31/03/2017
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Archives de catégorie : Europe

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Un obus est tombé sur l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva et l’école du dimanche à Debaltsevo dans l’Est de l’Ukraine

Le 23 décembre à 14h55, dix obus ont été tirés depuis la ligne de front par l’armée ukrainienne, dont l’un est tombé sur le territoire de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva. Des projectiles d’un calibre de 150mm ont été utilisés, ce qui est interdit par les accords de Minsk. L’information a été communiquée par le site internet du diocèse de Gorlovka et de Slaviansk. Le bâtiment de l’école du dimanche a été fortement endommagé : un mur est détruit en totalité, et les autres, en partie. Heureusement, il n’y avait pas d’enfants à ce moment. Pour ce qui concerne l’église, les vitres sont brisées, la façade a été endommagée par des éclats d’obus, la porte d’acier a été perforée, et la nouvelle coupole a été touchée et est tombée à terre. Il n’y a pas de victimes. L’école N°3 de la ville, le jardin d’enfants et des maisons d’habitations ont été touchés également, mais aucune information n’est disponible jusqu’à maintenant sur les morts et les blessés.

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Message de la Nativité du métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie

metropolite_StephanosNativité 2016

« Aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur vous est né,
qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2, 10-11).

Chers Frères et Sœurs en Christ,

Quelle incommensurable bienveillance divine chaque fois que nous contemplons le mystère de la naissance du Messie, annoncé par les Prophètes ! Un mystère que ni les cieux ni la terre n’arrivent à saisir, que ni l’intelligence humaine n’est à même de pénétrer mais que nous pouvons accueillir avec foi dans nos âmes. « A tous ceux qui l’ont reçu, écrit l’évangéliste Jean (1,12-13), le Verbe de Dieu, le Christ, a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ».

Dieu nous donne un Sauveur en la personne de Jésus, qui nait en ce jour à Bethléem du sein de la Vierge Marie. Non pas une naissance d’homme de plus sur cette terre ! Mais la naissance de Dieu dans un homme. Le Seigneur en effet qui nous est né, c’est bien Dieu qui s’est fait homme. Dieu s’est fait chair et dans la chair il a rouvert aux hommes le chemin de la déification, où le feu de la nature divine, à travers Jésus-Christ, embrase toute notre humanité.

« Et quand Dieu naît dans l’homme, c’est pour appeler l’homme à naître en Dieu. Quand Dieu naît dans l’homme, c’est pour qu’il soit invité à devenir à son tour un être de lumière et d’amour… infiniment ! » (*)

L’incarnation de Dieu est une « aventure », celle de l’amour de Dieu si grand pour sa créature qui va jusqu’à l’extrême, jusqu’à mourir pour lui et pour tous les autres ; qui a pour centre la souffrance et la croix et pour fin, l’achèvement de la victoire une fois pour toutes sur la mort. Un amour qui, vu sous l’angle de la vie éternelle, dépasse très largement et de manière décisive le simple cercle des amis, de la famille et des intimes pour se porter aussi vers l’ennemi et l’étranger et vers ceux qui sont peu rassurants.

Si nous avions la force de voir avec clairvoyance et certitude l’enfant divin couché dans la crèche avec autour de lui sa mère, Marie qui l’a mis au monde, avec Joseph qui n’a cessé de veiller sur eux et de les protéger, avec les bergers qui ne philosophent pas beaucoup mais qui se précipitent à la grotte avec grande joie, oui, « si nous savions voir et fêter ce jour comme une fête de l’avenir, comme une explosion d’éternité dans le temps, alors nous comprendrions que ce jour est, comme aucun autre, la fête des portes ouvertes, de la main tendue, des ponts qu’on jette vers les autres, vers celui qui n’a pas de voix, qui n’a plus aucun sentiment, qui est fermé, qui est centré sur lui seul et décidé à le rester jusqu’à l’absurde ». (**)

Il n’est un secret pour personne qu’aujourd’hui l’humanité connaît de grandes menaces, de grandes détresses. Des millions de personnes, hommes-femmes et enfants, meurent de faim, périssent dans des conditions atroces à cause de la guerre, quittent leurs foyers ancestraux pour des exils incertains, voient les efforts de toute une vie balayés d’un coup par des catastrophes naturelles, n’ont pas de travail. Pour faire face à toutes ces situations, pour les transformer, comme disait le patriarche Athénagoras, « en situation d’enfantement », ils faut des hommes et des femmes qui soient de bons serviteurs de la vie, de la communion, de la justice qui ne se sépare pas de l’amour. Des hommes et des femmes qui ne se laissent pas aller à l’abandon et au désespoir mais qui donnent aux autres courage et confiance.

Même si la venue de la lumière de la Nativité semble aujourd’hui très fragile, même si parmi nous il y a bien de personnes qui peinent à croire en elle, cette lumière ne peut en aucun cas mourir puisque c’est Dieu lui-même qui l’entretient et qui la propose inlassablement au cœur de tout homme. Notre temps, malgré les apparences et malgré les évidences les plus pessimistes, n’a pas d’autre choix que d’ouvrir des portes nouvelles où aucun homme ne peut rester plus longtemps seul et pour soi, ni aucun pays, ni aucun continent, ni aucune surpuissance.

Et puisque cette fête est la fête de l’enfant Jésus, ouvrons nous aussi, même petitement, ne fût-ce qu’une seule porte. La porte de cet incroyable mystère, que seule une espérance naïvement enfantine peut confesser sans se troubler: « Dieu n’est pas quelque part au-dessus de nous ; Dieu n’est pas ailleurs ; Dieu est avec nous ». Emmanuel est son nom !

Mes bien-aimés,

Comme le dit si bien un grand prédicateur français : « Accueillons cette visite de Dieu parmi nous ; elle est pour nous. Accueillons ce message de Dieu, qui est venu sur terre pour nous ouvrir la porte de la vraie vie. Il est pour nous. Laissons-nous faire par Dieu. Nous ne le regretterons pas ! » (***)

Que le Christ notre Dieu, né de la Vierge Marie et couché dans la crèche à Bethléem, nous donne plus que jamais de marcher résolument sur ses traces, Lui qui est la joie, la lumière, la paix et l’avenir du monde. Amen !

Tallinn, en ce 25 décembre 2016 de la Nativité.

+Stephanos, Métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie.
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Bibliographie :
(*) Gérard Bressière-Hyacinthe Vuliez : Avec Jésus, DDB 1992, p.18.
(**) Hans Urs von Balthasar : Tu couronnes l’année de tes bontés, Ed.Salvator, Paris 2003, pp.246-247.
(***) Jean Corbineau : Parole de Dieu, paroles de fête, Ed.Karthala et CFRT, Paris 2006, p.45.

« Toute clarification concernant la foi doit être faite dans la communion ecclésiale, non dans la désunion » a déclaré le Saint-Synode du Patriarcat de Roumanie au sujet du Concile de Crète

Nous publions ci-dessous le communiqué du Patriarcat de Roumanie au sujet des troubles qui se sont produits en son sein suite au Concile de Crète :

« Nous exposons ci-dessous la position du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine au sujet des évolutions récentes en Roumanie concernant la réception du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe (Crète 2016).

Dans le cadre de la séance de travail du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine, réunie sous la présidence de S.B. le patriarche Daniel le vendredi 16 décembre 2016, en la Salle synodale de la Résidence patriarcale, a été constatée avec tristesse la récente évolution en Roumanie vers des réactions négatives concernant la réception du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe (Crète 2016).

Le Patriarcat de Roumanie a souligné un grand nombre de fois le fait que « le Concile de Crète n’a pas formulé de nouveaux dogmes, mais a professé que l’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique du Christ » et a constamment exhorté à la préservation de la paix et de l’unité de l’Église en toute responsabilité, rappelant les paroles de saint Jean Chrysostome selon lesquelles « Rien n’irrite Dieu comme la division de l’Église. Aurions-nous pratiqué les œuvres les plus parfaites, si nous déchirons l’unité, nous serons punis comme si nous avions déchiré le corps du Seigneur.» (Sur l’épître aux Éphésiens XI, PG 62,85).

Cela dit, nous constatons avec douleur dans l’âme que, de façon passionnelle et nuisible, certains individus frondeurs ont induit en erreur des clercs et des fidèles en affirmant, de façon erronée et dénigrante, que le Concile de Crète avait proclamé l’œcuménisme comme dogme de foi. En outre, certains clercs, croyant ces mensonges, ont interrompu de façon non canonique la commémoration liturgique de leur évêque, troublant la paix et l’unité de l’Église par leur attitude de division. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a souligné que ni le Concile de Crète, ni aucun autre Concile, n’a jamais déclaré l’œcuménisme comme étant un dogme de foi, pas plus qu’aucun Concile canonique n’a déclaré l’œcuménisme comme étant une « pan-hérésie ». En conséquence, les accusations portées par ceux qui contestent le Concile de Crète sont injustes, irresponsables et nuisibles à l’unité de l’Église. Du point de vue de l’Église, l’œcuménisme lucide n’est pas un nouveau dogme de foi, mais une attitude spirituelle de dialogue et de coopération entre les chrétiens, au lieu des polémiques pleines de haine confessionnelle et de confrontations violentes, qui se sont manifestées durant des siècles d’histoire du christianisme. Le mouvement œcuménique est né au début du XXème siècle, alors que les missionnaires chrétiens occidentaux prêchaient l’Évangile de l’amour aux non-chrétiens d’Afrique et d’Asie, au temps où les chrétiens étaient divisés en de nombreuses confessions chrétiennes antagonistes qui se haïssaient et se contestaient mutuellement, leur attitude n’étant pas celle d’un témoignage positif, autant à l’égard des autres religions que de la société civile. Tout en participant à ce dialogue parmi les chrétiens de différentes confessions, l’Église orthodoxe a considéré que la restauration de l’unité des chrétiens non-orthodoxes divisés entre eux au cours du temps ne pouvait se produire que sur la base de la foi de l’Église du Christ indivise, qui est l’Église orthodoxe, l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, que nous confessons dans le Credo orthodoxe (de Nicée-Constantinople). En ce sens, l’Église orthodoxe considère qu’en menant le dialogue avec les autres chrétiens, elle ne fait que témoigner de l’Église Une du Christ, de laquelle ceux-ci se sont séparés au cours du temps, en déviant de la foi orthodoxe. En tout état de cause, aucun chrétien orthodoxe n’est obligé de dialoguer ou de coopérer avec d’autres chrétiens s’il craint perdre la foi orthodoxe. En même temps, il est incorrect de considérer que tous les chrétiens orthodoxes qui participent aux dialogues théologiques ou bien coopèrent avec d’autres chrétiens d’autres confessions dans des questions pratiques relevant de la société, sont des traitres à l’Orthodoxie. Un chrétien orthodoxe pacificateur peut rester fidèle à l’Orthodoxie sans devenir fanatique s’il confesse la foi orthodoxe dans le dialogue avec les autres chrétiens sans compromis. En outre, le Saint-Synode a pris acte avec étonnement de l’attitude non-canonique et agressive de certains théologiens et clercs (prêtres et hiérarques) de deux Églises orthodoxes sœurs qui sont venus dans les diocèses du Patriarcat de Roumanie afin de critiquer la hiérarchie de celui-ci et d’inciter des clercs et des fidèles à désobéir aux hiérarques de notre Église. Pour cette raison, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a décidé de porter à la connaissance des Primats des Églises orthodoxes sœurs (le Patriarcat de Moscou et l’Église orthodoxe de Grèce) les situations dans lesquelles certains de leurs prêtres et hiérarques accomplissent de façon non canonique des activités agressives et perturbatrices dans les diocèses du Patriarcat de Roumanie, incitant à la désobéissance, la rébellion et à la séparation. Les clercs, moines et laïcs qui sont impliqués dans des actes de rébellion et de dénigrement du Concile de Crète, ignorant le fait qu’un Concile ne peut être jugé que par un autre Concile, seront rappelés à l’ordre par un dialogue pacificateur et des clarifications canoniques au sujet de la gravité du fait de diviser et de perturber la paix et l’unité de l’Église. De la même façon, des sanctions disciplinaires administratives et canoniques seront appliquées afin de ramener à l’ordre les clercs, moines et laïcs qui persistent dans leur état de rébellion et de division, troublant la paix et l’unité de l’Église. Il est aussi rappelé que, si les Pères qui ont participé au Second Concile œcuménique (381) ont procédé à trois omissions et dix additions ou amendements au texte du Credo formulé par les Saints Pères du Premier Concile œcuménique (325), afin de clarifier et de compléter le texte conciliaire initial, un futur Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe peut d’autant plus expliquer, nuancer et développer les documents formulés et approuvés par le Concile de Crète, afin d’éviter des interprétations erronées qui nuisent à la paix et à l’unité de l’Église du Christ. À cette occasion, il convient de remarquer la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie qui, même si elle a fait des observations critiques et proposé de futurs amendements à certains documents du Concile de Crète, n’en a pas moins décidé ce qui suit : «l’Église orthodoxe de Bulgarie continuera à l’avenir également à rester en communion eucharistique fraternelle, en communion spirituelle, dogmatique et canonique avec toutes les autres Églises orthodoxes locales – tant avec celles qui ont participé au Concile de Crète que celles qui ses sont abstenues». En conclusion, toute clarification concernant l’exposition de la foi orthodoxe doit être donnée à l’intérieur de la communion ecclésiale et non dans un état de rébellion et de désunion, parce que l’Esprit Saint est aussi l’Esprit de Vérité (cf. Jn XVI,13) et l’Esprit de communion (cf. II Cor. 13,13) ».

Bureau de presse du Patriarcat de Roumanie

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Au cours de l’assemblée annuelle du clergé de Moscou, le patriarche Cyrille a évoqué le centenaire de la révolution de 1917

Au cours de l’assemblée annuelle du clergé de Moscou, qui a eu lieu le 22 décembre 2016 en la cathédrale du Christ-Sauveur, le patriarche Cyrille a évoqué le centenaire de la révolution de 1917 : « L’année prochaine 2017 sera une année particulière pour notre Église et tous les pays qui relèvent de la responsabilité canonique du Patriarcat de Moscou. Cette année sera liée au souvenir des événements qui se sont produits il y a un siècle, alors que deux révolutions ont ébranlé notre pays ». « Les événements révolutionnaires de 1917 », a poursuivi le patriarche, « en conséquence desquels des forces politiques radicales sont arrivées au pouvoir, implantant les idées d’athéisme et de matérialisme, ont entraîné avec elles la démolition du mode de vie traditionnel et ont eu des conséquences terribles : une guerre civile sanglante, l’exode forcé d’une multitude de nos compatriotes à l’étranger, les répressions massives du nouveau pouvoir à l’égard de ceux qui étaient en désaccord avec lui. L’Église russe a été exposée au cours du siècle passé à des persécutions sans précédent par leur échelle. Des dizaines de milliers de fidèles, une multitude d’évêques, de clercs, de moines et de laïcs ont souffert pour le Christ, beaucoup d’églises et de monastères ont été fermés ou détruits, des lieux et des objets saints ont été livrés à la profanation ou anéantis ». Le patriarche a ensuite déclaré qu’il convenait de bien saisir le sens des causes de la catastrophe de 1917, tirer les conséquences des événements qui s’en sont suivis, cette tâche n’étant pas théorique, mais pratique. « Lorsque l’on accomplit cette tâche, il est important d’éviter à la fois la dévalorisation ou l’oubli de l’exploit de notre peuple, de tout ce qui est radieux, ce qui s’est passé durant les années passées, que l’amoindrissement ou la dissimulation des malheurs et des conflits qu’a subis notre Patrie après 1917… L’une des leçons principales du siècle passé est qu’une société bâtie sur la rébellion contre Dieu et Sa loi morale éternelle, est condamnée à son autodestruction. Il est nécessaire de nous en rappeler aujourd’hui, lorsque dans toute une série d’États on cherche à reconstruire la vie du peuple et le systèmes des relations sociales en marginalisant la religion » a ajouté le primat, qui a conclu : « Notre mission pastorale, nos labeurs quotidiens acquièrent dans cette perspective une dimension historique ».

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Communiqué de la Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux (CEOB-OBB)

La Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux (CEOB-OBB) s’est réunie, pour la douzième fois (voir album de photographies), au siège de la Métropole orthodoxe, à l’adresse Avenue Charbo 71 à Bruxelles, le mercredi 21 décembre, sous la présidence de Son Eminence le métropolite Athénagoras de Belgique (Patriarcat Œcuménique) avec la participation de l’archevêque Simon (Patriarcat de Moscou), le métropolite Joseph (Patriarcat de Roumanie), l’évêque Dosithée (Patriarcat de Géorgie) et l’archevêque Michel (Église russe hors frontières – Patriarcat de Moscou).
Les évêques ont échangé des avis et des pensées sur des thèmes d’actualité ecclésiastique comme: la tenue et les décisions du saint et grand Concile, le bon déroulement des célébrations de Noël et d’Epiphanie, la visite de Sa Béatitude métropolite Sava de Varsovie et de toute la Pologne à Bruxelles ainsi que celle d’une délégation du Patriarcat de Géorgie au siège de la Métropole de Belgique.
Ont été évoqués par les évêques des soucis pastoraux sur la jeunesse orthodoxe dans le Benelux et comment mieux l’intégrer dans la vie ecclésiastique, sur le cours de religion donné dans les écoles belges et les dernières évolutions à ce sujet, la présence des Eglises préchalcédoniennes, sur la vie et les activités de l’Eglise orthodoxe aux Pays-Bas et sur les concélébrations des évêques membres de la Conférence dans des différentes occasions:
Les évêques se sont penchés aussi sur des sujets d’ordre intérieur de la CEOB.
Cette XIIe réunion de la CEOB s’est conclue avec un échange de quelques informations de diocèses et de vœux pour les grandes fêtes qui s’approchent.
La Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux fut créée sur décision prise par la IVe Conférence panorthodoxe préconciliaire, réunie à Chambésy (Genève) en juin 2009.

Déclaration du métropolite d’Allemagne Augustin (Patriarcat œcuménique) au sujet de l’attentat de Berlin

À l’occasion de l’attentat de Berlin, le métropolite Augustin d’Allemagne et exarque d’Europe centrale a fait la déclaration suivante : « C’est avec grande affliction que nous avons été informés de l’acte de violence qui s’est produit à Berlin. Nos premières pensées et nos prières ferventes se tournent vers les nombreuses victimes innocentes et leurs familles, mais aussi vers notre société en ce temps de Noël, pendant lequel nous nous préparons à recevoir le Roi de la Paix. Nous, chrétiens orthodoxes de ce pays, partageons le deuil de nos frères qui pleurent leurs défunts et nous exprimons notre sympathie à tous les blessés et leurs familles ».

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Un panorama des Églises orthodoxes en Allemagne

On peut lire sur le site Religioscope une recension sur l’ouvrage collectif « Orthodoxie in Deutschland », auquel ont contribué vingt auteurs, sous la direction de Thomas Bremer, Assad Elias Kattan et Reinhard Thöle (Münster, Aschendorff Verlag, 2016). L’auteur de la recension, Jean-François Mayer, donne une vue détaillée de l’ouvrage avec des indications très intéressantes sur l’histoire et la vie présente de l’Église orthodoxe en Allemagne, ainsi que sur la présence des Églises orientales antichalcédoniennes dans ce pays.

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Décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie

Le 16 décembre, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a siégé en la résidence patriarcale sous la présidence du patriarche Daniel. Dans son effort constant d’amélioration de la qualité des cours de religions, un projet de programme scolaire pour le cours de religion destiné aux collèges a été réalisé par le groupe de travail créé à cet effet en ce qui concerne le culte orthodoxe. Le Saint-Synode en a pris acte et a donné son approbation à ce que le secteur théologique et éducatif de l’Administration patriarcale poursuive les étapes de la réalisation des programmes scolaires pour le cours de religion orthodoxe destiné aux lycées. Le Saint-Synode a également pris acte de la publication des décisions de la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l’homme afférentes à la cause « Paroisse gréco-catholique Lupeni et autres c. Roumanie ». La Grande chambre a confirmé le critère de la volonté de la majorité des fidèles en ce qui concerne la restitution des lieux de cultes (voir ici le texte intégral de la décision de la Cour en français). En vue de la perspective déjà annoncée pour 2017, à savoir que cette année sera dédiée « aux saintes icônes, aux iconographes et aux peintres des églises » ainsi qu’à « la commémoration du patriarche Justinien et des défenseurs de l’orthodoxie au temps du communisme », le Saint-Synode a approuvé un complément du programme dans le cadre ecclésial national, avec un chapitre supplémentaire intitulé « Le saint Évangéliste Luc, saint Jean Damascène et saint Théodore Studite, figures emblématiques de l’année d’hommage aux saints iconographes et aux peintres d’églises ». Le diplôme et la médaille de l’année d’hommage 2017 seront offerts aux personnes qui promeuvent les valeurs éternelles de la peinture ecclésiale authentique. De même, le Saint-Synode a approuvé la création de médailles commémoratives et de diplômes « Patriarche Justinien et défenseurs de l’orthodoxie au temps du communisme ». Ceux-ci seront offerts aux personnes qui auront illustré de façon particulière la thématique de l’année commémorative 2017.

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Condoléances du patriarche russe Cyrille suite à l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie

Le 19 décembre 2016, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en république turque, A. G. Karlov, a été victime d’un attentat terroriste. Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a exprimé ses condoléances au ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, S. V. Lavrov, ainsi qu’aux parents et aux proches du défunt.

« Au ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, S. V. Lavrov

Excellence, Monsieur le Ministre,

C’est avec une profonde douleur que j’ai appris la triste nouvelle de la fin tragique d’Andreï Guennadievitch Karlov, ambassadeur de la Fédération de Russie en République turque, assassiné par un terroriste.

Le Seigneur m’avait donné de connaître personnellement le défunt. Je suis témoin qu’Andreï Guennadievitch, dans l’exercice de ses fonctions diplomatiques, s’efforçait d’agir conformément à ses convictions patriotiques et religieuses. Je me souviens avec gratitude qu’il était toujours prêt à aider à l’établissement et au développement du dialogue entre l’Église orthodoxe russe et les autorités civiles de la République populaire démocratique de Corée, où il avait exercé les fonctions d’Ambassadeur de la Fédération de Russie de 2001 à 2006.

Je vous prie de transmettre mes sincères condoléances à Marina Mikhaïlovna, épouse du défunt, ainsi qu’à sa famille et à ses proches. Que le Seigneur de bonté les console dans le malheur qui les frappe, qu’Il leur accorde la force nécessaire pour traverser dignement cette difficile épreuve.

J’élève vers le Dieu miséricordieux mes prières pour le repos de l’âme du défunt, là où demeurent les justes, où il n’y a ni maladie, ni tristesse, ni soupir.

Mémoire éternelle au serviteur de Dieu Andreï !

+Cyrille, patriarche de Moscou et de toute la Russie« 

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Le Patriarcat œcuménique a condamné l’assassinat de l’ambassadeur russe Andreï Karlov à Ankara

Le Patriarcat de Constantinople a publié le communiqué suivant au sujet de l’assassinat de l’ambassadeur russe Andreï Karlov : « Le Patriarcat œcuménique a été informé, avec profonde tristesse, du meurtre, par une attaque terroriste, de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie à Ankara, Andreï Karlov, d’éternelle mémoire, avec lequel l’Église-Mère entretenait de très bonnes relations. Le Patriarcat œcuménique exprime sa répulsion et condamne cet acte scandaleux et inhumain commis sur la vie d’un homme bon et d’un diplomate digne, qui ne travaillait que pour la paix. Le Patriarcat présente ses condoléances à sa famille, ses collaborateurs et collègues, à la direction ecclésiastique et politique de la Fédération de Russie et à tout le pieux peuple russe pour cette grande perte, en souhaitant que lors de la nouvelle année disparaissent les actes de terrorisme de toutes sortes et que le monde s’apaise, pour la fraternité et la coopération créatrice des hommes et des peuples, ainsi que pour la prospérité de toute l’humanité. Mémoire éternelle au serviteur de Dieu André ! Que Dieu lui donne le repos sur la terre des vivants et dans les demeures des justes ! » Le père Bessarion, grand archimandrite du Patriarcat œcuménique, s’est rendu à Ankara, afin d’y représenter le patriarche Bartholomée pour la cérémonie d’adieux sur l’aérodrome de la capitale turque, d’où le cercueil doit partir pour la Russie par un vol spécial. Le défunt Andreï Karlov a entretenu une collaboration exceptionnelle avec le Patriarcat œcuménique durant tout son séjour en Turquie et a rencontré nombre de fois le patriarche Bartholomée. Sa dernière visite au Phanar remonte au mois d’octobre dernier. Le défunt diplomate avait notamment accompagné l’ancien président de la Douma Sergueï Narychkine lors de sa visite au Patriarcat œcuménique en avril 2015.

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L’église du monastère de Devič (Kosovo) a été consacrée après sa restauration

Le jour de la fête du saint tsar Uroš et de saint Joannice de Devič, le jeudi 15 décembre 2016, la sainte liturgie a été célébrée par l’évêque de Budimlija et Nikšić Joannice, assisté par l’évêque de Ras et Prizren Théodose, les prêtres et les moines d’un grand nombre de diocèses de l’Église orthodoxe serbe. Avant la sainte Liturgie, l’église rénovée du monastère a été consacrée par l’évêque Théodose. Celle-ci avait été incendiée et profanée par les extrémistes albanais en 2004. Entre-temps, l’église a été entièrement rénovée, les fresques préservées ont été restaurées, et une nouvelle iconostase a été peinte par les moniales du monastère de Končul. Plusieurs centaines de fidèles venus de Serbie, du Monténégro et de la République serbe de Bosnie assistaient à l’office. « Aujourd’hui, ici, en ce lieu éprouvé, nous avons beaucoup de raisons de nous réjouir, de ressentir de l’allégresse, car ce lieu de souffrances témoigne en même temps qu’il est aussi un lieu de résurrection… Le monastère de Devič a souffert de nombreuses fois dans son histoire, mais a toujours eu cette force et cette grâce de Dieu de renaître à chaque fois, de rassembler à nouveau le peuple, les moniales, et de redevenir un lieu de pèlerinage dans lequel le peuple viendra » a déclaré l’évêque Joannice. « Chaque fois, quand cette église est restaurée, elle devient encore plus solide, plus belle, plus somptueuse et majestueuse à nos yeux, et certainement aux yeux de Dieu, a souligné Mgr Théodose. À l’issue de la Liturgie et de l’office de la « Slava », l’higoumène du monastère, Mère Anastasie, avec les sœurs, ont offert un repas à toutes les personnes présentes. À l’époque récente, le monastère a été incendié à deux reprises : en 1941, par les membres du parti fasciste albanais, qui a martyrisé le prêtre du monastère, le père Damascène, et en 2004 par les extrémistes albanais. Un recueil de textes sur ce monastère a été traduit en français et publié par la paroisse orthodoxe serbe Saint-Sava de Paris.

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« La résurrection de l’Église géorgienne »

georgieSur cette page (dont photographie de la cathédrale à Tbilissi consacrée en 2004) : un entretien avec Mgr Dosithéos de l’Église orthodoxe de Géorgie sur le renouveau de la foi dans ce pays.

Le prince Charles a assisté à un office d’intercession en la cathédrale orthodoxe russe de la Dormition à Londres

Le prince Charles s’est rendu à la cathédrale de la Dormition à Londres, qui dépend du Patriarcat de Moscou. Le prince a assisté à l’office d’intercession célébré par l’archevêque de Souroge. À l’issue de l’office, l’héritier du trône a embrassé la croix avec laquelle l’a bénit l’archevêque. Ensuite, on lui a montré les icônes de l’église, qui a été consacrée au mois d’octobre par le patriarche de Moscou Cyrille. Le prince Michael de Kent, cousin de la Reine Élisabeth II, avait alors assisté à la liturgie patriarcale. Le Prince Charles avait précédemment visité le Mont Athos et, au mois d’octobre, il s’était rendu au couvent orthodoxe russe de Gethsemani, à Jérusalem, où est inhumée sa grand-mère, la prince Alice de Battenberg, nièce de la dernière impératrice russe, sainte Alexandra Romanov.

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27ème anniversaire du rétablissement de la vie monastique à Valaam

Le 13 décembre 2016, jour de la mémoire du saint apôtre André, a été commémoré le 27ème anniversaire du rétablissement de la vie monastique au monastère de la Transfiguration du Sauveur à Valaam. En 1989, les premiers moines sont arrivés pour faire renaître le monastère de Valaam. Il s’agissait des hiéromoines Barsanuphe (Kapralov), Géronte (Fedorenko), Photius (Begal), du hiérodiacre Séraphim (Gordeev) et des novices Léonide Makarov et Vadim Erlikh. Avec l’arrivée des premiers moines a recommencé la vie spirituelle sur l’île et les offices ont été rétablis dans l’église Saints-Serge-et-Germain, les thaumaturges de Valaam. « Plus d’un quart de siècle, c’est beaucoup, c’est la vie d’une génération entière » a déclaré l’évêque Pancrace, higoumène du monastère de Valaam. « Je vois maintenant avec joie les premiers pèlerins qui sont venus, il y a presque trente ans, au monastère et ont reçu le baptême. Je vois maintenant déjà leurs enfants ; ils sont maintenant adultes, beaucoup ont fondé leurs propres familles. Et maintenant, nous baptisons leurs enfants. Cela est réjouissant ! C’est maintenant la seconde génération des familles chrétiennes qui, grâce au monastère de Valaam, ont trouvé la vraie foi. Pendant des siècles, la communauté du monastère de Valaam a gardé la tradition selon laquelle le saint apôtre André, voyageant sur les espaces de la future Russie, a séjourné ici, à Valaam. En mémoire de cette tradition monastique, le grand bâtisseur du monastère de Valaam, l’higoumène Damascène, au milieu du XIXème siècle, a construit ici une chapelle en l’honneur de l’apôtre André et a érigé une Croix mémoriale. Plus tard, lorsqu’en ce lieu a séjourné, peu avant son entrée à la skite de Saint-André sur le Mont Athos, le célèbre entrepreneur et bienfaiteur Innocent Sibiriakov, il eut le souhait ardent de faire construire ici une église en l’honneur de saint André. Grâce à son don a été construite une magnifique église. Le but principal que Dieu a assigné à Valaam est d’être le lieu d’isolement pour la prière monastique, le lieu de labeurs spirituels, et, bien sûr, il convient de toujours s’en souvenir. Il ne faut pas nous relâcher, mais il faut endurer toutes ces difficultés et ces épreuves, toutes ces tribulations qui sont inévitables dans la voie monastique en vue de la promesse du Christ : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matth. XXIV, 13) et « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse parce que votre récompense sera grande dans les cieux » (Matth. V, 12).

Deux excellents films en français sur le monastère orthodoxe de Valaam dans le nord-ouest de la Russie sont intégralement en ligne:
Celui d’Arte
– Celui de François Lespes diffusé par KTO
Un historique en français.

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L’Église orthodoxe serbe prévoit la création d’un cinquième diocèse en Amérique du Nord

De retour à Cetinje après une visite pastorale de vingt jours en Amérique du Sud et du Nord, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a déclaré, qu’il avait envisagé, avec les évêques locaux, la fondation d’un nouveau diocèse – le cinquième – de l’Église orthodoxe serbe dans la partie méridionale de l’Amérique du Nord. « En Amérique du Nord, où nous, évêques, avons eu une rencontre fraternelle, nous avons évoqué la création d’un nouveau diocèse, le cinquième, de notre Église locale et ce dans le Sud du continent, où nos émigrés sont de plus en plus nombreux», a déclaré le métropolite Amphiloque. Celui-ci a ajouté que l’évêque de Dioclée Cyrille est déjà en fonction en tant que son évêque vicaire pour le diocèse de Buenos Aires et d’Amérique du Sud et Centrale, dont il est lui-même l’administrateur.

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Lettre du métropolite de Gortyne et Megalopolis Jérémie au sujet du Concile de Crète

Nous publions ci-dessous in extenso la lettre du métropolite de Gortyne et Megalopolis Jérémie (Église orthodoxe de Grèce), laquelle a été envoyée aux prêtres de son diocèse le 12 décembre 2016.

« Chers Frères prêtres et concélébrants,
Du 19 au 26 juin a eu lieu à Kolymbari, en Crète, le Saint et Grand Concile panorthodoxe, ainsi qu’il a été appelé. Je connais votre intérêt pour ce qui s’est passé lors de ce Concile, puisque vous me l’avez demandé au cours d’entretiens privés. Or, je vous avais dit que je vous répondrai à tous par une réponse générale. C’est ce que je fais maintenant, ce qui est mon devoir et mon obligation en tant que votre évêque.
1. En premier lieu, je dois dire ce que vous savez, c’est-à-dire que notre Église s’exprime conciliairement (synodika). Et vous-mêmes, avec votre troupeau, les chrétiens laïcs, vous constituez une Assemblée (synodos), et laquelle ! C’est la divine Liturgie qui est appelée « assemblée » (synodos) puisqu’elle est l’œuvre du peuple (leitos). Vous savez que sans l’élément laïc, vous ne pouvez célébrer la divine Liturgie. Cette Assemblée, la divine Liturgie est réellement « grande et sainte ». « Sainte », car en elle, par votre propre prière – celle du prêtre – qu’accompagnent les chrétiens fidèles pendant l’hymne « Nous Te chantons… », vient le Saint-Esprit, non seulement sur les Dons qui se trouvent sur le saint Autel, pour les transformer en le Corps et le Sang du Christ, mais aussi sur toute l’Assemblée des fidèles. C’est ainsi qu’il est dit dans la prière de la Consécration : « Envoie Ton Esprit Saint sur nous et sur les Dons ici offerts ». Et la divine Liturgie est une « Grande » Assemblée parce que malgré le fait que dans nos villages, il peut se produire que celle-ci ne soit constituée que de cinq femmes âgées, « des milliers d’archanges et des myriades d’anges… » sont présents à l’office, comme nous le disons dans la prière correspondante. Ainsi, l’Église convoque toujours des assemblées et elle a beaucoup tardé, ces dernières années, à se rassembler en Concile. Aussi, nous nous sommes fortement réjouis lorsque nous avons entendu que notre patriarche œcuménique Bartholomée convoquait un Concile panorthodoxe. Un Concile a eu lieu, auquel notre Église de Grèce a été représentée par notre Archevêque avec environ 25 évêques, une sainte délégation de toute la hiérarchie de l’Église de Grèce, que nous avons accompagnée par notre prière et notre anxiété. Beaucoup a été dit, positivement et négativement, et je vais exposer ici mon propre point de vue sur ce qui a été dit et écrit à ce Concile, et ce librement et en bonne conscience, en tant qu’évêque de l’Église de Grèce.
2. Frères dans le sacerdoce, comme nous le savons par l’histoire des Conciles de notre Église, un Concile se rassemble pour condamner une hérésie et naturellement pour régler différentes questions d’ordre et de cheminement de notre Église. Mais, principalement, notre Église se préoccupe particulièrement de la foi de ses enfants, qu’elle formule clairement dans ses Conciles, dissociant celle-ci de l’erreur et de l’hérésie. On entend parler déjà depuis de nombreuses années de l’hérésie de l’œcuménisme, une construction religieuse qui veut l’unité de tous, en dépit des différences dogmatiques. Les racines de cette hérésie se trouve dans le syncrétisme de l’Ancien Testament, qui a été combattu passionnément par ses prophètes. Oui ! Les combats des prophètes de l’Ancien Testament sont des combats contre l’œcuménisme. Par cette hérésie, que ses connaisseurs appellent à juste titre « pan-hérésie », ont été influencés nombre de nos orthodoxes. Ils disent en effet qu’il existe des clercs de haut degré qui sont enthousiastes des mouvements oecuménistes et qui les soutiennent dans leurs paroles. Un immense nombre de nos chrétiens sont scandalisés par les slogans oecuménistes qu’ils entendent. Le papisme constitue aussi une hérésie. Puisque, en raison de nos clercs et laïcs philo-oecuménistes et philopapistes, il y a une confusion dans le monde orthodoxe, il aurait fallu – c’est que nous attendions – que le Concile de Kolymbari en Crète, avec son autorité, éclaircisse les choses et parle clairement de ces deux hérésies de notre époque et en préserve les fidèles. Il ne l’a pas fait, malgré le fait que de nombreux clercs et laïcs l’avaient demandé avant le Concile, et ce avec beaucoup d’insistance et de supplications. Naturellement, les fidèles orthodoxes savent que le papisme est une hérésie, parce que nous avons à son sujet les témoignages des saints Pères et surtout celui de l’illustre Père, saint Grégoire Palamas. Les fidèles savent également que l’œcuménisme est une pan-hérésie. Aussi, en raison du danger menaçant et afin que le peuple fidèle en fût préservé, nous aurions attendu la condamnation du papisme et de l’œcuménisme par le Concile. Or nous ne l’avons pas vu.
3. Mais, paradoxalement, il semble que le Concile de Crète n’a condamné aucune hérésie, ni qu’il ait parlé d’hérésies, qu’il qualifie « d’Églises ». Ici, mes très pieux prêtres, je m’arrêterai pour procéder à une clarification du terme « Église ». Il s’agit d’un mot qui signifie en général le rassemblement, la réunion, l’assemblée des personnes. Ce mot a été utilisé dans l’antiquité. C’est ainsi que les anciens parlaient de « l’ecclesia du peuple ». Dès le début, le christianisme pour manifester sa foi et exprimer ce qu’il faisait, a accepté sans crainte et librement des expressions séculières et politiques, tels que les mots « « royauté », « force » que nous entendons dans l’office divin (« Car à Toi appartient la force, à Toi conviennent la royauté, la puissance et la gloire… »). Pour ce qui concerne notre relation avec Dieu, nous l’exprimons par le mot « foi », et encore mieux par le mot « Église ». Non pas par le mot « religion ». Lorsque nous disons « foi », nous comprenons toute notre vie, toute notre relation avec Dieu. Nous comprenons toute notre famille sacrée que nous appelons « Église ». Lorsque Jacques, le frère de Dieu, dit que « la prière de la foi sauvera le malade » (Jc 5,15), il n’a pas en vue la prière qui est faite avec foi, mais la prière que fait l’Église (c’est elle qui est appelée « foi »), raison pour laquelle elle a la force de sauver. Lorsque l’Église prie lors d’un sacrement, elle est entendue dans tous les cas, bien que le prêtre qui le célèbre soit pécheur. C’est la même chose qu’expriment les mots « Que tous se délectent du banquet de la foi » [discours pascal de St Jean Chrysostome, ndt], c’est-à-dire le « banquet » de l’Église, qui est la divine Eucharistie. Mais l’expression « Église » est encore plus profonde et plus sacrée pour manifester la Famille de Dieu. Pères et Frères, le Fils de Dieu, s’est engendré et est venu dans le monde pour créer Sa famille, laquelle est l’Église. Celle-ci est un Mystère et ne peut être limitée par des définitions. Nous concevons cependant et goûtons ce mystère de l’Église (chacun en fonction de sa pureté) dans la divine Liturgie. C’est la raison pour laquelle St Ignace le Théophore dit que l’Église est « l’Autel », c’est-à-dire la sainte Table sur laquelle est célébrée la divine Liturgie. Puisque la divine Liturgie est l’Église, ceux qui ne participent pas à la Divine Eucharistie ne peuvent y participer. Et puisque nous ne pouvons pas communier avec les catholiques, les protestants et les autres chrétiens hétérodoxes, ceux-ci ne sont pas attitrés à être qualifiés du terme sacré « d’Église ». Ils ne constituent simplement que des communautés religieuses. Cependant, le Concile de Crète les a appelé « Églises ». Naturellement, comme nous l’on dit lors de l’Assemblée [des évêques de l’Église de Grèce, ndt] qui a siégé en novembre, les Pères hiérarques de notre Église de Grèce ayant participé au Concile, le terme « Église » qui a été appliqué aux hétérodoxes, n’a pas été utilisé dans son sens principal, dogmatique mais, abusivement, dans le sens de communauté religieuse. Oui, mais dans nos textes et expressions théologiques, nous avons une autre conception de « l’Église », celle que nous avons présentée ci-dessus. Et puisqu’il s’agit donc de textes du Saint et Grand Concile, il convient que nous soyons très précis dans nos expressions. Après nous, d’autres et d’autres viendront et trouveront « prête » l’utilisation de l’expression « Église » pour les hérétiques et ceux qui sont le plus libéraux à leur égard, avec la justification au demeurant correcte que l’expression a été utilisée précédemment par un Concile. C’est pourquoi des théologiens solides se sont dressés contre cette expression, selon laquelle les hétérodoxes sont appelées « Églises », et l’ont considérée comme très erronée, surtout pour un texte conciliaire.
4. Mais nous, les évêques [de l’Église de Grèce], lors de notre Assemblée de mai de cette année, n’avions pas formulé cette expression erronée. Pourquoi notre texte a-t-il donc été modifié ? Notre texte, suivant la décision de l’Assemblée de mai, disposait : « L’Église orthodoxe connaît l’existence d’autres Confessions et Communautés chrétiennes ne se trouvant pas en communion avec elle ». Cette proposition était on ne peut plus orthodoxe. Elle a été acceptée par toute notre hiérarchie et c’est cette proposition que devait soutenir notre délégation, sans modification, devant le Concile. Or, la proposition a été modifiée comme suit : « l’Église orthodoxe accepte l’appellation historique des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes qui ne se trouvent pas en communion avec elle ». Cette phrase est erronée pour la raison que nous avons indiquée, à savoir que les hétérodoxes y sont appelés « Églises ». L’expression « Églises hétérodoxes » signifie « hérétiques ». Et puisque ces « églises » sont hérétiques, comment les appelons-nous « sœurs » ? Mais l’esprit théologique aguerri du bon Pasteur de notre bien-aimée Patrie, S.E. le métropolite de Naupacte Mgr Hiérothée, qualifie clairement cette expression «d’anti-orthodoxe » ! Je m’efforcerai, Pères, de vous expliquer simplement le contenu anti-orthodoxe de l’expression « Églises hétérodoxes » sur la base de l’interprétation du métropolite de Naupacte : il s’agit d’une expression contradictoire. L’Église dispose de toute la vérité et ne peut faire erreur. Si elle est dans l’erreur, elle ne peut être l’Église. L’hérésie est une erreur. Dire « Églises hétérodoxes », c’est mettre ensemble ces deux opposés, cela signifie que nous acceptons l’erreur dans l’Église et la vérité dans l’hérésie ! C’est grotesque ! Oui, c’est ce que signifie l’expression « Églises hétérodoxes ». Je reconnais cependant que la délégation de notre hiérarchie, en utilisant l’expression « Églises hétérodoxes », de même que le Concile de Crète adoptant celle-ci, ne voulait pas exprimer l’enseignement erroné susmentionné, mais nous savons tous que, dans les textes conciliaires doit exister l’exactitude et la clarté. Il n’est pas permis dans des textes conciliaires d’utiliser de telles expressions erronées. Ceci, selon le rapport du métropolite de Naupacte connaît un précédent historique. Dans la « Confession de Loukaris », qui a été écrite ou adoptée par le patriarche de Constantinople Cyrille Loukaris, il est dit que l’Église dans son cheminement peut tomber dans l’erreur et, au lieu de la vérité, dire le mensonge. Le patriarche formule littéralement la proposition suivante : « Il est vrai et certain que, dans son cheminement, l’Église peut errer et, au lieu de la vérité, choisir le mensonge ». Le sens de l’erreur de cette proposition de Cyrille Loukaris est formulée exactement par l’expression « Églises hétérodoxes » du texte du Concile de Crète, après l’altération de la première expression très orthodoxe de notre hiérarchie. Or, le Concile de Constantinople de 1638 a anathématisé le patriarche Cyrille Loukaris pour son expression anti-orthodoxe susmentionnée, selon laquelle l’Église peut être dans l’erreur. Toujours est-il que l’expression erronée « Églises hétérodoxes » restera maintenant, si le Concile de Crète est reconnu, en tant qu’écrite officiellement dans son texte et sera utilisée bel et bien et très librement comme permise et valide. Comme cela nous est connu, le mot « Église » a été attribué au XXème siècle pour la première fois à des chrétiens qui se trouvent hors d’elle, et ce par la proclamation du Patriarcat œcuménique de 1920. S.E. le métropolite de Naupacte, dans sont texte à la hiérarchie de novembre de cette année se plaint à juste titre que la nouvelle proposition avec l’expression erronée n’a pas été étudiée par la délégation de notre hiérarchie, mais a été faite « pendant la nuit du vendredi au samedi », mentionnant que le rédacteur de la proposition « ne connaît pas la dogmatique de l’Église orthodoxe catholique », et qualifiant la phrase controversée de « diplomatique et non théologique ». C’est une phrase qui facilite l’hérésie et la pan-hérésie de l’œcuménisme, disons-nous.
5. Dans le texte final de la délégation de notre hiérarchie, comme cela a été de nouveau relevé par S.E. le métropolite de Naupacte, il y a une autre faute sérieuse, dogmatique et ecclésiologique. Il est écrit dans le texte : « D’après la nature ontologique de l’Église, son unité ne saurait être perturbée. Cependant, l’Église orthodoxe accepte l’appellation historique des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes qui ne se trouvent pas en communion avec elle ». Le métropolite de Naupacte considère à nouveau la première phrase du texte « impie et anti-orthodoxe ». Effectivement ! Cette phrase est telle parce qu’elle exprime le point de vue protestant sur l’Église invisible et visible. Lorsque Luther et, avec lui, Calvin et Zwingli, se sont détachés de Rome, ils ont développé la théorie sur l’Église invisible et visible, afin que l’on ne pense pas qu’ils étaient en dehors de l’Église. L’Église invisible, à laquelle ils pensaient appartenir, était selon eux unie, tandis que les Églises visibles sur terre (ils avaient d’abord appartenu à l’une d’entre elles – celle de Rome –) étaient divisées et s’efforçaient de trouver leur unité. Notre théologien Lossky, dénonçant cette ecclésiologie protestante, qui divise l’Église en visible et invisible, la met en parallèle avec l’hérésie de Nestorius, qui a divisé la nature divine et humaine dans la Personne du Christ. De cette théorie des Protestants sur l’Église visible et invisible, qui est sous-jacente dans l’expression du texte conciliaire que nous jugeons, « partent – dit le métropolite de Naupacte – d’autres théories, comme celle des branches, la théologie baptismale et le principe d’inclusivité ». Aussi, nous devons faire très attention. L’expression du Concile «D’après la nature ontologique de l’Église… » est bizarre. Je vais maintenant examiner le sujet d’un autre angle, Pères, pour que vous compreniez l’erreur de l’expression. Je vous le demande, mes frères concélébrants : Pourquoi appelons-nous le miracle de la Divine Eucharistie « changement » des saints Dons et non « transsubstantiation » ? Parce que l’expression « transsubstantiation » rappelle la théorie de Platon et d’Aristote sur les idées, les archétypes, qui selon eux sont la substance des choses terrestres. Ainsi, le terme «transsubstantiation » pour exprimer la Divine Eucharistie manifeste que sont changés non pas le pain et le vin lui-mêmes, mais leurs archétypes dans le monde d’en-haut, les idées. C’est pourquoi, je le répète, le miracle de la Divine Liturgie, est appelé par nous « changement » et non « transsubstantiation ». De même maintenant, l’expression « unité ontologique de l’Église » nous renvoie en quelque sorte à cette théorie de Platon et d’Aristote. Pour cette raison, il ne faut pas l’appliquer à l’Église, afin que l’on ne nous critique pas, par cette expression, de « protestantiser », que l’on ne nous accuse pas de vouloir soi-disant déclarer ainsi la véritable unité de l’Église invisible en opposition à celle qui est visible sur terre. C’est à cela que se réfère le mot « cependant » qui suit.
6. Je ne vous ai pas parlé, mes Pères, de tous les sujets du Concile de Crète, mais d’un seul seulement, le plus sérieux peut-être, parce qu’il est ecclésiologique. Au sujet de ce texte du Concile qui concerne le thème que j’ai exposé, intitulé « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste [et non « l’ensemble » selon la traduction française officielle, ndt] du monde chrétien, l’érudit métropolite de Naupacte dit précisément dans son exposé à l’Assemblée de la hiérarchie de l’Église de Grèce au mois de novembre de cette année : « Ce que je puis dire est que ce texte n’est non seulement pas théologique, mais aussi qu’il n’est pas clair, n’a pas de perspectives et de bases claires, qu’il est diplomatique. Comme cela a été écrit, il se distingue par une ambiguïté diplomatique créatrice. Et comme texte diplomatique, il ne satisfait ni les Orthodoxes, ni les hétérodoxes (…) Le texte soulève de nombreux problèmes, malgré certaines bonnes formulations générales. C’est ainsi que lorsque seront publiés les Actes du Concile, où sont reflétés les points de vue réels de ceux qui ont décidé les textes et les ont signés, il apparaîtra clairement que la théorie des branches a dominé au Concile, la théologie baptismale, et principalement le principe d’inclusivité, c’est-à-dire le glissement depuis le principe d’exclusion au principe d’inclusion (…) Beaucoup ont compris que ce texte a été écrit et décidé en vitesse et n’est pas finalisé, puisqu’il a été signé par les évêques le dimanche matin, et encore pendant la sainte Liturgie ! » Ces passages émanant de S.E. Mgr Hiérothée sont très significatifs et il faut les prendre sérieusement en compte et ne pas les négliger.
7. Nombreux sont ceux qui demandent : Reconnaîtrons-nous ce Concile ? Cela sera décidé par tous les les hiérarques de notre Église de Grèce. Notre archevêque Jérôme, accorde toujours la liberté de parole pour chaque point de vue qui s’exprime et il accepte toutes les positions. Nous l’en remercions. Mais nous savons, par l’histoire des Conciles, que beaucoup de sessions avaient lieu lors des Conciles œcuméniques lesquelles duraient des années. L’Église de Roumanie a décidé que les textes du Concile de Kolymbari en Crète peuvent être modifiés sur certains points, être développés par un futur saint et grand Concile de notre Église, être parachevés, et permettre ainsi un accord panorthodoxe. Parce que maintenant, au Concile de Crète, quatre Patriarcats n’ont pas participé, à savoir Antioche, Russie, Bulgarie et Géorgie. Ceci se produisait dans l’histoire des Conciles, nous le répétons. Il y avait beaucoup de sessions qui duraient des années. Et ces sessions étaient par la suite considérées comme un seul Concile.
8. Peut-être, Pères, ce que je vous ai dit peut paraître pour vous des points de détails, cela peut vous sembler quelque peu étrange, et vous pouvez peut-être m’accuser d’attribuer de l’importance aux mots et aux expressions. Cependant, mes Pères, notre foi orthodoxe s’exprime avec la précision des mots, qui sont chargés d’un profond sens théologique. Et comme nous le savons, notre Église a livré de grandes luttes pour la formulation correcte des dogmes de notre foi. Nous avons besoin de beaucoup de prière et de réflexion. Non d’actes précipités. J’attendrai, chers concélébrants et frères, vos questions, objections et désaccords sur ce qui a été dit, et nous parlerons à nouveau du Concile de Kolymbari en Crète. Priez pour moi.
Avec mes meilleurs souhaits et l’amour en Christ,
+ Le métropolite de Gortyne et de Megalopolis Jérémie »

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Office solennel de requiem pour les victimes du massacre de Kalavrita en Grèce (1943)

C’est avec une solennité particulière qu’a été célébré cette année le requiem pour les victimes du massacre de Kalavrita. Le 13 décembre a été célébré la sainte liturgie en la cathédrale de la Dormition de la Mère de Dieu à Kalavryta, suivie par un service de requiem. La liturgie était présidée par le métropolite de Servia et Kozani Paul, assisté par le métropolite d’Elassona Chariton, lequel a prêché, et le métropolite de Kalvryta Ambroise. Assistaient à l’office le vice-ministre grec de la Défense M. Dimitris Vitsas, représentant le gouvernement hellénique, l’ambassadeur d’Allemagne M. Peter Schoof, ainsi que l’ambassadeur d’Israël, des représentants du corps diplomatique d’Autriche, de Pologne et d’autres pays. Après la liturgie et l’office de requiem, le clergé et l’assistance se sont rendus sur le lieu du massacre pour une prière pour les défunts, ainsi qu’un dépôt de gerbes par les autorités civiles et militaires. Le métropolite Ambroise a remercié les hiérarques venus pour honorer les victimes. Le 13 décembre 1943, l’armée allemande avait fusillé à Kalavryta 800 hommes âgés de 12 ans et plus. Après cela, les soldats incendièrent 1000 maisons du village et des cinquante localités avoisinantes, ainsi que le monastère historique de la sainte Laure, lié historiquement à la révolution grecque de 1821. Aucun des responsables de ce massacre n’a jamais été poursuivi en justice.

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Les Académies ecclésiastiques de Moscou et Saint-Pétersbourg délivreront des diplômes reconnus par l’État

Les arrêtés d’accréditation par l’État des Académies ecclésiastiques de Moscou et Saint-Pétersbourg ont été signés au Service fédéral russe de supervision de l’éducation et de la science. Cela permettra d’accorder aux candidats à l’enseignement supérieur les facilités prévues par la législation de la Fédération de Russie et, pour les étudiants à plein temps, l’ajournement du service militaire. En outre, les Académies mentionnées délivreront des diplômes équivalents aux diplômes supérieurs d’État qui donnent accès au master et sont reconnus par les employeurs des institutions tant publiques que privées. Les Académies sont passées par la procédure d’accréditation gouvernementale concernant la conformité du niveau des programmes éducatifs et du contenu ainsi que de la qualité de préparation des diplômés aux standards fédéraux nationaux pour la théologie.

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Séance extraordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Chypre au sujet des pourparlers de Genève concernant le futur statut de l’île

En vue du prochain round de négociations à Genève entre les représentants chypriotes grecs et turcs au sujet du futur statut de Chypre, le Saint-Synode de l’Église de Chypre a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode de l’Église de Chypre s’est réuni le mardi 13 décembre 2016 en séance extraordinaire sous la présidence de S.B. l’archevêque de Chypre Mgr Chrysostome et a examiné les développements courants de notre problème national. Ensuite, après une discussion exhaustive, tous les membres du Saint-Synode ont exprimé leur préoccupation la plus profonde et leurs fortes inquiétudes pour tout ce qui est publié concernant le nouveau round de négociations prévu à Genève, du 9 au 12 janvier, au seuil de la nouvelle année 2017. Le Saint-Synode a décidé que son président, S.B. l’archevêque Mgr Chrysostome, prenne contact avec Son Excellence le Président de la République de Chypre, M. Nikos Anastasiadis, pour demander à celui-ci de venir devant le Saint-Synode afin de l’informer sur les développements courants de notre problème national et de répondre aux questions de chacun des membres du Synode. Le Saint-Synode a également décidé d’inviter d’autres personnalités politiques afin d’écouter leurs points de vue et pouvoir ainsi obtenir une image complète des événements et de prendre position en conséquence. En vue de la prochaine fête salvatrice du monde, la Nativité du Christ, le Saint-Synode appelle le plérôme des fidèles de notre Église à intensifier ses prières et ses supplications au Seigneur, afin qu’Il montre Sa clémence et qu’Il abrège le temps de notre terrible épreuve. Le Saint-Synode souhaite que le Divin Enfant de Bethléem, le Fils et Verbe de Dieu incarné, notre Seigneur Jésus-Christ qu’Il donne bon sens et inspiration à nos dirigeants politiques, mais également aux grands de ce monde, afin qu’ils rendent justice à notre peuple martyr. Le Saint-Synode appelle enfin notre peuple, pendant les heures difficiles et critiques que nous traversons, en tant qu’Hellénisme chypriote, à l’unité et l’unanimité ».

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Fête patronale de la nouvelle paroisse serbe Saint-André de Genève

Le dimanche 11 décembre a été célébrée pour la première fois la fête patronale de la nouvelle paroisse serbe de Genève, dédiée au saint apôtre André. La fête a commencé la veille par les vêpres, célébrées par l’higoumène du monastère de Studenica, l’archimandrite Tikhon, tandis que l’évêque André d’Autriche et de Suisse (Patriarcat de Serbie) chantait avec le clergé. Après l’office, les fidèles ont écouté une conférence de l’archimandrite Tikhon sur le monastère de Studenica. Le lendemain, l’évêque André a présidé la Liturgie, assisté par l’archevêque de Telmessos Job (Patriarcat œcuménique), l’archimandrite Tikhon, l’archiprêtre Nenada Mihajlović, de Vienne, le prêtre Zoran Vrbaški, de Kragujevac, le recteur de la paroisse serbe de Genève, Alexandre Resimić, et le diacre Philippe Milunović, de Vienne. Les nombreux fidèles qui ont participé à la sainte liturgie ont remercié l’évêque André pour son soutien spirituel. Après la liturgie a eu lieu l’office de la “slava”, puis les agapes.

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Montage des mosaïques du baptistère de la nouvelle église des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie au monastère Sretensky de Moscou

On peut consulter sur ce lien un intéressant reportage photo du montage des mosaïques du baptistère de la nouvelle église des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, située au monastère Sretensky de Moscou, dont l’achèvement est prévu l’année prochaine.

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Une église sera érigée à Tbilissi avec les dons des femmes qui se repentent d’avoir avorté

Les femmes qui se repentent d’avoir commis un avortement, et les médecins gynécologues qui les ont assistées, vont construire une église dédiée à la Sainte-Trinité, selon les informations communiquées par le Patriarcat de Géorgie. Dans les conditions de l’État athée, nombreux étaient ceux qui n’avaient pas conscience du grand péché que constitue l’avortement et considéraient celui-ci comme quelque chose d’habituel. « Après qu’une grande partie de notre population ait commencé à s’ouvrir à la vie d’Église, le souhait s’est manifesté chez les mères (parmi elles des médecins gynécologues) que trouble le péché de l’avortement, de construire une église dédiée à la Sainte-Trinité en signe de repentir », est-il dit dans le communiqué du Patriarcat. L’église sera construite sur le territoire attenant à la forêt de Khudadov à Tbilissi. Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a donné sa bénédiction au groupe des personnes investies dans ce projet de construction et leur a souhaité la réussite dans la mise en œuvre de l’entreprise commencée. En 2012, 40.000 avortements ont été enregistrés officiellement en Géorgie. En 2014, le nombre des avortements a été réduit à 33.000.

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Le patriarche œcuménique Bartholomée menace de cesser la communion avec deux hiérarques de l’Église de Grèce qui critiquent le Concile de Crète

S’adressant à l’archevêque d’Athènes Jérôme par une lettre datée du 18 novembre 2016 publiée ces derniers jours dans les médias grecs, le patriarche œcuménique menace de cesser la communion avec deux hiérarques de l’Église de Grèce qui critiquent le Concile de Crète, à savoir les métropolites Ambroise de Kalavryta et Aigialea et Séraphim du Pirée. Nous publions ci-dessous la traduction intégrale de cette lettre :

« Votre Béatitude l’Archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Frère très aimé et affectionné dans le Christ Dieu et concélébrant de Notre Humilité, seigneur Jérôme, Président du Saint-Synode de l’Église de Grèce, embrassant fraternellement Votre vénérable Béatitude, nous vous saluons avec une joie extrême.

Il est confessé par tous que notre Sainte Église orthodoxe, l’Église, Une, Sainte, Catholique et Apostolique, se prononce et décide, pour se qui concerne son dogme et son administration, lors des saints Conciles, locaux, élargis, Majeurs ou Grands et Saints, et des Conciles œcuméniques. Quant aux décisions conciliaires prises par l’invocation du Saint-Esprit et en Lui, elles constituent une seule voix, comme saint Chrysostome le déclare en écrivant qu’ « il convient qu’il y ait toujours une seule voix dans l’Église » (Homélies sur la Ière épître aux Corinthiens 36, PG 61, 3315).

Ce principe ecclésiologique et canonique de la consultation et de la décision conciliaires étant la pierre d’angle dans la vie, la mission salvatrice, et le témoignage de notre Église orthodoxe dans le monde, nous communiquons avec Votre Très aimée et Très chère Béatitude et avec la très sainte Église de Grèce et, eu égard à notre responsabilité de Patriarche œcuménique et Président du Saint et Grand Concile qui s’est réuni en Crète, ainsi que gardien du dogme et de l’ordre canonique de l’Église d’Orient, nous attirons votre attention sur notre sérieuse préoccupation personnelle et celle du Synode de l’Église-Mère réuni autour de nous.

Des informations émanant de différentes sources d’information parviennent chaque jour à notre Patriarcat œcuménique et à Notre Humilité personnellement, selon lesquelles le protopresbytre Théodore Zisis [professeur émérite de la Faculté de théologie de Thessalonique, ndt] avec les clercs et laïcs partageant ses opinions, atteignant par l’internet et les divers moyens d’information les autres Églises orthodoxes sœurs, appellent les frères Primats et pasteurs et particulièrement le pieux peuple orthodoxe, à se rebeller contre et à mettre en doute les décisions du saint et grand Concile de notre Église orthodoxe qui s’est réuni avec bénédictions et succès en Crète, et durant lequel la contribution de Votre très chère Béatitude et de la délégation de la très sainte Église de Grèce a été constructive et utile.

Comme si cette corruption des consciences et la provocation de scandales par cette œuvre impie de ces nombreux clercs et de laïcs dans la juridiction de la très sainte Église de Grèce ne suffisait pas, ces informations, non démenties à ce jour, mentionnent que des délégations dirigées par le clerc susmentionné, a visité les très saintes Églises de Bulgarie et de Géorgie, ainsi que l’éparchie ecclésiastique de Moldavie [c’est-à-dire l’Église orthodoxe de Moldavie, auto-administrée au sein du Patriarcat de Moscou, ndt], où elle en a soulevé le plérôme, tout en étant malheureusement reçue par les frères Primats et hiérarques desdites Églises. En outre, selon cette information, ce groupe s’est présenté lui-même pendant sa présence en Géorgie comme y transmettant la conscience de l’Église de Grèce.

Votre Béatitude et le Saint Synode de la très sainte Église de Grèce approuvent aussi, assurément, que les choses diffusées et propagées à dessein et de façon scandaleuse par ces clercs et laïcs constituent, selon les paroles de saint Basile le Grand, « … les poisons des âmes (…) et que ces cerveaux… » des personnes mentionnées « … crient, pleins d’imagination provoquée par leur passion » (Lettre 210 aux premiers citoyens de Néocésarée P.G. 32,777Α). En outre « … diviser l’Église, se tenir dans des dispositions querelleuses, faire naître des dissensions, se priver constamment soi-même du concile [il s’agit ici du Concile de Nicée, ndt] : voilà ce qui est impardonnable, digne d’accusation et puni d’une grande peine » (St Jean Chrysostome, Contre les Juifs 3, PG 48,872).

Malheureusement, le groupe connu constituant le front contre l’Église canonique et les décisions du Saint et Grand Concile réuni en Crète est renforcé également par des frères hiérarques de la très sainte Église de Grèce, comme par exemple les très saints métropolites de Kalavryta et Aigialea Mgr Ambroise et du Pirée Mgr Séraphim, et ce au moyen d’écrits rédigés à temps et à contretemps, avant et après la convocation du Grand Concile, ainsi que par leur parole inconsidérée à tout sujet. Ceux qui agissent de cette façon oublient assurément que « ce qui a été pensé et décidé conciliairement est préférable et supérieur aux jugements portés individuellement » (Jean de Crète, Réponses à Constantin Cabasilas, archevêque de Dyrrachion, Ralli et Potli, Concordance des divins et saints canons », tome V, p. 403).

Aussi, nous prions Votre Béatitude et le Saint-Synode de l’Église de Grèce qui ont participé au Saint et Grand Concile de Crète et qui ont co-décidé et co-signé tous les textes conciliaires, de prendre, en application de la décision de ce Concile, selon laquelle ces textes sont contraignants pour tous les fidèles orthodoxes, clercs et laïcs (cf. Règlement de l’organisation et du fonctionnement du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, article 13, paragraphe 2), les mesures appropriées et de procéder aux recommandations nécessaires aux clercs mentionnés et aux dirigeants concrets de ce groupe, afin qu’ils cessent d’agir de façon anti-ecclésiale et anti-canonique ainsi que de scandaliser les âmes « pour lesquelles le Christ est mort » et de provoquer des problèmes dans l’Église orthodoxe unie. Sachant tous bien que « rien ne provoque la colère de Dieu comme le fait de diviser l’Église » (St Jean Chrysostome, Sur l’épître aux Éphésiens, PG 62,85), comme cela se produit malheureusement par la conduite des personnes mentionnées, nous n’avons aucun doute que Votre Béatitude et le Saint-Synode de la très sainte Église de Grèce agirez comme il le faut, selon l’acribie canonique, et que vous procéderez aux recommandations et aux exhortations ecclésiastiques aux clercs et laïcs mentionnés, afin qu’ils ne donnent plus lieu à des « scandales », et ce sous menace d’application, s’ils ne reviennent pas à la raison, des sanctions prévues par les divins et saints canons, pour la guérison des meurtrissures provoquées par leur conduite dans le corps de l’Église.

Aussi, nous supplions chaleureusement Votre Béatitude afin qu’elle attire particulièrement l’attention des frères hiérarques de la très sainte Église de Grèce qui ont provoqué l’agitation dans le peuple de Dieu par leurs actions, comme les métropolites susmentionnés de Kalavryta et Aigialea, et du Pirée, déclarant que s’ils ne reviennent pas eux, le Patriarcat œcuménique fera face au problème créé, par la cessation de la communion ecclésiastique et sacramentelle avec eux, comme portant atteinte à la responsabilité et au devoir de tous les Pasteurs orthodoxes envers la sauvegarde de l’unité, de la paix et du témoignage unique de l’Église orthodoxe.

Dénonçant ce qui précède avec peine dans l’âme et douleur dans notre cœur, avant que cette œuvre impie, outrepassant le droit de liberté d’expression et de critique constructive, prenne des dimensions plus grandes et difficiles à guérir, nous nous en remettons, pour ce qui a été dit, à la conscience de Votre Béatitude bien-aimée et celle de la vénérable Hiérarchie de l’Église de Grèce, et vous prions d’agréer l’expression de notre profond amour dans le Seigneur et de notre hommage approprié.

Le 18 novembre 2016

Le frère aimé en Christ de Votre respectée Béatitude,

Bartholomée de Constantinople »

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Le patriarche copte Théodore a été reçu par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce

Le 9 décembre 2016, à l’issue des travaux du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce, les membres de celui-ci avec à leur tête l’archevêque d’Athènes Jérôme, ainsi que les hiérarques membres de la commission des relations inter-orthodoxes et interchrétiennes, ont reçu le patriarche copte Théodore. Celui-ci effectue une visite à l’Église de Grèce du 8 au 14 décembre. Dans son allocution, l’archevêque d’Athènes Jérôme a déclaré, entre autres : « Votre présence ici revêt une valeur majeure à une période exceptionnellement troublée et critique. De nos jours, l’homme cherche désespérément de bons interlocuteurs, une réponse spirituelle et un port serein dans le ballottement de l’histoire. J’ai la certitude que des pensées très précieuses et des paroles essentielles seront échangées mutuellement au cours de votre visite, lesquelles nous aideront à nous approfondir dans tout ce qui nous unit. Aujourd’hui, malheureusement, notre Église et tout le Moyen Orient sont souvent les victimes d’expressions violentes du fondamentalisme religieux, lesquelles mettent à l’épreuve votre pieux troupeau, qui donne en actes le témoignage du Christ. L’Église de Grèce, avec les bons sentiments qu’elle manifeste depuis longtemps envers votre peuple fidèle, est solidaire avec vous. Notre Saint-Synode, conscient de la tragédie et de la gravité des actes de violences commis contre ceux qui croient dans le Christ, a depuis longtemps lancé un appel à la communauté internationale, exprimant son inquiétude pour le destin menacé des chrétiens persécutés du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, et a proclamé la sixième semaine du Grand Carême de l’an passé comme semaine de prière pour ceux-ci ». Après son allocution, l’archevêque Jérôme a offert au patriarche copte Théodore une icône de l’Apôtre Paul en souvenir de sa visite au Saint-Synode de l’Église de Grèce. Dans sa réponse, le patriarche copte a remercié le Saint-Synode pour sa chaleureuse réception et a déclaré à son tour : « Nous avons une histoire et un patrimoine commun, ainsi que des générations qui ont vécu dans nos deux pays, de telle façon que les similitudes et nos valeurs communes sont bien plus nombreuses que les différences et les désaccords. Du fond du cœur, nous vous remercions, Béatitude, pour votre précieuse intervention concernant le problème de la reconnaissance par le parlement hellénique de l’Église copte orthodoxe, à l’instar de six autres Églises chrétiennes, au mois d’octobre 2014. Nous vous remercions aussi pour votre rôle humanitaire, par l’octroi d’aide aux réfugiés venant de pays touchés par la guerre et la catastrophe. Nous ajoutons à ce sujet que l’Église orthodoxe copte en Grèce pourrait contribuer à cette aide envers d’éventuels nouveaux réfugiés ». À l’issue de son allocution, le patriarche copte a invité en Égypte l’archevêque Jérôme et lui a offert une icône de la Fuite en Égypte de la sainte Famille.

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Comment Vladimir Poutine utilise-t-il l’Église orthodoxe dans la politique internationale ?

Nous publions ci-dessous l’étude de Kristina Stoeckl, directrice du projet de recherche « Conflits dans la société post-séculière » de l’Université d’Innsbruck.

Le 23 novembre 2016, le parlement de l’Union européenne a adopté une résolution intitulée « Sur la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers »

Dans le 8ème paragraphe de la résolution, les parlementaires déclarent, non sans condamnation : « Le gouvernement russe fait un usage agressif d’un panel étendu d’outils et d’instruments, tels que des groupes de réflexion et des fondations spéciales (Russkyi Mir), des autorités spéciales (Rossotroudnichestvo), des chaînes de télévision multilingues (Russia Today, par exemple), des soi-disant agences d’information et services multimédias (Sputnik, par exemple), des groupes sociaux et religieux transfrontaliers – le régime souhaitant se présenter comme le seul défenseur des valeurs chrétiennes traditionnelles –, des réseaux sociaux et des trolls internet, afin de s’attaquer aux valeurs démocratiques, de diviser l’Europe, de s’assurer du soutien interne et de donner l’impression que les États du voisinage oriental de l’Union européenne sont défaillants ». La résolution a été approuvée par 304 voix, tandis que 179 députés ont voté contre et 208 se sont abstenus. Les auteurs de la résolution se réfèrent deux fois au thème de la religion. Premièrement, en accusant le gouvernement russe d’utiliser « des groupes sociaux et religieux transfrontaliers – le régime souhaitant se présenter comme le seul défenseur des valeurs chrétiennes traditionnelles ». Deuxièmement, dans le contexte de la condamnation de « la guerre d’information, la désinformation de l’EIIL/Daech [organisation qui est interdite en Russie, K.S.] et les méthodes de radicalisation », qui a pour but de diffuser la rhétorique « politique, religieuse, sociale » de l’EIIL, ainsi que la haine et la violence. Ainsi, dans ce texte, la religion n’est guère plus que l’un des instruments de l’arsenal de propagande des forces qui traitent la démocratie libérale de manière hostile. Il est difficile d’imaginer que l’initiatrice de la résolution, une députée polonaise du groupe des conservateurs et réformistes européens et membre du parti au pouvoir en Pologne « Loi et Justice », Anna Fotyga, ait eu à l’esprit une vue aussi séculière de la religion lorsqu’elle a proposé cette résolution. L’affirmation que le gouvernement russe utilise, voire même finance le travail de « groupes sociaux et religieux transfrontaliers » du fait qu’il souhaite « se présenter comme le seul défenseur des valeurs chrétiennes traditionnelles » doit être examinée plus en détails. De quels groupes sociaux et religieux transfrontaliers s’agit-il ? Quelle idée de l’indépendance ou, au contraire, de la dépendance d’organisations religieuses, la résolution exprime-t-elle ? En tant que chercheuse ayant étudié pendant plusieurs années la participation de la Russie dans la concurrence de différents systèmes de valeurs au niveau international, je peux émettre une hypothèse bien fondée pour déterminer quels groupes sont ici l’objet de critiques. Premièrement, il y a les médias russes centrés spécifiquement sur la tradition orthodoxe et exprimant des vues impérialistes, tel que la chaîne télévisée « Tsargrad » qui, par exemple, a rapporté que la visite de Vladimir Poutine sur la Sainte Montagne de l’Athos, en mai de cette année était une sorte de montée sur le trône du chef du monde chrétien, puisque dans le passé, avant Poutine, seul l’empereur byzantin prenait place sur ce trône [il s’agit en fait d’un simple usage protocolaire en vigueur sur le Mont Athos qui permet à tout chef d’État, voire à un simple ministre, de s’asseoir sur le trône réservé habituellement à l’higoumène. En visite sur le Mont Athos, les présidents français ont eu droit à ce privilège, ndt]. Deuxièmement, il y a des partenaires russes d’ONG telles que le Congrès mondial des familles. Dans le cadre de ce Congrès, des activistes de mouvements pro-vie protestants, catholiques et orthodoxes, sont unis et coordonnent leurs efforts pour la protection de « la famille traditionnelle » et luttent contre les mariages de même sexe, la justice juvénile et autres, les maux, comme ils le supposent de la société libérale séculière. Dans quelle mesure l’insinuation que le gouvernement russe « embauche » et utilise ceux-ci et d’autres groupes et organisations comme des instruments de son arsenal de moyens de propagande correspond-elle à la réalité ? Et dans quelle mesure cette affirmation est-elle le résultat d’une analyse sociologique et historique erronée ? En Union Soviétique, la diplomatie religieuse était dans une large mesure un instrument de la propagande soviétique, alors que les représentants de l’Église orthodoxe russe s’exprimaient sur des sujets éloignés de la vie religieuse tels que, par exemple, la bombe à neutrons, afin de soutenir la position de leaders de la direction soviétique dans le combat pour la paix sur le forum international. Il n’y a aucun doute que le gouvernement russe actuel soutient directement « la défense des valeurs traditionnelles » au titre d’une plateforme idéologique destinée à justifiée l’autoritarisme dans la politique intérieure et l’antilibéralisme sur la scène internationale. Néanmoins, utiliser aujourd’hui l’argument que, tout comme dans le passé, les dirigeants religieux sont au service de l’État russe tout puissant qui les engage pour accomplir leurs tâches de propagande, constitue une simplification extrême de la situation. En réalité, la participation d’organisations religieuses dans la politique, aussi bien en Russie que dans d’autres pays, est d’une nature bien plus complexe que l’exécution d’ordres transmis par la chaîne de commandement. Durant les vingt dernières années, l’Église orthodoxe russe a continuellement déployé des efforts pour définir sa position concernant la démocratie libérale, le sécularisme, et son attitude à l’égard du concept des droits de l’homme. Cela s’est produit bien avant que les slogans de modernisation de l’époque de Dmitri Medvedev ne soient remplacés par la rhétorique des valeurs traditionnelles à l’époque du troisième mandat présidentiel de Poutine. La conception des valeurs traditionnelles comme principale alternative au concept libéral de liberté individuelle a surgi dans l’orthodoxie russe bien avant que cette approche ait été reprise par le Kremlin. Les groupes conservateurs orthodoxes partagent cette critique du libéralisme et du sécularisme avec les groupes religieux conservateurs dans d’autres pays, parmi lesquels les catholiques conservateurs en Pologne ne sont pas les derniers, là où le parti de la Loi et de la Justice gouverne et élabore son propre programme fondé sur des valeurs chrétiennes traditionnelles. Or en Pologne, puisque ce pays est membre de l’Union Européenne, ce programme reste principalement au niveau de la politique intérieure. En tant qu’observatrice sachant qu’à l’intérieur de l’Église orthodoxe russe des voix différentes se font entendre, je suis alarmé par le fait que les dirigeants politiques actuels de la Russie ne soutiennent qu’un type spécifique de traditionalisme au sein de l’Église, lequel préfère en fait un mariage d’intérêt, la promptitude à être utilisé par l’État en échange du pouvoir et des avantages matériels. Le fait même de la rivalité entre différentes notions de normes au sein de l’Église et de la société est complètement normal. La résolution déclare à juste titre que les valeurs prônées par l’Union européenne, à savoir la liberté, la démocratie, la solidarité, et les droits de l’homme sont attaquées. Mais soutenir que les causes de cela se trouvent exclusivement au-delà des frontières de l’Europe (Russie, EIIL) ou encore concernent le domaine de l’irrationnel (« religion », « désinformation ») serait trop simple. Pour ce qui concerne les parallèles historiques, la question se pose : la Russie tente-t-elle réellement d’influencer la droite européenne, les opposants à l’Union Européenne, tout comme l’Union Soviétique influençait les partis socialistes dans toute l’Europe pendant la guerre froide ? Ce n’est pas complètement exclu. Mais je le répète : la propagande anti-UE n’est pas l’instrument à l’aide duquel le sort de la construction étatique en Europe sera décidée. Les décisions seront faites par les Européens eux-mêmes. Et le désir de se présenter comme une victime ne nous aidera d’aucune façon à résoudre ce problème.

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Trois églises seront achevées dans le nord-ouest de Moscou au cours du premier semestre 2017

Trois églises seront inaugurées dans le nord-ouest de Moscou au cours du premier semestre de l’année prochaine. C’est ce qu’a annoncé Vladimir Resine, responsable du programme de construction des nouvelles églises orthodoxes dans la capitale russe. Selon ses explications, l’église des saints Constantin-et-Hélène, à Mitino, sera l’église la plus haute dans le nord de la capitale. Actuellement, le briquetage des murs est en cours et la partie centrale de l’église dépasse déjà 28 mètres, les arcs des voûtes sont érigés, et il est prévu que la hauteur de la construction atteigne 37 mètres jusqu’à la fin de cette année. Il est également prévu que l’église du saint Grand-martyr-Dimitri soit achevée pendant le premier semestre 2017. V. Resine a mentionné que les travaux ont commencé là il y a trois ans et se sont avérés difficiles jusqu’à présent. En effet, en raison de la situation géologique, d’importants travaux préparatoires ont dû être effectués sur le terrain. Une autre église devrait être achevée vers Pâques à Strogino. V. Resine a souligné que le gros œuvre arrive actuellement à sa fin. Il est prévu de procéder à la consécration de l’église à Pâques. On travaille actuellement sur 22 sites dans le district nord-ouest de Moscou, tandis que 200 églises en tout son projetées dans l’ensemble de la capitale. Sur ces 22 sites, une église fonctionne déjà, tandis que huit autres sont en construction, et huit autres encore se trouvent dans la phase de conception et de préparation à la construction. Un site internet est consacré à la construction des nouvelles églises de Moscou.

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Le patriarche œcuménique a vénéré le tombeau de saint Nicolas à Bari

Le patriarche œcuménique Bartholomée a vénéré le tombeau de saint Nicolas situé dans la crypte de la basilique de Bari. En présence des représentants du diocèse catholique-romain, des moines qui servent à la basilique, des représentants des pouvoirs municipaux et de centaines de catholiques romains et d’orthodoxes, le patriarche œcuménique s’est agenouillé et a prié devant les reliques de saint Nicolas. Pendant sa visite à la basilique, le patriarche œcuménique a accompli une célébration spéciale pendant laquelle il a proclamé le début de l’année académique de la Faculté de théologie d’Apulia. Dans le cadre de cette cérémonie a été lu un message du pape François. Le soir, le patriarche a présidé les vêpres dans l’église située au centre de la ville, que l’archevêque catholique-romain de Bari cédera au métropolite du Patriarcat œcuménique en Italie, Mgr Gennade, pour les besoins de la paroisse orthodoxe grecque de la ville.

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Interview de l’archimandrite Alexandre (Elissov), chef de la mission du Patriarcat de Moscou en Terre Sainte

En 2017, plusieurs dates liées à la présence russe en Terre sainte seront commémorées : 135 ans de la fondation de la Société impériale orthodoxe de la Palestine, 145 ans de l’église de la Sainte-Trinité à Jérusalem, 170 ans de la fondation de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem et les 200 ans de l’anniversaire de l’un des ecclésiastiques les plus actifs qu’ait connu la Terre Sainte, à savoir l’archimandrite Antonin (Kapoustine). L’archimandrite Alexandre (Elissov), chef de la Mission ecclésiastique russe du Patriarcat de Moscou en Terre sainte a accordé l’interview suivante au correspondant de l’Agence « Interfax-Religion », au sujet des manifestations festives prévues et de la vie de la « Palestine russe »

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– Très révérend Père, en quoi se distingue le XXIème siècle pour la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem ?

– C’est maintenant le XXIème siècle, mais en fait, les buts de la Mission n’ont pas changé. Celle-ci a été fondée dans le but de s’occuper des pèlerins venant en Terre Sainte depuis tout le territoire de l’Église orthodoxe russe, et cela est resté son principal ministère. Et nous nous réjouissons que cette idée réalisée en son temps par les pères fondateurs, notamment l’archimandrite Antonin (Kapoustine), dont nous commémorerons le 200ème anniversaire de la naissance l’an prochain, présente toujours une nécessité aujourd’hui. Il y avait une période lorsque la Terre Sainte était désertée par les pèlerins russes. Ce furent quelques décennies d’une attente anxieuse. Le Seigneur a conduit notre peuple et l’Église orthodoxe russe sur la voie des épreuves, et à l’époque où nous n’avions pas la possibilité de mener la vie spirituelle de façon active dans le cadre de notre Église, nous étions privés de la possibilité de séjourner aussi en Terre Sainte. Heureusement, cette période s’est achevée, un nouvel afflux de pèlerins a commencé, et nous comprenons aujourd’hui ce regard prophétique des fondateurs de la Mission, lesquels avaient ressenti intérieurement que cette tâche de la Mission ecclésiastique russe serait aussi actuelle à l’époque moderne. Aujourd’hui, nous recevons environ 5000 personnes de l’Église orthodoxe russe, de tout le pays et de l’étranger lointain, qui trouvent chez nous un lieu d’accueil, de la sollicitude et une direction spirituelle. Les sœurs du monastère Gorny accompagnent les pèlerins lors de leurs visites des lieux saints. Historiquement, font également partie de l’activité de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem le soutien à la population chrétienne locale et les contacts avec le Patriarcat de Jérusalem. C’est ainsi que l’on construit [pour les habitants locaux] des écoles et d’autres édifices, que fonctionnent pour eux des centres culturels à Bethléem et à Jéricho, dont la mission éducative est immense. Je voudrais rappeler que la Mission ecclésiastique russe et la Société impériale orthodoxe de Palestine accomplissaient déjà un tel travail au cours de la période prérévolutionnaire. L’assistance aux pèlerins de Terre Sainte demeure notre but principal. À cet égard, des contacts sont entretenus avec le Patriarcat de Jérusalem afin de créer, par des efforts conjoints, les conditions les plus appropriées pour ceux qui souhaitent visiter les Lieux Saints. Tout ceci dans le but que soient accessibles les Lieux Saints liés avec la vie de notre Seigneur Jésus-Christ, des Justes de l’Ancien Testament et des Ancêtres du Seigneur, c’est-à-dire avec les événements bibliques et évangéliques. C’est précisément dans ce domaine que nous travaillons de façon très étroite. Le patriarche de Jérusalem Théophile consacre une grande partie de sa journée de travail à l’accueil de nos pèlerins. Il les reçoit chez lui, discute avec eux, il leur donne sa bénédiction. Le Patriarcat de Jérusalem contribue grandement à ce que les pèlerins russes se sentent ici comme chez eux. Et c’est en cela que consiste l’un des aspect de notre activité : soutenir ce type de contacts avec le Patriarcat de Jérusalem et trouver la meilleure variante de coopération, afin d’assister les pèlerins et ne pas défaire les traditions et institutions locales qui, déjà pendant de nombreux siècles sont devenues la norme des relations entre les différentes confessions chrétiennes.

– Qu’est-ce qui fait partie aujourd’hui de la « Palestine russe » ?

– La « Palestine russe » présente aujourd’hui de multiples facettes. Ce sont avant tous les lieux qui ont été acquis par les pères fondateurs de la Mission ecclésiastique russe et qui sont directement liés aux événements bibliques et évangéliques. L’acquisition de sites a eu lieu au temps de l’Empire ottoman. Ce fut difficile à réaliser mais, néanmoins, des possibilités juridiques diverses ont été trouvées permettant de trouver des solutions à des questions très sensibles. Ainsi, nous avons aujourd’hui un certain nombre de sites et nous nous préoccupons de leur bon entretien. Sur le territoire du monastère « Gorny » continue la construction de bâtiments destinés aux pèlerins. Tout cela fait partie de nos tâches pour la « Palestine russe », dans le même esprit qui était celui de ses fondateurs. L’archimandrite Antonin (Kapoustine) a accompli bon nombre de travaux dans ce sens. Les sites de la « Palestine russe » rassemblés par ses effort aident de nos jours non seulement les pèlerins, mais aussi nos compatriotes originaires des différentes extrémités de l’ancien Empire russe, de l’Union soviétique, qui sont arrivés ici, ont reçu la citoyenneté (israélienne) et vivent maintenant en Israël ou en Palestine. Nous avons deux sites paroissiaux très actifs, à Jaffa et à Haïfa. Dans ces villes vivent des émigrants de l’ex-URSS, et ils reçoivent la nourriture spirituelle dans nos églises. Il y a là-bas des écoles russes, à Haïfa 30 enfants y étudient, à Jaffa, plus de 50. Dans le programme de ces écoles figurent l’étude de la langue russe et le catéchisme de l’Église orthodoxe. Les paroissiens participent activement au travail social, ils rendent visite, par exemple, aux enfants qui se trouvent ici pour soigner des maladies oncologiques. Les sites de Jaffa et de Haïfa ont acquis aujourd’hui un sens et une importance étonnantes pour la Russie de Palestine et pour la vie spirituelle en Israël. Ce sont des intermédiaires spécifiques pour la vie extérieure, la vie de la société israélienne même, ce qui pour nous n’est pas de moindre importance. Nous ne voulons pas nous trouver dans un quelconque isolement, nous voulons montrer que l’Orthodoxie, et en partie l’Église orthodoxe russe, occupe une part active, notamment dans les questions de service social. Il y a un site remarquable sur la rive du lac de Génésareth, sur le lieu lié à la vie de sainte Marie Madeleine. Il y a là des sources de radon utiles à la santé. Dans la ville de Tibériade, près de ce site, nous avons un bâtiment, acheté à l’époque prérévolutionnaire, qui a été préservé depuis l’époque des Croisés, dans lequel a été aménagée une hôtellerie très confortable pour les pèlerins. À Bethléem, à côté de la basilique de la Nativité du Christ a été ouverte une belle hôtellerie, où est logée habituellement une grande partie des pèlerins qui viennent chez nous. Il convient de mentionner aussi qu’avec le soutien de l’État russe, le centre historique de la ville est restauré. La rue de l’Étoile, qui jouxte la basilique, est reconstruite. À Jéricho, il y a le site lié au publicain repentant Zachée, devenu par la suite l’un des apôtres, ainsi qu’aux prophètes Élie et Élisée. Ce lieu connaît aussi maintenant une vie active, il y a un foyer de bonne qualité pour les pèlerins, une petite chapelle qui, selon la tradition, est bâtie sur le lieu de la maison de Zachée, dans laquelle le Seigneur était entré pour parler à celui-ci. À l’aide de bénévoles et d’ouvriers sont effectués les travaux fondamentaux de restauration de la maison, d’aménagement du territoire, de la mise en place d’un nouveau portail. Le forage de puits a commencé, ce qui est ici indispensable. Nous avons là un beau jardin de citronniers et d’autres plantes exotiques qui, naturellement, nécessite un entretien. Grâce au patriarche de Moscou Cyrille, qui a exposé notre demande de coopération pour l’aménagement du territoire du site au président palestinien Mahmoud Abbas, et maintenant sur l’initiative de ce dernier, sous son patronage, ces travaux sont en cours de réalisation. Le patriarche est très attentif à nos problèmes, et nous lui sommes reconnaissants pour son aide à régler des questions globales. En 2010-2011, à Jéricho, un parc-musée a été aménagé avec les fonds de la Russie, sur le territoire duquel le figuier de Zachée, lequel continue à donner des fruits. Ce complexe accomplit également une mission éducatrice, ce qui nous réjouit et nous rapproche : il est important pour la population locale, et une rue a reçu le nom de Dimitri Medvedev, grâce au décret duquel, alors qu’il était président de la Fédération de Russie, a été bâti le musée. Le monastère « Gorny », constitue nos poumons spirituels qui assainissent l’atmosphère, tant dans la mission elle-même qu’en Israël. C’est un monastère étonnant, le plus grand de ceux qui existent en Terre Sainte. Il y a plus de 80 moniales qui y vivent de façon permanente et y prient. Elles ont une bibliothèque remarquable, et détiennent aussi les archives de la Mission ecclésiastique russe. Les sœurs s’occupent constamment des pèlerins, notamment de l’immense réfectoire qui nourrit des centaines de pèlerins. J’ai énuméré les sites principaux et les centres spirituels qui sont liés à notre mission, mais je n’ai pas encore mentionné les deux monastères qui se trouvent sur le Mont des Oliviers et à Gethsémani. Ils constituent également une partie de notre mission, mais ils sont traditionnellement du ressort de la partie hors-frontières de l’Église orthodoxe russe. Spirituellement, nous sommes déjà ensemble, nous fêterons l’an prochain le dixième anniversaire de la réunion du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors-frontières, et nous ressentons que nous nous sommes renforcés aujourd’hui dans la prière commune. Les évêques et les laïcs pèlerins qui viennent en Terre Sainte, vont aussi dans ces monastères, ces églises. Les membres du clergé y concélèbrent la sainte Liturgie. Pour nous, c’est très important. L’unité qui existe réellement aujourd’hui, aide à panser les plaies du schisme d’autrefois et offre une radieuse perspective pour l’avenir, aussi nous sommes très heureux du fait que ces deux monastères existent maintenant comme seul espace de vie et de responsabilité. Je parlerai en dernier de l’église de la Sainte-Trinité, bien qu’elle constitue le cœur de la « Palestine russe ». Il y a maintenant ici des offices réguliers : des offices quotidiens pour nos besoins internes et de nombreux offices hebdomadaires pour les pèlerins et les paroissiens. Cette église acquiert maintenant une importance paroissiale également et nous espérons que ce ministère se développera. Actuellement, le nombre des baptêmes et des mariages a augmenté, ce qui, bien sûr, nous réjouit beaucoup.

– En 2017, on fêtera à la fois plusieurs dates commémoratives liées à la présence russe en Terre Sainte. Quelles sont les manifestations prévues dans le cadre des solennités ?

– Avec la bénédiction du Patriarche, nous élaborons actuellement ce programme. Le 18 novembre, à Moscou, j’ai participé au groupe de travail, et nous avons décidé qu’il y aurait plusieurs étapes dans les manifestations festives. C’est la Société impériale orthodoxe de Palestine qui les commencera en juin, par la tenue d’une conférence scientifique. Ensuite, au mois d’août, on prévoit à Jérusalem des fêtes liées au jubilé de l’archimandrite Antonin, qui est inhumé en l’église de l’Ascension sur le Mont des Oliviers. Ce sera organisé par la partie hors-frontières de notre Mission. Il est prévu un office, une réception solennelle et une exposition : l’archimandrite Antonin était un homme aux multiples intérêts. C’est ainsi qu’outre l’organisation de la « Palestine de Russie », il s’intéressait à l’astronomie, l’archéologie. On a gardé ses affaires qui seront le patrimoine de cette exposition. Et, vers la fin de l’année, en octobre-novembre, nous accomplirons des manifestations liées à la célébration du 170ème anniversaire de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem. Nous prévoyons un office festif, une conférence scientifique, ainsi qu’une exposition. Un grand forum terminera l’année jubilaire, lequel aura lieu à Moscou. Ses participants pourront visiter le diocèse de Kourgan, le village de Batourino, où est né l’archimandrite Antonin. Ce sont des orientations, le programme sera encore revu, délibéré et les dates exactes seront choisies.

– L’Église orthodoxe russe participe-t-elle à la restauration du « Kouvouklion » ? Si c’est le cas, de quelle façon ?

– Traditionnellement, la Russie est un pays qui a toujours, dans les temps passés, et de nos jours également, fait des dons plus que les autres pour la restauration et la préservation des saints Lieux dans le monde entier, et bien sûr, en premier lieu, en Terre Sainte. Nos fidèles, toute notre Église participe par des dons, à la restauration du plus grand lieu saint du christianisme, le « Kouvouklion » qui abrite le Saint-Sépulcre et nous savons qu’à ce jour l’apport de la Russie et de l’Église orthodoxe russe est le plus grand.

– Les travaux de restauration à la basilique du Saint-Sépulcre n’empêchent-ils pas sa visite par nos pèlerins ?

– Non, le « Kouvouklion » est toujours ouvert aux pèlerins, et tous les offices traditionnels en la basilique du Saint-Sépulcre sont célébrés. Les pèlerins peuvent visiter sans obstacle le Kouvouklion, et les travaux de restaurations effectués ici, ne dérangent en rien l’atmosphère respectueuse dans l’église.

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Bertrand Vergely : « La Samaritaine » – lundi 12 décembre

Bertrand Vergely nous parlera le 12 décembre 2016 du “la Samaritaine” dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu, à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Offices à la cathédrale de la Sainte Trinité (quai Branly)

La cathédrale de la Saine Trinité (2 avenue Rapp, Paris, 75007) est désormais ouverte au public lors des offices. Les liturgies dominicales seront célébrées les dimanche à partir de 10h00. La veille, les samedi, les vigiles auront lieu à partir de 18h00.

Visite du patriarche de Serbie Irénée sur le Mont Athos

Après avoir célébré la liturgie au monastère аthonite de Chilandari pour la fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu – fête patronale du monastère – le patriarche de Serbie Irénée s’est rendu à Karyès, capitale du Mont Athos, où il a été accueilli chaleureusement par la Sainte Communauté. Accompagné par le Protépistate Barnabé de Vatopédi, le patriarche a vénéré l’icône de la Mère de Dieu « Axion estin » au Protaton. De la part de la Sainte Communauté, le Protépistate a salué le patriarche par une allocution, dans laquelle il a souligné entre autres : « Notre sainte Communauté reçoit aujourd’hui, en la très vénérable église du Protaton, Votre très respectée Béatitude, avec des sentiments filiaux de joie, d’estime et de respect… Nous exprimons la joie de nous tous, car en votre personne, nous recevons le successeur de saint Sava, archevêque de Serbie, l’illustre athonite qui fut le fondateur et l’higoumène du saint monastère de Chilandar, qui a orné avec sa sainte vie le monachisme athonite. Après son ministère sur la sainte Montagne de l’Athos, il a transmis le pur nectar de la vraie foi à son pays et a lié inextricablement l’histoire de celui-ci avec le Mont Athos, le monachisme et l’Orthodoxie ». Concluant son allocution, le protépistate a souligné : « Nous connaissons votre amour pour le monachisme, dont vous faite partie, et nous prions de tout cœur pour que, pendant le peu de temps de votre pèlerinage sur la Sainte Montagne, où vous vénérerez nos saints lieux, les saintes icônes et les saintes reliques, vous puisiez la force et l’assistance de la Très sainte Mère de Dieu, la protectrice de notre saint lieu, pour accomplir vos devoirs élevés ». De son côté, le primat de l’Église serbe a déclaré : « Père Protépistate, je voudrais vous remercier pour vos paroles chaleureuses et votre accueil. C’est un grand don du Dieu miséricordieux de venir sur la Sainte Montagne, particulièrement ici à Karyès, dans cette très vénérable église où se trouve l’icône de la Très sainte Mère de Dieu Axion Estin (…) Je considère que c’est une grande bénédiction pour moi de me trouver ici aujourd’hui. Notre Seigneur est partout, comme le sont les saints, mais nous comprenons particulièrement la présence et la grâce de notre Dieu lorsque nous nous trouvons en ce saint lieu, foulé par les pas de nombreux saints de l’Église orthodoxe. Lorsque le grand Moïse devait recevoir la loi de Dieu, il entendit une voix lui enjoignant d’ôter ses sandales, lui qui vivait dans la pénitence et une grande ascèse ». Le patriarche Irénée a souligné ensuite que « pour nous, Serbes, il y a une joie particulière à se trouver sur le Mont Athos, parce que c’est là que porta ses pas également le plus grand saint de notre nation, saint Sava, avec son père, mais après eux, beaucoup de saints vécurent dans l’ascèse sur le Mont Athos. Notre peuple est réellement riche spirituellement et considère comme une grande bénédiction de Dieu d’avoir ici notre propre morceau du Mont Athos ». Et le patriarche de conclure : « Nous sommes particulièrement heureux de voir que le monachisme est florissant sur le Mont Athos. Nous voyons comme les monastères sont renaissants, avec de nombreux moines. Et ainsi la force et la grâce de l’Orthodoxie se manifestent aujourd’hui également. La force spirituelle d’un peuple ou d’une Église se manifeste dans le monachisme. Lorsqu’il existe ce grand nombre de moines sur le Mont Athos, de nos jours, cela affermit notre foi, et montre que l’Église est forte aujourd’hui, et que le monachisme est prêt à lutter contre les épreuves actuelles. Le Seigneur, par les moines, sera avec le peuple ».

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Le patriarche Cyrille appelle les Européens à suivre la voie du Christ en dépit du courant dominant dans la société

En visite en Suisse, le patriarche de Moscou Cyrille a appelé les chrétiens à ne pas fléchir devant le courant dominant des goûts de la société, mais au contraire à témoigner, à l’instar des martyrs, de la vérité divine immuable. « La société contemporaine est encline à voir dans l’Église une sorte de système au service de ses besoins, voire même de ses goûts. Et si les goûts de la société actuelle se trouvent en contradiction avec les convictions chrétiennes, surgit alors la question du témoignage de la vérité divine. Nous savons que parfois les communautés chrétiennes fléchissent devant ces goûts (…) et son prêtes à en tenir compte. Par ce fait même, elles s’écartent de la vérité divine. Nous sommes tous appelés à témoigner de la vérité divine et ne pas fléchir devant ces goûts », a déclaré le patriarche mercredi après la liturgie célébrée à l’occasion du 80ème anniversaire de la paroisse orthodoxe russe de la Résurrection du Christ à Zurich. Le patriarche a rappelé les anciens martyrs, qui ont témoigné du Christ crucifié et ressuscité. « Mais le martyre n’a pas cessé. Nous savons qu’il se produit aujourd’hui (…), nous sommes tous appelés à être des témoins de la vérité divine. Aujourd’hui, le plus souvent, nous ne le payons pas de notre vie. Mais il n’est pas rare que ce témoignage nous place dans une situation complexe », a mentionné le primat. Celui-ci a précisé que l’Église n’appelle pas au conflit avec la société et que les chrétiens n’ont jamais été des révolutionnaires. « Mais les chrétiens sont appelés à préserver la vérité divine et à en témoigner, même lorsque dans la vie de la société, le courant principal des goûts va dans le sens opposé. Nous devons prier et être des témoins courageux de la vérité divine », a souligné le patriarche Cyrille. Le contexte de se témoignage, a-t-il ajouté, peut être très différent et complexe, c’est le domaine des relations sociales, des médias, des réseaux sociaux, et de la vie familiale. Et chaque parent chrétien doit témoigner devant les enfants de la vérité divine, a dit le patriarche. « C’est ainsi que s’actualise la grande idée du martyre de nos jours. Elle exige de nous des forces et du dévouement envers Dieu. C’est pourquoi nous bâtissons des églises : lorsque nous prions ensemble, nous nous tenons devant Dieu comme une famille, et cela renforce notre foi et nous donne les forces d’un authentique témoignage sur le Christ au monde contemporain » a-t-il conclu.

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Le métropolite de Kiev Onuphre appelle les chrétiens à venir le plus souvent possible à l’église

« C’est précisément dans le temple que la Très sainte Vierge Marie a préparé son âme pour devenir le réceptacle du Dieu incirconscriptible » a déclaré le métropolite Onuphre, alors que l’Église orthodoxe fêtait ce dimanche l’Entrée au Temple de la Très sainte Mère de Dieu. « Parfois, les gens disent qu’il n’est pas obligatoire d’aller à l’église pour prier, que l’on peut prier en tout lieu », a poursuivi le métropolite. « C’est vrai, on peut et on doit prier en tout lieu. Mais il y a des lieux qui sont destinés à la prière ». Il a souligné que chaque homme qui s’efforce de vivre chrétiennement, le comprend. « Le chrétien orthodoxe sait qu’il est plus facile de prier à l’église que dans un autre endroit. Il y a à l’église cette grâce qui aide l’homme dans sa prière. L’église, c’est le lieu où le chrétien croît spirituellement », a souligné Mgr Onuphre. « La Très sainte Vierge Marie a passé neuf ans dans la prière au temple de Jérusalem. Là, elle a fait de son âme un palais pour le Roi Céleste ». Ensuite, le primat a rappelé que l’église était également le lieu où sont accomplis les sacrements. « Dans l’église, le Seigneur Lui-même est présent par Son Corps très pur et Son Sang. C’est là que sont célébrés les sacrements de l’Eucharistie, du baptême, du mariage, de la chrismation, de la pénitence, de l’huile sainte et de l’ordination sacerdotale », a-t-il fait remarquer, ajoutant que « vraiment, il faut rendre grâces à Dieu partout, en tout lieu, il faut prier, mais la prière la plus forte est accomplie dans l’église de Dieu ». « Et nous, chers frères et sœurs, en ce jour, demandons à la Très sainte Vierge Marie qu’elle nous aide à vivre spirituellement, afin que nous n’oubliions pas que l’église de Dieu est l’église de la prière » a-t-il conclu. Le 4 décembre 2016, jour de l’Entrée au Temple de la Très sainte Mère de Dieu, le métropolite de Kiev Onuphre a célébré la divine Liturgie au couvent féminin dédié à cette fête à Tchernovtsy.

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Le patriarche Cyrille de Moscou a visité le Séminaire orthodoxe russe à Épinay-sous-Sénart

Le 5 décembre dernier, le primat de l’Eglise orthodoxe russe, a rendu visite au Séminaire orthodoxe Sainte-Geneviève à Épinay-sous-Sénart, accompagné de Mgr Nestor de Chersonèse. Outres les séminaristes et les formateurs, ont été présents aussi l’évêque d’Évry Mgr Michel Dubost, l’évêque de Saint-Dié Mgr Didier Berthet, le P. Hyacinthe Destivelle, officiel du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le P. Emmanuel Gougaud, secrétaire du Conseil pour l’unité des chrétiens de la Conférence des évêques de France, la chef du Bureau central des cultes du Ministère de l’Intérieur M. Arnaud Schaumasse, le maire d’Épinay-sous-Sénart, Georges Pujals, et plusieurs élus de la ville, le président de l’agglomération Nicolas Dupont-Aignan. Après la prière dans la chapelle du séminaire, le patriarche Cyrille a prononcé un discours que vous pouvez regarder ci-dessous, ou bien le lire sur cette page.

Reportage photographique sur les sculptures et bas-reliefs en bronze de l’église des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, en construction à Moscou

On peut voir sur le lien ci-dessous un reportage photographique de la fonte des bas reliefs en bronze des portails de l’église des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Moscou, en construction près du monastère Sretensky à Moscou, et dont l’achèvement est prévu en 2017. Les sculptures et bas-reliefs en bronze représentent les saints nouveaux martyrs, les anges et sont accompagnés de textes et d’ornementations. Ces œuvres uniques, reposant sur les traditions iconographiques, ont été réalisées par les sculpteurs moscovites Vitaly Chanov et son épouse Daria Ouspensky. Les photos ont été effectuées par Anatoly Gorianov.

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L’archevêque d’Athènes Jérôme évoque des exemples de pauvreté dans la Grèce d’aujourd’hui

Au cours de son allocution, lors d’une action de bienfaisance dimanche après-midi, l’archevêque d’Athènes a mentionné trois exemples d’extrême pauvreté dans la Grèce actuelle : « Des nouveaux pauvres viennent recevoir une assiette de nourriture dans les foyers, mais parce qu’il y a ce jour-là la télévision et des appareils photo, ils cachent leurs visages lorsqu’ils reçoivent l’assiette. C’est là le moindre respect pour la personne humaine. C’est pour cette raison que l’Église a pensé à envoyer les colis dans les maisons », a déclaré l’archevêque. Il a ensuite parlé d’une mère qui venait dans les foyers avec une casserole, demandant poliment qu’on lui mette dedans quatre ou cinq portions. La femme en question, voyant l’archevêque, lui expliqua qu’elle « prenait la nourriture dans la casserole, afin de poser celle-ci en arrivant sur la cuisinière pour que les enfants, de retour de l’école, ne le sachent pas et ignorent que j’avais reçu la nourriture du foyer ». L’archevêque a ensuite donné un troisième exemple : le responsable d’une chapelle de l’archevêché d’Athènes se plaignait que quelques cierges, chaque jour, restaient impayés. Après enquête, il s’avéra que deux enfants les volaient et avaient dit au prêtre : « Mon père, nous n’avons pas de lumière à la maison et nous prenons ces cierges, les mettons ensemble, pour pouvoir apprendre nos leçons le soir ».

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Liturgie et office de requiem au monastère de Sihăstria pour les pères Païssié (Olaru), Cléopas (Ilie), Ioannichié (Bălan) et Victorin (Oanele)

La mémoire des archimandrites Cléopas Ilie et Ioannichié (Bălan), ainsi que du hiéromoine du grand habit Païssié Olaru a été commémorée samedi 3 décembre 2016 au monastère de Sihăstria, en Roumanie. Avec ces trois grandes figures spirituelles a été commémoré également l’archimandrite Victorin Oanele, qui fut higoumène de ce monastère. L’office de requiem a été précédé de la sainte Liturgie célébrée par le métropolite de Moldavie et de Bucovine Théophane avec un grand nombre de prêtres et diacres. Dans l’allocution prononcée à cette occasion, le métropolite Théophane a mis en évidence certains des traits distinctifs des pères : « Les pères Païssié, Cléopas et Ioannichié ne peuvent pas êtres appelés autrement que les disciples de leurs grands Pères d’autrefois qui, à leur tour, ont eut d’autres pères bénis qui ont grandi dans l’esprit de l’Évangile, dans l’enseignement des saints Pères, au centre du mystère vécu et prêché par saint Païssy Velitchkovsky. Quels mots peuvent être prononcés au sujet de ces trois figures ? La délicatesse, la parole et le courage du témoignage. Premièrement, je me rappelle de la délicatesse du père Païssié ; le père Cléopas disait au sujet de cette grande figure spirituelle, qu’il est « tellement bon et tellement doux, que des milliers d’hommes trouvent le repos de l’âme sous son epitrachilion ». Deuxièmement, la parole du père Cléopas raisonnait comme une trompette, le père Ioannichié ayant affirmé que le père Cléopas avait souhaité que par sa parole tous les hommes soient « démangés » par le paradis. Troisièmement, je me rappelle du père Ioannichié, avec sa manière d’être, son courage de confesseur, avec sa forte réprimande lorsqu’il avait le péché devant lui. Cette triade bénie de pères spirituels ont pu s’occuper de la « part de Marie » c’est-à-dire la parole de Dieu, la bénédiction de Dieu, le repentir venant de Dieu, ayant en vue que l’higoumène de ce temps, le père Victorin Oanele s’occupait de la « part de Marthe », c’est-à-dire la bonne gestion et l’administration de l’institution monastique ». Après l’office de requiem, S.E. le métropolite Théophane, avec les prêtres et les fidèles se sont rendus au cimetière du monastère de Sihăstria, où a été célébré un Trisaghion sur les tombes des quatre Pères. Cette année marque les anniversaires du départ vers Dieu des pères Païssios Olaru (26 ans), Cléopas Ilie (18 ans), Joannice Bălan et du père Victorin Oanele (2 ans). Rappelons que deux livres du père Ioannichié Bălan ont été traduits en français, l’un sur le père Cléopas, et l’autre sur le père Païssié Olaru et publiés dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXème siècle » aux Éditions de l’Âge d’Homme.

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Le président François Hollande s’est entretenu avec le patriarche Cyrille

Le président de la République a reçu ce matin à l’Élysée le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. A l’occasion de cet entretien, le chef de l’État a rappelé l’attachement de la France au développement des relations d’amitié entre les peuples français et russe. Le président de la République et le patriarche Cyrille ont eu un échange de vues sur la responsabilité commune des dirigeants politiques et religieux à agir au service de la paix. Ils ont évoqué la situation des chrétiens d’Orient. Le chef de l’État a rappelé la relation particulière, fondée sur l’histoire, que la France entretient avec ces communautés, l’attention qui était portée à leur situation et les initiatives prises par la France pour leur venir en aide. Le président de la République a exprimé au patriarche sa conviction que la préservation de la diversité religieuse au Moyen-Orient passe par la lutte contre les terrorismes et les intégrismes et par le règlement politique des crises qui traversent la région. C’est pourquoi il est nécessaire de mettre fin au massacre en cours en Syrie pour porter assistance aux populations civiles et engager enfin la négociation politique.

Sources: Élysée (dont photographie), AEOF. Vidéo: Sputnik

Le patriarche Bartholomée a visité la fraternité de Bose à Ostuni

Le 4 décembre dernier, le patriarche œcuménique Bartholomée lors de son voyage de Lecce à Bari (Italie), a visité la fraternité du monastère de Bose située à Ostuni.  Le responsable de la fraternité, le père Sabino a informé le patriarche de la vie et des activités de sa communauté.

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L’évêque Athanase (Jevtić), évêque émérite de Zachumlie et Herzégovine (Église orthodoxe serbe), a visité la Slovaquie orientale

L’évêque Athanase (Jevtić), évêque émérite de Zachumlie et Herzégovine, a visité la Slovaquie orientale du 26 au 30 novembre 2016, se rendant sur les pas de saint Justin (Popović), qui a séjourné dans cette région entre 1929 et 1930, afin de développer la mission de l’Église orthodoxe serbe auprès des populations qui revenaient de l’uniatisme à l’orthodoxie. Le but principal de la visite de Mgr Athanase était la célébration du 90ème anniversaire du retour à l’orthodoxie des habitants du village d’Osadné, après l’union d’Užgorod qui dura 200 ans. C’est dans ce village que Mgr Athanase a concélébré la sainte liturgie avec le primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, le métropolite Rastislav. Dans le sous-sol de l’église, l’évêque Athanase a célébré un court office de requiem devant l’ossuaire qui abrite les restes de 1025 soldats morts pendant la Première guerre mondiale. L’évêque a visité également de nombreuses églises, dans lesquelles il a prêché et vénéré les saintes icônes et reliques de Slovaquie. Entre autres, il a rendu visite à la skite du défunt higoumène Ignace (Čokina), lequel connaissait probablement saint Justin, puisqu’il a séjourné un certain temps au monastère Saint-Job-de-Potchaïev à Ladomirovo, que le saint mentionne dans ses notes sur son voyage dans ces régions. L’higoumène Ignace vécut une sainte vie et est vénéré dans le peuple, ce qui fait que son nom sera prochainement introduit dans le calendrier des saints de l’Église orthodoxe. Mgr Athanase a également visité l’église de ce monastère, aujourd’hui église paroissiale. Avant la seconde guerre mondiale, le monastère disposait d’une imprimerie où furent édités de nombreux livres à contenu spirituel et liturgique, qui étaient diffusés dans toute l’émigration russe. De là, après la guerre, les moines sont partis à Munich, puis à l’actuel monastère de Jordanville aux États-Unis. Non loin de Ladomirovo naquit le métropolite Laure (Škurla, +2008), primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Ensuite, Mgr Athanase a célébré la sainte liturgie en la chapelle Saint-Jean-le-Théologien du séminaire de Prešov, où il a fait une conférence sur saint Justin. Le 30 novembre 2016, il a prononcé une autre conférence à la Faculté de théologie orthodoxe de la même ville, sur le thème « Le Christ, Terre des vivants ».

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Jovan Nikoloski