28/07/2017
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Archives de catégorie : France

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Décès du père André Borrely

Le père André Borrely s’est endormi dans le Seigneur le 9 juillet. L‘office des funérailles, présidé par Mgr Emmanuel, a été célébré le 12 juillet en l’église Saint-Irénée à Marseille. Le père André était l’auteur de plusieurs ouvrages. Mémoire éternelle !

Photographie : le père André, le 27 septembre 2015, lors de son départ à la retraite (source: paroisse Saint-Irénée)

L’orthodoxie en France : histoire et situation présente

La nouvelle cathédrale de la Sainte-Trinité (source: Wilmotte et associés)

Nous vous proposons ci-dessous un texte du P. Christophe Levalois (dernier livre paru, son blog) sur l’histoire et la situation présente de l’orthodoxie en France. Cette synthèse évoque les deux siècles d’implantation et de développement du christianisme orthodoxe en France, son rayonnement spirituel et théologique, ainsi que sa croissance actuelle : « A ce rythme, on est fondé à estimer qu’en une génération, depuis le début du présent siècle, le nombre des lieux de célébration orthodoxe doublera, peut-être même largement ». (Le texte au format pdf).

 

L’orthodoxie en France : histoire et situation présente

    L’actualité récente a rapporté des évènements importants concernant le christianisme orthodoxe (note en fin de texte) en France : l’inauguration en deux temps, à l’automne dernier, du centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Paris, celle du centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Strasbourg, le 19 mai, la Journée de l’orthodoxie, le 5 juin à Paris ; dans un avenir proche, en 2018, se tiendront le 3e Salon du livre orthodoxe, à Paris, et, dans le sud-est de la France, le XVIe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale. Avec la parution de l’Annuaire 2017 de l’Église orthodoxe, c’est l’occasion de revenir sur les deux siècles d’histoire de l’orthodoxie en France et d’évoquer sa situation présente.

Il y a deux siècles

Aux époques moderne et contemporaine, jusqu’au XIXe siècle, les célébrations orthodoxes en France furent exceptionnelles, à l’occasion du déplacement d’un souverain, comme lors du séjour du tsar Alexandre 1er à Paris en 1814, ou dans le cadre de l’ambassade de Russie au XVIIIe siècle. Une communauté grecque s’est installée en Corse au XVIIe siècle, puis s’est fixée à Cargèse au XVIIIe siècle où elle a édifié l’église Saint-Spiridon au siècle suivant. Le rite orthodoxe y est toujours célébré, mais la communauté a été rattachée à l’Église catholique.

C’est en 1816, qu’un lieu de culte, de tradition orthodoxe russe, est ouvert durablement à Paris, rue de Berri, dans le 8e arrondissement. Peu après, en 1821, à Marseille, une chapelle orthodoxe est ouverte pour la communauté grecque de la cité phocéenne. Toujours à Marseille, en 1834, une première église orthodoxe grecque, dédiée à la Dormition de la Mère de Dieu, est construite, puis reconstruite en 1845.

La deuxième moitié du XIXe siècle voit la construction de plusieurs églises, essentiellement à Paris et sur la Côte d’Azur où l’aristocratie russe séjournait volontiers, tout d’abord à Nice en 1859, l’église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra. Elle fut suivi par l’édification de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris, rue Daru dans le 8e arrondissement, terminée en 1861. D’autres constructions suivirent, en majorité russes : à Pau (1867), à Menton et à Biarritz (1892), à Cannes (1894), puis la cathédrale Saint-Nicolas à Nice en 1912. La communauté orthodoxe roumaine à Paris ouvre une première paroisse en 1853, puis acquiert en 1892, grâce au roi de Roumanie, une église rue Jean-de-Beauvais dans le Quartier latin, laquelle fut consacrée aux Saints-Archanges. Les orthodoxes grecs font bâtir à Paris, en 1895, la cathédrale Saint-Étienne, rue Bizet dans le 16e arrondissement.

Un développement rapide au XXe siècle

Mais ce sont les migrations du XXe siècle, provoquées par les aléas de l’histoire et des évènements tragiques, qui amènent un enracinement durable et une diffusion de l’orthodoxie en France. C’est d’abord l’émigration russe, après la Révolution de 1917, qui constitue longtemps le plus grand nombre d’orthodoxes. On estime qu’environ 200 000 réfugiés se sont établis en France et l’on compte jusqu’à 200 lieux de culte de tradition russe ouverts, une partie notable provisoirement, durant la période de l’Entre-deux-guerres. S’y ajoute l’émigration grecque, notamment de l’Asie Mineure et du Pont-Euxin dans les années 1920, ainsi qu’une petite communauté géorgienne qui s’installe aussi à la même période à Paris, puis, après la Seconde Guerre mondiale, des nouveaux-venus viennent des Balkans, notamment de Yougoslavie et de Roumanie. Durant les années 1980 un nouveau courant venant du Proche-Orient, principalement du Liban, amène de nouveaux orthodoxes rattachés au Patriarcat d’Antioche.

Un rayonnement théologique et intellectuel mondial

Cette émigration apporte avec elle un enrichissement culturel considérable pour la France, on le connait dans le domaine artistique, mais l’apport est aussi philosophique, avec Nicolas Berdiaev par exemple et son influence sur le personnalisme, mais également théologique avec des retombées œcuméniques. L’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, fondé en 1925, au sein de l’Archevêché russe, le premier établissement d’enseignement orthodoxe en Europe occidentale, a un rayonnement à l’échelle mondiale au sein de l’orthodoxie, celui-ci s’étend même par-delà les frontières du christianisme orthodoxe. C’est ce que l’on a appelé « l’Ecole de Paris », avec les remarquables figures, entre autres, des pères Serge Boulgakov, Nicolas Afanassiev, Georges Florovsky, Alexandre Schmemann, Jean Meyendorff, mais aussi de Paul Evdokimov et d’Olivier Clément, ou encore, en-dehors de l’Institut Saint-Serge, de Vladimir Lossky et de Léonide Ouspensky. Toutes ces personnes ont œuvré en France à une redécouverte des racines de l’orthodoxie. De nombreux ouvrages ont été publiés, notamment en français. Un héritage prestigieux qui est devenu aujourd’hui universel.

Cette dynamique a favorisé les relations œcuméniques et de nombreux échanges avec les catholiques et les protestants qui découvrent les icônes et les traditions vocales orthodoxes, polyphoniques et monodiques. C’est ainsi que Paul Evdokimov et le père Nicolas Afanassiev furent des observateurs invités au concile de Vatican II, et qu’en 1998, Olivier Clément a écrit la méditation pour le chemin de croix du vendredi saint effectué par le pape à Rome.

Des saints qui illustrent un rayonnement également spirituel

Mère Marie Skobtsov (1891-1945)

Cet enracinement a aussi produit de beaux fruits dans l’ordre de la sainteté. Plusieurs figures orthodoxes ayant vécu en France ont été canonisées, tandis que d’autres ont laissé un souvenir de très grande spiritualité, voire de sainteté. C’est ainsi qu’en 2004, le Patriarcat de Constantinople a canonisé Mère Marie Skobtsov, son fils Georges, le père Dimitri Klépinine, Ilya Fondaminsky, tous les quatre morts en déportation lors de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le père Alexis Medvedkov, prêtre à Ugine, en Savoie, jusqu’à son décès en 1934, dont la dépouille fut retrouvée incorrompue 22 ans plus tard. D’autres saints ont séjourné quelques années en France, comme le père Grégoire Péradzé, premier prêtre de la paroisse géorgienne Sainte-Nino à Paris, de 1931 à 1939, qui meurt fin 1942 à Auschwitz, qui a été canonisé par les Églises de Géorgie et de Pologne ; c’est aussi le cas de saint Jean (Maximovitch) de Shanghai et de San Francisco, archevêque russe, connu pour ses dons dont celui de thaumaturge, qui demeura en France dans les années cinquante. En 2017, l’Église orthodoxe serbe a canonisé Jacques de Tuman, qui vécut en France où il obtint deux doctorats, l’un à Paris, l’autre à Montpellier, puis devint moine dans les années 1930 en Serbie où il mourut en 1946 des suites de violences qui lui furent infligées notamment de la part de communistes. De nombreuses figures orthodoxes de grande spiritualité ont aussi vécu en France, comme l’archimandrite Sophrony (Sakharov), disciple de saint Silouane de l’Athos, qui séjourna à Paris de 1922 à 1925, puis se rendit au Mont-Athos où il devint moine ; en 1947, il revint en France, d’où il partit en 1959 pour fonder un monastère à Maldon en Angleterre.

Parmi ces figures, le parcours et la personnalité marquante de Mère Marie Skobtsov ont touché de très nombreuses personnes de différentes confessions et par-delà des non croyants. Née en 1891 dans une famille aristocratique, elle devient lors de la Révolution de 1917, la première femme maire d’une ville en Russie. Mais opposante au régime, elle se retrouve sur les routes de l’Europe avec son second mari et ses enfants. Elle arrive finalement à Paris en 1923. Différents évènements et sa foi l’amènent à devenir moniale en 1932 sous le nom de Mère Marie. Elle choisit de rester à Paris pour y exercer une action caritative envers les démunis de l’émigration russe. C’est ainsi qu’elle crée en 1935 un foyer au 77 rue de Lourmel dans le 15e. C’est aussi un centre religieux, une petite église y est construite, et intellectuel. Mère Marie nourrit, écrit, brode, dessine. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le centre aide les réfugiés et les persécutés. En juillet 1942, Mère Marie parvient à sauver des enfants du Vélodrome d’hiver. Toutes ces actions lui vaudront, bien des années après, le titre de « Juste parmi les nations » décerné par le mémorial Yad Vashem. En 1943, suite à une dénonciation, elle est arrêtée et déportée au camp de Ravensbrück. Là, elle est au cœur d’un groupe de prière dans lequel se trouve notamment Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Mère Marie soutient, réconforte, prie. Mais le vendredi saint de l’année 1945, le 31 mars, elle est gazée, peut-être en prenant la place d’une autre personne. Le 31 mars 2016, la mairie de Paris a inauguré une rue à son nom dans le 15e arrondissement, ainsi la mémoire de l’émigration russe, de sa foi, de son rayonnement et de ses sacrifices, à travers la vie de Mère Marie Skobtsov, est publiquement reconnue et inscrite dans la géographie de la capitale française.

Naissance et développement de l’orthodoxie francophone

L’orthodoxie en France manifeste la diversité de ses origines, même si la tradition russe est prédominante. Si la foi est la même, si les offices religieux sont les mêmes, si le cycle liturgique est le même, il existe par contre des usages différents qui jouent sur des détails et des traditions chorales distinctes allant des polyphonies russes et ses nombreuses écoles aux monodies byzantines, orientales et arabes, en passant par des intermédiaires balkaniques, jusqu’à des traditions particulières comme le chant géorgien.

Elle s’est acclimatée au pays et à la langue. Les textes ont été traduits, à plusieurs reprises, afin d’être compris par les générations nées en France et par les Français qui sont devenus orthodoxes. Un énorme travail a été accompli et se poursuit pour l’adaptation du chant liturgique, de nombreuses personnes, citons juste Maxime Kovalevsky, y investirent leurs compétences. La première paroisse francophone fut créée en 1928. Son premier recteur était le père Lev Gillet, qui signait ses ouvrages « un moine de l’Eglise d’Orient ». Parmi les fidèles se trouvaient Paul Evdokimov, Evgraph et Maxime Kovalevsky, Vladimir Lossky, Elisabeth Behr-Sigel, qui vient du protestantisme où elle fut quelques temps pasteur. Le nombre des paroisses francophones augmentent doucement après la Seconde Guerre mondiale, elles forment le plus grand nombre aujourd’hui, tandis que l’on rencontre le bilinguisme dans d’autres, un bon nombre également, alors que d’autres encore maintiennent la langue de la tradition d’origine. Il existe aussi quelques groupes non-canoniques, c’est-à-dire non reconnus par les Eglises orthodoxes historiques dans le monde, qui se réclament de l’orthodoxie.

Dans le même temps, les différentes juridictions canoniques présentent en France mettent en place une instance de coopération et de représentation à l’échelle nationale. En 1967 est fondé le Comité inter-épiscopal orthodoxe qui devient, en 1997, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, laquelle est présidée par le métropolite à la tête de la Métropole grecque qui relève du Patriarcat œcuménique de Constantinople.

La situation actuelle : une croissance qui se poursuit

L’effondrement du communisme en Europe de l’Est au début des années 1990 bouleverse et dynamise aussi le monde orthodoxe, dont la France. Les frontières s’ouvrent et un nombre important de personnes originaires de pays de tradition orthodoxe dans la partie orientale de l’Europe, notamment de Roumanie, de Moldavie, d’Ukraine, de Russie, de Bulgarie, viennent s’installer de manière temporaire ou définitive en Europe occidentale. Cette évolution de la situation suscite de nouveaux défis : l’encadrement pastoral, la formation de nouvelles paroisses, l’adaptation des paroisses existantes à une nouvelle donne sociologique très diversifiée, les questions caritatives et plus simplement d’assistance liées à une intégration dans le pays, parfois compliquée, en sachant que la plupart des clercs et des fidèles actifs dans les paroisses orthodoxes sont des bénévoles. D’autres questions se posent, comme celle de la langue, mais aussi des relations entre les paroisses dont les membres ont des origines géographiques et culturelles différentes.

Cette croissance se traduit par la construction d’églises ou l’achat de chapelles ou d’églises non utilisées par les catholiques. En outre, deux nouveaux centres d’enseignement ont été fondés : le Séminaire orthodoxe russe en France, en 2009, par le Patriarcat de Moscou, le Centre Dumitru Staniloae, inauguré la même année au sein de la Métropole roumaine.

Vers un doublement du nombre des lieux de culte en une génération ?

Les conséquences les plus visibles de cet essor sont l’augmentation du nombre des fidèles et de celui des lieux de culte en France. Au début des années 2000, on comptait environ 160 paroisses et lieux monastiques. Le nombre s’est accru rapidement. Selon l’Annuaire de l’Église orthodoxe publié en 2017, on recense actuellement 278 lieux de culte, monastères inclus (une vingtaine), ils étaient 238 en 2010. A ce rythme, on est fondé à estimer qu’en une génération, depuis le début du présent siècle, le nombre des lieux de célébration orthodoxe doublera, peut-être même largement. Le nombre des évêques (10), ainsi que des prêtres et des diacres (330 pour les deux) a lui aussi augmenté. La juridiction ayant aujourd’hui le plus grand nombre de paroisses est la Métropole roumaine (91).

La question du nombre des croyants est très discutée. Le chiffre de 200 000 était avancé jusque dans les années 1990 pour la France. Il est incontestablement supérieur aujourd’hui. L’Annuaire 2017 pose celui de 500 000. Dernièrement, un article du quotidien La Croix mentionnait même 700 000 orthodoxes. Bien sûr, comme dans toutes les confessions, tout dépend des critères de ce que l’on nomme un croyant. Si l’on recense juste ceux qui se rendent régulièrement à une célébration religieuse, ils sont moins nombreux, sans doute plusieurs dizaines de milliers. Ensuite, s’y ajoutent ceux qui y viennent occasionnellement, ou exceptionnellement, mais qui se considèrent orthodoxes, d’autres encore fréquentent l’Église surtout, voire uniquement, dans leur pays d’origine où le lien avec celle-ci est vivace pour la grande majorité de la population comme en Roumanie (plus de 80%), d’autres enfin sont baptisés, en France ou ailleurs, et ne fréquentent pas l’Église et ses offices ou très rarement. C’est pourquoi, en prenant l’acception du mot orthodoxe au sens le plus large, le chiffre de 500 000 est un ordre de grandeur pertinent.

Une intégration à la société française

Arrivée avec des personnes de nationalités étrangères, l’orthodoxie s’est acclimatée et intégrée peu à peu à la société française. Bien que discrète, sa présence s’est solidement établie et son rayonnement est incontestable, l’intérêt pour l’iconographie, le chant orthodoxe et plus généralement pour les différents aspects de sa tradition ainsi que pour sa pratique liturgique, en témoignent.

Elle est aussi présente dans les médias : pour la télévision, Orthodoxie, émission mensuelle sur France 2, existe depuis 1963, L’orthodoxie, ici et maintenant, émission mensuelle sur KTO a été lancée en 2012; à la radio, sur France-Culture, Orthodoxie, est diffusée depuis 1964, au rythme bimensuelle, sur Radio-Notre-Dame, Lumière de l’orthodoxie, propose son rendez-vous hebdomadaire depuis 2012, les radios locales du réseau RCF diffusent aussi des émissions orthodoxe ; sur l’Internet, depuis 2005, le site d’information sur l’actualité de l’orthodoxie en France et dans le monde, avec une mise à jour quotidienne, Orthodoxie.com, est le premier site orthodoxe francophone.

Aujourd’hui, les défis concernent la poursuite de l’enracinement local et de la coopération entre les différentes paroisses et diocèses, l’intensification du dialogue avec les autres confessions chrétiennes ainsi que les différentes traditions religieuses, mais aussi avec l’ensemble de la société. Une histoire déjà longue et riche donc, qui se poursuit et continue ainsi d’apporter, à la France, la voix particulière d’une tradition plurimillénaire.

Christophe Levalois

Note: Par orthodoxe, il faut entendre les Églises orthodoxes chalcédoniennes (qui ont accepté les décisions du IVe concile œcuménique de Chalcédoine en 451), qui sont quatorze à être autocéphales, c’est-à-dire pleinement indépendantes tout en étant en communion, dans le monde. On y adjoint parfois, à tort, les Églises dites orthodoxes orientales, ou préchalcédoniennes, comme les Églises arménienne, copte, éthiopienne et syriaque, qui ne sont pas en communion avec les Églises orthodoxes chalcédoniennes.

Cérémonie de certification « Emouna »

Ouvert à Sciences Po en septembre 2016, le programme Emouna vise à doter les responsables de cultes d’une formation pluridisciplinaire sur les institutions, responsabilités et connaissances de chaque religion. La première promotion vient tout juste d’être diplômée. Afin que les religions assument toute leur place dans une laïcité à la française riche de leur références culturelles, des représentants du judaïsme, du christianisme, de l’islam et du bouddhisme ont pris l’initiative de mettre en place une formation à vocation interreligieuse. Cette formation s’adresse en tout premier lieu aux ministres du culte, en exercice ou en cours de formation et aux responsables des communautés religieuses, hommes et femmes. Elle est également ouverte à toute personne manifestant un intérêt et justifiant d’un projet en lien étroit avec les objectifs de la formation. Le président de l’AEOF le métropolite Emmanuel est membre du comité de fondation de ce programme. L’Église orthodoxe a envoyée deux étudiants : Anton Gelyasov et Andrii Gudko, pour cette première promotion, qui ont reçu leur diplômes de certification remis par Frédéric Mion, directeur de Sciences Po qui a présidé cette cérémonie.

Source

Vidéo de la conférence : « Christos Yannaras et Olivier Clément » par Bertrand Vergely

Dans la dernière conférence de sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale »Bertrand Vergely nous a parlé le lundi 26 juin de Christos Yannaras et Olivier Clément.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Des fragments des reliques de saint Antoine le Grand, venus de France, ont été offerts à la paroisse dédiée au saint à Bucarest

Des centaines de Bucarestois ont participé à un moment historique pour la paroisse Saint-Antoine de la ville, qui a reçu un fragment des reliques de son saint protecteur. Le coffret contenant les saintes reliques a été amené par Mgr Joseph, métropolite de l’Église orthodoxe roumaine en Europe occidentale et méridionale, accompagné par plusieurs prêtres, à l’église Saint-Antoine. L’arrivée des reliques a été attendue dans la prière par les fidèles. Une estrade a été aménagée dans la cour de l’église, où l’office de l’acathiste à saint Antoine le Grand a été célébré. Après la venue des saintes reliques, Mgr Joseph a prononcé une homélie, dans laquelle il a souligné le fait que ces reliques sont un grand don et une bénédiction, tant pour la paroisse et la capitale que pour le pays entier. Saint Antoine le Grand était considéré saint dès sa vie terrestre, a expliqué le hiérarque. Dans son humilité, le saint avait ordonné à ses disciples de cacher son corps après sa mort, afin qu’il ne fût point vénéré, a-t-il ajouté. Ensuite, le hiérarque a évoqué l’histoire de la découverte des reliques et leur transfert en Europe. Le corps de saint Antoine a été découvert miraculeusement en 561 et a été placé dans une église à Alexandrie. Dans les années 630-640, lors de la venue des Arabes, les reliques ont été transportées à Constantinople, où elles restèrent jusqu’en 1070, lorsque l’empereur Romain IV Diogène les a offertes au noble français Jocelin de Châteauneuf, fils de Guillaume, qui avait participé à sa campagne militaire contre les Arabes. C’est ainsi que ces reliques arrivèrent en Occident. « Aujourd’hui, le grand ermite, le « patriarche des moines », comme a été appelé saint Antoine, vient demeurer au milieu de la cité », a dit Mgr Joseph. « Depuis le désert d’Égypte à droite du fleuve du Nil, le désert de Scété, passant par Alexandrie, Constantinople, la France, saint Antoine est arrivé chez nous, 1650 années après son trépas », a ajouté le métropolite. Enfin, celui-ci a exhorté les fidèles à prier pour les Roumains se trouvant à l’étranger qui, comme il l’a souligné, n’abandonnent pas la foi chrétienne, mais se renforcent en elle, éprouvant en quelque sorte de l’envie envers leurs frères, avec leurs monastères et leurs églises dans le pays. Le recteur de la paroisse, le père Georges Zaharia a déclaré que la venue des reliques de saint Antoine est un moment historique pour sa communauté. Le père a ensuite présenté les dispositions qui avaient été prises pour celles-ci. En juillet 2016, suite à des informations selon lesquelles les reliques de saint Antoine se trouvaient dans une église en France, près de Grenoble [à Saint-Antoine-l’Abbaye, Isère, ndt], le père Zaharia s’est adressé au patriarche de Roumanie. Faisant suite à cela, le prêtre et professeur Constantin Pătuleanu, de la Faculté de théologie de Bucarest, a effectué une étude élargie et a acquis la certitude de l’authenticité de l’information. Ensuite, avec le soutien de Mgr Joseph, qui en a discuté avec l’évêque catholique de Grenoble, a été obtenu un fragment des reliques de saint Antoine le Grand, qui a été apporté à Bucarest quelques semaines après. Enfin, pour la compilation de son étude historique et patristique concernant la vie de saint Antoine le Grand, l’ordre de saint Constantin et Hélène, destiné aux clercs, a été décerné au père Constantin Pătuleanu.

Source

La 13e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel aura lieu le jeudi 6 juillet

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera le jeudi 6 juillet sa 13e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.

Vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : « Vladimir Lossky » – lundi 19 juin

Bertrand Vergely nous a parlé le lundi 19 juin de Vladimir Lossky dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Bertrand Vergely : « Christos Yannaras et Olivier Clément » – lundi 26 juin

Dans sa dernière conférence de sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale »Bertrand Vergely nous parlera le lundi 26 juin de Christos Yannaras et Olivier Clément . La conférence aura lieu à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Vidéo de la 12e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky – 20 juin

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel a donné le mardi 20 juin sa 12e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Communiqué de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge suite à l’assemblée générale qui s’est tenue le 22 juin

« L’assemblée générale de l’Institut Saint-Serge s’est tenue ce jeudi 22 juin 2017 au 93 rue de Crimée 75019 Paris.
Suite aux divers rapports, pédagogique du Doyen P. Nicolas Cernokrak, moral du Président M. Jean-François Colosimo, financier de la Trésorière Mme Catherine Desplanque et consécutivement aux rapports de certification du Commissaire aux comptes M. Guy de la Tour d’Artaise agissant au nom de la société IREC, l’assemblée a approuvé à l’unanimité les comptes pour l’exercice 2016-2017 ainsi que l’ensemble des résolutions prises au cours de cette période.
Il en ressort :
1. Qu’en dépit de sa suspension partielle d’activité en 2015-2016, l’Institut a su renouer avec une activité prometteuse.
2. Que les économies drastiques qui ont été consenties par l’ensemble des personnels ont permis de retrouver un équilibre financier minimal, en fait de survie, qui reste de fait insuffisant en l’absence de reconstitution de ressources propres.
3. Que, consécutivement à la résiliation de son bail de location en raison de la détérioration des sols du site qui rend impossible à terme la poursuite de son activité, l’Institut est menacé de faillite par les demandes réitérées à ce jour par le bailleur, la Société immobilière SISP, agissant au nom de l’Archevêché des églises russes orthodoxes d’Europe occidentale. Ces demandes de la SISP postulent la nécessité d’analyser les « conditions juridiques, économiques et financières » de la rupture du bail, notamment « la remise en état des locaux loués » et « le financement des travaux entrepris cette année, mais également ceux qui auraient dû l’être ». Ces exigences de la SISP, quoique contestables juridiquement partiellement ou totalement, sont de nature à mettre en péril la continuité de l’exploitation de l’Institut, c’est-à-dire à le forcer à déposer son bilan et à fermer définitivement. Ce dont convient le Commissaire aux Comptes dans son rapport annexe où il alerte l’assemblée sur la réalité de ce risque.
4. Que le protocole d’accord conclu le 1er mai 2017 entre l’Institut et l’Archevêché visant à l’établissement d’un Comité conjoint apte à régler tout possible différend passé et à rechercher des solutions communes à l’avenir du site du 93 rue de Crimée reste à ce jour en attente d’une mise en effet de la part du Conseil diocésain de l’Archevêché.
5. Que l’Institut regrette la situation d’impasse qui résulte des deux points précédents, qu’il réaffirme être prêt à entreprendre un dialogue réel sur des bases raisonnables, concertées et participatives, qu’il réaffirme être désireux d’apporter une contribution dans la mesure de ses moyens à la solution des problèmes les plus urgents, mais qu’à défaut il assumera les responsabilités qui lui incombent.
L’assemblée a félicité le Doyen P. Nicolas Cernokrak pour sa réélection à ce poste pour un mandat de trois ans. Elle a réélu au Conseil d’administration les membres sortants et candidats M. Vladimir Gantchenko, P. Jivko Panev, M. Michel Stavrou. Le Conseil d’administration a recueilli la démission, pour des raisons de convenance personnelle, de Mme Catherine Desplanque de son poste de Trésorière et l’a remercié d’en demeurer membre. Il a reconduit comme Président M. Jean-François Colosimo, comme Vice-Président M. François Guès qui assurera jusqu’en janvier 2017 l’intérim au poste de Trésorier, ainsi que P. Renaud Presty comme Secrétaire.
Le Conseil a acté que les comptes certifiés de l’exercice 2016-2017 seront rendus publics sur le site de l’Institut dès après le 26 juin 2017 afin de les rendre accessibles à tous. Il a également confirmé les dispositions pratiques de déménagement et de relocalisation de l’Institut pour les deux futurs exercices 2017-2018, 2018- 2019 qui seront effectives au 15 septembre 2017. »

La 12e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel aura lieu mardi 20 juin

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera mardi 20 juin sa 12e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.

Bertrand Vergely : « Vladimir Lossky » – lundi 19 juin

Bertrand Vergely nous parlera le lundi 19 juin de Vladimir Lossky dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Le père Nicolas Cernokrak réélu doyen de l’Institut Saint-Serge

Le 12 juin, a eu lieu, à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, à Paris, un conseil extraordinaire des enseignants, présidé par Mgr l’archevêque Jean de Charioupolis, qui a réélu l’archiprêtre Nicolas Cernokrak comme doyen de l’Institut Saint-Serge pour les trois prochaines années, donc de juin 2017 à juin 2020.

Photographie ci-dessus, en partant de la gauche: Jean-François Colosimo, Mgr Jean de Charioupolis, père Nicolas Cernokrak.

Vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : « Père Serge Boulgakoff » – lundi 29 mai

Bertrand Vergely nous a parlé le lundi 29 mai du père Serge Boulgakoff dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Liturgie panorthodoxe à Londres le jour du Saint-Esprit

Le lundi de la Pentecôte a eu lieu une Liturgie panorthodoxe en la cathédrale Saint-Sava de Londres, qui dépend de l’Église orthodoxe serbe. La Liturgie était présidée par l’archevêque de Thyatire Grégoire (Patriarcat œcuménique), assisté de l’archevêque de Souroge Élisée (Patriarcat de Moscou), de l’évêque de Grande-Bretagne et de Scandinavie Dosithée (Église orthodoxe serbe), de l’archevêque de Dmanisi, de Grande-Bretagne et d’Irlande Zénon (Église orthodoxe de Géorgie), de l’évêque-vicaire Ignace (Église orthodoxe roumaine) et de l’évêque Athanase, vicaire de l’archevêque de Thiatyre. Le métropolite Calliste (Ware) assistait à l’office. Par cette concélébration était témoignée l’unité de l’Église du Christ sur les Îles britanniques. Après le repas a eu lieu la session ordinaire de l’Assemblée des évêques canoniques de Grande-Bretagne, au cours de laquelle ont été examinés les problèmes courants des fidèles orthodoxes dans ce pays. L’archevêque Élisée a amené les reliques de saint Théophane le Reclus à la cathédrale Saint-Sava de Londres, ce qui a permis aux fidèles de les vénérer. Ces reliques avaient été apportées à la cathédrale orthodoxe russe de Londres par les moniales du monastère de Vycha en Russie, où elles se trouvent de façon permanente. La vénération des saintes reliques ont apporté une grande joie spirituelle au clergé et aux fidèles. L’archevêque de Thyatire Grégoire a déclaré dans son homélie : « Chers frères, chers pères en Christ, nous vous remercions pour votre hospitalité et votre accueil en ce jour important pour les chrétiens, particulièrement pour nous chrétiens orthodoxes qui glorifient la Sainte Trinité, la grande fête de l’Esprit Saint. Le Saint-Esprit crée l’Église. Nous sommes aujourd’hui ici dans l’Esprit, afin de confirmer, de construire et renforcer l’unité de l’Église orthodoxe. Nous sommes reconnaissants à Mgr Dosithée pour la prière commune, pour le don de la sainte Communion que nous avons reçue ensemble, car la sainte Communion crée l’Église. C’est pourquoi nous sommes ici. L’Église est bâtie sur la sagesse, le martyre et les vies des saints Pères, mais le plus grand martyr fut le Christ, au nom duquel nous sommes rassemblés ici aujourd’hui. Nous devons être forts, nous devons êtres de fidèles messagers de la Résurrection afin que nous surmontions les difficultés auxquelles nous faisons face, en tant qu’hommes, Église, société et monde. Priez pour la paix dans le monde, priez pour la paix dans l’Église, priez pour l’unité de l’Église, priez pour tous les hommes ». À son tour, l’évêque Dosithée a répondu à l’archevêque : « Votre Éminence, merci pour votre venue et pour avoir empli nos cœurs de joie. Nous espérons que de tels événements seront à l’avenir de plus en plus nombreux, car il est important que nous exprimions l’unité de l’Église orthodoxe devant le monde, et ce saint office est l’une de ses grandes caractéristiques. Merci à tous ceux qui ont prié aujourd’hui dans l’unité, et que vos prières et la force de l’Esprit Saint soit avec ceux pour lesquels vous avez prié. Bienvenue, merci à tous, et commémorez-moi dans vos saintes prières ». « Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble! » (ps. 132,1). Ces paroles du roi David, nous les avons ressenti dans tout leur sens lors de cet événement pneumatophore, lorsque nos évêques orthodoxes en Grande-Bretagne ont célébré et élevé les prières en de nombreuses langues, mais en un seul Esprit, dans l’unique sainte foi orthodoxe » a déclaré l’un des fidèles présent. Au nom de l’Église orthodoxe, les évêques présents ont envoyé un message de condoléances à la première ministre Theresa May et à l’archevêque de Canterbury Justin Welby, à l’occasion des attentats terroristes qui ont frappé le Royaume Uni au cours de ces derniers mois.

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Interview du protodiacre Alexandre Kedroff, chef de chœur à la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva à Paris, à la chaîne TV de l’Église orthodoxe serbe

On peut visionner ici une interview du protodiacre Alexandre Kedroff, chef de chœur de la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva, à la chaîne « TV Hram » de l’Église orthodoxe serbe. Le protodiacre Alexandre Kedroff dirigeait son chœur à la crypte de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, dans le cadre du Vème festival de musique sacrée qui s’est déroulé du 3 au 6 juin en Serbie. Le chœur chante ici le Notre Père, dont le compositeur est Nicolas Kedroff-père. Les questions de l’interview sont posées en serbe, tandis que le protodiacre Alexndre répond en français.

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Vidéo de la 10e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky – 6 juin

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel a donné le mardi 6 juin sa 10e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque.

Extrait de la vidéo :

La conférence dans son intégralité :

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Vidéo de la présentation du livre « Prie comme tu respires – La vie comme liberté » du P. Marc-Antoine Costa de Beauregard

Le père Marc-Antoine Costa de Beauregard a présenté le 2 juin dernier dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e, son livre « Prie comme tu respires – La vie comme liberté. Nous vous invitons à regarder la vidéo de la présentation.

La conférence de Bertrand Vergely : « Vladimir Lossky » – reportée au lundi 19 juin

La conférence de Bertrand Vergely sur Vladimir Lossky, programmée pour le lundi 12 juin est reportée au lundi 19 juin.  La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

La Journée de l’orthodoxie à Paris, le 5 juin 2017 (1ère partie)

La Journée de l’orthodoxie, organisée par l’Assemblée des évêques orthodoxes de France a eu lieu le 5 juin, le Jour du Saint-Esprit, à Paris. La journée, dont le thème de cette année a été « Vivre sa foi aujourd’hui », a commencé par la célébration de la divine liturgie, à la cathédrale grecque Saint-Étienne, présidée par le métropolite Emmanuel de France, président de l’AEOF, accompagné de Mgr Jean, Mgr Nestor, Mgr Joseph, Mgr Marc, Mgr Irénée. À la liturgie, chantée par trois chorales, ont assisté de nombreux membres du clergé et des fidèles de toutes les juridictions orthodoxes présentes en France.

C’est dans le nouveau centre spirituel russe à Paris que la journée s’est poursuivie par une table ronde à trois voix animée par Carol Saba, responsable de la communication de l’AEOF, avec la participation du diacre Marc Andronikoff, de Daniel Lossky et de Bertrand Vergely. Un échange questions/réponses a suivi les interventions. Enfin un concert de chants liturgiques a clos cette Journée de l’orthodoxie 2017. Nous allons publions l’intégralité de la table ronde ainsi que le concert de chants liturgiques.

Discours d’ouverture de Mgr Emmanuel :

Discours de bienvenue de Mgr Nestor et la projection du film « Retour en images sur le centre orthodoxe russe » :

Vidéo de la présentation du livre de Nathalie Beaux « Moïse d’Égypte – L’Enfant des trois Livres »

Le 27 avril dernier, Nathalie Beaux a présenté son dernier livre « Moïse d’Égypte – L’Enfant des trois Livres ». Nathalie Beaux est égyptologue (chercheur associée au Collège de France et à l’Institut français d’archéologie orientale du Caire). Son travail en Égypte et au Sinaï lui a permis de puiser dans ces terres autant que dans l’histoire égyptienne les évocations de l’Égypte antique et du Sinaï qui animent ce volet de la vie de Moïse avant l’Exode. Elle a publié Moïse et le Christ – Rencontre au Sinaï (Cerf).

Vidéo de la 9e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky – 23 mai

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel a donné le mardi 23 mai sa 9e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque.

Extrait de la vidéo :

La conférence dans son intégralité :

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Une Journée de l’orthodoxie à Paris le 5 juin

Sous le thème « Vivre sa foi aujourd’hui », l’Assemblée des évêques orthodoxes de France organise le lundi 5 juin une Journée de l’orthodoxie en France, ouverte à tous les jeunes, aux mouvements de jeunesse orthodoxe et bien au-delà à tous les fidèles orthodoxes de la région parisienne et de France. Au programme de cette journée à la fois festive, conviviale et studieuse, sous le patronage et la participation des évêques orthodoxes de France : 1) Une divine liturgie à 9h45 concélébrée à la cathédrale Saint-Étienne (7 rue Georges Bizet, 75016 Paris) et chantée par trois chorales, suivie d’un café croissant dans les jardins de la cathédrale, 2) Un buffet déjeunatoire à 13h au Centre spirituel russe au 1 Quai Branly 75007 Paris, suivi par 3) Une table ronde à trois voix à 14h animée par Carol Saba, responsable de la communication de l’AEOF, avec la participation du diacre Marc Andronikoff, de Daniel Lossky et de Bertrand Vergely. Un échange questions/réponses suivra les interventions. Enfin, 4) à 16h30, un concert de musique liturgique clôturera cette Journée de l’orthodoxie 2017. Pour toute information complémentaire : Carol Saba, responsable de la communication de l’AEOF, courriel: contact@aeof.fr. Affiche ci-dessous.

La fête des saints Cyrille et Méthode à la paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo (Paris)

Le 28 mai, la paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo, à Paris, a fêté, pour la 24e fois consécutive, la mémoire et l’œuvre des saints frères Cyrille et Méthode. Un compte rendu de cette journée est en ligne, avec des photographies (dont celle ci-contre), sur cette page.

Vidéo: visite, hier, du président V. Poutine à la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris

Hier, le président russe Vladimir Poutine s’est rendu à la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris. Il y a été reçu par Mgr Nestor de Chersonèse. Il était accompagné par Anne Hidalgo, maire de Paris, et par Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement, ainsi que par l’architecte, Jean-Michel Wilmotte.

Ci-dessous: vidéo d’un reportage de cette visite. Un autre reportage de la télévision russe est en ligne ici.

Photographie: diocèse de Chersonèse

Suite à sa canonisation, dix mille personnes sont venues vénérer saint Jacques de Tuman (Serbie), un saint qui vécut en France dans les années 1930

Saint Jacques de Tuman

Environ dix mille personnes sont venues le 28 mai 2017 au monastère de Tuman (Serbie centrale) vénérer la mémoire de saint Jacques. Au cours de la sainte Liturgie a été lu l’acte de canonisation. L’office était présidé par l’archevêque de Michalovce et Košice Georges (Église des Terres tchèques et de Slovaquie), assisté de l’évêque de Braničevo Ignace et de l’évêque de Timok Hilarion (tous deux hiérarques de l’Église orthodoxe serbe). Saint Jacques (dans le monde Radoje Arsović) naquit en 1894 dans le village de Kušići, près de la ville d’Ivanjica. À l’issue de l’enseignement secondaire, assoiffé de science et de connaissances, il partit en France, où il obtint deux doctorats, l’un de philosophie à la Sorbonne, et l’autre de droit à Montpellier. Il travailla ensuite dans les services diplomatiques du Royaume de Yougoslavie en France. Alors qu’il prenait du repos dans les années 1930 en Serbie, dans la ville thermale de Vrnjačka Banja, la Providence fit qu’il se trouvât au rassemblement du mouvement de la fraternité des « priants Dieu » (Bogomoljački pokret). Admirant les prédications de saint Nicolas Vélimirovitch et des prêtres du mouvement, mais ému plus encore par la discussion qu’il eut avec un simple paysan serbe, il fut touché par la grâce Divine et quitta ses fonctions et sa vie mondaine, puis partit auprès de saint Nicolas Vélimirovitch, lui demandant de devenir novice. Après une longue période de mise à l’épreuve, saint Nicolas l’accepta. Il passa par toutes les obédiences du noviciat. Bien que titulaire de deux doctorats, il ne rechignait pas à nettoyer les toilettes, éplucher les pommes de terre, etc. Vivant dans une stricte ascèse, il prenait peu de nourriture, et il n’était pas rare qu’il se nourrisse des déchets de la table. Ne possédant que deux soutanes usées, il ne dormait jamais sur un lit, mais se reposait, la prière sur les lèvres. Il avait un don exceptionnel pour rester silencieux. Avant la seconde guerre mondiale, il fut rédacteur du périodique de l’Église orthodoxe serbe « Le missionnaire chrétien ». Avant et pendant la guerre, il fut un prédicateur enflammé de la foi, déployant un zèle apostolique. Disposant de nombreux dons spirituels, il avait entre autres le don de clairvoyance. C’est ainsi qu’il avait prévu le bombardement de Belgrade et du monastère de Žiča… Pendant la guerre, il vécut au monastère de Ljubostinja, où l’on a gardé son souvenir comme celui d’un grand ascète. Torturé par les communistes, il termina sa vie en confesseur, des suites des coups reçus dans le village de Rabrovo en février 1946. Conformément à son testament, il fut inhumé au monastère de Tuman, en Serbie centrale, en février 1946. Ses saintes reliques ont été exhumées le 21 octobre 2014. Lors de cet événement, nombreux sont ceux qui ont été guéris de leur maladies alors que l’on invoquait dans la prière ce nouveau saint de Dieu. Les écoliers et les étudiants reçoivent une aide particulière près de ses reliques. Il a été canonisé lors de l’Assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe au mois de mai 2017. Sa mémoire a été fixée au 21 juillet / 8 août.

Sources 1 et 2

Présentation du livre « Prie comme tu respires – La vie comme liberté » du P. Marc-Antoine Costa de Beauregard – le 2 juin

Le père Marc-Antoine Costa de Beauregard présentera le vendredi 2 juin à partir de 19h00 dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e, son livre « Prie comme tu respires – La vie comme liberté ». La première édition de cette ouvrage est sortie en 1987 en langue romaine avec l’introduction de patriarche Teoctist et la préface du père Dumitru Staniloae. L’actuelle version  françaises jouit de bien des enrichissements aussi bien par rapport à la première rédaction. La présentation sera clôturée par une vente-dédicace suivie d’un pot de l’amitié.

Bertrand Vergely : « Père Serge Boulgakoff » – lundi 29 mai

Bertrand Vergely nous parlera le lundi 29 mai du père Serge Boulgakoff dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Le site Internet de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité à Paris

La nouvelle cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité dispose depuis peu d’un site Internet officiel. La cathédrale de la Sainte-Trinité est le centre administratif du diocèse de Chersonèse, qui regroupe des paroisses orthodoxes de tradition russe en France, en Suisse, en Espagne et au Portugal. Dès sa consécration en décembre 2016 par le patriarche Cyrille, la cathédrale est un lieu de prière dédié au culte chrétien orthodoxe célébré aussi bien en slavon qu’en français (divine liturgie les samedi à partir de 10h00-. Les célébrations y ont lieu de façon permanente et régulière. Hormis les services du cycle liturgique, des baptêmes, des mariages, des actions de grâce, les offices en mémoire des défunts sont également célébrés. Aux heures d’ouverture de la cathédrale les prêtres peuvent recevoir les confessions des fidèles.

La 9e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel aura lieu mardi 23 mai

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera mardi 23 mai sa 9e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour voir la vidéo de sa 1ère cliquez ICI de sa 2ème conférence LÀ, de sa 3e conférence , de sa 4 conférence, de sa 5e conférence, de sa 6e conférence, de sa 7e conférence, de la 8e.

Une thèse de doctorat en ecclésiologie orthodoxe soutenue en Sorbonne

Une thèse de doctorat sera soutenue samedi 20 mai en Sorbonne par le P. Amphilochios (Thomas) Miltos sur le thème: « Collégialité catholique et synodalité orthodoxe. Recherches sur l’ecclésiologie du Concile Vatican II, ses sources, sa réception et son rôle dans le dialogue entre les Églises. »

Présentation: La synodalité paraît aujourd’hui un thème très actuel, tant pour le dialogue théologique bilatéral entre les Églises catholique et orthodoxe, qu’à l’intérieur de chaque Église. Le pontificat du pape François a mis l’accent sur la synodalité et l’Église orthodoxe vient de réaliser son grand et saint Concile (Crète, juin 2016). Cette étude a tenté de confronter les notions de collégialité épiscopale et de synodalité épiscopale, en vue d’une compréhension commune, entre catholiques et orthodoxes, de la place des évêques au sein de l’Église entière. Partant du constat que la synodalité épiscopale, comme l’entendent les orthodoxes, ne coïncide pas avec la doctrine de la collégialité épiscopale comme elle a été formulée au concile Vatican II, le présent travail s’est penché sur les fondements de cette dernière, afin de rechercher comment la tradition commune originelle des deux Églises conçoit la synodalité épiscopale. Le retour aux sources communes, à savoir bibliques, patristiques et dogmatiques, est proposé comme base d’une entente sur les questions du ministère épiscopal et de la synodalité des évêques.

CD collector 10e anniversaire de l’ensemble « Harmonie géorgienne »

Quand la voix humaine approche de l’ineffable. À l’occasion du 10ème anniversaire de l’ensemble« Harmonie géorgienne » dirigé par Nana Peradze, les Éditions Jade sont heureuses de vous présenter le meilleur de son répertoire remasterisé. Un programme d’une qualité exceptionnelle.

Nana Peradze est née en Géorgie, dans une famille religieuse. Elle a reçu une formation musicale en piano et chant, puis, parallèlement, une formation théologique. Elle a été lauréate des concours nationaux de piano. Pendant la difficile période communiste, elle a participé activement à la renaissance de la vie ecclésiale en Géorgie, créant des chœurs dans de nombreux monastères et églises, et formant au chant choral un grand nombre d’enfants et d’adolescents. Elle a enseigné la musique dans plusieurs établissements religieux, et a exercé la fonction de chef de chœur à l’église Saints-Pierre-et-Paul et à l’église de Kashveti de Tbilissi, ainsi que dans plusieurs églises de la région de Margveti. En 1999, elle est venue en France pour poursuivre des études de direction chorale au Conservatoire national de Paris. Elle a créé alors le chœur religieux de l’église géorgienne de Paris avant de prendre, en 2001, la direction du Chœur Saint- Siméon à la cathédrale serbe Saint-Sava de Paris. Elle dirige parallèlement l’ensemble « Harmonie géorgienne », qu’elle a créé en 2006, et avec lequel elle a enregistré pour les éditions musicales Jade trois CD qui ont été unanimement salués par la presse internationale. Dotée d’une voix exceptionnelle, Nana Peradze est aussi une dirigeante rigoureuse, caractérisée par un sens aigu de l’harmonie et de l’équilibre des voix.

L’ensemble « Harmonie géorgienne »
Créé en 2006 par Nana Peradze, l’ensemble « Harmonie géorgienne » est constitué de professionnels et d’amateurs passionnés, d’origine géorgienne, russe et serbe, vivant en France. Sa vocation est de faire connaître les chants liturgiques orthodoxes, ceux de la tradition géorgienne, mais aussi ceux d’autres traditions (byzantine, russe, serbe, française…). Depuis sa création, il a donné divers concerts à Paris (Église Saint-Roch, Église de la Trinité, Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, Festival du Marais chrétien, « Journées du livre orthodoxe », Journées « L’ Age d’Homme, un éditeur européen », dans les salons de la mairie du VIe arrondissement), à Chartres (Festival de Pâques), à Champeaux (Collégiale royale), à Belgrade et dans d’autres villes de Serbie, en Géorgie (Festival international « Chveneburebi » de Tbilissi).

Vous pouvez écouter 4 extraits audio du CD ci-dessous :

Bertrand Vergely : « Berdiaeff » – lundi 15 mai

Bertrand Vergely nous parlera le lundi 15 mai de Berdiaeff dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

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Jovan Nikoloski