25/05/2017
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Résultats de la recherche : roumanie mariage

La Chambre des députés de Roumanie vote à une majorité écrasante la définition constitutionnelle du mariage comme étant celui d’un homme et d’une femme

La Chambre des députés de Roumanie, chambre basse du Parlement roumain, a voté à une majorité écrasante en faveur de l’amendement de la Constitution nationale, définissant explicitement le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Son vote, par 232 voix sur 270, incluait également le renforcement des droits parentaux. Ce vote a eu lieu suite à la récolte de 3,1 millions de signatures sur l’initiative du mouvement « Coalition pour la famille », alors que seulement 500.000 signatures sont requises pour soumettre un projet législatif au parlement. « C’est un moment historique » a déclaré Mihai Gheorghiu, l’un des leaders de cette initiative, laquelle était soutenue par l’Église. « C’est une manifestation de solidarité sans précédent. Trois millions de Roumains ont signé l’amendement proposé », a-t-il ajouté. L’amendement concerné modifie l’article 48,1 de la Constitution roumaine qui dispose dans sa nouvelle rédaction : « La famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, leur pleine égalité et le droit et le devoir des parents d’assurer l’éducation et l’instruction des enfants ». La Cour constitutionnelle de Roumanie a approuvé la proposition législative de révision de la Constitution initiée par la Coalition pour la Famille le 20 juillet 2016, mentionnant que celle-ci était conforme à toutes les exigences constitutionnelles. L’initiative a trouvé un large soutien auprès de l’Église orthodoxe roumaine, les Églises catholique-romaine et évangélique, de même que des groupes juridiques internationaux comme ADF International, Liberty Counsel et European Center for Law and Justice. Toutefois, afin que l’amendement soit entériné, il faut encore l’approbation du Sénat. Si celui-ci se prononce en faveur de l’amendement, un référendum aura lieu automatiquement le dernier dimanche de la période de trente jours suivant le vote sénatorial.

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Déclaration du bureau de presse du Patriarcat de Roumanie : « Le partenariat civil constitue l’antichambre du mariage homosexuel »

En date du 11 mai, le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant :

« Dans le contexte du réexamen, pour la troisième fois au cours de ces dernières années, d’une proposition de loi concernant la réglementation du partenariat civil, qui a été repoussée à une large majorité parlementaire chaque fois, le Patriarcat de Roumanie réitère sa position constante quant à cette question :

La réponse de la société et des autorités publiques aux tentatives actuelles de saper la famille traditionnelle doit tenir compte de la continuité de celle-ci dans l’histoire comme un don du Dieu-créateur pour l’humanité et comme un bienfait pour la vie d’un peuple. Aussi, le Patriarcat de Roumanie attire l’attention sur le fait que partenariat civil cherche à affaiblir la famille traditionnelle ou se substituer à elle et représente une atteinte à son identité. L’atteinte aux valeurs de la famille traditionnelle par la création d’une alternative à celle-ci met en danger la famille naturelle comme fondement de la société humaine. Aussi, la famille traditionnelle a le droit et le devoir de protéger sa propre identité, sa dignité et sa continuité. Dans les temps les plus anciens, le peuple roumain a hérité et cultivé un respect particulier pour la famille, nommée « église domestique », croyant que celle-ci est une institution et une bénédiction de Dieu. Ce respect pour la famille s’est concrétisé dans le souci d’une vie harmonieuse et fidèle, d’assistance réciproque des époux, de la mise au monde des enfants et de leur éducation responsable. Toutes ces valeurs sont restées durant des siècles les caractéristiques fondamentales de la société roumaine. Aussi, l’Église ne bénit que la famille traditionnelle. Le Patriarcat de Roumanie souligne le fait que la Constitution roumaine (art. 48) et le Code civil (art. 258) reflètent la réalité selon laquelle la famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, sur leur égalité et sur les droits et les devoirs d’assurer l’éducation et l’instruction des enfants. Le Patriarcat considère que ces actes normatifs doivent être respectés et appliqués, et non amoindris par une institution nouvelle, sans aucune tradition, mais prétendant aux droits découlant du mariage. Aucun engagement international de la Roumanie n’oblige l’État roumain à légiférer sur les relations hors du mariage d’un homme et d’une femme. L’expérience d’autres États montre que ces partenariats civils ne sont que l’antichambre de l’acceptation du mariage entre personnes de même sexe. La famille n’est pas seulement un ensemble de droits des époux reconnus par l’État, mais aussi une valeur sociale qui soutient la vie et la continuité d’un peuple. Aussi, l’atteinte à la famille traditionnelle ne peut qu’être défavorable au bien commun de la société. Du fait que, dans le texte de l’initiative, il est fait mention de « l’éducation et de l’instruction des enfants qui se trouvent à charge » de personnes qui ont conclu un contrat de partenariat civil, nous considérons que, dans le contexte susmentionné, l’adoption de l’initiative concernant le partenariat civil aura des effets négatifs pour ce qui concerne l’éducation et le développement sains des enfants. Les enfants risquent d’être privés, contre leur volonté, de l’affection maternelle ou paternelle, fait qui produira des effets néfastes à long terme, par la substitution de celle-ci par d’autres types d’affection (deux mères, deux pères, etc). Pour toutes ces raisons, le Patriarcat de Roumanie sollicite la Chambre des députés, en tant qu’instance décisionnelle, de repousser une nouvelle fois la proposition législative concernant la réglementation de partenariat civil, qui constitue une atteinte aux valeurs permanentes de la famille et de son identité ».

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Déclaration de l’Église orthodoxe roumaine au sujet du projet de « partenariat civil » en Roumanie

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « Le Patriarcat de Roumanie considère avec préoccupation les mesures liées à l’officialisation éventuelle, ces jours-ci, du « partenariat civil », ceci étant matérialisé par un projet de loi qui figure en ce moment à l’ordre du jour de la Chambre des députés. Nous considérons que l’institutionnalisation d’une forme alternative de famille est contraire à la foi chrétienne et à la tradition du peuple roumain, avec des conséquences potentiellement graves pour la vie morale, familiale et sociale de celui-ci. D’un point de vue chrétien, mais aussi constitutionnel, à l’exception de l’adoption et de la parenté de sang, la famille naît exclusivement du mariage entre un homme et une femme. Le partenariat civil ne fera qu’encourager le concubinage et déresponsabilisera les deux partenaires au détriment de la mère et de l’enfant. Plus précisément, le cadre légal qui protège de façon optimale « l’éducation et l’instruction des enfants » est justement la famille (art. 48 al. 1 de la Constitution roumaine). Les tentatives visant à redéfinir la famille naturelle et traditionnelle, entérinée moralement et légalement tout au long de l’histoire de l’humanité, semble faire partie d’un agenda idéologique qui discrédite les valeurs et les bienfaits sociaux de la famille. L’Église orthodoxe roumaine continuera à défendre et à promouvoir les valeurs fondamentales de la famille traditionnelle, bénéfiques pour le présent et l’avenir de la société roumaine ».

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L’Église orthodoxe roumaine soutient l’amendement constitutionnel destiné à protéger l’institution traditionnelle du mariage

L’Église orthodoxe roumaine soutient avec vigueur un amendement constitutionnel qui définit le mariage comme étant celui d’un homme et d’une femme. La semaine dernière, un projet de loi a été soumis au législateur concernant un référendum destiné à amender la constitution roumaine par un vote, qui aura lieu le même jour que les élections législatives. L’Église a démontré de façon spectaculaire, tant son influence, que le soutien populaire massif au mariage traditionnel, en rassemblant trois millions de signatures en faveur de l’amendement. Des évêques et prêtres roumains ont aidé à faire progresser la campagne en faveur de ce référendum dans tout le pays, de façon proactive, et ont exhorté les paroissiens à signer l’initiative. Le patriarche de Roumanie Daniel a déclaré que les fidèles, qui constituent 85% des citoyens, « doivent soutenir l’effort de l’Église pour protéger la famille naturelle, traditionnelle et universelle, et résister à certains modèles familiaux nouveaux qui ne considèrent l’union naturelle d’une femme et d’un homme que comme un modèle parmi d’autres ». Mais cette mesure n’est pas sans opposition. Liviu Dragnea, leader du parti politique le plus important de Roumanie, a demandé aux promoteurs du projet de loi, ses collègues de parti, de le retirer, parce que cette question ne devrait pas être « mélangée » à l’élection. Le président roumain Klaus Iohannis, s’est également prononcé contre l’amendement pro-mariage. « La tolérance et l’acceptation des autres est vitale », a-t-il dit. « Le fanatisme religieux n’aide pas la société. Si tout en étant chrétien, on s’incline vers le fanatisme, on envoie un mauvais signal ». Il n’est pas étonnant qu’un groupe activiste homosexuel de Roumanie ait accusé l’Église orthodoxe d’intervenir dans des questions « séculières ». La constitution roumaine fait référence au mariage comme une union entre deux « époux ». Bien que les actes homosexuels aient été dépénalisés en 2001, la Roumanie ne reconnaît pas les unions de même sexe. Une loi visant à reconnaître les unions de même sexe avait été rejetée en 2013. Si la présente loi passe au parlement, un référendum sera proposé au peuple le 11 décembre.

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Conclusions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie concernant les procédures et les décisions du saint et grand Concile des Églises orthodoxes en Crète (16-26 juin 2016)

Suite aux discussions qui se sont déroulées dans le cadre de la séance de travail du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine le 29.10.2016, présidée par le patriarche Daniel, les membres du Synode ont formulé et exprimé les conclusions suivantes concernant les procédures et les décisions du saint et grand Concile des Églises orthodoxes en Crète (16-26 juin 2016) :
– Est pris acte avec appréciation de la participation et de l’implication substantielles du patriarche de Roumanie et des autres membres de la délégation de l’Église orthodoxe roumaine dans les travaux du saint et grand Concile des Églises orthodoxes.
– Est pris acte du contenu des documents dans leur forme approuvée dans le cadre des travaux du saint et grand Concile des Églises orthodoxes, à savoir la mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ; la diaspora orthodoxe ; l’autonomie et le mode de sa proclamation ; le saint mystère du mariage et ses empêchements ; l’importance du jeûne et son observance aujourd’hui ; les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien, auxquels s’ajoutent l’encyclique et le message du Concile. Le saint et grand Concile des Églises orthodoxes n’a pas formulé de dogmes nouveaux, de canons nouveaux ou de modifications liturgiques, mais a témoigné le fait que l’Église orthodoxe est l’Église une, sainte, catholique et apostolique du Christ. En outre, il a été pris acte du fait que les textes peuvent être expliqués, nuancés ou développés par un futur saint et grand Concile des Églises orthodoxes. Leur explication et la rédaction d’autres textes conciliaires sur différents sujets ne doivent néanmoins pas êtres réalisées sous la pression du temps, mais au cas où il n’existe pas de consensus panorthodoxe, ils doivent être reportés et améliorés jusqu’à ce que le consensus soit réalisé.
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Décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie concernant la synaxe des primats, la famille traditionnelle et autres sujets

Le 14 janvier, en la salle synodale de la résidence patriarcale, sous la présidence du patriarche Daniel, a eu lieu la première session de travail du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie de cette année. Parmi les décisions prises figurent les suivantes :

1. Mandat a été confié au patriarche Daniel pour soutenir la position de l’Église orthodoxe roumaine à la synaxe des primats des Églises orthodoxes, qui aura lieu du 22 au 28 janvier au Centre de conférences du Patriarcat œcuménique à Chambésy, près de Genève. Le but de cette synaxe est d’évaluer et de valider les textes proposés à l’approbation lors de la prochaine réunion du grand concile de l’Église orthodoxe, annoncée pour le mois de juin 2016, vers les fêtes de la Pentecôte.
2. Renouveler l’appel d’aide aux communautés paroissiales dont les revenus sont modestes, spécialement en milieu rural, par les paroisses aux possibilités financières plus grandes, et identifier de nouveaux moyens d’entraide fraternelle.
3. Solliciter les diocèses d’examiner l’impact des nouvelles règles de soutien accordé aux cultes reconnus en Roumanie, sur les activités d’édition et d’œuvres sociales, caritatives, de l’Église.
4. Prendre acte avec approbation de l’initiative citoyenne destinée à amender l’article 48 de la Constitution roumaine, afin de préciser que la famille est constituée par le mariage consenti librement entre un homme et une femme. Cette initiative des laïcs appartenant à plusieurs religions est soutenue par l’Église orthodoxe roumaine, parce qu’elle exprime son enseignement sur la famille et sa position constante du point de vue juridique.

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Le Patriarcat de Bucarest soutient la « Marche pour la vie » organisée dans plus de 30 villes de Roumanie

Le Patriarcat de Roumanie soutient la « Marche pour la vie 2014, l’adoption est le noble choix ». Ladite manifestation a été organisée dans plus de trente villes de Roumanie par un grand nombre d’associations non-gouvernementales chrétiennes de Roumanie le samedi 22 mars 2014. Rappelons que dans les communications pastorales du Saint-Synode et de tous les hiérarques de Roumanie, l’importance de la famille a été constamment soulignée, cette sainte institution étant la plus affectée socialement, économiquement et moralement au cours des dernières années. En ce sens, nous mentionnons que l’année 2011 a été proclamée par le Saint-Synode « Année d’hommage aux sacrements du baptême et du mariage » au Patriarcat de Roumanie, afin d’intensifier l’attention de l’Église envers la famille chrétienne, en particulier au niveau des communautés paroissiales. Ainsi, dans la lettre pastorale du Saint-Synode à l’occasion du carême de l’Avent 2011, on rappelle qu’aujourd’hui la famille est confrontée à la violence domestique, le divorce, l’abandon des enfants par les parents et des parents âgés et malades par les enfants, la délinquance juvénile, l’indifférence devant la souffrance de l’autre, le suicide, le désir de gain matériel immédiat et à tout prix, l’alcoolisme, la drogue, le concubinage, etc. ». Malheureusement, l’avortement est devenu un fléau pour la société roumaine avec des conséquences dramatiques, dont la diminution de la population. Or, pour les familles qui ne peuvent avoir d’enfants, l’adoption est une bénédiction de Dieu. La famille chrétienne dans laquelle les enfants sont reçus avec joie par la naissance ou l’adoption et élevés avec affection, une éducation chrétienne et un soutien pour suivre une voie utile dans la vie, est une bénédiction de Dieu avec la joie de l’amour parental et le don du salut et de la vie éternelle. Lors de sa dernière séance de travail du 13 février, le Saint-Synode a réitéré la position ferme de l’Église concernant la définition et  la défense de la famille fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, leur égalité et les droits et le devoir des parents d'assurer l'éducation, l'instruction et la formation des enfants.

Source: Basilica, traduit du roumain pour Orthodoxie.com

Le Saint-Synode a réitéré sa position concernant la définition, dans la Constitution roumaine, de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme

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Source: Basilica, traduit du roumain pour Orthodoxie.com

Un communiqué du Saint-Synode du Patriarcat de Roumanie

La Métropole roumaine d'Europe occidentale et méridionale a publié sur son site la traduction du communiqué du Saint-Synode de l'Église de Roumanie rédigé à la suite de sa réunion du 6-7 juillet. Il a été décidé que l'année 2011 sera une année d'hommage au baptême et au mariage. Un programme social et pastoral en ces temps de crise a été adopté. Un appel au dialogue avec l'Église gréco-catholique ("uniate") a été lancé "pour un témoignage chrétien commun dans la société roumaine
contemporaine de plus en plus sécularisée". Enfin, les démarches pour la construction de la nouvelle cathédrale ont été présentées. Un site dédié à l'édifice en construction a été mis en ligne.

Sixième assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Australie, Nouvelle Zélande et Océanie

La sixième assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Australie, Nouvelle Zélande et Océanie a tenu sa séance de travail le jeudi 8 décembre. Celle-ci a eu lieu au bureau de l’Archidiocèse orthodoxe grec de Sydney. Conformément au règlement des Assemblées épiscopales dans la diaspora orthodoxe, la séance était présidée par le représentant du Patriarcat œcuménique, S.E. l’archevêque Stylianos. Les évêques canoniques suivants des diocèses orthodoxes d’Australie et de Nouvelle Zélande ont participé à la session : l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique), l’archevêque Paul (Patriarcat d’Antioche), l’évêque Georges de Canberra (Patriarcat de Moscou – Église russe hors-frontières), l’évêque Silouane (Patriarcat de Serbie), l’évêque Michel (Patriarcat de Roumanie), le métropolite Amphiloque (Patriarcat œcuménique), l’évêque Ezechiel, évêque auxiliaire de l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique), l’évêque Séraphim d’Apollonia, évêque auxiliaire de l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique), l’évêque Nicandre de Dorilaion, évêque auxiliaire de l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique), l’évêque Jacques de Miletoupolis, évêque auxiliaire de l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique). Dans son allocution d’ouverture, le président de l’Assemblée épiscopale a mentionné le 25ème anniversaire de l’élection et de l’intronisation de S.S. Bartholomée en tant qu’archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome, et Patriarche œcuménique. Il a également souhaité la bienvenue au nouvel évêque serbe, Mgr Silouane, au sein de l’Assemblée épiscopale. L’archevêque Stylianos a souligné l’importance du Saint et Grand Concile qui a eu lieu en juin de cette année. Il a déclaré ensuite que, après de nombreux siècles, grâce aux efforts du patriarche Bartholomée et des primats des Églises orthodoxes, avec la participation de nombreux hiérarques, l’unité de l’Église orthodoxe a été proclamée au monde. En outre, l’occasion y a été donnée de discuter des conditions difficiles dans lesquelles l’Église orthodoxe doit s’affirmer elle-même dans une monde sécularisé et plein de défis. L’Église orthodoxe est appelée à répondre à ceux-ci et à guider le peuple orthodoxe. Après la séance de travail, un communiqué a été publié, dans lequel les évêques ont souligné les problèmes auxquels est confrontée l’Église orthodoxe en Australie et en Nouvelle Zélande : la sacralité du mariage entre un homme et une femme doit être manifestée dans la vie du couple béni par Dieu au moyen du sacrement du mariage ; le programme d’éducation basé sur des principes chrétiens, grâce auquel un enfant peut être élevé ; canonicité des clercs en Australie ; aumôniers orthodoxes à l’université ; rapport sur les aumôniers des hôpitaux. Les évêques ont dénoncé toute forme de violence qui est faite au nom de la religion. Ils ont aussi appelé chacun à exprimer et à cultiver le respect mutuel, indépendamment de la race, de la langue, et la religion ou des convictions personnelles. Le site de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques en Australie, Nouvelle Zélande et Océanie donne des renseignements très détaillés sur l’orthodoxie dans ces pays, avec la liste des évêques, le nombre et la situation des églises et monastères de toutes les juridictions, une carte interactive, etc.

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Déclaration du métropolite de Naupacte Hiérothée au sujet du Concile de Crète

Lors de la dernière Assemblée des évêques de l’Église de Grèce (23-24 novembre 2016), Mgr Théologue, métropolite de Serrès, a lu son rapport intitulé « Information sur les travaux effectués par le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe », et une très large discussion s’en est suivie sur son contenu ; puis des décisions ont été prises. Le rapport consistait de trois points principaux, premièrement, le système conciliaire de l’Église et la préparation du Saint et Grand Concile, deuxièmement, la contribution continuelle de notre Église dans la préparation et la formation de ses textes et, troisièmement, les propositions à leur sujet. En fait, le rapport était axé sur l’information des membres de l’Assemblée des évêques [de l’Église orthodoxe grecque] au sujet du Concile de Crète et des décisions que devrait prendre celle-ci. Lors des sessions [de l’Assemblée des évêques], je suis intervenu oralement à deux reprises, et j’ai soumis un texte pour le procès-verbal, dans lequel j’ai analysé plus en détails mes opinions. Je publierai ci-après ma principale intervention qui a eu lieu le premier jour de l’Assemblée.

J’ai écouté attentivement le rapport de S.E. le métropolite de Serrès et de Nigriti Théologue et je le remercie pour la peine qu’il s’est donnée, la confession qu’il a donnée au début et pour ses propositions. Pour ce qui concerne ce que je vais soutenir par la suite, je procèderai à certains développements. J’ai écrit un texte que je déposerai pour le procès-verbal, tandis que j’ai été contraint à souligner certains points essentiels pour le sixième texte, décisif, intitulé « L’Église orthodoxe et le reste du monde chrétien ».

1. La préparation de ce Concile n’était pas suffisante. Le texte qui a été élaboré par la 5ème Conférence préparatoire préconciliaire n’était pas connu de la hiérarchie. Nous l’avons reçu avec les signatures des Primats en janvier 2016. Il convenait qu’il y ait un débat à l’Assemblée des évêques [de l’Église orthodoxe de Grèce] préalablement à leur signature par les Primats. De même, nos délégués à la 5ème Conférence préparatoire préconciliaire ont informé le Synode permanent [de l’Église orthodoxe de Grèce] que le texte final intitulé « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien », « exprime absolument la position panorthodoxe sur les thèmes concrets, de façon équilibrée et dans le cadre de l’ecclésiologie orthodoxe, telle qu’elle a été formulée et préservée par la Tradition patristique et conciliaire de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». Or, ces constatations ne sont pas correctes, parce que le texte, tel que cela a été exprimé par de nombreuses personnes, était problématique, raison pour laquelle il a été corrigé.

2. Le Concile qui s’est réuni en Crète, comme je l’ai souligné à plusieurs reprises, était un Concile des Primats et de leur suite. Après avoir suivi tout le travail du Concile de Crète, j’observe qu’il existe aussi des points positifs, qui ont été mentionnés dans le rapport [de Mgr Théologue] et je les ai notés dans mon texte qui a été publié. Il est de notre devoir de le souligner. Les cinq premiers textes sont généralement bons, il existe quelques carences, raison pour laquelle il était nécessaire que j’exprime par écrit mes réserves dans deux cas. Les deux des cinq textes, je les ai signés avec des réserves explicites, concernent le sens de la personne et les conséquences ecclésiologiques des mariages mixtes.

3. Le texte qui constituait la base du Concile était le sixième, intitulé « L’Église orthodoxe et le reste du monde chrétien ». Le texte final présente beaucoup de problèmes, malgré quelques bonnes formulations à caractère général. Or, lorsque les procès-verbaux du Concile, où sont reflétés les points de vue authentiques de ceux qui ont décidé et signé les textes, il apparaîtra alors clairement qu’ont dominé au Concile la théorie des branches, la théologie baptismale et principalement le principe de l’inclusion, c’est-à-dire le glissement du principe de l’exclusion [des communautés hétérodoxes du concept d’Église Une, ndt] vers le principe de l’inclusion. Ce sixième texte n’était pas mûr pour la décision et la signature, raison pour laquelle nous avons proposé différentes corrections, lesquelles cependant n’ont pas été adoptées, et que j’ai notées dans le texte que j’ai envoyé à tous les membres de la hiérarchie [de l’Église orthodoxe de Grèce]. Il est caractéristique que le texte [du Concile] a été corrigé dans les quatre langues après l’achèvement des travaux du Concile. Quoi qu’il en soit, on peut observer des passages contradictoires. À mon avis, ce texte n’est pas théologique, mais diplomatique. Or, l’unité de l’Église ne s’appuie pas sur des textes diplomatiques, comme cela a été manifesté dans l’histoire, par exemple « l’Ecthèse » de l’empereur Héraclius et le « Typos » de l’empereur Constant II. Ensuite, au cours des travaux du Concile en Crète ont été exprimées certaines falsifications de la vérité pour ce qui concerne saint Marc d’Ephèse, le Concile de 1484 et le texte conciliaire des Patriarches d’Orient, en 1848, concernant le mot « Église » utilisé pour les chrétiens qui se sont détachés de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

4. Dans le sixième paragraphe du sixième texte, a été acceptée par les Églises présentes la nouvelle proposition soumise par notre propre Église. Concrètement, la décision [originelle ndt] de la hiérarchie [de l’Église orthodoxe de Grèce] était : « L’Église orthodoxe connaît l’existence historique des autres Confessions et Communautés chrétiennes ne se trouvant pas en communion avec elle ». Après l’opposition d’autres Églises, notre Église a formulé une nouvelle proposition : « L’Église orthodoxie accepte l’appellation historique des autres Églises et confessions hétérodoxes ne se trouvant pas en communion avec elle ». Or, nous n’étions pas dotés par la hiérarchie [de l’Église orthodoxe de Grèce] du pouvoir d’altérer les décisions de celle-ci, comme l’ont dit de nombreux hiérarques [de l’Église orthodoxe de Grèce] présents [au Concile]. Ensuite, il n’y a pas eu de discussion pour accepter le changement en question, il y a eu un simple vote et encore en vitesse. D’autres propositions, comme « le reste du monde chrétien », « les non orthodoxes », « ceux qui sont en dehors d’elle [de l’Église] », etc. auraient pu être adoptées. En outre, par la nouvelle proposition ont eu lieu différents changements, qui de mon point de vue sont problématiques, à savoir : la phrase « L’Église orthodoxe connaît » par la phrase « L’Église orthodoxe accepte ».

La phrase « l’existence historique » a été remplacée par la phrase « l’appellation historique ». Il n’y a pas d’appellation sans existence, car autrement est exprimé un nominalisme ecclésiologique. Sinon, acceptons l’appellation « Macédoine » pour l’État de Skoplje, pour avoir prévalu durant de nombreuses années.

La phrase « Communautés et confessions chrétiennes » a été remplacée par la phrase « Églises et confessions chrétiennes hétérodoxes ». Le mot « hétérodoxe » en relation avec l’Église orthodoxe signifie hérétique. En conséquence, attribuer l’adjectif hétérodoxe à l’Église est contradictoire. La parole de saint Marc d’Ephèse est caractéristique : « Ce n’est pas par un juste milieu, ô homme, que les affaires ecclésiastiques ont été corrigées. Il n’y a aucun milieu entre la vérité et le mensonge ». Il faut également mentionner que le terme Église n’est ni un descriptif, ni une image, mais qu’il manifeste le Corps réel du Christ, conformément à l’enseignement de l’Apôtre Paul : « Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éph. I, 22-23). Cela signifie que l’Église est identifiée avec le Corps divino-humain du Christ et, puisque le Chef est un, le Christ, et le Corps du Christ est un, « Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous » (Éph. 4, 4-6). Ainsi, la nouvelle proposition ne se conforme pas « à l’esprit de la hiérarchie [de l’Église orthodoxe de Grèce]», comme le mentionnait le communiqué de presse [de l’Église orthodoxe de Grèce] du jour concerné (25.6.2016), mais constitue une proposition diplomatique.

5. Ce qui est cependant le plus important dans cette affaire est que la nouvelle proposition, tandis qu’elle semble à première vue sans danger, est néanmoins anti-orthodoxe. Pour soutenir ce point de vue, je mentionnerai deux commentaires théologiques. Le premier est que l’idée selon laquelle une Église peut être caractérisée comme hétérodoxe-hérétique a été condamnée par les Conciles du XVIIème siècle à l’occasion de la « Confession de Loukaris », laquelle semble avoir été écrite ou adoptée par le patriarche de Constantinople Cyrille Loukaris. Il s’agit de la phrase [dudit patriarche] selon laquelle « il est vrai et certain que l’Église dans son cheminement puisse se tromper et choisir au lieu de la vérité, le mensonge ». Les décisions des Conciles du XVIIème siècle ont statué que l’Église ne peut faire erreur. Ainsi, ou bien il existe une Église sans enseignements hérétiques, ou bien il existe un groupe hérétique qui ne peut être appelé Église. Le deuxième commentaire théologique est que cette nouvelle proposition exprime le point de vue protestant sur l’Église invisible et l’Église visible, qui est une « ecclésiologie nestorienne ». À la fin du texte [du Concile de Crète], il est écrit : « D’après la nature ontologique de l’Église, son unité ne saurait être perturbée. ». Ici est sous-entendue l’Église invisible qui est unie, c’est ce que signifie « ontologique ». La suite de la phrase, qui est introduite par « cependant», continue ainsi : «l’Église orthodoxe accepte l’appellation historique des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes qui ne se trouvent pas en communion avec elle », cela sous-entendant l’Église visible qui est divisée. Luther, mais principalement Calvin et Zwingli, pour affirmer leur identité lorsqu’ils se détachèrent de Rome, ont développé la théorie d’Église invisible et visible. Conformément à ce point de vue, l’unité de l’Église invisible est acquise, tandis que les Églises visibles sur terre sont divisées et luttent pour trouver l’unité. Vladimir Lossky, commentant cette théorie, affirme que celle-ci est un « nestorianisme ecclésiologique », lorsqu’elle divise l’Église entre celle qui est invisible et celle qui est visible, à l’instar, des natures divine et humaine dans le Christ [selon Nestorius, ndt]. De cette théorie sont dérivées d’autres théories comme celle des branches, la théologie baptismale et autres.

6. Proposition. Après tout ce qui précède, je pense, puisque le texte contient beaucoup de contradictions, que si la hiérarchie ne le rejette pas, qu’elle soit au moins réservée sur son contenu et qu’elle décide que le texte en question soit l’objet d’un réexamen et d’une révision par un autre Concile qui aura lieu dans l’avenir, et ce pour les raisons suivantes :

a) Nombreux sont ceux qui ont compris que ce texte a été écrit et décidé en vitesse et qu’il n’est pas finalisé, étant donné en outre qu’il a été signé par les évêques le dimanche matin, pendant la divine Liturgie.
b) Le Concile de Crète a exprimé le vœu que de tels Conciles se répètent régulièrement pour régler différents problèmes. Au demeurant, beaucoup de questions sont restées en suspens, lesquelles nécessitent une action immédiate.
c) L’Église d’Antioche a considéré le Concile comme [Synode] préconciliaire, ce que l’Église de Serbie soutient également, et récemment, l’Église de Roumanie a décidé que les textes adoptés en Crète peuvent être retouchés partiellement, développés par un futur Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe et perfectionnés, sans pression du temps, et avec le consensus panorthodoxe.
d) Cela est la pratique habituelle dans le système conciliaire orthodoxe. Les Conciles œcuméniques ont connu de nombreuses sessions qui ont duré de nombreuses années. Nous avons également le Concile Quinisexte, qui a complété en droit canon les Vème et VIème Conciles œcuméniques, et encore le Concile Prime-second (861), et les Conciles hésychastes sous St Grégoire Palamas, qui sont considérés comme un seul Concile. Une telle proposition évitera les schismes qui peuvent se produire dans l’Église.

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Approbation de l’initiative des 3 millions de Roumains concernant la famille traditionnelle

FamilleMercredi, 20 Juillet 2016, le Conseil constitutionnel de Roumanie a approuvé la proposition législative sur la révision de la Constitution initiée par la Coalition pour la famille demandant que la loi fondamentale mentionne clairement le fait que la famille est basée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme.
Le Conseil constitutionnel de Roumanie a constaté à l’unanimité que l’initiative civique intitulée « Révision du projet de loi de la Constitution roumaine » est conforme aux conditions prévues par l’article 150 et l’article 152 de la Constitution roumaine.
Le présigent du Conseil contitutionnel, Valer Dorneanu, a déclaré :
« En Roumanie, le droit au mariage est pas constitutionnellement stipulé comme un droit fondamental. La législation européenne à cet égard est assez large à l’agard des États, ce qui donne une marge de souveraineté pour déclarer s’ils admettent ou non le mariage entre couples de même sexe. Le concept de la vie de famille n’est pas non plus bafoué, car celui-ci est beaucoup plus grand que le domaine du mariage, puisqu’il comprend la relation avec les enfants, les parents, la définition de leurs fonctions, et les associations de parenté. De ce point de vue non plus on ne peut remarquer aucune violation. Compte tenu de toutes ces raisons, nous avons constaté que les dispositions constitutionnelles prévues par les articles 150 et 152 sont respectées, de sorte que la proposition peut suivre son cours. »
À la fin de Novembre 2015, le Journal officiel a publié le projet de loi proposant de modifier le présent article 48, paragraphe 1, de la Constitution visant à utiliser la formulation suivante : « La famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, sur leur égalité de statut, ainsi que sur le droit et le devoir des parents de pourvoir à la croissance, à l’éducation et à la formation de leurs enfants. »
La proposition législative a été approuvée par la signature de trois millions de Roumains afin de protéger explicitement la famille et les droits des parents.

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Le métropolite de Nafpaktos Hiérothée : « Pourquoi je n’ai pas signé le texte sur les relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien»

Le métropolite de Nafpaktos Hiérothée (Église orthodoxe de Grèce) a publié la mise au point suivante, expliquant les raisons qui l’on conduit à refuser de signer le texte concernant « les relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien » :
« Différents commentaires ont été publiés concernant la position que j’ai adoptée concernant le texte du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe intitulé : « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien ». Certains écrivent que je ne l’ai pas signé, d’autres que je l’ai signé avec des réserves, et d’autres encore que je l’ai signé. Par la présente déclaration, je confirme qu’effectivement je n’ai pas signé ce texte et que, en outre, j’ai exprimé mes réserves au sujet des textes « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain » et « Le sacrement du mariage et ses empêchements », relativement à des points concrets que j’ai développés durant les sessions. En particulier, pour ce qui concerne le premier texte, intitulé « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien », je veux dire que, réellement, je ne l’ai pas signé et ce après profonde réflexion, sur la base de critères théologiques. Ce n’est pas encore le moment pour moi de développer tous mes arguments historiques et théologiques, ce que je ferai lorsque j’analyserai plus généralement tous les processus et l’atmosphère que j’ai ressentie lors du déroulement des sessions du saint et grand Concile. Je vais mentionner ici, laconiquement, certaines raisons particulières.
1. [En prenant ma décision], j’ai pris en considération le fait que toutes les décisions prises à l’unanimité par la hiérarchie de l’Église de Grèce n’ont pas été retenues, non seulement concernant la phrase « L’Église orthodoxe reconnaît l’existence historique des autres confessions et communautés chrétiennes », mais aussi dans quatre-cinq autres cas. J’ai choisi dès le début d’accepter de participer au saint et grand Concile en tant que membre de la délégation de l’Église de Grèce, en attendant toutefois les décisions de la hiérarchie [c’est-à-dire de l’assemblée des évêques de l’Église de Grèce] en mai 2016, avant de décider finalement si je serai présent. Lorsque je fus convaincu que les décisions de la hiérarchie étaient significatives et unanimes, j’ai finalement décidé de participer au saint et grand Concile dans le but de les soutenir.

2. J’étais préoccupé depuis le début au sujet de toute la structure et la façon de penser qui se dégageait du texte, car elles provenaient de la réunion de deux textes différents mais, jusqu’à la fin, j’avais espoir dans ses rectifications, avec les propositions également des autres Églises. Finalement, cependant, j’ai observé que les corrections qui avaient été proposées par les Églises ne sont pas toutes introduites dans le texte pour diverses raisons.
Le métropolite de Pergame, manifestement en tant que conseiller, sur l’incitation du patriarche, était l’évaluateur ultime des propositions. Ou bien il les rejetait, ou il les corrigeait ou encore il les adoptait et son évaluation était acceptée par l’Église de Constantinople et les autres Églises. Ainsi, à mon avis, le texte n’était pas mûr pour être édité par le saint et grand Concile puisque, jusqu’au dernier instant précédant sa signature, il était corrigé et modifié, jusque lors de sa traduction dans les trois langues, français, anglais et russe. C’est la raison pour laquelle certaines Églises, dès le début, avaient demandé le retrait du texte pour une révision ultérieure. En outre, le texte était on ne peut plus diplomatique et chacun pouvait l’utiliser selon ses préférences. Comme je l’ai soutenu lors de la session du saint et grand Concile, le texte n’a pas de base ecclésiologique stricte, et la question de savoir qu’est-ce que l’Église et qui en sont membres était l’un de presque cent sujets qui avaient été proposés pour le saint et grand Concile [initialement, dans les années soixante, ndt], mais entre temps, il est tombé à la trappe, dans la perspective d’un débat plus large ainsi que d’un dialogue qui feraient ensuite l’objet d’une décision. Il fallait, par conséquent, que soit d’abord discuté et défini ce qu’est l’Église et qui sont ses membres et ensuite que soit déterminée la place des hétérodoxes. En outre, si j’avais signé ce texte, j’aurais renié dans la pratique tout ce que j’avais écrit de temps à autre au sujet de l’ecclésiologie sur la base des saints Pères de l’Église. Et cela, je ne pouvais le faire.
3. Il est impossible que l’on comprenne pleinement la raison pour laquelle j’ai renoncé à signer, si je ne donne quelques informations sur la raison pour laquelle les représentants de l’Église de Grèce ont changé à cet instant la décision unanime de la hiérarchie de l’Église. Comme on le sait, la décision initiale de la hiérarchie de mai 2016 était que « l’Église orthodoxe reconnaît l’existence historique des autres Confessions et Communautés chrétiennes », et cela a été modifié par la proposition : « L’Église orthodoxe accepte la dénomination historique des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes ». La différence entre les deux phrases est évidente. Le vendredi, alors qu’était discuté le texte concret, la discussion a abouti à une impasse au sixième paragraphe, où il était question de la dénomination des hétérodoxes. L’Église de Roumanie a proposé que l’on dise « confessions et communautés hétérodoxes ». L’Église de Chypre a proposé que l’on dise « Églises hétérodoxes ». Et l’Église de Grèce a proposé que l’on dise « confessions et communautés chrétiennes ». Étant donné que l’Église de Roumanie avait retiré sa proposition, la discussion a porté sur la proposition de l’Église de Chypre, qui a été adoptée par d’autres Églises, et celle de l’Église de Grèce. Lors d’une consultation de notre délégation, le vendredi après-midi, il a été décidé que nous resterions fermes dans la décision de la hiérarchie [de l’Église de Grèce, ndt], et que soient proposées des solutions alternatives, à savoir que l’on écrive « L’Église orthodoxe connaît l’existence d’hétérodoxes » ou « d’autres chrétiens » ou « de chrétiens non orthodoxes ». Étant donné que les propositions de l’Église de Grèce n’avaient pas été acceptées, le patriarche œcuménique, lors de la session de l’après-midi du vendredi a proposé publiquement une rencontre du métropolite de Pergame et de moi-même, afin que soit trouvée une solution. Le métropolite de Pergame ne semblait pas disposé à une telle chose et je déclarai moi-même que ce n’était pas une question personnelle, auquel cas je pourrais prendre seul une telle responsabilité, mais que c’était la question de toute la délégation. C’est alors que le patriarche œcuménique a proposé à l’archevêque d’Athènes de trouver absolument une solution. Le samedi matin, avant la session, notre délégation s’est réunie pour prendre une décision à ce sujet. L’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, se comportant de façon démocratique, a mentionné qu’il existait trois solutions concrètes : la première, que nous en restions à la décision de la hiérarchie ; la deuxième, que nous déposions une nouvelle proposition, dont j’ignore comment elle est venue et qui l’a proposée, à savoir : « l’Église orthodoxe accepte la dénomination historique d’autres Églises chrétiennes hétérodoxes »; et la troisième, que nous acceptions la proposition de l’Église de Chypre, dans laquelle il était question « d’Églises hétérodoxes ». Une discussion s’en est suivie entre les membres de notre délégation au sujet des trois propositions. Personnellement, j’ai soutenu la première proposition avec les formulations alternatives qui avaient été mentionnées préalablement, tandis que les autres présents votèrent en faveur de la deuxième proposition. Je considérai que cette proposition n’était la plus indiquée du point de vue historique et théologique et je déclarai immédiatement devant tous les présents que je ne signerai pas ce texte, si cette proposition est soumise, mais que, en raison de l’unité, je m’abstiendrai de nouvelles discussions. Par conséquent je ne pouvais signer le texte pour cette raison également.
4. Il y a encore une raison, qui, naturellement, n’est pas essentielle, mais qui a un poids particulier : une forte critique verbale a été adressée à l’Église de Grèce et au sujet de sa décision. Naturellement, l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Mgr Jérôme a rejeté par un discours sensé cette prise de position injurieuse. En fin de compte, cette opposition a joué un rôle psychologique dans la formation de l’autre proposition. J’ai fait l’objet personnellement d’une sérieuse pression et d’une attitude injurieuse de la part d’autres hiérarques en raison de ma position, et j’ai été informé que d’autres évêques de notre Église avaient fait l’objet de pressions. Et du fait que je réagis toujours avec sang-froid, calme et liberté, je ne pouvais accepter de telles pratiques insultantes. Ce sont les raisons les plus fondamentales qui ont fait que je renonce à signer, pour des raisons de conscience et de théologie. Naturellement, dans le texte final qui a été publié, mon nom aussi a été utilisé comme si j’avais signé le texte, de toute évidence parce que j’étais membre de la délégation de l’Église de Grèce. Ce sont ici certains éléments sur ce qui s’est produit à ce sujet. J’écrirai plus tard, lorsque j’analyserai également la problématique – sous l’aspect historique et théologique – de la proposition finale qu’a soumise l’Église de Grèce et qui a été introduite dans le texte officiel.

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Décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine s’est réuni en séance de travail les 6 et 7 juin 2016, sous la présidence du patriarche Daniel, dans la salle synodale de la résidence patriarcale. Mentionnons parmi les décisions prises par le Saint-Synode :
– La canonisation de Jacques de Putna, métropolite de Moldavie (1750-1760), sa fête étant fixée le 15 mai, et des moines Silas, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria Putnei, avec pour jour de fête le 16 mai
– L’identification de nouvelles modalités de soutien à la famille, aux jeunes et aux communautés paroissiales pauvres
– L’intensification de l’éducation religieuse de la jeunesse orthodoxe dans les diocèses, et ce par l’intermédiaire des écoles, aussi bien que dans le cadre des activités organisées par l’Église
– L’approbation de la mise en route des traductions en langues anglaise, française, allemande, italienne et espagnole des offices du saint baptême et du saint mariage, principalement pour la mission des communautés orthodoxes roumaines hors des frontières du pays
– L’organisation d’une paroisse orthodoxe ukrainienne à Bucarest, au sein du vicariat orthodoxe ukrainien dans le cadre du Patriarcat de Roumanie
– L’approbation de la composition de la délégation du Patriarcat de Roumanie au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe (île de Crète, 16 au 27 juin 2016) ainsi que des amendements apportés par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine aux textes proposés pour l’agenda de travail du synode de Crète, pour un témoignage commun de l’unité dans la foi et la co-responsabilité pour la vie et la mission de l’Église au niveau panorthodoxe.
Le Saint-Synode exhorte le clergé, les moines et les fidèles d’amplifier leurs prières pour que les participants aux travaux du saint et grand Concile en Crète expriment la foi de l’Église une, sainte, catholique et apostolique et que soit promue la communion liturgique et la coopération fraternelle pour la mission orthodoxe dans le monde d’aujourd’hui.

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Décès de l’archiprêtre Ignace Peckstadt, pionnier de l’Eglise orthodoxe de Flandre

Le 7 mai est décédé l’archiprêtre Ignace Peckstadt, un avocat estimé du barreau de Gand et prêtre bien-aimé de la paroisse Saint-Apôtre-André à Gand.

Il est né à Evergem le 4 novembre 1926 dans une famille de vieille souche flamande et lors de ses années d’études à l’Université de Gand il est rentré en contact pour la première fois avec l’Église orthodoxe, son vécu et spiritualité. Il en était animé et parti en voyages à de nombreuses reprises dans les pays traditionnellement orthodoxes des Balkans (Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Turquie, Russie), où il put établir des contacts avec les évêques, théologiens et moines et moniales, dont le grand Patriarche Athénagoras de Constantinople. Dans les années 60 – pendant la période du Concile Vatican II – il fonda à Gand une association sous le nom ‘Apôtre André – contacts avec l’orthodoxie’ qui amena en Flandres de grandes figures de l’Église orthodoxe afin d’initier un publique divers dans la richesse de la spiritualité orthodoxe. En 1972 il devient le fondateur de la paroisse orthodoxe Saint-Apôtre-André à Gand. Depuis cette paroisse et sous son impulsion, l’orthodoxie s’est répandue plus loin en Région flamande, raison pour laquelle il est vu comme un pionnier de l’Église orthodoxe en Flandre. En 1974 il est ordonné diacre à Paris et un an plus tard prêtre par l’archevêque Georges de Syracuse (Patriarcat œcuménique). Par ses nombreux contacts il put contribuer efficacement à l’obtention de la reconnaissance officielle de l’Église orthodoxe dans notre pays. Il faisait partie de l’Archevêché orthodoxe du Benelux (Patriarcat œcuménique), métropole qui depuis 2013 est conduite par son fils, le métropolite Athénagoras, chef du culte orthodoxe dans notre pays.

Le 2 mai, il célébra avec son épouse Marie-Thérèse Janssens son 63e anniversaire de mariage. Il était le père de quatre enfants, grand-père de dix petits-enfants et de trois arrière-petits-enfants. En plus de son fils métropolite, il y a aussi son autre fils (Bernard Peckstadt, paroisse de Bruges) et son beau-fils (Dominique Verbeke, paroisse de Gand) qui sont tous deux prêtres orthodoxes.

Sur le plan œcuménique il fut pendant de nombreuses années membre du Conseil inter ecclésial à Gand, du groupe d’études et de travail oecuménique de Flandre occidentale et de l’organe de consultation des Églises chrétiennes en Belgique, l’instance œcuménique la plus élevée en Belgique. Au niveau européen il était co-inspirateur des nombreux congrès orthodoxes.

De 1950 à 1998 il fut un avocat actif au barreau de Gand, dont pendant 9 ans membre du Conseil de l’ordre et pendant 16 ans président du bureau Pro-Deo, le service d’aide juridique. D’autre part il fut pendant plus de 35 ans juge de paix suppléant et professeur pour les matières juridiques dans l’enseignement supérieur des infirmiers.

Pour finir, l’archiprêtre Ignace Peckstadt était un orateur apprécié. Il était invité dans les milieux les plus divers pour parler des aspects historiques et spirituels du christianisme orthodoxe. D’autre part il est l’auteur de deux livres : « La force de la présence de Dieu. Sagesse de la spiritualité orthodoxe » (2001) Edition Averbode 215p. et Une fenêtre ouverte sur l’Église orthodoxe » (2005), Edition Averbode, 285 p.

Les funérailles de Ignace Peckstadt a lieu le samedi 14 mai à 11 heures dans l’église du béguinage gantois de sainte Elisabeth, Sophie van Akenstraat (près du Rabot). Une divine liturgie précédera dans l’église orthodoxe du Saint-Apôtre -ndré, Sophie van Akenstraat 17 à Gand.

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Communiqué de la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Chambésy, 21-28 janvier 2016

Sur l’invitation de Sa Toute-Sainteté le patriarche oecuménique Bartholomée, la synaxe des primats des Églises orthodoxes autocéphales a eu lieu au Centre orthodoxe du Patriarcat oecuménique à Genève-Chambésy du 21 au 28 janvier 2016. Les primats suivants y ont assisté :

Patriarche oecuménique Bartholomée
Patriarche Théodore d’Alexandrie
Patriarche Théophile de Jérusalem
Patriarche Cyrille de Moscou
Patriarche Irénée de Serbie
Patriarche Daniel de Roumanie
Patriarche Néophyte de Bulgarie
Patriarche Élie de Géorgie
Archevêque Chrysostome de Chypre
Archevêque Anastase d’Albanie
Archevêque Rastislav des Terres tchèques et de Slovaquie

Les primats suivants ont été dans l’impossibilité de participer : Leurs Béatitudes le patriarche Jean X d’Antioche et le métropolite Sava de Varsovie et de toute la Pologne, ce pour des raisons de santé, et l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, pour des raisons personnelles. Néanmoins, tous les trois ont été représentés par des délégations officielles de leurs Églises.

Les primats des Églises orthodoxes se sont réunis afin de finaliser les textes destinés au saint et grand Concile. Dans le cadre de la synaxe, le dimanche 24 janvier, la divine liturgie a été célébrée en la sainte église stavropégique Saint-Paul. Avec le patriarche oecuménique, qui présidait, leurs Béatitudes et chefs des délégations des Églises orthodoxes ont concélébré la liturgie, à l’exception du chef de délégation du Patriarcat d’Antioche.

Pendant la synaxe, dont les sessions ont été tenues dans l’esprit apostolique de « professer la vérité dans la charité » (Eph. 4,15), dans la concorde et la compréhension, les primats ont affirmé leur décision de convoquer le saint et grand Concile. Celui-ci sera tenu à l’Académie orthodoxe de Crète du 16 au 27 juin 2016. À cette fin, les primats invoquent humblement la grâce et la bénédiction de la sainte Trinité et invitent ardemment à la prière le plérôme de l’Église, clergé et laïcs, durant la période menant au saint et grand Concile et durant celui-ci.
Les thèmes approuvés officiellement pour examen et adoption par le saint et grand Concile sont : La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain, la diaspora orthodoxe, l’autonomie et la façon de la proclamer, le sacrement du mariage et ses empêchements, l’importance du jeûne et son application aujourd’hui, et les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien. Par décision des primats, tous les documents approuvés seront publiés.

Les primats ont également discuté et défini l’établissement d’un secrétariat panorthodoxe, le règlement interne du Concile, la participation d’observateurs non-orthodoxes lors des sessions d’ouverture et de clôture, ainsi que les coûts budgétaires relatifs au Concile.

En outre, les primats ont exprimé leur soutien pour les chrétiens persécutés du Moyen-Orient et leur préoccupation constante pour les deux métropolites, Paul Yazigi du Patriarcat d’Antioche et Gregorios Yohanna Ibrahim de l’archidiocèse syriaque, qui ont été kidnappés.

Les débats de la synaxe ont pris fin le mercredi soir 27 janvier 2016 par le discours de clôture de Sa Toute-Sainteté le patriarche oecuménique Bartholomée.

Au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique
à Genève-Chambésy, le 27 janvier 2016

Le secrétariat de la sainte synaxe

Rapport du métropolite Jean de Pergame à l’assemblée de la hiérarchie du siège oecuménique (29 août 2015)

PergamouSainteté, Éminences et Excellences, saints Frères,

C’est pour moi un honneur particulier de pouvoir informer cette sainte assemblée sur l’évolution de la préparation du saint et grand Concile, qu’il a été décidé de convoquer, Dieu aidant, l’an prochain. Je remercie Votre Sainteté pour cet honneur ainsi que pour sa décision et celle de l’Église de me confier à mes faibles forces la responsabilité de présider les Commissions et Conférences préconciliaires, qui accomplissent le travail de préparation de ce grand événement historique dans la vie dans l’Église. Dans le présent rapport, je tenterai d’informer brièvement cette sainte assemblée sur les organes et l’ensemble de la procédure de préparation du saint et grand Concile, sur le travail préparatoire déjà réalisé et encore à accomplir, et sur les problèmes auxquels elle fait face.

A.    La procédure et les organes de préparation du Concile

L’idée de convoquer un Concile panorthodoxe, qui fut déjà conçue au Patriarcat œcuménique dès l’année 1923, a fait pour la première fois l’objet d’une préparation à l’époque du patriarche œcuménique Photios II, qui convoqua au monastère de Vatopédi une Commission panorthodoxe préparatoire en mai 1930, qui a dressé la première liste des thèmes du Concile.
Après un long laps de temps, durant lequel les circonstances historiques ne permettaient pas de promouvoir davantage la concrétisation de cette idée, le patriarche Athénagoras de bienheureuse mémoire a relancé l’idée dans une missive adressée aux primats des Églises autocéphales en date du 12 février 1951, suivie d’une autre missive le 25 septembre 1952 ; mais c’est seulement au cours de la première à Rhodes, en 1961, que les décisions définitives ont été arrêtées en vue de la préparation et de la convocation du Concile.

Durant cette conférence, la liste des thèmes du Concile a été rédigée ; elle comprenait les huit unités suivantes : 1) Foi et dogme ; 2) Culte divin ; 3) Administration et discipline ecclésiastique ; 4) Relations des Églises orthodoxes entre elles ; 5) Relations des Églises orthodoxes avec le reste du monde chrétien ; 6) L’orthodoxie et le monde ; 7) Questions théologiques (Economie et acribie. L’orthodoxie et les autres religions ; 8) Problèmes sociaux.
Cette liste ayant été très rapidement été jugée irréalisable sur le plan pratique, elle a été définitivement révisée par la première Conférence panorthodoxe préconciliaire (1976), qui a abouti aux dix thèmes suivants qui ont été considérés comme les problèmes les plus importants nécessitant une décision panorthodoxe authentique : 1) La question du calendrier ; 2) Les empêchements au mariage ; 3) Adaptation des prescriptions relatives au jeûne aux conditions présentes ; 4) Relations de l’Église orthodoxe avec les autres Églises et Confessions ; 5) Relations des Églises orthodoxes avec le mouvement œcuménique des Églises ; 6) Relation de l’Église orthodoxe avec le monde ; 7) Le problème de la diaspora orthodoxe ; 8) L’autocéphalie et la manière de la proclamer ; 9) L’autonomie et la manière de la proclamer ; et 10) Les diptyques de l’Église orthodoxe.

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Je vous remercie, Frères, de votre patience.

Source (dont photographie du métropolite Jean de Pergame): Thriskeftika, © Orthodoxie.com pour la traduction française, tous droits réservés.

Message de la synaxe des primats des Églises orthodoxes

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Par la Grâce de Dieu, les primats des très saintes Églises orthodoxes autocéphales, aux fidèles orthodoxes sur toute la terre, à tous nos frères et sœurs chrétiens dans le monde et à tout homme de bonne volonté, bénédiction de Dieu et salut d’amour et de paix.

« Nous rendons grâces à Dieu à tout moment pour vous tous, en faisant mention de vous sans cesse dans nos prières. Nous nous rappelons en présence de notre Dieu et Père l’activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance » (I Thess. I, 2-4).

1. Étant rassemblés par la grâce du Dieu de toute bonté, à l’invitation de l’archevêque de la ville de Constantin et patriarche oecuménique Bartholomée au Phanar, entre le 6 et le 9 mars 2014, nous avons délibéré dans l’amour fraternel au sujet des problèmes préoccupant aujourd’hui notre très-sainte Église.

Concélébrant la liturgie au Seigneur en l’église patriarcale très-vénérable de Saint-Georges en ce dimanche insigne et illustre de l’orthodoxie, nous vous adressons une parole d’amour, de paix et de consolation.

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3. Nous prions ardemment pour les négociations de paix et pour la réconciliation dans la prière en Ukraine, afin que l’on parvienne à la sortie de la crise qui continue. Nous condamnons les menaces d’occupation violente des saints monastères et églises et nous prions pour le retour au sein de la sainte Église de nos frères, qui aujourd’hui se trouvent hors de sa communion.

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Pleine reconnaissance de l’Eglise orthodoxe en Italie

L'agence italienne Ansa rapporte que le 18 septembre, l'Etat italien a pleinement reconnu l'Eglise orthodoxe, les pentecôtistes et les mormons. Cette reconnaissance étatique est le fruit d'un processus de plusieurs années (1). Le Sénat italien a validé celle-ci le 18 juillet, le président de la République italienne a signé le document le 30 juillet avant la parution de celui-ci au Journal officiel. Cette reconnaissance ouvre la possibilité à une présence reigieuse dans les forces armées, les écoles publiques, les hôpitaux, les prisons, mais aussi, désormais, les mariages célébrés par les prêtres des Eglises reconnues bénéficient d'une reconnaissance juridique. Elle rend aussi possible le choix de l'attribution par le contribuable d'une petite partie des impôts (huit pour mille) à une des Eglises reconnues. Ansa reprend également une récente déclaration de Massimo Introvigne disant qu'il y a aujourd'hui 1,4 million d'orthodoxes en Italie, que ce nombre devrait augmenter et dépasser les 1,5 million de musulmans.

Sources: Ansa, Cesnur

Recension: Méropi Anastassiadou et Paul Dumont, « Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle. Une communauté en quête d’avenir »

Couv9171g_260 Mérope Anastassiadou et Paul Dumont, « Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle. Une communauté en quête d’avenir », éditions du Cerf, Paris, 2011, 315 p. (collection « L’histoire à vif »).
Ce livre propose une étude sociologique très sérieuse et très complète de la communauté grecque d’Istanbul, menée par deux spécialistes (la première, chargée de recherche au CNRS et auteur de plusieurs travaux sur l’histoire des sociétés urbaines de l’Est méditerranéen; le second, professeur à l’université de Strasbourg, qui s’intéresse à l’histoire de la Turquie moderne). Cette communauté comportait en 1900 cent soixante mille membres; elle n’en comporte plus aujourd’hui qu’environ deux mille, suite aux persécutions et aux exils, involontaires et volontaires, qui l'ont affectée entre ces deux moments. Cette étude est marquée par un certain pessimisme quant à la situation actuelle et future, que traduisent bien plusieurs titres de chapitres (« L’effondrement démographique » (ch. 1) ;  « Déracinements » (ch. 2), « Écoles fantômes » (ch. 3), « Des monuments pour se souvenir » (ch. 7), même s’il reste vrai que les membres même de la communauté grecque ne se découragent pas (voir l’introduction intitulée: « Le refus de l’extinction »). Le patriarche de Constantinople joue un rôle important pour le maintien et l’extension des droits de la communauté grecque, et milite activement pour la réouverture de l’école théologique de Halki, qu'il juge indispensable à la formation de ses cadres (ch. 4).
La vie des membres de la communauté grecque avec les « locaux » (ch. 6) reste « un exercice délicat » (en raison notamment des mariages mixtes en défaveur des Grecs et de la crainte du « péril grec » entretenue par certains partis et certains médias). Les Grecs d’Istanbul bénéficient cependant d’un « tissu communautaire » (ch. 5) important, fondé surtout sur l’orthodoxie, sur des associations caritatives, éducatives culturelles, et sur deux quotidiens grecs.

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La réunion inaugurale de l’Assemblée des évêques orthodoxes des Iles britanniques

Le 21 juin s'est tenue, au siège du diocèse de Thyateira  (Patriarcat œcuménique) à Londres, la réunion inaugurale de l'Assemblée des évêques orthodoxes des Iles britanniques. Étaient présents: Mgr Grégoire de Thyateira, Mgr Jean (Yazigi) (Patriarcat d'Antioche), Mgr Elisée (Patriarcat de Moscou), Mgr Dosithée (Patriarcat de Serbie), Mgr Joseph (Pop) (Patriarcat de Roumanie), Mgr Zénon (Patriarcat de Géorgie), Mgr Marc (Église russe hors frontières), Mgr Anatole (Patriarcat de Moscou), Mgr Kallistos (Ware), Mgr Chrysostome et Mgr Athanase (tous les trois du Patriarcat œcuménique). Mgr Siméon (Patriarcat de Bulgarie) et Mgr Jean (diocèse ukrainien dans le Patriarcat œcuménique) n'ont pu assister à cette réunion.

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L’Église orthodoxe est devenue la deuxième communauté religieuse en Italie

Dans un entretien donné à la télévision italienne, Mgr Silouane, évêque du diocèse orthodoxe roumain d’Italie a déclaré que la communauté orthodoxe est devenue la deuxième communauté religieuse en Italie. Elle a dépassé la communauté musulmane et compte environ 1,3 million de fidèles. Selon les derniers chiffres fournis par l'ambassade de Roumanie en Italie, il y a 900 000 Roumains dans la péninsule italienne. D'après Mgr Silouane, chaque année dans les paroisses roumaines en Italie sont célébrés en moyenne 8 000 baptêmes et 1200 mariages. On compte 117 paroisses orthodoxes roumaines, 115 n'ont pas leurs propres locaux, mais utilisent des lieux de culte appartenant à l'Église catholique (prêt gratuit ou avec un petit supplément pour les frais). Les prêtres orthodoxes roumains qui travaillent en Italie sont 145.

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L’Eglise orthodoxe roumaine en chiffres (note complète)

Le bureau du Synode de l'Eglise orthodoxe roumaine a publié des données statistiques sur son état actuel dans le quotidien Ziarul Lumina.
Le Saint Synode de l'Église orthodoxe roumaine est composé de 53 hiérarques : 1 patriarche, 8 métropolites, 11 archevêques, 19 évêques diocésains, 2 évêques vicaires patriarcaux, 12 évêques vicaires.
En Roumanie fonctionnent 15 203 unités ecclésiales du Patriarcat roumain, notamment : 1 centre patriarcal, 6 métropoles, 10 archevêchés, 13 évêchés, 182 doyennés, 11 674 paroisses et 2 658 églises affilées, 475 monastères, 175 ermitages, 10 dépendances monastiques.
L'Église roumaine exploite 19 776 sites immobiliers : 1 résidence patriarcale, 29 résidence diocésaines, 159 centres de doyennés, 6 262 maisons paroissiales, et 13 327 cimetières paroissiaux.
Dans le cadre du Patriarcat roumain ont été ouverte et fonctionnent 16 128 lieux de culte, dont : 64 cathédrales, 11 298 églises paroissiales, 2 239 églises affiliées, 550 églises de monastères, 264 églises de cimetières, 530 églises et chapelles dans les institutions publiques (119 dans l’armée de terre et le ministère de l'Intérieur, 42 dans les prisons, 217 dans les hôpitaux, 76 dans les écoles, 76 dans les institutions de protection sociale).

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L’assemblée diocésaine de l’évêché roumain d’Italie

Les 25 et 26 janvier à Rome s'est tenue l'assemblée diocésaine de l'évêché roumain d'Italie. Les 116 paroisses, quatre monastères, deux ermitages et quatre chapelles de l'évêché étaient représentés. Dans le rapport de l'année 2009, il a notamment été consigné que 33 nouvelles paroisses, un monastère, un ermitage et deux chapelles ont été établis, 8631 enfants ont été baptisés, 1218 mariages ont été célébrés. Pour l'année 2010, l'assemblée a mis l'accent sur les orientations suivantes: la mission orthodoxe roumaine en Italie par la création de six doyennés; la formation théologique et pastorale du clergé; les catéchèses pour les enfants, les adolescents et les adultes; l'aide caritative; une activité culturelle concernant les valeurs traditionnelles et la spiritualité roumaine; la promotion de l'image de la Roumanie en Italie.

Source: Évêché roumain d'Italie (photographies)

Importants remous au sein des Églises orthodoxes à propos de la prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue à Chypre

PopeBenedictPatriarchBartholomewRome La prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue qui doit se tenir à Chypre pour, dans la suite de la réunion de Ravenne, discuter de la question de la primauté du pape de Rome, suscite des craintes et d’importants remous dans les Églises orthodoxes, en particulier au sein de l’Église de Grèce.
Une «Confession de foi contre l’œcuménisme» est depuis le mois d’avril proposée à la signature des fidèles orthodoxes, notamment sur plusieurs sites Internet Elle a recueilli à ce jour 8600 signatures, dont celles de six métropolites et évêques grecs, serbe et bulgare, de cinq higoumènes du Mont-Athos, de trente-six higoumènes d’importants monastères de Grèce, de Chypre, de Serbie et des États-Unis, de professeurs de facultés de théologie (dont l’ex-doyen de la faculté de théologie d’Athènes et le professeur de patristique de la faculté de théologie de Thessalonique), de cinq cent trente clercs, moines et moniales de Grèce, du Mont-Athos, de Serbie, de Roumanie, de Palestine et de divers autres pays, et de plusieurs milliers de laïcs de différentes origines. Fait nouveau, ce document n’émane pas de groupes extrémistes non canoniques (habituellement qualifiés de «zélotes», au premier rang desquels se trouvent les «vieux-calendaristes»), mais est promu et approuvé par des personnalités connues et des fidèles rattachés canoniquement à l’Église orthodoxe.
La Sainte-Communauté du Mont-Athos, plusieurs métropolites, et un professeur de dogmatique de l’Université Aristote de Thessalonique ont par ailleurs publié des déclarations indépendantes constituant des mises en garde par rapport à la prochaine réunion de la commission de dialogue à Chypre.
Ce mouvement a pris naissance à la suite de la réunion de Ravenne, qui a constitué un pas important dans le rapprochement du Patriarcat de Constantinople avec l’Église catholique romaine, en particulier pour la reconnaissance d’une certaine primauté du pape de Rome, est s’est trouvé accéléré par la crainte de voir un accord définitif se réaliser sur ce point au cours de la prochaine réunion organisée à Chypre.
Cette réaction a pris suffisamment d’ampleur pour inquiéter le patriarche de Constantinople Bartholomée et son adjoint en matière de politique extérieure (qui est le principal artisan de la politique de rapprochement avec Rome et le président de la Commission internationale mixte de dialogue du côté orthodoxe), le métropolite Jean de Pergame, qui ont tous deux publié des déclarations où est clairement évoqué un risque de schisme au sein de l’Église orthodoxe.

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Le premier forum catholique-orthodoxe sur la famille

"C’est pour
honorer la mémoire de Sa Sainteté Alexis II que, avec l’évêque de
l’Église orthodoxe russe Hilarion de Vienne et de l’Autriche, nous
avons décidé de maintenir ce rendez-vous déjà fixé, et de tenir un forum catholico-orthodoxe à Trente" a déclaré
le cardinal Peter Erdő, archevêque d’Esztergom-Budapest et président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE).

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Déclaration finale de l’assemblée des primats des Eglises orthodoxes

Du 10 au 12 octobre, à Istanbul, une synaxe, assemblée, des primats des Églises orthodoxes s’est tenue à l’invitation du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée. Deux évêques de chaque Église ont également été invités. Cinq primats n’ont pu s’y rendre en raison de leur santé (Serbie, Bulgarie) ou pour des contraintes de calendrier (Géorgie, Roumanie, Pologne). Ils furent représentés par une délégation. le 12 octobre la liturgie a été célébrée par tous les participants dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges. Ce même jour, une déclaration finale a été rendue publique. Celle-ci, formulée en 13 points, annonce notamment la reprise de la préparation du concile panorthodoxe par le biais de consultations interorthodoxes. Nous vous la proposons ci-dessous, dans son intégralité, traduite en français par nos soins :

« Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

1. Par la grâce de Dieu, les primats et les représentants des Eglises orthodoxes locales se sont réunis du 10 au 12 octobre, 2008, au Phanar, à l’invitation et sous la présidence du premier parmi nous, le patriarche œcuménique Bartholomée, à l’occasion de la proclamation de cette année comme l’année de saint Paul, apôtre des Nations. Nous avons délibéré dans l’amour fraternel sur les sujets de préoccupation de l’Église orthodoxe, et en participant aux festivités de cette occasion, nous avons célébré ensemble la sainte eucharistie dans la très sainte église patriarcale du Trône œcuménique, aujourd’hui, le 12 octobre 2008, dimanche des saints Pères du 7e concile œcuménique de Nicée. Au cours de ces jours, nous avons été renforcés par la vérité des dons de la Providence divine reçus par l’apôtre des Nations, qui l’ont rendu « instrument choisi » (Actes 9, 15) de Dieu et un modèle. L’Église orthodoxe entière, honorant l’apôtre durant toute cette année de grâce du Seigneur, le propose à ses fidèles comme modèle de témoignage contemporain de notre foi à « tous ceux qui sont loin ou près » (Éphésiens 2, 17).

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Jean Breck, Le don sacré de la vie. Les chrétiens orthodoxes et la bioéthique

Johnbreck
Jean
Breck, Le don sacré de la vie. Les
chrétiens orthodoxes et la bioéthique
, Éditions du Cerf, Paris, 2007, 334
p.
Le
père Jean Breck a beaucoup contribué à la réflexion orthodoxe sur les problèmes
contemporains de bioéthique tant par ses cours donné à l’Institut
Saint-Vladimir de New York et à l’Institut Saint-Serge de Paris, que par des
conférences données aux États-Unis, en France et en Roumanie, ou par des
articles et chapitres d’ouvrages collectifs.
Ce
livre qui vient de paraître aux Éditions du Cerf est la traduction d’un
ouvrage, édité par St. Vladimir’s Press en 1998, qui rassemblait et ordonnait
en les adaptant plusieurs de ces publications.
Un
premier chapitre est consacré aux fondements théologiques de l’éthique
orthodoxe (la liberté dans l’Esprit qui caractérise la vie morale conçue comme ethos [mode de comportement], la vie
trinitaire comme modèle des relations personnelles, la personne créée à l’image
de Dieu et appelée à en accomplir la ressemblance, la déification comme but de
la vie chrétienne, les principes de la décision morale…).
Le
chapitre 2 aborde les questions touchant à la sexualité et au mariage. En ce
qui concerne le premier de ces deux thèmes, l’auteur traite de sujets sur
lesquels les orthodoxes d’Amérique prennent volontiers position mais qui sont
rarement abordés par les orthodoxes francophones, comme la sexualité
prémaritale, la masturbation, les éjaculations nocturnes, la pornographie,
l’homosexualité ou l’adultère.

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Les orthodoxes et le nouveau pape

Hier, à la messe d’intronisation du nouveau pape, Benoît XVI, plusieurs délégations orthodoxes étaient présentes: du Patriarcat oecuménique, de Moscou, de Serbie, de Georgie, de Roumanie (Mgr Joseph), de Bulgarie, des Eglises tchèque et slovaque, ukrainienne (dans le patriarcat de Moscou), grecque, chypriote, albanaise, américaine.

Par ailleurs, dans la dernière édition du bulletin électronique Europaïca (n°64, 24 avril), Mgr Hilarion (Alfeyev, du patriarcat de Moscou, voir cette page) nous donne sa réaction suite à l’élection du nouveau pape.

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Jovan Nikoloski