25/07/2017
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Archives de catégorie : Europe

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Une nouvelle biographie du martyr Alexandre Schmorell est parue aux États-Unis

Les éditions du monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville (USA) ont publié la première biographie en anglais de saint Alexandre de Munich. Rédigé par Matouchka Hélène Perekrestov, le livre a pour titre « Alexandre Schmorell, le saint de la résistance allemande » et constitue une narration historique précieuse et un aperçu de l’élévation spirituelle atteinte par ce luminaire de la diaspora russe. Né à Orenbourg à la veille de la révolution bolchevique, Alexandre Schmorell s’enfuit à Munich avec sa famille en 1921. Avec d’autres membres du groupe de résistants « La Rose Blanche », Alexandre a été fusillé en 1943 pour avoir composé et diffusé des opuscules critiques du régime nazi portant sur la nature anti-chrétienne de son idéologie. St Alexandre a été canonisé en 2012 par l’Église orthodoxe russe hors-frontières comme saint vénéré localement. La canonisation a eu lieu en la cathédrale des Nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Munich qui, providentiellement, se trouve tout près de la tombe du saint martyr. L’auteur de la nouvelle biographie avait publié précédemment la vie du saint dans plusieurs numéros du périodique « Orthodox Life », de 2013 à 2014. La biographie qui est publiée maintenant a été révisée et augmentée par de nouvelles recherches. On peut trouver sur le site ci-dessous des renseignements complémentaires sur cet ouvrage.

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Selon l’expert russe Valery Alexeïev, le Phanar n’accordera jamais l’autocéphalie à l’Église d’Ukraine, tout en pouvant néanmoins la promettre

L’Église orthodoxe d’Ukraine, comme toute autre, ne recevra jamais l’autocéphalie, telle est la position du Patriarcat œcuménique, selon le président du Fonds international de l’unité des peuples orthodoxes, Valery Alexeïev. C’est la conclusion à laquelle il est parvenu après ses contacts avec les dirigeants de Constantinople. « Il n’y aura plus jamais d’autocéphalies dans le monde, c’est la ferme position du monde grec. Il est clair que ce que veulent obtenir les autorités de Kiev, elles ne l’obtiendront jamais » a déclaré Alexeïev à la conférence de presse qui s’est tenue à Berlin à l’issue de la XXIIIème conférence internationale « Valeurs et intérêts dans un monde changeant : l’approche chrétienne ». Le président du fonds a également déclaré qu’il avait des contacts réguliers avec le patriarche Bartholomée qu’il a rencontré, entre autres, l’an passé dans sa résidence du Phanar. « Ils ont, en général, reconnu à grande peine, les autocéphalies d’après-guerre – qu’il s’agisse de la confirmation de l’autocéphalie de l’Église de Bulgarie, la reconnaissance des nouvelles autocéphalies de Pologne, Tchécoslovaquie, Albanie, qui n’avaient jamais existé. Ces Églises ont été créées dans l’Europe d’après-guerre, où l’influence de l’Union soviétique était très grande. Je vous le dis de façon tout-à-fait responsable, afin que vous le compreniez : il n’y aura aucune autocéphalie, bien qu’ils puissent infiniment promettre, jouer, avec l’octroi de l’autocéphalie », a assuré le président du fonds. Ce faisant, il a communiqué que, du côté de Constantinople, « un sorte de réponse asymétrique sortira, elle est en préparation » au sujet de l’appel du parlement ukrainien [à Constantinople pour l’octroi à l’Église d’Ukraine de l’autocéphalie, ndt]. Globalement, Alexeïev a reconnu que l’Église orthodoxe d’Ukraine, dans les conditions actuelles, bénéficie du maximum de liberté qu’elle puisse avoir, dans le cadre de « la plénitude d’une Église auto-administrée ». « Aujourd’hui, en fait, les évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine ne sont pas confirmés après leur élection par le Synode de Moscou, tout ce passe formellement. Elle est, de facto, en général, une Église indépendante », a déclaré Alexeïev, ajoutant qu’en cas de passage à Constantinople, l’Église orthodoxe d’Ukraine n’aurait pas une telle liberté. « Au Patriarcat œcuménique, il y a deux autonomies formelles, celle de l’Église de Finlande et la semi-autonomie de l’Église de Crète. Mais en fait il n’y a rien là d’autonome – c’est une structure rigide, centralisée avec pour centre le Phanar. Toutes les questions minimes, voire même de la vie économique, sont agréées par le Phanar », remarque Alexeïev. Celui-ci a rappelé que la politique orientée vers « la réception ou la conquête de l’autocéphalie pour l’Église orthodoxe d’Ukraine », est menée constamment en Ukraine depuis l’époque du premier président Léonide Kravtchouk. Aujourd’hui aussi, selon l’expert, « cette question est plutôt utilisée dans le cadre de certaines spéculations, d’un grand jeu géopolitique, dans lequel on s’efforce d’attirer des acteurs globaux, en premier lieu les États-Unis ».

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Célébration à Odessa du jour de l’indépendance grecque

Le jour où la Grèce célèbre le jour de son indépendance (le 25 mars, cette date coïncidant avec l’Annonciation, ndt), un office solennel a eu lieu en la cathédrale grecque de la Sainte-Trinité à Odessa. Le métropolite d’Odessa et d’Izmaïl Agathange, avec le clergé de la ville, a célébré la Liturgie, à laquelle assistaient les Odéssites et les Grecs orthodoxes, parmi lesquels se trouvaient les représentants des autorités helléniques, dont le ministre de la marine marchande et de la politique insulaire, Panayotis Kouroumblís, des représentants du corps diplomatique et des partis politiques grecs. Rappelons que la ville d’Odessa est étroitement liée à l’indépendance grecque, puisque c’est dans cette ville qu’a été créée en 1814 la « Philiki Etaireia » ou « Société des Amis », qui joua un rôle fondamental dans l’indépendance. On peut visionner ici un court film de l’office à Odessa.

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« Semaine de la prière dans les pénitenciers » de la région d’Ekaterinbourg

Sous le slogan « Prier pour ceux qui ont fait une faute est notre devoir », la « Semaine de la prière » s’est achevée dans les prisons se trouvant sur le territoire du diocèse d’Ekaterinbourg. Des offices ont eu lieu dans tous les établissements pénitentiaires de la région de Sverdlovsk le dimanche de la Croix (3è dimanche de Carême), avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et du métropolite d’Ekaterinbourg et de Verkhotouryé Cyrille. On peut visionner ici un court film vidéo de la Liturgie célébrée dans l’un des pénitenciers de la région d’Ekaterinbourg, au cours de laquelle chante le chœur constitué par les détenus.

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Durant les dernières semaines du Grand Carême, des prières seront élevées dans toutes les églises et monastères de l’Église orthodoxe d’Ukraine pour la paix, les habitants du Donbass et la libération des prisonniers

Durant les dernières semaines du Grand Carême, dans toutes les églises et monastères de l’Église orthodoxe d’Ukraine seront élevées des prières instantes pour la paix, les habitants du Donbass et la libération des prisonniers. Une circulaire ad hoc a été envoyée par la chancellerie du diocèse métropolitain de Kiev à tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « Lors de l’office de l’un des dimanches du reste du Grand Carême, dans les églises et monastères du diocèse qui vous est confié, il est nécessaire de réciter une prière pour la cessation du conflit armé et du rétablissement de la paix en Ukraine, pour les habitants du Donbass qui souffrent de l’affrontement militaire, et pour la libération des prisonniers », est-il dit dans le document. Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev et d’Ukraine Onuphre a donné sa bénédiction à cette prière dans toute l’Église du pays. Par ailleurs, le site de l’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne que depuis le début de 2017, on dénombre 116 victimes civiles des combats dans le Donbass, dont 21 personnes sont décédées et 95, blessées. Ce sont les chiffres avancés par Alexander Hughes, vice-président de la commission spéciale de monitoring de l’OSCE en Ukraine.

Sources : 1 et 2

Interview du métropolite de Volokolamsk Hilarion à l’agence grecque Romfea.gr au sujet du Concile de Crète, de l’Ukraine, du Phanar, de la Syrie et de l’Europe

Dans une interview à l’agence grecque Romfea.gr, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des affaires extérieures du Patriarcat de Moscou, a abordé les questions du Concile de Crète, de l’Ukraine, du Phanar, de la Syrie et aussi de l’Europe. Nous publions ci-dessous, in extenso, cette interview.

– Votre Éminence, quelle est l’image générale de l’Orthodoxie quelques mois après le Saint et Grand Concile de Crète ?

– Malheureusement, ce n’était pas un Saint et Grand Concile, alors que notre espoir était qu’il soit effectivement panorthodoxe. Notre Église a tout fait pour que le Concile soit préparé convenablement et nous espérions jusqu’à la fin qu’il soit réellement panorthodoxe. Nous avions acheté les billets d’avion, réservé notre séjour à l’hôtel, mais, à notre grande déception, le Concile ne s’est pas réuni comme il le fallait. Je dis cela, parce qu’au Concile ont participé dix Églises orthodoxes locales, tandis que cinq autres Églises se sont abstenues de prendre part aux travaux du Concile. Dans ce nombre, j’inclus l’Église d’Amérique [OCA, ndt], que nous reconnaissons comme Église locale. Quelle est cependant la raison pour laquelle nous ne pouvions pas participer au Concile ? La raison est que nous avions insisté pour que les décisions du Concile fussent prises à l’unanimité. Depuis le début, nous avons compris l’unanimité comme étant celle de toutes les Églises orthodoxes communément reconnues. Celles-ci sont au nombre de quatorze, mais il n’existe pas d’accord pour ce qui concerne le statut de l’Église orthodoxe d’Amérique. Dès que nous avons été informés que les Églises d’Antioche, de Bulgarie et de Géorgie avaient décidé de ne pas venir en Crète, nous avons constaté immédiatement que nous ne pouvions plus parler d’unanimité. C’est alors que nous avons demandé au Patriarche œcuménique de convoquer une réunion extraordinaire des Primats, ayant alors à notre disposition deux à trois semaines avant le Concile. Cette réunion n’a jamais eu lieu, et malgré le fait que nous avions tous reçu les invitations de participer au Concile, il était impossible que nous participions en l’absence de trois Églises. Ce que nous avions demandé n’a pas été respecté, à savoir l’unanimité, mais néanmoins le patriarche Cyrille a envoyé un message de félicitations aux participants du Concile de Crète. Tous ont respecté leur conscience, le Concile a été convoqué. Nous voyons en lui un pas important dans le cheminement vers le Grand Concile panorthodoxe. Nous continuons à étudier les décisions du Concile de Crète. Nos théologiens travaillent très dur à ce sujet, car à un certain moment, nous devons aboutir à certaines conclusions et évaluer en détails ces textes. Tant de façon conciliaire, que préconciliaire, notre but principal est de renforcer l’unité panorthodoxe et de nous abstenir de tout ce qui peut la saper.

– Votre Éminence, l’un des sujets d’actualité est celui de l’Ukraine, la plupart des Grecs ignorent la situation pour ce qui concerne l’Église dans ce pays. Que se passe-t-il finalement en Ukraine ?

– Tout d’abord, M. Polygenis [directeur de l’Agence Romfea.gr, ndt], il existe en Ukraine un schisme qui est survenu comme un schisme politique en 1992. Concrètement, lorsque le métropolite Philarète [Denisenko, ndt] n’a pas été élu patriarche de Moscou, il a été déçu et s’en est pris à ses frères hiérarques de l’Église russe qui ont élu un autre patriarche. C’est alors qu’il a décidé de proclamer sa propre autocéphalie en Ukraine, sans l’assentiment du patriarche de Russie et de toutes les Églises orthodoxes autocéphales. La hiérarchie de l’Église de Russie ne l’a pas suivi, pas plus que les fidèles, car il s’est rattaché à un schisme déjà existant dans l’Église avec un siège en Amérique et dans ce schisme il s’est auto-proclamé patriarche. Cet individu, excommunié, patriarche auto-proclamé, procède à de nombreuses actions hostiles dirigées contre l’Église russe. Les autorités ukrainiennes actuelles, sous de nombreuses formes, suivent une ligne visant à la proclamation d’une Église locale unie en Ukraine. Mais comment les politiciens la voient-ils ? L’Église orthodoxe canonique qui existe en Ukraine rassemble la majeure partie des fidèles du pays. C’est cette Église qu’ils veulent détacher pour la soumettre à la juridiction de ce pseudo-patriarche. En outre, ils veulent y inclure encore une autre Église schismatique ukrainienne, et aussi les Gréco-catholiques [uniates, ndt].

– Pensez-vous que les uniates se dissimulent derrière cela ?

– Non, ce que je vois est qu’il y a derrière cela les politiciens qui veulent s’impliquer dans toute cette affaire.

– Puisque vous avez mentionné les politiciens ukrainiens, comment commentez-vous leurs fréquentes visites au Phanar ? Leur demande au patriarche de Bartholomée est la proclamation d’une Église unie.

– C’est le droit du Patriarcat œcuménique Bartholomée de recevoir des visiteurs de n’importe quel pays, mais aussi n’importe quel politicien. Nous considérons le patriarche œcuménique avec un respect particulier, et nous ne pouvons faire des commentaires sur qui il reçoit à son siège. Toutefois, lorsque prolifèrent des schismatiques et des pseudo-hiérarques, cela ne peut pas ne pas nous préoccuper. Ces individus publient des photographies de leurs rencontres avec le patriarche et informent le monde du contenu de leurs entretiens. Nous ne pouvons pas savoir, cependant, à quel point ils reproduisent et transmettent fidèlement ce qu’ils ont discuté. Malgré cela, nous voyons qu’on les soutient, qu’on leur promet la création d’une Église locale unie, après le détachement de l’Église russe. Naturellement, nous ne voulons pas croire ces informations ! Nous avons entendu en plusieurs occasions, de la bouche du patriarche œcuménique Bartholomée que la seule Église qu’il soutient en Ukraine est l’Église canonique avec à sa tête le métropolite Onuphre. C’est donc sur ces confirmations du Patriarche œcuménique que nous appuyons nos relations avec le Patriarcat [œcuménique, ndt]. Notre priorité est de soutenir l’Unité panorthodoxe et d’éviter absolument que soit détruite la paix et l’harmonie inter-ecclésiales qui existent jusqu’à ce jour.

– Votre Éminence, l’Église russe, dès le début, s’est trouvée aux côtés de la Syrie, vous, particulièrement avez personnellement toujours parlé de la situation qui prédomine au Moyen-Orient. Où nous trouvons-nous aujourd’hui ?

– Tout d’abord, il faut que finisse la guerre en Syrie et que nous en délogions les terroristes. Tant que ceux-ci ne seront pas partis, il est impossible de parler de quelque évolution et d’un arrangement là-bas. Lorsque les politiciens et les représentants des cercles politiques occidentaux nous assurent que la résolution du problème syrien passe par la démission du président Assad, nous leur rappelons que des scénarios identiques ont déjà eu lieu en Irak et en Lybie. Ces scénarios n’ont pas apporté la démocratie, pas plus qu’ils n’ont amélioré la situation générale, au contraire, cela a contribué à l’explosion du terrorisme et au génocide des chrétiens dans ces pays. En bref, c’est ce scénario qui se serait produit en Syrie, si la Russie n’avait accordé son aide avec les troupes qui ont aidé à la lutte contre le terrorisme. De mon point de vue, les terroristes constituent un défi pour le monde civilisé entier. Pour vaincre le terrorisme, il faut unir tous les efforts, les politiciens doivent surmonter leurs désaccords pour s’unir et former un front uni. Naturellement, il faut aussi une aide humanitaire, que nous accordons nous-mêmes durant toutes ces années, mais qui n’est qu’une goutte dans l’océan. Le pays est aujourd’hui détruit, ainsi que ses infrastructures, et il faut des efforts énormes pour le reconstruire.

– Votre Éminence, il y a quelques jours, l’higoumène du monastère de Vatopédi, le père Éphrem, a été innocenté de toutes les accusations par le tribunal et après cette décision, il a remercié entre autres le peuple russe. L’Église russe se sent-elle justifiée aujourd’hui ? Je le dis parce que le patriarche et le président Poutine, dès le début, croyaient en l’innocence du père Éphrem.

– Tant l’Église russe que la Fédération de Russie, dès le début, ont soutenu l’higoumène de Vatopédi, le père Éphrem, dans la lutte pour le rétablissement de la justice. Nous ne nous sommes pas immiscés dans la procédure judiciaire car, dès le début, nous avons compris qu’il s’agissait d’un scandale fabriqué et d’une affaire dirigée contre l’Église. Nous avons soutenu l’higoumène Éphrem, comme un Ancien respecté du Mont Athos, et c’est une joie pour nous que cette affaire, qui a duré de nombreuses années, se soit terminée positivement. Car le seul but était de porter atteinte à l’image de l’Église.

– Maintenant, alors que nous nous trouvons à Chypre, comment commentez-vous la construction d’une église russe dans ce pays ? Serait-il bien de voir quelque chose de semblable dans d’autres parties de la Grèce ?

– Selon mon moi, cet événement significatif était exceptionnel et extraordinaire. C’est la première église de rite russe à Chypre. Cependant, nous ne parlons pas d’une église de l’Église russe, mais de l’Église de Chypre. C’est une église de style russe construite avec le soutien de bienfaiteurs russes, dans laquelle les offices seront célébrés en slavon et en grec. Plus de 50.000 Russes et Grecs fréquenteront cette église. C’est pourquoi j’ai exprimé aujourd’hui l’espoir que d’autres églises semblables seraient construites à Chypre. C’est un exemple extraordinaire de l’unité inter-orthodoxe, mais aussi de la préoccupation du métropolite local de Tamassos, Mgr Isaïe, pour les nécessités spirituelles des hommes et j’ai de bons espoirs qu’il soit imité par d’autres hiérarques en Grèce.

– Pour terminer, dites-nous quels sont les plans de l’Église russe en Europe. Le patriarche Cyrille a effectué récemment des visites dans les pays d’Europe, mais vous-mêmes aussi vous y rendez régulièrement.

– Je voudrais dire que la Russie n’est jamais sortie de l’Europe, mais c’est l’Europe qui a fermé ses portes à la Russie. Les sanctions imposées par la Russie étaient une réponse aux sanctions de l’Europe, mais je ne me sens pas à l’aise pour aborder la politique problématique comme un expert. En revanche, si nous parlons des questions morales et de la vie, l’Église russe est fortement préoccupée par les évolutions dans l’Europe contemporaine, où le christianisme est méthodiquement marginalisé et exclu de la vie publique. Si elle rejette les valeurs chrétiennes, l’Europe rejettera sa propre identité. Alors, nous ne parlerons plus que d’une simple organisation qui ne sera pas prête à faire face aux défis, et, de mon avis, du point de vue politique, l’Europe était et doit rester chrétienne. En même temps, il faut qu’elle reste hospitalière pour les hommes de religions différentes, et bien sûr pour les hommes qui ne professent aucune religion. Toutefois, la défense du christianisme est notre objectif commun et je souhaite que la voix de l’Orthodoxie soit fortement entendue dans le monde contemporain, ce qui constitue encore une raison pour laquelle nous devons tous être unis.

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Visite du Prince Charles au Patriarcat de Roumanie

Le jeudi 30 mars 2017, le patriarche de Roumanie Daniel a reçu au Palais patriarcal le prince Charles de Galles, qui se trouve en visite officielle en Roumanie. Le patriarche a exprimé sa joie pour l’inclusion dans le programme du prince de la visite au Patriarcat de Roumanie et a souligné l’intérêt particulier que Son Altesse Royale a manifesté pour les beautés spirituelles, culturelles et naturelles de Roumanie, devenant ainsi un ami du pays et du peuple roumain. Le patriarche Daniel a mentionné qu’au Royaume Uni vivent de nombreux fidèles orthodoxes roumains, soit étudiants, soit engagés dans les différents domaines d’activité de la société britannique. Aussi, il existe actuellement en Grande-Bretagne 45 paroisses orthodoxes roumaines, dont la desserte pastorale est assurée par un évêque vicaire et 42 clercs. Les paroisses bénéficient du soutien de l’Église d’Angleterre, notamment par la mise à disposition de lieux de culte. Dans le contexte où Son Altesse Royale a évoqué ses visites à certaines organisations humanitaires de Roumanie dans lesquelles sont impliquées des institutions britanniques, le patriarche de Roumanie a présenté les programmes sociaux du Patriarcat de Roumanie « Choisissez l’école ! » destiné à aider les enfants exposés au risque d’abandon scolaire, « Donnez du sang ! Sauvez la vie ! » et « Santé pour les villages », pour le soutien des personnes âgées et pauvres en milieu rural. Le prince de Galles a souligné l’importance de l’héritage culturel roumain et a apprécié la réceptivité de la Roumanie pour sa conservation. Dans ce contexte a été abordée la possibilité d’une coopération entre le Patriarcat de Roumanie, la Fondation du Prince de Galles et la Fondation Pro Patrimonio, en vue de la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel et religieux roumain. Le patriarche de Roumanie a reçu avec joie cette proposition, parce que l’Église orthodoxe roumaine montre une préoccupation constante pour ce qui concerne la conservation du patrimoine ecclésiastique national. À l’issue de la visite, le patriarche Daniel a offert au prince Charles une icône réalisée avec la technique de la mosaïque, représentant le saint Apôtre André, protecteur de la Roumanie. Ensuite, il a remercié le prince Charles et a transmis à S.M. la reine Elisabeth II, ses vœux de bonne santé et sa bénédiction.

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Outre saint Patrick, l’Église orthodoxe russe inclura dans son calendrier d’autres saints occidentaux antérieurs au schisme de 1054

Le Patriarcat de Moscou continuera d’inclure dans son calendrier les noms de saints vénérés dans les pays occidentaux. « Ce processus n’est pas achevé, il ne fait que commencer » a déclaré le chef du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, dans l’émission « l’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossia 24 ». Comme on le sait, au début du mois de mars, le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou a inclus dans son ménologe saint Patrick ainsi que quinze saints anciens ayant vécu dans les pays d’Europe occidentale avant le schisme de 1054. Il y a parmi eux saint Patrick, illuminateur de l’Irlande, qui sera désormais commémoré le 30 mars par l’Église orthodoxe russe. Le métropolite Hilarion a précisé que ces saints ont été inclus sur la demande des diocèses de l’Église orthodoxe russe en Europe occidentale. « Il y a encore d’autres saints occidentaux, qui se trouvent déjà sur la liste et qui, je l’espère, seront inclus en temps opportun dans le calendrier de notre Église », a déclaré le métropolite Hilarion. Comme il l’a expliqué, le critère fondamental pour inclure un saint dans le ménologe est la vénération du saint dans l’un ou l’autre lieu. En outre, ce saint devait vivre antérieurement au schisme de 1054 « parce que tout se qui s’est produit ensuite, c’est déjà l’histoire séparée de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique ». Il est également important, selon le hiérarque, que la personne concernée n’ait pas été impliquée dans la lutte contre l’orthodoxie, « comme cela s’est parfois produit avec certains religieux occidentaux ». Ce faisant, le métropolite a fait remarquer, qu’il n’interpréterait pas l’inclusion des saints occidentaux dans le ménologe de l’Église orthodoxe russe comme un pas dans le rapprochement avec les catholiques-romains. « Je l’interpréterais plutôt comme un pas dans le rapprochement avec la réalité ecclésiale locale », a-t-il ajouté.

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Le Patriarcat de Roumanie et le « Conseil national d’étude des archives de la Securitate » ont signé un accord de coopération

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « Dans le contexte de l’Année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste, le Patriarcat de Roumanie et le Conseil national d’étude des archives de la Securitate ont signé aujourd’hui, le 28 mars 2017, un accord de coopération. L’objet de cet accord est l’étude du passé récent de l’Église orthodoxe roumaine et la présentation de celui-ci dans des travaux scientifiques et des supports audio-video. L’accord a été signé, de la part du Patriarcat de Roumanie, par Mgr Barlaam de Ploiești, évêque vicaire patriarcal et secrétaire du Saint-Synode, et, de la part Conseil national d’étude des archives de la Securitate, par M. Dragoș Petrescu, président ».

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Des milliers de Bucarestois ont participé à la « marche pour la vie »

Des milliers de personnes ont participé à la « marche pour la vie » samedi dernier à Bucarest, selon la présidente de « l’Association des étudiants pour la vie », Alexandra Nadane. La manifestation pour la vie a eu lieu le 25 mars 2017 sous le slogan « Aidez la mère et l’enfant ! Ils dépendent de vous ! » Des manifestants de tous âges ont marché dans les rues de Bucarest, portant des pancartes et le drapeau national. Des jeunes gens, des familles avec des enfants et des personnes âgées ont participé à la manifestation pacifique. Un concert intitulé « Live for life » a eu lieu dans le Parc de la jeunesse (Parcul Tineretului) à la fin de la manifestation. La marche pour la vie de cette année était organisée dans plus de 285 localités de Roumanie et la République de Moldavie. Selon une déclaration de « l’Association des étudiants pour la vie », plus de 110’000 personnes ont marché dans toute la Roumanie le 25 mars, fête de l’Annonciation, afin de soutenir la vie et de s’exprimer pour les enfants à naître. La marche avait reçu la bénédiction du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine. Une vidéo de l’événement est disponible sur le lien ci-dessous.

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Risque d’effondrement de la basilique du Saint-Sépulcre

À peine les travaux de restauration de l’Edicule achevés, que l’équipe d’archéologues et d’ingénieurs alerte l’opinion publique que sans consolidation rapide de ses fondations, la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem risque de s’effondrer. C »est ce que nous apprend le site Internet Cath.ch. qui cite  l’archéologue grecque Antonia Mariopoulou, coordinatrice scientifique du projet de restauration, selon laquelle la basilique serait menacée par un affaissement structurel : « Il ne s’agirait pas d’un processus lent mais d’un événement catastrophique ». Selon le site suisse, l’équipe grecque estime à au moins 6 millions d’euros le montant des travaux nécessaires à la mise en sécurité de la basilique. Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez ICI !

Source et photographie (Ori Orhof) :

Le patriarche de Roumanie Daniel : « Le patriarche Justinien est un exemple lumineux de service de l’Église du Christ »

Le quarantième anniversaire du décès du patriarche de Roumanie Justinien Marina a été commémoré le 25 mars 2017 en l’église du monastère de Radu Vodă à Bucarest. S.S. le patriarche Daniel a prié pour le repos de l’âme de ce digne patriarche qui a mené l’Église orthodoxe roumaine pendant environ trois décennies, dans une période orageuse pour l’Orthodoxie roumaine. Son patriarcat, comme l’a mis en lumière le patriarche Daniel, a coïncidé avec la période de la plus féroce persécution de l’Église par le régime communiste athée. Avec beaucoup de courage, d’équilibre, de diplomatie et de ténacité, il a cherché à défendre l’Église contre les frappes systématiques du pouvoir politique, choisissant la voie d’une résistance farouche, camouflée sous un discours « favorable » aux leaders communistes. Il s’est opposé aux abus et ingérences du parti d’État dans la vie de l’Église et aux tentatives de celui-ci de transformer l’Église en une institution faible, a expliqué le patriarche Daniel. Le patriarche Daniel a pris la parole après l’office de requiem célébré en l’église du monastère Radu Vodă, où s’est endormi pour l’éternité le patriarche Justinien Marina. Au préalable, l’évêque vicaire de l’archevêché de Bucarest, Mgr Timothée de Prahova, avait célébré la liturgie avec plusieurs prêtres et diacres. « Nous exprimons notre gratitude à la mémoire de ce digne archipasteur de l’Orthodoxie roumaine qui a aimé l’Église du Christ avec un amour sans limite et a réussi avec sagesse et un esprit de sacrifice à défendre, préserver et transmettre les valeurs éternelles de notre foi ancestrale » a souligné le patriarche Daniel. Dans son homélie, le patriarche Daniel a mis en évidence l’esprit de sacrifice du patriarche Justinien et a évoqué ses vertus et ses efforts qui l’on transformé en un modèle digne d’être imité par tous les serviteurs de l’Église du Christ. Son travail pastoral, culturel, missionnaire, spirituel et social pour le bien de l’Église orthodoxe roumaine représente pour nous, aujourd’hui, hiérarques, clercs et fidèles, un modèle et un inspirateur lumineux de fidélité et de service au Sauveur Jésus-Christ et à Son Église » a souligné le primat. Conformément à sa volonté, le patriarche Justinien Marina a été inhumé dans l’enceinte du monastère Radu Vodă. Né le 22 février 1901 dans la localité de Suești, dans le district de Vâlcea, il a effectué des études à la Faculté de Théologie orthodoxe de Bucarest et fut un temps prêtre de paroisse. Devenu veuf, il a été sacré en 1945 évêque-vicaire de l’archevêché de Iași. Deux années plus tard, il est devenu archevêque de Iași et métropolite de Moldavie et de Suceava, tandis que le 6 juin 1948, il a été intronisé patriarche de Roumanie. Il est décédé le 26 mars 1971. On peut visionner sur le lien ci-dessous l’office de requiem célébré par le patriarche de Roumanie Daniel.

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Interview du supérieur de la Laure de Potchaïev (Ukraine) au sujet du Grand Carême à la Laure et du monachisme

Le supérieur de la Laure de Potchaïev, le métropolite Vladimir (Moroz) a donné une interview au site de l’Église orthodoxe d’Ukraine, au sujet du Grand Carême à la Laure et, en général, de la vie monastique, que nous reproduisons intégralement ci-dessous :

Votre Éminence, vous êtes à la tête de la Laure de Potchaïev depuis de nombreuses années, vous êtes son supérieur et vous avez fait beaucoup pendant ces années : la cathédrale de la Transfiguration, un monument unique, a été construite, ainsi qu’une hôtellerie moderne et un réfectoire magnifique pour les pèlerins, des travaux énormes de restauration et d’intendance ont été accomplis. La communauté monastique travaille sans cesse et célèbre de longs offices, dont des vigiles nocturnes, elle reçoit chaque jour de nombreux pèlerins. Ce faisant, comment observez-vous les carêmes, particulièrement le Grand Carême, qui se déroule actuellement ?

– Je ferais remarquer que le supérieur en titre de la Laure de Potchaïev, son archimandrite, est le métropolite Onuphre. Je ne suis que son remplaçant et son vicaire. Maintenant, pour ce qui concerne le carême. Il va de soi que nous, à l’instar de tous les chrétiens orthodoxes, avons une attitude responsable envers le jeûne, comprenant que celui-ci, et d’autant plus le repentir et la prière, sont les trois bonnes œuvres qui, de façon spécifique, corrigent notre âme. L’Église du Christ nous prépare tous à ce temps. Et nous allons à sa rencontre avec tremblement, parce qu’ils nous conduit à la Semaine de la Passion et à la Résurrection de notre Sauveur et Seigneur, la Pâque du Christ. Nous sommes conscients que nous ne vivons pas dans une ascèse comparable à celle de nos prédécesseurs : les ermites, les jeûneurs, tels que Zosime qui a rencontré dans le désert du Jourdain sainte Marie l’Égyptienne, ou Job de Potchaïev, qui passait le Grand Carême sous terre, dans une grotte. Néanmoins, chez nous, à la Laure, nous avons nos traditions du Grand Carême. 

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Célébration de la première liturgie en la nouvelle église orthodoxe russe d’Episkopi, à Chypre

Le lundi 26 mars 2017 a eu lieu la première liturgie en la nouvelle église orthodoxe russe d’Episkopi, dans le diocèse de Tamassos, à Chypre. Cette église est dédiée au saint apôtre André et à tous les saints de la Terre russe. La Liturgie était présidée par le métropolite de Volokolamsk Hilarion, assisté du métropolite de Tamassos Isaïe et de l’archevêque de Peterhof Ambroise. Assistaient également à l’office le métropolite de Philippoupolis Niphone (Patriarcat d’Antioche), l’évêque de Moravica Antoine (Patriarcat de Serbie) et le métropolite de Bresthène Théoclète (Église de Grèce). Dans son homélie, le métropolite Hilarion a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons célébré la première divine Liturgie dans cette église nouvellement construite, dédiée au saint apôtre André et à tous les saints de Russie. C’est la première église russe sur l’île de Chypre. Ce n’est pas un édifice cultuel de l’Église orthodoxe russe, c’est un édifice cultuel de l’Église orthodoxe de Chypre, qui a été construite sur l’initiative du hiérarque diocésain local. Les offices seront célébrés en slavon, et les prédications auront lieu en russe et en grec. Tout orthodoxe peut devenir paroissien de cette église. L’église du saint apôtre André et de tous les saints russes deviendra également la maison de la communauté russe de l’île de Chypre et de la ville d’Episkopi. Notre peuple russe est un peuple pieux ; partout où se rend le Russe, il cherche avant tout une église orthodoxe. L’Église orthodoxe de Chypre a toujours ouvert les portes de ses églises à tous les chrétiens orthodoxes indépendamment de leur nationalité, de leur origine ethnique. Mais c’est avec une joie particulière que nos Russes viendront dans une église où l’office est célébré dans leur langue maternelle, où ils entendront les mélodies qui leurs sont familières et connues depuis l’enfances, et où ils verront sur les murs et l’iconostase les figures des saints russes, qui sont si proches de leur cœur. Nous voudrions émettre le souhait que cette église, qui est devenue la première église russe sur l’île, ne soit pas la dernière. J’espère que d’autres hiérarques suivront également votre exemple, Monseigneur Isaïe, et construiront aussi des églises russes. Cela constituera le signe visible de l’unité eucharistique et spirituelle qui au cours des siècles renforce nos Églises. En même temps, cela répondra aux besoins réels des gens. Les Russes veulent avoir une église près de chez eux pour y prier. Je veux vous transmettre, cher Monseigneur, la bénédiction et la gratitude de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, la gratitude pour votre amour envers l’Église russe, pour votre coopération durant de nombreuses années dans le domaine de la coopération inter-orthodoxe, pour votre souci des habitants russophones de cette île. Je voudrais aussi transmettre la bénédiction de S.S. le patriarche à vos fidèles (…) ». On peut visionner ici toute la Liturgie, à partir du chant du Trisaghion.

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Le métropolite Corneille, primat des Vieux-croyants russes : « Il est agréable de savoir que le président observe le Grand Carême »

La semaine passée, Vladimir Poutine a rencontré le chef de l’Église des Vieux-croyants russes, le métropolite Corneille. Plusieurs médias ont qualifié immédiatement cet événement d’ « historique ». Dans une interview à l’Agence RIA Novosti, le métropolite a évoqué les sujets principaux de la rencontre, à savoir l’attitude du président russe à l’égard des vieux-croyants, le point de vue des vieux-croyants sur le conflit autour de la restitution de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg, l’observation du Grand Carême par le président.

– Votre Éminence, l’un des thèmes de la rencontre était la situation des vieux-croyants qui viennent en Russie depuis les pays d’Amérique du Sud. Selon les estimations, leur situation dans la région du Primorié [Extrême-orient russe] manifeste clairement l’échec, du fait des autorités régionales, du programme fédéral de coopération de réinstallation des compatriotes. Le président est-il au courant de la situation ?

– Je me suis efforcé de transmettre au président nos attentes, les espérances de tout le monde des vieux-croyants, dont cette question. Il le faut pour notre État et, peut-être il le faut plus encore pour nos Russes [d’Amérique du Sud] qui se trouvent dans un monde relativement agressif. Il leur est difficile de survivre là-bas économiquement, on m’a raconté que les terres des vieux-croyants en Amérique latine s’épuisaient et constituaient parfois un danger pour la vie. Aussi, nombreux sont ceux qui rêvent de revenir et de cultiver nos terres. Malheureusement, il y a actuellement plus de problèmes que de résultats positifs, il n’y a pratiquement aucun résultat positif. 

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Le patriarche de Serbie Irinée a célébré un office de requiem pour les victimes des bombardements de l’OTAN en 1999

Le 25 mars 2017, le patriarche de Serbie Irénée a célébré en l’église Saint-Étienne-de-Dečani, à Belgrade, un office de requiem pour les victimes des bombardements de l’OTAN en 1999. Ces bombardements en Serbie et au Monténégro avaient fait 15.000 victimes, dont 2500 morts et 12.500 blessées. On peut visionner ci-dessous un film de l’office de requiem.

Les orthodoxes russes commémoreront la fête de saint Patrick dans le centre de Moscou

Une soirée du christianisme celte dédiée à saint Patrick, illuminateur de l’Irlande, aura lieu le 30 mars à l’Université orthodoxe russe située dans le centre de Moscou. Dans le cadre de la fête, le recteur de cette université et de son église, l’higoumène Pierre (Eremeev), célébrera un office d’intercession à saint Patrick. En outre, pour les hôtes de la soirée, de la musique celte et des chants traditionnels d’autres peuples chrétiens seront exécutés, et une conférence sera donnée sur le rôle de saint Patrick dans la diffusion de la foi chrétienne en Irlande et sur les îles britanniques et son influence sur la culture européenne. « Le jour de saint Patrick – est une fête populaire de la jeunesse dans de nombreux pays du monde. Ces dernières années, il est devenu connu en Russie également. Maintenant, après la décision du Saint-Synode, saint Patrick, ce saint de l’Église ancienne, est devenu d’une certaine façon plus proche de tous orthodoxes russes », a déclaré le père Pierre. Au début du mois de mars, le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou a inclus saint Patrick dans son ménologe http://orthodoxie.com/les-saints-martyrs-de-lyon-et-dautres-saints-occidentaux-anterieurs-au-schisme-sont-introduits-dans-le-calendrier-de-leglise-orthodoxe-russe/, ainsi que les noms de plusieurs saints anciens qui ont vécu dans l’ascèse dans les pays d’Europe jusqu’au schisme de 1054. Ce faisant, il a été décidé que l’Église orthodoxe russe fêterait saint Patrick le 30 mars. Dans le monde occidental, le saint est fêté le 17 mars selon le nouveau calendrier, jour de son trépas (vers 385-461). Le jour de saint Patrick est une fête nationale en République d’Irlande, en Irlande du Nord, sur l’île de Montserrat (Antilles) et dans la province du Newfoundland et la région du Labrador au Canada. Il est également largement fêté dans la diaspora irlandaise dans le monde entier, particulièrement en Grande-Bretagne, au Canada, aux États-Unis, en Argentine, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

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Le 25 mars, l’Église orthodoxe de Géorgie célèbre le centenaire du rétablissement de son autocéphalie

Le centenaire du rétablissement de l’ancienne autocéphalie de Église orthodoxe de Géorgie sera célébré le 25 mars par le catholicos-patriarche Élie II avec des autres clercs et fidèles, par une liturgie solennelle en la cathédrale Svetitskhoveli de Mtskheta, au Nord-Est de Tbilissi. La cathédrale est connue pour abriter la tunique du Christ et était le lieu du couronnement et de l’inhumation des rois de Géorgie. L’église d’origine a été construite au IVème siècle sous le roi Mirian II de Karthli. L’Église de Géorgie dépendait initialement du siège d’Antioche et ce jusqu’en 1010, lorsque le catholicos de Karthli a été élevé au rang de patriarche. L’empire russe a aboli l’autocéphalie de l’Église orthodoxe de Géorgie en 1811 ainsi que sa structure patriarcale, et l’a réduite à un exarchat subordonné au Saint-Synode russe. Après l’abdication du tsar-martyr Nicolas II, les évêques géorgiens ont restauré l’autocéphalie de leur Église le 25 mars 1917. Le premier nouveau patriarche de l’Église de Géorgie était le catholicos-patriarche Kirion II. L’Église orthodoxe russe a reconnu cette indépendance déjà existante le 31 octobre 1943. Le Patriarcat de Constantinople l’a reconnue le 2 mars 1990. D’autres manifestations sont également prévues pour célébrer cet anniversaire. L’exposition « Autocéphalie 100 » ouvrira le 23 mars à l’Université d’État de Tbilissi. Un certain nombre de publications et de manuscrits religieux uniques, dont une partie de la collection de livres du catholicos-patriarche Kirion II, de même que des photos du clergé qui a participé à la restauration de l’autocéphalie seront présentés. Une conférence académique aura lieu, avec des professeurs et des intervenants de différents établissements d’enseignement, des représentants du Patriarcat de Géorgie, lesquels présenteront des communications sur l’importance de l’autocéphalie ecclésiale, dont des informations précédemment inconnues sur la question de son rétablissement.

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Podcast vidéo de Bertrand Vergely : « Saint Irénée de Lyon » 27 février 2017

Bertrand Vergely nous a parlé le 27 février de saint Grégoire Palamas dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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100.000 exemplaires du livre « ABC du christianisme orthodoxe » seront distribués dans les églises russes à Pâques

L’action d’éducation orthodoxe russe « La bonne nouvelle pascale » aura lieu le 15 avril, à la veille de la fête de Pâques. Au cours de cette action, environ 100.000 exemplaires du livre « ABC du christianisme orthodoxe » seront distribués gratuitement dans les églises et monastères. Dans ce livre sont rassemblées les informations fondamentales sur l’église et l’office divin, les sacrements et les carêmes, le rôle du prêtre dans la vie des fidèles, ainsi que des citations de saints, philosophes et prêtres connus. C’est ce qu’ont annoncé jeudi les organisateurs de l’action à l’Agence « Interfax-Religion ». « Nous nous sommes efforcés de couvrir un maximum de diocèses » a déclaré à cette occasion l’interlocuteur de l’Agence. Cette action est accomplie depuis 2011. Pendant cette période, plus d’un million et demi d’exemplaires de l’Évangile et d’autres livres orthodoxes ont été distribués. Chaque année, une partie du tirage est envoyée dans les prisons, les hôpitaux et est distribuée aussi parmi les militaires.

Source : 1 : Photographie

Le patriarche Bartholomée à Chambésy pour le 50ème anniversaire du Centre orthodoxe

Le patriarche de Constantinople visitera le Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy, aux portes de Genève, du 22 au 24 avril 2017. Bartholomée sera également reçu le 24 avril par le Conseil œcuménique des Eglises (COE) à Genève et par la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg. Le patriarche œcuménique tiendra un discours à l’Aula magna de l’Université de Fribourg à l’occasion des 20 ans de la fondation de fondation de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe de Chambésy. A cette occasion, le Centre orthodoxe commémore trois événements marquants: le 25ème anniversaire de l’élection du patriarche sur le Siège oecuménique, le 50ème anniversaire de la fondation du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Genève, et le 20ème anniversaire de l’inauguration de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe du Centre orthodoxe de Chambésy.

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Après un décennie d’actions en justice, la Cour d’appel d’Athènes acquitte définitivement l’archimandrite Éphrem

Après un décennie d’actions en justice, la Cour d’appel d’Athènes acquitte définitivement l’archimandrite Éphrem et tous les autres accusés au sujet d’un échange de terrains controversé entre l’État hellénique et le monastère athonite de Vatopédi. En 2008 avait eu lieu un accord entre l’État hellénique et le monastère athonite de Vatopédi au sujet d’un échange de terrains, lequel a fait l’objet d’actions en justice, pendant presque dix ans, avec de nombreux rebondissements. Finalement, la Cour d’appel d’Athènes, par sa décision du 21 mars 2017, a acquitté définitivement l’archimandrite Éphrem, higoumène de Vatopédi, ainsi que tous les accusés. Le monastère de Vatopédi a publié le communiqué suivant : « Par la décision de ce jour de la justice hellénique est rétabli l’honneur de ceux qui ont souffert injustement pendant quasiment une décennie. Le saint monastère de Vatopédi, rendant grâce à Dieu qui a permis que justice fût rendue, pourra ainsi continuer sans encombres son œuvre spirituelle et caritative. Gratitude est exprimée au patriarche œcuménique Bartholomée, à l’Église de Grèce, aux patriarcats d’Alexandrie, Jérusalem et à tout le clergé et le peuple qui ont été à nos côtés durant toutes ces années ».

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion appelle Staline « un bourreau » et soutient l’interdiction de l’immortalisation du souvenir de celui-ci en Ingouchie

On soutient dans l’Église orthodoxe russe la décision du Parlement d’Ingouchie d’interdire « l’immortalisation » du souvenir de Staline. « Cette décision est parfaitement justifiée, parce que les Tchétchènes et les Ingouches ont souffert du régime stalinien et des mesures dont ils ont été victime pendant la seconde guerre mondiale. Presqu’un million de gens ont été déportés. Mais ce ne furent pas les seules déportations. De nombreuses autres minorités nationales de ce qui était l’Union soviétique ont été exposées à ce genre de déportations », a déclaré le président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, le métropolite de Volokolamsk Hilarion lors de l’émission de la série « L’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossiya 24 ». Il a souligné que « l’immortalisation de la mémoire des bourreaux ne doit pas avoir lieu… Je pense que tôt ou tard, il y aura chez nous une seule évaluation de ces événements et de ces individus », a déclaré le hiérarque. Selon lui, l’Église a clairement exprimé son attitude envers le gouvernement de Lénine et de Staline, ainsi que celle de toute la période soviétique lorsqu’elle a canonisé au nombre des néo-martyrs et des confesseurs les victimes des persécutions en URSS. « Nous ne pouvons pas glorifier simultanément les victimes et les bourreaux. C’est ce qu’avait déjà dit le défunt patriarche Alexis II lorsqu’était discutée la canonisation des néo-martyrs et les questions liées à l’attitude envers les dirigeants du régime soviétique » a mentionné le métropolite.

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Le père Emmanuel Sarris, clerc de l’Église orthodoxe de Crète, qui avait interrompu la commémoration de son métropolite, est revenu sur sa décision

« Le diocèse métropolitain de Rethymnon et d’Avlopotamos annonce avec beaucoup de joie à ses fidèles que le père Emmanuel Sarris, qui appartient à son clergé, est revenu à l’ordre canonique et a commencé à commémorer, à nouveau, le nom de son évêque lors des offices liturgiques et ce sur proposition du Saint-Synode de l’Église de Crète et suite à des contacts personnels avec le métropolite de Rethymnon et d’Avlopotamos, Mgr Eugène ». Le père Emmanuel avait interrompu la commémoration de celui-ci le Dimanche de l’orthodoxie, le 5 mars 2017. Le dimanche de la Vénération de la Croix, le 19 mars 2017, le prêtre a rétabli ses relations avec son évêque et son Église locale durant la liturgie célébrée dans sa paroisse, ce qu’il a confirmé dans son homélie. Le soir du même jour, lors des vêpres célébrées en la cathédrale métropolitaine de Rethymnon, le père Emmanuel, sur proposition de Mgr Eugène, a pris la parole pour souligner devant l’évêque, les prêtres et les fidèles, qu’il était revenu sur sa position préalable.

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Le métropolite Hilarion : Chacun doit porter la responsabilité de sa vie et de ses actes

Le 11 mars 2014, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a répondu aux questions de l’animatrice de télévision Ekaterina Gratcheva dans l’émission L’Église et le monde sur la chaîne Rossia-24. Cette émission est diffusée les samedis et les dimanches.

E.Gratcheva: Bonjour ! Nous nous entretiendrons avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Monseigneur, bonjour.

Métropolite Hilarion : Bonjour, Ekaterina. Chers frères et sœurs, bonjour.

E.Gratcheva: Le 20 février, l’un des startsy les plus vénérés de l’Église orthodoxe russe de ces deux siècles, père spirituel de trois Patriarches, l’archimandrite Cyrille (Pavlov), est décédé. Les fidèles qu’il dirigeait le considèrent comme leur père spirituel. Comment expliquer à tous les autres ce que sont les startsy orthodoxes russes ?

Métropolite Hilarion : Les startsy illustrent un mode de direction spirituel tout à fait particulier dans l’Église orthodoxe. Tout directeur spirituel n’est pas un starets. Le mot « starets » semble renvoyer l’âge de la personne (du mot « stary », ancien, âgé, NDT), mais il renvoie en fait à l’expérience spirituelle.

Dans l’Église orthodoxe russe, n’importe quel prêtre peut être directeur spirituel, y compris un jeune prêtre. Dans l’Église grecque, la règle est différente : les confesseurs reçoivent un document officiel de leur évêque. Chez nous, au contraire, n’importe quel prêtre peut être directeur spirituel, c’est-à-dire un conseiller auquel les gens ont recours non seulement en confession, mais aussi lorsqu’ils éprouvent le besoin d’un conseil spirituel.

Le starets est un homme extraordinaire, doté d’un charisme particulier. Ce n’est pas un ministère pour l’exercice duquel on reçoit un mandat écrit ou une nomination. Le starets est un homme choisi par Dieu pour ce rôle. C’est un directeur spirituel d’un genre spécial, que des foules de gens viennent voir, notamment lorsqu’ils sont confrontés à des situations difficiles. Le starets, possédant une riche expérience intérieure, peut répondre à leurs questions. D’autre part, de nombreux startsy possèdent un don de clairvoyance, c’est-à-dire qu’ils voient l’homme tout entier. Par exemple, un inconnu vient voir un starets, mais celui-ci sait déjà comment il s’appelle, ou lui parle d’emblée des problèmes qu’il était venu exposer. Cela arrive souvent.

C’est ainsi qu’était le père Cyrille. J’ai eu le bonheur de faire sa connaissance lorsque j’avais 12 ans, et cette rencontre, ainsi que celle de plusieurs autres startsy, a joué un rôle déterminant dans mon choix de vie. Ces hommes m’ont tellement inspiré, j’ai vu en eux tant de bonté, de lumière, d’humilité, de beauté spirituelle que j’ai voulu suivre la voie du service de Dieu et de l’Église.

Ce qui frappe toujours, chez ces hommes, c’est qu’ils ont conservé toutes leurs qualités humaines de compassion, de pitié, d’amour, de sollicitude envers ceux qui viennent les voir. En même temps, dans tous leurs actes humains, ils étaient absolument pénétrés de la présence divine. Cette présence divine se faisait sentir à tous ceux qui venaient les voir.

E.Gratcheva: En dépit des stéréotypes, on remarque des représentants de toutes les couches de la société dans les foules qui font la queue à la porte du starets. Parmi eux, il y a des représentants de l’Administration présidentielle qui viennent demander conseil, ainsi que de grands financiers.

Pourquoi l’homme russe a-t-il autant confiance dans les conseils spirituels, dans les startsy orthodoxes lorsqu’il vient chercher la réponse à une question concrète ?

Le métropolite Hilarion : Avoir confiance dans le starets est tout à fait correct et tout à fait naturel. Mais il ne faut pas non plus confondre le don de Dieu, comme qui dirait, avec une omelette. Par exemple, si un homme d’affaires essaye de se décharger sur le starets de ses responsabilités dans ses affaires, je pense qu’il fait fausse route. Ou si un fonctionnaire de l’état vient faire peser sur le starets le poids des affaires gouvernementales, c’est tout à fait incorrect.

Chacun doit porter la responsabilité de sa vie et de ses actes. S’il s’agit d’une question concernant les affaires, mettons vendre ou ne pas vendre telle entreprise, on ne doit pas faire porter la responsabilité de cette décision au starets. Par contre, si le businessman a terminé une affaire et veut continuer dans une autre direction, qu’il a par ailleurs tout préparé à cet effet et veut demander la bénédiction de son directeur spirituel, il peut venir voir son père spirituel ou un starets, lui raconter son histoire, lui demander sa prière et sa bénédiction. Le starets donne généralement sa bénédiction, mais il peut arriver, dans certains cas, que le starets a eu une révélation divine, comme quoi cette nouvelle affaire n’est pas bonne, qu’elle risque de mal finir, et le starets en prévient celui qui vient le voir.

E.Gratcheva: Que pensez-vous du rôle des startsy dans la vie des serviteurs du culte et des fonctionnaires de l’état aujourd’hui en Russie ?

Le métropolite Hilarion : Les obsèques de l’archimandrite Cyrille (Pavlov) ont montré quel rôle ce starets avait joué dans la vie de milliers de personnes. Pas moins de 20 hiérarques, plus d’une centaine de prêtres et des milliers, peut-être même des dizaines de milliers de laïcs sont venus assister aux funérailles. La Laure était aussi pleine que pour les jours de fêtes de saint Serge de Radonège. Et pourtant le père Cyrille était resté alité et malade pendant des années, il ne recevait plus personne. Tous ceux qui sont venus aux obsèques l’ont connu il y a 20, 30 ou 40 ans. Il avait conservé son influence sur eux, le peuple lui conservait son affection. Je pense d’ailleurs que le père Cyrille (Pavlov) et le père Jean (Krestiankine) seront sûrement canonisés un jour par l’Église. C’est un grand bonheur d’avoir pu connaître un saint de son vivant, pas sur les icônes, mais de l’avoir vu de ses yeux.

E.Gratcheva: Et en Grèce, spirituellement proche de la Russie, comment voit-on les startsy ? Y en a-t-il beaucoup là-bas ?

Le métropolite Hilarion : Il y a aussi des startsy en Grèce, très vénérés, notamment sur le Mont Athos. Les gens viennent les voir du monde entier. J’ai eu le bonheur de connaître un starets athonite qui est déjà canonisé. Il s’agit de saint Païssi l’Athonite. Je l’ai rencontré au début des années 90. C’était quelqu’un d’absolument stupéfiant. On faisait la queue pour arriver jusqu’à lui, il recevait un grand nombre de personnes, s’entretenait avec elles des choses les plus variées. Saint Païssi était extrêmement simple dans sa manière d’aborder les gens, comme le père Cyrille. Si l’on s’en tient à leur discours, à leur façon de transmettre leurs pensées, on ne dirait pas tout de suite qu’il y a quelque chose d’extraordinaire en eux. Mais ils rayonnaient de bonté et de charité, et la grâce de Dieu se faisait sentir lorsqu’ils parlaient, ainsi que cette lumière particulière qui émanait d’eux. Je pense que c’est ce qui attirait et continue à attirer des milliers de personnes à eux.

E.Gratcheva: Les paroissiens orthodoxes d’une église située à l’intérieur du monastère Saint-Andronique a adressé au maire de Moscou une requête, demandant de rebaptiser la station de métro toute proche, « Place Ilytch » en station « André Roubliov ». Le 1er mars, l’Assemblée législative de Saint-Pétersbourg a voté le changement de nom du district « Parnas » en district Saint-Serge, en l’honneur de saint Serge de Radonège. Pourquoi l’Église insiste-t-elle sur ces changements de nom ? Et qui doit, à votre avis, décider de ce qui doit rester tel quel et de ce qui doit être rebaptisé ? Il y a eu tout un scandale autour du nom de la station « Voïkovskaïa », par exemple.

Le métropolite Hilarion : C’est le peuple qui doit décider de ce qu’il faut rebaptiser et de ce qu’il faut laisse comme tel, les gens doivent être satisfaits de ces nouvelles dénominations. Mais l’Église n’est pas indifférente à la question, car il s’agit de nos symboles nationaux. Les noms de terroristes, de révolutionnaires, d’assassins et de bourreaux, tous ces noms ont une connotation historique négative, ce que, je l’espère, nous finirons tôt ou tard par comprendre, car les gens sont encore assez divisés sur cette question comme sur la question de retirer Lénine de son mausolée, par exemple. Mais il me semble qu’il n’est possible de changer d’appellation que lorsqu’il existe un consensus à ce sujet.

E.Gratcheva: Quels facteurs, à votre avis, faut-il prendre encore en compte ? Les changements de nom entraînent sans doute d’importantes dépenses de la part de la municipalité, et les gens sont habitués à ces dénominations, il ne vaut pas la peine de les modifier ?

Le métropolite Hilarion : L’argument des dépenses municipales est surestimé : la ville prend constamment soin des rues, on y installe sans arrêt de nouvelles plaques. Changer les plaques, je ne pense pas que ce soit si cher. C’est plutôt un argument qui est mis en avant par les opposants aux changements de nom pour dire aux gens qu’ils les payeront de leur poche alors qu’ils n’en tireront aucun avantage.

De mon point de vue, c’est un argument démagogique, l’argument de l’habitude. Vous savez, l’habitude c’est sérieux. Je ne peux toujours pas m’habituer aux nouveaux noms de certaines stations de métro, alors qu’elles ont été rebaptisées il y a un quart de siècle. Mais je suis prêt à m’y faire pour que les noms de bourreaux et de brigands disparaissent de nos rues, de nos places, de nos stations de métro.

E.Gratcheva: Vladimir Poutine a demandé à perfectionner le programme de prévention du suicide chez les adolescents. Dans notre pays, la statistique en est effrayante. Pour la seule année 2016, on a recensé 700 suicides de mineurs. Il y a en moyenne deux fois plus de suicides en Russie que dans le reste du monde. Qu’est-ce c’est que ce nouveau phénomène des « groupes de la mort », sur les réseaux sociaux, et comment les parents peuvent-ils lutter contre ces groupes et discuter avec leurs enfants, leur expliquer de quoi il s’agit en réalité ?

Le métropolite Hilarion : C’est un phénomène terrible, dangereux et mal étudié. Pour nous, gens d’Église, il est évident qu’il s’agit du même phénomène que celui des sectes.

Certains défenseurs des droits de l’homme disent que les religions et les sectes doivent avoir les mêmes droits. Nous ne cessons de dire que les sectes sont dangereuses pour le psychisme des gens, pour leurs familles, qu’elles détruisent des vies. Ces fameux groupes de la mort sur les réseaux sociaux ont un phénomène du même ordre. Leurs fondateurs n’y voient généralement qu’une distraction, un hobby. Ils entraînent la jeunesse dans des discussions, utilisent les mêmes méthodes que les sectes, autrement dit, ils transforment les gens en zombies, les rendent dépendants du groupe. La victime sort peu à peu de la vie réelle, il lui semble bientôt que l’espace virtuel est la vie réelle. Ensuite, on lui insinue qu’il faut en finir avec la vie, qu’il faut mieux quitter la vie encore jeune afin d’éviter des problèmes.

C’est un phénomène épouvantable, et je suis convaincu que les gens qui créent ce genre de groupe doivent en porter la responsabilité pénale, car il s’agit bien d’un crime. Et il ne faut pas attendre que le suicide se commette. Aujourd’hui, pour autant que je sache, la législation ne reconnaît l’incitation au suicide comme crime que si le suicide a eu lieu ou si une tentative de suicide a été effectuée. Mais il est déjà trop tard. Nous devons pourtant remédier non aux conséquences, mais aux causes, c’est-à-dire que les gens qui font sur les réseaux sociaux la propagande du suicide doivent en porter la responsabilité pénale. Voilà ce dont les services spéciaux devraient s’occuper.

E.Gratcheva: Il y a toujours eu des suicides d’adolescents. Je me souviens que lorsque j’étais à l’école il y avait eu des cas, à cause d’un amour malheureux, ou de l’incompréhension des parents. A l’époque, cependant, il n’y avait pas de réseaux sociaux, Internet n’existait pas. Aujourd’hui, ce qui fait peur, c’est que les gens se suicident pratiquement en direct sur Internet. Qu’est-ce que ce nouveau phénomène ? Est-ce pour les adolescents un jeu dont ils ne mesurent pas les conséquences ? Et comment l’introduction d’un cours de fondements de la culture orthodoxe à l’école pourrait influer sur cette statistique, permettrait d’expliquer aux adolescents ce qu’est le suicide ?

Le métropolite Hilarion : Nous devons d’abord comprendre que nos adolescents font partie d’un groupe à risque, qu’ils ont besoin de l’attention soutenue de leurs parents, de l’école, de la société en général. Si les parents remarquent que leur enfant passe beaucoup de temps sur Internet, ils doivent se demander ce qu’il y fait. Peut-être cherche-t-il des informations intéressantes pour ses cours, ses études, c’est une chose. Mais peut-être va-t-il sur des sites pornographiques, c’est déjà autre chose. Peut-être encore est-il peu à peu happé par une secte, et c’est encore une autre situation. Les parents ne doivent pas rester indifférents.

Quant aux cours de culture orthodoxe, je pense que n’importe quel enseignement sur les traditions religieuses à l’école est l’un des vaccins contre le poison répandu par les sectes ou contre les gens qui se livrent à ces agissements. Les croyants commettent moins de suicides, car le suicide est interdit par l’Église. Du point de vue du Code pénal, le suicide n’est pas un crime ; du point de vue de l’Église, c’est un péché qui ne peut plus être racheté par le repentir. Le croyant sait que le suicide n’est pas une solution à ses problèmes et qu’il faut tâcher de trouver toutes les issues possibles aux situations difficiles, mais sans avoir jamais recours au suicide.

Dans la seconde partie de l’émission, le métropolite Hilarion a répondu aux questions des téléspectateurs postées à l’adresse du site de « L’Église et le monde », vera.vesti.ru.

Question : Un enfant peut-il être baptisé sans en avoir émis le désir et sans comprendre ce qui se passe ? N’est-ce pas lui faire violence que de l’attirer ainsi à l’Église ?

Le métropolite Hilarion : Le baptême des enfants est une tradition très ancienne, remontant aux tout premiers siècles, voire aux premières années de l’existence de l’Église chrétienne. Baptiser un enfant, ce n’est pas lui faire violence. De même que si la mère se met à allaiter son enfant, ce n’est pas l’attirer au sein par la violence.

Lorsque les parents choisissent dans quelle école envoyer leur enfants – école linguistique, école de musique, école de mathématiques ou école publique – ce sont justement généralement les parents qui font le choix. L’enfant ne participe pas au choix. Certes, on lui demande parfois son avis, mais l’initiative revient aux parents. Souvent, ce sont les parents qui décident du cheminement futur de leur enfant : dans les familles de musiciens, les enfants font de la musique, dans les familles de mathématiciens, les enfants deviennent mathématiciens, dans les familles d’hommes d’affaires, les enfants reprennent les affaires. Il y a, certes, des exceptions, mais ce sont quand même les parents qui donnent une orientation générale. Et il n’y a ici nulle violence. Au contraire, les parents doivent transmettre à leurs enfants ce qu’ils ont de meilleur. Ils doivent apprendre à leur enfant ce qu’ils savent faire.

Naturellement, lorsque l’enfant grandira, il pourra choisir sa profession, sa voie et son appartenance religieuse. Il arrive souvent que les parents apprennent la musique à leur enfant, mais il choisit le commerce. Ou les parents lui font apprendre les langues, mais il choisit une autre voie professionnelle. Il en va de même pour la confession religieuse. Il arrive que des gens éduqués dans une foi en choisissent une autre à l’âge adulte. Personne ne peut les en empêcher. Mais les parents ont sans aucun doute la responsabilité non seulement du bien-être matériel de leur enfant, mais aussi de son bien-être spirituel qui dépend avant tout de ce en quoi l’enfant croira et à quel système de repères moraux et spirituels il se référera. C’est pourquoi, non seulement on ne fait pas violence à l’enfant en le baptisant, mais c’est justement ce que les parents, s’ils sont eux-mêmes chrétiens et baptisés, doivent transmettre à leur enfant. Lorsqu’il grandira, qu’il choisisse sa voie lui-même.

Question : Selon quelles règles procède-t-on à une chirotonie ?

Le métropolite Hilarion : Le mot chirotonie est d’origine grecque et signifie « imposition des mains ». On ne peut recevoir les ordres sacrés dans l’Église que par l’imposition des mains de l’évêque. Pour devenir diacre ou prêtre, le candidat va voir l’évêque, qui lui impose les mains. Pour devenir évêque, il doit recevoir l’imposition des mains de plusieurs évêques.

Certes, l’ordination sacerdotale ou diaconale est précédée d’une longue préparation. Il faut suivre une formation dans un séminaire, une académie, et suivre une formation liturgique. En dehors de la formation, il est nécessaire de répondre à certains critères ou, comme disent les hommes d’Église, ne pas avoir d’empêchement canonique. De quels empêchements s’agit-il ? Par exemple, si un homme s’est remarié pour la deuxième fois, il ne peut devenir ni diacre, ni prêtre. Si sa femme l’a épousé en secondes noces, il ne peut pas non plus devenir diacre ou prêtre.

Telles sont les règles instituées par l’Église depuis l’Antiquité. Ces règles sont très sévères, mais elles sont instituées pour que le prêtre soit un modèle pour les fidèles. Comme l’apôtre Paul l’écrivait à Timothée : Montre-toi un modèle pour les croyants par la conduite, la charité, la foi, la pureté » (I Tim 4, 12). De nos jours, l’évêque redit ces mots de saint Paul à chaque prêtre au moment de l’ordination.

Le primat de l’Église des « vieux-croyants » russes a rencontré le président Poutine

La rencontre du président Poutine et du métropolite Corneille, primat de l’Église orthodoxe des « vieux-croyants » est le premier contact de ceux-ci avec le pouvoir civil russe depuis le schisme du XVIIème s. La rencontre s’est déroulée au Kremlin le 16 mars 2017. « Cette rencontre est très significative pour nous. Après de longues années de persécutions contre les vieux-croyants, nous commençons à bâtir de bonnes relations avec les autorités. C’est un événement capital, qui exercera une sérieuse influence sur nos relations avec les représentants non seulement des autorités fédérales, mais aussi régionales », a déclaré le secrétaire du métropolite, le protodiacre Victor (Savelev). Celui-ci a mentionné que la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Selon le protodiacre, malgré toutes les difficultés, de bonnes relations se sont créées entre les vieux-croyants et les autorités de la capitale. « Grâce au soutien de la ville de Moscou, des travaux à grande échelle ont eu lieu pour restaurer et aménager les églises du site de Rogojskaïa Sloboda à Moscou, mais certaines églises, jusqu’à présent, ne sont pas utilisées conformément à leur destination. C’est ainsi que l’église située impasse Gavrikov, abrite une salle de sport. Nous négocions avec le gouvernement pour sa restitution. Nous espérons que cette question sera résolue », a-t-il poursuivi. Le secrétaire a ajouté que de un à deux millions de « vieux-croyants » vivaient actuellement en Russie. « Bien sûr, ce chiffre est très relatif. Après la révolution, les descendants des vieux-croyants se sont sécularisés, mais n’oublient pas leurs racines. Malgré toutes les difficultés, nous avons toujours été patriotes de notre pays, on peut toujours s’appuyer sur les vieux-croyants dans les moments difficiles ».

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Interview du Dr Claude Pichard, professeur de nutrition aux Hôpitaux Universitaires de Genève, au sujet de la nourriture au Mont Athos et de ses impressions du monastère de Vatopédi

Claude Pichard, professeur de nutrition aux Hôpitaux Universitaires de Genève, spécialiste en médecine interne et en gastro-entérologie, dans une brève interview (en anglais) au site Pemptousia.gr, donne son évaluation de la nourriture au Mont Athos, relevant notamment l’ambiance dans laquelle on prend le repas, et livre ses impressions sur la vie athonite, le phénomène de l’obéissance et les offices liturgiques.

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Crète se prononce sur l’interruption de la commémoration de ses évêques par quatre de ses prêtres

Quatre prêtres de l’Église de Crète, l’archiprêtre Gabriel Mazanakis, le prêtre Emmanuel Sarris, le prêtre Spyridon Damanakis et le prêtre Paul Mazanakis ont informé leurs métropolites respectifs, à savoir le métropolite de Kydonia et Apokoronas Damascène, le métropolite de Rethymnon et d’Avlopotamos Eugène et le métropolite de Lampis et Sphakia Irénée, qu’ils cessaient de les commémorer à partir du dimanche de l’Orthodoxie (le 5 mars 2017). Les prêtres mentionnés justifient leur action par la « condamnation de la pan-hérésie de l’œcuménisme et le rejet du pseudo-concile de Kolymbari [i.e. le Concile de Crète de juin 2016, ndt] ». Le Saint-Synode de l’Église de Crète s’est réuni le 16 mars 2017 à Héraklion et a procédé à la déclaration suivante : « Le Saint-Synode, entre autres, a examiné la question qui a récemment surgi, à savoir l’interruption de la commémoration de leurs évêques canoniques par certains clercs de l’Église de Crète, pendant la divine Liturgie, les sacrements et les offices liturgiques. Leurs Éminences les hiérarques de notre Église, avec amour pastoral et intérêt affectionné, appellent ces clercs à mettre fin à leur conduite erronée susmentionnée. Une commission a été nommée, sur décision unanime, constituée de trois membres, S.E. le métropolite de Petra et Cherronisos Mgr Gérasime, le révérendissime archimandrite Philothée Sanoudakis, higoumène, et le révérend archiprêtre Zacharie Adamakis, président de l’Union des associations des clercs de l’Église de Crète, afin de les rencontrer et de dialoguer avec eux, durant les prochains jours. Le Saint-Synode attend, avec de bons espoirs, des résultats positifs de cette rencontre, et sursoit à l’application des dispositions prévues par les saints canons de l’Église et la législation en vigueur ».

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Liturgie panorthodoxe au Luxembourg

Le métropolite de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athénagoras (Patriarcat œcuménique), a célébré la liturgie le deuxième dimanche de Carême en la cathédrale orthodoxe grecque Saint-Nicolas au Luxembourg. La célébration panorthodoxe de la liturgie, le deuxième dimanche de Carême, avait été introduite par le métropolite Athénagoras, et est devenue une tradition. La concélébration était présidée par le métropolite Athénagoras, qui a prononcé l’homélie, assisté par des clercs des patriarcats de Constantinople, Moscou, Roumanie et Serbie. Dans son homélie, le métropolite a évoqué la figure de saint Grégoire Palamas, dont c’était la fête, et a souligné la grande importance de la participation de tous les orthodoxes du Luxembourg à la liturgie, ainsi que celle du témoignage de l’unité en ces temps difficiles que nous vivons. Il a ajouté que l’orthodoxie, unie, donne toujours à l’homme l’espérance, une espérance qui jaillit de la Résurrection du Christ et qui est diffusée à travers les siècles par la présence des Pères de l’Église, comme saint Grégoire Palamas, et par le caractère synodal vivant qui a été relancé par le saint et grand Concile de l’an passé en Crète. À cette liturgie solennelle assistaient l’ambassadeur de Grèce au Luxembourg, Theodoros Georgakelos, et l’ambassadeur de Roumanie, mais aussi de nombreux fidèles, avec trois chorales, grecque, russe, et roumaine. À l’issue de l’office a eu lieu une réception au centre paroissial, où tous les orthodoxes ont eu l’occasion de se rencontrer.

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Parution du premier guide des monastères serbes édité par le Patriarcat de Serbie

À l’occasion de la commémoration du 1700ème anniversaire de l’édit de Milan et du 900ème anniversaire de la naissance de saint Syméon le Myroblite (Étienne Némania), un guide des monastères de l’Église orthodoxe serbe est édité pour la première fois par le Patriarcat de Serbie. Comme l’écrit le patriarche de Serbie dans l’introduction, « on ne peut imaginer l’Église sans monachisme et sans monastères… Aussi, la parution de ce livre à notre époque est un rappel et en même temps un appel à être et rester ce que nous avons été, un peuple de Dieu attaché aux saints de sa nation, qui nous ont laissé des monastères comme des fondations pour le salut de leurs âmes. Un peuple est chrétien orthodoxe dans la mesure où il a parmi les siens des gens qui sont prêts à tout laisser pour suivre le Seigneur Christ. C’est ainsi que le monachisme en tout temps et chez tout peuple chrétien orthodoxe (Russes, Bulgares, Grecs, Serbes, Roumains…) était et reste le meilleur indicateur et baromètre spirituels qui témoignent le plus exactement de la christianisation de ce peuple et de son attachement à Dieu ». Le guide, de 456 pages, en langue serbe peut être commandé sur le lien ci-dessous.

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Homélie de l’évêque Tikhon de Yegorevsk, prononcée à l’occasion de la première liturgie devant la nouvelle église des néomartyrs et confesseurs de Russie, le jour de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II

Nous publions ci-après in extenso l’homélie de l’évêque Tikhon de Yegorevsk, supérieur du monastère Sretensky, prononcée le 15 mars, à l’occasion de la première liturgie devant la nouvelle église des néomartyrs et confesseurs de Russie : « Nous savons que ce jour est particulier. C’est le jour où la Reine du Ciel, nous a donné le signe de Son icône « Souveraine » et a pris de façon providentielle le sceptre du pouvoir sur notre Patrie, sur la Russie, lequel est tombé des mains du dernier représentant de la dynastie tricentenaire, le saint martyr Nicolas II. Lorsque nous avons commencé à ériger cette église, nous avons prié afin que le Seigneur nous bénisse pour achever ce travail précisément ce jour, le centenaire du commencement des événements les plus tragiques, peut-être, qu’ait connu notre Patrie. C’est le commencement de ce chemin des épreuves que, par la miséricorde de Dieu, notre peuple a surmonté, ces épreuves qui ne l’ont pas brisé et qui ont amené au Christ, à la victoire de la Résurrection du Christ, les descendants de beaucoup de ceux qui, à un certain moment, avaient apostasié. L’église est dédiée à la Résurrection du Christ qui triomphe de tout, et aux fidèles disciples du Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire Ses saints Néomartyrs et Confesseurs. Le Seigneur a accompli le souhait de notre cœur. Et voici qu’aujourd’hui, en cette date anniversaire, importante au moins par le fait que nous réfléchissons à la voie parcourue par notre pays et notre peuple, nous prêtons l’oreille aux leçons que nous devons tirer et nous comprenons le principal : tout se trouve dans les mains de Dieu seulement. Le Seigneur fait descendre aux enfers et en fait remonter. C’est ce qui s’est produit aussi avec notre Patrie, descendue aux enfers et remontée vers la Résurrection du Christ, la résurrection de la vie en Dieu pour des millions de nos compatriotes. Les leçons de Dieu sont parfois très lourdes. Les leçons de Dieu résident encore dans le fait que l’insouciance, la pusillanimité, l’infidélité des hommes sont supportées longtemps par Lui, mais arrive ensuite la minute lors de laquelle les plus insouciants et leurs descendants doivent expier par une épreuve amère, mais salvatrice. Nous commémorons aujourd’hui les saints Néomartyrs, mais nous ne savons pas combien il y a eu de martyrs de l’ombre, qui à un certain moment ont renié l’Église et la foi, mais grâce aux épreuves et la voie du martyre sont revenus au Christ, peut-être durant les dernières minutes. Ils sont revenus et ont découvert le sens et le but de toute leur vie, l’union avec Dieu, l’union avec le Christ. Cela s’est produit de la même façon que sur le Golgotha avec le larron : se trouvant sur la croix, il a fait au dernier moment ce qui lui était possible, il prononça de tout cœur seulement quelques mots : « Souviens-Toi de moi, Seigneur, dans Ton Royaume ». Il n’a eu dans sa vie aucun labeur spirituel, aucune piété toute sa vie durant. Seulement les péchés d’abandon, de trahison, de lâcheté et de tromperie, selon l’expression de l’empereur Nicolas Alexandrovitch. C’est la même chose que, probablement, de nombreux compatriotes pouvaient dire d’eux-mêmes : ils étaient coupables de trahison, de lâcheté et de tromperie. À l’égard de l’Église, du Seigneur, il s’agissait de la voie historique de la Russie orthodoxe, la voie qu’ils connaissaient, mais qu’ils ont négligée. Ce sont des leçons pratiques pour nous tous. Nous fêtons la gloire des saints Néomartyrs, vilipendés et rejetés par ce siècle, ridiculisés et torturés par leurs contemporains. Notre mémoire, c’est comme une sorte d’icône, ici sur terre, de ce qui se produit dans le Royaume céleste. Notre mémoire, n’est qu’un petit éclat de la gloire que ces hommes ont dans le Royaume des cieux. Ils étaient peu nombreux, mais ils avaient précisément raison, ils ont choisi précisément la véritable voie, parce qu’ils ont choisie la Voie, la Vérité et la Vie – le Christ. Malgré cela, il semblait que tout, autour d’eux, leur criait : « Quittez-Le ! Laissez-Le – et vous vivrez ». Et eux disaient autre chose : « Cherchons Dieu, et notre âme vivra » (cf. Ps. 68,33). C’est une haute leçon spirituelle. Mais il y a aussi une leçon pratique. Elle ne vient pas des saints Pères, ni des grands ascètes, elle nous est enseignée par des contemporains, qui regardaient les événements depuis l’extérieur, en 1917. L’un d’entre eux n’était pas orthodoxe, je ne sais même pas s’il était chrétien, il s’agit de l’ambassadeur de France à Petrograd, Maurice Paléologue, qui disait : « C’est étonnant, je ne connais pas d’autre peuple plus influençable que le peuple russe ». Ces gens qui saluaient le renversement de l’autocratie, convaincus de la justesse de leurs actes, s’écriaient avec enthousiasme : « Hourra ! » (c’est le mot séculier pour « Hosanna »), de même qu’ils persuadaient tous et eux-mêmes qu’enfin tout changerait, que viendraient les gens les plus dignes, que commencerait le royaume du bonheur et de la justice. Quelques mois après, les mêmes personnes étaient horrifiés et pleuraient avec des larmes de sang, parce que le pays qu’ils avaient remis eux-mêmes à ceux qui étaient les plus dignes et qui avaient été élus, s’effondrait. Vers l’été 1917 déjà, il n’y avait pratiquement plus de Russie, voilà ce qu’en ont fait ceux qui avaient frénétiquement brigué le pouvoir, qui affirmaient avec suffisance et croyaient fermement qu’ils savaient comment faire mieux. Il s’est avéré que diriger l’État russe était plus que difficile. Le pays s’effondrait et tombait dans les mains de l’antichrist, de ses précurseurs. Qui a transmis la Russie et son peuple  aux mains de ces précurseurs ? – Ceux qui aimaient infiniment la Russie, comme ils le disaient. Et il faut dire qu’ils ne mentaient pas. Tous ces acteurs du complot ignoble – et les militaires, et les aristocrates, et les membres de la douma, et l’intelligentsia, et le peuple, criaient partout : nous faisons cela pour la Russie ! Nous sommes prêts à mourir pour elle ! Et, par la suite, ils ont prouvé leur amour parfois par leur mort même, dans l’armée blanche. Mais voici qu’en définitive ce sont précisément ces gens qui aimaient infiniment la Russie qui ont livré le pays aux mains de cet homme qui a déclaré : « Mes bons messieurs, je crache sur la Russie ! » Ces mots appartiennent à celui dont le corps gît encore aujourd’hui sur la Place Rouge. Voici ce qu’ont fait, avec grand amour pour la Patrie, ceux que l’on qualifiait alors d’espoir et de meilleurs hommes du pays. Ces leçons doivent s’imprimer dans notre esprit et dans notre cœur. Nous ne pouvons permettre à nouveau quelque chose de semblable. Maintenant, Dieu merci, les conditions préalables à pareille chose sont absentes. Mais, en un clin d’œil tout peut changer si les membres de l’Église du Christ ne le sont qu’en apparence. C’est alors que l’Esprit de Dieu les quittera. Et aujourd’hui, en ce soir magnifique, remarquable, de la Table du Seigneur, prions afin que le Seigneur ne nous laisse pas entrer en tentation, qu’Il nous délivre du malin, qu’Il nous préserve, nous le petit troupeau de Son Église. Afin que dans cette église en l’honneur des Néomartyrs, souhaitée et construite par nous tous, nous puissions durant de nombreuses années célébrer la Table du Seigneur. Afin que vos enfants et vos petits-enfants la célèbrent ici. Je voudrais vous remercier tous, au nom de toute la fraternité de notre monastère, pour la prière d’aujourd’hui. Je voudrais remercier la fraternité de notre monastère elle-même pour ses labeurs, pour la construction et l’aménagement de cette église. Je voudrais exprimer des paroles de reconnaissance à tous les constructeurs, architectes, aux remarquables artistes, aux ingénieurs. Je vous remercie vous tous pour avoir pu nous permettre, par vos labeurs et vos prières, de célébrer un office aussi extraordinaire. Probablement, ce n’est pas un hasard. Le premier office, ici au Monastère Sretensky, le jour de la fête de la Rencontre du Seigneur, en 1994, s’est produit également dans la rue, nous nous en rappelons. De même, le premier office devant la nouvelle église, se déroule, non pas à dessein, mais comme les choses l’ont voulu, en plein air, dans la grande église du monde Divin, dans lequel nous vivons tous. Je voudrais remercier également le chœur et tous les étudiants, puis encore une fois, tous nos paroissiens. Que Dieu vous aide, vous renforce dans la foi, et que la Reine du Ciel vous protège. Amen ».

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Commémorations liturgiques en Russie de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine » et de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II

Le 15 mars, jour de la commémoration de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine » et de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II ont eu lieu des offices solennels en l’église N.D. de Kazan à Kolomenskoïé (près de Moscou), au monastère Sretensky à Moscou, et en l’église des saints martyrs impériaux à Ekaterinbourg. Rappelons que l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine », peinte probablement au XVIIIème s., avait été cachée dans la cave de l’église de N.D. de Kazan à Kolomenskoïe pendant l’invasion napoléonienne, puis était restée oubliée. Le jour même de l’abdication du tsar, le 15 mars 1917, une paysanne de la région de Moscou eut une vision de la Mère de Dieu lui enjoignant de se rendre au village de Kolomenskoïé pour rechercher une icône dont « la couleur changerait du noir au rouge ». Après des recherches effectuées avec le prêtre de l’église, l’icône en question, recouverte de suie, fut trouvée. Lorsqu’elle fut amenée à l’extérieur, la lumière du soleil fit ressortir que la Mère de Dieu était revêtue de la tunique écarlate d’un monarque, portant également un sceptre et un orbe, les symboles régaliens. Dans l’esprit du peuple russe, l’apparition de cette icône le jour de l’abdication impériale signifiait que le Mère de Dieu règnerait à la place de l’empereur. C’est donc dans l’église de Notre-Dame-de-Kazan à Kolomenskoïé que le patriarche de Moscou Cyrille a célébré la liturgie des présanctifiés le 15 mars. On peut visionner ici https://youtu.be/q6U4iKlqI5A des extraits de la liturgie avec la prière pour « les défunts serviteurs de Dieu qui ont péri pendant les combats révolutionnaires fratricides », la prière au tsar-martyr Nicolas II et les passages du sermon patriarcal que nous reproduisons ci-après : « Ceux qui se sont appropriés le pouvoir impérial, l’ont livré à ces forces encore plus radicales, et nous savons comment s’est terminée cette tragédie. Elle ne s’est pas achevée immédiatement ; pas même après la terrible et sanglante guerre civile, pas même après les temps de dictature et des répressions massives qui lui étaient liées, pas même après la guerre sanglante qui a emporté des millions et des millions de vies, pas même après-guerre, et pas même dans les années 1990, lorsque nous avons réfléchi à nouveau comment changer la vie du pays… Le jour de l’abdication de l’empereur est apparue l’icône « Souveraine », et cet événement, qui s’est produit ici à Kolomenskoïé, a été perçu par tous comme une manifestation de la volonté Divine. Le tsar visible est parti et sur le trône russe est montée la reine du Ciel… Malgré toutes les réussites de notre peuple dans le domaine de la science, de l’art et d’autres encore, cette tragédie nationale ne quittera jamais notre mémoire. Tout ce qui s’est passé avec nous, il y a cent ans et s’est poursuivi au long d’une grande partie du siècle, est pour nous l’exemple le plus grand de la force de la Providence divine. Le Seigneur, à partir de ces pierres-ci peut susciter des enfants à Abraham. Il peut de façon miraculeuse changer la vie des gens et de tout le pays. Mais il est très important que les changements dans notre vie personnelle et celle de la société ne soient jamais accompagnés de cette injustice, de cette méchanceté qui ferment les portes à la grâce divine. Dieu se retire et nous livre à nous-mêmes, si par la violence, la méchanceté, le mensonge, nous tentons de construire une vie heureuse ». Au monastère Sretensky, la liturgie des présanctifiés a été célébrée en plein air, à 18h, devant l’église des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, construite sur lieu où ont été torturés de nombreux évêques et prêtres, où avaient lieu les interrogatoires et les exécutions. L’église n’étant pas encore consacrée, l’office présidé par l’évêque de Yegorievsk Tikhon, assisté par le clergé du monastère, a eu lieu sur le parvis, où étaient rassemblés environ 2000 fidèles, dont beaucoup ont communié. Le chant était assuré par les séminaristes de Sretensky. Après la liturgie, toutes les personnes présentes ont été invitées à un repas. Celles qui avaient communié avaient jeûné depuis minuit, à l’exception des malades, qui se sont abstenus de nourriture et de boisson depuis midi, selon le règlement en vigueur de l’Église orthodoxe russe. On peut voir ici un court film vidéo de cette liturgie. À Ekaterinbourg, une Liturgie solennelle a eu lieu en « l’église-sur-le-sang », construite sur le lieu de l’assassinat de la Famille impériale. La Liturgie était présidée par le métropolite d’Ekaterinbourg et Verkhotourié Cyrille, assisté des quatorze métropolites et évêques du district fédéral de l’Oural, et en présence d’une nombreuse assistance. On peut visionner ici des extraits de la cérémonie.

Sources : 1, 2 et 3

Le Premier ministre ukrainien a été reçu au Phanar

Dans le cadre de sa visite officielle en Turquie, le Premier ministre ukrainien Volodymyr Groysman, s’est rendu au Patriarcat, accompagné par Volodymyr Kistion, vice-Premier ministre, Taras Kutovoy, ministre de l’Agriculture, Mme Liliya Hrynevych, ministre de l’Education,  Andrii Sybiha, ambassadeur d’Ukraine à Ankara et Maksym Vdovychenko, qui accomplit les fonctions de consul général à Istanbul, Serhii Popyk et Myroslav Koshliuk, conseillers du Premier ministre, Yurii Bodenchuk, secrétaire particulier du Premier ministre, Danylo Bilak, responsable des investissements et Stanislav Yezhov, traducteur. Le Premier ministre, qui a reçu les honneurs prévus par le protocole, a été accueilli à l’entrée par les clercs de la cour patriarcale, puis a été conduit à l’église patriarcale par le révérendissime grand archimandrite Vissarion, qui parle russe et est archiviste du patriarcat. Ensuite, le premier ministre a été reçu avec tous les honneurs par Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée dans son bureau officiel, où a eu lieu entre eux une discussion longue et cordiale ainsi qu’un échange de cadeaux, en présence du métropolite de France Mgr Emmanuel, du métropolite de Smyrne Mgr Bartholomée, secrétaire du Saint-Synode, et de l’archevêque de Pamphilos Mgr Daniel, desservant les Ukrainiens se trouvant sous l’omophore du Patriarcat œcuménique aux États-Unis. Ensuite, dans la salle du trône, le Premier ministre a présenté ses accompagnateurs puis, avec le patriarche a procédé à des déclarations aux médias. Enfin, le Premier ministre a été accompagné jusqu’à la sortie de la maison patriarcale par Sa Toute-Sainteté, avec les honneurs dus à sa personne.

Source (photographies)

La première pierre d’une église dédiée au tsar-martyr Nicolas II a été posée près de la gare d’où partit le train qui le mena à Pskov en vue de son abdication

Le 14 mars, le métropolite de Pskov et de Porkhov Eusèbe, avec le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak ont posé la première pierre de la future église dédiée aux saints martyrs impériaux, située à Dno, à une centaine de kilomètres de Pskov. À la cérémonie assistaient les habitants de la ville et les dirigeants du district. « L’empereur Nicolas aimait son peuple, il aimait Dieu, et n’a pas trahi au moment difficile le peuple russe dans la patrie. Nous plaçons cette charte bénie [dans la première pierre], sur l’emplacement du début du chemin de ses souffrances » a déclaré le métropolite Eusèbe. Il a remercié le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak pour avoir soutenu l’initiative de la construction de l’église et a souhaité le bon déroulement des travaux. La nouvelle église est bâtie non loin de la gare ferroviaire d’où est parti le train transportant le tsar, redirigé sur Pskov, où a eu lieu l’abdication le 15 mars 1917. Les habitants de la ville ont pris l’initiative de la construction de l’église. Ensuite, l’idée a été soutenue par le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak et le métropolite de Pskov et de Porkhov Eusèbe. Il était prévu à l’origine de construire une petite chapelle en bois, mais, avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille, la décision a été prise de construire une église en pierre. Selon la planification, la construction durera environ un an. Elle sera exécutée dans le style russe avec un dôme doré en forme de bulbe et un clocher de neuf cloches. Les murs extérieurs seront constitués de briques rouges, et l’intérieur sera décoré de fresques. L’inauguration est prévue pour le jour de l’assassinat de la Famille impériale. Le gouverneur a déjà offert à l’église une icône du saint tsar martyr Nicolas II.

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Le patriarche de Roumanie Daniel : « Le Christ apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades »

« L’Évangile lu le deuxième dimanche du Grand Carême, appelé aussi dimanche de Saint Grégoire Palamas, montre que le pardon des péchés est le début de la guérison de la maladie » a déclaré le patriarche de Roumanie le 12 mars. Dans son homélie, prononcée en la chapelle de la Résidence patriarcale, le primat a souligné que le péricope évangélique lu ce jour à la sainte Liturgie est plein d’enseignements spirituels. Le texte évangélique montre qu’un malade était amené au Christ Sauveur. En raison de la foule, ceux qui l’avaient amené, firent une ouverture dans le toit et sont entrés par là pour rejoindre Jésus. Voyant leur foi, le Seigneur a dit au malade : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mc II, 5). Le pardon des péchés est le commencement de la guérison du malade. Le péché lui-même est une maladie, une souffrance de l’âme. Jésus offre d’abord la santé de l’âme par le pardon des péchés, tandis qu’il accorde ensuite la guérison du corps également. En réfléchissant plus encore sur le texte évangélique, le patriarche Daniel a précisé que le Sauveur Christ n’a pas demandé au paralysé s’il avait la foi ou non. Le Seigneur a ressenti que sa grande souffrance l’avait mené à la foi et à l’humilité. Le Christ qui s’est montré un parfait confesseur, n’a pas divulgué en public quels étaient les péchés du paralysé, mais a seulement dit qu’ils étaient pardonnés. Le pécheur qui vient avec foi vers Jésus et demande la guérison devient un fils spirituel de l’amour divin. Par le pardon des péchés est accordé aux hommes la grâce de l’adoption. Dans l’Évangile de ce jour, nous n’avons pas seulement le pardon des péchés, mais le rétablissement de la dignité humaine. Lorsque nous nous confessons avec humilité et sincérité, nous recevons avec la rémission des péchés la grâce de l’adoption, nous devenons fils et filles spirituels de Dieu. En général, a dit le patriarche, la maladie n’est pas nécessairement la conséquence des péchés. Il existe une multitude de personnes qui sont malades depuis leur enfance. D’autres ont porté toute leur vie le fardeau de la maladie sans être de grands pécheurs. Souvent, la maladie est une pédagogie, une œuvre du Seigneur par laquelle l’homme est préservé du péché. Parfois, la maladie apporte beaucoup d’humilité et de compassion. Celui qui passe par la souffrance comprend mieux celui qui souffre. Expliquant le sens spirituel de la sagesse divine, le patriarche de Roumanie a souligné que la maladie peut être un moyen d’apprendre à l’homme que la santé est un don de Dieu et non un droit. Nous devons cultiver ce droit sans cesse. Il y a des cas dans lesquels la maladie est une œuvre mystique de Dieu, un appel à s’approcher du Seigneur. En approchant de Dieu, le malade transforme la souffrance en espérance de guérison. Continuant son homélie, le patriarche a présenté l’exemple du saint apôtre Paul qui a souffert d’une maladie grave durant la majeure partie de sa vie. Il a prié trois fois le Seigneur qu’Il le guérisse de la maladie. Le Seigneur a répondu que Sa grâce lui suffisait. Par cette réponse, saint Paul a compris que sa maladie était un appel à l’humilité et à la perfection spirituelle. Le patriarche Daniel a mis en évidence que notre Seigneur apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades. La guérison de celui qui souffre est devenue possible aussi par la foi des quatre hommes qui l’avaient amené à Jésus. Ces quatre hommes représentent le grand nombre de ceux qui ont pris soin de ceux qui se trouvent dans souffrance à travers les siècles. Pour finir, le patriarche de Roumanie a souligné que l’Église avait établi que le jour du deuxième dimanche du Carême serait commémoré également saint Grégoire Palamas, un grand maître de l’hésychasme orthodoxe athonite. Il est le théologien de la Gloire éternelle de Dieu, a conclu le patriarche.

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion propose de débaptiser les rues portant le nom de révolutionnaires dans la mesure où un consensus à ce sujet est atteint dans la société

Le chef du Département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, soutient la débaptisation des rues portant le nom de militants soviétiques odieux, mais appelle à ne pas se hâter de le faire. « Les changements de noms doivent convenir à la population, mais l’Église n’est pas indifférente à cette question, parce qu’il est question de nos symboles nationaux. Les noms des terroristes, des révolutionnaires, des assassins, des bourreaux, ce sont les noms qui sont entrés dans l’histoire avec un signe négatif. J’espère que tôt ou tard, nous le comprendrons tous. Jusqu’à maintenant, il existe une certaine division au sujet de cette question, de même qu’en ce qui concerne le retrait du corps (de Lénine) du mausolée », a déclaré le hiérarque sur les ondes du programme « L’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossia-24 ». Le métropolite considère que « le changement de nom n’est possible que lorsqu’il existe un consensus dans la société ». Toutefois, il considère également que la question des dépenses occasionnées aux municipalités en cas de changement de noms a été amplifiée. « Changer les plaques, je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une mesure somptuaire. C’est plutôt un argument qui est toujours soulevé par les adversaires des changements de noms afin de dire aux gens que c’est de leurs poches que l’argent sortira, c’est vous qui en pâtirez. Cela, à mon avis, est un argument démagogique », a-t-il déclaré. Pour ce qui concerne les problèmes liés à l’habitude, le représentant de l’Église a reconnu que jusqu’à présent, il avait des difficultés à s’habituer aux nouvelles appellations des stations de métro à Moscou. « Mais je suis prêt à vivre avec ce désagrément, pourvu que les noms des bourreaux et des criminels disparaissent de nos rues, places et noms des stations de métro » a-t-il ajouté. Il y a quelques jours, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières avait déclaré, dans un message dédié au centième anniversaire de la révolution http://orthodoxie.com/le-saint-synode-de-leglise-orthodoxe-russe-a-etabli-la-liste-des-initiatives-prevues-a-loccasion-du-centenaire-du-debut-des-persecutions-religieuses-en-russie/ que « l’un des symboles de cette réconciliation du peuple russe avec le Seigneur pourrait être d’évacuer de la Place Rouge les restes du principal persécuteur et bourreau du XXème siècle et de détruire les monuments qui lui sont dédiés… Il faut agir de même avec les appellations des villes, des provinces, des rues, qui jusqu’à ce jour sont privées de leurs noms historiques ».

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Des mosaïques réalisées en Russie orneront la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

La Commission russo-serbe dont le but est d’évaluer graduellement les travaux des artistes qui réalisent les mosaïques de la coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, s’est réunie vendredi dernier à Moscou et a donné son « feu vert » à la continuation du travail. Les co-présidents de la Commission sont le métropolite de Volokolamsk Hilarion pour le côté russe, et le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, pour le côté serbe, tandis que le président est le représentant du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie Alexandre Radkov. Les membres de la commission ont vu pour la première fois des parties de la mosaïque de l’Ascension du Christ, alors qu’ils n’avaient jusqu’à présent vu que les dessins. Les mosaïques qui orneront la coupole de la plus grande église des Balkans sont impressionnantes et bien plus belles que sur les dessins. La mise en place de la mosaïque dans la coupole de l’église commencera au début du mois d’avril et les travaux seront achevés avant la fin de l’année. Les parties des mosaïques destinées à la coupole devront être transportées à Belgrade et montées. Au début de la session de la commission, le métropolite de Volokolamsk s’est adressé à l’assistance par ces paroles : « Le projet de l’ornementation de l’église Saint-Sava revêt une grande importance pour le développement des relations traditionnellement fraternelles des Églises orthodoxes russe et serbe, mais aussi des peuples russe et serbe ». Le métropolite a également transmis les salutations du patriarche de Moscou Cyrille, soulignant que celui-ci concevait ce projet comme « la construction de l’amitié éternelle entre les peuples russe et serbe et de la solidarité entre les Églises russe et serbe ». Le métropolite Amphiloque a mentionné que soixante personnes travaillaient actuellement sur les mosaïques, et que 150 artistes en tout participent à cette œuvre, venus de toutes les académies des beaux-arts de Russie. Tous ensemble, ils réalisent une mosaïque qui s’étendra sur 3.500 m2 environ. Le métropolite Amphiloque a remercié l’Église russe par les paroles suivantes : « Notre Église, comme notre peuple, ressent une gratitude exceptionnelle pour cette aide de nos frères de Russie et de l’Église russe. Je pense personnellement que depuis la construction de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople, à l’époque de l’empereur Justinien, il n’y a pas eu une telle entreprise dans l’Orient orthodoxe ». Les membres de la commission ont exprimé l’espoir que les travaux principaux sur l’église soient achevés en 2019, à l’occasion du 800ème anniversaire de l’autocéphalie de l’Église serbe. La société russe « Gazprom Neft » a fait un don de 4 millions d’Euros pour la décoration intérieure de la coupole de l’église, dans le cadre de son programme de soutien aux projets humanitaires dans le domaine de la culture et de la préservation du patrimoine historique de la Serbie.

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Staretz Ephrème de Vatopaidi : orthodoxie et Internet

Le développement forcené de la technologie de l’information au cours des deux dernières décennies a vraiment produit des résultats inattendus, dont nous ne pouvions même pas rêver dans les années septante et même dans les années huitante.

L’Internet, le courrier électronique, les ressources Web, les réseaux sociaux: ils font partie de notre vie quotidienne, du travail, de la science, de l’éducation, de l’art et du divertissement. L’Internet nous a permis de réduire ou même d’abolir la distance. Ainsi, les nouvelles peuvent être transmises par Internet d’une extrémité de la terre à l’autre en quelques secondes – nous avons tous eu cette expérience.

Les conversations, parfois même impliquant le contact visuel, se déroulent maintenant sans à-coups, indépendamment de la distance. La seule condition est que l’utilisateur ait accès à Internet. En effet, l’utilisation d’Internet est si simple que tout enfant ou personne âgée peut facilement l’utiliser.

De la même manière, la Parole de Dieu peut être transmise partout dans le monde. De cette façon, ce qui se passe ici à Athènes devant un public de 100 personnes peut être enregistré et envoyé à des milliers, voire des millions d’utilisateurs, ou même transmis en ligne, comme cela se passe maintenant avec notre conférence.

Mais nous devons nous rendre compte que la Parole de Dieu n’est pas une simple parole humaine, mais porte l’Energie Divine, qui peut spirituellement raviver l’homme et vraiment le réconforter – et cela peut se passer par l’Internet. Nous connaissons de nombreux cas où diverses personnes – athées, idolâtres de l’Inde, du Japon et du Népal – ont trouvé l’Orthodoxie par Internet et sont nées à nouveau, parce qu’elles ont trouvé la vérité qu’elles cherchaient dans cette vie; Elles ont trouvé le Christ.

Il n’y a pas si longtemps, l’acteur hollywoodien Jonathan Jackson a visité notre monastère. Je lui ai demandé comment il est devenu orthodoxe. Il m’a dit que l’Internet l’avait beaucoup aidé. D’autre part, grâce à Internet, les chrétiens qui avaient quitté Dieu sont retournés à Lui, se sont trouvés et ont trouvé leur place dans ce monde.

Il y a des gens qui étaient au bord de la frustration absolue et, après avoir écouté quelques entretiens sur Internet, ils ont trouvé la force spirituelle nécessaire et l’espoir, et ils se développent maintenant spirituellement.

Bien sûr, la Parole orthodoxe de Dieu est moins présente sur Internet par rapport à d’autres paroles. Quand je parle d’autres paroles, je parle de la science, de l’économie, de la politique, et même de phénomènes tels que la mode, le show-business ou même certaines ressources corrompues qui, malheureusement, sont souvent visitées.

Il me semble qu’aujourd’hui la Parole de Dieu doit avoir en ligne une présence forte et puissante. La majorité des gens aujourd’hui sont désorientés, tombant constamment dans une impasse. À cette époque, seule la Parole de Dieu peut consoler l’homme, l’informer et lui assurer la possibilité de la vie éternelle. La Parole de Dieu transmise par Internet peut avoir une fonction de guérison pour l’homme.

La création de bibliothèques numériques au contenu pertinent peut et doit être encouragée et multipliée. Le patrimoine et la sagesse des saints Pères, avec leurs textes remarquables, doivent être utilisés autant que possible de la manière la plus moderne et la plus optimale. La numérisation et la catégorisation des saints Pères permettent aux internautes de trouver des textes et des informations sur des sujets qui les intéressent. De plus, la numérisation et la promotion à travers les pages Web de la Parole de Dieu, en particulier les enseignements des saints Pères ainsi que des startsy du XXe siècle apporteront un bénéfice spirituel à nos contemporains.

Le staretz Ephraïm de Katounakia a dit: « Oh, qu’il est dommage qu’il n’ait pas été possible d’enregistrer les paroles du staretz Joseph? » Nous comprenons qu’il est vraiment important que les choses soient dites par des gens qui ont vécu et acquis une expérience personnelle dans le combat spirituel invisible.

Saint Païssios a dit: « Notez tout ce que vous entendez de spirituel, ainsi que l’expérience que vous avez entendue des autres, parce que viendra un moment où cette expérience sera épuisée, et vous aurez une déficience spirituelle. » En effet, au cours des dernières années, la publication de livres de contenu théologique, en particulier en Grèce, mais aussi dans d’autres pays orthodoxes, a connu une forte croissance.

Mais, malheureusement, il y a des orthodoxes qui, en raison des barrières linguistiques, n’ont pas accès à ces précieux textes. En outre, le livre ordinaire, imprimé sur papier, est maintenant dans une grave crise. Dans le même temps, les ventes de livres électroniques sont de plus en plus fréquentes. Par conséquent, nous pouvons dire que nous pouvons utiliser cette tendance. Nous pouvons dire que tout cela est bon et agréable à Dieu, quand tout fonctionne correctement.

Internet est un outil moderne qui favorise la mondialisation. Ceux qui voudraient répandre leurs idées sur l’histoire mondiale, l’économie mondiale, un État mondial et un leader mondial savent comment utiliser l’Internet – et, en fait, ils l’utilisent à un niveau élevé. Pourquoi ne devrions-nous pas, nous orthodoxes, utiliser cet instrument pour promouvoir le rôle mondial de l’Orthodoxie? Pourquoi ne pas l’utiliser pour unir les orthodoxes et leur mission dans le monde connu?

La bonne utilisation de l’Internet dépend de l’utilisateur. Bien sûr, l’Internet ne peut pas remplacer le contact vivant. Bien sûr, personne ne peut atteindre un niveau donné de spiritualité à travers l’Internet seul.

L’Orthodoxie est centrée sur la personne. La priorité va également à la valeur essentielle de la personne, à la personne individuelle. L’Internet est un outil, un instrument qui nous aide et nous est bénéfique – mais pour que les fidèles mènent une vie spirituelle authentique, il est nécessaire qu’ils aient un contact personnel avec leur père spirituel.

De la même manière, il est essentiel de communiquer avec les autres frères, afin de faire l’expérience de l’amour et de participer à tous les Mystères de l’Église. Bien sûr, il y a aussi des cas où l’utilisation excessive d’Internet, même à des fins spirituelles et bonnes, peut créer la dépendance, entraînant un isolement asocial et un effet nuisible sur la personnalité. Ainsi, l’Internet peut avoir des résultats négatifs: au lieu de conduire l’utilisateur à être plus proche de Christ, cela peut, au contraire, le détourner de Dieu. C’est pourquoi nous avons la grande responsabilité de promouvoir et de partager la Parole de Dieu en utilisant les méthodes les plus créatives, les plus utiles et les plus modernes – mais nous devons également informer notre troupeau sur l’utilisation profitable de l’Internet en soulignant tous les effets négatifs que peut engendrer l’utilisation abusive de cette technologie.

C’est l’un des objectifs de notre conférence qui, pour la première fois, se déroule au niveau international pour les orthodoxes. C’est une grande bénédiction que la première de ces conférences ait lieu dans notre pays. Je tiens à remercier les organisateurs: le journal en ligne «Pemptousia», ainsi que les ressources en ligne et «Bogoslov» de Russie. Notre monastère soutient toujours avec beaucoup d’amour et d’intérêt l’activité de l’Institut « Saint Maxime le Grec ». Nous espérons que cette conférence sera en mesure de faire face aux défis du monde moderne et que tous les participants utiliseront ces nouvelles technologies et Internet pour leur bénéfice spirituel.

Le Christ est ressuscité! Je vous remercie.

Version française Claude Lopez-Ginisty d’après Pravmir (reprise discours de Père Ephraim de Vatopaidi à la conférence internationale de mai 2015 à Athènes)

Une liturgie sera célébrée mensuellement à Ankara par un archimandrite du Patriarcat oecuménique

Le Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « À partir de ce jour, le 11 mars 2017, le Patriarcat œcuménique, de par sa sensibilité et sa responsabilité pastorales, mais également pour répondre aux demandes relatives, a fixé la célébration, actuellement une fois par mois, de la divine liturgie pour les orthodoxes de différentes nationalités habitant à Ankara, les membres des ambassades des pays orthodoxes, les professeurs d’université, ainsi que d’autres personnes travaillant dans la région. Ces liturgies et d’autres offices seront célébrés par le révérendissime grand archimandrite Vissarion, qui parle la langue russe et qui se rendra à cette fin dans la capitale. Les offices seront célébrés en l’église catholique-romaine de la ville, qui est aimablement mise à disposition des orthodoxes ainsi que d’autres communautés chrétiennes du pays ».

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Le gouvernement hongrois a alloué 8 millions de dollars à la restauration d’églises orthodoxes russes

Le ministère hongrois des Ressources humaines a signé un accord avec le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe concernant l’allocation de 2,4 milliards de florints (environ 8,1 millions de dollars) à la restauration de trois églises dans le pays, dont la cathédrale à Budapest, et à la construction d’une autre église. « Les subsides sont alloués pour la restauration de la cathédrale de Budapest, l’église de la Très-Sainte-Trinité à Milkosc, l’église Saint-Nicolas à Tokaj. En outre, une nouvelle église orthodoxe sera construite à Héviz » selon les informations communiquées par le diocèse mentionné. L’évêque de Podolsk Tikhon, qui administre le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe a déclaré qu’un événement de cette envergure se produit pour la première fois dans l’histoire des relations entre l’Église orthodoxe russe et la Hongrie. « Ce financement est un apport du peuple hongrois non seulement à la restauration d’églises qui sont des monuments culturels et historiques de la Hongrie, mais aussi à la préservation des valeurs chrétiennes traditionnelles en Hongrie et en Europe », a souligné le hiérarque. La première église orthodoxe sur le territoire hongrois a été construit au XVIIIème siècle à Tokaj, où se trouvait une garnison cosaque ; là, sur des terres affermées par les tsars russes, les cosaques récoltaient et traitaient des raisins qu’ils acheminaient ensuite à Saint-Pétersbourg. L’église a été préservée jusqu’à nos jours. Une autre église russe, dédiée à la sainte martyre Alexandra, a été construite en 1803 dans la banlieue de Budapest sur le lieu du décès de la grande-duchesse Alexandra Pavlovna Romanov, fille de l’empereur russe Paul Ier. Plus tard fut constituée la mission ecclésiastique d’Ofen (ancienne appelation de Buda), qui fonctionnait auprès de la mission diplomatique russe et desservait les orthodoxes vivant dans la région.

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Jovan Nikoloski