses institutions »

Couv9325g_260Métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, « L’Église et ses institutions », Textes réunis par l’archimandrite Grigorios Papathomas et Hyacinthe Destivelle, o. p., éditions du Cerf, Paris, 2011, 528 pages (collection « Orthodoxie »).
Ce nouveau volume de la collection « Orthodoxie », dirigée par le père Jivko Panev, propose, réunies par les soins du père Grégorios Papathomas et du père Hyacinthe Destivelle o. p., vingt-quatre études ecclésiologiques (articles et conférences) écrites par le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame entre 1967 et 2005. Ces études viennent compléter, en édition française, la thèse de l’auteur, récemment rééditée dans la même collection, sur « L’eucharistie, l’évêque et l’Église durant les trois premiers siècles », et les cinq études publiées dans « L’Être ecclésial «  (Genève, 1981). Tout en reconnaissant le gros travail réalisé par les éditeurs, on peut regretter qu’ils n’aient pas fait une œuvre exaustive en incluant vingt-cinq autres études d’ecclésiologie que l’évêque Maxim Vassiljevic (qui est avec son mentor, Mgr Athanase Jevtić, et un autre disciple de ce dernier, Mgr Ignatije Midić, l’un des plus ardents propagateurs en Serbie de la pensée de Zizioulas) vient de publier en anglais aux éditions Sebastian Press (John D. Zizioulas, « The One and the Many. Studies on God, Man, the Church, and the World Today », Alhambra, Californie, 2010, 443 p.).
Les études publiées ici permettent cependant de se faire une idée assez complète de la pensée du métropolite Jean, qui repose sur quelques principes simples, appliqués dans tous les domaines et à tous les cas, et qui a de ce fait un caractère assez répétitif.
Ces vingt-quatre études sont réparties en sept parties : 1) Christologie, pneumatologie et institutions ecclésiales ; 2) L’Église comme communion ; 3) Conciliarité et primauté ; 4) Église et eucharistie ; 5) Les ministères dans l’Église ; 6) Théologie et œcuménisme ; 7) Un tournant eschatologique.

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Recension: Métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, « L’eucharistie, l’évêque et l’Église durant les trois premiers siècles »

Couv9127g_260 Métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, «L’eucharistie, l’évêque et l’Église durant les trois premiers siècles», traduit du grec par Jean-Louis Palierne, éditions du Cerf, Paris, 2011, 320 p., collection «Orthodoxie».
Ce volume est la seconde édition française de la thèse de doctorat soutenue en 1965 par Jean Zizioulas, devenu en 1986 le métropolite Jean de Pergame.
Le texte de la présente édition n’a pas été modifié par rapport celui de la précédente (Desclée de Brouwer, 1994), mais sa présentation a été améliorée : les notes figurent en bas de page (et non plus et fin de chapitre) ce qui rend la lecture plus confortable ; les citations précédemment données en latin ont été traduites ; les mots grecs, qui avaient été translittérés, sont présentés maintenant sous leur forme originale ; quelques coquilles ont été corrigées. Ce travail de « relooking » a été mis en œuvre par le père Jivko Panev, codirecteur de la collection « Orthodoxie » où le livre paraît maintenant.
Se fondant sur une étude des sources des trois premiers siècles, l’auteur a pour projet avoué (pp. 40-41, 289-296) de rectifier « l’ecclésiologie eucharistique » du père Nicolas Afanassieff et de son disciple le père Alexandre Schmemann.

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Le métropolite Jean de Pergame (Zizioulas) pour le dialogue avec l’Eglise catholique

2789 A l'occasion de la onzième réunion de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique à Paphos dans l'île de Chypre, le métropolite Jean de Pergame (Zizioulas) a été interrogé par l'Agence de presse athénienne et macédonienne sur le dialogue avec l'Eglise catholique, la rencontre de Ravenne et la récente "Confession de foi". Nous vous proposons une traduction française du grec à partir de la reproduction de cet entretien parue sur le site Amen.gr. Pour lire cet entretien, cliquez ici.

Photographie: Mgr Jean de Pergame entre l'archevêque de Chypre Chrysostome (à droite) et Mgr Gennade de Sassime (à gauche) (source).

Le métropolite de Pergame Jean (Zizioulas) docteur honoris causa de l’Institut Saint-Serge

Le métropolite de Pergame Jean Zizioulas a reçu le dimanche 10 février 2007, lors de la séance solennelle annuelle de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (Paris) le diplôme de docteur honoris causa pour l'ensemble de son œuvre théologique. L'éloge était prononcé par M. Michel Stavrou, professeur de théologie dogmatique à l'Institut Saint-Serge.

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Interventions orthodoxes au Synode des Evêques catholiques à Rome – Mgr le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame (Patriarcat œcuménique) et le père Philippe Vasyltsev (Patriarcat de Moscou)

Mgrzizioulas
Nous publions les interventions des évêques orthodoxes au Synode des Evêques catholiques romains qui se tient actuellement à Rome, depuis le 2 octobre jusqu’au 23 du même mois. Les interventions en question ont eu lieu mardi 11 octobre à partir de 16h30. Voici, tout d’abord, celle de Mgr le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame du Patriarcat œcuménique :

C’est un grand honneur pour moi d’avoir l’opportunité de m’adresser à ce vénérable Synode des Évêques et de lui apporter les salutations fraternelles et les meilleurs voeux de la part du patriarche oecuménique Bartholomée et de l’Église de Constantinople. L’invitation faite à notre Église à envoyer un délégué fraternel à ce synode est un geste d’une grande importance oecuménique. Nous y répondons avec gratitude et amour.

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Le métropolite de Pergame Mgr Jean (Zizioulas) : les Eglises orthodoxes sont prêtes à renouer le dialogue avec les catholiques

Zizioulas_1« Les Eglises orthodoxes sont prêtes à renouer le dialogue avec l’Eglise catholique » a déclaré le 30 juin au Vatican Mgr Jean (Zizioulas), métropolite de Pergame, le chef de la délégation du Patriarcat œcuménique lors de l’audience papale à l’occasion de la fête des saints apôtres Pierre et Paul. Selon Mgr Jean, le Patriarcat œcuménique avait récemment demandé à toutes les Eglises orthodoxes de nommer chacune deux délégués qui participeraient au travail de la Commission mixte internationale.

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Recension: Jean Romanidès, « Théologie empirique »

Theologie empiriqueJean Romanidès, Théologie empirique. Présenté et commenté par Mgr Philarète, L’Harmattan, Paris, 2015, 336 p.
Le père Jean Romanidès (1927-2001) est l’un des plus grands théologiens orthodoxes contemporains
Son œuvre se distingue par son souci rigoureux d’orthodoxie, sa cohérence, son originalité, sa force d’expression, son ancrage dans la tradition des Pères et l’expérience spirituelle. Elle se présente en Grèce comme l’alternative majeure à la théologie – aujourd’hui de plus en plus critiquée – du métropolite Jean Zizioulas (avec lequel Romanidès et ses disciples furent en opposition) et à la théologie néo-grecque du groupe réuni dans les années 60 autour de la revue Synaxis, marquée par un mélange de théologie et de philosophie traduisant une méthode théologique déficiente, par une volonté de modernité et par une forte influence de la théologie russe décadente de la diaspora (Boulgakov et ses disciples) et de la philosophie occidentale (principalement existentialiste).
Le père Jean Romanidès est né au Pirée en 1927 de parents qui avaient été chassés de Cappadoce par les Turcs lors de la dramatique « épuration ethnique » de 1922. Deux mois après sa naissance, ses parents émigrèrent aux États-Unis. C’est à New York, dans le quartier de Manhattan, qu’il reçut sa première formation scolaire, avant d’entreprendre, lorsque le temps fut venu, des études de théologie à l’École de théologie orthodoxe de Holy Cross, dont il fut l’un des premiers diplômés (1949). Il poursuivit ensuite ses études à l’université de Yale (1950-1954), passa un an à l’Institut Saint-Serge à Paris, avant de rejoindre la Faculté de théologie de l’Université d’Athènes où il soutint en 1957 une thèse de doctorat qui avait pour thème « Le péché ancestral » (trad. anglaise: « Original Sin », 2e éd., Zephyr, Ridgewood, 2002) et qui, à l’époque, parut révolutionnaire. Il fut alors élu professeur à l’École supérieure de théologie orthodoxe de Holy Cross (1958) et devint éditeur de la Greek Orthodox Theological Review, l’une des deux plus importantes revues orthodoxes de langue anglaise. Il quitta ce poste en 1965 et fut élu en 1968 professeur à la Faculté de théologie de l’Université Aristote de Thessalonique. Il fut ordonné prêtre en 1970. Il participa à différentes commissions de dialogue théologique, cela au-delà de sa retraite, qu’il prit en 1984, et jusqu’à son décès, à Athènes, en 2001.
L’œuvre de Romanidès fut, par son engagement, son originalité, sa vigueur et, il faut le dire, sa dimension anticonformiste et provocatrice, sujette à débat dès l’origine et jusqu’à la fin. Le père Georges Dragas, qui fut l’un de ses étudiants et l’un de ses éditeurs aux États-Unis, écrit à son sujet : « C’était un combattant qui croyait clairement qu’il avait à défendre la dogmatique patristique orthodoxe telle qu’il l’avait redécouverte. C’était un théologien orthodoxe entièrement engagé qui cherchait à établir son orthodoxie sur les enseignements et la tradition vivante des Pères, tant ecclésiale qu’ascétique. Ayant grandi dans un contexte occidental et ayant été pleinement exposé aux traditions chrétiennes occidentales, il fut conduit non pas à tenir sa propre orthodoxie pour assurée, mais à l’examiner en profondeur pour redécouvrir et défendre son intégrité. Il acquit ainsi la conviction que la tradition patristique orthodoxe était radicalement différente des traditions occidentales qui, en raison de certaines exigences historiques, avaient imposé à celle-ci leur influence. »
Par la rupture qu’elle a imposée dans le monde orthodoxe par rapport aux modes de pensée établis, par la conscience nouvelle qu’elle a développée de l’identité orthodoxe par rapport à la théologie et à la spiritualité latines hétérodoxes (qu’il considérait comme enracinée dans l’œuvre d’Augustin d’Hippone et comme ayant été développée et imposée à l’Occident par les Carolingiens), l’œuvre du père Jean Romanidès a exercé une influence décisive beaucoup de théologiens orthodoxes contemporains, si bien que, comme le note le père Georges Métallinos dans l’ouvrage qu’il lui a consacré, « on doit distinguer dans la pensée orthodoxe moderne un avant et un après Romanidès ».
La pensée du père Jean Romanidès a fait l’objet d’une présentation d’ensemble, qui a reçu son approbation, par Andrew J. Sopko (Prophet of Roman Orthodoxy. The Theology of John Romanides, Synaxis Press, Dewdney, BC, Canada, 1998).
Ses livres et articles sont disponibles en grec, mais aussi en anglais. On en trouvera une partie (téléchargeable légalement en différents formats) sur le site Internet qui lui est consacré, et dans lequel il est accompagné par deux de ses principaux disciples actuels, le métropolite Hiérothée de Naupacte et Saint-Blaise, et le père Georges Métallinos, ancien doyen et professeur de la faculté de théologie d’Athènes.
L’importante diffusion de l’œuvre du père Jean Romanidès aux États-Unis tient au fait qu’il y a passé la plus grande partie de sa vie et a enseigné de nombreuses années dans l’un des deux principaux instituts supérieurs de théologie orthodoxe américains, et a écrit la plus grande partie de son œuvre en anglais.
Dans le monde francophone, c’est La Lumière du Thabor, revue aujourd’hui disparue d’un groupe schismatique de Vieux-calendaristes, que revient le mérite d’avoir fait connaître le père Jean Romanidès (comme lui revient le mérite d’avoir publié plusieurs textes importants du père Georges Florovsky, et une partie importante de l’œuvre de saint Justin Popovitch). Elle a offert, au fil de ses numéros, la traduction de plusieurs de ses articles (« Le Christ, la vie du monde »; « L’ecclésiologie de saint Ignace d’Antioche »; « Examen critique des applications de la théologie »; « La franco-latinisation de l’orthodoxie »; « Sur l’accord de Balamand »). Un autre article, d’une qualité exceptionnelle, sur « le Filioque », extrait d’un ouvrage du grand théologien intitulé Franks, Romans, Feudalism and Doctrine, a également été traduit et publié par l’équipe éditoriale de la revue dans un remarquable Dossier Saint Augustin paru aux éditions L’Âge d’Homme.
L’évêque de ce groupe, Mgr Philarète (alias Laurent Motte) a eu l’heureuse idée de rassembler l’ensemble de ces études dans le présent volume intitulé Théologie empirique. Il les a fait précéder d’une vaste et très bonne introduction de 70 pages, qui présente la biographie de l’auteur et une synthèse des principaux thèmes de son œuvre, dont ce volume offre un bon échantillon: la méthodologie de la théologie orthodoxe (fondée sur l’expérience spirituelle de l’illumination et de la glorificaiton, et non sur une spéculation de type philosophique, d’où le titre donné au volume); les trois degrés de la vie spirituelle (purification, illumination, glorification) ; le christianisme comme thérapeutique; l’opposition de la théologie franque – imposée à l’Occident par Charlemagne – à la théologie romaine (c’est-à-dire de l’empire romain, improprement appelé byzantin par les historiens, et de sa continuation après la chute de Constantinople, improprement appelée « Byzance après Byzance »), tout à la fois orientale et occidentale; la différence radicale entre la doctrine catholique-romaine du péché originel (issue d’Augustin) et la conception orthodoxe du péché ancestral; le Filioque comme produit de la théologie des Franks (orthographe justifiée par l’auteur); les déviations de la théologie augustinienne et l’inspiration augustinienne de la théologie des Franks; le schisme de 1054 non pas comme le résultant d’un « estrangement » progressif entre l’Occident et l’Orient selon une opinion devenue courante, mais comme le produit de la politique des Franks imposée aux papes; la vision du Verbe par les justes de l’Ancient Testament et leur glorification/déification; la glorification/déification comme but de la vie chrétienne; l’opposition de la théologie orthodoxe des énergies divines incréées à la doctrine de la grâce créée (qui prend sa source dans la doctrine augustinienne des « théophanies », intermédiaires créés), développée par la théologie franque.
On regrette, d’un point méthodologique, que les commentaires de ceux qui ont à l’origine publié ces traductions françaises se trouvent, dans les notes réunies en fin de volume, mélangées sans distinction avec celle du père Jean Romanidès. Cela donne une fâcheuse impression de tentative de récupération de sa pensée par un groupe dont il restait distant, puisque, rappelons-le, il a toujours appartenu à l’Église orthodoxe canonique et représentait même officiellement son Église locale (le patriarcat de Constantinople) dans des réunions œcuméniques internationales.
D’une qualité remarquable, la théologie du père Jean Romanidès n’est pas sans défauts. Sa vigueur tient souvent à une systématisation et à une simplification excessives, comme celle du schéma purification – illumination – glorification (qui certes appartient à la tradition patristique mais y fait l’objet d’une conception plus souple), ou celle de l’opposition Romains-Franks poussée jusqu’à l’époque actuelle (et qui finit par se substituer comme deux concepts politiques à la distinction orthodoxie-hétérodoxie), ou comme la réduction du christianisme à une thérapeutique (ce qui certes s’applique au salut et à la vie ascétique, mais n’est pas pertinent pour ce qui concerne la divinisation). Parmi ses autres faiblesses, on peut signaler l’insistance trop forte sur la responsabilité de la théologie de saint Augustin dans les déviations dogmatiques du catholicisme romain, qui en fait le responsable de tous les maux passés et présents. On trouve certes chez Augustin les racines de plusieurs d’entre elles et non des moindres, mais ce qu’il faudrait surtout incriminer c’est l’augustinisme (constitué par les disciples d’Augustin qui ont systématisé certaines de ses positions) et l’utilisation qui en a été faite plusieurs siècles plus tard, quand l’augustinisme, courant longtemps minoritaire, s’est imposé de longue lutte comme courant dominant en Occident (le père Placide Deseille a livré à ce sujet une excellente analyse). Un troisième problème est posé par la dissociation que le théologien grec opère entre la divinisation et le salut, ne faisant plus de celui-ci la condition de celle-là. Selon lui, la vision de Dieu dans Ses énergies incréées – qui est une vision déificatrice – était déjà donnée dans l’Ancien Testament, et l’économie du Verbe incarné a eu seulement pour but de libérer l’homme de la corruption et de la mort. Or, s’il est vrai que les Pères évoquent la vision de Dieu et même la déification de justes de l’Ancien Testament, ils la présentent comme exceptionnelle et comme une anticipation prophétique de ce que le Christ apportera. Pour eux, le salut accompli par le Verbe incarné n’est pas seulement une libération de la corruption et de la mort elles-mêmes (qui d’ailleurs ne s’accomplira pleinement qu’à la fin des temps), mais une libération du pouvoir du péché, du diable, de la passibilité et de la mort, qui sont chez les hommes des sources de passions et de péché et les empêchent de recevoir la plénitude de la grâce divinisante. Le salut (qui se présente effectivement comme une thérapeutique de la nature) était donc la condition de la divinisation (qui se présente en quelque sorte comme sa pleine santé). Une quatrième faiblesse des positions du père Jean Romanidès est l’appui qu’il a apporté à la christologie monophysite au cours de réunions œcuméniques où il a représenté le patriarcat de Constantinople et qui ont abouti au mauvais compromis de Chambézy (auquel ont aujourd’hui heureusement renoncé toutes les Églises locales orthodoxes à l’exception du patriarcat de Constantinople). Un cinquième point discutable de la pensée du théologien grec est son exaltation de l’hellénisme (commune à beaucoup de théologiens grecs des années 60, différents de lui et différents entre eux), s’incarnant dans le projet utopique, quasi politique, de restaurer dans le monde (mais en excluant paradoxalement les pays slaves) l’Empire romain sous le nom de Romanie. Ce dernier aspect de la pensée de Romanidès, peu présent dans ce volume, a été exposé dans son livre Romanité, Romanie, Roumélie, dont on trouvera une présentation très détaillée et une critique équilibrée dans le compte rendu qu’en a fait le père André de Halleux pour la Revue théologique de Louvain (15, 1984, p. 54-66) : « Une vision orthodoxe grecque de la Romanité », que l’on peut lire en ligne et télécharger ici.

Jean-Claude Larchet

Visite au Patriarcat œcuménique de Constantinople du métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Tikhon a accepté l’invitation de Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée, à concélébrer la divine liturgie en l’église patriarcale Saint-Georges au Phanar, le Dimanche de l’orthodoxie, les 19 et 20 mars. Le métropolite Tikhon avait accepté précédemment des invitations similaires du patriarche Bartholomée. En décembre 2014, il avait visité la Faculté de théologie de Halki ainsi que le patriarcat avec l’archiprêtre John Jillions, chancelier de l’OCA, les archiprêtres John Behr et Alexander Rentel, du Séminaire Saint-Vladimir de New York. En juin 2015, le métropolite Tikhon et le père Alexandre s’étaient rendus au patriarcat à l’occasion de la réunion du comité exécutif de l’Assemblée des évêques canoniques des États-Unis d’Amérique. Accompagné par le père John Jillions, le métropolite Tikhon est arrivé à Istanbul le samedi 19 mars, peu après qu’un attentat terroriste ait fait plus de 30 victimes dans le quartier touristique de la ville. La délégation a été accueillie par le diacre Niphon, un moine né aux États-Unis, qui dirige le secrétariat en langue anglaise du Patriarcat depuis 2008. Le samedi soir, le métropolite Tikhon et l’archiprêtre John Jillions ont assisté aux Vêpres en l’église patriarcale Saint-Georges, présidées par le patriarche Bartholomée, qui les a invités dans son bureau après l’office. « Le métropolite Tikhon a transmis les salutations de la part du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique », a déclaré le père John. « Il a discuté avec Sa Toute-Sainteté la question du saint et grand Concile qui approche, la récente visite de Sa Béatitude [le métropolite Tikhon] à Son Éminence l’archevêque Léon et à l’Église de Finlande – une Église autonome sous la juridiction du Patriarcat œcuménique -, le travail de l’Assemblée des évêques canoniques aux États-Unis d’Amérique, les perspectives d’un dialogue formel renouvelé avec le Patriarcat concernant l’unité orthodoxe et la régularisation canonique de l’Église en Amérique du Nord. Sa Toute-Sainteté, à son tour, a fait bon accueil à la discussion, rappelant son engagement dans ces questions avec le défunt protopresbytre Jean Meyendorff et avec Son Éminence le défunt archevêque Pierre (L’Huillier) » a ajouté le père Jean. « Il était entendu que, tandis que des différences subsistent en ce qui concerne la nature de l’autocéphalie [de l’OCA], cela ne constituait pas un obstacle à la communion et à la concélébration ». Après un échange de cadeaux, le patriarche Bartholomée a encouragé le métropolite Tikhon à lui rendre à nouveau visite à l’avenir. Après la rencontre, le métropolite Tikhon et le père John on dîné avec le patriarche Bartholomée et certains des membres du Saint-Synode patriarcal, dont S.E. le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, avant de réciter l’office de préparation à la sainte communion. Le Dimanche de l’orthodoxie, le 20 mars, le métropolite Tikhon a concélébré la divine liturgie avec le patriarche Bartholomée et les membres du Saint-Synode patriarcal, dont un certain nombre exercent leur ministère aux États-Unis et sont bien connus au métropolite grâce à l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques de ce pays. Après la liturgie patriarcale, un service de requiem a été célébré pour eux qui ont souffert et sont morts pour la foi orthodoxe, avec une procession, au cours de laquelle était portée l’icône des Pères du VIIème concile œcuménique. Le dimanche après-midi, le patriarche Bartholomée et le métropolite Tikhon se sont rendus dans une paroisse locale pour la célébration des vêpres du Dimanche de l’orthodoxie. Un bref concert exécuté par un groupe de chanteurs et de musiciens de Grèce du Nord, s’ensuivit dans la salle paroissiale. Le patriarche Bartholomée fit ensuite de chaleureux adieux au métropolite Tikhon et au père John avant leur départ, le lundi matin 21 mars. Des photographies de l’événement sont disponibles ici. Le métropolite Tikhon a fait la déclaration suivante sur son voyage à Constantinople : « Au clergé, aux membres de l’ordre monastique, et aux fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique. Je viens de revenir d’une visite à Constantinople, où j’ai été invité à concélébrer par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Bartholomée, pour la fête du Dimanche de l’orthodoxie, au Patriarcat œcuménique. L’une de mes responsabilités principales en tant que primat est de représenter l’Église orthodoxe en Amérique dans ses relations avec les autres Églises orthodoxes. Ce voyage tout récent est le dernier d’une série de visites officielles que j’ai entreprises depuis mon élection au rang de métropolite, y compris des visites aux Églises de Russie, Géorgie et Finlande. Une concélébration du métropolite de l’Église orthodoxe en Amérique avec le patriarche œcuménique n’a jamais eu lieu historiquement et était rendue difficile, en premier lieu, en raison de compréhensions différentes qu’ont nos Églises respectives au sujet de l’autocéphalie et de son octroi. Ces compréhensions différentes demeurent, mais, depuis 2009, le nouveau contexte des Assemblées épiscopales a ouvert des opportunités pour un dialogue renouvelé sur l’unité orthodoxe en Amérique du Nord, qui est un engagement essentiel de l’Église orthodoxe en Amérique et qui se trouve au centre de notre vision de l’orthodoxie nord-américaine. La communion eucharistique et la concélébration le jour du Dimanche de l’orthodoxie ont montré de façon visible et publique la conviction, souvent exprimée par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique, à savoir que l’Église orthodoxe en Amérique, ses évêques, son clergé et son peuple sont inclus dans la famille des Églises orthodoxes canoniques, tout en maintenant simultanément la position selon laquelle l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Amérique n’est pas reconnue. Toutefois, l’Église orthodoxe russe, avec les Églises de Géorgie, Bulgarie, Pologne et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, confirment et reconnaissent l’autocéphalie de notre Église. Du fait que l’autocéphalie de l’Église orthodoxe n’est pas reconnue universellement, notre Église n’a pas été invitée aux conférences inter-orthodoxes préparatoires au saint et grand Concile. Nous ne sommes pas non plus invités à celui-ci. C’est notre espoir et notre attente que les Églises orthodoxes trouveront un mode approprié pour inclure notre Église dans les processus inter-orthodoxes à l’avenir. L’Église orthodoxe en Amérique a maintenu sa position constante sur la question de l’unité canonique en Amérique du Nord depuis l’époque du Tomos (le décret officiel) d’autocéphalie octroyé en 1970 par l’Église orthodoxe russe, dont le désir était de travailler dans la direction « de la normalisation des relations entre les différentes juridictions ecclésiastiques en Amérique », dans l’espoir que l’octroi de l’autocéphalie « servirait au bien de l’Église orthodoxe en Amérique et à la gloire de Dieu ». En même temps, nous étions appelés à « demeurer dans des relations fraternelles avec toutes les Églises orthodoxes et leurs primats, ainsi que leurs évêques, clercs et pieux troupeaux, qui sont en Amérique et qui, à l’heure actuelle, maintiennent de facto leur dépendance canonique et juridictionnelle existantes de leurs Églises nationales et leurs primats ». Cette visite toute récente, à l’invitation de Sa Toute-Sainteté était une occasion d’exprimer notre amour fraternel et nos bonnes relations avec le Patriarcat œcuménique, tout en restant néanmoins fermes quant à notre vision de l’orthodoxie en Amérique du Nord. Ce faisant, nous maintenons l’équilibre ecclésial qui est exprimé par la structure de l’Église orthodoxe qui, selon les paroles de Sa Toute-Sainteté, « ne reconnaît qu’une autorité : le concile de ses hiérarques canoniques. Hors d’une décision conciliaire, la distinction entre orthodoxie et hérésie n’est pas possible. Les dogmes et les saints canons portent le sceau de la conciliarité. L’orthodoxie est l’Église conciliaire ». Je demande les prières de tout le clergé, des membres de l’ordre monastique et des fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique, pour tous les primats orthodoxes et leurs Églises, avec leurs évêques et leurs fidèles en Amérique du Nord, afin que nous puissions réaliser les paroles de la prière du Seigneur : « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17,21). Avec amour en Christ, + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada ».

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« Personne et nature », un nouveau livre de Jean-Claude Larchet

Personne et natureJean-Claude Larchet vient de publier aux éditions du Cerf un nouveau livre, intitulé « Personne et nature, La Trinité – Le Christ – L’homme » (collection « Théologies », 403 p.).
Ce livre rassemble les œuvres dogmatiques de l’auteur.
Il reprend ses deux études célèbres sur « La question du Filioque » et « La question christologique. À propos du projet d’union entre l’Église orthodoxe et des Églises non chalcédoniennes », après les avoir actualisées en fonction des publications et déclarations parues depuis leur première édition jusqu’à cette année.
La deuxième étude est complétée par une étude, précédemment parue dans la revue de l’Académie théologique de Moscou mais encore inédite en français, sur les fondements et la nature du monophysisme de l’Église arménienne ».
Une quatrième étude, totalement inédite, qui occupe la moitié du livre, soit près de deux cents pages, est « Une critique orthodoxe des théories personnalistes de Christos Yannaras et du métropolite Jean Zizioulas »; l’auteur développe, approfondit et complète ici les critiques dont ces deux représentants du mouvement néo-orthodoxe grec font maintenant l’objet dans l’ensemble du monde orthodoxe.
Ces quatre études ont en commun de critiquer des fausses conceptions, anciennes ou modernes, des notions de personne ou d’hypostase et d’essence ou de nature et de leurs relations, dans la Trinité, dans le Christ ou dans l’homme, et de présenter, à travers cette critique, une clarification et un approfondissement de celles-ci en accord avec la tradition des Pères et la foi orthodoxe.
Dans son avant-propos à cette œuvre qui se situe dans l’esprit et le style apologétiques qui était ceux de la plupart des Pères, l’auteur explique ainsi sa démarche:

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Académie de Volos : un colloque théologique international en l’honneur de Mgr Jean Zizioulas

Zizioulas_volosDu vendredi 28 au dimanche 30 octobre 2011 a eu lieu à l’Académie théologique de Volos (Magnésie, Grèce), un colloque théologique intitulé « Métropolite de Pergame Jean Zizioulas : personne, eucharistie et Royaume de Dieu, en perspective orthodoxe et œcuménique », destiné à étudier et honorer l’œuvre de l’illustre théologien, en présence de l’intéressé et du président de l’Académie, le métropolite Ignace de Démétriade. Ce colloque, auquel assistaient notamment le représentant du patriarche œcuménique, l’archimandrite Bartholomée Samaras, et neuf évêques orthodoxes appartenant au Patriarcat œcuménique, à l’Eglise de Grèce et au Patriarcat de Serbie, a donné lieu, durant deux jours, à une série de six sessions où les participants ont exposé et approfondi plusieurs thèmes majeurs de l'œuvre du métropolite Jean Zizioulas en en montrant l'actualité : onze théologiens grecs (dont plusieurs venus de l’Université de Thessalonique), un théologien français, Michel Stavrou (Institut Saint-Serge, Paris), deux théologiens serbes, Mgr Ignace Midic et Mgr Maxime Vasiljevic (Faculté de théologie de Belgrade), et un théologien américain, Aristotle Papanikolaou (Fordham University). Mgr Jean Zizioulas a lui-même pris part aux débats pour répondre à certaines questions ou objections des intervenants.

 

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Métropolite Hilarion de Volokalamsk: parler de «brèche» dans le dialogue orthodoxe-catholique ne correspond pas à la réalité

Comme l'a précisé Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, le document de travail de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe, diffusé par les médias, ne reflète pas la position de la partie orthodoxe sur la question de la primauté de l'évêque de Rome et ne peut être examiné que comme un matériel de travail pour la poursuite des travaux (ndt: voir cette note). Contrairement aux affirmations de la presse, lors de la réunion de la commission théologique orthodoxe-catholique à Vienne, aucune «brèche» n'a été faite. La réunion a été entièrement consacrée à l'examen du rôle de l'évêque de Rome au Ier millénaire. Un document, discuté l'année dernière à Chypre, avait été préalablement préparé par le comité de coordination de la commission. C'est le brouillon de ce document qui «a fui» dans la presse, et a été publié.

 

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Bloc-notes de Jean-François Colosimo

Jfc
Ravenne, donc… Puis des
demandes d’explication, des sollicitations de commentaire. Inquiètes. Avides.
Nombreuses. Répétées. J’ai décidé de répondre à cette attente, ignorant alors
que l’entreprise déboucherait sur une dizaine de feuillets… presque une
brochure ! Les partisans de tous bords impliqués dans ce dossier
ecclésiastico-ecclésiologique, où l’accord œcuménique se paye du désaccord
confessionnel, ne manqueront pas de corriger le présent essai à l’encre
bilieuse de
leur vérité. Les pages qui suivent n’ont
pourtant d’autre ambition que de ne pas ajouter à des polémiques déjà trop
indécentes. Il s’est plutôt agi de réunir des pièces indispensables à
l’exercice d’un peu de discernement, de permettre aux orthodoxes soucieux de
comprendre l’Église, l’histoire, le siècle dans lesquels ils rencontrent la
perte ou le salut, de mieux juger ce qui se dit et ce qui se fait en leur nom. 

JFC

P.S. : suspension du
reste de l’actualité, donc. Mais que les âmes tourmentées ni ne se réjouissent,
ni ne se rassurent : la distribution des épithèmes n’est que partie
remise !

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Le bloc-notes de Jean-François Colosimo

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De
quelques questions, surprises, paradoxes, problèmes, et malaises orthodoxes
rencontrés au hasard de l’actualité en feuilletant les pages récentes d’Orthodoxie.com

« Un
phare, une force motrice, un môle du renouveau » a déclaré le président
Mikheil Saakashvili au sujet de l’Eglise orthodoxe de Géorgie, à l’occasion de la venue du patriarche
Bartholomée, ajoutant que  l’Eglise menait « une politique cohérente
de promotion des valeurs européennes ». Surprise : aucun article pour
dénoncer cette alliance contre-nature entre le pouvoir politique et la religion
– parée, il est vrai, des vertus démocratiques et surtout… encensée par
Bruxelles et Washington.

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Rencontre du patriarche Bartholomée de Constantinople et du métropolite Cyrille de Smolensk

Du 11 au
14 mai, à l’occasion d’un pèlerinage en Cappadoce, le métropolite Cyrille de
Smolensk (Patriarcat de Moscou) a
rencontré
, à plusieurs reprises, le patriarche œcuménique de Constantinople
Bartholomée. Les relations entre les Eglises orthodoxes ont été évoquées. Les
métropolites, du Patriarcat de Constantinople, Jean (Zizioulas)
de Pergame, Méliton de Philadelphie et Emmanuel
(Adamakis) de France ont
participé
également au premier entretien.

Mgr Jean (Zizioulas) : « Institution synodale : problèmes historiques, ecclésiologiques et canoniques »

ZizioulasBien que vingt-cinq ans nous séparent déjà de la première publication de l’étude de Mgr Jean Zizioulas intitulée « Institution synodale : problèmes historiques, ecclésiologiques et canoniques » elle reste toujours d’actualité ce dont témoigne sa récente publication dans la revue catholique, Istina (n° 1, 2002, pp. 14-44). Mgr Jean Zizioulas est métropolite de Pergame (Patriarcat de Constantinople) et l’un des plus grands théologiens orthodoxes contemporains. En étudiant ses aspects canoniques, liturgiques et historiques, Mgr Jean montre comment par son contenu ecclésiologique, l’institution synodale fut depuis le début et reste toujours le fondement de toute structure administrative et canonique dans l’église orthodoxe exprimant son essence même. Pour lire cette remarquable étude, traduite du grec par l’archimandrite Grigorios Papathomas et reproduite ici avec son aimable autorisation, cliquez ICI !

Photographie: Mgr Jean (source)

Patras : une rencontre sur l’Eglise et les moyens modernes de communication

Eglise_mediajpg Dans le cadre des manifestations qui ont lieu chaque année à Patras à l’occasion de la fête de saint André, la métropole de Patras a organisé, en novembre dernier, une rencontre sur le discours religieux moderne et les mass media. Alexandre Katsiaras, directeur de la station de radio de l’Eglise de Grèce était l’un des participants à cette rencontre et, dans sa communication, il a traité notamment de la retransmission télévisée des offices liturgiques en général et de la divine liturgie en particulier. Il a notamment insisté sur le fait que dans l’orthodoxie le salut, comme événement personnel, et le Royaume des cieux ne pouvaient en aucun cas faire l’objet d’une « représentation », les moyens de communication se mouvant à l’intérieur de l’histoire et, inévitablement, dans le partiel et le fragmentaire. Voici les points forts de son intervention : La divine liturgie, les sacrements et les offices religieux ne peuvent être retransmis parce qu’ils exigent la présence physique du croyant dans l’église et qu’il s’agit d’événements  transcendant l’histoire.

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Recension: L’ecclésiologie eucharistique

Ecclésiologie eucharistique «L'ecclésiologie eucharistique. Actes du colloque de l’Académie internationale des sciences religieuses sur l’ecclésiologie eucharistique, Thessalonique, août 2008», publiés sous la direction de Jean-Marie Van Cangh. Publications de l’«Académie internationale des sciences religieuses», 2009, Bruxelles, 2009, 206 p. (diffusion Cerf).
Parmi les dix communications d’auteurs catholiques, protestants et orthodoxes que réunit ce volume, quatre retiennent surtout l’attention d’un point de vue orthodoxe : celle du P. Hervé Legrand o. p., intitulée «L’inséparabilité de la communion eucharistique et de la communion ecclésiales. Un axiome chrétien commun et ses différences d’interprétation»; celle du P. Hyacinthe Destivelle o. p., intitulée «Prémisses d’une ecclésiologie eucharistique dans la théologie russe à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle» ; celle Stavros Yangazoglou, intitulée «Ecclésiologie eucharistique et spiritualité monastique: rivalité ou synthèse?»; celle du métropolite Jean Zizioulas, intitulée «Eucharitic Ecclesiology in the Orthodox Tradition».

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Recension : Les Pères de l’Église dans le monde d’aujourd’hui

Badilita_kannengiesser_1
C.
Badilita et Ch. Kannengiesser (éd.), Les
Pères de l’Église dans le monde d’aujourd’hui
. Actes du colloque
international organisé par le New Europe College en collaboration avec la
Ludwig Boltzmann Gesellschaft (Bucarest, 7-8 octobre 2004)
, Beauchesne,
Paris, 2006, 337 p.

Ce volume rassemble les
communications présentées à un colloque international tenu à Bucarest en 2004
sur le thème « Les Pères de l’Église dans le monde d’aujourd’hui ».
Ces communications sont très diverses quant à leur style et à leur contenu.
Certaines ont un caractère scientifique, d’autres sont des réflexions
personnelles écrites dans un style journalistique. Toutes s’accordent à
souligner l’importance de l’étude des Pères pour le monde moderne. L’une
d’entre elles rappelle ces propos du Père H. de Lubac : « Chaque
fois, dans notre Occident, qu’un renouveau chrétien a fleuri, dans l’ordre de
la pensée comme dans celui de la vie (et les deux ordres sont toujours liés),
il a fleuri sous le signe des Pères. Tous les siècles en témoignent. »

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Recension : L’Unité de l’Église

Cyprien_1
Cyprien de Carthage
, L’Unité de
l’Église
. Préface de Mgr Claude Dagens, Texte critique du CCL 3,

Introduction de Paolo Siniscalco et Paul Mattei, Traduction de Michel Poirier, apparats, notes, appendices et index de Paul Mattei, Paris, Éditions du Cerf,
2006, 334 p. (Sources chrétiennes n° 500).

Pour
le volume 500e volume de la prestigieuse collection « Sources
chrétiennes » et les diverses manifestations relatives à cet événement
auxquelles ont été invitées à participer les diverses confessions chrétiennes,
les éditeurs ont choisi un petit traité de saint Cyprien de Carthage qui traite
de l’unité de l’Église. Le traité en lui-même n’occupe qu’environ 80 pages (se
répartissant entre texte original et traduction). Cela signifie que la plus
grande partie de ce volume de 334 pages est occupée par l’introduction, les
notes et les diverses annexes.

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Recension : Stavros. S. Phôtiou, L’Église dans le monde contemporain

StavrosStavros. S. Phôtiou, L’Église dans le monde contemporain, Athènes, Éditions Armos, 2001, 142 pages (en grec).

Stavros Phôtiou, professeur à l’Université de Chypre, est bien connu dans le monde grec comme l’auteur d’ouvrages consacrés à l’amour conjugal, parmi lesquels : Le mariage comme témoignage d’amour selon le Nouveau Testament (Éditions Armos, Athènes, 1994) ; Amour et mariage (ibid., 1995) ; L’homme et la femme : l’être humain (ibid., 2001). Il a réalisé récemment une belle anthologie de textes sur l’amour, extraits d’articles ou de livres de soixante-seize théologiens orthodoxes contemporains de différentes nationalités (La liberté comme amour, Éditions de la Métropole de Kiti, Larnaka, 2000, 399 p.).

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Recension : Père Nicolae Dura, Le régime de la synodalité selon la législation canonique, conciliaire, œcuménique du 1er millénaire

Dura Le père Nicolae Dura est un spécialiste du droit canonique qui enseigne actuellement à la faculté de théologie de Constanza (Roumanie). Ayant fait une partie de ses études en France, il a pu rédiger directement en français ce monumental ouvrage de 1023 pages publié à Bucarest en 1999 par
les éditions Ametist 92 (disponible à la librairie La Procure).

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Des tensions se sont manifestées au cours de l’élection du co-président orthodoxe de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe

La XIVème session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe a commencé ses travaux à Chieti, en Italie, le 16 septembre 2016. Dans le cadre de la réunion de la partie orthodoxe de la Commission, qui précédait la réunion plénière, une vive discussion a eu lieu au sujet de l’élection du co-président orthodoxe de la Commission mixte, selon les informations du site Romfea.gr. Conformément au règlement de la Commission, qui a été adopté en 1980, chaque partie au dialogue élit un co-président parmi ses membres. Le patriarche Bartholomée avait au préalable envoyé des lettres dans lesquelles il communiquait la nomination de l’archevêque de Telmessos Job (Getcha) comme membre de la délégation du Patriarcat œcuménique en remplacement du métropolite de Pergame Jean (Zizioulas). Cependant, la proposition d’élection de l’archevêque Job comme co-président de la Commission n’a pas reçu le soutien de la majorité des membres orthodoxes de celle-ci. La raison probable, selon Romfea.gr, était la réputation ambiguë de l’archevêque de Telmessos, qui a été destitué de sa fonction d’archevêque des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, en raison de conflits aigus entre lui, le clergé, le conseil de l’Archevêché, ainsi qu’avec le célèbre Institut théologique Saint-Serge connu dans le monde orthodoxe entier. En outre, S.E. Mgr Job n’a jamais été participant au dialogue entre orthodoxes et catholiques-romains. C’est pourquoi la majorité des membres orthodoxes de la Commission a proposé d’élire le métropolite de Sasime Gennade en tant que co-président. Seuls les représentants des Églises de Roumanie et de Pologne se sont prononcés en faveur de l’archevêque Job. En raison de l’impasse, il a été décidé de suspendre la réunion pendant une heure, afin de demander au patriarche œcuménique de changer sa décision, mais celui-ci l’a maintenue, invoquant le fait que le métropolite Gennade n’est pas membre de la délégation du Patriarcat œcuménique, mais seulement son secrétaire, tandis que les membres de ladite délégation sont le métropolite de Diokleia Calliste et l’archevêque Job, dont l’un doit être élu. Le métropolite Calliste s’est retiré volontairement, invoquant son âge et sa santé. L’archevêque Job a fait part aux membres de la Commission de sa discussion avec le patriarche œcuménique. Il en a résulté qu’en l’absence d’un autre choix, les membres de la Commission ont ratifié sa nomination en tant que co-président.

Source

L’archevêque Job (Getcha) nouveau co-président de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique

maxresdefaultL’archevêque Job (Getcha) (photographie ci-contre) est le nouveau co-président de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique. Il succède à cette fonction au métropolite de Pergame, Mgr Jean (Zizioulas). Lors de la réception de la délégation orthodoxe au Vatican, à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, le pape François dans son adresse a signalé offrir des prières pour le nouveau co-président. La Commission mixte est présidée par deux présidents, l’un orthodoxe, l’autre catholique.

Source: RISU

Consultation entre les patriarcats de Constantinople et de Roumanie au sujet du futur concile panorthodoxe

ConsultationLe bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « La délégation du Patriarcat œcuménique, constituée de S.E. le métropolite Jean de Pergame et du R.P. archimandrite Bartholomée Samaras, secrétaire du Saint-Synode sont venus à Bucarest du 10 au 12 décembre 2012. Le but de la visite était de discuter avec la délégation du Patriarcat de Roumanie, constituée de S.E. le métropolite Niphon, archevêque de Târgovişte et exarque patriarcal, des révérends pères  Viorel Ioniţă, professeur, et Michael Tita, conseiller patriarcal, afin de préparer le futur concile panorthodoxe. Au cours des discussions, la nécessité a été exprimée d’une coopération plus intense entre les Églises orthodoxe en 2013 en ce qui concerne le futur concile panorthodoxe. À l’ordre du jour figureront uniquement les thèmes qui auront obtenu le consensus de toutes les Églises orthodoxes sœurs ».

Source (dont image) : Basilica, traduit du roumain pour Orthodoxie.com

Paris: une réunion du comité de coordination de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxes et l’Église catholique

Le 20 novembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, est arrivé à Paris pour participer à la réunion du comité de coordination de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique catholico-orthodoxe où il représente l’Eglise orthodoxe russe. Le métropolite Emmanuel l’a accueilli à l’aéroport.
La commission qui est présidée par le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame du côté orthodoxe et par le cardinal Kurt Koch du côté catholique.
Le 21 novembre, jour de la fête de la Présentation de la Vierge au Temple, selon le calendrier grégorien, les membres du comité ont assisté à la liturgie en la cathédrale grecque Saint-Etienne à Paris.

Sources: diocèse de Chersonèse, Patriarcat de Moscou (photographie de la réunion)

Grande-Bretagne: une conférence oecuménique internationale à l’université de Durham en l’honneur du départ à la retraite du père André Louth

Une conférence œcuménique internationale s’est tenue du 9 au 12 juillet  à l’université de Durham en l’honneur du départ à la retraite de la chaire de patristique et d’études byzantines du père André Louth. Le père André Louth est prêtre de la paroisse orthodoxe de Durham (diocèse de Souroge), membre de la British Academy et auteur de nombreux ouvrages en patristique. Il a également été le rédacteur de la revue Sobornost et des Oxford Early Christian Studies. Parmi ses derniers ouvrages on trouve une histoire de l’Europe chrétienne de 681 à 1071 dans la série d’histoire de l’Eglise des éditions Saint Vladimir Seminary Press.

Au cours de la conférence intitulée « Une célébration de la théologie vivante » plusieurs dizaines d’universitaires provenant d’une vingtaine de pays sont venus rendre hommage à André Louth et présenter leurs recherches les plus récentes. Krastu Banev, nouveau titulaire de la chaire d’études patristiques à l’université de Durham en remplacement d'André Louth a proposé une communication sur « La Mère de Dieu dans les psaumes et les hymnes byzantins ». Le théologien et philosophe anglican John Milbank, professeur à l’université de Nottingham, a défendu son point de vue en faveur d’une nécessaire réhabilitation des thèses d’Origène en faveur de l’apocatastase. Mgr Kallistos (Ware) de Diokleia, métropolite du Patriarcat œcuménique en Grande Bretagne, a présenté sa thèse en faveur d’une intégration et non d’une opposition du courant de la synthèse néo-patristique (V. Lossky, G. Florovsky, J. Zizioulas, etc.) dans le courant du renouveau intellectuel de l’Ecole de Paris (S. Boulgakov, N. Berdiaev, N. Afanassiev, etc.). Antoine Arjakovsky, directeur de recherches au Collège des Bernardins et directeur émérite de l’Institut d’études œcuméniques de Lviv (Ukraine), a proposé de pallier les limites confessionnelles de l’historiographie apophatique de l’Eglise orthodoxe au moyen d’une nouvelle histoire post-confessionnelle et pleinement orthodoxe de l’Eglise. Le père John Behr, recteur du Séminaire Saint-Vladimir à Crestwood (Etats-Unis) a pour  sa part cherché à relire la tradition intellectuelle et spirituelle des pères de l’Eglise à partir de l’œuvre de certains philosophes contemporains comme Jean-Luc Marion et Michel Henry. Le professeur Lewis Ayres, doyen de la faculté de théologie de Durham, et le professeur André Louth,  à qui a également été dédié un recueil de mélanges, ont conclu le colloque par une discussion sur la nécessaire synthèse des méthodes en patristique. Pour l’un comme pour l’autre le Discours de la méthode de René Descartes doit être complété par le Methodos de Nicéphore le Solitaire afin d’édifier une nouvelle théologie créatrice et oecuménique. Le père Cyrille Hovorun, directeur du programme d’études doctorales du Patriarcat de Moscou, absent de la conférence, a faire lire son texte également favorable à une telle lecture vectorielle et non pas seulement arithmétique du consensus patrum.

Photographie: le père André Louth (à droite) avec Mgr Kallistos de Diokleia

Recension: Méropi Anastassiadou et Paul Dumont, « Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle. Une communauté en quête d’avenir »

Couv9171g_260 Mérope Anastassiadou et Paul Dumont, « Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle. Une communauté en quête d’avenir », éditions du Cerf, Paris, 2011, 315 p. (collection « L’histoire à vif »).
Ce livre propose une étude sociologique très sérieuse et très complète de la communauté grecque d’Istanbul, menée par deux spécialistes (la première, chargée de recherche au CNRS et auteur de plusieurs travaux sur l’histoire des sociétés urbaines de l’Est méditerranéen; le second, professeur à l’université de Strasbourg, qui s’intéresse à l’histoire de la Turquie moderne). Cette communauté comportait en 1900 cent soixante mille membres; elle n’en comporte plus aujourd’hui qu’environ deux mille, suite aux persécutions et aux exils, involontaires et volontaires, qui l'ont affectée entre ces deux moments. Cette étude est marquée par un certain pessimisme quant à la situation actuelle et future, que traduisent bien plusieurs titres de chapitres (« L’effondrement démographique » (ch. 1) ;  « Déracinements » (ch. 2), « Écoles fantômes » (ch. 3), « Des monuments pour se souvenir » (ch. 7), même s’il reste vrai que les membres même de la communauté grecque ne se découragent pas (voir l’introduction intitulée: « Le refus de l’extinction »). Le patriarche de Constantinople joue un rôle important pour le maintien et l’extension des droits de la communauté grecque, et milite activement pour la réouverture de l’école théologique de Halki, qu'il juge indispensable à la formation de ses cadres (ch. 4).
La vie des membres de la communauté grecque avec les « locaux » (ch. 6) reste « un exercice délicat » (en raison notamment des mariages mixtes en défaveur des Grecs et de la crainte du « péril grec » entretenue par certains partis et certains médias). Les Grecs d’Istanbul bénéficient cependant d’un « tissu communautaire » (ch. 5) important, fondé surtout sur l’orthodoxie, sur des associations caritatives, éducatives culturelles, et sur deux quotidiens grecs.

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Une rectification orthodoxe à propos de la question de la primauté du pape au 1er millénaire

Le site du vaticaniste italien Sandro Magister, intitulé Chiesa, évoque dans une note publiée le 6 octobre, une rectification apportée par l'Eglise russe, lors de la récente réunion à Vienne, à propos de la conception de la primauté de l'évêque de Rome. Il est notamment précisé: " La principale objection de l’Église russe est celle que le métropolite Hilarion a résumée, peu après la réunion, dans une note publiée sur le site web du patriarcat de Moscou : "Le 'document de Crète' est exclusivement historique et, parlant du rôle de l’évêque de Rome, il ne fait presque pas mention des évêques des autres Églises locales au cours du premier millénaire, donnant ainsi une image erronée de la répartition des pouvoirs dans l’Église primitive. De plus ce document n’affirme pas clairement que la juridiction de l’évêque de Rome ne s’étendait pas à l'Orient pendant le premier millénaire. Il est à espérer que ces erreurs et omissions soient corrigées lors d’une révision du texte"." Le site Chiesa a mis en ligne au début de la présente année une version du "document de Crète".

Communiqué de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe – Vienne 2010

Nous vous invitons à lire le communiqué, traduit par nos soins, de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe réunie en 12ème séance plénière du 20 au 27 septembre à Vienne, Autriche.

COMMUNIQUÉ

La douzième réunion de la commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique romaine eut lieu à Vienne en Autriche, une ville historique, un pont entre l’Occident et l’Orient, et qui a une vie œcuménique riche. La réunion, accueillie généreusement et fraternellement par l’archidiocèse catholique romain de Vienne, se déroula du 20 au 27 septembre 2010 dans les locaux de Kardinal König Haus.
Vingt-trois membres catholiques romains y étaient présents ; quelques-uns n’ont pas pu y participer. Toutes les Eglises orthodoxes, à l’exception du Patriarcat de Bulgarie y furent représentées, à savoir le Patriarcat œcuménique, les patriarcats d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Moscou, de Serbie, de Roumanie, de Géorgie et les Eglises de Chypre, de Grèce, de Pologne, d’Albanie et des Pays tchèques et de la Slovaquie.
La Commission a travaillé sous la direction de ses deux coprésidents, l’archevêque Kurt Koch et le métropolite Jean de Pergame, et avec l’aide des deux cosecrétaires, le métropolite Gennadios de Sasime (du Patriarcat œcuménique) et du R.P. Andrea Palmieri (Conseil pontifical pour la promotion de l’unité chrétienne).

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Colloque international à Paris (15 et 16 avril) : « Le renouveau de la théologie grecque contemporaine : des années 60 à nos jours »

Affiche_colloquegrec6 L’orthodoxie grecque contemporaine a été fortement marquée par ce qu’il est convenu d’appeler la « théologie des années 60 ». Celle-ci n'est pas simplement un courant théologique qui a tenté d’associer de nouveau l’orthodoxie grecque avec la théologie patristique et l’authenticité de la tradition, dans un paysage spirituel alors dominé par le piétisme des organisations religieuses et par la théologie académique de forme scolastique. Elle constitue en même temps un mouvement rénovateur – non sans lien avec les mouvements de contestation plus larges qui fleurissent durant la même décennie – qui, de pair avec une critique du nationalisme et du provincialisme ecclésiastiques et une ouverture à l’universalité de l’Eglise, s’est fixé pour priorité la prise de conscience et l’approfondissement de l’identité hellénique dans sa spécificité. Mais comment interpréter précisément le sens et la portée des bouleversements et recompositions de la « théologie des années 60 » en Grèce ?

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Roumanie: un colloque sur saint Basile le Grand

Cette dépêche du service orthodoxe de presse rend compte d'un colloque international sur "Saint Basile le Grand, Père et docteur de l'Église" qui s'est tenu à Bucarest du 1er au 4 novembre. En marge de celui-ci, une soirée a été consacrée à la présentation de l'édition roumaine du livre du métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, présent au colloque, intitulé L'eucharistie, l'évêque et l'Église durant les trois premiers siècles.

Mgr Tikhon, évêque orthodoxe bulgare, affirme au pape son désir d’unité avec l’Eglise catholique

L'agence d'information catholique Zenit nous informe que, le 21 octobre, Mgr Tikhon, évêque en charge du diocèse d'Europe centrale et occidentale du Patriarcat de Bulgarie, a rencontré brièvement le pape Benoit XVI à la fin de l'audience générale au Vatican. Il a déclaré, selon l'Osservatore romano, "Nous devons trouver l'unité dans les meilleurs délais et enfin célébrer ensemble". Il a aussi dit: "Les gens ne comprennent pas nos divisions et nos discussions". Une vidéo de cette rencontre peut être visionnée sur cette page ou cette autre. Mgr Tikhon se trouvait à Rome pour la 8ème assemblée (1) du diocèse bulgare. Il l'a présidé en l'absence, pour des raisons de santé, de son titulaire, le métropolite Syméon. Rappelons
que le Saint-Synode de l'Église orthodoxe bulgare avait refusé d'envoyer
des délégués à la l'assemblée plénière
de la Commission internationale mixte catholique-orthodoxe de dialogue
théologique qui a eu lieu à Chypre du 16 au 23 octobre. Le Saint-Synode
de l'Église bulgare avait examiné le 8 juillet l'invitation à
participer à cette session du dialogue envoyée par le Patriarcat de
Constantinople et y avait donné une réponse négative. La participation
de l'Église bulgare au travail de la Commission internationale mixte y
était jugée "inopportune".

Importants remous au sein des Églises orthodoxes à propos de la prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue à Chypre

PopeBenedictPatriarchBartholomewRome La prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue qui doit se tenir à Chypre pour, dans la suite de la réunion de Ravenne, discuter de la question de la primauté du pape de Rome, suscite des craintes et d’importants remous dans les Églises orthodoxes, en particulier au sein de l’Église de Grèce.
Une «Confession de foi contre l’œcuménisme» est depuis le mois d’avril proposée à la signature des fidèles orthodoxes, notamment sur plusieurs sites Internet Elle a recueilli à ce jour 8600 signatures, dont celles de six métropolites et évêques grecs, serbe et bulgare, de cinq higoumènes du Mont-Athos, de trente-six higoumènes d’importants monastères de Grèce, de Chypre, de Serbie et des États-Unis, de professeurs de facultés de théologie (dont l’ex-doyen de la faculté de théologie d’Athènes et le professeur de patristique de la faculté de théologie de Thessalonique), de cinq cent trente clercs, moines et moniales de Grèce, du Mont-Athos, de Serbie, de Roumanie, de Palestine et de divers autres pays, et de plusieurs milliers de laïcs de différentes origines. Fait nouveau, ce document n’émane pas de groupes extrémistes non canoniques (habituellement qualifiés de «zélotes», au premier rang desquels se trouvent les «vieux-calendaristes»), mais est promu et approuvé par des personnalités connues et des fidèles rattachés canoniquement à l’Église orthodoxe.
La Sainte-Communauté du Mont-Athos, plusieurs métropolites, et un professeur de dogmatique de l’Université Aristote de Thessalonique ont par ailleurs publié des déclarations indépendantes constituant des mises en garde par rapport à la prochaine réunion de la commission de dialogue à Chypre.
Ce mouvement a pris naissance à la suite de la réunion de Ravenne, qui a constitué un pas important dans le rapprochement du Patriarcat de Constantinople avec l’Église catholique romaine, en particulier pour la reconnaissance d’une certaine primauté du pape de Rome, est s’est trouvé accéléré par la crainte de voir un accord définitif se réaliser sur ce point au cours de la prochaine réunion organisée à Chypre.
Cette réaction a pris suffisamment d’ampleur pour inquiéter le patriarche de Constantinople Bartholomée et son adjoint en matière de politique extérieure (qui est le principal artisan de la politique de rapprochement avec Rome et le président de la Commission internationale mixte de dialogue du côté orthodoxe), le métropolite Jean de Pergame, qui ont tous deux publié des déclarations où est clairement évoqué un risque de schisme au sein de l’Église orthodoxe.

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Conférence préconciliaire de Chambésy: d’autres documents

Sur le forum de l'Acer-Mjo: cette traduction de deux documents adoptés par la conférence préconciliaire de Chambésy (6-12 juin 2009) qui ont été publiés sur le site de l'Église orthodoxe de Pologne (1, 2). Sur le site du Patriarcat oecuménique de Constantinople: le rapport du métropolite Jérémie de Suisse pour cette conférence, l'allocution du métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame à l'ouverture de celle-ci.

Réunion à Thessalonique sur le dialogue théologique entre Eglises catholique et orthodoxe

Hier, le mercredi 20 mai 2009, a eu lieu à la Faculté de théologie de l’université Aristote de Thessalonique un congrès universitaire et œcuménique exceptionnel consacré à l’avancement du dialogue théologique officiel entre les Eglises catholique-romaine et orthodoxe. Cette journée, sans précédent en Grèce, organisée par le professeur patrologue Georges Martzelos (département de théologie), est l’occasion de recevoir le cardinal Walter Kasper et le métropolite de Pergame Jean Zizioulas, tous deux coprésidents de la commission mixte internationale de dialogue théologique entre les deux Eglises.

Un reportage sur la commémoration par le patriarche russe Alexis de l’apparition de la Mère de Dieu à Constantinople

Un reportage vidéo, de H2Onews, sur la commémoration, le 14 octobre, par le patriarche russe Alexis, de l’apparition de la Mère de Dieu à Constantinople, est en ligne sur cette page. Le commentaire et les explications sont en français. Dans cet autre reportage, le métropolite de Pergame Jean (Zizioulas), avec d’autres interviewés, donne ses impressions sur le synode épiscopal du Vatican.

Négociations entre les délégations du Patriarcat de Constantinople et du Patriarcat de Moscou en Suisse

Hier, à Zurich, ont eu
lieu des négociations entre les délégations du Patriarcat de Constantinople et
du Patriarcat de Moscou.
Avec la bénédiction du
patriarche Bartholomée Ier, le Patriarcat de Constantinople a été représenté
par Mgr Jean (Zizioulas) métropolite de Pergame, Mgr Emmanuel (Adamakis),
métropolite de France et l’archimandrite Bartholomée (Samaras), vice-secrétaire
général du Saint Synode.
La délégation du Patriarcat
de Moscou, avec la bénédiction du patriarche de Moscou et de toute la Russie,
Alexis, a été composée de Mgr Juvénal, métropolite de Kroutitsy et de Kolomna,
membre permanent du Saint Synode, Mgr Cyrille métropolite de Smolensk et de
Kaliningrad, président du département des relations ecclésiales extérieures du
Patriarcat de Moscou et l’archiprêtre Nicolas Balashov, secrétaire pour les
relations inter-orthodoxes du département des relations ecclésiales extérieures
du Patriarcat de Moscou.

Lors de cette rencontre,
les délégations ont examiné la question de la situation ecclésiale en Estonie
ainsi que les perspectives de la suite du dialogue théologique entre les orthodoxes
et les catholiques.

A la
fin de la rencontre, les deux parties ont accepté un mémorandum commun que nous
publions ci-dessous :

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La séance solennelle de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

La séance solennelle de L’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris a au lieu le 10 février sous la présidence de Mgr Gabriel, archevêque des paroisses russe en Europe occidentale (Patriarcat œcuménique de Constantinople). Plus de deux cents personnes, parmi lesquelles le métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, le père Jean-Marie Blanchard, directeur de l’Institut supérieur d’études œcuméniques (ISEO) ainsi que le pasteur Jacques-Noël Pérez, recteur de l’Institut de théologie protestant de Paris, assistaient à la séance.

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Jovan Nikoloski