24/05/2017
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Archives de catégorie : Recensions

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Recension : Le monde des icônes (VIII)

Troissainthierarques_1
L’iconographie de l’église des Trois Saints Hiérarques. L’œuvre de Léonide A. Ouspensky et du moine Grégoire Krug
. Éditions du Diocèse de Chersonèse (5 rue Pétel, 75015 Paris), 2001, 143 p.

 

Le Père Grégoire Krug et Léonide Ouspensky se trouvent réunis dans un volume édité à l’occasion du 70e anniversaire de la paroisse des Trois Saints Hiérarques située 5 rue Pétel, Paris XVe), où sont reproduites les fresques de l’église qu’ils ont peintes l’un et l’autre à la même époque. Figurent aussi dans ce livre les reproductions de nombreuses icônes qu’Ouspensky a peintes par la suite pour cette même église.

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Recension : Le monde des icônes (VII)

AlbumgregoireIcônes et fresques du Père Grégoire. Avant-propos des sœurs de
Znaménié ; introduction de l’Higoumène Barsanuphe. Éditions du Monastère
Znaménié (15190 Marcenat), 1999, 144 pages, 85 reproductions en couleur.

En hommage au Père Grégoire
Krug (1908-1969), pour le trentième anniversaire de son décès, le monastère de
Znaménié et son père spirituel, l’Higoumène Barsanuphe, ont eu l’heureuse idée
de publier cet album qui offre des reproductions de grande qualité de quelque
quatre vingt-cinq icônes ou fresques peintes par celui qui est unanimement
considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands iconographes russes de tous
les temps. Il s’agit d’une sélection d’icônes et de fresques de l’ermitage du
Saint-Esprit (Le Mesnil-Saint-Denis, Yvelines) où le Père Grégoire a passé la
quasi-totalité de sa vie monastique, et de toutes les icônes peintes pour
l’église de la maison de retraite russe de Noisy-le-Grand, qui ont été
offertes, après la fermeture de l’établissement, au monastère de Znaménié. Nous
ne nous étendrons pas sur le style exceptionnel du Père Grégoire, déjà évoqué
dans une recension précédente à propos du recueil Un peintre d’icônes, Le Père Grégoire Krug. Le présent album offre
un large échantillon de sa création iconographique puisque dans l’iconostase,
dont tous les éléments sont ici reproduits, les principaux types d’icônes sont
représentés.

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Recension : Le monde des icônes (VI)

PeregregoireUn peintre d’icônes : le Père Grégoire Krug. Textes réunis par Jean-Claude Marcadé, Institut d’Études Slaves, Paris, 2001, 59 p. (« Cahiers de l’émigration russe » n° 6 / « Cultures et sociétés de l’Est » n° 35). Disponible à La Procure ou à l’Institut d’Études Slaves, 9 rue Michelet, 75006 Paris.

Ce petit volume richement illustré contient les Actes du colloque consacré au grand iconographe Grégoire Krug, qui s’est tenu à la Sorbonne le 5 juin 1999.

Une première étude, due à Jean-Claude Marcadé, l’un des organisateurs de ce colloque, qui est aussi l’un des meilleurs spécialistes actuels de l’art russe du XXe siècle, montre avec de nombreuses illustrations inédites à l’appui, que le Père Grégoire, avant de devenir iconographe sous l’influence de son ami Léonide Ouspensky, fut un graveur et un peintre de grand talent.

Catherine Aslanov évoque les difficultés psychologiques que connut, avant de devenir moine et iconographe, le Père Grégoire, avant de les transcender grâce au soutien et à l’accompagnement de son père spirituel le Starets Serge (Chévitch).

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Recension : Le monde des icônes (V)

Higoumene_barsanupheHigoumène Barsanuphe (éd.), Le Père Grégoire, Moine iconographe du Skit du Saint-Esprit (1908-1969). Éditions du Monastère de Korssoun (Doumérac, 16380 Grassac), 1999, 95 p.

Le Père Grégoire Krug (1908-1969) fut avec Léonide Ouspensky et Photios Kontoglou, l’un des plus grands iconographes du siècles dernier. Alors que ces deux derniers firent école et eurent de nombreux élèves et imitateurs et contribuèrent de manière décisive à une restauration de l’iconographie traditionnelle dans l’ensemble du monde orthodoxe, le Père Grégoire n’eut pas de disciple mais laisse une œuvre géniale, à la fois parfaitement traditionnelle et profondément originale qui constitue à notre époque un véritable miracle, à tel point que la création du Père Grégoire a été souvent comparée à celle de Théophane le Grec. Ses Carnets d’un peintre d’icônes, publiés aux éditions L’Âge d’Homme, nous montrent qu’il fut aussi un profond et subtil théologien.

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Recension : Le monde des icônes (IV)

Moine_gregoireMoine Grégoire (G. I. Krug), Carnets d’un peintre d’icônes, 3e édition, Lausanne, L’Age d’Homme, 2000, 161 p. (« Slavica – Écrits sur l’art »).

Le Père Grégoire Krug, moine d’origine russe qui vécut à l’ermitage du Saint-Esprit à Le Mesnil-Saint-Denis, dans la vallée de Chevreuse, est aujourd’hui considéré avec Léonide Ouspensky comme l’un des plus grands iconographes du siècle dernier.

Nous parlerons dans de prochaines recensions de sa remarquable œuvre picturale. Le présent ouvrage nous montre qu’il fut aussi un brillant théologien de l’icône.

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Recension : Le monde des icônes (III)

RedecouverteiconeLa
Redécouverte de l’icône. La vie et l’œuvre de Léonide Alexandrovitch Ouspensky
. Préface de Mgr Antoine
Bloom ; biographie par L. A. Ouspensky ; photographies du Père Simon
Doolan ; commentaires du Père Simon Doolan, Paris, Éditions du Cerf, 2001,
94 pages (« Beaux livres »).

Léonide
Ouspensky (1902-1987), venu s’établir en France à la suite de la révolution
russe, s’y fit connaître comme un peintre de talent avant de découvrir l’icône
et de lui consacrer toute sa vie.

Alors
que l’iconographie orthodoxe, influencée par l’art naturaliste occidental,
était depuis le XVIIIe siècle en pleine décadence, il s’attacha à en
redécouvrir les sources authentiques, et fut dans le monde orthodoxe
l’initiateur d’un retour à la Tradition.

Cette
redécouverte de l’icône se fit pour Ouspensky sur le plan théologique, par
l’étude approfondie des fondements dogmatiques de l’icône : son livre
majeur, Théologie de l’icône, publié
une première fois aux éditions du Cerf en 1980 puis traduit en anglais,
italien, grec, roumain, polonais et édité en russe, a été et reste en la
matière une référence majeure, et son rayonnement est immense bien au-delà du
monde orthodoxe. Mais cette redécouverte se fit aussi sur le plan pratique, par
l’étude minutieuse des œuvres anciennes les plus représentatives.

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Le monde des icônes (II)

SensiconesLéonide Ouspensky et Vladimir
Lossky
, Le Sens des icônes,
Paris, Éditions du Cerf, 2003, 202 pages (« Beaux livres »).

Ce
livre, qui constitue un complément indispensable à La théologie de l’icône de Léonide Ouspensky, n’est pas
nouveau : il a été publié en 1952 simultanément en anglais et en allemand.
Des obstacles posés à la fois par l’éditeur américain et par un éditeur
français relativement à l’iconographie de l’ouvrage, avaient empêché jusqu’à
présent sa publication en langue française. Ces obstacles ayant été levés, on
dispose maintenant de cet excellent traité avec un texte français qui est, pour
les textes de V. Lossky, le texte original et, pour les textes de L. Oupsensky,
le fruit d’une traduction de l’original russe fidèlement réalisée par son
épouse Lydia Alexandrovna.

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Recension : Le monde des icônes (I)

SensdeliconeLéonide Ouspensky, La
Théologie de l’icône
, Paris Éditions du Cerf, 2e édition, 2003,
530 pages (« Patrimoines – Orthodoxie »).

La
réédition par les éditions du Cerf de La
Théologie de l’icône
de Léonide Ouspensky est un heureux événement. Ce
magistral traité, qui est devenu un classique et a été traduit en de nombreuses
langues, reste, depuis sa première ébauche parue en 1960 et sa première édition
complète parue en 1980, la meilleure introduction historique et dogmatique à la
théologie de l’icône, écrite par celui qui fut un théologien de qualité, ami
intime de Vladimir Lossky, mais aussi l’un des plus grands iconographes du
siècle dernier.

L’iconologie
était jusque-là envisagée soit d’un point de vue purement historique, soit d’un
point de vue purement esthétique, et dans les deux cas, malgré une prétention
de neutralité scientifique ou philosophique, elle n’évitait pas les dérives
consistant souvent dans le premier cas dans une complaisance (aujourd’hui très
à la mode) envers l’iconoclasme et dans le second cas dans une confusion de
l’icône avec un objet d’art. Léonide Ouspensky a été au XXe siècle
le fondateur d’une iconologie qui a su redonner à l’icône son véritable sens en
la resituant dans son véritable contexte, celui de la Tradition orthodoxe, et
par rapport à ses véritables fondements, dogmatiques et ecclésiaux.

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Recension : Nil Cabasilas, « Sur le Saint-Esprit »

CabasilasNil Cabasilas, Sur le Saint-Esprit. Introduction, texte critique, traduction et notes par le Hiéromoine Théophile Kislas, Paris, Éditions du Cerf, 2001, 494 pages (« Théologie byzantine »).

Le théologien byzantin Nil Cabasilas (vers 1285-1363), bien qu’il ait été l’un des plus importants disciples de saint Grégoire Palamas et archevêque de Thessalonique, reste méconnu. D’une part il a été souvent confondu avec son neveu Nicolas Cabasilas au profit de celui-ci, d’autre part la plus grande partie de son œuvre est restée jusqu’à ce jour inédite.

Moine du Mont-Athos, le Père Théophile Kislas, diplômé de l’Université de Thessalonique (où il fut l’assistant du Professeur P. K. Christou, l’éditeur des œuvres de Grégoire Palamas) et docteur de l’Université de Strasbourg, commence par évoquer, dans son introduction, le contexte historique qui a précédé et accompagné la vie de Nil, marqué surtout, sur les plans dogmatique et ecclésiologique, par la querelle hésychaste et par les tentatives de rapprochement entre l’Église byzantine et l’Église romaine. On trouve dans ce premier chapitre une étude fort intéressante de l’activité des théologiens latins dans le monde byzantin au XIVe siècle.

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Recension : Jean Meyndorff et Aristeides Papadikis, « L’Orient chrétien et l’essor de la papauté. L’Église de 1071 à 1453 »

MeyendorffpapadakisJean Meyendorff et Aristeides Papadakis, L’Orient chrétien et l’essor de la papauté. L’Église de 1071 à 1453, Paris, Éditions du Cerf, 2001, 516 p. (« Théologies »).

Le regretté Père Jean Meyendorff est entre autre l’auteur d’une Histoire de l’Église en quatre volumes. Le présent volume est le troisième. Seul le deuxième avait jusqu’à présent été publié en français, dans la même collection, en 1993, sous le titre Unité de l’Empire et division des chrétiens. L’Église de 450 à 680.

Le P. Jean Meyendorff, qui avait écrit seul les deux premiers tomes, n’est ici l’auteur que de deux chapitres : celui consacré aux Églises de Balkans et celui qui concerne « la métropole de Russie : de Kiev à Moscou ». Les autres chapitres ont été écrits par Aristeides Papadakis, professeur d’histoire de Byzance à l’Université du Maryland à Baltimore et auteur d’une thèse bien connue sur Grégoire de Chypre.

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Recension : « Le schisme d’Orient. La papauté et les Églises d’Orient XIe-XIIe siècles »

RuincmanSteven Runciman, Le schisme d’Orient. La papauté et les Églises d’Orient XIe-XIIe siècles, Paris, Les Belles Lettres, 2005, 203 p.

Steven Runciman, qui fut professeur à Cambridge, est l’un des plus grands historiens de notre temps. Sa magistrale Histoire des croisades, sur lesquelles il porte un regard objectif et sans complaisance, a été en France un grand succès de librairie. Ce petit livre, publié en anglais en 1955 mais traduit pour la première fois en français, reproduit une série de conférences données à l’Université d’Oxford, où l’auteur se donne pour tâche de raconter, de manière concise et claire, l’histoire de la rupture entre l’Église de Rome et les Églises d’Orient en la replaçant dans son cadre historique.

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Recension : John Breck, The Sacred Gift of Life. Orthodox Christianity and Bioethic

BreckJohn Breck, The Sacred Gift of Life. Orthodox Christianity and Bioethics, St. Vladimir’s Seminary Press, Crestwood, New York, 1998, 288 p. (en anglais).

Le Père Jean Breck est aux États-Unis, avec le Père Stanley Harakas et le Professeur H. Tristham Engelhardt, l’un des pionniers de la réflexion orthodoxe en matière de bioéthique. Il est à ce sujet l’auteur de nombreux articles et chapitres d’ouvrages collectifs. Cet ouvrage rassemble et ordonne en les adaptant plusieurs de ces publications antérieures.

Un premier chapitre est consacré aux fondements théologiques de l’éthique orthodoxe (la liberté dans l’Esprit qui caractérise la vie morale conçue comme ethos [mode de comportement], la vie trinitaire comme modèle des relations personnelles, la personne créée à l’image de Dieu et appelée à en accomplir la ressemblance, la déification comme but de la vie chrétienne, les principes de la décision morale…).

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Recension : Stavros S. Phôtiou, Sur l’eau changée en vin et sur l’ « éros » changé en « agapè »

Stavros2Stavros S. Phôtiou, Sur l’eau changée en vin et sur l’ « éros » changé en « agapè », Athènes, Éditions Armos, 2002, 99 pages (en grec).

Dans la ligne de la plupart de ses ouvrages précédents, l’auteur, professeur à la faculté de théologie de Larnaca et bien connu en Grèce, nous propose ici une méditation sur l’amour conjugal dans une perspective chrétienne.

Le passage de l’évangile de saint Jean qui rapporte l’épisode des noces de Cana est une synthèse de la conception orthodoxe du mariage.

L’amour de l’homme et de la femme est appelé à ressembler au mariage entre Dieu et l’homme, entre le Christ et l’Église, et à le représenter.

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Recension : Georges Mantzaridis, Éthique chrétienne

MantzaridisGeorges Mantzaridis, Éthique chrétienne. Tome 1 : Introduction, principes généraux, problèmes actuels. Tome 2 : L’homme et Dieu, l’homme et les autres hommes, positions et perspectives existentielles et bioéthiques. Tome 3 : Sources patristiques. Éditions Pournaras, Thessalonique, 2003. 286, 750 et 450 pages (en grec).

Georges Mantzaridis est l’un des professeurs les plus connus et les plus appréciés de la faculté de théologie de Thessalonique où il occupait, tout récemment encore, la chaire d’éthique. Ses travaux sur saint Grégoire Palamas font autorité, et beaucoup des livres qu’il a écrits sur les questions d’éthique ont été publiés en diverses langues et l’ont fait connaître dans le monde orthodoxe comme l’un des principaux spécialistes en ce domaine.

Coïncidant avec son départ à la retraite, la publication de ces trois forts et beaux volumes consacrés à l’éthique chrétienne apparaît comme le sceau de son enseignement universitaire et comme la somme des réflexions qu’il a développées ces dernières années dans le domaine de l’éthique.

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Recension : Barsanuphe et Jean de Gaza, Correspondance

BarsanupheBarsanuphe et Jean de Gaza, Correspondance. Texte critique, notes et index par François Neyt et Paula de Angelis-Noah, traduction par L. Regnault. 4 volumes, Paris, Éditions du Cerf, 1997, 1998, 2000, 2001, 2002 (« Sources chrétiennes » n° 426 427, 450, 451, 468).

La Correspondance de saint Basanuphe et saint Jean de Gaza fait partie des œuvres majeures de la littérature spirituelle de l’Orient chrétien. Barsanuphe et Jean vivaient à proximité du monastère de l’Abbé Séridos dans la région de Gaza au début du VIe siècle. Barsanuphe, d’origine égyptienne, était venu s’installer là, à l’invitation de l’Abbé Séridos, alors qu’il était déjà célèbre dans les milieux monastiques ; Jean était son disciple. Le premier était surnommé « le Grand Ancien » ; le second « l’autre Ancien », ce qui témoigne de leur qualité de pères spirituels et de la vénération dont ils étaient l’objet.

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Recension : Alexei I. Komech, Monastères russes

MonastrussesRecension : Alexei I. Komech, Monastères russes, Éditions Citadelles et Mazenod, Paris, 2001, 239 p.

Ce beau livre est dû à Alexei Komech, historien de l’art, disciple de V. N. Lazarev et à Vadim E. Gipenreiter, l’un des meilleurs photographes russes d’architecture actuels. Après une introduction générale sur les origines et la diffusion du monachisme en Russie, il présente une quinzaine de monastères russes choisis parmi les plus représentatifs, des plus anciens comme Saint-Georges et Saint-Antoine de Novgorod jusqu’aux grandes réalisations des Romanov comme Novodiévitchi à Moscou. Chacun des chapitres comporte un plan du monastère, un bref historique de ses origines et de son évolution, une analyse de ses caractéristiques architecturales et une description de ses décorations intérieures. Les nombreuses photographies, d’excellente qualité, présentent chaque monastère dans son environnement naturel (on ne peut qu’admirer une fois de plus la beauté des sites choisis par les fondateurs) et dans ses aspects architecturaux les plus typiques. Elles fournissent aussi de belles illustrations des icônes et des fresques qu’ils contiennent, les auteurs ayant eu le bon goût de sélectionner les plus traditionnelles. L’ouvrage est muni d’une chronologie, d’un lexique et d’une abondante bibiographie. On apprécie la sobriété des commentaires qui, tout en étant bien informés, savent éviter les excès d’érudition qui réservent aujourd’hui de plus en plus de livres d’art à des historiens chevronnés.

Jean-Claude Larchet

Recension : Stavros. S. Phôtiou, L’Église dans le monde contemporain

StavrosStavros. S. Phôtiou, L’Église dans le monde contemporain, Athènes, Éditions Armos, 2001, 142 pages (en grec).

Stavros Phôtiou, professeur à l’Université de Chypre, est bien connu dans le monde grec comme l’auteur d’ouvrages consacrés à l’amour conjugal, parmi lesquels : Le mariage comme témoignage d’amour selon le Nouveau Testament (Éditions Armos, Athènes, 1994) ; Amour et mariage (ibid., 1995) ; L’homme et la femme : l’être humain (ibid., 2001). Il a réalisé récemment une belle anthologie de textes sur l’amour, extraits d’articles ou de livres de soixante-seize théologiens orthodoxes contemporains de différentes nationalités (La liberté comme amour, Éditions de la Métropole de Kiti, Larnaka, 2000, 399 p.).

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Recension : Christophe Boureux, Les plantes de la Bible et leur symbolique

PlantesChristophe Boureux, Les plantes de la Bible et leur symbolique, Éditions du Cerf, Paris, 2001, 125 pages (« Beaux livres »).
On sait que dans la Bible, du point de vue non seulement de l’exégèse mais d’une lecture contemplative, tous les êtres ont une importance qui se révèle souvent dans la découverte de leur sens symbolique. Non seulement les animaux, mais les plantes y sont omniprésents et jouent dans bon nombre de faits ou de paraboles un rôle déterminant, de la pomme d’Adam et d’Ève à la couronne d’épine ou au roseau de la passion du Christ, en passant par la vigne de Noé (Gn 9, 20), le chêne de Mambré (Gn 18, 1-2), le tamaris planté par Abraham (Gn 21, 33), les lentilles de Jacob et Esaü (Gn 25, 29-34), le buisson ardent du Sinaï (Ex 3, 1-6), les coloquintes d’Élisée (2 R 4, 38-41), le cèdre, l’hysope ou les saules des rives des fleuves de Babylone que mentionnent les Psaumes, le ricin qui abrite Jonas (Jn 4, 6-11), la myrrhe et l’encens des Mages (Mt 2, 11), l’ivraie semée dans le champ de blé (Mt 13, 24-25), le figuier stérile (Mt 21, 18), le sycomore sur lequel est monté Zachée (Lc 19, 1-6), les caroubes dont aurait voulu se nourrir le fils prodigue (Lc 15, 14-16), la vigne et les sarments (Jn 15, 1-2).

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Recension : La tradition grecque de la Dormition et de l’Assomption de Marie.

DormitionLa tradition grecque de la
Dormition et de l’Assomption de Marie
. Textes introduits, traduits et annotés par Simon
Cl. Mimouni et Sever J. Voicu, Éditions du Cerf, Paris, 2003, 244 p.
(« Sagesses chrétiennes »).

Les Actes des Apôtres rapportent que, après
l’Ascension du Christ, les Apôtres sont descendus du Mont des Oliviers pour se
rendre au Cénacle, où ils ont attendu la venue du Saint-Esprit dans la prière,
« avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus » (Ac 1, 14). C’est
la dernière fois que Marie et nommée dans les écrits canoniques. Quelle fut la
fin de sa vie terrestre ?

De
nombreux textes sont apparus pour suppléer au silence des écrits canoniques à
ce sujet, et dans la tradition grecque, la question du sort final de la Mère de
Dieu a pris une place importante tant dans le domaine de la dogmatique que dans
celui de la liturgie.

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Recension : Goiko Subotic, « L’art médiéval du Kosovo »

KosovoGoiko Subotic, L’art médiéval du Kosovo. Dessins de Nikola Dudic et Dragomir Todorovic, photographies de Jovan Dudic et Branimir Strugar, Éditions Desclée de
Brouwer, Paris, 1997, 256 p.

Les éditions Desclée de Brouwer qui, depuis plusieurs années, font un effort remarquable pour publier à un rythme régulier des ouvrages consacrés à l’art orthodoxe, nous offrent ici un magnifique volume sur l’art médiéval du Kosovo.

Une courte introduction présente l’histoire de la province du Kosovo et de la Métochie, qui occupe dans le cœur du peuple serbe une place privilégiée, puisqu’elle fut à partir de la fin du xiie siècle, sous l’impulsion du prince Étienne Nemanja (le futur saint Syméon le Myroblite) et de son fils cadet (le futur saint Sava), le centre politique, culturel et religieux de la Serbie et la source de son essor dans les deux siècles ultérieurs (en particulier dans la première moitié du xive siècle, où l’art religieux connut un développement remarquable). Après l’invasion des Turcs en 1389, le patriarcal de Pec demeura l’unique institution représentative du peuple serbe, tant sur le plan religieux que sur le plan temporel.

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Recension : Anca Vasiliu, Monastères de Moldavie (XIVe-XVIe siècles). Les architectures de l’image

MoldavieAnca Vasiliu, Monastères de Moldavie (XIVe-XVIe siècles). Les architectures de l’image,
Préface d’Olivier Clément, Éditions Paris-méditerranée, Paris, 1998, 328 p.

Ce livre d’art n’est pas un
simple recueil de photographies commentées. C’est un essai iconologique de
grande envergure qui complète et prolonge celui que l’auteur avait publié en
1994, aux éditions Desclée de Brouwer, sous le titre La traversée de l’image. Art et théologie dans les églises moldaves au
XVIe siècle
. La principale lacune de ce dernier
ouvrage est ici comblée : un grand nombre de reproductions en noir et blanc et
surtout en couleur viennent illustrer le propos de l’auteur.

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Recension : Le Père Arsène

PerearsenePère Arsène, Passeur de la foi, consolateur des hommes, Tome 1. Introduction par Boris et Hélène Bobrinskoy. Pully et Paris, Le Sel de la terre et Cerf, 2002, 464 p.

Père Arsène, Présence de Dieu au cœur de la foi, Tome 2. Pully et Paris, Le Sel de la terre et Cerf, 2004, 359 pages.

Ces deux volumes sont des recueils de récits sur le Père Arsène, présenté comme un grand sprituel russe né à Moscou en 1894 et mort à Rostov en 1975.

Les premiers récits ont été recueillis et publiés en samizdat en 1966, puis édités par l’Institut de théologie Saint-Tikhon de Moscou en 1993 ; ils ont été regroupés en trois parties : 1) Le camp ; 2) La voie ; 3) Les enfants spirituels. De nouveaux récits y ont été ajoutés par la suite, regroupés en deux parties : 4) Le chemin vers la foi et 5) Tu aimeras ton prochain, publiées respectivement dans la deuxième et la troisième édition russe (2000).

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Recension : Constantinople

Stéphane
Yérasimos est décédé des suites d’une maladie fulgurante le 19 juillet dernier.
Ses obsèques ont été célébrées le 25 juillet à Paris en la cathédrale orthodoxe
grecque Saint-Étienne. Né à Constantinople en 1942 dans une famille grecque
orthodoxe et venu en France dans le milieu des années soixante, il y a accompli
un brillante carrière. Architecte, professeur à l’Institut d’aménagement et
d’urbanisme de la région parisienne (aujourd’hui l’Aurif), directeur de
collection aux éditions Maspéro, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote, professeur à l’Université de
Paris VIII, il était depuis 1994 directeur de l’Institut français d’études
anatoliennes à Istanbul. Parmi les ouvrages qu’il a publiés ou auxquels il a contribué,
il faut signaler deux beaux livres sur Constantinople, parus ces dernières
années.

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Recension : Livre d’Heures du Sinaï

Livre_sinaiRecension :
Livre d’Heures du Sinaï.
Introduction, texte critique, traduction, notes et index par Sœur Maxime
(Leila) Ajjoub, avec la collaboration de Joseph Paramelle, s.j., Paris, Éditions
du Cerf, 2004, 491 p. (« Sources chrétiennes » n° 486).

Ce
volume présente l’édition critique et la traduction du Codex Sinaiticus graecus 864 de la
bibliothèque du monastère Sainte-Catherine du Sinaï, qui date du IXe
siècle et contient l’un des plus anciens horologia
(Livres d’Heures) connus à ce jour.

Dans
cet horologion figurent : sexte,
none, douze psaumes, quatre tropaires, deux canons et six stichères de minuit,
l’office de minuit.

Outre
l’horologion, le recueil contient une
série de canons, de stichères et de makarismoi
dédiés à la Mère de Dieu, au Précurseur, à la Croix et à la Résurrection.

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Recension : Christian Badilita et Attila Jakab (éd.), « Jean Cassien entre l’Orient et l’Occident »

Cassieengrand

Christian
Badilita
et Attila Jakab (éditeurs), Jean Cassien entre l’Orient et l’Occident.
Actes du colloque international organisé par le New Europe College en
collaboration avec la Ludwig Boltzmann Gesellchaft (Bucarest, 27-28 septembre
2001), Paris et Iasi, Beauchesne et Polirom, 2003, 263 pages.

Ce volume réunit les actes
du premier colloque international consacré à saint Jean Cassien (vers 360-433).
Né en Dobroudja, une région située à l’Ouest de la Mer Noire, dans l’actuelle
Roumanie, Cassien se rendit très jeune en Syrie puis en Égypte pour s’initier à
la vie monastique. À la suite de la dispersion des moines origénistes des
Kellia, il se réfugia à Constantinople où il fut ordonné diacre par saint Jean
Chrysostome. Obligé de s’exiler avec tous les amis de ce dernier, après le
synode du Chêne (404), il s’installa à Rome puis à Marseille, où il fonda deux
monastères. C’est en Occident qu’il rédigea ses principaux écrits : les Institutions cénobitiques, les Conférences (où il présente une synthèse
des enseignements reçus et des expériences vécues auprès des Pères du désert)
et son traité Sur l’Incarnation, contre
Nestorius
.

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Recension : La Bible d’Alexandrie, tome 25.2, Baruch, Lamentations, Lettre de Jérémie

BaLa Bible d’Alexandrie, tome
25.2, Baruch, Lamentations, Lettre de
Jérémie
. Traduction du grec de la Septante, introduction et notes par
Isabelle Assan-Dhôte et Jacqueline Moatti-Fine, Paris, Éditions du Cerf, 2005,
342 p.

Les
éditions du Cerf poursuivent, sous la direction de Marguerite Harl, Gilles
Dorival et Olivier Munnich, la réalisation du gigantesque projet d’édition
d’une traduction française annotée de la Bible dans la version dite des
Septante, texte de référence dans l’Église orthodoxe. Ce volume est le
treizième à paraître.

Des
trois livres Baruch, Lamentations,
Lettre de Jérémie
publiés ici, seul celui des Lamentations figure dans la Bible
hébraïque, où il est placé avec les Hagiographes.

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Recension : archimandrite Grigorios D. Papathomas – « Nomokanonikè Bibliothèkè »

PapathomasArchimandrite Grigorios D. Papathomas, Le Patriarcat œcuménique de Constantinople (y compris la Politeia monastique du Mont Athos) dans l’Europe unie (Approche nomocanonique). Lettre-préface du patriarche de Constantinople Bartholomée. Éditions Epektasis, Katérini, 1998, 941 pages (« Nomokanonikè Bibliothèkè » n° 1) ;

L’Église autocéphale de Chypre dans l’Europe unie (Approche nomocanonique). Lettre-préface de l’Archevêque de Chypre Chrysostome. Éditions Epektasis, Katérinè, 1998, 377 pages (« Nomokanonikè Bibliothèkè » n° 2) ;

L’Église de Grèce dans l’Europe unie (Approche nomocanonique). Lettre-préface de l’Archevêque d’Athènes Christodule. Éditions Epektasis, Katérinè, 1998, 1001 pages (« Nomokanonikè Bibliothèkè » n° 3) ;

Essai de bibliographie (ad hoc) pour l’étude des questions de l’autocéphalie, de l’autonomie et de la diaspora (Contribution bibliographique à l’étude des questions – Essai préliminiaire). Préface du Métropolite d’Éphèse Chrysostome. Éditions Epektasis, Katérinè, 2000, 105 pages (« Nomokanonikè Bibliothèkè » n° 7).

Ces quatre volumes, parus en français dans une fort belle édition et totalisant près de deux mille quatre cents pages, sont la version actualisée de la thèse de Doctorat en Droit soutenue en 1994 à la Faculté de Droit Jean Monnet de l’Université de Paris XI par l’Archimandrite Grégoire Papathomas, professeur de Droit canon à l’Institut Saint-Serge.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (X).

AimilianosArchimandrite Aimilianos, Catéchèses et discours, tome 3, Exultons pour le Seigneur. Préface de l’Higoumène Nicodimie. Introduction du Père Placide Deseille, Ormylia [Grèce], Éditions Ormylia, 2002, 398 p.

Le monastère d’Ormylia (Chalcidique, Grèce), metochion (dépendance) du monastère athonite de Simonos-Pétra poursuit la publication de la traduction française des catéchèses et discours spirituels que l’Archimandrite Aimilianos, higoumène de Simonos-Pétra actuellement retiré, a tenus dans l’un et l’autre monastères.

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Recension : Père Nicolae Dura, Le régime de la synodalité selon la législation canonique, conciliaire, œcuménique du 1er millénaire

Dura Le père Nicolae Dura est un spécialiste du droit canonique qui enseigne actuellement à la faculté de théologie de Constanza (Roumanie). Ayant fait une partie de ses études en France, il a pu rédiger directement en français ce monumental ouvrage de 1023 pages publié à Bucarest en 1999 par
les éditions Ametist 92 (disponible à la librairie La Procure).

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (IX)

EphremeLe Père Éphrem de Katounakia (1912-1998) fut un
proche disciple de l’Ancien Joseph l’Hésychaste, en même temps que son
confesseur et le prêtre de sa communauté. Ayant vécu plusieurs dizaines
d’années en ermite, il a été reconnu bien au delà des frontières du Mont-Athos,
comme l’un des plus grands spirituels orthodoxes du xxe siècle et l’un des plus grands hésychastes de
notre époque.

Son disciple le Père
Joseph de Katounakia
, qui vécut pendant vingt ans auprès de lui dans son
ermitage de Katounakia, au Sud du Mont-Athos, lui a consacré un ouvrage :
L’Ancien Éphrem de Katounakia,

Lausanne, Éditions L’Age d’Homme, 2003, 257 pages (collection « Grands
spirituels orthodoxes du xxe
siècle »).

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (VIII)

JosephhesychasteL’un des grands spirituels athonites qu’évoque l’ouvrage
précédent est l’Ancien Joseph l’Hésychaste (1898-1959), qui est aussi, sans aucun
doute, l’une des figures majeures de la spiritualité orthodoxe au XXe
siècle. Sa vie et son enseignement sont présentés par l’un de ses disciples, le
Père Joseph de Vatopaidi, dans un
ouvrage récemment publié par les éditions du Cerf : L’Ancien Joseph l’Hésychaste, 2002, 199 pages (collection
« Épiphanie – Tradition orthodoxe – Grands spirituels orthodoxes du xxe siècle »).

Menant, lors de sa vie
terrestre, une existence discrète, retirée, cachée, afin de disposer de la
solitude, du silence, et de l’absence de trouble indispensables à une vie tout
entière consacrée au renoncement à soi, à la prière et à la contemplation, il a
eu cependant un rayonnement immense dont les effets continuent aujourd’hui à se
faire sentir.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (VII)

Florilege_athosC’est dans le Mont-Athos actuel que nous entraîne
le photographe Fabian da Costa,
dans son Florilège
du Mont Athos
(Paris, Presses de la Renaissance, 2005, 277 p.). Très
lié depuis ses origines au monastère orthodoxe français Saint-Antoine-le-Grand
dont l’higoumène est le Père Placide Deseille, c’est tout naturellement que
l’auteur a demandé à celui-ci d’écrire la préface, et c’est au monastère athonite
de Simonos-Pétra (dont le monastère Saint-Antoine-le-Grand est une dépendance)
qu’il a trouvé la source de beaucoup de ses photos et des textes qui les
accompagnent. Si ces photos ne représentent pas la Sainte Montagne aussi
largement que celles de Carlos Freire, elles témoignent, avec un grand talent
artistique, de « moments de vie » monastique et des beautés variées
d’une nature majestueuse.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (VI)

LacarriereBien qu’il soit jusqu’à présent resté à l’écart de l’Église orthodoxe et même du christianisme, l’écrivain Jacques Lacarrière reconnaît que les séjours qu’il a faits, il y a plus de cinquante ans, au Mont-Athos, l’ont profondément marqué. C’est dans son itinéraire de voyageur émerveillé qu’il nous invite à le suivre dans Le Mont-Athos, à travers de très beaux textes qui accompagnent de magnifiques photos en noir et blanc du grand photographe Carlos Freire (Paris, Imprimerie nationale, 2002, 155 p.). « Aller sur le Sainte Montagne, écrit Lacarrière dans sa conclusion, n’a que peu à voir avec une visite au Mont-Saint-Michel ! C’est changer de temps, de temps profane et de temps sacré, c’est pénétrer un espace où nature, traditions, croyances et rituels se perpétuent intacts depuis plus de dix siècles, c’est rencontrer une utopie vivante réalisée, des phalanstères orants flottant entre terre et ciel, des ruches où se distille le miel de la contemplation. Tout semble, au mont Athos, respirer une forme de satiété. »

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (V)

BiesL’impression
profonde, marquante et transformatrice que peuvent laisser, sur un jeune homme
épris de spiritualité, un séjour au Mont-Athos et la rencontre avec des ascètes
remarquables, est bien exprimée par un livre qui reprend, après quelques
réaménagements et ajouts, et sous le titre Athos, la Montagne transfigurée
(Les deux Océans, 1997, 301 p.) le récit de voyage que Jean Biès avait publié pour la première fois en 1963 aux
éditions Albin Michel. Près de trente-cinq ans après, on constate que cette
approche subjective — où alternent les descriptions de paysages, de monastères,
de services liturgiques, de moines et d’atmosphères, mais aussi les dialogues
avec des ascètes et les méditations personnelles, et qui finit par aborder
toutes les facettes de la réalité athonite — n’a guère eu de concurrence et n’a
pratiquement pas vieilli. Le caractère souvent très poétique du texte, la
fraîcheur de l’approche, l’émerveillement de l’auteur devant la beauté du lieu,
la grande admiration qu’il éprouve pour ses habitants et le profond respect
qu’il a pour la Tradition plus que millénaire qui s’y maintient vivante,
restent communicatifs.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (IV)

Ecrits_du_montathosC’est
également quelques spirituels remarquables ayant vécu à la même époque que les
précédents, que nous fait connaître le « florilège athonite », réalisé
par Maurice-Jean Monsaingeon,
intitulé Écrits du Mont-Athos. Une anthologie hagiorite contemporaine
(Grez-Doiceau, Éditions Axios, 1989, 225 p.). Il s’agit des Pères Ioachim de la
skite de Sainte-Anne, Athanasios de Grogoriou, Kallinikos l’Hésychaste, Daniel
de Katounakia, Isaac de Dionysiou, Savvas le Pneumatikos et Kodratos de
Karakallou, dont les biographies spirituelles on eté été écrites par
l’Archimandrite Chérouvim qui fut, avant le Père Moïse, « l’hagiographe »
de la Sainte Montagne.

Ce
volume donne, dans une deuxième partie, de larges extraits d’un ouvrage très
fameux en Grèce, dû au célèbre Père Théoklitos du monastère athonite de
Dionysiou, Entre Ciel et terre, qui traite de la spiritualité hésychaste
d’un point de vue pratique.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe (III)

Spiritualite_philocalieCe
que les deux ouvrages précédents ne mettent pas suffisamment en valeur, à
savoir la nature de la vie spirituelle qui anime les habitants de l’Athos, l’Archimandrite
Placide Deseille
, higoumène du monastère Saint-Antoine-le-Grand, dans le
Vercors — qui est précisément un métochion (dépendance) du monastère
athonite de Simonos-Pétra — vient opportunément le présenter dans un livre
intitulé La spiritualité
orthodoxe et la Philocalie
(2e édition, Paris, Albin Michel,
2003, 280 p., collection « Spiritualités vivantes »).


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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe. (II)

AndrepaleologueC’est un livre de dimensions plus modestes, puisqu’il est au format de poche, qu’a publié André Paléologue sous le titre Mont-Athos, merveille du christianisme byzantin (Paris, Gallimard, 1997, 160 p.), dans l’excellente collection «Découvertes». Les illustrations (représentant des bâtiments, des fresques, des icônes, des enluminures, des objets précieux, mais aussi beaucoup de moines photographiés durant leurs différentes activités) sont petites, mais très nombreuses et de grande qualité, et si elles ne bénéficient pas du format panoramique d’autres ouvrages, elles possèdent d’autres atouts : selon un principe adopté pour toute la collection, elles incluent des représentations picturales (tableaux, aquarelles ou esquisses réalisées par des voyageurs), et les photos récentes alternent avec des photos anciennes (datant parfois du XIXe siècle). On notera en particulier la reproduction de très beaux autochromes réalisés par Cuville en 1917 et 1918 pour le compte de la section photographique de l’armée française. Ce qui dans d’autres volumes de la collection suscite la nostalgie d’un passé disparu, fait ici mieux ressortir le caractère quasi-immuable des lieux.

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Recension : Le Mont-Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe. (I)

MontathosmillinaireLe
Mont-Athos, république monastique située au nord-est de la Grèce et haut lieu
de la spiritualité orthodoxe qui maintient depuis plus de mille an un mode de
vie quasiment identique dans une nature préservée, reste fascinant par bien des
aspects pour nos contemporains, orthodoxes ou non, si l’on en juge au nombre et
à la variété des ouvrages qui lui ont été consacrés ces dernières années.

Dans
la catégorie de ce qu’il est convenu d’appeler les « beaux livres »,
c’est un ouvrage richement documenté et illustré que Massimo Capuani et Maurizio
Paparozzi
ont publié aux éditions Desclée de Brouwer Paris, 1997, 248
p.) sous le titre Le
Mont-Athos, un millénaire de spiritualité et d’art orthodoxe.

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Recension: Jacqueline Dauxois et Dr. Marc Andronikof, « Médecin aux urgences »

AndronikofJacqueline Dauxois et Dr. Marc Andronikof, Médecin aux urgences, Paris, Éditions du Rocher, 2005, 200 pages.

Ce volume est un recueil d’entretiens entre deux auteurs orthodoxes : Jacqueline Dauxois, romancière bien connue, et le Dr. Marc Andronikof, chef du service des urgences de l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart.

Publiés par un éditeur à grande diffusion et usant d’un style accessible à tous, ces entretiens abordent toutes les grandes questions d’éthique posées par les développements récents des techniques médicales, dans différents domaines touchant à la vie et à la mort : la procréation médicalement assistée, la contraception, l’avortement, le clonage, la souffrance, les transplantations d’organes, l’acharnement thérapeutique, les soins palliatifs…

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Jean-Marie Gourvil – Ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve. Une nouvelle traduction du Notre Père

GourvilJean-Marie Gourvil, Ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve. Une nouvelle traduction du Notre Père, Paris, François-Xavier de Guibert, 2004, 168 pages.

L’auteur joint sa voix aux nombreuses critiques qui ont été adressées à cette traduction.

La première partie de ce livre — la plus intéressante et la plus claire — est constituée par une réflexion critique sur la traduction française de la sixième demande du Notre Père, qui a été adoptée par toutes les confessions chrétiennes depuis 1966 en tant que « version œcuménique » de cette prière fondamentale : « Ne nous soumets pas à la tentation. »

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Jovan Nikoloski