29/03/2017
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Search Results for: pape François

Une année après la rencontre entre le patriarche Cyrille et le pape François à La Havane

L’Institut d’études oecuméniques de l’Université de Fribourg (Suisse) a organisé une manifestation pour commémorer le premier anniversaire de la rencontre entre le pape François et le patriarche Cyrille qui a eu lieu le 12 février 2016 à La Havane, Cuba. Le portail catholique suisse en a publié un compte-rendu.

L’Église orthodoxe de Géorgie n’a pas envoyé de délégation à la messe célébrée par le pape François à Tbilissi

Contrairement aux attentes, seuls 3000 habitants de la Géorgie ont assisté à la messe célébrée par le pape François à Tbilissi, alors que le stade où a eu lieu la célébration peut accueillir 25000 personnes. Selon les journalistes, ce fut la messe la moins fréquentée au cours des 16 visites du pape à l’étranger. On présumait initialement qu’une délégation de l’Église orthodoxe de Géorgie se rendrait à la cérémonie, mais, finalement, elle était absente. En outre, il a été conseillé aux fidèles de l’Église orthodoxe de Géorgie de ne pas prendre part à la cérémonie en raison des différences doctrinales avec l’Église catholique-romaine. Néanmoins, le patriarcat de Géorgie a qualifié d’inacceptables les déclarations publiques négatives de clercs orthodoxes géorgiens au sujet du souverain pontife. Au bord de la route menant de l’aéroport jusqu’à la ville, le pape avait été accueilli par des protestations d’activistes orthodoxes qui tenaient en leur main des panneaux avec l’inscription « Le Vatican est un agresseur spirituel ».

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L’Église orthodoxe de Géorgie appelle à s’abstenir « d’expressions de mécontentement » à l’occasion de la visite du pape François

L’Église orthodoxe de Géorgie appelle certains de ses prêtres et des groupes individuels de citoyens à ne pas manifester leur mécontentement et garder le calme lors de la visite du pape François, du 30 septembre au 2 octobre. « Le Patriarcat de Géorgie salue avec respect l’hôte et espère que sa visite contribuera à l’approfondissement des relations multilatérales et à l’affermissement de la paix dans la région. En même temps, nous considérons inacceptable l’expression de mécontentement au sujet de la visite du pape de Rome, de la part de certains clercs géorgiens et nous appelons tous au calme », est-il dit dans la déclaration du patriarcat, diffusée ce mercredi. Comme cela a été communiqué il y a deux semaines, plusieurs dizaines des membres de l’organisation « Union des parents orthodoxes » et quelques prêtres géorgiens ont procédé à une action de protestation devant le bâtiment du Vatican à Tbilissi, demandant que la visite du pape en Géorgie soit annulée. Il est également indiqué dans la déclaration du Patriarcat que le pape effectue la visite sur l’invitation du patriarche de Géorgie Élie II et du président géorgien Guiorgui Margvelachvili.

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Métropolite Hilarion de Volokolamsk: “Ce n’est pas un hasard si la rencontre du patriarche Cyrille avec le pape François est qualifiée d’historique”

XVM48d215d2-cc2b-11e5-b040-c7802248bb8dIntervenant lors de l’assemblée solennelle réunie pour le 70e anniversaire du département des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe, son président, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, a constaté notamment que les relations avec l’Église catholique romaine avaient de l’avenir, tant au niveau panorthodoxe qu’au plan bilatéral. Il a analysé la récente rencontre à Cuba du patriarche Cyrille de Moscou et du pape François. Un compte rendu en français de cette intervention est proposé ici.

Communiqué de presse du métropolite de Glyphada Paul (Église orthodoxe de Grèce) demandant le report de la visite du pape François sur l’île de Lesbos

Après le métropolite du Pirée Séraphin, le métropolite de Glyphada Paul a protesté contre la décision du Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce donnant son accord à la visite du pape François sur l’île de Lesbos. Le métropolite Paul a publié le communiqué de presse suivant : « Comme nous en avons été informés par le bulletin de presse du Saint-Synode de l’Église de Grèce, le mardi 5 avril 2016, le Saint-Synode a accepté la proposition de la venue prochaine en Grèce du pape François, accomplissant une visite « humanitaire et à caractère symbolique ». Le Saint-Synode permanent a également invité le patriarche œcuménique Bartholomée à assister à la rencontre programmée sur l’île de Lesbos. Puisque nous considérons que les décisions susmentionnées du Saint-Synode sont d’importance majeure et qu’elles auraient dû être prises après la convocation de l’assemblée de la hiérarchie de l’Église orthodoxe de Grèce, nous souhaitons que la visite soit reportée jusqu’à ce que siège, le plus vite possible, la hiérarchie de l’Église de Grèce et que celle-ci prenne la décision y relative ».

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Communiqué au sujet de la visite commune prochaine du pape François, du patriarche Bartholomée et de l’archevêque Jérôme d’Athènes sur l’île de Lesbos

« Il est communiqué que, au cours de cette dernière période, le Patriarcat œcuménique et Sa Toute-Sainteté le patriarche Bartholomée en personne, suivent avec une attention soutenue les développements et les affrontements armés dans la région du Moyen Orient élargi ainsi que les persécutions des chrétiens qui y ont lieu. Ainsi, Sa Toute-Sainteté le patriarche a exprimé de différentes façons, jusqu’à aujourd’hui, son angoisse au sujet du vaste flot de réfugiés. Dans cet esprit, il a communiqué au mois de février, par son représentant, avec Sa Sainteté le pape François, et, le 30 mars, il a envoyé à celui-ci une lettre à ce sujet. Dans le cadre de ce vif intérêt et en raison de l’inquiétude commune des dirigeants religieux ainsi que de la nécessité impérative d’une prise d’initiative et d’action communes pour sensibiliser l’opinion publique internationale et les organes et acteurs compétents, Sa Sainteté le pape de Rome François, Sa Toute-sainteté le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée et Sa Béatitude l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Mgr Jérôme visiteront très prochainement l’île de Lesbos afin de communiquer avec les réfugiés qui s’y trouvent et de les soutenir. Cette démarche et initiative des dirigeants religieux soutiendra et réconfortera les milliers de réfugiés éprouvés et favorisera la prise d’initiatives appropriée pour la protection des communautés chrétiennes très éprouvées ainsi que la prise en charge correcte du problème majeur des réfugiés.
Au patriarcat, le 5 avril 2016 »

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Réflexions de l’archiprêtre Vsevolod Tchapline sur la rencontre du patriarche de Moscou Cyrille et du pape François

Sous le titre « Une conciliarité de couloirs », l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, ancien président du département synodal de l’Église orthodoxe russe pour les rapports entre Église et société, a critiqué sur son blog l’absence de conciliarité dans l’Église orthodoxe russe relativement à la rédaction de la récente déclaration commune du patriarche Cyrille et du pape François :

« Le métropolite Hilarion a déclaré que, dans l’Église russe, deux hommes seulement étaient au courant de la préparation et du contenu de la déclaration du patriarche et du pape. Ces deux hommes, et seulement eux, pouvaient apporter des corrections au document. « La déclaration », dit le métropolite, « a été préparée dans un cadre de stricte confidentialité. Du côté de l’Église russe, c’est moi-même qui ai participé à la préparation du texte, du côté de l’Église catholique-romaine, le cardinal Koch. Même mes plus proches collaborateurs au département des relations ecclésiastiques extérieures, qui s’occupent de la thématique catholique, et ce jusqu’aux derniers jours, ne savaient rien ni sur le texte de la déclaration, ni sur la rencontre qui se préparait. Les véritables auteurs de la déclaration sont le patriarche et le pape. C’est précisément leur vision de la situation qui se trouvait à la base du texte. Dès le début de l’automne, le patriarche a partagé avec moi les idées de base, concernant la thématique de la déclaration. Ensuite, j’ai rencontré le pape François et j’ai parlé du contenu général du document avec lui. Ensuite, le texte a été fixé par écrit, il a été ajusté, à plusieurs reprises, et par le patriarche et – par l’intermédiaire du cardinal Koch – avec le pape ». La question se pose : comment cela s’accorde-t-il avec le 34è canon des saints Apôtres, où il est dit que le premier évêque d’une région ne doit rien faire « sans l’avis de tous » ? Et comment cela s’accorde-t-il avec les statuts de l’Église orthodoxe russe, où il est affirmé que le patriarche dirige l’Église « avec le Saint-Synode » (et non pas avec un seul de ses membres) ? Entre autres, les relations du patriarche et du Synode sont déterminées par le 34ème canon susmentionné, comme il est dit dans un texte critique (cf.). avec lequel je ne suis pas d’accord, sur de nombreux points, notamment lorsqu’il affirme que notre patriarche n’aurait soi-disant pas le droit de parler avec le pape sur un pied d’égalité. Au demeurant, sur le site « Pravoslavie.ru » a été publiée une évaluation très critique du projet de document du Concile panorthodoxe sur les relations « avec le reste du monde chrétien » par le métropolite de Limassol Athanase (Église de Chypre). Merci à Mgr Tikhon [recteur du monastère Sretensky de Moscou, lequel a publié ledit article] pour ce pas courageux – la publication de ce texte. Je suis convaincu qu’il faut obtenir la discussion dans l’Église russe du projet du document sur les relations avec hétérodoxes. Il est possible et il est nécessaire de mener une discussion sous n’importe quelle forme – avec la participation des autorités ecclésiastiques ou sans elle. À ce sujet, est-ce que notre commission inter-conciliaire se réunira – ne serait-ce qu’une fois – avant le Concile panorthodoxe ?

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Réactions dans l’Église gréco-catholique (uniate) d’Ukraine au sujet de la déclaration commune du pape François et du patriarche de Moscou Cyrille

La déclaration commune du pape de Rome François et du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille « n’a pas été une chose simple pour le Vatican », a déclaré le nonce apostolique en Ukraine, Mgr Claudio Gugerotti. Après l’office en la cathédrale de Kiev de l’Église gréco-catholique (uniate), celui-ci s’est adressé à l’assistance par une allocution, dans laquelle il a abordé le thème de la récente rencontre du patriarche et du pape à La Havane. 

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Commentaire du père Georges Maximov au sujet de la déclaration commune du pape François et du patriarche Cyrille de Moscou

Le père Georges Maximov a terminé ses études de théologie à l’Université « Jean le Théologien » en 2001, avec un diplôme de spécialisation en sciences religieuses. En 2009, il a défendu une thèse à l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou, obtenant le titre de candidat en théologie. De 2002 à 2012, il a enseigné au Séminaire de Moscou. Depuis 2012 jusqu’à maintenant, il enseigne au monastère Sretensky de Moscou et a été ordonné diacre en 2010, puis prêtre en 2015. Il est également membre de la Commission inter-conciliaire de l’Église orthodoxe russe et dirigeant du secteur de la mission apologétique du Département synodal des missions. En outre, il est responsable du travail missionnaire et catéchétique du vicariat du Nord de Moscou. Le père Georges a publié le commentaire suivant sur la déclaration commune du pape François et du patriarche Cyrille de Moscou.

Pour commencer, laissez-moi rappeler à ceux qui, du fait même de la rencontre se lamentent, en s’exclamant « Tout est perdu, tout est perdu ! », que rien n’est perdu ! Les canons nous interdisent de célébrer avec les hétérodoxes, de prier avec eux et de recevoir leur bénédiction. Le seul fait de les rencontrer n’est pas interdit par les canons. Le patriarche n’est pas devenu catholique par cette rencontre.
Maintenant, pour ce qui concerne la rencontre elle-même. Dans la mesure où notre patriarche n’a été envoyé à cette rencontre, ni par le Synode, ni par l’Assemblée des évêques (pour autant que je le sache), c’est ipso facto une rencontre personnelle. C’est une bonne chose que la rencontre se soit passée sans aucune sorte d’office liturgique commun ou de prières. On a l’impression que le pape a reçu le patriarche comme un égal – nulle part, sur aucune photo, on ne voit que le patriarche aurait donné son accord à quelque position secondaire ou subordonnée par rapport au pape.
Ensuite, pour ce qui concerne le document. D’une part, les paroles avec lesquelles nous sommes d’accord ne sont pas peu nombreuses. Par exemple, les paroles concernant la défense des persécutés et des opprimés au Moyen Orient (§8-10), la critique de l’islam (§13), les paroles contre la discrimination des chrétiens en Occident (§15), l’appel pour les pays riches à partager avec les pauvres (§17), la condamnation de l’endoctrinement homosexuel (§20) et de l’avortement (§21), ainsi que le fait que les schismes en Ukraine doivent être résolus « sur la base des normes canoniques » (§27).
Mais, malgré tout cela, il y a aussi des expressions qui ne sont pas indiscutables, voire parfois erronées.
Par exemple : « Nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié… [et] inspire les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur …pour la pleine unité de tous ses disciples » (§6). Dans l’Église du Christ, l’unité est déjà atteinte dans sa plénitude. C’est pourquoi nous confessons dans le Credo la foi dans « l’Église une ». Le fait que diverses communautés hérétiques ou schismatiques aient quitté cette unité avec l’Église est une autre chose. Mais leurs membres ne peuvent être appelés disciples du Christ. Ils sont disciples de ceux qui ont enseigné de façon erronée sur le Christ et qui les ont amenés à quitter l’unité avec l’Église. « Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l’Évangile, préférant la mort à l’apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Églises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l’unité des chrétiens » (§12). Ceux-ci ne pourraient être le gage de l’unité des chrétiens que dans le cas où nous proclamerions que toutes les différences dogmatiques dans la foi des Églises auxquelles appartiennent ceux qui ont été tués sont sans aucune importance. Mais nous ne pouvons agir ainsi. En réalité, seule l’unité dans la foi peut être le gage de l’unité des chrétiens, qui n’est pas accomplie en passant sous silence les différends dogmatiques, mais en les analysant et en rejetant ces dogmes qui sont faux pour accepter ceux qui sont vrais.
Un sujet de préoccupation est constitué par la déclaration que le travail missionnaire « exclut toute forme de prosélytisme » (§24). Ce dont il est question n’est pas clair. Par exemple, dans le concept de travail missionnaire, il y a l’idée que le prosélytisme est l’accomplissement dudit travail par des moyens impropres (coercition, corruption, tromperie). Dans ce sens, nous sommes d’accord. Mais je pense que dans ce document, en particulier dans la phrase « toute forme », on peut comprendre cela de telle façon qu’il est interdit de convertir les catholiques à l’Orthodoxie, ce qui, en tout état de cause, est absurde. Et la même chose se reflète dans le paragraphe suivant : « Il est clair aujourd’hui que la méthode de « l’uniatisme » du passé, comprise comme la réunion d’une communauté à une autre, en la détachant de son Église, n’est pas un moyen pour recouvrer l’unité » (§25). Mais si nous amenions quelque communauté de l’Église catholique à l’Orthodoxie, ce serait, pour cette communauté donnée, le rétablissement de l’unité avec l’Église du Christ, sans quoi cette communauté reste alors dans un état de séparation d’avec l’Église. « De notre capacité à porter ensemble témoignage de l’Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l’avenir de l’humanité » (§28). Afin que nous, avec l’Église romaine, « portions ensemble témoignage de l’Esprit de vérité », il est nécessaire pour celle-ci qu’elle confesse la vérité et renonce aux faux dogmes.
Sources : 1 et 2

Déclaration commune du pape François et du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie

Déclaration commune

du pape François

et du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie

« La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous » (2 Co 13, 13).

  1. Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l’Esprit Saint Consolateur, nous, pape François et Kirill, patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd’hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l’histoire.

Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se « parler de vive voix » (2 Jn 12), de cœur à cœur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.

  1. Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest. De cette île, symbole des espoirs du « Nouveau Monde » et des événements dramatiques de l’histoire du XXe siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d’Amérique latine et des autres continents.

Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l’Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l’expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d’un grand avenir pour cette région.

  1. Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l’« Ancien Monde », nous sentons avec une force particulière la nécessité d’un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au monde de l’espérance qui est en nous (cf. 1 P 3, 15).
  1. Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d’innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus « semence de chrétiens ».
  1. Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l’Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d’un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l’explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes – Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l’unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s’est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur : « Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous » (Jn17, 21).
  1. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples ! Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d’espérance pour tous les hommes de bonne volonté !
  1. Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l’Evangile du Christ et du patrimoine commun de l’Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d’époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.
  1. Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du Proche Orient et d’Afrique du Nord, nos frères et sœurs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d’autres pays du Proche Orient, nous observons avec douleur l’exode massif des chrétiens de la terre d’où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d’autres communautés religieuses.
  1. Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l’éviction des chrétiens du Proche Orient. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d’autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.
  1. En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins.

Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d’Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.

  1. Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est « le fruit de la justice » (Is 32, 17), pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s’y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l’âme des innocents tués.

Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu’elles fassent preuve de bonne volonté et s’asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l’aide d’actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu’ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu’il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l’Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ.

  1. Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l’Evangile, préférant la mort à l’apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l’unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s’adresse la parole de l’apôtre : « Très chers !… dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de Sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse » (1 P 4, 12-13).
  1. En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue interreligieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d’autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d’actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu, « car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix » (1 Co 14, 33).
  1. Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d’Europe de l’Est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd’hui les fers de l’athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d’établissements d’enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques œuvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.
  1. Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l’idéologie d’un sécularisme si souvent agressif, s’efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.
  1. Le processus d’intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d’Orient et d’Occident à s’unir pour témoigner ensemble du Christ et de l’Evangile, pour que l’Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.
  1. Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d’extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l’humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l’on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L’inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d’injustice à l’égard du système des relations internationales qui s’est institué.
  1. Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que « ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu » (1 Co 1, 27-29).
  1. La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l’éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.
  1. La famille est fondée sur le mariage, acte d’amour libre et fidèle d’un homme et d’une femme. L’amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l’un l’autre comme don. Le mariage est une école d’amour et de fidélité. Nous regrettons que d’autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l’homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.
  1. Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d’enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu(cf. Gn 4, 10).

Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général.

Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l’existence de l’homme, créé à l’image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l’immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l’homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

  1. Nous voulons adresser aujourd’hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre (cf. Mt 25, 25), mais d’utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l’amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d’aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.

 

  1. Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez lalumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste (cf. Mt 5, 14, 16). Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieuse de la foi (cf. Mt 13, 46) que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N’oubliez pas que vous « avez été rachetés à un cher prix » (1 Co 6, 20), au prix de la mort sur la croix de l’Homme-Dieu Jésus Christ.
  1. Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l’Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l’Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme.

Nous ne sommes pas concurrents, mais frères : de cette conception doivent procéder toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l’amour et à avoir « les uns pour les autres la même aspiration » (Rm 15, 5). Il ne peut donc être question d’utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d’une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l’apôtre Paul : « Je me suis fait un honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui » (Rm 15, 20).

  1. Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. Il est clair aujourd’hui que la méthode de l’« uniatisme » du passé, comprise comme la réunion d’une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n’est pas un moyen pour recouvrir l’unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d’exister et d’entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.
  1. Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d’innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s’abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.
  1. Nous exprimons l’espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d’Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d’Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.
  1. Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, « pour que le monde croie » (Jn 17, 21). Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l’existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l’Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l’avenir de l’humanité.
  1. Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l’Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible : « Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Lc 12, 32) !

Le Christ est la source de la joie et de l’espérance. La foi en Lui transfigure la vie de l’homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à qui peuvent s’appliquer les paroles de l’apôtre Pierre : « Vous qui jadis n’étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n’obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde » (1 P 2, 10).

  1. Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l’invoquant par les paroles de l’antique prière : « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ». Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux qui la vénèrent, afin qu’ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité !
Kirill

Patriarche de Moscou

et de toutes la RussieFrançois

Évêque de Rome,

Pape de l’Eglise catholique

Selon le chef du service de presse du Vatican, le patriarche de Constantinople Bartholomée a exprimé sa satisfaction au sujet de la prochaine rencontre du patriarche Cyrille avec le pape François

Le patriarche de Constantinople Bartholomée a exprimé sa satisfaction au sujet de la prochaine rencontre du patriarche de Moscou Cyrille avec le pape de Rome François. Comme l’a mentionné aux journalistes, le 5 février, le prêtre Federico Lombardi, chef du service de presse du Vatican, le chef de l’Église de Constantinople « a été préalablement informé et a exprimé sa satisfaction et sa joie à l’occasion du futur événement » dans l’histoire des relations « entre l’Église catholique et la plus grande Église orthodoxe ». Le père Lombardi a mentionné également que, malgré le fait de l’annonce une semaine seulement avant la rencontre, celle-ci n’a pas été « improvisée ». En effet, la préparation de cet événement s’est déroulée pendant deux ans. Le prêtre a qualifié de « concours heureux de circonstances » le fait que le pape et le patriarche aient planifié au même moment leurs voyages dans la même région.

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Télévision : une émission spéciale de KTO sur la prochaine rencontre du patriarche Cyrille de Moscou et du pape François

XVM48d215d2-cc2b-11e5-b040-c7802248bb8dLa chaine de télévision KTO a diffusé hier soir une émission spéciale sur la rencontre du patriarche Cyrille de Moscou et du pape François qui aura lieu le 12 février à Cuba (vidéo ci-dessous). Cette rencontre historique sera “la première dans l’histoire et marquera une étape importante dans les relations entre les deux Églises”, explique le communiqué conjoint. Les participants à cette émission sont:  le père Alexandre Siniakov (qui a donné un entretien sur ce sujet au Figaro et à La Vie), recteur du Séminaire orthodoxe russe en France, Carol Saba, directeur de la communication des évêques orthodoxes de France, Michel Aubry, ancien consul à Saint-Pétersbourg, et le père catholique Emmanuel Gougaud, direct du service national pour l’unité des chrétiens. Interviennent également au cours de l’émission le père Hyacinthe Destivelle, dominicain, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, Bernard Lecomte, écrivain et journaliste, Antoine Arjakovsky, co-directeur du département “Société, Liberté, Paix” du Collège des Bernardins.

Le patriarche Cyrille de Moscou et le pape François se rencontreront à Cuba le 12 février

XVM48d215d2-cc2b-11e5-b040-c7802248bb8dCommuniqué de presse conjoint du Saint-Siège et du Patriarcat de Moscou:

” Le Saint-Siège et le Patriarcat de Moscou ont la joie d’annoncer que, par la grâce de Dieu, Sa Sainteté le pape François et Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie se rencontreront le 12 février prochain. Leur rencontre aura lieu à Cuba, où le pape fera escale avant son voyage au Mexique, et où le patriarche sera en visite officielle. Elle comprendra un entretien personnel à l’aéroport international José Martí de La Havane, et se conclura par la signature d’une déclaration commune.

Cette rencontre des primats de l’Église catholique et l’Église orthodoxe russe, préparée depuis longtemps, sera la première dans l’histoire et marquera une étape importante dans les relations entre les deux Églises. Le Saint-Siège et le Patriarcat de Moscou espèrent qu’elle sera également un signe d’espérance pour tous les hommes de bonne volonté. Ils invitent tous les chrétiens à prier avec ferveur pour que Dieu bénisse cette rencontre et qu’elle porte de bons fruits.”

Sources: Patriarcat de Moscou. Illustration: Le Figaro

Le métropolite Amphiloque sur la venue en Serbie du pape François

Une délégation officielle du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, constituée du métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, de l’évêque de Bačka Irénée et du professeur Darko Tanasković a visité le Vatican le 16 janvier et a été reçue officiellement par le pape François. Étaient également présents à la rencontre le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, ainsi que trois administrateurs du Saint Siège. Au cours d’une conférence de presse à Belgrade le 18 janvier, le métropolite Amphiloque a affirmé 

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Protestation à Kiev devant l’ambassade du Vatican contre la visite du pape François en Ukraine

Dimanche dernier, les participants de la procession de la fête de saint Alexandre de la Neva, ont constitué un piquet devant l’ambassade du Vatican. Les orthodoxes ont déployé une pancarte avec l’inscription 

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Le pape François à l’Eglise orthodoxe: “les conditions sont réunies pour rétablir la pleine communion de foi”

2013_002.jpgA l’occasion du message adressé au patriarche oecuménique, le 30 novembre, pour la saint André, le pape François a notamment souligné: “Même si toutes les différences entre les Églises catholique et orthodoxe n’ont pas été abolies, il existe maintenant les conditions nécessaires pour cheminer vers le rétablissement de « la pleine communion de foi, de concorde fraternelle et de vie sacramentelle qui exista entre elles au cours de premier millénaire de la vie de l’Église » (Déclaration commune du pape Paul VI et du patriarche Athénagoras Ier, 7 décembre 1965).

Ayant restauré une relation d’amour et de fraternité, dans un esprit de confiance, de respect et de charité mutuels, il n’y a plus d’empêchement à la communion eucharistique qui ne puisse être surmonté par la prière, la purification des cœurs, le dialogue et l’affirmation de la vérité. En effet, là où l’amour est présent dans la vie de l’Église, sa source et sa réalisation doit toujours être trouvée dans l’amour eucharistique. De même, le symbole du baiser fraternel trouve sa plus profonde vérité dans le baiser de paix échangé dans la célébration eucharistique.”

Sources: Zenit, La Croix, Radio-Vatican. De la photographie.

Le président serbe Nikolić a rencontré le pape François au Vatican

Le président serbe Tomislav Nikolić a rencontré le pape François au Vatican le vendredi 11 septembre 2015. L’Église catholique-romaine reste ferme sur son refus de reconnaître l’indépendance du Kosovo et de la Metochie, prononcée unilatéralement, a déclaré le président après son entretien avec le pape. « Je pense que c’est un homme qui concilie beaucoup de gens et de religions dans le monde, mais il est ici implacable pour ce qui concerne la position de l’Église catholique-romaine, laquelle reste absolument ferme quant au principe de sa non reconnaissance de l’indépendance du Kosovo et de la Métochie, proclamée unilatéralement » a déclaré le président Nikolić à l’agence Tanjug. Celui-ci a ajouté que le pape François suivait soigneusement et minutieusement tout ce qui se produit au Kosovo et en Métochie et qu’il connaît l’ampleur des persécutions des chrétiens et des catholiques romains au Kosovo et en Métochie. Il a mentionné que le pape François est au courant des possibilités dont disposent les catholiques romains pour pratiquer leur foi, leur tradition et leur culture en Serbie, qu’il sait comment se présente la Serbie d’aujourd’hui et qu’il est absolument prêt de coopérer avec elle. 

Le président Nikolić a également déclaré qu’il avait évoqué auprès du pape l’histoire de l’héritage culturel et du christianisme au Kosovo et en Métochie, les monastères érigés par les souverains serbes, de même que la catastrophe qui s’est produite en mars 2004 [35 églises profanées et détruites, des civils serbes tués et des milliers expulsés par les Albanais, ndt]. « J’ai offert au pape le livre qui prouve tout cela, présente les documents, je lui ai dit que tout cela était à nous, et qu’il n’existait pas de moyen que nous y renoncions et que nous le reconnaissions », a poursuivi le président, ajoutant que le pape François était entièrement d’accord avec tout cela. En outre, le président a offert au Primat de l’Église catholique-romaine une édition fac-similée du recueil des lois de l’empereur Dušan, qui est l’un des rares codes du XIVème siècle en Europe, de même que la monographie « Héritage chrétien du Kosovo et de la Métochie » soulignant que tous les États membres de l’Unesco recevraient ledit ouvrage. Le président a ajouté que le pape, alors que lui-même mentionnait que certains monastères du Kosovo et de la Métochie avaient été sauvés par les militaires italiens lors des événements de mars 2004, a énuméré les noms de ces monastères. Enfin, le président Nikolić a déclaré que la Serbie, qui est un pont entre la Russie et l’Union Européenne, et entre celle-ci et la Chine, pourrait être un pont entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique-romaine. « Je pense que j’ai rencontré un homme qui sait beaucoup et comprend tout, et qui a accepté presque chaque affirmation et suggestion que j’ai formulées. C’était la rencontre de personnes qui se sont immédiatement bien comprises » a affirmé le président Nikolić. Celui-ci a encore mentionné qu’il avait parlé avec le pape des relations entre la Serbie et le Vatican, de l’établissement d’un véritable dialogue entre les deux Églises, de la crise des migrants du Moyen Orient et d’Afrique du Nord, de leurs causes, leurs conséquences et des solutions, de même que du changement climatique. Concernant la canonisation du cardinal croate Stepinac, le président a affirmé que l’Église catholique-romaine ne se hâtait pas d’y procéder. En outre, il a déclaré avoir eu une discussion très ouverte au sujet dudit cardinal et a dit au pape que le rôle du cardinal lors de la seconde guerre mondiale avait été très mauvais : « À tout le moins, il ne devait pas se taire alors que l’on tuait plus d’un million de personnes pour la seule raison que celles-ci n’étaient pas de confession catholique, et il joua un rôle fort mauvais pendant la guerre » a dit le président qui a ajouté que Stepinac avait vécu, après cela, la terreur communiste, et que l’Église catholique-romaine pourrait conclure de cela qu’il est un martyr et un bienheureux, mais il a ajouté que les prêtres orthodoxes avaient également connu cela et que des centaines d’entre eux ont été tués. Le président a encore affirmé qu’il existait une position commune selon laquelle le christianisme est menacé dans le monde, et que ce n’était plus le temps pour les disputes entre les religions et les croyances. En outre, par les dialogues dans lesquels sont engagés les différentes confessions, beaucoup de choses pourraient être atteintes. « Je pense que cette visite [du président au pape, ndt], bien qu’ajournée une fois, a été bien préparée. Cette préparation pourrait permettre que nous parvenions un jour à ce que les relations de la Serbie et de la Croatie garantissent que le primat de l’Église catholique-romaine et le patriarche Irénée puissent se rencontrer à Belgrade, à Subotica, Prizren et partout où ils le souhaiteraient » a conclu le président.

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Dans une interview accordée au journaliste Andrea Tornielli, le patriarche Bartholomée s’est exprimé au sujet de la célébration commune de Pâques proposée par le pape François

Dans une interview accordée au journaliste Tornielli pour le site « Vatican insider », le patriarche Bartholomée a abordé l’encyclique du pape François sur l’écologie, mais aussi la célébration commune de Pâques proposée par celui-ci :

François a proposé une fois de plus un accord sur une date fixe pour la célébration de Pâques. Êtes-vous d’accord avec cette proposition ?

– Des discussions dans l’Église orthodoxe concernant la célébration fixe ou commune de Pâques, comme fête des fêtes, ont lieu depuis plus d’un demi-siècle. En fait, les consultations panorthodoxes précédentes, pour la préparation du Saint et Grand Concile prévu à Istanbul l’année prochaine, ont pris en considération différentes options scientifiques et liturgiques visant à une telle possibilité. Cependant, durant les années récentes, et particulièrement après la chute du rideau de fer, des éléments significatifs au sein de certaines Églises nationales ont malheureusement résisté à un tel développement ou changement. Il n’y a pas de doutes qu’un accord sur une date fixe pour une célébration commune de Pâques serait bénéfique, particulièrement pour les chrétiens vivant dans les pays d’Amérique, d’Europe occidentale et d’Océanie. Néanmoins, que l’on soit d’accord ou non au niveau personnel, une telle proposition devrait être discutée sur une base panorthodoxe afin de ne pas rompre l’unité au sein des Églises orthodoxes elles-mêmes.

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Réactions dans l’Église orthodoxe russe au sujet de la date fixe de Pâques proposée par le pape François

On salue, dans l’Église orthodoxe russe, l’intention du pape de Rome de revenir à une seule tradition du comput pascal mais, toutefois, les paroles du pape François rapportées par les médias ne sont pas suffisantes pour comprendre correctement le fond de la question. C’est ce qu’a déclaré, dans une interview à l’agence TASS, le vice-président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov. « Je préférerais prendre connaissance d’abord de la déclaration exacte du pape François, qui est exprimée de façon différente aujourd’hui dans les différentes sources d’informations », a-t-il fait remarquer. « Si l’Église catholique-romaine a l’intention de renoncer à la pascalie grégorienne introduite au XVIème siècle et revenir à l’ancienne, celle d’Alexandrie, qui était utilisée à l’époque où l’Église était une en Orient et en Occident et qui est jusqu’à présent en vigueur chez les orthodoxes – on ne pourrait que saluer une telle intention » a déclaré le père Nicolas Balachov. Si certains journalistes ont transmis fidèlement les paroles du pape selon lesquelles la date de Pâques doit être « fixe » et ne pas être liée à la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps, comme l’a établi le premier concile œcuménique en 325, lequel est respecté tant en Orient qu’en Occident, alors, indubitablement, une telle proposition est absolument inacceptable pour l’Église orthodoxe. Aussi, disons que nous attendrons les publications dans les sources officielles du Vatican », a souligné le père Nicolas. Il a ajouté que « à Constantinople comme à Moscou, qui, comme l’ont communiqué les journalistes, ont été mentionnés par le pape, il n’y a aucun différend concernant la date de Pâques ; aussi, contrairement à certaines affirmations des médias, le réexamen de la date de Pâques n’est pas proposé dans le programme du concile panorthodoxe ». « Au demeurant, l’hypothèse selon laquelle le pape voulait effectivement faire un pas dans la direction des orthodoxes me paraît plus vraisemblable. C’est un désir bienveillant. C’est une autre chose qu’un tel rapprochement ne peut aucunement être atteint par un abandon de la tradition du premier millénaire du christianisme qui est commune pour nous. C’est pourquoi il est important de comprendre ce que le pape avait en réalité en vue » a conclu le représentant de l’Église orthodoxe russe.

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Le métropolite Hilarion reçu par le Pape François de Rome

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou accomplissait du 14 au 15 juin 2015 une visite de travail à Rome avec la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Le soir du 14 juin, le métropolite Hilarion a rencontré le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Différents aspects des relations entre le Patriarcat de Moscou et le Saint Siège ont été discutés pendant l’entretien, auquel participait le prêtre Hyacinthe Destivelle, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Le 15 juin, le métropolite Hilarion a été reçu par le Pape François au Palais apostolique du Vatican. Mgr Hilarion a transmis au chef de l’Église catholique-romaine les salutations de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Pendant l’entretien, de nombreuses questions ont été soulevées, dont la tragique situation de la population chrétienne du Proche Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que la nécessité d’agir en commun pour défendre la conception traditionnelle de la famille dans la société contemporaine sécularisée. Le thème de la coopération de l’Église catholique-romaine et de l’Église orthodoxe russe dans le domaine de la culture a également été abordé. A la fin de l’audience, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a présenté au Pape François l’archimandrite Antoine (Sevriouk), secrétaire de l’Administration des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie, et Miguel Palacio, employé du secrétariat du DREE aux affaires de l’étranger lointain, qui l’accompagnaient. En souvenir de cette rencontre, le Pape François a remis au métropolite Hilarion et aux membres de la délégation de l’Église orthodoxe russe une médaille frappée en l’honneur de son pontificat. De son côté, le président du DREE a offert au chef de l’Église catholique romaine une copie d’une antique icône du Sauveur, effectuée par l’archidiacre A. Trounine, clerc de l’église de la Vierge « Joie de tous les affligés » de Moscou. Avant l’audience, le métropolite Hilarion de Volokolamsk avait pu admirer avec les employés de la préfecture de la Maison pontificale les objets d’art exposés, parmi lesquels des tableaux de Raphaël et d’El Greco. L’attention de la délégation russe a été attirée sur un crucifix en malachite et pierres précieuses, offert en décembre 1845 par l’empereur Nicolas I au Pape Grégoire XVI au cours de la seule visite d’un monarque russe au Vatican. Le métropolite Hilarion est rentré à Moscou le même jour.

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Interview du secrétaire pour les relations interchrétiennes du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou au sujet de la prochaine rencontre du président Poutine et du pape François

On considère dans l’Église orthodoxe russe que lors de la rencontre du président Vladimir Poutine et du pape François pourront être discutées les questions concernant la paix. C’est ce qu’a évoqué, dans une interview aux « Izviestia » le père Stéphane Igoumnov, secrétaire pour les relations interchrétiennes du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. « Le pape de Rome, hormis le fait qu’il dirige l’Église catholique-romaine, est aussi le chef de l’État du Vatican, 

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Le patriarche de Moscou Cyrille a envoyé une lettre au patriarche de Constantinople Bartholomée au sujet de la rencontre de celui-ci avec le pape François.

Dans un article intitulé « Les moines du Mont Athos sont inquiets des contacts du Patriarche Bartholomée et du Vatican », publié le 6 février par l’agence de presse Ria Novosti, qui se réfère à la lettre de la Sainte Communauté au patriarche de Constantinople publiée ici, il est fait mention d’une réaction du patriarche de Moscou Cyrille au sujet de la rencontre du pape François et du patriarche Bartholomée à Constantinople :

« Le vice-président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, commentant, à la demande de l’agence de presse Ria Novosti la réaction [de la Sainte Communauté du Mont Athos, ndt] qui a suivi la rencontre du patriarche Bartholomée et du pape François à Istanbul, a déclaré que le primat de l’Église russe, en réponse à l’information reçue par lui de Constantinople sur la rencontre mentionnée, a également, de son côté, envoyé une lettre au patriarche Bartholomée. « Dans la lettre <…>, il est dit que, dans les conditions du monde contemporain, lorsque les normes fondamentales de l’éthique chrétienne sont de plus en plus refoulées de la vie publique des pays occidentaux, le développement des relations avec les chrétiens hétérodoxes qui restent fidèles aux valeurs évangéliques fondamentales peut apporter de bons fruits si ledit développement « est accompagné du souci de préserver la pureté de l’enseignement orthodoxe et de l’observation sans défaillance de la tradition canonique de l’Église orthodoxe » a dit le père Nicolas Balachov. L’archiprêtre a ajouté que « le patriarche Cyrille a estimé positivement le message sur la défense des chrétiens du Moyen Orient, contenu dans la déclaration commune du pape de Rome et du patriarche de Constantinople, ainsi que l’appel lancé à toutes les parties à la guerre civile en Ukraine à passer de la confrontation au dialogue et au règlement pacifique du conflit ».

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Discours du patriarche œcuménique Bartholomée adressé au pape François lors de la divine liturgie célébrée à l’occasion de la fête de l’apôtre André en l’église patriarcale (30 novembre)

Nous vous invitons à lire le discours du patriarche Bartholomée prononcé mors de la divine liturgie célébrée au Phanar, en l’église patriarcale Saint-George, le dimanche 30 novembre, pour la fête de saint André, saint patron du Patriarcat œcuménique, en présence du pape François.

“Votre Sainteté François, bien-aimé frère en Christ, évêque de l’ancienne Rome,

Nous rendons gloire et louange à notre Dieu en la Trinité qui nous a gratifiés de la joie ineffable et de l’honneur particulier de la présence en personne, cette année, de Votre Sainteté, à la célébration de la mémoire de l’apôtre André, le Premier appelé qui, par sa prédication, a fondé notre Église. Nous remercions du fond du cœur Votre Sainteté de ce précieux don que constitue Votre présence bénie parmi nous à la tête d’une honorable délégation. Avec amour profond et grand respect nous Vous embrassons en Vous adressant le salut cordial de paix et de charité : « grâce et paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ ! » (Rm1, 7). « Car l’amour du Christ nous étreint » (IICo 5, 14).

Nous gardons encore dans notre cœur le souvenir vivace de notre rencontre avec Votre Sainteté en Terre sainte pour effectuer un pèlerinage commun au lieu où est né, a vécu, a enseigné, a souffert et est ressuscité le chef de notre foi. Nous gardons aussi le souvenir reconnaissant de l’événement historique que fut la rencontre au même endroit de nos illustres prédécesseurs, le pape Paul VI et le patriarche œcuménique Athénagoras. Leur rencontre d’alors dans la ville sainte, il y a cinquante ans, a changé le cours de l’histoire. Les marches parallèles, parfois conflictuelles de nos Églises se sont jointes dans la vision commune de retrouver notre unité perdue. L’amour qui s’était refroidi a été ranimé. Notre volonté a été forgée de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que notre communion se réalise à nouveau dans la même foi et le même calice. Depuis, le chemin vers Emmaüs s’est ouvert, peut-être long et parfois ardu, mais néanmoins sans retour, le Seigneur faisant route ensemble avec nous, jusqu’à ce qu’Il se révèle à nous « à la fraction du pain » (cf. Lc 24, 35).

Depuis, tous les successeurs de ces chefs inspirés suivent le même chemin, ayant établi, béni et soutenu le dialogue de charité et de vérité entre nos Églises en vue de lever les obstacles qui, durant un millénaire, s’étaient dressés dans nos relations ; dialogue entre frères et non, comme autrefois, entre adversaires, dispensant avec droiture et franchise la parole de la vérité, tout en nous respectant mutuellement en tant que frères.

Dans cette ambiance de marche commune dans laquelle nos dits prédécesseurs se sont engagés, nous Vous recevons, très saint Frère, comme porteur de la charité de l’apôtre Pierre à son frère l’apôtre André le Premier appelé dont nous fêtons aujourd’hui solennellement la mémoire. Selon une coutume sacrée, établie et suivie déjà depuis des décennies par les Églises de l’ancienne et de la nouvelle Rome, leurs délégations officielles échangent des visites lors de leurs fêtes patronales pour déclarer de la sorte la fraternité des deux apôtres coryphées qui ont connu ensemble Jésus et cru en Lui comme Dieu et sauveur. Ils ont transmis cette foi partagée aux Églises qu’ils ont fondées par leur prédication et sanctifiées par leur martyre. Cette foi, les Pères communs de nos Églises, réunis de l’Orient et de l’Occident dans des conciles œcuméniques, l’ont vécue et dogmatisée, la léguant à nos Églises comme fondement inébranlable de notre unité. Cette foi, que nous avons préservée en tant que foi commune en Orient et en Occident durant un millénaire, nous sommes à nouveau appelés à la poser comme base de notre unité, pour que « vivant en plein accord (…) d’un même cœur » (cf. Ph 2, 2), nous allions de l’avant avec Paul « oubliant le chemin parcouru et tout tendus en avant » (cf. Ph 3, 14).

Car, de fait, très saint frère, notre devoir ne s’épuise pas dans le passé, mais s’étend principalement, surtout de nos jours, à l’avenir. Car, à quoi sert de rester fidèles au passé, si cela ne signifie rien pour l’avenir ? À quoi sert de s’enorgueillir de ce que nous avons reçu, si cela ne se traduit en termes de vie pour l’être humain, et pour le monde d’aujourd’hui et de demain ? « Jésus Christ est le même, hier, et aujourd’hui ; il le sera pour l’éternité » (He13, 8). Et Son Église est appelée à avoir les yeux fixés plutôt sur le présent et l’avenir que sur le passé. L’Église existe pour le monde et pour l’être humain, et non pas pour elle-même.

Le regard tourné au présent, nous ne pouvons éviter d’être anxieux pour l’avenir : « Combats au dehors, craintes au dedans » (2 Co 7, 5). Ce constat de l’apôtre sur son époque vaut entièrement aujourd’hui pour nous aussi. Car, le monde vit la crainte pour sa survie, l’angoisse du lendemain. Comment l’humanité survivra-t-elle demain, alors qu’elle est aujourd’hui déchirée par de multiples divisions, conflits et hostilités, souvent même perpétrés au nom de Dieu ? Comment la richesse de la terre sera-t-elle répartie plus équitablement pour que l’humanité ne vive demain la servitude la plus odieuse qu’elle n’ait jamais connue ? Quelle planète trouveront les générations futures pour y habiter, alors que, dans son avidité, l’homme moderne la détruit de façon impitoyable et irréversible ?

D’aucuns placent aujourd’hui leur espoir dans la science ; d’autres dans la politique ; d’autres encore dans la technologie. Mais aucune d’elles ne peut garantir l’avenir, si l’homme ne fait sien le kérygme de la réconciliation, de l’amour, de la justice, de l’acceptation d’autrui, de ce qui est différent, voire de l’ennemi. L’Église du Christ, le premier à avoir enseigné et vécu cette prédication, doit en premier la pratiquer elle-même « afin que le monde croie » (Jn 17, 21). Voilà pourquoi, la marche vers l’unité de ceux qui invoquent le nom du grand pacificateur est plus impérieuse que jamais. Voilà pourquoi notre responsabilité de chrétiens est suprême vis-à-vis de Dieu, de l’être humain et de l’histoire.

Sainteté,

Votre parcours relativement court à la tête de votre Église a déjà fait de vous dans la conscience de nos contemporains un héraut de la charité, de la paix et de la réconciliation. Vous prêchez par vos paroles, mais avant tout et surtout par la simplicité, l’humilité et l’amour envers tous, charismes moyennant lesquels vous exercez votre haut ministère. Vous inspirez de la confiance aux méfiants, de l’espoir aux désespérés, des expectatives à ceux qui attendent une Église affectueuse envers tous. En outre, vous donnez l’espoir à vos frères orthodoxes qu’au cours de votre pontificat le rapprochement de nos deux Églises anciennes se poursuivra, construit sur les bases solides de notre tradition commune qui depuis toujours respecte et reconnaît dans la structure de l’Église le primat de charité, d’honneur et de service dans le contexte de l’institution conciliaire, de sorte que le Dieu en la Trinité soit confessé « d’un même cœur et d’une seule voix » (Rm 15, 6) et que Son amour soit diffusé dans le monde.

Sainteté,

L’Église de la ville de Constantin qui vous reçoit aujourd’hui avec grand amour et honneur, mais aussi avec profonde gratitude, est chargée d’un lourd héritage, mais aussi d’une responsabilité pour le présent et l’avenir. La providence divine, par la discipline établie par les conciles œcuméniques, a confié à cette Église la fonction de coordonner et exprimer le consensus des très saintes Églises orthodoxes locales. Dans le contexte de cette responsabilité, nous travaillons avec circonspection pour préparer le saint et grand concile de l’Église orthodoxe, que nous avons décidé de réunir ici, si Dieu le veut, en 2016. Les commissions compétentes travaillent déjà assidûment afin d’organiser ce grand événement dans l’histoire de l’Église orthodoxe pour la réussite duquel nous demandons aussi Vos prières. Malheureusement, la communion eucharistique rompue entre nos Églises, il y a mille ans, ne permet pas encore de réunir ensemble un grand concile œcuménique. Prions pour qu’une fois leur pleine communion rétablie, ce grand jour glorieux ne tarde pas à se lever. Jusqu’à ce que ce jour béni vienne, la participation de chacune de nos Églises à la vie conciliaire de l’autre s’exprimera par l’envoi d’observateurs, comme c’est déjà le cas, grâce à votre aimable invitation, aux synodes de votre Église et, comme, nous l’espérons, ce sera aussi le cas au moment de réaliser notre saint et grand concile.

Sainteté,

Les problèmes que la conjoncture historique dresse aujourd’hui devant nos Églises nous prescrivent de surmonter l’introversion et y faire face en collaborant le plus étroitement possible. Nous n’avons plus le luxe d’agir séparément. Les persécuteurs contemporains des chrétiens ne demandent pas à quelle Église appartiennent leurs victimes. L’unité qui occupe tant nos réflexions est en train de se réaliser dans certaines régions, malheureusement, par le martyre. Tendons ensemble la main à l’être humain de notre temps, la main de Celui qui seul peut le sauver par Sa croix et Sa résurrection.

Par ces réflexions et ces sentiments, nous exprimons encore une fois notre joie pour la présence parmi nous de Votre Sainteté, La remerciant et priant le Seigneur pour que, par l’intercession de celui que nous fêtons aujourd’hui, l’apôtre Premier appelé et frère du premier coryphée Pierre, protège Son Église et la mène à l’accomplissement de Sa sainte volonté.

Soyez le bienvenu parmi nous, frère bien-aimé !”

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Le texte de la déclaration commune du patriarche Bartholomée et du pape François signée aujourd’hui

Papas kai Patr ypografoun dilosi2Une traduction française du texte de la déclaration commune du patriarche Bartholomée et du pape François signée aujourd’hui au Phanar est en ligne ici.

Également aujourd’hui au Phanar, en l’église patriarcale Saint-Georges, en français: le discours du patriarche Bartholomée, celui du pape François.

Photographies: Fanarion

Les rencontres du pape François et du patriarche Bartholomée à Istanbul

Papas - PatrC’est aujourd’hui, dans l’après-midi, qu’aura lieu la deuxième des rencontres du pape François et du patriarche Bartholomée à Istanbul après l’accueil à l’aéroport (vidéo ci-dessous). Les rencontres seront retransmises en direct sur KTO et pourront être revues en ligne. Le programme du direct est ici. Ces rencontres ont suscité de nombreux articles et entretiens dans la presse. Parmi ceux-ci: “Le voyage du pape en Turquie peut-il resserrer les liens entre catholiques et orthodoxes ?” dans l’hebdomadaire La Vie avec Carol Saba, “Le Pape veut envoyer un signal au monde orthodoxe“, un entretien avec Jean-François Colosimo sur Radio-Vatican, “Rome-Constantinople, les clés de l’histoire“, un entretien avec Marie-Hélène Congourdeau dans l’hebdomadaire Famille chrétienne.

Source de la photographie : Fanarion

Le patriarche œcuménique Bartholomée accueillera le pape François à Constantinople

Un communiqué du service de presse du Saint-Siège, publié le 21 octobre, annonce que le pape François, invité par le président de la République turque, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier et le président de la Conférence épiscopale, visitera la Turquie du 28 au 30 novembre 2014. Il sera accueilli par le patriarche Bartholomée à Istanbul le 30 novembre, le jour de la fête de l’apôtre saint André, saint patron du patriarcat œcuménique de Constantinople. A cette occasion, une divine liturgie aura lieu dans l’église patriarcale Saint-Georges, où le pape signera une déclaration œcuménique conjointe avec le patriarche Bartholomée Ier, comme l’avaient fait ses prédécesseurs, Benoît XVI et Jean-Paul II. Il sera le quatrième pape à fouler le sol turc, après Benoît XVI (28 novembre -1er décembre 2006), Jean-Paul II (28-30 novembre 1979) et Paul VI (25-26 juillet 1967).

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Mgr Hilarion a rencontré le pape François

Le 17 octobre, au Vatican a eu lieu la rencontre entre le président du département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) du Patriarcat de Moscou, Mgr Hilarion métropolite de Volokolamsk et le pape François. Le métropolite Hilarion a transmis au primat de l’Église catholique romaine les salutations du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. À son tour, le pape a exprimé à Sa Sainteté le patriarche Cyrille des salutations fraternelles et les bons vœux.
Au cours de cette rencontre, une grande attention a été accordée à la situation dramatique en Ukraine, où depuis un an dure le conflit qui a coûté des milliers de vies. Le métropolite Hilarion a parlé de la situation dans l’est de l’Ukraine, où trois prêtres ont été tués et environ une cinquantaine d’églises ont été totalement ou partiellement détruites. Il a partagé avec le pape François, sa profonde préoccupation

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Rencontre pour la paix, hier au Vatican, du pape François, du patriarche Bartholomée et des présidents Shimon Peres et Mahmoud Abbas

Hier, au Vatican, le pape François avec le patriarche oecuménique Bartholomée ont rencontré, pour une prière pour la paix au Proche-Orient, les présidents d'Israël et de Palestine, Shimon Peres et Mahmoud Abbas. Des photographies (dont celle ci-dessus) et des vidéos sont proposées ici. Le patriarche Théophile de Jérusalem et le métropolite Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, ont participé à cette rencontre.

Le père Alexandre Winogradsky sur la rencontre du patriarche Bartholomée et le pape François

Nous avons demandé par Skype le père Alexandre Winogradsky de nous commenter de Jérusalem la recente rencontre entre le patriarche Bartholomée et le pape François.

 

Père Alexandre Winogradsky sur la rencontre entre le patriarche Bartholomée et le pape François by Orthodoxie on Mixcloud

 

Décryptage de la rencontre vécue dimanche entre le patriarche Bartholomée et le pape François

Nicolas Kazarian, chargé de cours en histoire de l'Eglise en Occident à l'Institut Saint Serge décripte la rencontre du dimanche dernier entre le patriarche oecuménique Bartholomée et le pape François dans l'émission Ecclesia magazine de Radio Notre-Dame.

 

Nicolas Kazarian : décryptage de la rencontre vécue dimanche entre le Pape François et Bartholomée by Orthodoxie on Mixcloud

 

Radio (RTBF): “le patriarche oecuménique Bartholomée rencontrera bientôt le pape François à Jérusalem”

Pour écouter l'émission de radio, sur RTBF-La Première, consacrée à la prochaine rencontre à Jérusalem du patriarche oecuménique Bartholomée avec le pape François, cliquez sur ce lien. Une émission produite et présentée par le métropolite Athénagoras de Belgique.

Le patriarche Cyrille de Moscou place de grands espoirs sur le pape François

A l'occasion d'une rencontre, le 18 décembre, avec le cardinal Kurt Koch,président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le patriarche Cyrille de Moscou a déclaré: " Nous plaçons de grands espoirs sur le pape François parce que nombre de propositions que le pape formule aujourd'hui et suggère pour l'Eglise, ainsi que pour le monde et la société, coïncident avec notre vision".

Source: Kipa-Apic

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Jovan Nikoloski