31/03/2017
Actualités
Page d'accueil > Vivre avec l’Église (page 20)

Archives de catégorie : Vivre avec l’Église

Souscrire au flux

29 septembre

29 septembre

Saint Cyriaque l’anachorète, abbé en Palestine (556) ; saints martyrs Dadas, Gobdahala et Kasdios de Perse (IV) ; sainte martyre Goudelia de Perse (IV) ; saint Théophane le miséricordieux, de Gaza ; saint Cyprien d’Oustioug (1276) ; saint hiéromartyr Jean, archevêque de Riga (1934).

VIE DE SAINT CYRIAQUE L’ANACHORETE

Saint Cyriaque et saint Nil du Sinaï, fresque du monastère Saint-Paul, Mont-Athos, 1552

Saint Cyriaque (Kyriakos) naquit en 448, sous le règne de l’empereur Théodose le Jeune, à Corinthe. Il était le fils d’un prêtre de l’église de Corinthe, nommé Jean, et d’une pieuse femme, Eudoxie. À l’âge de dix-huit ans, il fut ordonné lecteur par Pierre, évêque de la ville, qui était aussi son oncle paternel. Le cœur brûlant d’un ardent désir de Dieu, le jeune homme s’enfuit secrètement pour Jérusalem. Arrivé dans la Ville sainte, il entendit parler des exploits de saint Euthyme et demanda à être reçu parmi ses disciples. Saint Euthyme le revêtit du saint Habit angélique, mais ne lui permit pas de rester dans sa laure, de peur de scandaliser les autres pères en raison de son jeune âge. Comme saint Théoctiste, auquel il confiait habituellement la formation de ses plus jeunes disciples, était parti vers la demeure des justes, il envoya Cyriaque au monastère de saint Gérasime, près du Jourdain. Le jeune moine s’y acquitta avec ardeur de la fonction de cuisinier et de toutes les autres tâches qu’on lui assignait. Observant scrupuleusement les règles de la vie communautaire, il menait pourtant l’ascèse d’un anachorète, ne se nourrissant que de pain et d’eau, une fois tous les deux jours après la neuvième heure (vers 15h), et s’adonnant avec un zèle croissant à la prière nocturne. Admirant ses rapides progrès, saint Gérasime le prit en affection et accepta de l’emmener avec lui dans le désert de Rouba, chaque année, depuis la clôture de la Théophanie jusqu’au dimanche des Palmes. C’est de là que Gérasime eut la révélation du départ pour le ciel de l’âme de saint Euthyme et qu’il partit avec Cyriaque pour ensevelir son corps (473).
La neuvième année du séjour de Cyriaque au monastère, saint Gérasime s’endormit en paix pour rejoindre le Seigneur (475). Désormais âgé de vingt-sept ans, Cyriaque put être reçu à la laure de saint Euthyme. Il y demeura dix ans dans la solitude, tout en favorisant la transformation de la laure en coenobium. C’est là qu’il fut aussi ordonné diacre. Mais la charité s’étant refroidie parmi les moines, des querelles continuelles surgirent entre son monastère et celui de saint Théoctiste, situé un peu plus bas. Fuyant le scandale et le trouble, Cyriaque partit s’installer dans la laure de saint Chariton à Souka. Il y resta trente-neuf ans, servant les frères, avec douceur et humilité, en de multiples tâches, telles celles de boulanger, d’infirmier, d’hôtelier et d’économe. Parvenu à l’âge de quarante ans, il fut ordonné prêtre et on lui confia la charge de skevophylax (sacristain) et celle de canonarque. Pendant toutes ces années, le bienheureux ne se mit pas une seule fois en colère et le soleil ne le vit jamais prendre sa nourriture.
Parvenu à l’âge de soixante-dix-sept ans, il se retira avec un seul disciple au désert de Natouphas, y souffrant toutes sortes de tourments pour l’amour du Christ et ne se nourrissant que d’oignons sauvages que Dieu, à sa prière, avait miraculeusement privés de leur amertume. La cinquième année de son séjour dans ce désert, l’homme de Dieu guérit le fils d’un paysan. Le bruit de ce miracle ne tarda pas à se répandre et, fuyant la bonne renommée, Cyriaque décida de quitter les lieux pour gagner le désert de Rouba, où il demeura cinq ans (530-535). Poursuivi derechef par sa réputation de thaumaturge, il se retira au désert profond de Soussakim, où personne n’avait jamais osé s’installer. Enfin seul avec Dieu seul, il demeura dans la contemplation des mystères divins pendant sept ans, jusqu’au moment où, une épidémie de peste s’étant déclarée, les moines de la laure de Souka vinrent trouver Cyriaque, et le supplièrent de revenir vivre auprès d’eux, afin de les protéger par ses prières.
Pendant son second séjour à la laure de Souka (542-547), le saint s’installa dans la grotte de saint Chariton, et lutta avec le glaive acéré de sa parole et de sa science spirituelle contre l’hérésie des origénistes, lesquels égaraient alors de nombreux moines de Palestine. La paix étant rétablie, saint Cyriaque, qui avait atteint l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, las des troubles que lui occasionnait la proximité des hommes, retourna dans sa retraite de Soussakim. Il y vécut encore huit années, en compagnie d’un lion apprivoisé qui gardait son jardinet des maraudeurs et des chèvres sauvages. L’endroit étant totalement aride, il arrosait ses quelques légumes avec de l’eau qui se rassemblait l’hiver dans le creux des rochers. Deux ans avant son départ pour le séjour des saints, les moines de la laure de Souka réussirent à le convaincre de venir achever son séjour terrestre dans la grotte de saint Chariton. Malgré son âge très avancé, saint Cyriaque y poursuivit ses combats ascétiques, et continua à recevoir ses visiteurs pour leur prodiguer ses enseignements. Lorsqu’il tomba malade, il convoqua les pères de la laure pour leur donner son ultime baiser de paix, puis il s’endormit paisiblement, en compagnie des anges et des saints, le 29 septembre 557, âgé de cent neuf ans.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Cyriaque, ton 1
Habitant du désert et ange dans le corps, tu fus thaumaturge, ô Cyriaque, notre père théophore ; par le jeûne, les veilles et la prière, tu as reçu des dons célestes ; tu guéris les malades et les âmes de ceux qui accourent vers toi avec foi. Gloire à Celui qui t’a donné la force, gloire à Celui qui t’a couronné, gloire à Celui qui par toi accomplit pour tous des guérisons.

Kondakion de saint Cyriaque, ton 8
En ton honneur, comme invincible et puissant protecteur, * la sainte Laure qui te vénère chaque jour * fête aujourd’hui ton souvenir annuel. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Seigneur * garde-nous des ennemis qui fondent sur nous, * afin que nous puissions te chanter: Bienheureux Père, réjouis-toi.

Évangile du jour
(Lc III,23-IV,1)

Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d’Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nahum, fils d’Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Sémeï, fils de Josech, fils de Joda, fils de Joanan, fils de Rhésa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er, fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David, fils d’Isaï, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Salmon, fils de Naasson, fils d’Aminadab, fils d’Admin, fils d’Arni, fils d’Esrom, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fis de Thara, fils de Nachor, fils de Seruch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d’Éber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech, fils de Mathusala, fils d’Énoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan, fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu. Jésus, rempli du Saint Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert, où il fut tenté par le diable pendant quarante jours.

16 septembre (ancien calendrier)/29 septembre (nouveau)

16 septembre (ancien calendrier)/29 septembre (nouveau)

Après-fête de l’Exaltation de la Croix ; Sainte Euphémie, mégalomartyre à Chalcédoine (304) ; sainte Sébastienne, martyre (86-96) ; sainte martyre Mélitène (138-161) ; saints Victor et Sosthène, martyrs à Chalcédoine (vers 304) ; saint Dorothée d’Égypte (IV) ; saints Joseph et Isaac de Géorgie (808) ; sainte Ludmila, princesse tchèque, martyre (927) ; saint Procope de Sazava en Bohème (1053) ; saint Cyprien, métropolite de Kiev (1406) ; saints néo-martyrs de Russie : Grégoire (Raevsky), prêtre (1937) ; Serge (Lossev), prêtre (1942) ; Koukcha d’Odessa, confesseur (1964).

VIE DE LA SAINTE MÉGALOMARTYRE EUPHÉMIE

Sainte Euphémie, mégalomartyre à Chalcédoine (304)

Sainte Euphémie, mégalomartyre à Chalcédoine (304)

Sainte Euphémie vécut sous le règne de Dioclétien (entre 284 et 305). Elle naquit à Chalcédoine de parents riches et pieux, qui l’éduquèrent dans l’amour du Christ. À cette époque, un certain Priscos, virulent sectateur de Mars, devint proconsul pour l’Asie. À l’occasion de la fête de son dieu, il ordonna, sous peine de mort, que tous les habitants de la région se rendent à Chalcédoine pour le célébrer. Tous les chrétiens s’enfuirent alors par petits groupes dans des maisons isolées ou dans les déserts, afin d’échapper au tyran et de sauvegarder leur foi.
Sainte Euphémie s’était cachée elle aussi, avec quarante-neuf autres chrétiens, parmi lesquels elle brillait par sa vertu et sa sagesse comme un astre étincelant. Ils furent pourtant rapidement découverts et amenés devant le proconsul, qui essaya d’abord de les convaincre en flattant leur jeunesse et leur sagesse. Mais les saints lui rétorquèrent : « Ne perds pas ton temps avec nous, ô gouverneur, ne t’épuise pas en vaines paroles car nous considérons comme la plus grande honte, étant des êtres raisonnables, d’abandonner le seul vrai Dieu qui a fait le ciel et la terre, pour adorer tes dieux insensibles et sans raison. Sache que tes menaces de tortures ne nous effrayent pas, au contraire, elles seront pour nous légères et te montreront la puissance de notre Dieu. » À ces mots, la colère du proconsul s’enflamma, et il fit torturer Euphémie et ses compagnons sans arrêt pendant vingt jours. À l’issue de cette épreuve, comme il constatait que la fermeté de leur foi n’avait été en rien ébranlée, il fit comparaître Euphémie, en qui il avait remarqué la tête du groupe. Comme elle lui avait manifesté sa détermination, il lui fit broyer les membres au moyen de roues de fer ; mais, ayant invoqué le secours de Dieu, la sainte se retrouva bientôt guérie. Priscos ordonna alors d’allumer une fournaise ardente, dont les flammes montaient à plus de quarante-cinq pieds, dans laquelle il fit jeter Euphémie. Là encore, Dieu vint au secours de sa servante et envoya un ange qui écarta d’elle les flammes. Devant ce miracle, ses bourreaux, Sosthène et Victor, se convertirent au Christ, et ils moururent martyrs quelques jours plus tard sous les dents des fauves.
Euphémie fut encore livrée à bien d’autres tourments, mais Dieu l’en délivra chaque fois, afin de montrer combien sa grâce est plus forte que toutes les tortures inventées par la malice des hommes. Ayant été finalement jetée aux fauves, la sainte rendit son âme à Dieu sous la simple morsure d’un ours. Ses parents recueillirent sa sainte dépouille et l’ensevelirent à proximité de la ville. Lorsque la persécution de Dioclétien prit fin, les chrétiens placèrent les reliques de sainte Euphémie dans un sarcophage d’or, qu’ils déposèrent à l’intérieur d’une église qui lui était dédiée. Le jour de sa fête coulait régulièrement de son tombeau un flot de sang frais, qui dégageait un parfum céleste. C’est également auprès de ce tombeau que s’accomplit le miracle du rejet du tome des hérétiques lors du concile de Chalcédoine (451), commémoré le 11 juillet.
Ces précieuses reliques, qui attirèrent pendant des siècles des foules de pèlerins, furent transférées à Constantinople, en 616, lors des invasions perses. Elles sont aujourd’hui conservées intactes dans l’église du Patriarcat, au Phanar.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Tropaire de la mégalomartyre Euphémie, ton 4
Ta brebis Euphémie, ô Jésus, crie d’une voix forte : « Mon époux, c’est Toi que j’aime, c’est pour Te chercher que je combats, c’est avec Toi que je suis crucifiée et ensevelie par Ton baptême. Pour Toi je souffre, afin de régner avec Toi. Pour Toi je meurs, afin de vivre en Toi. Accueille, comme victime sans tache, celle qui par amour est immolée pour Toi ». Par son intercession, ô Miséricordieux, sauve nos âmes.
Kondakion de la mégalomartyre Euphémie, ton 4
En ton martyre tu as bien combattu, * après ta mort tu nous sanctifiés * par les flots de tes miracles, Euphémie; * c’est pourquoi nous vénérons ta sainte dormition, * nous tenant avec foi près de tes reliques sacrées * afin de préserver nos âmes de toute maladie * et de puiser la grâce des miracles auprès de toi.

Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.

Évangile du jour
(Matth. XXIII, 23-28)
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. Conducteurs aveugles! qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance. Pharisien aveugle! Nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mardi de la Dix-Huitième semaine après la Pentecôte
II Corinthiens 2:14-3:03; Matthieu 23:23-28

Nettoie l’intérieur de sorte que l’extérieur soit propre. Notre comportement extérieur dans la société est presque toujours correct -on craint le jugement des gens et on se retient. Si extérieurement nous nous adonnons plus aux vices, c’est déjà une affaire plus grave; cela signifie que toute honte est abandonnée. Mais quand le comportement visible est bon, la teneur intérieure des pensées et des sentiments n’est pas toujours appropriée. Ici le contentement de soi se donne une liberté totale qui est extérieurement conforme à ce que l’œil humain peut supporter et aussi loin qu’il peut cacher ses actes à la vue des hommes. C’est précisément un sépulcre blanchi.

Par ailleurs, l’impureté intérieure rend ce qui est à l’extérieur impur. Purifie-toi intérieurement, et alors l’extérieur deviendra propre, et tu seras totalement propre, et tu deviendras un vase qui est adapté à tous les bons usages du maître.

Il faut se demander de quelle manière l’intérieur reste négligé, car en effet, personne ne veut la perdition. En vérité, l’Ennemi conserve une telle âme dans une cécité [dit-il] qu’il n’y a pas de problème tant que il n’y a pas de péchés évidents, ou bien il enseigne à l’âme de remettre cette chose importante jusques au lendemain.

« Demain, nous travaillerons sérieusement sur nous-mêmes, comme on doit le faire, mais maintenant que mon âme prenne du plaisir dans les pensées et les rêves passionnés, si ce n’est dans les actes. » Soyons sur nos gardes pour que nous puissions ne pas vieillir dans un tel état ​​d’esprit, de sorte que la correction ne deviendra pas pour nous possible, comme l’enseignement de choses nouvelles à un vieil homme.

Version française Claude Lopez-Ginisty

28 septembre

28 septembre

Saint Chariton, reclus en Palestine, confesseur (vers 350) ; saint Baruch, prophète (VI av. J.-C.) ; saints Alexandre, Alphée, Zosime, Marc, berger, Nicon, Néon, Héliodore et leurs compagnons, martyrs à Antioche de Pisidie (IV) ; saint Exupère, évêque de Toulouse (411) ; saint Faust, évêque de Riez (495) ;saints Cyrille et Marie, moine et moniale du grand-habit, parents de saint Serge de Radonège (vers 1337) ; synaxe des Pères des Grottes proches de Kiev ; saint Chariton de Sanejma (1509) ; saint Hérodion d’Hiloezersk (1541) ; saint Vinceslas, prince de Bohème, martyr (935) ; saints néomartyrs de Russie : Anne (Lykochina) (1925), Hilarion (Gromov), moine, Michèle (Ivanov), moniale (1937), Tatienne (Tchekmazov), moniale (1942).

VIE DE SAINT CHARITON

Saint Chariton, reclus en Palestine, confesseur (vers 350

Notre saint Père Chariton naquit et fut élevé à Iconium, en Asie Mineure, à l’époque d’Aurélien (270-276). Au début de son règne, l’empereur ne se montra pas hostile aux chrétiens, mais, poussé par le démon, il déclencha par la suite une violente persécution contre ceux qui invoquaient le Nom du Christ. Le décret impérial étant parvenu à Iconium, Chariton, qui était réputé pour sa piété et sa vertu, fut arrêté par les soldats de l’empereur et emmené devant le consul. Ayant confessé sans crainte le Christ et condamné les idoles, il fut étendu à terre et si violemment fouetté que ses chairs furent réduites en charpie. On le jeta en prison pour l’en ressortit quelques jours plus tard et le présenter à nouveau devant le tribunal. Libéré, il se réfugia en Égypte, jusqu’à la fin de la persécution.
Portant en son corps les marques de la Passion du Christ, Chariton suivit dès lors avec un zèle accru la voie de l’imitation du Christ par une vie d’ascèse et d’austérité. Aux souffrances volontaires qu’il infligeait à son corps pour le réduire en servitude et le faire obéir à la loi de l’Esprit, s’ajoutèrent les épreuves involontaires. Un jour, alors qu’il se dirigeait vers Jérusalem, il rencontra sur la route une bande de brigands, qui le ligotèrent et l’emmenèrent dans leur grotte, située dans un lieu nommé Pharan. Mais ils furent bientôt victimes du jugement divin, car ils périrent tous après avoir bu du vin, dans lequel une vipère avait craché son venin. Chariton, resté seul, fut miraculeusement libéré de ses liens, et devint ainsi l’héritier du butin qu’avaient amassé les brigands. Il distribua une large part de ces richesses mal acquises aux pauvres, utilisa le reste pour la construction d’églises à la gloire de Dieu, et il s’installa dans la grotte, afin de s’approcher du ciel par l’ascèse et la prière.
Retiré du monde et dégagé de tous ses vains soucis, couvrant d’une simple tunique de crin les marques encore vives des supplices qu’il avait endurés pour le Christ, l’homme de Dieu persévérait dans les jeûnes, les veilles, la prière et la psalmodie. Mais la renommée des miracles que la grâce divine accomplissait par son entremise ne tarda pas à attirer un grand nombre d’infidèles, juifs ou païens, qui embrassèrent la foi et suivirent l’exemple de sa vie angélique. Contemporain de saint Hilarion [21 oct.], qui avait inauguré le monachisme érémitique en Palestine, saint Chariton reçut de Dieu la mission de réunir les ermites dispersés et de leur donner une certaine forme d’organisation, c’est ainsi que sa grotte devint bientôt le centre de la Laure de Pharan.
Comme cette affluence l’arrachait à sa solitude bien-aimée, Chariton partit s’installer dans une autre grotte plus éloignée. Avant de se retirer, il plaça le meilleur de ses disciples à la tête de la communauté de Pharan, et il exhorta ses enfants spirituels à garder strictement la tempérance dans la nourriture et le sommeil, à prier la nuit et le jour, aux heures qu’il leur avait prescrites, et à recevoir le pauvre et l’étranger comme le Christ lui-même. Il vécut alors caché dans une grotte située dans les environs de Jéricho, sur le Mont de la Quarantaine (Dôk) où le Seigneur avait été tenté (cf. Mt 4, 8), ne se nourrissant que d’herbes sauvages et de la contemplation de Dieu. Mais il ne put rester bien longtemps à converser seul à seul avec Dieu, car de nombreux disciples vinrent se joindre à lui et l’obligèrent à construire un second centre monastique qui prit le nom de Laure de Doukas.
De nouveau troublé par la présence des hommes, le saint dut s’enfuir vers le sud, dans un endroit encore plus isolé, nommé Thécoué. Il s’installa, là aussi, dans une grotte avec quelques disciples, et cet endroit se transforma bientôt en une troisième laure, nommée en syriaque Souka (“monastère”) ou encore « l’Ancienne Laure »3. Mais rien ne pouvait arrêter la foule des nouveaux disciples et des païens, qui accouraient pour se délecter du miel de ses paroles et pour contempler cette vivante image du Christ. Aussi Chariton, qui ne désirait en ce monde que la suavité de l’union à Dieu dans la solitude, se retira au-dessus de la Laure, dans une grotte si difficile d’accès que l’on ne pouvait l’atteindre qu’avec des échelles. Il y demeura de nombreuses années, s’abreuvant à une source que Dieu, à sa prière, avait fait jaillir dans la grotte. Comme le Seigneur lui avait révélé à l’avance la date de son repos, saint Chariton se fit transporter dans sa première laure de Pharan. De là, il rédigea un Testament spirituel à l’intention de ses disciples, dans lequel il indiquait la voie sûre pour parvenir à l’union avec Dieu, c’est-à-dire l’ascèse liée à l’humilité et à la charité envers tous. Ayant achevé son ultime enseignement, il s’étendit sur sa couche et s’endormit paisiblement pour rejoindre le chœur des anges et des saints.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Chariton, ton 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le désert stérile, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Chariton, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Kondakion de saint Chariton, ton 2
Fidèles, en ce jour, de nos hymnes couronnons * le professionnel de l’ascèse, le combattant de la foi, * célébrons par des éloges Charlton, * acclamons-le comme Pasteur et Docteur, * éponyme des charismes et Témoin de Jésus Christ, * porte-lumière éclairant le monde entier.

Évangile du jour
(Lc III,19-22)

C’est ainsi que Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple, en lui adressant encore beaucoup d’autres exhortations. Mais Hérode le tétrarque, étant repris par Jean au sujet d’Hérodias, femme de son frère, et pour toutes les mauvaises actions qu’il avait commises, ajouta encore à toutes les autres celle d’enfermer Jean dans la prison. Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit, et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai mis toute mon affection.

15 septembre (ancien calendrier)/28 septembre (nouveau)

15 septembre (ancien calendrier)/28 septembre (nouveau)

Après-fête de l’Exaltation de la Croix ; saint mégalomartyr Nicétas (vers 372) ; Invention des reliques de saint Acace, confesseur, évêque de Mélitène (IIIème s.) ; saints martyrs Maxime, Théodote, Ascliade (305-311) ; saint martyr Porphyre (361) ; Invention des reliques du saint protomartyr Étienne (415) ; saint Philothée, prêtre, en Asie Mineure (Xème s.) ; saint hiérarque Joseph, évêque d’Alaverdi en Géorgie (570) ; saint Lubin, évêque de Chartres (556) : saint hiérarque Syméon de Thessalonique (1429) ; saint néomartyr Jean de Crète (1811) ; saint Joseph de Partoș de Timișoara (1656)  ; saints néo-martyrs de Russie : Jean (Ilinsky, prêtre, Eudocie (Tkatchenko) (1918) André (Kovalev), Grégoire (Konokotine), Grégoire (Troïtsky), Jean (Yakovlev), prêtres (1921) ; Ignace (Birioukov), confesseur (1932); Dimitri (Ignatenko), prêtre (1935) ; Jean (Borozdine), Jacques (Leonovitch), Pierre (Petrikov), Nicolas (Skvortsov), prêtres et Nicolas (Tsvetkov), diacre, martyres Marie (Rykov) et Ludmila (Petrov) (1937).

VIE DU SAINT MÉGALOMARTYR NICÉTAS

Saint Nicétas naquit sous le règne de Constantin le Grand (vers 330) dans la région qui se trouve près de l’embouchure du Danube. Il était Goth de naissance, mais grâce aux soins de ses pieux parents et à l’enseignement de l’évêque du lieu, Théophile (qui brilla au Concile de Nicée pour la défense de l’orthodoxie) il fut élevé dans la foi, l’amour de Dieu et le zèle pour convertir ses compatriotes. Ayant été instruit dans les lettres helléniques, il fut le premier à écrire la langue des Goths et à traduire la Sainte Écriture. Le peuple de Goth était divisé en deux factions ennemies. La première avait à sa tête Phritigern et l’autre Athanaric, homme particulièrement inhumain et impie. Ne réussissant pas à le vaincre, Phritigern s’assura l’alliance avec l’empereur romain Valens, lequel lui envoya une légion qui repoussa les armées d’Athanaric avec la Croix sur ses étendards. Mais plus tard Athanaric repris le pouvoir, plein de rancœur contre les chrétiens il déclencha de violentes persécutions contre eux. Nicétas fut parmi les premiers à être capturés, car sa réputation de prédicateur infatigable de l’Évangile était connue de tous. Comme il refusait de renier le Christ, on le tortura, avec pour seul résultat de l’entendre crier avec plus de force sa foi et son amour pour le Sauveur. Finalement, il fut jeté dans un brasier où il remit son âme à Dieu, remportant ainsi la couronne de victoire (372). Ses saintes reliques, découvertes suite à l’apparition d’un astre, furent transférées à Mopsueste par Marien, ami et disciple du saint (375).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Tropaire de saint Nicétas, ton 4
Ton martyr Nicétas, Seigneur, par son combat, a reçu de Toi, notre Dieu, la couronne incorruptible. Avec Ta force, il a renversé les tyrans et brisé même l’audace impuissante des démons. Par ses supplications, ô Christ Dieu, sauve nos âmes.

Kondakion de saint Nicétas, ton 2
La force de l’erreur, par ta résistance tu l’as brisée * et pour ton martyre tu reçus la couronne du vainqueur; * des Anges tu partages l’allégresse, illustre et victorieux Nicétas, * et devant le Christ notre Dieu * sans cesse avec eux tu intercèdes pour nous tous-

Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.

Évangile du jour
(Matth. XXIII, 13-22)

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l’apparence de longues prières; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, conducteurs aveugles! qui dites: Si quelqu’un jure par le temple, ce n’est rien; mais, si quelqu’un jure par l’or du temple, il est engagé. Insensés et aveugles! Lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or? Si quelqu’un, dites-vous encore, jure par l’autel, ce n’est rien; mais, si quelqu’un jure par l’offrande qui est sur l’autel, il est engagé. Aveugles! Lequel est le plus grand, l’offrande, ou l’autel qui sanctifie l’offrande? Celui qui jure par l’autel jure par l’autel et par tout ce qui est dessus; celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l’habite; et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Lundi de la Dix-Huitième semaine après la Pentecôte
II Corinthiens 2,4-15; Matthieu 23:13-22

Malheur à vous… car vous fermez le royaume des cieux aux les hommes. Ceci est dit aux grands prêtres, qui n’enseignent pas au peuple le chemin du salut, ni n’obligent les prêtres à le faire, ceci est dit aussi aux prêtres qui négligent le peuple, et ne prennent pas soin de lui expliquer ce qui est nécessaire pour le salut de l’âme.
A cause de cela, le peuple reste aveugle, et une partie reste dans la certitude que tout va bien; l’autre partie, bien qu’elle remarque que les choses ne vont pas de la bonne façon, ne va pas où elle devrait, parce qu’elle ne sait pas comment et où aller.
Cela fait que diverses idées stupides se répandent parmi le peuple, c’est pourquoi les schismatiques, et les Molokans et les khlysty (1) se font accepter par lui, et c’est ainsi que tous les enseignements du mal trouvent un accès facile pour eux.
Un prêtre pense généralement que dans sa paroisse tout va bien, et ne se précipite dans l’action que lorsque ce mal s’est déjà propagé et vient à la lumière. Mais alors il est trop tard pour y faire quoi que ce soit. Un prêtre doit considérer que la première priorité de sa conscience est d’instruire continuellement les adultes dans la connaissance de la foi chrétienne, et de préparer la jeune génération dès leurs premières années conscientes, en leur expliquant ce qu’ils peuvent et doivent connaître.
Il n’est pas nécessaire d’attendre que l’école le fasse. Cela doit être fait oralement, en regroupant les enfants dans l’église et à la maison le dimanche soir, ou quand et comme il est convénient de le faire.

Version française Claude Lopez-Ginisty

27 septembre

27 septembre

Saint martyr Callistrate et ses compagnons martyrs en Italie (304) ; saints Marc, Aristarque et Zénas, apôtres (I) ; sainte Epichaire, martyre à Rome (III) ; saint Sabbace de Solovki (1435) ; saint Ignace, moine en Thrace (X) ; saint Céran, évêque de Paris (VII) ; sainte Aquiline, néo-martyre grecque près de Thessalonique (1764); saint Anthime, métropolite d’Hongro-Valachie, martyr (1716) ; saints néo-martyrs de Russie : Pierre, métropolite de Kroutitsa (1937), Dimitri (Chichokine), prêtre (1918), Germain, évêque de Volsk, Michel (Platonov), prêtre (1919, Théodore (Bogoyavlensky) (1937).

VIE DU SAINT MARTYR CALLISTRATE

Saint martyr Callistrate fresque du monastère de Visoki Dečani (Serbie) – 1327

Saint Callistrate était originaire de Carthage, d’une famille chrétienne depuis que l’un de ses ancêtres, ayant vu de ses yeux les miracles accomplis par le Christ, était revenu dans sa patrie pour convertir les siens. Au temps de la persécution de Dioclétien (vers 303), il servait comme soldat dans la légion dite des « Calendes », qui s’était mise en route pour gagner Rome. Certains soldats, constatant que Callistrate se détournait des dérèglements ordinaires aux hommes de guerre et qu’il ne vénérait pas les idoles, se mirent à le surveiller. Un soir, alors qu’il s’éloignait du campement selon son habitude pour aller prier dans un lieu solitaire, ils le suivirent et, tendant l’oreille, ils l’entendirent répéter sans cesse pendant des heures le Nom béni de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils allèrent aussitôt le dénoncer à leur général, Persentinus, qui le fit convoquer dès le lever du jour pour l’interroger sur sa conduite. Le vaillant Callistrate qui, jusque-là, avait confessé le Christ dans la solitude et l’obscurité de la nuit, le confessa alors publiquement et au grand jour. Persentinus le fit aussitôt étendre à terre et frapper sauvagement par ses hommes. Ils lui enfoncèrent ensuite un entonnoir dans la bouche pour le forcer à boire toute une bassine d’eau, puis l’enfermèrent dans un sac et le jetèrent à la mer. Mais par la providence divine, le sac se déchira et deux dauphins ramenèrent le saint sur le rivage. En constatant ce miracle, les quarante-neuf soldats, qui étaient présents sur les lieux, se repentirent d’avoir livré Callistrate, et ils crurent au Christ. Ils furent immédiatement soumis à la torture, puis jetés en prison, où Callistrate passa la nuit à leur enseigner les saints dogmes sur la venue du Christ en la chair, sur le Jugement dernier et sur la récompense promise aux fidèles soldats de Jésus-Christ.
Le lendemain, ils furent de nouveau suppliciés et condamnés à être jetés pieds et poings liés dans une piscine profonde. Au moment où ils allaient y être plongés, Callistrate pria Dieu pour que ce bain devienne pour eux celui du saint baptême. Leurs liens se défirent aussitôt et ils sortirent de la piscine revêtus de robes lumineuses, tandis qu’une couronne apparaissait sur la tête de Callistrate et qu’une voix se faisait entendre du ciel, encourageant le saint et ses compagnons à rejoindre les demeures éternelles qui leur étaient préparées. À cette voix, une idole qui se trouvait non loin de là s’effondra et fut réduite en cendres, entraînant la conversion de cent trente-cinq autres soldats. Craignant d’autres miracles et de nouvelles conversions, le général fit couper les saints en morceaux, la nuit même, dans la prison. Les cent trente-cinq nouveaux convertis, ensevelirent pieusement leurs restes et édifièrent à cet endroit une église en leur honneur.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche du 8è ton
Des hauteurs, Tu es descendu, ô Miséricordieux ! Tu as accepté d’être enseveli trois jours afin de nous libérer des passions : ô notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à Toi !

Tropaire du saint martyr Callistrate, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Tropaire du saint hiéromartyr Pierre de Kroutitsa, ton 2
Appelé par le saint patriarche Tikhon au ministère épiscopal selon le dessein divin, tu fus un gardien vigilant et un défenseur intrépide du troupeau du Christ, ô saint hiéromartyr Pierre ; tu subis des ennemis de Dieu la violente incarcération et les exils lointains, les souffrances et la mort ; recevant la couronne de gloire, tu te réjouis maintenant aux cieux. Prie le Dieu miséricordieux de préserver notre Église des troubles, et accorde la concorde et la paix à ton peuple, et sauve nos âmes, ô saint hiéromartyr.

Kondakion du saint martyr Callistrate, ton 4
Comme un astre géant * sur le monde tu brillas, * déployant les rayons de tes exploits * et de tes miracles sur tous les fidèles chantant: * Réjouis-toi, Callistrate, fameuse gloire des Martyrs.

Kondakion du dimanche du 8è ton
Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts et ressuscité Adam ; Ève aussi exulte en Ta Résurrection, et les confins du monde célèbrent Ton réveil d’entre les morts, ô Très-miséricordieux !

Évangile du jour
(Matth. XV, 21-28)

Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon. Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec insistance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous. Il répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi! Il répondit: Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Alors Jésus lui dit: Femme, ta foi est grande; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

14 septembre (ancien calendrier)/27 septembre (nouveau)

14 septembre (ancien calendrier)/27 septembre (nouveau)
Jour de jeûne

EXALTATION DE LA SAINTE CROIX
Dormition de St Jean Chrysostome (407)

L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX

Alors que saint Constantin le Grand s’apprêtait à marcher sur Rome pour s’opposer à son rival, Maxence,— lequel possédait des forces bien supérieures aux siennes — il vit, en plein midi, le signe de la vivifiante Croix apparaître sous forme lumineuse dans le ciel, entourée de l’inscription : Par ce signe, tu vaincras. Il fit immédiatement orner ses étendards du signe de la Croix, et remporta une brillante victoire, qui lui permit de prendre le pouvoir sur tout le monde romain et d’assurer le triomphe du christianisme.

Après la victoire de l’Orthodoxie au Premier Concile Œcuménique, l’empereur nourrissait le désir de faire construire un grandiose édifice en action de grâces. C’est alors que sa mère, sainte Hélène, âgée d’environ quatre-vingts ans, entreprit un pèlerinage à Jérusalem (326), pour y vénérer les saints Lieux, avec l’espoir d’y retrouver le saint Sépulcre et la Croix. En effet, lors de la destruction de la ville sous Hadrien (135), le lieu où notre Seigneur fut crucifié et enseveli, avait été comblé sous une masse de terre et l’on avait bâti au-dessus un temple païen avec une statue d’Aphrodite, de sorte qu’avec le temps le véritable caractère sacré de cet endroit avait été oublié.

Parvenue à Jérusalem, sainte Hélène s’adressa à l’évêque saint Macaire [16 août] et, grâce aux informations fournies par un écrit, qu’un Juif des régions orientales tenait de ses pères, on retrouva la grotte de la Résurrection. Sur ordre de l’empereur, le lieu fut déblayé en hâte, et l’on découvrit près de là, trois croix et un écriteau rédigé en hébreu, en grec et en latin portant ces mots : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs (Jn 19, 19-20), ainsi que les trois clous qui avaient fixé sur la croix le corps vivifiant du Sauveur. Toutefois, les croix étaient brisées et leurs morceaux éparpillés, il était donc impossible de distinguer la Croix du Christ des deux croix auxquelles avaient été suspendus les deux larrons. La guérison d’une femme mourante à l’approche du saint Bois, permit à saint Macaire de reconnaître le précieux Bois, car les deux autres croix n’opérèrent aucun miracle. L’impératrice et toute sa cour se prosternèrent devant la sainte Croix et la baisèrent avec piété. Mais le peuple, rassemblé en grand nombre sur les lieux, désirait lui aussi bénéficier de cette grâce ou, pour le moins, voir de loin l’instrument de notre Rédemption, tant son amour pour le Christ était ardent. Le saint évêque monta alors sur l’ambon et, prenant la Croix à deux mains, il l’éleva bien haut à la vue de tous, tandis que la foule s’écriait : Kyrie eleison !

Le même geste fut répété solennellement par le patriarche saint Zacharie [21 fév.], quand, à la suite des brillantes victoires de l’empereur Héraclius, la sainte Croix, qui avait été dérobée par les Perses lors du pillage de la Ville sainte (614), revint à Jérusalem (631).

Les saints Pères ont institué de procéder, chaque année, dans toutes les églises, à l’exaltation solennelle de la Précieuse Croix, non seulement pour commémorer ces deux événements symboliques de la victoire du christianisme, mais aussi pour manifester que la Croix, instrument de honte et de condamnation dans le monde ancien, est devenue notre fierté et le signe de la gloire divine du Christ, manifestée par la lumière de sa Résurrection. Réitérant aujourd’hui, le geste du saint évêque de Jérusalem et élevant la Croix dans les quatre directions de l’espace au chant du Kyrie eleison, les chrétiens confessent que le Christ, élevé sur la Croix, a réconcilié toutes choses et a uni, dans son Corps, les extrémités de la création : la longueur et la largeur, la hauteur et la profondeur, afin que nous puissions avoir accès, par Lui, auprès du Père (Éph 3, 18 ; Col 1, 20).

La sainte Croix était, dit-on, faite de trois sortes de bois : cyprès, pin et cèdre, accomplissant ainsi la prophétie d’Isaïe (Is 60, 13). Ses innombrables fragments, répandus dans tout le monde chrétien, ont la propriété de rester sans altération, et communiquent aux fidèles qui les vénèrent avec foi la grâce de la Résurrection.

TROPAIRE ET KONDAKION DU JOUR

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.
Évangile du jour
(Jn. XIX, 6-11,13-20,25-28,30-35)

En ce temps-là, les grands prêtres et les anciens du peuple complotèrent contre Jésus pour le faire périr. Ils se rendirent auprès de Pilate, disant : « crucifie-le ! crucifie-le ! » Pilate leur dit: Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve point de crime en lui. Les Juifs lui répondirent: Nous avons une loi; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta. Il rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus: D’où es-tu? Mais Jésus ne lui donna point de réponse. Pilate lui dit: Est-ce à moi que tu ne parles pas? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier, et que j’ai le pouvoir de te relâcher? Jésus répondit: Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors; et il s’assit sur le tribunal, au lieu appelé le Pavé, et en hébreu Gabbatha. C’était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs: Voici votre roi. Mais ils s’écrièrent: Ote, ôte, crucifie-le! Pilate leur dit: Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous n’avons de roi que César. Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l’emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin. Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit. c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui. S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai.

Abba Jean le Petit

On racontait ceci sur Jean le Petit : il s’était retiré chez un ancien originaire de Thèbes, à Scété, qui demeurait dans le désert. Un jour, son Abba prend un bois sec, il le plante et il dit à Jean : « Arrose-le tous les jours avec un pot d’eau jusqu’à ce qu’il donne des fruits ». Or l’eau était si loin que Jean partait le soir et ne revenait qu’au matin. Trois ans plus tard, ce bois se mit à reprendre vie et à donner des fruits. Alors l’ancien prend un fruit. Il le porte à l’église où les frères se rassemblaient, et dit aux frères :  » Prenez et mangez le fruit de l’obéissance ».

26 septembre

26 septembre

Dormition de saint Jean le Théologien, apôtre et évangéliste (début du II) ; saint Gédéon, juge en Israël ; saint Éphrem de Novgorod (1492) ; saint Nil de Rossano (1004) ; saints néo-martyrs de Moscou : Tikhon, patriarche de Moscou et de toute la Russie (1925) ; Athanase (Dokounine), Alexandre (Levitzky) et Dimitri (Rozanov), prêtres, Jean (Zolotov) et Nicolas (Goussev) (1937), Vladimir (Viatsky), prêtre (1939) ; saint voïevode Neagoe Basarab (1521).

VIE DE SAINT JEAN LE THÉOLOGIEN

jean_theologue

saint Jean le Théologien, apôtre et évangéliste

Saint Jean était originaire d’un village de Galilée nommé Bethsaïde. Il était le fils de Zébédée et de Salomé la Myrophore, fille de Joseph le Fiancé de la Mère de Dieu. En effet, Joseph avait eu de son premier mariage quatre garçons : Jacques, José, Judas et Simon (ou Siméon), et trois filles : Esther, Marthe et Salomé. C’est pour cette raison que, selon le monde, notre Seigneur Jésus-Christ était l’oncle de saint Jean le Théologien. Jean et son frère Jacques exerçaient, avec leur père Zébédée, la profession de pêcheurs sur le lac de Galilée. Avec les apôtres Pierre et André, entendant la prédication de saint Jean le Baptiste, il devint son disciple et le suivit en Judée. Lorsque notre Seigneur vint à la rencontre du Baptiste, après avoir été éprouvé au désert par les tentations, le Précurseur Le désigna à Jean et André en disant : « Voici l’Agneau de Dieu ! ». Ils partirent à la suite du Christ pour la Galilée, avec Pierre, Philippe et Nathanaël. Ils assistèrent alors au miracle de Cana, puis revinrent à Capharnaüm, où ils reprirent leurs occupations. Un peu plus tard, alors que Jean et Jacques réparaient leurs filets dans leur barque, avec leur père, Jésus les invita à Le suivre, pour devenir pêcheurs d’hommes. Ils abandonnèrent aussitôt tout ce qui les attachait à ce monde, pour suivre son céleste enseignement. Jean aimait à un tel point la virginité et l’ascèse que, plus que tous les autres disciples, il fut digne du nom de « vierge ». Pierre, Jacques et Jean devinrent les disciples les plus intimes du Seigneur, et ils furent témoins de Ses miracles les plus éclatants, telle la résurrection de la fille de Jaïre ou sa Transfiguration sur le mont Thabor, au cours de laquelle ils contemplèrent la divinité du Verbe resplendissant dans son corps et entendirent la voix venue du ciel qui déclarait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute ma complaisance: Écoutez-le. Mais, l’amour de Jean pour le Christ était tellement ardent, et sa conduite si excellente, qu’entre tous il devint le disciple bien-aimé. C’est lui que le Maître choisit pour s’asseoir à ses côtés et qu’il laissa reposer sur sa poitrine lors de la Cène mystique. C’est lui encore qui, emporté par son amour, demanda à s’asseoir à la droite du Seigneur et qui, lorsque le Christ fut saisi par les Juifs, Le suivit jusque dans la cour du grand prêtre. Lorsqu’on crucifia le Seigneur, Jean resta seul avec la Mère de Dieu au pied de la Croix. C’est alors que le Christ, s’adressant à sa mère dit en montrant Jean : «Femme, voici ton fils ». Puis il dit à Jean : « Voilà ta mère ». Et à partir de ce moment, le disciple vierge prit chez lui la Vierge Mère. À l’annonce de la Résurrection par les femmes Myrophores, Jean devança Pierre en courant vers le tombeau. Il se pencha le premier vers l’intérieur, et vit les bandelettes qui gisaient à terre. L’après-midi du même jour, alors qu’il se trouvait dans la chambre haute avec les autres disciples, il vit le Seigneur ressuscité, qui leur donna pour mission d’aller prêcher la Bonne Nouvelle par toute la terre. Jean assista aussi à son Ascension et reçut le Saint-Esprit sous forme de flammes de feu avec les autres disciples le jour de la Pentecôte. Après le départ des apôtres, il resta le dernier à Jérusalem, en compagnie de la Mère de Dieu, pour la servir jusqu’à sa Dormition. Comme Pierre et Jean proclamaient sans crainte le message du salut dans les parvis du Temple, ils furent arrêtés et jetés en prison. Le lendemain, ils montrèrent une telle assurance devant le Sanhédrin qu’ils furent relâchés avec des menaces, auxquelles ils répliquèrent : « Nous ne pouvons pas ne pas publier ce que nous avons vu et entendu ! ». Au moment de se séparer pour aller prêcher dans toutes les régions du monde, les Apôtres tirèrent au sort pour savoir où chacun devait se rendre. À Jean revint l’évangélisation de l’Asie Mineure, qui était à cette époque tout entière vouée à l’idolâtrie et aux erreurs païennes. À Éphèse, lors d’une grande fête en l’honneur de la déesse Artémis, Jean monta sur la colline où se dressait la grande statue de ladite déesse, pour haranguer la foule. En le voyant, les païens, pris de fureur, lui jetèrent des pierres pour le tuer. Mais, par la grâce de Dieu, aucune pierre ne l’atteignit. Comme les miracles de Jean se multipliaient, La notoriété de Jean parvint jusqu’à l’empereur Domitien (81-96), qui l’envoya quérir. En l’interrogeant, il constata que l’assurance du saint auprès du Christ était plus forte que toutes les puissances terrestres, aussi décida-t-il de l’exiler dans l’île de Patmos, pensant ainsi réduire son influence. Pendant son voyage, Jean, toujours accompagné de Prochore, manifesta la bienveillance de Dieu envers tous les hommes en guérissant de la dysenterie un officier de son escorte, si bien qu’en arrivant à Patmos tout l’équipage s’était converti. Hébergé chez un notable de l’île, Myron, l’Apôtre guérit son fils Apollonide, d’un esprit impur. À la suite de ce miracle toute la maisonnée crut au Christ et fut baptisée, ainsi que, un peu plus tard, le gouverneur de l’île lui-même. Lorsque Trajan prit la succession de Nerva (98), il rappela saint Jean à Éphèse, à la grande douleur des habitants de Patmos qu’il avait convertis. C’est également à Patmos qu’un dimanche, alors que Jean se trouvait dans une grotte en prière, le rocher se fendit en trois et le Seigneur lui apparut, au milieu de sept candélabres, sous l’apparence d’un jeune homme dont le visage brillait plus que le soleil dans tout son éclat. Posant sa main sur lui pour le rassurer, il lui dit : « Ne crains pas, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant ; je fus mort, et me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant les clefs de la Mort et de l’Hadès. Écris donc ce que tu as vu : le présent et ce qui doit arriver plus tard ». Puis Il lui révéla en de grandioses visions ce qui doit arriver à la fin des temps l’accroissement de l’iniquité, la venue de l’Antéchrist, les bouleversements du monde, la consommation de toute chose sous le feu divin et, enfin, le triomphe du Fils de l’homme, la Résurrection de tous et le Jugement dernier. L’Apocalypse de saint Jean, qui est aussi le dernier livre de l’Écriture Sainte, se termine avec la scène sublime de la descente sur terre de la Jérusalem céleste, la Cité sainte et éternelle, où Dieu demeurera pour toujours avec les hommes, comme l’Époux uni à son épouse. L’Apôtre Bien-Aimé passa paisiblement le reste de ses jours à Éphèse, amenant au Christ un grand nombre de païens. Il avait cinquante-six ans lorsqu’il partit de Jérusalem pour prêcher l’Évangile. Il prêcha pendant neuf ans jusqu’à son exil, passa quinze ans à Patmos, et vécut encore vingt-six ans après son retour, de sorte que la durée de sa vie fut cent cinq ans et sept mois. Lorsqu’il apprit de Dieu que le moment de quitter cette vie était arrivé, il ordonna à ses disciples de creuser dans le sable une tombe en forme de croix. Après les avoir tous embrassés et consolés, il s’allongea de lui-même dans la fosse où il avait étendu ses vêtements comme pour en faire un lit, et ordonna de le recouvrir d’abord jusqu’aux genoux ; puis, après un nouvel adieu, ses disciples le couvrirent jusqu’au cou, et lui recouvrirent enfin le visage au moment où le soleil se levait. Lorsqu’ils revinrent en ville en pleurant, les autres disciples du Saint voulurent se rendre à leur tour sur le lieu de la sépulture. Ils creusèrent à l’endroit où se trouvait sa tombe, mais n’y trouvèrent plus le corps. En effet, d’après une tradition sur laquelle l’Église ne s’est pas prononcée officiellement, saint Jean serait ressuscité et monté au ciel, d’une manière semblable à la Mère de Dieu, en réalisant la parole énigmatique du Sauveur lorsqu’il répondit à Pierre qui l’avait questionné sur Jean : Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je revienne, qu’est-ce que cela te fait ? Il ne voulait pas dire par là que le Disciple Bien-aimé ne mourrait pas, mais plutôt qu’il lui réservait un sort spécial, le mettant à part jusqu’à sa seconde venue.

TROPAIRES DU JOUR

Tropaire du saint apôtre Jean, ton 2
Apôtre bien-aimé du Christ Dieu, hâte-toi de délivrer un peuple sans défense. Celui qui t’a permis de te reposer sur Sa poitrine t’accueillera tombant à Ses pieds afin d’intercéder pour nous. Prie-le, ô Théologien, de dissiper le nuage persistant du paganisme et demande-lui pour nous paix et grande miséricorde.

Tropaire du saint patriarche Tikhon, ton 1
Zélateur des traditions apostoliques et bon pasteur de l’Église du Christ, tu as donné ton âme pour tes ouailles, toi qui fus élu par le divin destin, nous te louons, toi Tikhon le patriarche de toute la Russie, et nous te crions avec foi et espoir : garde l’Église russe dans la paix, rassemble ses enfants en un seul troupeau, fais revenir à la pénitence ceux qui ont apostasié la vraie foi, préserve ton pays de la guerre civile et demande la paix divine pour les hommes.
Kondakion du saint apôtre Jean, ton 2
Tes hauts faits, Disciple vierge, qui en fera le récit? * Tu répands les miracles, en effet, * comme une source tu fais jaillir les guérisons * et pour nos âmes tu intercèdes auprès du Christ, comme théologien et ami du Christ.

Évangile du jour
(Jn XIX, 25-27 ; XXI, 24-25)

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait.

13 septembre (ancien calendrier)/26 septembre (nouveau)

13 septembre (ancien calendrier)/26 septembre (nouveau)

Avant-fête de l’Exaltation de la sainte Croix ; Dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem (335) ; saint hiéromartyr Corneille le Centurion (I) ; saint hiéromartyr Cyprien, évêque de Carthage (258) ; saint Émilien, évêque de Valence (IV) ; saint Lidoire, évêque de Tours (371) ; saints martyrs Cronide, Léonce et Sérapion (vers 237) ; saints martyrs Séleuchos de Galatie et Straton de Bithynie (III) ; saints martyrs Macrobe et Gordien (320) ; saint hiéromartyr Julien, prêtre (IV) ; saints martyrs Élie, Zotique, Lucien et Valérien (320) ; saint Pierre d’Atroa (IX) ; sainte Khétévan, reine de Géorgie (1624) ; St Hiérothée le Jeune, du monastère d’Iviron ; saints néo-martyrs de Russie : Étienne (Kostogryz), Alexandre (Aksenov), prêtres et Nicolas (Vasioukovitch), diacre (1937).

LA DÉDICACE DE LA BASILIQUE DE LA RÉSURRECTION À JÉRUSALEM

Dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem (335)

Dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem (335)

Comme sainte Hélène venait de découvrir le saint Sépulcre ainsi que les instruments de la Passion [14 sept.], saint Constantin le Grand — qui désirait rendre grâce à Dieu de l’heureuse conclusion du Concile de Nicée — ordonna à l’évêque de Jérusalem, saint Macaire [16 août], d’élever sans retard et aux frais de l’État, sur les lieux de la Rédemption du monde, un édifice qui serait le plus splendide possible. Après avoir isolé le Saint-Sépulcre de la colline dans laquelle il avait été creusé, on orna richement la grotte, qui devait être recouverte, par la suite, d’un édifice en rotonde : l’Anastasis. On construisit ensuite, séparée du Tombeau par un atrium avec portiques et colonnades, une vaste basilique à cinq nefs, nommée le Martyrion1, décorée somptueusement de colonnes de marbres, de mosaïques et de plafonds dorés2, dans laquelle était conservée la relique de la sainte Croix3. Entre l’Anastasis et le Martyrion, au sud-ouest, se dressait le rocher du Golgotha, sur lequel on avait planté une croix que l’on vénérait en accédant à la plate-forme par un escalier à rampe d’argent.

Lorsque, au bout de dix ans de travaux (325-335), l’église fut achevée, l’empereur envoya un représentant au Concile, réuni à Tyr, pour inviter tous les évêques qui s’y trouvaient à se rendre à Jérusalem, afin de procéder à la consécration. La dédicace de la basilique eut lieu à l’occasion du trentième anniversaire du règne de saint Constantin, le 13 septembre 335, au milieu de somptueuses manifestations et de grandes réjouissances populaires. Par la suite, on institua la commémoration annuelle de cet événement dans tout l’Empire, pour remplacer la fête païenne de Jupiter Capitolin. Ce temple élevé à la gloire de la Résurrection du Sauveur était si beau, ce lieu si vénérable, qu’il devint le symbole de la victoire du christianisme et le modèle de toute église. Comme le terme grec pour désigner la consécration d’une église signifie littéralement « renouvellement » (enkainia), les saints Pères ont profité de cette célébration pour célébrer, dans l’office de ce jour, le renouvellement de toute la création sensible, accompli par la résurrection du Christ.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la dédicace, ton 4
Comme tu as orné de splendeur * le céleste firmament, * sur terre aussi tu pares de beauté * la sainte demeure de ta gloire, Seigneur. * Pour les siècles des siècles affermis-la * et par les prières de la Mère de Dieu * agrée les incessantes supplications * qu’en ce temple nous faisons monter jusqu’à toi, * Seigneur, notre vie et l’universelle résurrection.

Tropaire du saint hiéromartyr Corneille, ton 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * Corneille, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu’il sauve nos âmes.

Tropaire de l’avant-fête, ton 2
Nous Te présentons, Seigneur, en manière d’intercession, la vivifiante Croix que, dans Ta bonté, Tu nous as accordée, indignes que nous sommes. Sauve, nos gouvernants et Ta Cité qui Te supplient, par Ta Mère, ô seul Ami des hommes

Kondakion de la dédicace, ton 4
L’Église s’est montrée comme un ciel aux mille feux * illuminant l’ensemble des croyants; * nous y chantons: Seigneur, affermis ce temple saint.

Évangile du jour
(Matth. XXV, 1-13)

Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Les sages répondirent: Non; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Samedi de la Dix-Septième semaine après la Pentecôte
1 Corinthiens 14:20-25; Matthieu 25:1-13

La parabole des dix vierges est lue. Saint Macaire dépeint ainsi la signification de celle-ci: « Les cinq vierges sages, dans la sobriété, se hâtent vers ce qui était inhabituel dans leur nature, de prendre de l’huile dans le récipient de leur cœur, c’est-à-dire que la grâce de l’Esprit accordée d’en haut, pouvait entrer avec l’Epoux céleste dans la chambre nuptiale.

Les autres vierges folles, en restant dans leur propre nature, ne sont pas devenues sobres, elles n’ont pas essayé alors qu’elles étaient encore dans la chair de prendre en leurs vases une huile de joie, mais en raison de la négligence ou de l’auto-suffisance de leur vertu, elles se sont abandonnées au sommeil. Pour cette raison, elles ne furent pas admises dans la chambre nuptiale du Royaume, et elles furent incapables de plaire à l’Epoux Céleste.

Retenues par des liens terrestres et par un prétendu amour terrestre, elles n’ont pas consacré tout leur amour et toute leur dévotion à l’Epoux Céleste, et n’ont pas apporté d’huile. Tandis que les âmes qui ont cherché le don sacré de l’Esprit, inhabituel à leur nature, sont attachées au Seigneur de tout leur amour, elles cheminent avec Lui, se détournent de tout, concentrent leurs prières et leurs pensées vers Lui, et sont dignes de recevoir l’huile de la grâce céleste.

Les âmes qui restent dans leur nature, avec leurs pensées de la terre, ne pensent qu’à la terre, et leur esprit demeure sur la terre. Elles pensent appartenir à l’Epoux et sont ornées des justifications de la chair, mais n’ayant pas reçu de l’huile de le joie, elles n’ont pas été régénérées par l’Esprit d’en haut (Discours 4:6) « .

Version française Claude Lopez-Ginisty

25 septembre

25 septembre
Jour de jeûne

Sainte Euphrosyne d’Alexandrie (V) ; saint Firmien, évêque d’Amien (IV) ; saint Serge, higoumène de Radonège, thaumaturge et protecteur de la Russie (1392) ; saint Paphnuce l’Égyptien et avec lui 546 martyrs (III) ; sainte Euphrosyne de Souzdal (1250) ; sainte Dosithée, recluse de Kiev (1776) ; saints néomartyrs de Russie : Nicolas (Rozov), confesseur, prêtre (1941).

Sainte Euphrosyne d’Alexandrie (V) 

Sainte Euphrosyne d’Alexandrie (V)

VIE DE SAINTE EUPHROSYNE D’ALEXANDRIE
Sainte Euphrosyne vécut à Alexandrie sous le règne de Théodose le Jeune (408-450). Elle était la fille de Paphnuce, Égyptien d’une immense fortune, à qui il ne restait plus que cette enfant après la mort de son épouse. Lorsqu’elle parvint à l’âge de dix-huit ans, son père la fiança malgré elle à un jeune homme riche. Mais, peu avant le mariage, la servante de Dieu profita de l’absence de son père pour se couper les cheveux et, revêtant des effets masculins, elle se présenta à la porte d’un monastère de moines de la région, en se faisant passer pour un eunuque du nom de Smaragde. Le Supérieur l’accepta parmi ses moines et la plaça sous la direction d’un Ancien sage et expérimenté, Agapios, auquel elle se livra à l’obéissance avec empressement et humilité.
Brûlante du désir de s’unir au Christ, Euphrosyne se livra avec ardeur à tous les combats de l’ascèse, si bien qu’après peu de temps il eût été difficile de soupçonner que derrière ce visage émacié et ce corps desséché, se cachait une délicate jeune fille. Elle brillait ainsi, telle une pierre précieuse, au milieu de cette image de la Jérusalem céleste qu’était le monastère. Mais le diable, furieux de voir une jouvencelle résister non seulement à toutes ses attaques, mais encore vaincre la faiblesse de sa nature, poussa alors certains moines à jalouser sa vertu et tenta d’en scandaliser d’autres par sa beauté et le charme de sa personne, que les travaux de l’ascèse ne parvenaient pas à dissimuler. Sur la recommandation de l’higoumène, la sainte se retira dans une cellule isolée, sans jamais en sortir, visitée seulement de temps à autre par son père spirituel. Tout entière tendue vers Dieu, par le jeûne, les veilles et la prière continuelle, elle plaçait chaque jour de spirituelles ascensions dans son cœur.
Au bout de trente-huit ans, elle tomba malade. Nombreux furent ceux qui vinrent à son chevet, attirés par sa réputation de sainteté. Parmi eux se trouvait Paphnuce, que rien n’avait pu consoler de la perte de sa fille. Assurée par Dieu que le moment était venu pour elle de s’en aller vers les demeures éternelles, et voulant apporter à son père une consolation au déclin de ses jours, Euphrosyne lui révéla sa véritable identité, lui recommandant de laisser au monastère l’héritage qu’il lui avait réservé et de se charger de ses funérailles. Puis elle remit son âme à Dieu dans une grande paix. Frappé de stupeur, Paphnuce tomba à terre comme mort. Quand il revint à lui, comprenant que c’est un péché de pleurer ceux qui sont partis de cette vie de douleurs pour gagner la vie éternelle, ses larmes se changèrent en joie. Il abandonna tout ce qui le retenait au monde et revêtit l’Habit monastique, afin de suivre les traces de sa fille et de la rejoindre dans la joie des élus. Il se retira dans la cellule même où Euphrosyne avait vécu, et après dix années de vie vertueuse et agréable à Dieu, il s’endormit à son tour dans la paix.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de sainte Euphrosyne d’Alexandrie, ton 8
En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s’occuper plutôt de l’âme qui vit jusqu’en la mort et par-delà; * c’est ainsi que ton esprit se réjouit, * sainte Euphrosyne, avec les Anges dans le ciel.

Tropaire de saint Serge de Radonège, ton 4
Champion des vertus, comme un vrai soldat du Christ notre Dieu, * contre les passions tu menas en cette vie le grand combat; * dans les jeûnes, les veilles, les cantiques divins, * tu fus pour tes disciples un modèle, Bienheureux; * aussi fit sa demeure en toi l’Esprit saint * et tu fus orné brillamment par son action; * grâce au crédit que tu possèdes auprès de la sainte Trinité, * rappelle-lui le troupeau que tu as rassemblé * et n’oublie pas de visiter, * comme toi-même tu l’as promis, * vénérable Père Serge, tes enfants.

Kondakion de sainte Euphrosyne d’Alexandrie, ton 2
Désireuse d’obtenir la vie d’en-haut, * tu t’empressas de quitter les délices d’ici-bas; * parmi les moines tu vécus, déguisée, * Euphrosyne toute-digne de nos chants, * par amour pour le Christ, ton Epoux, * ayant en effet renoncé à l’éphémère fiancé.

Kondakion de saint Serge de Radonège, ton 8
Vénérable Serge, percé de flèches par l’amour du Christ * et l’ayant suivi, dans ton irréversible désir, * tu méprisas toute charnelle volupté * et comme un soleil tu brillas sur ta patrie; * aussi le Christ t’enrichit du don des miracles, Père saint; * souviens-toi de nous qui célébrons ta mémoire sacrée, * afin que nous puissions te crier: vénérable Serge, réjouis-toi.

Évangile du jour
(Mc. XII, 1-12)

Jésus se mit ensuite à leur parler en paraboles. Un homme planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays. Au temps de la récolte, il envoya un serviteur vers les vignerons, pour recevoir d’eux une part du produit de la vigne. S’étant saisis de lui, ils le battirent, et le renvoyèrent à vide. Il envoya de nouveau vers eux un autre serviteur; ils le frappèrent à la tête, et l’outragèrent. Il en envoya un troisième, qu’ils tuèrent; puis plusieurs autres, qu’ils battirent ou tuèrent. Il avait encore un fils bien-aimé; il l’envoya vers eux le dernier, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais ces vignerons dirent entre eux: Voici l’héritier; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous. Et ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Maintenant, que fera le maître de la vigne? Il viendra, fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu cette parole de l’Écriture: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est par la volonté du Seigneur qu’elle l’est devenue, Et c’est un prodige à nos yeux? Ils cherchaient à se saisir de lui, mais ils craignaient la foule. Ils avaient compris que c’était pour eux que Jésus avait dit cette parabole. Et ils le quittèrent, et s’en allèrent.

12 septembre (ancien calendrier)/25 septembre (nouveau)

12 septembre (ancien calendrier)/25 septembre (nouveau)
Jour de jeûne

Clôture de la fête de la Nativité de la Très sainte Mère de Dieu ; saint Autonome, évêque en Italie, martyr en Bithynie (313) ; saint Julien, prêtre, martyr en Galatie avec ses 40 compagnons (IV) ; saint Théodore d’Alexandrie, martyr (IV); saint Cornutus, évêque de Nicomédie, martyr (III) ; saint Sacerdos, évêque de Lyon (552) ; saint Bassien, moine de Tiksen (Vologda) (1624) ; saint Athanase de Serpoukhov (1395) ; translation des reliques de saint Syméon de Verkhotourié (1704) ; saint néo-martyrs de Russie : Théodore (Lebedev), Jean (Proudentov), Nicolas (Jitov), prêtres, Alexis (Vorochine) (1937).

VIE DU SAINT HIÉROMARTYR AUTONOME

Saint Autonome, évêque en Italie, martyr en Bithynie (313

Saint Autonome, évêque en Italie, martyr en Bithynie (313

Saint Autonome était évêque en Italie, quand éclata la violente persécution déclenchée contre les chrétiens par l’empereur Dioclétien (vers 303). Pour échapper aux recherches, il s’enfuit d’Italie et se réfugia dans un village de Bithynie appelé Soréoi. Il y fut accueilli par un fidèle du nom de Corneille. Après y être resté un certain temps, il décida d’y bâtir une chapelle dédiée à l’Archange Michel et il ordonna Corneille diacre. Lui ayant laissé le soin de la chapelle et des fidèles qui s’y réunissaient, Autonome partit pour la Lycaonie et l’Isaurie, afin d’y répandre la parole de Dieu. Il revint ensuite en Bithynie et ordonna Corneille prêtre. C’est alors que l’empereur Dioclétien se rendit à Nicomédie, furieux contre les chrétiens, que les persécutions ne réussissaient pas à décourager, et en particulier contre Autonome, dont la renommée s’étendait partout. Une fois de plus, le bienheureux prit la fuite, et alla évangéliser les villes qui se trouvaient sur les rives de la Mer Noire.

Au bout de quelque temps, il revint vers Corneille pour le consacrer évêque. Infatigable, il se rendit dans l’ouest de l’Asie Mineure pour y déraciner l’idolâtrie et y affermir les germes de la foi. Puis il retourna à Soréoi et s’installa dans un village voisin, dont il convertit et baptisa en peu de temps les habitants. Ces néophytes, pleins de zèle pour la foi, voyant les païens continuer d’offrir leurs sacrifices aux idoles, se précipitèrent un jour vers le temple des idoles et en renversèrent toutes les statues. Décidés à se venger, les païens attendirent que le saint évêque vienne célébrer les saints Mystères dans la chapelle de Soréoi. Ils envahirent alors l’église et massacrèrent tous ceux qui se trouvaient à portée de leur main : d’aucuns à coups de pierres ou de bâtons, d’autres au moyen de toute arme trouvée sur place. Quant au bienheureux Autonome, ils le tuèrent tandis qu’il se tenait devant le saint Autel, de sorte que c’est sa vie même qu’il offrit en sacrifice, à l’imitation de notre Seigneur. Quelques fidèles, qui avaient été épargnés, purent ensevelir son corps, lequel demeura exempt de corruption. Il était vénéré dans une église bâtie à cet endroit.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, a annoncé la joie à tout l’univers, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.

Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; c’est elle que fête également ton peuple libéré de la condamnation pour ses péchés, en te criant : « La stérile met au monde la Mère de Dieu, la nourricière de notre vie ».

Évangile du jour
(Mc. XII, 1-12)

Jésus se mit ensuite à leur parler en paraboles. Un homme planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays. Au temps de la récolte, il envoya un serviteur vers les vignerons, pour recevoir d’eux une part du produit de la vigne. S’étant saisis de lui, ils le battirent, et le renvoyèrent à vide. Il envoya de nouveau vers eux un autre serviteur; ils le frappèrent à la tête, et l’outragèrent. Il en envoya un troisième, qu’ils tuèrent; puis plusieurs autres, qu’ils battirent ou tuèrent. Il avait encore un fils bien-aimé; il l’envoya vers eux le dernier, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais ces vignerons dirent entre eux: Voici l’héritier; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous. Et ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Maintenant, que fera le maître de la vigne? Il viendra, fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu cette parole de l’Écriture: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est par la volonté du Seigneur qu’elle l’est devenue, Et c’est un prodige à nos yeux? Ils cherchaient à se saisir de lui, mais ils craignaient la foule. Ils avaient compris que c’était pour eux que Jésus avait dit cette parabole. Et ils le quittèrent, et s’en allèrent.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vendredi de la Dix-Septième semaine après la Pentecôte
Tite 1:5-2:1; Luke 20:9-18

La parabole de la vigne représente l’Eglise de l’Ancien Testament, les vignerons sont la hiérarchie de l’époque. Parce qu’elle ne remplissait pas sa mission, une sentence a été prononcée contre elle: s’emparer de sa vigne et la donner aux autres. Ces autres ont d’abord été les saints apôtres, puis leurs successeurs, les évêques avec tous les prêtres.

La vigne de Dieu est la même depuis le commencement du monde, et le but de ses vignerons a été, est et sera le même jusques à la fin du monde: apporter le fruit de la vigne (les âmes sauvées) au Seigneur. Telle est la tâche de la hiérarchie chrétienne, et donc, notre tâche. Nous pouvons tous voir l’ampleur de son accomplissement. Que peut-on répondre à cela? A propos de beaucoup de choses-gloire à Dieu! Mais concernant beaucoup, beaucoup de choses, on ne peut s’empêcher de désirer mieux. Cela concerne en particulier la prédication de la Parole de Dieu.

Quelque part la prédication se fait entendre, et pourtant il ne s’agit que d’un couteau de taille dans les mains des vignerons de la vigne de Dieu. Que ceci ne soient pas accompli en nous: Le maître de la vigne viendra, et fera périr ces vignerons, et Il donnera la vigne à d’autres. Mais que faire si ces autres devaient, de leur propre chef, faire irruption et détruire non seulement les vignerons, mais la vigne elle-même…

Version française Claude Lopez-Ginisty

24 septembre

24 septembre

Sainte Thècle, égale aux apôtres, martyre (I) ; saint Coprès, moine en Palestine (530) ; saint Nicandre de Pskov (1581) ; saint Galaction de Vologda (1612) ; saint Vladislav de Serbie (1239) ; saints Étienne le premier couronné (moine Simon, 1224) David et Vladislav de Serbie ; saint Silouane l’Athonite (1938) ; saints néo-martyrs de Russie : Basile, diacre (1918), André et Paul, prêtres, Vital, moine, Basile, Serge et Spyridon (1937), Nicandre, prêtre (1939).

SAINTE THÈCLE, PROTOMARTYRE ET ÉGALE AUX APÔTRES

Sainte Thècle, égale aux apôtres, martyre (I°

Issue d’une famille notable et aisée, sainte Thècle « apprit de St Paul la voie de la vérité », comme il est dit dans l’office du jour, et fut amenée à la foi dans le Christ par ce saint apôtre lorsqu’elle était âgée de dix-huit ans. Saint Pierre affermit Thècle dans la foi. « Ayant abandonné l’amour terrestre », s’étant « éprise de la pureté », elle décida de vivre dans la virginité et renonça à son fiancé, qui était un jeune homme renommé. Se consacrant à Dieu, elle se donna entièrement à la nouvelle foi, et accompagna le saint apôtre Paul. Lorsque le prince local emprisonna l’apôtre, Thècle fit don au gardien de son collier et d’autres objets en or, afin qu’il la laisse accéder à la cellule de Saint Paul. Saintt Jean Chrysostome dit à ce sujet : « Écoute, comment sainte Thècle, pour voir saint Paul, donna son or au gardien de prison. Et toi, tu ne veux pas donner un sou pour voir le Christ ! ». Par sa prédication du Christ, la sainte convertit au christianisme beaucoup de païens, raison pour laquelle elle fut appelée « égale aux apôtres ». Sur les instances de sa mère, elle souffrit beaucoup pour la foi de la part du gouverneur de la ville d’Iconium. À Antioche, Thècle fut livrée au feu, puis aux animaux sauvages, mais elle resta indemne. Saint Ambroise de Milan écrit à son sujet : « Que Thècle vous apprenne à vous offrir en sacrifice. Fuyant les liens du mariage, condamnée par la fureur de son fiancé, elle changea la nature même des bêtes féroces qui respectèrent sa virginité » (Des Vierges II). Saint Isaac le Syrien explique que lorsqu’un saint homme « s’approche des bêtes féroces, dès qu’elles le voient, leur nature sauvage s’adoucit, elles s’approchent de lui comme de leur maître, inclinant la tête, remuant leur queue, lui léchant les mains et les pieds. Car elles sentent, émanant de lui, le parfum qu’exhalait Adam avant la faute, lorsqu’elles se rassemblèrent devant lui dans le paradis et qu’il leur donna des noms » (Discours 20, traduction P. Placide Deseille, p. 159). Ayant sauvé son corps des désirs des païens débauchés, Ste Thècle s’éloigna dans les confins de la Séleucie d’Isaurie, où elle vécut dans le jeûne et la prière, accomplissant beaucoup de miracles et guérissant toutes maladies. C’est là que la sainte reposa dans le Seigneur. L’Église la glorifie comme la « gloire des femmes, l’initiatrice des souffrants, ouvrant à tous la voie du martyre ».

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de sainte Thècle, ton 4
Enseignée par la parole de Paul, vierge de Dieu Thècle et confirmée dans la foi par Pierre, par Dieu appelée au martyre, que parmi les femmes tu fus la première à éprouver ; tu entras dans les flammes comme dans un lieu florissant, et, alors que les fauves et les jeunes gens t’effrayaient, tu t’armas de la Croix : aussi, toi qui es digne de toute louange, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
Tropaire de saint Silouane, ton 3
Pour proclamer l’amour du Christ tu t’es offert à l’univers, toi le plus suave des théologiens, notre père saint, tu as contemplé celui qui est doux et humble et tu as connu Son cœur. C’est pourquoi, très-bienheureux Silouane, éclairés par tes paroles venant de Dieu, nous glorifions tous l’Esprit qui t’a glorifié.

Kondakion de saint Silouane, ton 2
Confesseur merveilleux de l’humilité et flamme brûlant d’amour pour les hommes dans l’Esprit Saint, Silouane aimé de Dieu, l’Église russe se réjouit de ton ascèse, tandis que les moines du Mont Athos et tout le peuple chrétien, pleins d’amour filial, se hâtent vers Dieu. Prie-le pour nous, toi qui comme les anges as vu Dieu, pour que nos âmes soient sauvées en imitant la flamme de ton amour.

Kondakion de sainte Thècle, ton 8
Tu as brillé par la splendeur de ta virginité, * de la couronne du martyre te voilà parée * et tu fus une apôtre glorieuse, nous le croyons; * en rosée tu changeas la fournaise de feu * et tu apaisas la fureur du taureau * par ta prière, vénérable Thècle, première au combat.

Évangile du jour
(Mc. XI, 27-33)

lls se rendirent de nouveau à Jérusalem, et, pendant que Jésus se promenait dans le temple, les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens, vinrent à lui, et lui dirent: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné l’autorité de les faire? Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel, ou des hommes? Répondez-moi. Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux: Si nous répondons: Du ciel, il dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui? Et si nous répondons: Des hommes… Ils craignaient le peuple, car tous tenaient réellement Jean pour un prophète. Alors ils répondirent à Jésus: Nous ne savons. Et Jésus leur dit: Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.

11 septembre (ancien calendrier)/24 septembre (nouveau)

11 septembre (ancien calendrier)/24 septembre (nouveau)

Après-fête de la Nativité de la Très-Sainte Mère de Dieu ; sainte Théodora d’Alexandrie (474-491) ; Sainte Théodora d’Alexandrie (491) ; sainte martyre Ia de Perse (362-364) ; saints Diodore, Diomède et Didyme, martyrs en Syrie ; saint Pierre, métropolite de Nicée, confesseur (826) ; sainte la, martyre en Perse (IV°) ; saint Euphrosyne le cuisinier (IX) ; saint Patient, évêque de Lyon (490) ; translation des reliques de saints Serge et Germain de Valaam, thaumaturges ; saint Silouane du Mont Athos (1938) ; saints martyrs de Russie : Nicolas et Victor, prêtres (1918) ; Carpe, prêtre et Nicolas, diacre (1942).

VIE DE SAINTE THÉODORA D’ALEXANDRIE

Sainte Théodora d’Alexandrie (491)

Sainte Théodora d’Alexandrie (491)

L’Église vénère la mémoire de douze saintes femmes qui, après avoir revêtu des habits masculins, pratiquèrent l’ascèse dans des monastères d’hommes . L’une d’elles, sainte Théodora, vécut à Alexandrie sous le règne de l’empereur Zénon (vers 472). Elle était mariée à un certain Paphnuce, homme pieux et de bonne renommée. Mais un jour, sous l’instigation du diable, Théodora commit l’adultère. À peine venait-elle de pécher que l’aiguillon de sa conscience la fit cruellement souffrir. Elle n’osa pas rentrer chez elle et se rendit dans un couvent voisin, où elle demanda à l’abbesse de faire lire l’Évangile au hasard. En ouvrant l’Évangile, on tomba sur ces paroles : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit (Jn 19, 24). Réalisant que son péché était connu de Dieu et brûlant de faire pénitence au plus vite, Théodora changea ses vêtements, s’habilla en homme et demanda à être reçue comme novice, sous le nom de Théodore, au monastère masculin situé à dixhuit milles d’Alexandrie. L’abbé du monastère, pensant qu’il s’agissait d’un eunuque et constatant son ardeur à embrasser la vie monastique, l’accepta sans tarder et la revêtit du saint Habit angélique.

Pendant huit ans, la bienheureuse Théodora fit preuve d’un zèle remarquable dans toutes les œuvres de l’ascèse, accomplissant les tâches les plus viles et passant toutes ses nuits dans les larmes et les prières ardentes, afin que le Seigneur lui pardonne son péché et lui fasse retrouver la grâce de la chasteté. Un jour, comme elle avait été envoyée à Alexandrie pour chercher de l’huile, elle rencontra son époux, qui la recherchait depuis des années. Mais celui-ci ne la reconnut pas, tant les labeurs de l’ascèse avaient transformé son aspect corporel. Cette rencontre fut pour Théodora une occasion pour redoubler ses combats, et elle ne mangea plus qu’une fois par semaine. Élevée ainsi au-dessus des nécessités corporelles et tout adonnée à la prière de repentir, elle acquit une telle faveur auprès de Dieu qu’elle accomplit des miracles.
Sa conduite exemplaire suscitait l’admiration de tous, mais faisait trembler de rage le démon, qui voyait sa proie lui échapper. Cet insatiable ennemi du bien ne s’avoua pas vaincu. Ayant suggéré à certains moines jaloux de répandre la rumeur selon laquelle le jeune Théodore était tombé dans la fornication avec une femme d’un village voisin, ces derniers amenèrent même le nourrisson à la porte du monastère. Comme Théodora ne répondait rien à ces accusations, ne voulant pas dévoiler sa véritable identité et estimant que cette épreuve était un châtiment voulu par Dieu, elle fut expulsée du monastère. Prenant l’enfant avec elle, comme s’il était le sien, elle s’installa à proximité dans une petite cabane, où elle vécut dans un dénuement extrême, luttant contre le froid l’hiver, contre la chaleur l’été, et résistant vaillamment aux tentations sans nombre que lui infligèrent les démons. Au bout de sept ans, l’abbé du monastère lui permit de rejoindre la communauté. Mais loin de se reposer de ses labeurs, Théodora intensifia ses veilles, ses jeûnes et ses prières, et elle montrait une obéissance et une patience encore plus grandes qu’auparavant. Elle avait pris avec elle l’enfant, et lui enseignait comment acquérir les vertus évangéliques et la prière perpétuelle. Au bout de quelque temps, ayant exhorté une dernière fois celui qui était, en vérité, devenu son fils selon l’Esprit, elle s’endormit en paix. Au moment de sa mort, l’abbé eut une vision : il vit une femme revêtue de vêtements lumineux, s’élever dans les airs et rejoindre le chœur des Justes et des saints. Tous reconnurent alors en pleurant leur méprise et rendirent gloire à Dieu d’avoir accompli parmi eux une si grande merveille. En effet, pour guérir la passion, Théodora avait non seulement combattu de front les tentations de la chair en vivant secrètement au milieu des hommes, mais, fortifiée par la grâce, elle avait même dépassé ses compagnons par l’ascèse et les labeurs. Bien que revêtue d’un corps, elle avait atteint l’impassibilité et la pureté des anges.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, a annoncé la joie à tout l’univers, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.

Tropaire de sainte Théodora, ton 8
En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s’occuper plutôt de l’âme, qui vit jusqu’en la mort et par-delà; * c’est ainsi que ton esprit se réjouit, * Théodora bienheureuse, avec les Anges dans le ciel.

Tropaire de saint Silouane, ton 3
Pour proclamer l’amour du Christ tu t’es offert à l’univers, toi le plus suave des théologiens, notre père saint, tu as contemplé celui qui est doux et humble et tu as connu Son cœur. C’est pourquoi, très-bienheureux Silouane, éclairés par tes paroles venant de Dieu, nous glorifions tous l’Esprit qui t’a glorifié.

Kondakion de sainte Théodora, ton 1
Bienheureuse, ayant échappé à la nuit des passions, * tu t’approchas du Soleil de gloire en esprit, * mortifiant par l’ascèse les élans de la chair, * et tu devins pour les moines un modèle de vie, * l’amendement de ceux qui ont failli; * c’est pourquoi nous glorifions ton souvenir.

Kondakion de saint Silouane, ton 2
Confesseur merveilleux de l’humilité et flamme brûlant d’amour pour les hommes dans l’Esprit Saint, Silouane aimé de Dieu, l’Église russe se réjouit de ton ascèse, tandis que les moines du Mont Athos et tout le peuple chrétien, pleins d’amour filial, se hâtent vers Dieu. Prie-le pour nous, toi qui comme les anges as vu Dieu, pour que nos âmes soient sauvées en imitant la flamme de ton amour.

Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; c’est elle que fête également ton peuple libéré de la condamnation pour ses péchés, en te criant : « La stérile met au monde la Mère de Dieu, la nourricière de notre vie ».

Évangile du jour
(Mc. XI, 27-33)

lls se rendirent de nouveau à Jérusalem, et, pendant que Jésus se promenait dans le temple, les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens, vinrent à lui, et lui dirent: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné l’autorité de les faire? Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel, ou des hommes? Répondez-moi. Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux: Si nous répondons: Du ciel, il dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui? Et si nous répondons: Des hommes… Ils craignaient le peuple, car tous tenaient réellement Jean pour un prophète. Alors ils répondirent à Jésus: Nous ne savons. Et Jésus leur dit: Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Dix-Septième semaine après la Pentecôte
Ephésiens 4:14-19, Marc 11:27-33

Le Sauveur prouve qu’il a été envoyé du Ciel à travers le témoignage de Jean le Précurseur. Ils étaient silencieux, car il n’y avait rien à dire de contraire, mais ils ne crurent pas. Une autre fois, Il a prouvé la même chose par Ses actes, et ils ont pensé d’une manière déformée encore: [Il chasse les démons] par le prince des démons (Mt 9:34, 3:22 Mc.). Mais quand cette torsion a été prouvée tout à fait inapproprié, ils se turent à nouveau, mais néanmoins, ils ne crurent pas.

Ainsi les incroyants ne croient pas, peu importe ce que vous dites et comment vous prouvez de façon convaincante la vérité. Ils ne peuvent rien dire de contraire, alors que pourtant ils ne croient pas. On pourrait dire que leur esprit est paralysé, car ils raisonnent de manière sensée à propos d’autres choses.

Ce n’est que lorsque la question touche à la foi, qu’ils se troublent dans leurs concepts et leurs mots. Ils deviennent confus quand ils présentent leurs perspectives en tant que substitut des principes de la foi donnée par Dieu. Là, leurs doutes soulèvent un tel obstacle que c’est comme une falaise abrupte. Si vous entendez leur théorie jusques à la fin, vous verrez qu’un enfant peut comprendre que c’est une toile d’araignée, mais ils ne le voient pas. Ô aveuglement incompréhensible! On peut expliquer l’obstination des infidèles comme ne voulant pas croire, mais d’où cela vient-il? D’où lui vient ce pouvoir qui fait qu’un homme sensé s’accroche consciemment à une forme illogique de pensée? Ce sont les ténèbres. Cela ne vient-il pas du père des ténèbres?

Version française Claude Lopez-Ginisty

23 septembre

23 septembre
Jour de jeûne

Conception du prophète, précurseur et baptiste Jean ; saintes Xanthippe et Polyxène (109) ; sainte Iraïs, vierge, martyre en Égypte (vers 308) ; saint André, martyr en Afrique du Nord avec saint Jean et ses fils saints Pierre et Antonin (IX) ; saint Nicolas l’épicier, de Constantinople (1672) et saint Jean de Konitsa (1814), néo-martyrs grecs ; saints néo-martyrs de Russie : Jean (Pantkratovitch), prêtre (1937).

CONCEPTION DE SAINT JEAN-BAPTISTE
Lorsque notre Seigneur et Dieu, le Fils unique et Verbe du Père, se préparait à descendre du haut du Ciel pour être conçu, de manière immaculée, dans le sein de la Vierge Mère de Dieu, il voulut annoncer et confirmer ce miracle d’entre les miracles, par une merveille qui lui ressemblât sans y être identique. C’est aussi pour qu’en toutes choses saint Jean-Baptiste soit le Précurseur du Christ, que, six mois avant sa visite à la Mère de Dieu, l’Archange Gabriel apparut au prêtre Zacharie, au moment où il entrait dans le sanctuaire, pour accomplir le sacrifice de l’encens et prier pour le peuple. En le voyant, Zacharie fut pris de crainte, mais l’Ange le rassura et lui dit : « Tu n’as pas à craindre, Zacharie, tes supplications ont été exaucées ; ta femme Élisabeth te donnera un fils que tu appelleras Jean. Il y aura pour toi de la joie et de l’allégresse, et bien des gens se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur ; il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère » (Lc l, 13-15). Zacharie était avancé en âge, sa femme également, aussi douta-t-il un instant de la vérité des paroles de l’Ange, et de ce que « quand Dieu le veut l’ordre de la nature est vaincu ». C’est pourquoi Gabriel lui prédit que, pour le punir et lui apprendre à n’utiliser sa langue que pour glorifier Dieu, il resterait muet jusqu’à la naissance de l’enfant.

TROPAIRE ET KONDAKION DU JOUR

Tropaire de la conception de saint Jean Baptiste, ton 4
Réjouis-toi, stérile qui n’enfantais pas ! Voici que tu as conçu celui qui fut vraiment un flambeau du Soleil, celui qui devait éclairer le monde entier souffrant de cécité. Tressaille de joie, Zacharie, écrie-toi sans crainte : Il est prophète du Très-Haut, celui qui va naître.
Kondakion de la conception de saint Jean Baptiste, ton 1
Zacharie le grand prêtre rayonne de joie * et son illustre épouse Elisabeth * à juste titre se réjouit de concevoir * Jean le Baptiste et Précurseur, * que l’Archange annonça joyeusement * et que nous les hommes, selon ses mérites nous vénérons * comme initiateur de la grâce de Dieu.

Évangile du jour
(Lc I, 5-25)
Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Élisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. Ils n’avaient point d’enfants, parce qu’Élisabeth était stérile; et ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. Or, pendant qu’il s’acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut appelé par le sort, d’après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum. Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l’heure du parfum. Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l’autel des parfums. Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s’empara de lui. Mais l’ange lui dit: Ne crains point, Zacharie; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.
Zacharie dit à l’ange: A quoi reconnaîtrai-je cela? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. L’ange lui répondit: Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j’ai été envoyé pour te parler, et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps. Cependant, le peuple attendait Zacharie, s’étonnant de ce qu’il restait si longtemps dans le temple. Quand il sortit, il ne put leur parler, et ils comprirent qu’il avait eu une vision dans le temple; il leur faisait des signes, et il resta muet. Lorsque ses jours de service furent écoulés, il s’en alla chez lui. Quelque temps après, Élisabeth, sa femme, devint enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant: C’est la grâce que le Seigneur m’a faite, quand il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes.

10 septembre (ancien calendrier)/23 septembre (nouveau)

10 septembre (ancien calendrier)/23 septembre (nouveau)
Jour de jeûne

Après-fête de la Nativité de la Très-Sainte Mère de Dieu ; saintes Ménodore, Métrodore et Nymphodore, sœurs, martyres en Bithynie (vers 310) ; saints Apelle, Luc et Clément, apôtres des soixante-dix (I) ; sainte Pulchérie, impératrice de Constantinople (453) ; saint Salvius, évêque d’Albi (584) ; saint Paul l’Obéissant des Grottes de Kiev (XIII-XIV) ; saint André, prince, dans le monachisme Joasaph (1453); saint martyr Barypsabas ; saints Pierre et Paul, évêques de Nicée (IX) ; saints néo-martyrs de Russie : Ismaïl (Koudriavtsev), Eugène (Popov), Jean (Popov), Constantin (Kolpetsky), Pierre (Grigoriev), Basile (Maximov), Gleb (Apoukhtine), Basile (Malinine), Jean (Sofronov), Pierre (Yourkov), Nicolas (Pavlinov), Pallade (Popov), prêtres, Mélèce (Fediounev) et Gabriel (Yatsik), moines, Syméon (Tourkine), Tatienne (Grimblit) (1937), Varus, évêque de Lipetsk (1938).

VIE DES SAINTES MARTYRES MÉNODORE, MÉTRODORE
ET NYMPHODORE

Saintes Ménodore, Métrodore et Nymphodore, sœurs, martyres en Bithynie (vers 310)

Ces bienheureuses, sœurs selon la chair, vivaient en Bithynie sous le règne de Maximien Galère (vers 305-311). S’appliquant à orner la beauté naturelle de leur corps de la parure des saintes vertus pour l’amour du Christ, elles se retirèrent dans la montagne, près des sources d’eaux chaudes nommées Pythia. Loin des hommes et de tout souci du monde, elles s’adonnaient à la prière et à la contemplation. Elles devinrent rapidement des demeures du Saint-Esprit, et de nombreuses personnes venaient à elles pour recevoir la guérison de leurs maux, tant physiques que spirituels. Apprenant quelle réputation avaient acquise ces saintes femmes, le gouverneur de la région, Fronton, les envoya quérir par une forte escorte, afin de les interroger et de les pousser à renier le Christ. Étonné par leur sagesse et leur détermination, et constant que rien ne pourrait les persuader d’abandonner leur Seigneur bien-aimé, il fit mettre Ménodore à nu et ordonna à ses bourreaux de la frapper pendant de longues heures, à l’issue desquelles la sainte rendit son âme à Dieu sans avoir cessé, même un instant, de prier. Le tyran fit ensuite comparaître les deux autres sœurs et leur montra le corps nu et meurtri de Ménodore, pensant ainsi les effrayer et refroidir leur ardeur. Mais bien au contraire, elles n’en furent que davantage déterminées à mener à leur tour l’ultime combat. Après leur avoir passé des torches sur tout le corps, les bourreaux leur brisèrent les membres avec des barres de fer. C’est ainsi qu’elles partirent à leur tour rejoindre le chœur des vierges sages dans la chambre nuptiale de leur Époux céleste. Furieux de voir avec quel calme et quelle joie les saintes avaient supporté tous ces tourments, le gouverneur voulut faire brûler leurs dépouilles, afin que personne ne puisse les vénérer. Mais au moment où les corps étaient jetés dans la fournaise, un violent orage éclata, éteignit le feu, permettant ainsi aux fidèles de donner aux saintes martyres une digne sépulture.
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, a annoncé la joie à tout l’univers, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.

Tropaire des saintes martyres Ménodore, Métrodore et Nymphodore, ton 4
Vous qui avez souffert avec longanimité pour la Trinité et vaincu l’ennemi aux maintes ruses, vous vous êtes fraternellement revêtues de l’Esprit : aussi demeurez-vous avec les cinq vierges, dans le tabernacle céleste, ô martyres, avec les anges, dans la joie devant le Roi de toutes choses.

Kondakion des saintes martyres Ménodore, Métrodore et Nymphodore, ton 4
Vous qui avez souffert avec longanimité pour la Trinité et vaincu l’ennemi aux maintes ruses, vous vous êtes fraternellement revêtues de l’Esprit : aussi demeurez-vous avec les cinq vierges, dans le tabernacle céleste, ô martyres, avec les anges, dans la joie devant le Roi de toutes choses.

Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; c’est elle que fête également ton peuple libéré de la condamnation pour ses péchés, en te criant : « La stérile met au monde la Mère de Dieu, la nourricière de notre vie ».

Évangile du jour
(Mc. XI, 23-26)

Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mercredi de la Dix-Septième semaine après la Pentecôte
Ephésiens 3:8-21, Marc 11:23-26

Si vous ne pardonnez pas les fautes des autres contre vous, votre Père céleste ne vous pardonnera pas vos fautes, dit le Seigneur. Qui ne pardonne pas les autres? Une personne juste, ou celui qui se considère comme juste. Pour une telle personne il reste rien d’autre que de juger, de prononcer des peines, et de demander l’exécution du coupable. Est-ce qu’un homme qui se sent coupable a du temps pour se préoccuper de juger les autres? Sa langue osera-t-elle juger un autre et lui demander satisfaction, quand sa propre conscience le condamne sans cesse et le menace sans cesse du juste Jugement de Dieu?

Alors, vaut-il mieux pécher que d’être hypocrite? Non, en tout ayez du zèle pour la vertu; mais avec toute votre vertu, reconnaissez que vous êtes un esclave indigne, et reconnaissez-le pleinement en pensée, c’est-à-dire faites que la pensée de votre indignité ne soit pas au premier plan, tandis que le sentiment d’être vertueux se cache au second plan, mais préservez une pleine conscience et le sentiment de vous-même comme indigne.

Lorsque vous y parvenez, (et vous devez œuvrer pour cela, car ce n’est pas acquis soudainement), alors peu importe la façon dont votre frère vous offense, vous ne lui demanderez pas de vous rendre des comptes, parce que votre conscience vous répétera: « Et tu ne ne mérites pas cela seulement, cela ne suffit pas pour toi. » Alors, vous lui pardonnerez;. et ayant pardonné, vous vous serez rendus dignes de pardon. Donc, pendant toute votre vie qu’il y ait pardon après pardon, et au Jugement Dernier, tout vous sera pardonné.

Version française Claude Lopez-Ginisty

22 septembre

22 septembre

Saint Phocas, évêque de Sinope, martyr (117) ; saint martyr Phocas le jardinie (vers 320) ; saint Maurice et ses compagnons dont : saints Exupère, Candide, Victor, Innocent et Vital, martyrs à Agaune, dits « les martyrs de la légion thébéenne » (vers 287) ; saint Saintin, évêque de Verdun (IV) ; saint Lô, évêque de Coutances (vers 568) ; saint Jonas, higoumène de lachezersk (XVI) ; saint Cosmas de Zographou ; saints 26 moines de Zographou, martyrisés par les Latins (1284) ; bienheureuse Parascève de Diveevo (1915) ; saint hiérarque Théodose de Brazi (Roumanie, 1694) ; saints néo-martyrs de Russie : Benjamin, évêque de Romanov (1930).

VIE DE SAINT PHOCAS DE SINOPE

Saint Phocas, évêque de Sinope, martyr (117)

Saint Phocas, évêque de Sinope, martyr (117)

Saint Phocas naquit dans la ville de Sinope, sur les bords de la mer Noire, d’un père nommé Pamphile, constructeur de bateaux, et d’une mère nommée Marie. Dès qu’il fut tiré des griffes de l’erreur païenne, Dieu lui accorda, jusqu’à sa mort, la grâce d’accomplir des miracles. Il devint par la suite évêque de Sinope et amena, tant par ses paroles inspirées que par ses miracles, de nombreux païens à la vraie foi. Dieu lui révéla de manière toute spéciale que le moment d’affronter le martyre était venu pour lui. Une colombe vint un jour se poser sur sa tête, y déposa une couronne et, lui adressant la parole avec une voix humaine, elle lui dit : « Une coupe a été préparée pour toi, tu dois maintenant la boire ! » Phocas comparut peu après devant le gouverneur Africanus et confessa avec assurance le Christ, vrai Dieu et vrai homme. Comme Africanus avait blasphémé le Nom du Christ et fait torturer le saint, un violent tremblement de terre se déclencha soudain, frappant de mort le gouverneur et ses soldats. À la demande de la femme du gouverneur, saint Phocas, miséricordieux à l’imitation de son Créateur, les releva par sa prière. Il fut ensuite conduit vers l’empereur Trajan (vers l’an l0l), qui le fit écorcher, puis jeter dans un bain surchauffé, où le saint remit son âme à Dieu. Après sa mort, saint Phocas fit encore de nombreux miracles pour ceux qui invoquaient avec foi son secours.

TROPAIRES DU JOUR
Tropaire du hiéromartyr Phocas, ton 4
Émule des Apôtres dans leur vie, leur successeur sur leurs trônes, tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. Aussi, dispensant fidèlement la Parole de Vérité, tu as lutté pour la Foi jusqu’au sang, ô Hiéromartyr Phocas, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion du hiéromartyr Phocas, ton 2
Comme un soleil portant la divine clarté * le Seigneur t’a placé au firmament de l’Eglise * pour éclairer la multitude des croyants, * illustre martyr Phocas; * et comme un parfum de bonne odeur * furent agréés ta vie, ta foi, tes combats * par le seul qui possède la miséricorde infinie.

ÉVANGILE DU JOUR
(Mc. XI, 11-23)
Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s’en alla à Béthanie avec les douze. Le lendemain, après qu’ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim. Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose; et, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Prenant alors la parole, il lui dit: Que jamais personne ne mange de ton fruit! Et ses disciples l’entendirent. Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons; et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple. Et il enseignait et disait: N’est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Les principaux sacrificateurs et les scribes, l’ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine. Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville. Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché. Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

9 septembre (ancien calendrier)/22 septembre (nouveau)

9 septembre (ancien calendrier)/22septembre (nouveau)

Après-fête de la Nativité de la Très-Sainte Mère de Dieu ; saint Joachim et sainte Anne, justes ancêtres de Dieu ; commémoration du troisième Concile Œcuménique d’Ephèse (431) ; saint Sévérien, martyr à Sébaste (320) ; saint Théophane le confesseur, ascète (vers 300) ; bienheureux Nicétas de Constantinople (XII) ; saint Joseph de Volokolamsk (1515) ; ; invention des reliques de saint Théodose de Tchernigov (1896) ; saints martyrs Chariton et Strator (Stratonique); ; saint Onuphre de Vorona (Roumanie, 1789) ; saint Cyriaque de Tazlau (Roumanie, 1660) ; saints néo-martyrs de Russie : Grégoire (Gariaiev) prêtre, et Alexandre (Ipatov), diacre (1918) ; Zacharie, archevêque de Voronège, Serge (Ouklonsky), Joseph (Arkharov) et Alexis (Ouspensky), prêtre, Dimitri (Troïtsky), diacre et Basile (Chikalov)(1937) ; Andronique (Sourikov), moine (1938) ; Alexandre (Vinogradov), prêtre (1942).

VIE DES SAINTS ANCÊTRES DE DIEU JOACHIM ET ANNE

Saint Joachim et sainte Anne, justes ancêtres de Dieu

Saint Joachim et sainte Anne, justes ancêtres de Dieu

Le saint et juste Joachim, fils de Barpanther, descendait du roi David, auquel Dieu avait promis que naîtrait de la semence de ses des descendants le Sauveur du monde. La juste Anne était fille de Mathan et descendait de la Tribu de Lévi par son père, et de la tribu de Judas par sa mère. Les époux vivaient à Nazareth de Galilée. Ils n’eurent point d’enfant jusque dans leur profonde vieillesse et en étaient affligés. Il leur advint de supporter le mépris et les moqueries, car l’infécondité était considérée comme une honte. Ils n’ont toutefois jamais murmuré, mais prié avec ferveur à Dieu, mettant humblement confiance en Lui. Une fois, lors d’une grande fête, les dons que Joachim voulait offrir à Jérusalem comme une offrande à Dieu ne furent point acceptés par le Prêtre Ruben, qui considérait qu’un homme sans enfants n’était pas digne d’offrir un sacrifice à Dieu. Cela attrista fort le vieillard qui se considérait comme le plus pécheur des hommes, et décida de ne pas rentrer chez lui, mais de s’isoler dans un endroit désert. Lorsque Ste Anna apprit quelle humiliation son mari avait endurée, elle supplia Dieu avec affliction, dans la prière et le jeûne, de lui accorder un enfant. Dans sa solitude, Joachim fit la même demande à Dieu. La prière du couple saint fut entendue. L’archange Gabriel leur apparut et leur annonça qu’une fille naîtrait d’eux, qui serait la bénédiction de tout le genre humain. Obéissant aux instructions du messager céleste, saint Joachim et Anne se réunirent à Jérusalem. Selon la promesse divine, Anne enfanta Marie, la Mère de Dieu. Saint-Joachim mourut quelques années plus tard, à l’âge de 80 ans, après l’entrée au Temple de sa Fille bénie. Ste Anne est décédée à l’âge de 70 ans, deux ans après Joachim.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, a annoncé la joie à tout l’univers, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.

Tropaire des saints ancêtres de Dieu Joachim et Anne, ton 2
Célébrant la mémoire de tes ancêtres, Seigneur, nous Te supplions, par leur intercession, de sauver nos âmes.

Kondakion des saints ancêtres de Dieu Joachim et Anne, ton 2
Sainte Anne se réjouit, maintenant que les chaînes de sa stérilité sont brisées; elle nourrit la Très-Pure, invitant l’univers à célébrer le Seigneur qui donne aux mortels comme fruit de son sein la seule Vierge Mère, l’Epouse inépousée.

Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; c’est elle que fête également ton peuple libéré de la condamnation pour ses péchés, en te criant : « La stérile met au monde la Mère de Dieu, la nourricière de notre vie ».

ÉVANGILE DU JOUR
(Mc. XI, 11-23)
Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s’en alla à Béthanie avec les douze. Le lendemain, après qu’ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim. Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose; et, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Prenant alors la parole, il lui dit: Que jamais personne ne mange de ton fruit! Et ses disciples l’entendirent. Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons; et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple. Et il enseignait et disait: N’est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Les principaux sacrificateurs et les scribes, l’ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine. Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville. Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché. Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Lundi de la Dix-Septième semaine après la Pentecôte
Ephésiens 1:22-2:3; Marc 10:46-52

L’aveugle de Jéricho éleva sa voix quand il apprit que le Seigneur passait. Sa plainte a atteint le Seigneur; rien de ce qui entourait le Seigneur ne pouvait empêcher qu’Il entende, et le Seigneur appela l’aveugle et lui redonna la vue.

A chaque fois, et en tout lieu le Seigneur ne fait pas que passer seulement, mais Il est là, Il gouverne le monde entier. Selon la pensée humaine, cela signifie qu’Il a beaucoup de charges, de plus, une multitude d’anges L’entourent de doxologies. Mais si tu es en mesure d’élever ta voix comme l’aveugle de Jéricho, rien n’empêchera ta plainte d’atteindre le Seigneur, Il entendra et Il exaucera ta prière. Cela ne dépend pas du Seigneur, Il est Lui-même proche, et tout ce qui est nécessaire pour toi est déjà préparé en Lui, maintenant tout ce qui manque, c’est toi.

Parviens à élever ta voix pour que t’entende le Seigneur, et tu recevras tout immédiatement. Quelle est donc cette mesure? La foi, l’espérance, la dévotion à la volonté de Dieu. Mais même ces mesures ont leurs propres mesures. Que devraient donc être ces mesures? Demande à celui qui a prié et reçu ce qu’il demandait, il te dira: « J’ai prié pour ceci et pour cela, et j’ai reçu en fonction de ma demande, maintenant j’ai besoin de cela, je prie et je ne l’ai pas reçu, et je sais pourquoi: parce que je ne peux pas en aucun cas monter à cette mesure de prière que j’avais plus tôt. » Il s’avère qu’il est impossible de déterminer cette mesure avec une précision littérale…

Une seule chose est certainement vraie, cela dépend de nous, et non du Seigneur. Dès que tu atteins le point où tu es susceptible d’être accepté, tu recevras sans aucun doute.

Version française Claude Lopez-Ginisty

21 septembre

21 septembre
Clôture de l’Exaltation de la Croix ; saint Codrat, apôtre, martyr à Magnésie (vers 130) ; saint prophète Jonas ; saint Jonas le sabbaïte, prêtre, père de saints Théodore et Théophane « les marqués », compositeurs d’hymnes (IX) ; saint Isaac et saint Mélèce, évêques de Chypre ; saints Eusèbe et Prisque, martyrs ; saint Castor, évêque d’Apt (vers 426) ; saint Daniel de Choujgorsk (XVI) ; saint Joseph de Zaonikiev (1612) ; translation des reliques de saint Dimitri de Rostov (en 1752) ; saints néo-martyrs de Russie : Alexandre (Fedoseev), Alexis (Stabnikov), Constantin (Chirokinsky), Jean (Flerov) (1918) ; Maurice (Poletaïev), moine, Basile (Kondratiev) (1937) ; Valentin (Nikolsky), Alexandre (Beliakov), Jean (Lazarev), André (Benediktov), Pierre (Sakharovsky), Jean (Nikolsky), prêtres (1937) ; Jean (Bystrov), prêtre (1938) ; Basile (Krymkine), prêtre (1942).

VIE DE SAINT CODRAT DE MAGNÉSIE

Saint Codrat, apôtre, martyr à Magnésie (vers 130)

Saint Codrat, apôtre, martyr à Magnésie (vers 130)

Saint Codrat (Quadratus) vivait au temps des Apôtres. Il était sage et savant et, devenu disciple du Christ, il reçut en abondance la grâce du Saint-Esprit. Il fut consacré évêque d’Athènes où il amena de nombreux païens à la foi par ses paroles divines, qui laissaient sans réponse les orgueilleux sophistes. Mais un tel succès excita la jalousie des ennemis du Christ, qui le chassèrent de son diocèse après l’avoir frappé à coups de pierres et lui avoir fait subir bien d’autres tourments. Il se rendit alors dans la ville de Magnésie en Lydie (aujourd’hui Manisa), où son enseignement lumineux fit merveille pour repousser les ténèbres de l’idolâtrie. Il reçut la couronne du martyre sous le règne d’Hadrien (vers 117). Son corps, qui était vénéré à Magnésie, procurait guérison et réconfort à tous ceux qui s’en approchaient avec foi.
Vie du saint PROPHÈTE JONAS
Jonas est un des douze « petits prophètes » de l’Ancien Testament. Il était fils d’Amittay, qui était de Gat-hahépher, situé près de la ville d’Azot, au bord de la mer, dans le territoire des Philistins. Il vécut au cours du VIIIe siècle av. J.-C., et avait prédit au roi d’Israël Jéroboam II (788-748) que son royaume serait rétabli dans ses anciennes frontières. Un jour, le Seigneur lui ordonna d’aller annoncer à Ninive sa destruction prochaine, si ses habitants ne se repentaient pas. Pris de peur, et pressentant que la miséricorde divine allait démentir sa prédication, car il savait qu’Il est un Dieu de miséricorde et de compassion, lent à la colère, riche en grâce et se repentant du mal (Jon 4, 2), Jonas chercha à s’enfuir loin du Seigneur, aussi s’embarqua-t-il à Joppé en direction de Tarsis (Espagne). Mais Dieu, qui est partout présent et remplit tout, déclencha une violente tempête, si bien que le vaisseau menaçait de se briser. Les marins, ayant appris que Jonas était la cause de cette tempête, le jetèrent à la mer qui se calma aussitôt. Au moment où il tombait à l’eau, Jonas fut englouti par un monstre marin. Pendant les trois jours et trois nuits qu’il passa dans le ventre de l’animal, en prophétie du séjour du Christ dans les entrailles de la terre, il élevait vers Dieu cette prière :

Dans ma tribulation, j’ai crié vers le Seigneur mon Dieu,
et il m’a exaucé ; il a écouté ma voix, ma clameur du sein des enfers (…)
Je suis descendu vers la terre
dont les serrures se ferment pour l’éternité ;
et tu as fait remonter ma vie de la corruption,
vers toi, Seigneur mon Dieu (Jon 2, 3, 7)

Au bout de trois jours, sur un ordre divin, la bête rejeta Jonas sain et sauf sur le rivage. Il partit donc pour Ninive et parcourut la ville pendant trois jours en proclamant : Encore quarante jours et Ninive sera détruite ! À sa grande surprise, les habitants crurent à sa parole, se repentirent et publièrent un jeûne universel, auquel ils soumirent même leurs animaux, si bien que Dieu apaisa sa colère et ne les châtia point. Dépité, Jonas reprocha à Dieu sa miséricorde et il se retira à l’orient de la ville dans une petite hutte. Le Seigneur fit pousser un ricin pour l’abriter de son ombre et lui procurer ainsi quelque consolation. Mais, le lendemain, à la pointe de l’aube, un ver piqua le ricin qui se dessécha. Accablé par le soleil et par un vent d’Est brûlant, le prophète demanda la mort. Dieu lui répondit que si son serviteur s’affligeait pour ce ricin qui en un jour disparaît, à combien plus forte raison ne devrait-Il pas, Lui, avoir pitié de cette cité de plus de cent vingt mille habitants. Dieu enseignait ainsi à Jonas, et à toutes les générations, qu’Il préfère la miséricorde à la justice, et qu’en tout temps, Il attend la conversion des pécheurs pour les faire vivre et non mourir.
TROPAIRE ET KONDAKION DU JOUR

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.

Évangile du jour
(Mc X, 46-52)
Ils arrivèrent à Jéricho. Et, lorsque Jésus en sortit, avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Il entendit que c’était Jésus de Nazareth, et il se mit à crier; Fils de David, Jésus aie pitié de moi! Plusieurs le reprenaient, pour le faire taire; mais il criait beaucoup plus fort; Fils de David, aie pitié de moi! Jésus s’arrêta, et dit: Appelez-le. Ils appelèrent l’aveugle, en lui disant: Prends courage, lève-toi, il t’appelle. L’aveugle jeta son manteau, et, se levant d’un bond, vint vers Jésus. Jésus, prenant la parole, lui dit: Que veux-tu que je te fasse? Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit: Va, ta foi t’a sauvé. Aussitôt il recouvra la vue, et suivit Jésus dans le chemin.

8 septembre (ancien calendrier)/21 septembre (nouveau)

8 septembre (ancien calendrier)/21 septembre (nouveau)

NATIVITÉ DE LA TRÈS-SAINTE MÈRE DE DIEU

Saint Sérapion du monastère du Saint-Sauveur à Pskov (1480) ; saint Lucien de Pereyaslavl (1655) ; saint néo-martyr Athanase de Thessalonique (1774) ; saint Sophrone, évêque d’Achatalea en Géorgie (1803) Saints Jean (1957) et Georges (1962), confesseurs (Géorgie).

nativite1LA NATIVITÉ DE LA TRÈS-SAINTE MÈRE DE DIEU
Notre Dieu créa l’homme et le plaça dans le Paradis pour qu’il ne se préoccupe que de cultiver le bien et de contempler Dieu seul par ses œuvres. Mais, par la jalousie du diable, qui séduisit Eve, la première femme, Adam tomba dans le péché et fut exclu du Paradis de délices. Par la suite, Dieu donna sa Loi aux hommes par Moïse et fit connaître Ses volontés par les Prophètes, en préparation d’un bienfait plus grand: l’Incarnation de Son Fils unique, le Verbe de Dieu, qui devait nous délivrer des filets du Mauvais. En assumant notre nature, le Christ voulait participer pleinement à notre condition déchue, hormis le péché: car Lui seul est sans péché, étant Fils de Dieu. C’est pourquoi Dieu Lui prépara une demeure immaculée, une arche pure, la très Sainte Vierge Marie, qui, bien qu’elle fût elle-aussi soumise à la mort et à la condamnation de nos premiers parents, fut élue par Dieu depuis l’origine des âges pour être la nouvelle Eve, la Mère du Christ Sauveur, la source de notre rédemption et le prototype de toute sainteté chrétienne.

Son père s’appelait Joachim. Il descendait de la tribu royale de David par la branche de Nathan, son fils. Nathan engendra Lévi, Lévi engendra Melchi et Panther, Panthère engendra Barpanther, père de Joachim. Anne, l’épouse de Joachim, descendait elle-aussi de la tribu royale; car elle était la petite-fille de Mattha, lui-même petit-fils de David par Salomon. Mattha épousa une certaine Marie de la tribu de Juda, et ils donnèrent naissance à Jacob, le père de Joseph le charpentier et à trois filles: Marie, Sobée et Anne. Marie donna naissance à Salomée la sage-femme; Sobée à Elisabeth, la mère du Précurseur, et Anne à la Mère de Dieu, Marie, qui portait ainsi le nom de sa grand-mère et de sa tante. Elisabeth et Salomée, les nièces d’Anne, étaient donc les cousines de la Mère de Dieu.

Selon une divine économie, et pour montrer la stérilité de la nature humaine avant la venue du Christ, Dieu avait laissé Joachim et Anne sans progéniture jusqu’à un âge avancé. Comme Joachim était riche et pieux, il ne cessait de s’adresser à Dieu par la prière et de Lui offrir des présents,pour qu’Il les délivre, lui et son épouse, de leur opprobre. Un jour de fête, alors qu’il s’était présenté au Temple pour déposer son offrande, un des fidèles s’adressa à lui en disant: «Il ne t’est pas permis de présenter ton offrande avec nous, car tu n’as pas d’enfant». Alors, le coeur ulcéré, Joachim ne rentra pas chez lui, mais se retira dans la montagne, seul, pour prier et verser des larmes devant Dieu. Pendant ce temps, Anne versait elle aussi d’abondantes larmes et élevait de ferventes supplications vers le ciel, dans son jardin. Notre Dieu, riche en miséricorde et plein de compassion, entendit leurs supplications et envoya auprès d’Anne l’Archange Gabriel, l’Ange de la bienveillance de Dieu et l’annonciateur du salut, pour lui annoncer qu’elle allait concevoir et donner naissance à un enfant, malgré son âge, et que l’on parlerait de cette progéniture par toute la terre. Elle répondit, pleine de joie et de surprise: «Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j’enfante soit un fils, soit une fille, je le consacrerai au Seigneur mon Dieu, pour qu’il Le serve tous les jours de sa vie». Joachim, lui aussi,reçut la visite d’un Ange qui lui ordonna de se mettre en chemin avec Ses troupeaux pour rentrer chez lui et se réjouir avec sa femme et toute leur maison, car Dieu avait décidé de mettre fin à leur opprobre.

Or, neuf mois étant passés, Anne enfanta. Elle demanda à la sage femme: – «Qu’ai-je mis au monde?» Celle-ci répondit: – « Une fille. » Et Anne reprit: – «Elle a été glorifiée en ce jour, mon âme!» Et elle coucha délicatement l’enfant. Les jours de la purification de la mère exigés par la Loi étant accomplis, elle se releva, se lava, donna le sein à son enfant, et lui donna le nom de Marie: le nom qu’avaient attendu confusément les Patriarches, les Justes et les Prophètes, et par lequel Dieu devait réaliser le projet qu’il tenait caché depuis l’origine du monde.

De jour en jour, l’enfant se fortifiait. Quand elle eut six mois, sa mère la posa à terre, pour voir si elle tiendrait debout. Marie avança alors de sept pas assurés, puis revint se blottir dans le giron de sa mère. Anne la souleva en disant: «Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, tu ne fouleras plus ce sol avant que je ne t’emmène au Temple du Seigneur. » Et elle établit un sanctuaire dans la chambre de l’enfant, où rien de vil ni de souillé par le monde n’entrait. Et elle fit venir des filles d’Hébreux de race pure, pour jouer avec l’enfant.

La première année de la petite étant écoulée, Joachim donna un grand festin. Il invita des Prêtres, des scribes et les membres du Conseil, et tout le peuple d’Israël. Joachim présenta aux Prêtres la petite fille, ceux-ci la bénirent en disant: «Dieu de nos pères, bénis cette petite fille et donne lui un nom qui soit nommé éternellement et par toutes les générations. » Et tout le peuple répondit: «Qu’il en soit ainsi, qu’il en soit ainsi! Amen!» Joachim la présenta aussi aux princes des Prêtres. Ceux-ci la bénirent en disant: «Dieu des hauteurs sublimes, abaisse Ton regard sur cette petite fille, et donne lui une bénédiction suprême, une bénédiction à nulle autre pareille!»

Sa mère emporta Marie dans le sanctuaire de sa chambre et lui donna le sein, en adressant au Seigneur Dieu cette hymne:

«Je veux chanter au Seigneur mon Dieu une hymne, parce qu’Il m’a visitée et qu’Il a écarté de moi l’outrage de mes ennemis. Car le Seigneur m’a donné un fruit de Sa justice, cette justice qui est une et multiple tout ensemble. Qui annoncera maintenant aux fils de Ruben qu’Anne est Mère? Apprenez, apprenez, vous les douze tribus d’Israël, qu’Anne est mère!» Puis elle posa l’enfant dans la chambre du sanctuaire, sortit et alla servir les invités, qui se réjouissaient et louaient le Dieu d’Israël.

TROPAIRE ET KONDAKION DU JOUR

Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, a annoncé la joie à tout l’univers, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.

Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4
Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; c’est elle que fête également ton peuple libéré de la condamnation pour ses péchés, en te criant : « La stérile met au monde la Mère de Dieu, la nourricière de notre vie ».

Évangile du jour
(Lc. X, 38-42 ; XI, 27-28)

Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m’aider. Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit: Heureux le sein qui t’a porté! Heureuses les mamelles qui t’ont allaité! Et il répondit: Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent!

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Lundi de la Dix-Septième semaine après la Pentecôte
Ephésiens 1:22-2:3; Marc 10:46-52

L’aveugle de Jéricho éleva sa voix quand il apprit que le Seigneur passait. Sa plainte a atteint le Seigneur; rien de ce qui entourait le Seigneur ne pouvait empêcher qu’Il entende, et le Seigneur appela l’aveugle et lui redonna la vue.

A chaque fois, et en tout lieu le Seigneur ne fait pas que passer seulement, mais Il est là, Il gouverne le monde entier. Selon la pensée humaine, cela signifie qu’Il a beaucoup de charges, de plus, une multitude d’anges L’entourent de doxologies. Mais si tu es en mesure d’élever ta voix comme l’aveugle de Jéricho, rien n’empêchera ta plainte d’atteindre le Seigneur, Il entendra et Il exaucera ta prière. Cela ne dépend pas du Seigneur, Il est Lui-même proche, et tout ce qui est nécessaire pour toi est déjà préparé en Lui, maintenant tout ce qui manque, c’est toi.

Parviens à élever ta voix pour que t’entende le Seigneur, et tu recevras tout immédiatement. Quelle est donc cette mesure? La foi, l’espérance, la dévotion à la volonté de Dieu. Mais même ces mesures ont leurs propres mesures. Que devraient donc être ces mesures? Demande à celui qui a prié et reçu ce qu’il demandait, il te dira: « J’ai prié pour ceci et pour cela, et j’ai reçu en fonction de ma demande, maintenant j’ai besoin de cela, je prie et je ne l’ai pas reçu, et je sais pourquoi: parce que je ne peux pas en aucun cas monter à cette mesure de prière que j’avais plus tôt. » Il s’avère qu’il est impossible de déterminer cette mesure avec une précision littérale…

Une seule chose est certainement vraie, cela dépend de nous, et non du Seigneur. Dès que tu atteins le point où tu es susceptible d’être accepté, tu recevras sans aucun doute.

Version française Claude Lopez-Ginisty

20 septembre

20 septembre

Après-fête de l’Exaltation de la Croix ; saint Eustathe-Placide (Eustache), grand-martyr à Rome, avec son épouse, sainte Théopistée et leurs fils Agapios et Théopiste (vers 118) ; saint Hypatios, évêque, avec saint André, prêtre, confesseurs, martyrs à Constantinople (vers 735) ; saint Michel, prince de Tchemigov et saint Théodore, thaumaturges, martyrs (1254) ; saint Oleg, prince de Briansk, moine (vers 1280) ; saint Hilarion le Crétois, néo-martyr grec (1804) ; saints néomartyrs de Russie : Théoctiste (Smelnitsky) et Alexandre (Tetiouïev), prêtres (1937).

VIE DU SAINT GRAND-MARTYR EUSTATHE-PLACIDE

Saint Eustathe-Placide (Eustache), grand-martyr à Rome, avec son épouse, sainte Théopistée et leurs fils Agapios et Théopiste (vers 118) ; miniature d'un manuscrit greco-géorgienne, XVe s.

Saint Eustathe-Placide (Eustache), grand-martyr à Rome, avec son épouse, sainte Théopistée et leurs fils Agapios et Théopiste (vers 118) ; miniature d’un manuscrit greco-géorgienne, XVe s.

Saint Eustathe, alors qu’il portait encore le nom de Placide et sa femme celui de Tatienne, était général et vivait à Rome sous le règne de Trajan (vers 100). Bien qu’il fût païen, il brillait par ses vertus, en particulier par son amour des pauvres. Voyant les bonnes dispositions de sa nature, Dieu se révéla à lui de manière semblable à celle qu’il utilisa pour l’Apôtre Paul. Un jour où Placide poursuivait un grand cerf dans la forêt, et qu’il était près de l’atteindre, il vit soudain apparaître entre les cornes de l’animal une croix plus lumineuse que le soleil, sur laquelle on distinguait le Christ. Puis il entendit une voix lui dire : « Placide, pourquoi me poursuis-tu ? Je suis le Christ, que tu honores sans le savoir par tes bonnes œuvres. C’est parce que je suis venu sur terre et y ai pris forme humaine pour sauver le genre humain, que je t’apparais aujourd’hui, afin de te capturer dans les filets de mon amour pour les hommes. » Stupéfait et frappé de terreur, Placide tomba de son cheval et resta sans connaissance pendant plusieurs heures. Le Christ lui apparut une seconde fois, pour confirmer l’authenticité de sa vision et lui annoncer que, par nature, il est Dieu, Créateur du ciel et de la terre, et que c’est par amour des hommes qu’il a assumé la nature humaine. Placide crut alors de tout son cœur et se fit baptiser avec toute sa maison. Il changea son nom pour celui d’Eustathe, son épouse pour celui de Théopistée, et leurs deux fils reçurent les noms d’Agapios et Théopistos.

Constatant sa foi et sa vertu, le Seigneur lui apparut une nouvelle fois et lui annonça qu’il serait amené, comme Job, à endurer de nombreuses épreuves de la part du démon, mais que la grâce ne l’abandonnerait pas. Cette prédiction ne tarda pas à se réaliser. Saint Eustathe se vit soudain privé de tous ses biens, aussi décida-t-il de partir pour l’Égypte, avec sa femme et ses enfants. Au moment de débarquer, le capitaine du navire, un barbare rude et débauché, s’empara de sa femme, sous prétexte qu’il n’avait pas payé le prix convenu pour la traversée. Eustathe, éploré, continua néanmoins sa route. Tandis qu’il aidait un de ses fils à traverser un fleuve, un lion ravit celui qui était resté sur la berge. Eustathe se porta au secours de son fils, mais un loup s’empara alors du premier enfant, laissant ce nouveau Job, seul, ruiné, sans autre secours que sa foi et son espérance en la miséricorde du Seigneur. Celui qui, quelque temps auparavant, brillait parmi l’aristocratie romaine, allait désormais de lieu en lieu, vivant de petits travaux, mais gardant sa foi en Dieu aussi solide que le diamant. Il se fixa finalement dans un bourg nommé Badissos, où il était employé à la surveillance des vergers, non loin de l’endroit où vivaient ses deux fils, qui avaient été délivrés de la dent des fauves et recueillis séparément par des bergers.

Quinze ans plus tard, les barbares, chez lesquels Théopistée se trouvaient captive, se préparaient à envahir en grand nombre la terre des Romains. Comme on ne pouvait trouver un chef d’armée assez habile pour leur résister, l’empereur se souvint alors d’Eustathe, de son courage, de ses nombreuses victoires, et il le fit quérir. Lorsque le bienheureux parut à la cour, c’est tout juste si on le reconnut, tant la pauvreté et les afflictions avaient marqué ses traits. L’empereur lui rendit ses titres et ses biens, et le mit à la tête d’une armée qui, avec l’assistance de Dieu, repoussa l’ennemi. C’est au cours de cette campagne que, pour ne pas laisser la patience du saint sans récompense dès cette vie, le Seigneur permit à Eustathe de retrouver son épouse et ses fils.

Rentrant à Rome triomphant, il fut couvert de biens par le nouvel empereur, Hadrien (117138), qui lui demanda d’offrir un sacrifice aux idoles en action de grâces pour sa victoire. Eustathe lui répondit que cette victoire était due au seul Christ Sauveur, et non à la puissance illusoire des faux dieux. Cette réponse déclencha la colère du souverain, qui le priva à nouveau de tous ses biens et le livra, avec sa femme et ses fils, en pâture aux lions. Comme les bêtes n’osaient pas les toucher, ils furent jetés dans un chaudron d’airain incandescent ayant la forme d’un bœuf, où ils rendirent leurs âmes à Dieu. Trois jours après, leurs corps furent découverts intacts, à la stupeur des païens mais à la joie des fidèles, lesquels reconnurent à ce signe que la grâce de Dieu habitait les corps des saints martyrs, qui leur étaient laissés pour consolation.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche, ton 7
Tu as détruit la mort par Ta Croix, Tu as ouvert le paradis au larron, Tu as transformé le pleur des myrophores, et ordonné à Tes Apôtres de prêcher que Tu es ressuscité, Christ Dieu, accordant au monde la grande miséricorde.

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Tropaire des saints martyrs Eustathe, son épouse et ses enfants, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion des saints martyrs Eustathe, son épouse et ses enfants, ton 2
Imitant les souffrances du Christ * et buvant son calice avec foi, * Gloire à ta puissance, Eustathe, tu communias à sa gloire, dont tu devins l’héritier, * ayant reçu du Dieu de tous la divine rémission.

Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.

Évangile du jour
(Matth. XXV, 14-30)

Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres. Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres. Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

7 septembre (ancien calendrier)/20 septembre (nouveau)

7 septembre (ancien calendrier)/20 septembre (nouveau)

Avant-fête de la Nativité de la Très-Sainte Mère de Dieu ; saint martyr Sozon de Cilicie (304) ; saints apôtres Évode (66) et Onésiphore (67) ; saint martyr Eupsyque (117-138) ; saint Luc (après 975) ; saint Cloud, moine, fondateur de l’Abbaye de Nogent-sur-Seine (560) ; saint Jean, archevêque de Novgorod (1186) ; saints Alexandre Peresvet (1380) et André Osliablia (vers 1380) ; saint Sérapion de Pskov (1480) ; saint hiéromartyr Macaire de Kanev (1678) ; saint Macaire d’Optino (1860) ; saints néo-martyrs de Russie : Pierre (Snejitsky) et Michel (Tikhonitsky) prêtres (1918) ; saint Eugène, métropolite de Gorkovsky, et avec lui Étienne (Kreïditch), prêtre, Eugène (Vyjva), Nicolas (Achtchepiev) et Pacôme (Ionov), moines, Grégoire (Averine), Basile (Soungourov), prêtres, Léon (Egorov) (1937).

VIE DU SAINT MARTYR SOZON DE CICILIE

Saint martyr Sozon de Cilicie (304)

Saint martyr Sozon de Cilicie (304)

Originaire de Lycaonie (Asie Mineure), saint Sozon vécut sous le règne de Dioclétien (vers 304). Nommé Tarasios avant de recevoir ce nom au saint baptême, il était berger. De cette activité, il apprit l’art de paître les brebis spirituelles et amena par son enseignement un grand nombre de païens à la foi. Un jour, ayant reçu dans une vision, l’assurance qu’il était temps pour lui de confesser le Christ par son sang, il descendit vers Pompéiopolis en Cilicie, et se rendit au temple des idoles où l’on adorait une statue en or d’Artémis. Il coupa une main de la statue et, après l’avoir réduite en petits morceaux, il distribua l’or aux pauvres. Grande fut l’émotion des païens lorsqu’ils constatèrent le larcin. Mais plus grand encore leur étonnement, en voyant le bienheureux Sozon devancer leurs soupçons et se livrer de lui-même. Aussitôt, on s’empara de lui pour le mener devant le gouverneur de Cilicie, Maximien. Comme les coups qu’on lui assénait ne pouvaient l’empêcher de confesser le Christ, on lui fit chausser des sandales de fer, couvertes de clous et, ainsi chaussé, on l’obligea à courir. Le saint était plein de joie en voyant son sang se répandre à terre telle une rosée bienfaisante. C’est dans cette joie surnaturelle qu’il remit son âme à Dieu, après avoir été si cruellement frappé que ses os et ses entrailles apparaissaient. Lorsque ses bourreaux voulurent allumer un grand brasier pour y brûler son corps, un violent orage se déclencha soudain et la pluie éteignit les flammes, si bien que les païens se dispersèrent effrayés, laissant de pieux fidèles venir prendre soin des restes du saint martyr.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche, ton 7
Tu as détruit la mort par Ta Croix, Tu as ouvert le paradis au larron, Tu as transformé le pleur des myrophores, et ordonné à Tes Apôtres de prêcher que Tu es ressuscité, Christ Dieu, accordant au monde la grande miséricorde.

Tropaire de l’avant-fête de la Nativité de Très sainte Mère de Dieu, ton 4
De la racine de Jessé et du sang de David nous est née en ce jour Marie, la divine enfant. C’est pourquoi l’univers se réjouit et se renouvelle. Réjouissez-vous ensemble, ciel et terre. Louez-la, tribus des nations. Joachim se réjouit, Anne est en fête et s’écrie : « Celle qui fut stérile enfante la Mère de Dieu, nourricière de notre vie ».

Tropaire du saint martyr Sozon, ton 4
Ton martyr Sozon, Seigneur, a reçu dans son combat, la couronne incorruptible de Toi notre Dieu. Avec Ta force, il a terrassé les tyrans et brisé les audaces impuissantes des démons. Par ses prières sauve nos âmes.

Kondakion du saint martyr Sozon, ton 4
Assemblés en ce jour, nous glorifions d’une voix forte le véritable martyr sage en Dieu, l’athlète éminent de la piété, Sozon l’initié de la grâce, qui accorde généreusement les guérisons, et qui prie le Christ Dieu pour nous tous

Kondakion de l’avant-fête de la Nativité de Très sainte Mère de Dieu, ton 3
En ce jour, Marie, Vierge et Mère de Dieu, infranchissable chambre nuptiale du céleste Époux, naît d’une mère stérile, de par la volonté de Dieu, pour être le char de Dieu le Verbe. Dans ce but, elle a été destinée pour être Porte de la Divinité et Mère de la vraie vie.

Kondakion du dimanche, ton 7
Désormais l’empire de la mort ne peut retenir les mortels, car le Christ y est descendu pour briser et défaire sa puissance. L’enfer est enchaîné, les prophètes jubilent, disant d’une seule voix : « Il est venu, le Sauveur, pour ceux qui ont la foi ; fidèles, allez à la rencontre de la Résurrection ! »

Évangile du jour
(Matth. XXV, 14–30)

Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres. Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres. Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Abba, dis-moi une parole !

Un frère demanda à abba Poemen : « Si je vois une faute de mon frère, est-il bien de la cacher ? » L’ancien lui dit : « À l’heure même où nous cachons la faute de notre frère, Dieu cache la nôtre ; et à l’heure où nous manifestons la faute du frère, Dieu manifeste aussi la nôtre. »

19 septembre

19 septembre

Après-fête de l’Exaltation de la Croix ; Saints Trophime, Sabbace et Dorymède, martyrs à Antioche de Pisidie (276), sainte martyre Zosime, ermite (IV) ; saint hiéromartyr Janvier, évêque de Bénévent et ses compagnons (305) ; saint Eustoche, évêque de Tours (361) ; saint Théodore, prince de Smolensk (1299) et ses fils saints David et Constantin ; saint Igor, prince de Tchernigov et de Kiev (1147) ; saints néomartyrs de Russie : Constantin (Goloubev), prêtre (1918) ; Nicolas (Iskrovsky), prêtre (1919) ; Nil (Smirnov), prêtre et Marie (Mamontov-Chachine), moniale (1938).

VIE DES SAINTS MARTYRS TROPHIME, SABBACE ET DORYMÉDON

Saints Trophime, Sabbace et Dorymède, martyrs à Antioche de Pisidie (276)

Saints Trophime, Sabbace et Dorymède, martyrs à Antioche de Pisidie (276)

Ces saints martyrs vécurent sous le règne de l’empereur Probus (276-282). De passage à Antioche de Pisidie, alors qu’on y célébrait la fête d’Apollon, Trophime et Sabbace furent tout affligés de voir les habitants en délire. Ils adressèrent à Dieu d’ardentes prières pour le salut de la ville et se déclarèrent publiquement chrétiens. On les emmena devant le gouverneur, qui fit d’abord interroger et ensuite torturer Trophime. Celui-ci fut si violemment flagellé, que la terre était couverte de son sang. Sabbace comparut à son tour, et il fut frappé au visage après avoir confessé le Christ. Puis, on lui déchira les flancs avec des ongles de fer, on lui déboîta les articulations et on lui piétina le ventre jusqu’à ce qu’il rende l’âme au milieu de ces supplices. Trophime, quant à lui, fut chaussé de sandales couvertes de clous et envoyé à Synnades, auprès de Perennius Dionysius, gouverneur de Phrygie. Comme il continuait à confesser hardiment le Christ, les soldats le flagellèrent pendant de longues heures, puis couvrirent ses plaies de sel et de vinaigre après les avoir brûlées avec des torches. Dorymédon, le premier des conseillers de la ville, rendit alors visite à Trophime dans la prison et se déclara, lui aussi, chrétien devant le gouverneur, qui lui fit déchirer les joues et les côtes avant de lui faire arracher les dents. Après bien d’autres supplices, le magistrat le fit comparaître devant son tribunal en compagnie de Trophime. Comme les saints n’en mettaient que plus d’ardeur à proclamer l’amour du Christ plus fort que la mort, Perennius leur fit arracher les yeux, puis il les livra aux bêtes. Celles-ci ne les ayant pas touchés, respectant la grâce qui était en eux, le gouverneur ordonna de les décapiter.

janvier

saint hiéromartyr Janvier, évêque de Bénévent et ses compagnons (305)

VIE DE SAINT JANVIER, ÉVÊQUE DE BÉNÉVENT
Saint Janvier, évêque de l’Église de Bénévent en Campanie (Italie), fut arrêté avec ses compagnons au temps de la persécution de Dioclétien (vers 305), sur ordre du gouverneur Timothée. Chargés de chaînes, ils furent jetés en prison et soumis à la torture. Saint Janvier fut ensuite jeté dans une fournaise ardente, d’où il ressortit indemne, préservé par la grâce divine. Craignant que le peuple, enthousiaste devant ce miracle, ne se convertisse en masse, le tyran donna l’ordre de le décapiter sans retard. On raconte que le peuple de Naples se précipita pour le délivrer, mais que le saint les en empêcha en leur promettant que, par le martyre qu’il allait souffrir, il deviendrait pour la suite des siècles le protecteur de la ville. Effectivement le saint martyr, transféré à Naples, est resté au cours des âges le protecteur de la cité, aussi bien pendant des épidémies qu’à l’occasion d’éruptions du Vésuve, dont il arrêta le fleuve de lave avant qu’il ne détruise tout sur son passage. Avec son précieux chef, on garde jusqu’à aujourd’hui dans la cathédrale de Naples une fiole pleine de sang qui, périodiquement, et jusqu’à vingt fois dans l’année, se liquéfie et semble bouillonner, comme s’il était encore tout frais. Plusieurs années après le martyre de saint Janvier, lorsque la persécution eut cessé et que le christianisme put se répandre avec éclat dans tout l’Empire romain, une pauvre veuve, nommée Maximienne, vint à perdre son fils unique. Comme elle pleurait, inconsolable, devant l’église, elle vit soudain une étoffe, sur laquelle était imprimée l’image du saint martyr, suspendue au-dessus de la porte. Se souvenant de l’exemple de la Sounamite, dont le fils avait été ressuscité par le prophète Élisée (II Rois IV, 35), elle prit alors l’image sainte et l’appliqua sur le corps inanimé de son fils, tout comme l’avait fait autrefois le prophète en s’étendant sur l’enfant, sa bouche contre sa bouche, ses yeux contre ses yeux et ses mains contre ses mains, puis elle pria avec larmes le saint d’intervenir auprès de Dieu pour que son fils lui soit rendu. Et aussitôt, Dieu ressuscita l’enfant par l’intercession de saint Janvier.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Tropaire des saints martyrs Trophime, Sabbace et Dorymédon, ton 8
Le Dieu qui est loué dans la Trinité a glorifié la triade des martyrs Trophime, Sabbace et Dorymédon; ayant cru en Lui, ils ont renversé l’ennemi; par leurs prières, ô Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

Kondakion des saints martyrs Trophime, Sabbace et Dorymédon, ton 8
Comme pilier des Athlètes et soutien de la foi * l’Eglise te vénère et glorifie ton martyre lumineux; * bienheureux Trophime illustre et courageux martyr, * avec tes compagnons de lutte, procure le pardon * à ceux qui te chantent comme invincible au combat.
Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.

Évangile du jour
(Matth. XXIV, 34-44)

Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous: il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé; de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.

6 septembre (ancien calendrier)/19 septembre (nouveau)

6 septembre (ancien calendrier)/19 septembre (nouveau)

Commémoration du miracle du saint Archange Michel à Chonais en Phrygie (IV) ; saint martyr Romulus et ses 11000 compagnons en Arménie (107-115) ; saints martyrs Cyriaque, Fauste, Abib et 11 autres à Alexandrie (250) ; saints martyrs et martyres Calodote, Macaire, André, Cyriaque, Denis, André le soldat, Andropélagie, Thècle, Théoctiste et Sarabon le sénateur, en Égypte (256) ; saint hiéromartyr Cyrille, évêque de Gortyne (III-IV) ; saint martyr Eudoxe et ses compagnons Zénon, Macaire et 1104 soldats à Mélitène (311) ; saint archippe de Hiérapolis (IV) ; saint David d’Hermopolis en Égypte (VI) ; saints néo-martyrs de Russie : Dimitri (Spassky), prêtre (1918), Constantin (Bogoslovsky), Jean (Pavlosky) et Vsevolod (Poteminsky), prêtres (1937).

MÉMOIRE DU MIRACLE DE L’ARCHANGE MICHEL À CHONAIS

Saint Archange Michel - Andreï Rublev (XVe siècle)

Saint Archange Michel – Andreï Rublev (XVe siècle)

Longtemps avant l’Incarnation du Christ, le grand Archange Michel témoigna de différentes manières sa sollicitude et sa bienveillance pour le genre humain et, après la venue du Sauveur en ce monde, les marques de son amour se firent encore plus manifestes pour les chrétiens [8 nov.]. Lorsque le saint Apôtre Jean vint à passer par la Phrygie pour y annoncer l’Évangile, il prophétisa la prochaine visite du prince des Archanges, Michel, dans un endroit nommé Chérétopa. En effet, peu après, une source qui guérissait toute maladie, jaillit miraculeusement de terre. Un des fidèles, dont la fille avait été guérie par cette eau, fit construire sur les lieux, en signe de reconnaissance, une belle petite église dédiée à l’Archange Michel. Quatre-vingt-dix ans plus tard, un jeune homme nommé Archippe, originaire de Hiérapolis, s’y installa pour y pratiquer l’ascèse et servir de sacristain. Son zèle et son amour de Dieu étaient tels qu’il acquit bientôt la grâce de faire des miracles.

Furieux de voir ces prodiges s’accomplir et les grâces abonder de la source miraculeuse, le diable déchaîna la jalousie de certains païens des environs. Après avoir, à plusieurs reprises, insulté et frappé le vaillant Archippe, une nuit, ils essayèrent d’obstruer la source. Mais leurs efforts furent vains, car le saint Archange était invisiblement présent pour les en empêcher. Cet échec ne les découragea pas. Ils tentèrent ensuite de détourner la rivière coulant à proximité, afin qu’elle inondât l’église et les fidèles qui s’y trouvaient en permanence, mais leur entreprise échoua une fois de plus. Une autre fois, ils détournèrent deux rivières qui coulaient plus haut que l’église, firent un barrage et s’apprêtaient à le rompre que l’église soit engloutie sous les eaux, quand l’Archange Michel apparut au bienheureux Archippe. Il le rassura et, semblable à une colonne de feu, il se tint debout face aux eaux furieuses qui dévalaient la colline. Au moment où elles parvinrent à lui, il frappa la pierre du bâton qu’il tenait en main, et le rocher se fendit, laissant passer les eaux, comme dans une gorge naturelle, préservant ainsi l’église. C’est parce que le fleuve semble depuis lors absorbé par le rocher qu’on a appelé ce lieu « Chonais » (de chônè, “creuset”, “entonnoir”), à la gloire de Dieu et en l’honneur de notre céleste protecteur, le saint Archange Michel.

TROPAIRE ET KONDAKION DU JOUR

Tropaire du saint Archange, ton 4
Archistratège des célestes armées, * malgré notre indignité, nous te prions * de nous protéger par tes prières et nous garder * à l’ombre des ailes de ta gloire immatérielle, * nous qui nous prosternons devant toi et te supplions instamment: * Délivre-nous de tout danger, * grand Prince des Puissances d’en-haut.

Kondakion du saint Archange, ton 2
Archistratège de Dieu, serviteur de la gloire divine, chef des Anges et guide des hommes, demande ce qui nous est utile et la grande miséricorde, comme archistratège des incorporels.

Évangile du jour
(Lc X, 16-20)

Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. Les soixante-dix revinrent avec joie, disant: Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. Jésus leur dit: Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Samedi de la Seizième semaine après la Pentecôte
I Corinthiens 4:13-18; Matthieu 24:27-33, 42-51

Veillez, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra. Si seulement on se souvenait de ceci, il n’y aurait pas de pécheurs. Mais on ne s’en souvient pas, même si chacun sait que c’est incontestablement vrai. Même les ascètes les plus stricts ne furent pas assez forts pour se garder facilement dans cet esprit, et faire des efforts pour le fixer dans leur conscience afin qu’il ne les quitte pas, l’un d’eux gardait un cercueil dans sa cellule, un autre suppliait ses compagnons ascètes de lui poser des questions sur son cercueil et sa tombe, une autre conservait des images de la mort et du Jugement, une autre par d’autres moyens…
Si la mort ne touche pas une âme, l’âme ne m’en souvient pas. Mais en aucune manière, ce qui suit immédiatement la mort ne peut ne pas toucher une âme, une âme, ne peut qu’être préoccupée par cela, car c’est le jugement de son destin pour des siècles éternels.
Pourquoi une âme ne se souvient-elle pas de cela? Elle se trompe en pensant que la mort ne viendra pas de sitôt, et que peut-être, de quelque manière, rien ne va mal pour nous. Combien c’est amer!
Il va sans dire que l’âme qui demeure dans de telles pensées est négligente et indulgente envers elle-même. Alors, comment peut-elle penser que le jugement sera favorable pour elle? Non, on doit se comporter comme un étudiant qui fait face à un examen: peu importe ce qu’il fait, l’examen ne délaisse pas sa tête; un tel souvenir ne lui permet pas de perdre même une minute en vain, et il utilise tout son temps pour se préparer pour l’examen. Quand acquerrons-nous une telle mentalité!

Version française Claude Lopez-Ginisty

18 septembre

18 septembre
Jour de jeûne
Après-fête de l’Exaltation de la Croix ; saint martyr Eumène le thaumaturge, évêque de Gortyne (670) ; sainte martyre Ariadne de Phrygie (vers 130) ; saint martyr Castor d’Alexandrie ; saint hiéromartyr Méthode, évêque d’Olympe (312) ; sainte Euphrosyne de Souzdal ; saint Hilarion d’Optino (1873) ; saints martyrs Bidzina, Shalva et Elizbar (Géorgie, 1660) ; saints néo-martyrs de Russie : Alexis (Kouznetsov), Pierre (Diakonov) (1918), Amphiloque, évêque de Krasnoïarsk, Jean (Vasiliev), Boris (Bogolepov), Michel (Skobelev), Vladimir (Tchekalov), Benjamin (Blagonadejdine), Constantin (Tverdislov), prêtres, Serge (Vedernikov) (1937).

VIE DU SAINT MARTYR EUMÈNE

Saint martyr Eumène le thaumaturge, évêque de Gortyne (670)

Saint martyr Eumène le thaumaturge, évêque de Gortyne (670)

Dès sa jeunesse, saint Eumène se livra tout entier à une stricte ascèse et à de rudes austérités, auxquelles il joignait heureusement une extrême humilité. Son visage était sans cesse baigné de larmes et personne ne le vit jamais condamner son prochain ou même accepter d’écouter des médisances. Il atteignit un état de vertu si parfait, que les habitants de Gortyne le contraignirent à devenir leur évêque. Docile instrument du Saint-Esprit, il s’acquitta de sa charge avec sagesse, et il accomplit par ses prières de nombreux miracles. De Rome, où il était allé pour illuminer la capitale de ses enseignements divins, il se rendit en Thébaïde, où il mit fin par sa prière à la sécheresse qui régnait, sans avoir voulu accomplir ce miracle. C’est là qu’il s’endormit dans le Seigneur. Les fidèles de la région envoyèrent sa sainte dépouille dans sa patrie, pour qu’elle soit enterrée dans la région montagneuse de Rhaxos2, où se trouvait déjà le corps de son prédécesseur, saint Cyrille [14 juin].

TROPAIRES ET KONDAKION DU JOUR

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Kondakion de saint Eumène, ton 2
Illuminé par la divine clarté, * pontife Eumène et Père bienheureux, * tu nous éclaires, nous qui chantons avec amour * ton illustre et sainte dormition; * car sans cesse tu intercèdes en faveur de nous tous.

Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.

Évangile du jour
(Mc VIII, 1-10)
En ces jours-là, une foule nombreuse s’étant de nouveau réunie et n’ayant pas de quoi manger, Jésus appela les disciples, et leur dit: Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin; car quelques-uns d’entre eux sont venus de loin. Ses disciples lui répondirent: Comment pourrait-on les rassasier de pains, ici, dans un lieu désert? Jésus leur demanda: Combien avez-vous de pains? Sept, répondirent-ils. Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit, et les donna à ses disciples pour les distribuer; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient encore quelques petits poissons, et Jésus, ayant rendu grâces, les fit aussi distribuer. Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.
Ils étaient environ quatre mille. Ensuite Jésus les renvoya. Aussitôt il monta dans la barque avec ses disciples, et se rendit dans la contrée de Dalmanutha.

5 septembre (ancien calendrier) 18septembre (nouveau)

5 septembre (ancien calendrier) 18septembre (nouveau)
Jour de jeûne

Saint prophète Zacharie et juste Elisabeth, parents de saint Jean-Baptiste ; saints martyrs Thathuil et sa sœur Bebaia d’Edesse (98-138) ; sainte vierge-martyre Rhaïs d’Alexandrie (308) ; saints martyrs Urbain, Théodore, Medimnus et leur 77 compagnons à Nicomédie (370) ; saints martyrs Juventin et Maxime d’Antioche (361-363) ; saints martyrs Abdas, Hormiade et Sunin de Perse (environ 424) ; saint Guénébaud, évêque de Laon (555) ; martyre de saint Gleb de Russie, David au saint baptême (1015) ; saint Athanase de Brest-Litovsk, martyrisé par les Latins (1548) ; saints néo-martyrs de Russie : Euthyme (Kotchev) (1937).

VIE DE SAINT ZACHARIE

Saint prophète Zacharie, Basilique SainMarc, Venise, XIIe Siècle

Saint prophète Zacharie, Basilique SainMarc, Venise, XIIe Siècle

Saint Zacharie était prêtre, de la classe d’Abia, et vivait à Jérusalem avec sa femme Élisabeth, de la classe d’Aaron. Tous deux étaient justes et observaient les commandements du Seigneur avec amour. Mais ils étaient restés sans enfants et avaient atteint un grand âge. Un jour où Zacharie remplissait sa charge et qu’il était entré dans le sanctuaire pour y faire brûler l’encens, il vit apparaître, à droite de l’autel des parfums, l’Archange Gabriel. Rayonnant de lumière divine, celui-ci lui annonça que Dieu avait entendu ses prières et celles de son épouse Élisabeth, et qu’il accordait à leur vieillesse un fils qu’ils devraient appeler Jean. L’envoyé de Dieu ajouta : « Il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère et marchera au-devant du Seigneur pour lui préparer un peuple bien disposé »(Lc 1, 16). Zacharie, saisi de stupeur, hésita à croire les paroles de l’ange, aussi celui-ci le frappa-t-il de mutisme jusqu’à la naissance du Précurseur, pour lui apprendre à ne pas douter des promesses divines, lesquelles défient l’ordre de la nature.

Le jour de la naissance de l’enfant, après avoir écrit le nom de Jean sur une tablette, Zacharie recouvra la parole et, rempli de l’Esprit Saint, il entonna alors ce cantique prophétique : Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité son peuple et opéré sa délivrance. Il a suscité pour nous une puissance de salut dans la maison de David son serviteur, ainsi qu’il l’avait dit par la bouche de ses saints prophètes de jadis (…) Et toi petit enfant, tu seras tenu pour un prophète du Très-Haut, car tu précéderas le Seigneur pour lui préparer la voie, pour faire connaître à son peuple le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la bonté miséricordieuse de notre Dieu, avec laquelle il va nous visiter, astre d’en haut à son lever, pour éclairer ceux qui se tiennent dans les ténèbres et l’ombre de la mort, et guider nos pas dans le chemin de la paix (Lc 1, 68sv.).

On raconte en outre qu’après la naissance du Christ, Zacharie ne craignit pas de déclarer ouvertement la virginité de Marie et de montrer qu’elle était vraiment Mère de Dieu, lorsqu’il lui demanda de se placer à l’endroit du Temple où se tenaient ordinairement les vierges. Pour cette raison, il s’attira la haine des Juifs. De plus, lorsque le roi Hérode, qui avait appris la naissance du « Roi d’Israël » et craignait qu’il ne fût un rival usurpant son pouvoir terrestre, envoya ses soldats assassiner les enfants de Bethléem, Zacharie cacha Jean, alors âgé de six mois, avec sa mère Élisabeth, dans une grotte de l’autre côté du Jourdain. Les Juifs saisirent cette occasion pour le dénoncer à Hérode, qui donna l’ordre de le poursuivre jusqu’à l’intérieur du Temple. Il fut assassiné à l’endroit même où il avait placé la Mère de Dieu, et son sang coula jusqu’à l’intérieur du sanctuaire, manifestant ainsi leur forfait devant Dieu. Des prêtres vinrent enlever son corps et l’enterrèrent avec ses pères. À partir de ce moment se produisirent dans le Temple de Jérusalem des prodiges et des signes qui révélaient l’abolition prochaine du culte et de la Loi. Les prêtres n’eurent plus de visions d’anges envoyés par Dieu, la grâce de la prophétie se retira d’eux : ils ne prononcèrent plus d’oracles, ni ne donnèrent au peuple, comme ils le faisaient auparavant, des éclaircissements sur les points difficiles de la Sainte Écriture.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du prophète Zacharie, ton 4
Revêtu des ornements sacerdotaux, * selon la loi de Dieu tu offris saintement * d’agréables holocaustes, Zacharie, * et tu fus un flambeau, un contemplateur des mystères divins; * les signes de la grâce, tu les as manifestés * et le glaive te frappa dans le temple de Dieu. * Prophète du Christ, avec le Précurseur intercède pour que nos âmes soient sauvées.

Kondakion du prophète Zacharie, ton 3
En ce jour le père du Précurseur, * le prophète et prêtre du Très-Haut, Zacharie, * a préparé la table de son mémorial * pour nourrir les fidèles et leur offrir * le vin mêlé de la justice et sainteté. * Acclamons-le comme initié au saint mystère de la grâce de Dieu.

Évangile du jour
(Mc VIII, 1-10)
En ces jours-là, une foule nombreuse s’étant de nouveau réunie et n’ayant pas de quoi manger, Jésus appela les disciples, et leur dit: Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin; car quelques-uns d’entre eux sont venus de loin. Ses disciples lui répondirent: Comment pourrait-on les rassasier de pains, ici, dans un lieu désert? Jésus leur demanda: Combien avez-vous de pains? Sept, répondirent-ils. Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit, et les donna à ses disciples pour les distribuer; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient encore quelques petits poissons, et Jésus, ayant rendu grâces, les fit aussi distribuer. Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.
Ils étaient environ quatre mille. Ensuite Jésus les renvoya. Aussitôt il monta dans la barque avec ses disciples, et se rendit dans la contrée de Dalmanutha.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vendredi de la Seizième semaine après la Pentecôte
Ephésiens 1:7-17, Marc 8:1-10

Après avoir rassasié quatre mille personnes avec sept pains, le Seigneur est monté aussitôt dans une barque, et Il est entré dans les parties de Dalmanutha comme si rien de particulier n’avait été fait. Tel est la véritable manière de faire continuellement du bien, d’en faire continuellement sans prêter attention à ce qui a été fait, et en oubliant toujours ce qui s’est passé, pour tendre vers ce qui est à venir. Cela vient naturellement pour ceux qui sont remplis de bonté.

Tout comme un homme fort soulève des poids lourds sans s’en apercevoir alors qu’un homme faible qui a levé un petit poids n’arrive pas à l’oublier, de même celui qui est fort en bonté, fait tout le bien sans effort, chaque fois que l’occasion se présente, tandis que celui qui est pauvre en bonté ne peut pas le faire sans effort.

Il se souvient du bien, et il ne cesse de s’en souvenir et de le considérer.Un bon cœur aspire à faire le bien, et il n’est pas satisfait tant qu’il n’a pas fait du bien en abondance, comme un homme n’est pas satisfait tant qu’il n’a pas mangé à sa faim.

Alors que la faim se fait sentir, on se souvient du dîner, mais quand la faim est satisfaite, tout est oublié: ainsi avec une personne vraiment bonne, une bonne action vient à l’esprit alors qu’elle n’est pas encore faite, mais une fois qu’elle est faite, elle est oubliée.

Version française Claude Lopez-Ginisty

17 septembre

17 septembre

Après-fête de l’Exaltation de la Croix ; saintes martyres Pistis (Foi), Elpis (Espérance), Agapée (Charité) et leur mère Sophie (vers 137) ; martyre Théodotie (vers 230) et Agathoclée ; 156 martyrs de Palestine, dont les évêques Peleus et Nil, Zénon le prêtre, Patermuthios et Élie (310) ; saint Joachim, patriarche d’Alexandrie (1567) ; saint hiéromartyr Lambert, évêque de Maastricht (704) ; saints néo-martyrs de Russie : Paul (Moïsseev), Théodose (Sobolev), Nicodème (Chtchapkov) et Séraphim (Koulakov), moines (1918) ; Irène (Florov), moniale (1931), Jean (Korotkov) (1941) ; Alexandra (Khvorostianikov), moniale (1943).

STE MARTYRE SOPHIE ET SES TROIS FILLES : FOI, CHARITÉ ET ESPÉRANCE

saintes martyres Pistis (Foi), Elpis (Espérance), Agapée (Charité) et leur mère Sophie (vers 137)

saintes martyres Pistis (Foi), Elpis (Espérance), Agapée (Charité) et leur mère Sophie (vers 137)

Sainte Sophie était une veuve chrétienne et vivait à Rome avec ses trois filles : Foi, âgée de douze ans, Espérance et Charité, âgées toutes deux de dix ans, qu’elle éleva dans la piété. Menées au martyre pour le Christ, les jeunes filles, brillant « de la beauté de la piété », comme il est dit dans leur office, préparées par la prière et les injonctions de leur mère, confessèrent avec courage leur foi devant l’empereur et ne cédèrent point malgré les terribles tortures qu’elles endurèrent. Jetées sur des grilles chauffées à rouge, fixées sur une roue et battues, à tel point que leur corps couverts de blessures partaient en morceaux. Mais, malgré de telles tortures, elles restèrent en vie, et, finalement, elles furent décapitées. Sainte Sophie ressentait intérieurement les souffrances de chacune de ses filles, tourmentée dans son instinct maternel pour tout ce qu’elles avaient subies. Le poids de ses souffrances était encore augmenté par le calme qu’elle devait affecter extérieurement pour encourager ses enfants martyrs. Il lui eût été plus facile de recevoir la palme du martyre avec ses filles, mais le bourreau la laissa en liberté, voulant la faire encore plus souffrir par la perte de ses enfants. Il l’autorisa néanmoins à recueillir les dépouilles des martyres afin de les enterrer. Sainte Sophie après être « restée trois jours auprès des tombes de ses filles dans la prière », décéda sur place.

Jusqu’à la révolution française, les reliques des saintes martyres se trouvaient en Alsace, dans l’église de l’abbaye d’Eschau, où l’évêque Rémi les avait apportées de Rome en 777. En 1792, les reliques disparurent. En 1938, deux nouveaux fragments des reliques furent apportés de Rome à Eschau, où l’on peut les vénérer jusqu’à présent.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Kondakion des saintes martyres, ton 1
Foi, Espérance et Charité, se sont montrées comme les rameaux sacrés de la vénérable Sophie, et ont confondu par la grâce la folle sagesse des païens. Ayant souffert, elles remportèrent la victoire, obtenant du Christ, le Seigneur de l’univers, l’incorruptible couronne des cieux.

Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.

ÉVANGILE DU JOUR
(Mc VII, 24-30)

Jésus, étant parti de là, s’en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sût; mais il ne put rester caché. Car une femme, dont la fille était possédée d’un esprit impur, entendit parler de lui, et vint se jeter à ses pieds. Cette femme était grecque, syro-phénicienne d’origine. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit: Laisse d’abord les enfants se rassasier; car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, lui répondit-elle, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants. Alors il lui dit: à cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. Et, quand elle rentra dans sa maison, elle trouva l’enfant couchée sur le lit, le démon étant sorti.

4 septembre (ancien calendrier)/17 septembre (nouveau)

4 septembre (ancien calendrier)/17 septembre (nouveau)

vavila2

Saint hiéromartyr Babylas, évêque d’Antioche, et avec lui les enfants martyrs : Urbain, Prilidien, (251) ; saint prophète Moïse

Saint hiéromartyr Babylas, évêque d’Antioche, et avec lui les enfants martyrs : Urbain, Prilidien, et Épolonios, et leur mère Christodoula (251) ; saint prophète Moïse ; sainte martyre Ermione, fille de l’apôtre Philippe (117) ; saint martyr Babylas de Nicomédie et avec lui les 84 enfants (IV) ; saint Anthyme l’aveugle, de Céphalonie (1782) ; invention des reliques de saint Joasaph de Belgorod (1911) ; saint hiéromartyr Pierre, métropolite de Dabro-Bosnie (1941) ; saints néo-martyrs de Russie : Grégoire, évêque de Schlisselbourg, Paul (Vasilievsky), Jean (Vasilievsky), Nicolas (Lebedev), Nicolas (Sretensky), Jean (Romachkine), Nicolas (Khvochtchev), Alexandre (Nikolsky), Pierre (Lebedinsky), Michel (Bogorodsky), Élie (Izmaïlov), prêtres, Étienne (Kouskov), moine, Basile (Ejov), Pierre (Lonskov), Étienne (Mitiouchkine) et Alexandre (Blokhine) (1937), martyre Hélène (Tchernova) (1943).

VIE DU SAINT HIÉROMARTYR BABYLAS, ÉVÊQUE D’ANTIOCHE

Le bienheureux Babylas succéda à Zébennos (230-238) sur le siège épiscopal d’Antioche et gouverna en toute sagesse cette métropole de la Syrie pendant une douzaine d’années (238-250). L’empereur de ce temps, homme cruel et inhumain, qui, entre autres forfaits, avait sacrifié aux idoles le fils du roi de Perse qui lui avait été remis en gage de paix, avait également décidé de s’en prendre aux chrétiens et de souiller leurs églises. Lors d’un séjour à Antioche, il voulut entrer dans la cathédrale au moment de la vigile de Pâques. Saint Babylas, qui avait déjà commencé la célébration et était revêtu de ses ornements épiscopaux, se précipita alors, rempli d’un zèle divin, et, écartant les gardes du corps, il se plaça face au souverain, la main tendue vers sa poitrine, et l’empêcha de pénétrer dans le temple de Dieu. Surpris, et craignant de susciter une révolte des chrétiens rassemblés là en grand nombre, l’empereur fit demi-tour sans prononcer une parole. Mais, dès le lendemain, des soldats vinrent arrêter l’évêque pour le conduire au tribunal. Ni les flatteries ni les menaces ne purent ébranler la foi de Babylas. Comme l’interrogatoire tournait à l’avantage des chrétiens, et démontrait qu’avec le Christ, ils ont vaincu le monde, le tyran ordonna de charger le saint évêque de lourdes chaînes autour du cou et aux pieds. Il le fit promener ainsi dans toute la ville, espérant le couvrir de honte devant le peuple. Plein de dignité, saint Babylas s’adressa à l’empereur en disant : « Ces liens, que tu crois être ma honte, sont pour moi un ornement plus éclatant que ta robe de pourpre et ton diadème ! »

Saint Babylas avait pour disciples trois jeunes frères : Urbain, Prilidien et Épolonios qui, par attachement à leur père en Christ, l’avaient suivi jusque dans sa prison. On les fit comparaître eux aussi devant l’empereur qui tenta de leur faire renier le Christ. Mais ces enfants par l’âge étaient de véritables vieillards par la sagesse, et ils ridiculisèrent le tyran et ses vains pouvoirs. Leur mère fut menée au tribunal, où elle montra la même fermeté. L’empereur la fit frapper au visage et ordonna d’infliger à chacun des trois frères autant de coups de verges que le nombre respectif de leurs années. Ayant introduit de nouveau Babylas dans le prétoire, il tenta de lui faire croire que ses disciples avaient renié le Christ et qu’ils étaient prêts à sacrifier aux idoles. Mais l’évêque, sûr de leur foi, convainquit le souverain de mensonge. Cette dernière audace eut pour effet de déclencher la fureur de l’impuissant monarque, qui ordonna de trancher la tête du saint évêque et de ses disciples, leur offrant ainsi un chemin plus rapide vers la patrie céleste. Saint Babylas fut enterré à Antioche et devint le principal protecteur de la cité.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint hiéromartyr Babylas, ton 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * Babylas, pontife et martyr, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu’il sauve nos âmes.

Tropaire du saint prophète Moïse, ton 2
Célébrant la mémoire de ton prophète Moïse, Seigneur, * par ses prières, * nous t’en supplions, sauve nos âmes.

Kondakion du saint hiéromartyr Babylas, ton 8
Comme un héraut de la foi, comme fondement des martyrs, * radieuse, l’Eglise en ce jour te glorifie; * par le crédit que tu possèdes auprès du Christ, * demande-lui de garder en parfaite paix * les fidèles te vénérant, Martyr aux multiples combats.

ÉVANGILE DU JOUR
(Mc VII, 24-30)

Jésus, étant parti de là, s’en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sût; mais il ne put rester caché. Car une femme, dont la fille était possédée d’un esprit impur, entendit parler de lui, et vint se jeter à ses pieds. Cette femme était grecque, syro-phénicienne d’origine. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit: Laisse d’abord les enfants se rassasier; car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, lui répondit-elle, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants. Alors il lui dit: à cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. Et, quand elle rentra dans sa maison, elle trouva l’enfant couchée sur le lit, le démon étant sorti.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Seizième semaine après la Pentecôte
Ephésiens 1:1-9, Marc 7:24-30

Qu’est-ce qui poussa la femme Syrophénicienne à venir vers le Seigneur et à être si insistante dans sa prière? Le bon ordre de ses convictions, car elle était convaincue que le Sauveur avait le pouvoir de guérir sa fille, et elle était venue à Lui, et elle était convaincue qu’Il ne laisserait pas sa prière sans accomplissement, et elle ne cesserait pas de demander…

Les convictions sont la somme de toute la vie, de l’éducation, de la pensée actuelle, des impressions de l’entourage, des enseignements reçus et de divers incidents et activités de la vie. Les pensées travaillent sous l’influence de tout cela, et en viennent à certaines convictions.

Pendant ce temps il faut garder à l’esprit que la vérité de Dieu est partout, et vient de partout dans l’âme de l’homme. La vérité est dans le cœur de l’homme, la vérité de Dieu est gravée dans toutes les créatures.

La vérité de Dieu est dans les coutumes et les dispositions de l’homme, elle est aussi dans ses enseignements, à un degré plus ou moins grand. Mais le mensonge est partout également. Celui qui est de la vérité rassemble la vérité, et il est empli de convictions vraies et salvatrices. Alors que celui qui n’est pas de la vérité ne rassemble que des mensonges, et il est plein de convictions fausses, et d’illusions mortelles. Une personne est-elle dans la vérité ou n’est-elle pas dans la vérité, que tout le monde s’examine lui-même, mais pendant ce temps, le jugement de Dieu attend tout le monde…

Version française Claude Lopez-Ginisty

16 septembre

16 septembre
Jour de jeûne

Après-fête de l’Exaltation de la Croix ; Sainte Euphémie, mégalomartyre à Chalcédoine (304) ; sainte Sébastienne, martyre (86-96) ; sainte martyre Mélitène (138-161) ; saints Victor et Sosthène, martyrs à Chalcédoine (vers 304) ; saint Dorothée d’Égypte (IV) ; saints Joseph et Isaac de Géorgie (808) ; sainte Ludmila, princesse tchèque, martyre (927) ; saint Procope de Sazava en Bohème (1053) ; saint Cyprien, métropolite de Kiev (1406) ; saints néo-martyrs de Russie : Grégoire (Raevsky), prêtre (1937) ; Serge (Lossev), prêtre (1942) ; Koukcha d’Odessa, confesseur (1964).

VIE DE LA SAINTE MÉGALOMARTYRE EUPHÉMIE

Sainte Euphémie, mégalomartyre à Chalcédoine (304)

Sainte Euphémie, mégalomartyre à Chalcédoine (304)

Sainte Euphémie vécut sous le règne de Dioclétien (entre 284 et 305). Elle naquit à Chalcédoine de parents riches et pieux, qui l’éduquèrent dans l’amour du Christ. À cette époque, un certain Priscos, virulent sectateur de Mars, devint proconsul pour l’Asie. À l’occasion de la fête de son dieu, il ordonna, sous peine de mort, que tous les habitants de la région se rendent à Chalcédoine pour le célébrer. Tous les chrétiens s’enfuirent alors par petits groupes dans des maisons isolées ou dans les déserts, afin d’échapper au tyran et de sauvegarder leur foi.
Sainte Euphémie s’était cachée elle aussi, avec quarante-neuf autres chrétiens, parmi lesquels elle brillait par sa vertu et sa sagesse comme un astre étincelant. Ils furent pourtant rapidement découverts et amenés devant le proconsul, qui essaya d’abord de les convaincre en flattant leur jeunesse et leur sagesse. Mais les saints lui rétorquèrent : « Ne perds pas ton temps avec nous, ô gouverneur, ne t’épuise pas en vaines paroles car nous considérons comme la plus grande honte, étant des êtres raisonnables, d’abandonner le seul vrai Dieu qui a fait le ciel et la terre, pour adorer tes dieux insensibles et sans raison. Sache que tes menaces de tortures ne nous effrayent pas, au contraire, elles seront pour nous légères et te montreront la puissance de notre Dieu. » À ces mots, la colère du proconsul s’enflamma, et il fit torturer Euphémie et ses compagnons sans arrêt pendant vingt jours. À l’issue de cette épreuve, comme il constatait que la fermeté de leur foi n’avait été en rien ébranlée, il fit comparaître Euphémie, en qui il avait remarqué la tête du groupe. Comme elle lui avait manifesté sa détermination, il lui fit broyer les membres au moyen de roues de fer ; mais, ayant invoqué le secours de Dieu, la sainte se retrouva bientôt guérie. Priscos ordonna alors d’allumer une fournaise ardente, dont les flammes montaient à plus de quarante-cinq pieds, dans laquelle il fit jeter Euphémie. Là encore, Dieu vint au secours de sa servante et envoya un ange qui écarta d’elle les flammes. Devant ce miracle, ses bourreaux, Sosthène et Victor, se convertirent au Christ, et ils moururent martyrs quelques jours plus tard sous les dents des fauves.
Euphémie fut encore livrée à bien d’autres tourments, mais Dieu l’en délivra chaque fois, afin de montrer combien sa grâce est plus forte que toutes les tortures inventées par la malice des hommes. Ayant été finalement jetée aux fauves, la sainte rendit son âme à Dieu sous la simple morsure d’un ours. Ses parents recueillirent sa sainte dépouille et l’ensevelirent à proximité de la ville. Lorsque la persécution de Dioclétien prit fin, les chrétiens placèrent les reliques de sainte Euphémie dans un sarcophage d’or, qu’ils déposèrent à l’intérieur d’une église qui lui était dédiée. Le jour de sa fête coulait régulièrement de son tombeau un flot de sang frais, qui dégageait un parfum céleste. C’est également auprès de ce tombeau que s’accomplit le miracle du rejet du tome des hérétiques lors du concile de Chalcédoine (451), commémoré le 11 juillet.
Ces précieuses reliques, qui attirèrent pendant des siècles des foules de pèlerins, furent transférées à Constantinople, en 616, lors des invasions perses. Elles sont aujourd’hui conservées intactes dans l’église du Patriarcat, au Phanar.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Tropaire de la mégalomartyre Euphémie, ton 4
Ta brebis Euphémie, ô Jésus, crie d’une voix forte : « Mon époux, c’est Toi que j’aime, c’est pour Te chercher que je combats, c’est avec Toi que je suis crucifiée et ensevelie par Ton baptême. Pour Toi je souffre, afin de régner avec Toi. Pour Toi je meurs, afin de vivre en Toi. Accueille, comme victime sans tache, celle qui par amour est immolée pour Toi ». Par son intercession, ô Miséricordieux, sauve nos âmes.

Kondakion de la mégalomartyre Euphémie, ton 4
En ton martyre tu as bien combattu, * après ta mort tu nous sanctifiés * par les flots de tes miracles, Euphémie; * c’est pourquoi nous vénérons ta sainte dormition, * nous tenant avec foi près de tes reliques sacrées * afin de préserver nos âmes de toute maladie * et de puiser la grâce des miracles auprès de toi.

Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
Toi qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.

ÉVANGILE DU JOUR
(Mc VII, 14-24)

Ensuite, ayant de nouveau appelé la foule à lui, Jésus lui dit: Écoutez-moi tous, et comprenez. Il n’est hors de l’homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller; mais ce qui sort de l’homme, c’est ce qui le souille. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende. Lorsqu’il fut entré dans la maison, loin de la foule, ses disciples l’interrogèrent sur cette parabole. Il leur dit: Vous aussi, êtes-vous donc sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller? Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments. Il dit encore: Ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Jésus, étant parti de là, s’en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sût; mais il ne put rester caché.

Revenir en haut de la page
Jovan Nikoloski