25/07/2017
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Archives de catégorie : Vivre avec l’Église

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Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vingt-Neuvième Dimanche après la Pentecôte
Colossiens 3:4-11 et Luc 17,12-19

Dix lépreux ont été guéris, mais un seul est venu remercier le Seigneur. N’y a-t-il pas généralement une proportion similaire de personnes qui sont reconnaissantes après avoir reçu des bienfaits du Seigneur? Qui n’a pas reçu de bonnes choses, ou plutôt, qu’est-ce que nous avons en nous, ou qui se passe-t-il en nous qui n’est pas bon pour nous? Exactement, tout le monde est-il reconnaissant à Dieu, et tout le monde rend-il grâce pour tout?

Il y a même ceux qui se permettent de demander: « Pourquoi Dieu nous a-t-Il donné l’existence? Il serait préférable pour nous de ne pas exister « Dieu vous a donné l’existence de telle sorte que vous soyez dans la béatitude éternelle; Il vous a donné l’existence comme un don, comme un don qu’il vous a fourni avec tous les moyens pour atteindre la béatitude éternelle.

Cette œuvre dépend de vous: il vous suffit de travailler un peu pour cela. Vous dites: « Mais je n’ai seulement des afflictions, seulement de la pauvreté, des maladies, des malheurs. » Eh bien, ce sont aussi quelques-uns des moyens de parvenir à la béatitude éternelle.

Soyez patients. Votre vie est inférieure à un moment par rapport à l’éternité. Même si vous avez eu à souffrir sans cesse toute votre vie, par rapport à l’éternité, ce n’est rien, et vous avez encore des moments de consolation. Ne regardez pas le présent, mais ce qui est préparé pour vous à l’avenir, et préoccupez-vous de vous rendre digne de cela; alors vous ne verrez pas les afflictions. Ils seront tous engloutis par l’espoir inconditionnel des consolations éternelles, et vos lèvres ne cesseront jamais de rendre grâces.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Samedi de la Vingt-Neuvième Semaine après la Pentecôte
I Corinthiens 2:6-9; Matthieu 22:15-22

Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu les choses qui sont à Dieu, rendez à chacun ce qui lui appartient. De là vient une loi: ne sois pas agréable à Dieu d’une seule manière, mais de toutes les façons que tu peux et dois Lui être agréable; dirige toutes tes forces et par tous les moyens à servir Dieu.
Ayant dit de rendre à César ce qui appartient à César, le Seigneur a montré qu’une telle œuvre Lui est agréable. Si par les choses qui sont à César, tu comprends toutes les routines de la vie terrestre en général qui sont nécessaires et essentielles, et par les choses qui sont de Dieu, toutes les routines de l’Eglise établies par Dieu, alors de là, il s’avère que tous les chemins de nos vies sont remplis de moyens de salut. Il suffit de prendre garde et de tout utiliser, et d’agir partout en conformité avec la volonté de Dieu, comme Dieu le veut de toi et le salut pour toi est à portée de main. Tu peux faire en sorte que pas un seul pas ne soit fait sans un acte agréable de Dieu, et par conséquent, qu’il ne devienne un pas vers le salut, car le chemin du salut procède sur ​​le chemin de la volonté de Dieu. Marche en présence de Dieu, prends garde, discerne et fais immédiatement sans apitoiement sur soi cet acte, que te montre ta conscience à chaque instant donné.

Version française Claude Lopez-Ginisty

18 décembre

18 décembre
Carême de la Nativité

Saint Sébastien et ses compagnons de martyre à Rome : saint Nicostrate et son épouse sainte Zoé, saint Castor, saint Tranquilinus, prêtre, ses fils : saints Marcellin et Marc, diacres, saint Claude, gardien des prisons, son fils saint Symphorien, son frère saint Victorin, et saints Tiburce et Castule (vers 287) ; saint Gatien, évêque de Tours (304) ; saint Modeste, archevêque de Jérusalem (vers 634) ; saint Flavit, ermite à Sens (VIème s.) ; saint Désiré, moine à Fontenelle (vers 700) ; saint Florus, évêque d’Amasie dans l’Hélénopont (VIIème s.) ; saint Michel le Syncelle, confesseur (vers 845) ; St Sébastien de Sokhot (vers 1500) ; saint Daniel, ermite de Voronets (1496) ; saint Siméon de Verkhoturye (1642) ; saints néo-martyrs de Russie : Victor (Matveev) (1937) ; Thaddée, archevêque de Tver, Nicolas, archevêque de Veliki-Oustioug, Élie (Benemansky), Jean (Mironsky), Vladimir (Preobrajensky) et Nicolas (Kobranov), prêtres (1937) ; Serge (Astakhanov), diacre et Vera (Truks) (1942).

SAINT SÉBASTIEN

Saint Sébastien (vers 287)

Le glorieux martyr du Christ Sébastien naquit à Narbonne au sein d’une illustre famille romaine et fut élevé à Milan. Ses grandes qualités l’amenèrent à devenir un des favoris de l’empereur Carin (vers 283), qui le nomma commandant de la première cohorte prétorienne. Malgré les honneurs et la frivolité de la vie de cour, Sébastien était en secret disciple du Christ, et il profitait de ses privilèges pour rendre visite aux chrétiens enfermés dans les prisons, afin de les réconforter et de les encourager à mener jusqu’au bout le combat de la foi. Un grand nombre de martyrs lui furent ainsi redevables de ne pas avoir faibli devant les supplices.

Deux jeunes chrétiens romains de haute condition, Marc et Marcellin, avaient été arrêtés sur l’ordre du préfet Chromace et avaient été soumis à toutes sortes de tortures, avant d’être finalement condamnés à mort. Pendant tout le mois qui précéda le jour prévu pour l’exécution, les deux saints combattants du Seigneur furent soumis à une épreuve plus redoutable encore : les larmes et les supplications de leurs jeunes épouses et de leurs parents qui les suppliaient de ne pas les abandonner. Il s’en fut de peu que l’amour pour leurs proches et les liens de la chair ne fissent céder ceux qui avaient si vaillamment résisté à la torture. Mais Sébastien se présenta à temps dans leur cachot. Il déjoua cette ruse du diable et les encouragea à supporter la peine de quelques instants pour obtenir la gloire et la joie éternelles avec tous les saints. Il réussit même à convertir leurs parents païens, Tranquilinus et Marcia, en les guérissant d’une maladie. La parole et le zèle apostolique du saint général amenèrent aussi à la foi le greffier Nicostrate et sa femme Zoé, qui entraînèrent à leur tour leur ami Claude, haut fonctionnaire de la cour, et bien d’autres païens qu’ils rassemblèrent dans leur maison pour recevoir l’enseignement de Sébastien, scellé par le saint baptême que leur conféra le prêtre Polycarpe, en tout soixante-huit personnes.

Lorsque le jour prévu pour l’exécution de Marc et Marcellin arriva, leur père Tranquilinus se présenta devant le préfet, lui révéla sa conversion et prononça des paroles si convaincantes que Chromace, l’écoutant avec attention, eut le cœur attendri et adhéra à son tour à la foi. Le lendemain, devant Sébastien et Polycarpe, il renversa avec zèle et conviction toutes les idoles qui se trouvaient dans sa maison. Son fils Tiburce, impressionné par la conversion de son père, restait pourtant indécis et n’osait pas encore renoncer à ses superstitions. Il proposa aux saints un marché, et leur promit de les suivre et de détruire ses idoles si son père guérissait d’une maladie qui l’engourdissait et le menaçait de complète paralysie. Chromace, oubliant son mal, n’avait mis aucune condition à sa conversion, aussi reprocha-t-il à Tiburce ses doutes et voulut-il l’empêcher de persévérer dans sa proposition. Mais une lumière venue du ciel l’enveloppa soudain et l’on entendit une voix dire : « Bienheureux es-tu, car tu as cru au Christ, qui maintenant m’envoie pour te guérir. » Tiburce, stupéfait devant cette guérison miraculeuse, alla se jeter aux pieds des saints martyrs pour leur demander pardon, et il reçut bientôt le saint baptême en même temps que son père et toute leur maisonnée.

Plein de joie à la nouvelle de ces conversions, l’archevêque de Rome, Gaius (283-296), vint embrasser les nouveaux frères et leur annonça qu’un autre préfet, chargé de les mettre à mort, allait bientôt être nommé. Aussi leur recommanda-t-il de se répartir en deux groupes : les uns, avec Sébastien à leur tête, restant à Rome pour s’offrir à la mort pour le Christ, et les autres, avec Polycarpe, devant aller chercher refuge au loin. Les uns et les autres rivalisaient pour rester avec Sébastien, persuadés que le martyre est la voie royale pour parvenir au Royaume de Dieu. Finalement, ils se soumirent aux ordres du prélat, excepté le jeune Tiburce qui obtint de se joindre à ceux qui restaient. Marc et Marcellin furent alors ordonnés diacres, leur père Tranquilinus élevé au sacerdoce, et Sébastien fut institué le chef de cette cohorte de martyrs. Ils cessèrent dès lors toute activité profane et attendirent dans la ville que l’on vienne les arrêter, en persévérant nuit et jour dans le jeûne, la prière et les cantiques d’action de grâces. Beaucoup se présentaient à eux et étaient guéris des maux qui affligeaient leurs âmes ou leurs corps.

La première victime du groupe fut la bienheureuse Zoé. Arrêtée alors qu’elle se rendait à l’église, elle fut suspendue la tête en bas et mourut asphyxiée par une fumée nauséabonde, et son corps fut ensuite jeté dans le Tibre. Vint ensuite le tour de Tranquilinus qui, après avoir été lapidé, fut noyé dans le fleuve. Nicostrate et Claude, qui étaient partis à la recherche des corps de leurs compagnons, furent eux aussi arrêtés sur les bords du Tibre. On les mena devant le nouveau préfet, puis devant l’empereur qui les fit exécuter à coups de verges et jeter à l’eau. Tiburce, quant à lui, dénoncé par un faux chrétien, fut placé sur des charbons ardents et, après une belle apologie de la Foi, il mourut décapité. Castule, qui cachait les saints dans sa demeure, fut enterré vivant, et les deux frères Marc et Marcellin, après avoir supporté avec joie diverses tortures, moururent le côté percé de lances.

Saint Sébastien restait le dernier de tous, impatient de rejoindre lui aussi le Seigneur dans la Terre des Vivants. Traduit devant l’empereur, il témoigna de la Vérité avec un calme majestueux et rétorqua au souverain, qui l’accusait de s’opposer à son pouvoir, qu’il avait toujours prié pour le salut de l’Empire. La sentence de mort ayant été prononcée, il se rendit jusqu’au lieu de l’exécution, accompagné d’une grande foule. Attaché à un poteau, il fut livré comme cible à une troupe d’archers. Le corps percé de flèches « comme un hérisson de ses piquants », on le laissa pour mort, baignant dans son sang, mais il fut recueilli par une dame chrétienne. Providentiellement guéri, saint Sébastien alla se présenter à nouveau devant le tyran qui, saisi de stupeur en le voyant apparaître, ordonna de l’emmener au cirque. Après l’avoir assommé à coups de massue, les bourreaux mirent son corps en lambeaux devant le peuple déchaîné, puis allèrent le jeter dans la décharge publique, pour que les chrétiens ne puissent le vénérer.

Le soir même de cette exécution, une pieuse chrétienne de Rome reçut dans une vision l’ordre de récupérer le corps de saint Sébastien. Elle l’ensevelit dans une crypte (catacombe), au-dessus de laquelle une église fut bâtie en son honneur, lorsque saint Constantin le Grand eut rétabli la paix. C’est auprès de ce tombeau qu’eurent lieu pendant de longs siècles quantité de miracles par l’intercession du saint martyr.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint martyr, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur ont reçu de toi, * notre Dieu, la couronne d’immortalité pour le combat qu’ils ont mené; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion de saint Daniel, ton 8
Ayant mené sur terre la vie des anges, tu t’es fait un exemple pour tes disciples ; par la prière, le jeûne continuel et les veilles, tu t’es rendu digne d’être établi dans la demeure des justes, saint et vénérable Daniel révérant Dieu, splendeur des ermites et gloire des moines.

Évangile du jour
(Lc XXI, 37- XXII, 8)

Pendant le jour, Jésus enseignait dans le temple, et il allait passer la nuit à la montagne appelée montagne des Oliviers. Et tout le peuple, dès le matin, se rendait vers lui dans le temple pour l’écouter. La fête des pains sans levain, appelée la Pâque, approchait. Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient les moyens de faire mourir Jésus; car ils craignaient le peuple. Or, Satan entra dans Judas, surnommé Iscariot, qui était du nombre des douze. Et Judas alla s’entendre avec les principaux sacrificateurs et les chefs des gardes, sur la manière de le leur livrer. Ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l’argent. Après s’être engagé, il cherchait une occasion favorable pour leur livrer Jésus à l’insu de la foule. Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant: Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Vingt-Neuvième Semaine après la Pentecôte
Tite 1:5-2:1; Luke 20:9-18

La parabole de la vigne représente l’Eglise de l’Ancien Testament, les vignerons sont la hiérarchie de l’époque. Parce qu’elle ne remplissait pas sa mission, une sentence a été prononcée contre elle: s’emparer de sa vigne et la donner aux autres. Ces autres ont d’abord été les saints apôtres, puis leurs successeurs, les évêques avec tous les prêtres.

La vigne de Dieu est la même depuis le commencement du monde, et le but de ses vignerons a été, est et sera le même jusques à la fin du monde: apporter le fruit de la vigne (les âmes sauvées) au Seigneur. Telle est la tâche de la hiérarchie chrétienne, et donc, notre tâche. Nous pouvons tous voir l’ampleur de son accomplissement. Que peut-on répondre à cela? A propos de beaucoup de choses-gloire à Dieu! Mais concernant beaucoup, beaucoup de choses, on ne peut s’empêcher de désirer mieux. Cela concerne en particulier la prédication de la Parole de Dieu.

Quelque part la prédication se fait entendre, et pourtant il ne s’agit que d’un couteau de taille dans les mains des vignerons de la vigne de Dieu. Que ceci ne soient pas accompli en nous: Le maître de la vigne viendra, et fera périr ces vignerons, et Il donnera la vigne à d’autres. Mais que faire si ces autres devaient, de leur propre chef, faire irruption et détruire non seulement les vignerons, mais la vigne elle-même…

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vendredi de la Vingt-Neuvième Semaine après la Pentecôte
Ephésiens 1:16-23; Luc 12:32-40

Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées. Nous devons être prêts à toute heure, car on ne sait pas quand le Seigneur viendra, que ce soit pour le Jugement dernier, ou pour vous emmener d’ici, cela revient au même pour vous.
La mort décide de tout. Après viennent les résultats de votre vie, vous pouvez être contents de ce que vous avez cherché à gagner pour toute l’éternité. Si vous cherché ce qui est bon, votre sort sera bon; si vous demandé ce qui est mal, votre sort sera mauvais. Cela est aussi vrai qu’il est vrai que vous existez.

Tout cela pourrait être décidé dès ce moment-là, en ce moment même, alors que vous lisez ces lignes, et puis, la fin pour tous: un sceau sera posé sur votre existence, que personne ne peut enlever. C’est une chose à laquelle il faut penser!

Mais on ne cesse d’être étonné de voir comment les gens pensent peu. Quel est ce mystère qui nous enserre! Nous savons tous que la mort est au tournant, qu’il est impossible d’y échapper, mais en attendant, presque personne n’y pense et elle viendra tout à coup et nous saisira. Même dans ce cas… Même quand une maladie mortelle s’empare d’une personne, elle ne peut toujours pas croire que la fin est venue.

Que les psychologues parlent de ceci sous un aspect scientifique; dans l’aspect moral, il est impossible de ne pas voir ici une incompréhensible auto-illusion, étrangère seulement pour celui qui est lui-même vigilant.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mercredi de la Vingt-Neuvième Semaine après la Pentecôte
II Timothée 4:9-22 et Luc 20:1-8

Les prêtres, les scribes et les anciens ne croyaient pas au Seigneur. Afin de les élever à la foi, Il leur a posé une question: le baptême de Jean, était-il du ciel, ou des hommes? Raisonnez sur cela, sans partialité et votre raisonnement vous amènera à la foi. Ce qui est dit au sujet de Jean apparaissant, peut être dit à propos de tout événement qui accompagne la venue du Seigneur dans la chair, et au sujet de Sa venue elle-même, et tout ce qui est en rapport avec elle.

Que chacun raisonne sur tout cela, la conclusion sera la même: « Vraiment cet homme était Fils de Dieu. » Des pensées diverses peuvent venir, il y a risque de confusion, ce qui semble être des incongruités peut être rencontré, mais à la fin de toutes les investigations, une conviction universelle se fera jour: à savoir qu’il est impossible de penser autrement que ne le montre les Evangiles et les écrits apostoliques. Grand est le mystère de la piété: Dieu se manifeste dans la chair (I Tim 3:16).

Cela reste un mystère, mais il sera clair pour l’esprit en fonction de la nécessité morale que l’esprit lors de cette investigation s’appliquera à lui-même, de confesser de cette façon, et d’aucune autre manière. Les incroyants, ou bien ne se posent pas de questions comme il le faut, ou bien enquêtent superficiellement, avec un esprit qui leur est étranger, ou bien encore acceptent un cadre misérable de l’esprit qui est opposé à ce que la foi exigerait.

La réfutation la plus insignifiante de la foi est suffisante pour eux, afin de justifier leur incrédulité. Les paroles des incroyants ébranlent les croyants, parce que les croyants sont satisfaits d’une foi simple, et ne recherchent pas d’éclaircissements sur les fondements de la foi. Ces paroles les surprennent, c’est pourquoi ils sont ébranlés.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mardi de la Vingt-Neuvième Semaine après la Pentecôte
II Timothée 3:16:4-4; Luc 19:45-48

Ma maison est la maison de prière. Et en effet, il suffit d’entrer dans une église, et elle vous appelle déjà à la prière. Tout y est disposé et fait dans le but de disposer et d’aider la prière. Par conséquent, si vous voulez attiser la prière dans votre cœur, allez plus souvent à l’église de Dieu.

A la maison, vous ne prierez pas comme vous pouvez le faire à l’église. Il y a ceux qui prient chaleureusement à la maison aussi, mais s’ils prient de cette façon à la maison, combien plus haute sera leur prière dans l’Église? Mais quand vous êtes dans l’église, ne soyez pas là seulement dans le corps, mais plutôt dans l’esprit. Tenez-vous là où tout est plus calme, et voyant le Seigneur devant vous en votre esprit, répandez devant lui votre âme.

Chassez les rêveries au loin, ne permettez pas aux préoccupations d’interférer, et ne prenez en compte une seule activité, l’œuvre de la prière. Elevez votre âme lourde vers le haut, et brisez sa grossièreté par la contemplation des choses divines. Si vous avez des péchés sur la conscience, retirez-les de vous par le repentir et la promesse de vous amender.

Si votre conscience n’est pas satisfaite, ajoutez des actes d’abnégation et d’amour. Debout dans l’église, préparez-vous à l’attitude que vous aurez à l’extérieur de l’église pour le reste du temps, préparez-vous à ne jamais vous éloigner du Seigneur dans la pensée, mais à le voir toujours avant vous, afin que vos pas ne s’écartent pas de la voie droite pour aller vers la mauvaise voie.

Alors, quand vous viendrez à l’église il sera plus facile pour vous d’être comme il convient d’y être. Vous tenant de manière appropriée à l’église il sera plus facile pour vous de maintenir votre attention devant le Seigneur lorsque vous serez en dehors de l’église… Ainsi, votre [état de] respectueux dans le Seigneur se développera de plus en plus. Que pourrait-on désirer de plus?

Version française Claude Lopez-Ginisty

14 décembre

14 décembre
Carême de la Nativité
Saints Thyrse, Leucius et Callinique, martyrs à Césarée de Bithynie (251) ; saints Philémon, Apollonius, Arien et Théoctiste, martyrs en Égypte (287) ; saint Nicaise, évêque de Reims, sa soeur, sainte Eutropie, et deux compagnons, martyrs à Reims (407) ; saint Lupicin, évêque de Vienne (IVème s.) ; saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers, hymnographe (610) ; saint hiéromartyr Nicolas (Kovalev), prêtre (1937).

SaintS THYRSE, LEUCIUS ET CALLINIQUE

Saints Thyrse, Leucius et Callinique, martyrs à Césarée de Bithynie (251) ; fresque du Patriarcat de Peć (Serbie) XIVe siècle

Pendant la persécution de Dèce (vers 250), le gouverneur Cumbricios avait été envoyé dans la région de Nicomédie, Nicée et Césarée de Bithynie pour arrêter les chrétiens. Révolté devant la conduite sanguinaire du magistrat, un chrétien de bonne condition de Césarée, Leucios, se présenta devant lui, en disant avec colère : « Chien insatiable, jusques à quand verseras-tu le sang comme l’eau d’une fontaine, en contraignant les paisibles disciples du Christ à adorer des pierres et des morceaux de bois inanimés comme si c’étaient des dieux ? » Furieux devant une telle audace, le gouverneur le fit arrêter, lui fit déchirer la chair à coups de verges et, sans plus de jugement, ordonna à ses bourreaux de le décapiter.

La nouvelle de cette exécution remplit de terreur les chrétiens qui cherchèrent refuge dans les montagnes et les cavernes. Le vaillant Thyrse au contraire se rendit alors auprès du tyran et lui demanda une entrevue. Avec patience et conviction, il essaya de lui montrer combien il est déshonorant pour les hommes doués de raison d’adorer les êtres qui en sont privés et les phénomènes naturels. Il appuyait patiemment ses arguments par le témoignage des saintes Écritures, mais bien en vain. Cumbricios, insensible à tout discours, n’exigeait que l’obéissance aveugle aux ordres de l’empereur. Pieds et poings liés, Thyrse fut alors livré à la sauvagerie des bourreaux. Ils le frappèrent jusqu’à l’épuisement, lui écrasèrent les chevilles, lui crevèrent les yeux, lui versèrent du plomb en fusion sur le corps, mais le saint resta invinciblement protégé par la grâce, comme par une invisible cuirasse, et renversa même les idoles par sa prière. De retour dans son cachot, il reçut la visite du Seigneur lui-même, qui l’encouragea au combat et le mena auprès de l’évêque pour recevoir le saint baptême, en préparation du « second baptême », dans le sang du martyre.

Comme un envoyé de l’empereur, Silvain, était venu en inspection à Apamée de Bithynie, Cumbricios voulut lui prouver son zèle, et il soumit Thyrse à de nouveaux supplices, mais sans plus de succès. L’athlète du Christ resta insensible aux tourments et prédit la mort prochaine des deux impies. Un troisième magistrat, Babdos, vint leur succéder et fit à son tour torturer l’invincible Thyrse. Jeté à la mer dans un sac, il fut encore sauvé par l’intervention d’un ange, puis fut conduit d’Apamée à sa patrie, Césarée de Bithynie, pour y être offert en pâture aux fauves. Mais là encore, les persécuteurs essuyèrent une cuisante défaite, car les lions vinrent jouer aux côtés de Thyrse et lui lécher les pieds.

Alors que le gouverneur avait transféré saint Thyrse à Apollonias de Bithynie, pour le soumettre à de nouveaux tourments, devant les merveilles accomplies par Dieu, un prêtre des idoles, nommé Callinique, réalisa que si une telle puissance est accordée aux chrétiens, elle ne peut venir que d’un Dieu unique, Créateur et Souverain de toutes choses. Il se présenta devant le tyran et lui démontra avec ironie la vanité du culte officiel. Aussitôt arrêté et condamné à mort avec Thyrse, il fut décapité, tandis que Thyrse, enfermé dans un étroit coffre de bois, était lentement scié, des heures durant, par les bourreaux.
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints martyrs, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion des saints martyrs, ton 4
Ces flambeaux de l’Eglise, les Martyrs, * nous les célébrons par des hymnes sacrées, * tous ensemble réunis en ce jour * nous les chantons, car ils sont * les victorieux athlètes du Christ notre Dieu.

Évangile du jour
(Lc XX,27-44)

Quelques-uns des sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, s’approchèrent, Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit: Si le frère de quelqu’un meurt, ayant une femme sans avoir d’enfants, son frère épousera la femme, et suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait sept frères. Le premier se maria, et mourut sans enfants. Le second et le troisième épousèrent la veuve; il en fut de même des sept, qui moururent sans laisser d’enfants. Enfin, la femme mourut aussi.
A la résurrection, duquel d’entre eux sera-t-elle donc la femme? Car les sept l’ont eue pour femme. Jésus leur répondit: Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris; mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Que les morts ressuscitent, c’est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Or, Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants; car pour lui tous sont vivants. Quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent: Maître, tu as bien parlé. Et ils n’osaient plus lui faire aucune question. Jésus leur dit: Comment dit-on que le Christ est fils de David? David lui-même dit dans le livre des Psaumes: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. David donc l’appelle Seigneur; comment est-il son fils?

1er décembre (ancien calendrier)/14 décembre (nouveau)

1er décembre (ancien calendrier)/14 décembre (nouveau)

Carême de la Nativité

Saint Nahum, prophète (vers 600 av. J.-C.) ; saint Philarète le Miséricordieux de Paphlagonie (792) ; Sainte Florence, recluse à Comblé (367) ; saint Léonce, évêque de Fréjus (433) ; saint Ananias le Persan, martyr ; Saint Domnole, abbé de Saint-Laurent, évêque du Mans ( 581) ; saint Airy (ou Agéric, Aguy), évêque de Verdun (vers 590) ; saint Eloi, évêque de Noyon et de Tournai (660).

LE SAINT PROPHÈTE NAHUM

Saint Nahum, prophète (vers 600 av. J.-C.)

Le saint prophète Nahum était originaire d’Elqosh en Galilée et appartenait à la tribu de Syméon. Il vécut au VIIe siècle avant notre Seigneur et prophétisa l’anéantissement prochain de Ninive, la capitale du royaume d’Assyrie, par le roi des Mèdes (en 612), et la restauration du royaume de Juda. Septième des Petits Prophètes, son bref livre décrit avec grandeur le déchaînement de la colère du Seigneur contre les ennemis de son peuple : Il a pour chemin la tempête et l’ouragan, et la nuée est la poussière de ses pieds… Il fait trembler les montagnes et se fondre les collines ; la terre se soulève devant lui, ainsi que le monde et tous ses habitants. Mais le prophète proclame aussi la tendresse de Dieu pour ses élus : Le Seigneur est bon ; Il est un refuge au jour de la détresse et Il connaît ceux qui se confient en lui. De loin, il voit venir Celui qui doit apporter la paix définitive au peuple de Dieu : le Christ. Voici sur les montagnes, les pieds d’un messager de bonne nouvelle qui annonce la paix. Le nom du prophète était lui-même une prédiction de la miséricorde de Dieu, car il signifie « repos », « consolation ». Après avoir accompli sa mission, le saint prophète Nahum s’endormit en paix et fut enseveli dans la terre de ses pères.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint prophète, ton 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Nahum, * par ses prières, * nous t’en supplions, sauve nos âmes.

Kondakion du saint prophète, ton 4
Ton cœur très-pur, illuminé par l’Esprit, * fut le siège d’une brillante prophétie; * tu vis comme proche ce qui était éloigné, * c’est pourquoi nous te vénérons, * illustre Nahum, prophète bienheureux.

Évangile du jour
(Lc XX, 37-44)
Que les morts ressuscitent, c’est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Or, Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants; car pour lui tous sont vivants. Quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent: Maître, tu as bien parlé. Et ils n’osaient plus lui faire aucune question. Jésus leur dit: Comment dit-on que le Christ est fils de David? David lui-même dit dans le livre des Psaumes: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. David donc l’appelle Seigneur; comment est-il son fils?

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Lundi de la Vingt-Neuvième Semaine après la Pentecôte
II Timothée 2:20-26; Luc 19:37-44

Le peuple crie: « Hosanna! » alors que le Seigneur pleure. Ne se produit-il pas quelque chose de semblable lors de nos célébrations religieuses? En ces jours-là, ce que l’on voyait était solennel, mais le Seigneur regardait ce qui était dans l’âme invisible, et Il vit que cela incitait à pleurer.

Pour nous aussi, la fête est toujours visiblement festive, mais l’humeur intérieure de chacun est-elle ainsi? L’un n’a pas la compréhension de tous de la puissance et de la signification des jours de fêtes, un autre ressent confusément quelque chose d’obscur, mais ne voit rien clairement, tandis qu’un autre encore reste à peu près inaperçu, mais son sentiment et son humeur sont dignes de la fête qui se déroule.

Nos fêtes demandent beaucoup de sacrifices. Mais combien d’entre elles sont-elles destinées au Seigneur et à nos frères et sœurs? Aucune, ou la partie la plus insignifiante; le ventre et la vaine précipitation en prennent la quasi-totalité.

Cela ne peut pas être caché au Seigneur, et il n’est pas surprenant si, pour parler d’une manière humaine, Il pleure quand nous prononçons nos exclamations festives. Voilà ceux qui sont rachetés, justifiés, adoptés comme fils!… Ils ont fait une promesse, pris sur eux l’obligation de marcher dans l’esprit et de ne pas se laisser aller à la concupiscence de la chair, tandis qu’ici que se passe-t-il entre eux? Les fils du royaume sont pires que les plus vils esclaves!…

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Dimanche de la Vingt-Huitième Semaine après la Pentecôte
Ephésiens 6:10-17; Luc 13:10-17

En la fête de l’Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple, « Le Christ est né » est chanté pour la première fois, en préparation des croyants pour accueillir dignement la fête de la Nativité du Christ.

Ayant compris cette inspiration, agissez en conséquence. Plongez profondément dans le mystère de l’incarnation du Fils unique de Dieu, montez à ses débuts dans le conseil pré-éternel de Dieu quant à l’existence du monde et de l’homme en lui; voyez son reflet dans la création de l’homme, accueillez avec joie la première nouvelle de celle-ci immédiatement après la chute, voyez rationnellement sa révélation progressive dans les prophéties et les préfigurations de l’Ancien Testament.

Comprenez comment et qui s’est préparé à recevoir le Dieu incarné, sous l’influence des Divines institutions et activités éducatives en Israël-passez, si vous le voulez, à travers les frontières pour aller vers le peuple de Dieu et là, cueillez les rayons de la lumière de Dieu, qui brille dans les ténèbres, et réfléchissez dans quelle mesure ceux qui sont choisis parmi toutes les nations ont atteint le pressentiment de la manifestation inhabituelle de la Providence de Dieu pour le peuple.

Ce sera une préparation mentale. Mais maintenant, le jeûne a commencé-recueillez-vous en vue de vous préparer à la communion, allez vous confesser et communiez aux Saints Mystères du Christ: ce sera une préparation active et vivante.

Si, en raison de tout cela, le Seigneur vous accorde de sentir la puissance de Sa venue dans la chair, alors, lorsque le jour de fête sera venu, vous le fêterez non pas par une joie qui vous est étrangère, mais comme celle de votre propre chair et de votre propre sang.

Version française Claude Lopez-Ginisty

13 décembre

13 décembre
Carême de la Nativité – Dispense de poisson

Dimanche des Ancêtres
Saints Auxence, Eustrate, Eugène, Mardaire et Oreste, martyrs en Arménie (302) ; sainte Lucie, martyre à Syracuse (304) ; saint Aubert (ou Albert), évêque de Cambrai et d’Arras (vers 668) ; saint Josse, prêtre à Saint-Omer (669) ; sainte Odile, abbesse en Alsace (vers 720) ; saint Arcadius de Novy Torg (XIème s.) ; saint Mardaire, reclus des Grottes de Kiev (XIIIème s.) ; saint hiéromartyr Gabriel, patriarche de Serbie (1659) ; saint Dosithée, métropolite de Moldavie (1693) ; saint Germain d’Alaska (1836) et des premiers martyrs de l’Église Orthodoxe en Amérique, saint Juvénal (1796) et saint Pierre l’Aléoute (1815).

LES ANCÊTRES DU SEIGNEUR

Les Ancêtres du Seigneur

La préparation la plus importante pour la Nativité du Christ est constituée par les offices des deux derniers dimanches précédant cette fête, qui sont consacrés à la mémoire des ancêtres du Sauveur selon la chair et, en général, à tous les justes de l’Ancien Testament qui attendaient la venue de Celui-ci. L’un de ces dimanches est appelé celui des « ancêtres » et l’autre, celui des « pères ». En fait, le premier a reçu son appellation (en grec « Πропатόрων ») parce qu’il précède le second (« Παтέрων »), mais tous deux célèbrent, sans différence, tous les justes de l’Ancien Testament. Certains des « ancêtres » font l’objet de louanges particulières, par exemple : « Honorons Adam le premier, couronné d’honneur par la main du Créateur » ; « Le Dieu et Seigneur de l’univers agréa les dons offerts par Abel avec une âme pleine de noblesse » ; « Enoch, ayant été agréable au Seigneur fut enlevé en gloire, étant plus fort que la mort ». Le sens de la fête est exprimé de la façon la plus concise dans son tropaire, qui mentionne trois traits distinctifs chez les ancêtres du Seigneur, qui se trouvent en dépendance les uns des autres : 1) leur foi, 2) le fait que par eux le Christ s’est « fiancé » à l’Eglise des païens ; Il a, en quelque sorte, rassemblé des païens pour les appeler à Son Eglise (nombre des ancêtres du Seigneur n’appartenaient pas au peuple élu), et 3), le fait que de leur semence provenait la Très Sainte Vierge Marie qui, cependant, enfanta elle-même le Christ sans semence. Les mélodies du dimanche des saints ancêtres sont plus tristes que joyeuses (par exemple le 2ème ton utilisé pour le tropaire). Ceci reflète la langueur avec laquelle on attendait la venue du Christ.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche du 3ème ton
Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-Né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande miséricorde.

Tropaire des saints Ancêtres, ton 2
Par la foi tu as justifié les Ancêtres, en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. Ces saints sont fiers, dans la gloire, car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, celle qui t’a engendré virginalement. Par leurs supplications, ô Christ Dieu, sauve nos âmes.

Kondakion des saints Ancêtres, ton 6
Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré l’image faite de main d’homme, mais fortifiés par l’Essence indescriptible, dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. Hâte-Toi, ô Miséricordieux, viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon Ta volonté.

Évangile du jour
(Lc XIV,16-24)

Le Seigneur dit: Un homme donna un grand souper, et il invita beaucoup de gens. À l’heure du souper, il envoya son serviteur dire aux conviés: Venez, car tout est déjà prêt. Mais tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier lui dit: J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir; excuse-moi, je te prie. Un autre dit: J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer; excuse-moi, je te prie. Un autre dit: Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne puis aller. Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur: Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. Le serviteur dit: Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place. Et le maître dit au serviteur: Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d’entrer, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Samedi de la Vingt-Huitième Semaine après la Pentecôte
Galates 5:22-6:2; Luke 10:19-21

Je te remercie, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. Voici le jugement sur la sagesse et l’intelligence humaines. Nous pouvons voir cela se produire. La révélation est désormais sous nos yeux dans l’Écriture Divine, et les intelligents la lisent, mais ne la comprennent pas. On ne peut que s’émerveiller: c’est écrit simplement, mais pour eux tout semble différent de ce qui est écrit, ils sont comme aveuglés. Les enfants voient et comprennent, mais pour les autres ce qui est révélé est caché. Il a plu au Père céleste de l’établir ainsi, par conséquent il n’est pas nécessaire d’en débattre.

Si ce qui était une nécessité vitale n’avait pas été révélé à tous, alors les intelligents pourraient encore faire des objections, mais cela a été révélé-venez prenez en votre part-c’est pourquoi cela a été révélé.

Devenez seulement un petit enfant. « Comment-moi? » dites-vous, « pas question! » Eh bien, comme vous le souhaitez; restez sages et intelligents, ne comprenant, cependant, rien d’une nécessité vitale et ne contenant pas [cette révélation] dans votre tête, errant au milieu des fantômes et des illusions nées de l’ostentation votre intelligence, et vous maintenant dans une cécité totale, selon laquelle vous pensez que vous pouvez voir, mais vous êtes aveugles, et ne pouvez pas voir au loin »(cf. 2 P. 1:9), c’est-à-dire que vous voyez quelque chose, comme à travers une brume épaisse.

Mais cela ne vous montre pas le vrai chemin et ne vous conduis pas au but, mais ne fait que vous garder dans le cercle vicieux de l’auto-illusion. Sauve-nous, ô Seigneur, d’un tel état terrible!…

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Vingt-Huitième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 6:17-21; Luc 18:31-34

Le Seigneur a parlé à Ses disciples de Sa souffrance, mais ils n’ont rien compris de ce qui a été dit; c’était pour eux un langage caché, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens. Plus tard, les fidèles décidèrent de ne pas savoir autre chose, que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié (I Corinthiens 2:2). Le moment n’était pas venu, ils ne comprirent pas tout ce mystère, mais le moment venu, ils ont compris, et ont enseigné à tout le monde, et l’ont interprété pour tout le monde. Ceci se passe avec tout le monde, pas seulement par rapport à ce mystère, mais pour tous les autres mystères ainsi.

Ce qui n’est pas compris au début, avec le temps devient compris, c’est comme si un rayon de lumière entre la conscience et éclaire ce qui était autrefois sombre. Qui éclaire? Le Seigneur Lui-même, la grâce de l’Esprit qui vit dans les fidèles, son ange gardien, mais en aucun cas la personne elle-même. Elle est un réceptacle de cette compréhension, et non la cause.

D’autre part, une autre chose peut rester incompréhensible pour toute notre vie, non seulement pour les individus, mais pour toute l’humanité. L’homme est entouré de choses qu’il ne comprend pas: certaines lui sont expliquées durant le cours de sa vie, tandis que d’autres sont laissées jusqu’à la vie future, où cela sera révélé.

Cela s’applique même aux esprits éclairés par Dieu. Pourquoi n’est-ce pas révélé ici-bas? Parce que certaines choses sont incompréhensibles, il n’y a donc pas lieu de parler d’elles, d’autres ne nous sont pas dites pour des considérations de santé, car il serait dommageable pour nous de les savoir prématurément.

Beaucoup de choses deviendront claires dans l’autre vie, mais d’autres sujets et d’autres mystères seront révélés. Pour un esprit créé il n’y a jamais de surplus de mystères impénétrables. L’esprit se rebelle contre ces liens: mais que vous vous révoltiez ou non, vous ne pouvez pas couper les liens de mystère. Esprit fier, devenez humbles sous la main puissante de Dieu, et croyez!

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mercredi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 5:22-6:11; Luc 18:15-17, 26-30

Quiconque ne recevra pas le Royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera pas. Comment doit-on le recevoir comme un petit enfant? Voici comment: dans la simplicité, avec tout son cœur, sans un instant de réflexion.

Une analyse rationnelle n’est pas applicable dans le domaine de la foi. Elle peut avoir lieu que sur son seuil. Un anatomiste divise l’ensemble du corps dans ses détails, mais il ne voit pas la vie. De même la raison, peu importe combien elle raisonne, ne comprend pas le pouvoir de la foi.

La foi elle-même fournit les contemplations qui, ensemble, montre que la foi satisfait pleinement tous les besoins de notre nature, et oblige notre état de conscience, notre conscience et notre cœur à recevoir la foi. Ils la reçoivent, et l’ayant reçu, ne veulent pas se laisser distancer. Ensuite, c’est comme une nourriture au goût agréable et sain. Après l’avoir goûtée une fois, nous savons que cela est approprié, et nous la classons parmi les substances nutritives. La chimie ne fait rien pour la force de cette conviction, ni avant ni après la dégustation. Notre conviction est fondée sur une expérience directe et personnelle. Ainsi, le croyant connaît directement la vérité de la foi. La foi elle-même insuffle en lui la conviction inébranlable que c’est la foi.

Comment, alors, la foi pourrait-elle être une foi de la raison? C’est là que réside le caractère raisonnable de la foi, à savoir connaître directement que c’est la foi. La raison seule ruine les choses, refroidit la foi et affaiblit la vie selon la foi, mais l’essentiel est qu’elle est arrogante, et chasse la grâce de Dieu, un mal premier degré dans le christianisme.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mardi de la Vingt-Huitième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 5:11-21; Luc 17:26-37

Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie la préservera. Il le faut comprendre de cette façon: pour sauver votre vie signifie avoir pitié de vous, alors que perdre votre vie ne signifie pas avoir pitié de vous-même sur la Voie des commandements du Seigneur, ou en œuvrant pour le Seigneur. Donc, il en est ainsi: celui qui œuvre pour le Seigneur, répondant à Ses commandements, sans s’apitoyer sur lui-même, est sauvé, mais celui qui se plaint, périt. Si vous vous plaignez, vous trouverez immanquablement que vous êtes un transgresseur des commandements et, par conséquent, un serviteur inutile, et quelle est la peine pour un serviteur inutile? Jetez le serviteur inutile dans les ténèbres extérieures: là seront les pleurs et des grincements de dents (Matt. 25:30).

Faites un effort pour vous examiner, ne serait-ce que pendant une seule journée, et vous verrez que l’auto-apitoiement fausse toutes nos actions [bonnes] et tue le désir de les faire. Sans travail et sans efforts, vous ne serez pas en mesure de faire quoi que ce soit, mais si vous regrettez de devoir vous forcer, tout s’arrête.

Il y a des choses que vous devez faire, que vous le souhaitiez ou non. Ces choses-là se font sans faute, aussi difficiles soient-elles. Mais ici, l’apitoiement sur soi est vaincu par lui-même. Si vous ne les faites pas ces choses, il n’y aura rien à manger. Mais puisque ce qui est requis par les commandements n’est pas de cette nature, elles sont toujours omises par apitoiement sur soi. Vous vous faites condescendants à vous-mêmes quand il s’agit des mauvaises actions, également par auto-apitoiement. Vous détestez vous refuser ce que vous voulez et si le désir est satisfait, même s’il est ou tout à fait pécheur pécheur, ou bien conduisant au péché. Il en va toujours ainsi avec celui qui s’apitoie sur lui-même: ce qu’il doit faire, il ne le fait pas, et ce qu’il ne devrait pas faire, il se laisse aller à le faire, et il finit bon à rien. Quel salut peut y avoir ici?

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Lundi de la Vingt-Huitième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 5:1-10 et Luc 17:20-25

Ayant dit que le Fils de l’homme paraîtra en son temps comme un éclair, illuminant tout instantanément sous le ciel, le Seigneur ajoute: Mais il faut auparavant qu’il souffre beaucoup, et qu’il soit rejeté par cette génération. L’ordre des mots fait ici apparaître que ce « doit souffrir » devrait précéder l’apparition du Seigneur dans la gloire.

Ainsi, tout le temps jusqu’à ce jour est le temps de la souffrance du Seigneur. Il a souffert en Sa personne à un moment connu, après cela Ses souffrances continuent chez les croyants qui souffrent comme ils naissent, dans leur éducation dans l’esprit et la protection contre les actions de l’Ennemi, à la fois interne et externe-car l’union du Seigneur avec les Siens n’est pas seulement mentale ou morale, mais vivante.

Tout ce qui les touche est acceptée par Lui, car Il est la tête. Par conséquent, il est impossible de ne pas voir que le Seigneur souffre en effet beaucoup. Les peines les plus douloureuses sont les chutes des croyants; encore plus douloureuses pour lui, quand ils s’éloignent de la foi. Mais ce sont les blessures finales, car, continuellement, les flèches qui blessent sont les épreuves, les tentations, et la foi vacillante de l’incrédulité.

Les paroles et les écrits qui respirent l’incrédulité sont des flèches enflammées du Malin. De nos jours, le Malin a conduit de nombreux forgerons à forger de telles flèches. Les cœurs des croyants ont mal quand ils sont frappés par elles et voient les autres en être frappés. Le Seigneur souffre trop. Mais le jour de la gloire du Seigneur apparaîtra-alors toutes les ténèbres secrètes seront révélées, et ceux qui ont souffert se réjouiront avec le Seigneur. Jusqu’à ce moment-là que nous devons supporter cela et prier.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vingt-Septième Dimanche après la Pentecôte
Ephésiens 5: 9-19; Luc 12: 16-21

Après avoir parlé de la parabole de l’homme qui devint riche et qui avait envisagé de seulement manger, boire et s’amuser, et pour cela avait été frappé par la mort, ne restant pas en vie pour ces plaisirs supposés, le Seigneur a conclu: il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et n’est pas riche pour Dieu. « Il en est ainsi », c’est-à-dire, ceci arrive, ou bien un tel sort afflige à la fois l’un et l’autre. Ceux qui deviennent riches et oublient Dieu ne pensent qu’aux plaisirs de la chair.

Que ceux qui veulent éviter ce sort amer « thésaurisent non pas pour eux-mêmes, mais soient riches pour Dieu seulement. » Puisque les richesses viennent de Dieu, alors consacrez-les à Dieu quand elles coulent en abondance, et de saintes richesses en découleront.

Partagez tout le surplus avec les nécessiteux: ce sera comme un retour à Dieu de ce qui a été donné par Dieu. Celui qui donne à une personne pauvre donne à Dieu.

Epuisant apparemment ses richesses, une telle personne devient vraiment riche, riche par de bonnes actions, riche pour Dieu. En Lui étant agréable, elle devient riche en Dieu, et en attirant Sa bonne volonté, elle devient riche de Dieu, Qui fait qu’à celui qui est fidèle en peu de chose, Il confiera beaucoup.

Elle devient riche pour Dieu, et non pour elle-même, car elle ne se considère pas comme maître de la maison, mais seulement comme un intendant et un comptable, dont tout le soin consiste à satisfaire tous ceux qui viennent à elle dans le besoin. Mais elle a crainte de dépenser quoi que ce soit pour elle-même en particulier, considérant qu’il s’agirait d’une mauvaise utilisation des biens qui lui sont confiés.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Samedi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte
Galates 3:8-12 et Luc 9:57-62

Tout homme, qui met la main à la charrue et regarde en arrière, est impropre au Royaume de Dieu. C’est-à-dire que celui qui croit être sauvé tout en regardant en arrière sur ce qu’il doit abandonner en raisons de son salut, n’est pas sauvé, ne chemine pas, n’est pas dirigé vers le Royaume de Dieu.

Il est nécessaire de détruire une fois pour toutes, tout ce qui n’est pas compatible avec l’œuvre du salut. Ceux qui pensent être sauvés voient cela par eux-mêmes, mais ils remettent toujours la séparation d’avec certains attachements jusques au lendemain…

Rompre avec tout, d’un seul coup, est un sacrifice trop grand. Ils veulent abandonner les choses d’une façon tranquille, ne pas se démarquer en face des autres, mais ils échouent presque toujours. Ils introduisent des routines de salut, tandis que les dispositions de leur cœur restent comme auparavant.

Au début, l’incongruité est très forte: mais «demain», et leurs promesses de changement font taire leur conscience. De cette manière, avec tout remis à demain, toujours demain, la conscience se lasse de répéter la même chose encore et encore, et enfin, elle se tait.

Alors les pensées commencent à venir disant que les choses peuvent en rester là. Ces pensées se renforcent, et sont ensuite établies pour toujours. Un extérieur qui est correct vers l’extérieur est formé, avec une intérieur mauvais. Il s’agit d’un sépulcre blanchi sous les yeux de Dieu. Le pire, c’est que la conversion de ce genre de personne est aussi difficile que la conversion de ceux qui se sont endurcis dans le péché délibéré, si elle n’est pas plus difficile… En attendant, cette personne pense que tout va bien.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vendredi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 4:4-8, 16; Luc 16:15-18, 17:1-4

Il est impossible qu’il n’arrive pas de scandales: mais malheur à celui par qui ils arrivent! Par conséquent, on ne peut pas vivre désinvolte, sans complexe. Il faut regarder autour de soi afin de ne pas tenter quiconque. L’esprit est arrogant et ne regarde personne, mais il suscite des tentations partout en acte, et même plus, en paroles. La tentation augmente et amplifie le malheur du tentateur, mais il ne le sent pas et il développe encore davantage ses tentations.
Il est bon que la menace de Dieu, pour la tentation ici-bas sur terre, ne soit presque jamais accomplie, dans l’espoir de la correction [du tentateur], elle est repoussée jusques au Jugement et à la rétribution à venir; alors seulement les tentateurs sentiront combien est grand le mal de tentation. Ici, presque personne ne pense à savoir s’il tente ou ne tente pas ceux qui sont autour de lui, dans ses actes et ses paroles. Ces deux péchés qui sont très grands aux yeux de Dieu sont considérés comme peu de chose par les gens: le fait de tenter et la condamnation. Le tentateur, selon la parole du Seigneur, il vaudrait mieux qu’il ne vive pas, celui qui condamne est déjà condamné. Mais ni les uns ni les autres n’y pensent, et ils ne peuvent même pas dire s’ils pèchent de quelque manière que ce soit ainsi. Quel aveuglement en effet nous entoure, et comme nous marchons avec insouciance au milieu de la mort!

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 3:1-3; Luc 16:1-9

La parabole parle de la dénonciation de l’intendant injuste. Voyez-vous comment il a réussi à se dégager de son malheur! Si seulement nous pouvions tous réussir à prendre des dispositions pour nous faire une vie paisible à notre départ de cette vie! Mais non: les enfants de ce monde sont dans leur génération plus sage que les enfants de lumière.

Pourquoi l’intendant prit-il tant de peine? Parce que la catastrophe était proche. La proximité du malheur a suscité l’énergie et la vivacité d’esprit, et il a rapidement tout arrangé. Mais notre malheur n’est-il pas proche? La mort peut nous vaincre à tout moment, et puis: rends compte de ce que tu as fait.

Tout le monde le sait, mais presque personne ne réagit. Quelle est cette folie? Personne ne croit qu’il va mourir tout de suite, mais tous supposent qu’ils vont vivre un jour ou deux; ils ne savent pas le temps, mais seulement que la mort viendra un peu plus tard. C’est pourquoi le malheur est vu comme quelque chose du futur. Le malheur est à venir, et toute pensée pour savoir quoi faire en cas de malheur est repoussée. Personne ne pense à rester incorrigible toute sa vie, mais il repousse tout simplement le changement pour le jour présent. Mais puisque la vie entière est composée de jours et d’heures présentes, tout souci de changement n’arrive simplement pas.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mercredi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 1:18-20, 2:8-15 et Luc 15:1-10

La parabole de la brebis perdue et de la pièce d’argent perdue. Combien grande est la miséricorde du Seigneur envers nous, pécheurs! Il laisse tous ceux qui sont bien et se tourne vers ceux qui sont mal pour les corriger. Il les cherche, et quand il les trouve, Lui-même se réjouit et invite tous les cieux à se réjouir avec Lui.

Comment se fait-il qu’Il les cherche? Ne sait-Il pas où nous sommes, nous qui nous sommes éloignés de Lui? Il sait et voit tout, mais si c’était seulement une question de les prendre et de les faire siens, tous les pécheurs réapparaîtraient immédiatement aux mêmes rangs. Mais il faut d’abord les disposer à la repentance, de sorte que leur transformation et leur retour vers le Seigneur soit libre, et cela ne peut se faire sur commande ou par un autre ordre extérieur.

Le Seigneur cherche un pécheur en le guidant à la repentance. Il organise tout autour de lui afin que le pécheur retrouve ses sens, et, voyant l’abîme dans lequel il se précipitait, il revienne [vers Dieu]. Toutes les circonstances de la vie sont orientées de cette manière, toutes les réunions avec des moments de tristesse et de joie, même les mots et les regards.

Et les actions internes de Dieu à travers la conscience et d’autres pensées justes, qui résident dans le coeur, ne cessent jamais. Que de choses sont faites pour convertir les pécheurs au chemin de la vertu, tandis que les pécheurs restent pécheurs!… L’Ennemi les recouvre de ténèbres et ils pensent que tout va bien, et que tout passera. Si des soucis surgissent, ils se disent: « Demain, je vais arrêter », et ils restent dans leur état précédent. Ainsi passe jour après jour, l’indifférence à leur salut se développe et grandit. Un peu plus et elle s’endurcira dans le péché. Qui sait si la conversion viendra?

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mardi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 1:8-14 et Luc 14:25-35

Le sel est bon: mais si le sel perd sa saveur, avec quoi sera-t-il assaisonné? Le sel, ce sont les disciples du Seigneur, qui a transmis Ses instructions au peuple, détruit la pourriture morale de ces personnes. Si nous appelons éducation un tel enseignement, alors le terme de sel devraient également concerner ce sujet.

Alors tout ce dit va se résumer à ceci: l’éducation est une bonne chose, mais si l’éducation a perdu sa saveur, alors à quoi est elle bonne? Abandonnez-la! L’éducation agit comme le sel quand elle est remplie des principes et des éléments de l’enseignement du Seigneur, quand elle consiste elle-même en l’état de disciple avec le Seigneur, mais dès qu’elle s’écarte de cela, et donne des enseignements étrangers au lieu des leçons du Seigneur, elle a perdu sa saveur et devient sans profit. Elle est infectée par la pourriture de l’illusion et du mensonge, et commence à ne plus apporter la guérison, mais elle devient infection. L’histoire a confirmé et continue de le confirmer avec l’expérience partout. Pourquoi personne ne prête-t-il garde expérience? L’Ennemi amène des ténèbres sur tout le monde et ils pensent tous que c’est de la lumière, quand dans leurs enseignements, ils restent loin de l’enseignement du Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Lundi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte
I Timothée 1:1-7; Luc 14:12-15

Pour savoir quelles personnes inviter à un dîner, faites-vous pour vous-même une règle: ne faites pas quoi que ce soit pour votre prochain en vue qu’il vous récompense ici-bas. Mais cela ne signifie pas que vous ferez tout en vain. Le moment venu, tout sera redonné.

Dans le Sermon sur la Montagne, tous les actes qui sont agréables à Dieu, la prière, le jeûne, et les aumônes, le Seigneur ordonna de les faire en secret. Pourquoi? Parce que le Père céleste, vous le rendra. Par conséquent, un chrétien doit préparer sa future béatitude à travers toutes les œuvres de sa vie, il devrait se construire une demeure éternelle, et y envoyer des provisions à l’avance pour toute l’éternité.

Ce n’est pas là être mercenaire, parce que ses propres intérêts matériels en tant que tels sont limités à cette vie, tandis que la vie [future] est au détriment de ces intérêts. En outre, il est impossible de vivre de cette façon, sans foi, espérance et amour envers le Seigneur.

Agir selon les commandements dans l’espoir de la récompense est également une action abstraite. Et pourtant, elle est plus proche et plus distincte pour le cœur que toute autre chose qui est trop irréelle, comme par exemple de faire le bien pour l’amour du bien. Vous ne trouverez pas cette dernière chose dans les Écritures. L’incitation est plus élevée ici: faites tout pour l’amour du Seigneur et ne craignez pas le préjudice.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vingt-Sixième Dimanche après la Pentecôte
Ephésiens 4:1-6; Luc 10:25-37

A l’homme qui a demandé comment être sauvé, le Seigneur de son côté a posé une question: Qu’est-ce qui est écrit dans la Loi? Qu’y lis-tu? Par cela, il a montré que pour résoudre toutes les questions, il faut se tourner vers la Parole de Dieu. Et afin qu’il n’y ait pas du tout une telle perplexité, il est préférable de toujours lire attentivement La Divine Écriture, avec discernement et sympathie, en l’appliquant à votre propre vie, et en accomplissant dans vos propres pensées ce qui concerne les pensées, dans vos propres sentiments et dispositions ce qui concerne les sens, et dans vos actions ce qui concerne les actes.

Celui qui écoute de la Parole de Dieu obtient une compréhension brillante de tout ce qui est en lui, de ce qui lui est proche, et de ce qui est au dessus de lui, il précise ses obligations dans tous les aspects de la vie, et les saintes règles, comme des perles précieuses, sont enfilées sur le fil de sa conscience, qui alors précisément et définitivement lui indique quand et comment agir afin d’être agréable au Seigneur.

Il dompte les passions, chose que la lecture de la Parole de Dieu parvient toujours à apaiser. Peu importe quelle passion vous trouble, commencez à lire la Parole de Dieu et la passion deviendra de plus en plus calme et de plus en plus silencieuse, et enfin, elle sera complètement calmée. Celui qui s’enrichit grâce à la connaissance de la Parole de Dieu est protégé par la colonne de nuée qui guidait les Israélites dans le désert.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Samedi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte
Galates 1:3-10; Luc 9:37-43

Après être descendu du mont de la Transfiguration, le Seigneur guérit un jeune démoniaque. Un reproche pour l’incrédulité précéda la guérison, raison pour laquelle le malheureux n’avait pas été guéri par les disciples. Quelle incrédulité était-ce, celle du père qui a amené son fils, du peuple qui s’est réuni, ou peut-être des apôtres, on voit seulement que l’incrédulité ferme les portes à l’intercession miséricordieuse de Dieu et à l’aide, tandis que la foi l’ouvre.

Le Seigneur a dit au père: tu recevras autant que tu peux croire. La foi n’est pas seulement une question de pensée et d’esprit, quand elle se rapporte à une personne, mais elle embrasse toute l’essence de l’homme. C’est une obligation mutuelle du croyant et de Celui en Qui il croit, mais elle pourrait ne pas être exprimée littéralement.

Celui qui croit compte sur celui en qui il croit pour tout et il ne pas s’attend pas à un refus de lui en quoi que ce soit. C’est pourquoi il se tourne vers lui avec la pensée indivise, comme vers un père, il va à lui comme à sa chambre du trésor, avec la certitude qu’il ne sera pas de retour les mains vides. Une telle attitude dispose sans paroles celui vers qui cette attitude est maintenue. Voilà comment il en est avec les gens.

Mais la puissance de disposition est vraiment manifeste quand ils sont dirigés vers le Seigneur, Qui est tout-puissant, omniscient et désire nous donner tous les biens et les attentes d’un vrai croyant ne sont jamais trahies. Si nous n’avons pas quelque chose, et ne le recevons pas lorsque nous le demandons, c’est parce que nous n’avons pas la foi correcte.

Tout d’abord, nous devons rechercher et introduire dans notre cœur, une foi totale dans le Seigneur, chercher et obtenir cette foi de Lui à travers nos prières, car elle ne vient pas de nous, mais d’un don de Dieu.

Quand la foi fut requise du père du jeune homme, il priait ainsi: « Seigneur, je crois, viens en aide à mon incrédulité. » Il croyait faiblement, hésitant, et il pria pour le renforcement de la foi. Mais qui peut se vanter d’une foi parfaite comme la sienne, et qui, par conséquent, n’a pas besoin de prier, « Aide, ô Seigneur, mon incrédulité? »

Si seulement toute la puissance de la foi était en nous, nos pensées seraient pures et saints nos sentiments, et nos actes agréables à Dieu. Alors le Seigneur nous garderait comme un père ses enfants, et peu importe ce qui vient à notre cœur et ce qui arriverait à une personne dans cet état ne pourrait qu’être agréable au Seigneur-nous recevrions tout sans refus ou retard.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vendredi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte
II Thessaloniciens 3:6-18 et Luc 13:31-35

Voici, votre maison vous sera laissée déserte, dit le Seigneur à propos de Jérusalem. Cela signifie qu’il y a une mesure à la patience de Dieu. La miséricorde de Dieu est prête à être éternellement patiente, en attendant le bien, mais que doit-Il faire quand on arrive à un désordre tel que nous aider est inutile? C’est pourquoi nous sommes abandonnés. Il en sera ainsi dans l’éternité aussi.

Tout le monde dit, « La miséricorde de Dieu ne permettra pas que les gens soient éternellement bannis. » Il ne veut pas cela, mais que peut-on faire avec ceux qui sont remplis de mal et ne veulent pas se corriger? Ils se mettent au-delà des limites de la miséricorde de Dieu, et se retrouvent là parce qu’ils ne veulent pas partir.

Les spirites ont inventé un grand nombre de réincarnations comme un moyen pour la purification des pécheurs. Mais celui qui est souillé par les péchés dans une incarnation peut être ll même dans dix autres, et puis être ainsi sans fin.

Comme il y a des progrès dans le bien, de même il y a des progrès dans le mal. Sur la terre on voit des gens aigris dans le mal, ils pourraient rester ainsi au-delà de la terre, et pour toujours. Lorsque la fin de tout viendra, et elle viendra inévitablement, où va-t-on mettre ceux qui sont aigris dans le mal? Bien sûr, quelque part en dehors de la région lumineuse déterminée pour ceux qui ont travaillé sur eux-mêmes, pour la purification de leurs impuretés. C’est l’enfer! Ceux qui ne se sont pas amélioré dans les meilleures des circonstances vont-ils vraiment s’améliorer dans les pires? Et si non, c’est l’enfer éternel! Ce n’est pas Dieu qui est coupable de l’enfer et de l’éternel tourment en lui, mais les pécheurs eux-mêmes.

S’il n’y avait pas les pécheurs impénitents, il n’y aurait pas d’enfer. Le Seigneur désire beaucoup qu’il n’y ait pas de pécheurs; c’est pour cela qu’Il est venu sur la terre. S’il désire qu’il n’y ait pas de péché, cela signifie, qu’il désire que personne ne tombe dans des tourments éternels. Tout dépend de nous. Accordons-nous et de détruisons l’enfer avec l’impeccabilité [en étant sans péché]. Le Seigneur se réjouira de cela; Il a révélé l’enfer afin que tout le monde soit prudent de n’y finisse pas.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte
II Thessaloniciens 2:13-3:05; Luc 13:1-9

En ce même temps, quelques personnes racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

Le Seigneur dit: Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également; la tour de Siloé s’était écroulée et avait tué 18 personnes.

Cela donne à comprendre que, lorsque certains malheur arrive à d’autres, il ne faut pas raisonner sur la raison pour laquelle c’est arrivé, mais nous regarder plutôt et examiner s’il y a des péchés en nous méritant une sanction temporaire pour l’instruction des autres, et s’empresse de les faire disparaître dans la repentance.

Le repentir purifie le péché et supprime la cause qui attire une catastrophe. Tandis qu’une personne est dans le péché, une cognée est mise à la racine de l’arbre de sa vie, prête à l’abattre. Elle ne coupe pas, car elle attend le repentir.

Repentez-vous et la hache sera enlevée, et votre vie ira à sa fin dans l’ordre naturel des choses, si vous ne vous repentez pas, attendez-vous à être coupés. Quel homme peut savoir s’il va vivre jusques à l’année prochaine? La parabole du figuier stérile montre que le Sauveur prie que la justice divine épargne chaque pécheur, dans l’espoir qu’il se repent et produise de bons fruits. Mais il arrive parfois que la justice divine n’entende plus les prières, et peut-être qu’Il ne consentira qu’à ce que quelqu’un vive un an de plus pour rester en vie. Comment sais-tu, pécheur, que tu ne vis pas ta dernière année, ton dernier mois, ton dernier jour et ta dernière heure?
Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mercredi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte
II Thessaloniciens 2:1-12 et Luc 12:48-59

Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois; le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. Quelle en est la raison? Ceux qui croient dans le Seigneur sont emplis d’un esprit tout à fait différent, contrairement à celui qui régnait chez les gens avant Sa venue, c’est pourquoi ils ne peuvent pas s’entendre.

Le monde païen poursuivait des intérêts exclusivement mondains et terrestres. Les Juifs avaient au moins des indications de choses meilleures et plus élevées, mais vers la fin, ils se sont inclinés vers la voie des païens. Le Seigneur, venant au monde, a montré aux gens d’autres trésors, en dehors de la famille, en dehors de la société, et Il a éveillé d’autres aspirations.

Ceux qui ont accepté Son enseignement ont naturellement mis en place un mode de vie différent du précédent, pour lequel ils ont été soumis à l’hostilité, à l’oppression et aux persécutions. Voilà la division. L’apôtre Paul dit alors que tous ceux désireux de vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés (II Tim. 3-12). Il en était ainsi et il en est ainsi. Lorsque les intérêts temporels et terrestres commencent à prévaloir dans la société, alors la société considère défavorablement ceux qui possèdent d’autres aspirations surnaturelles, elle ne peut même pas comprendre comment il est possible d’être intéressé par de telles choses. Les gens ne peuvent pas supporter ceux qui sont les représentants d’un mode de vie qui n’est pas similaire à leur vie. Ceci se passe maintenant devant les yeux de toud. N’est-ce pas un signe des temps?…

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mardi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte
II Thessaloniciens 1:10-2:2; Luc 12:42-48]

La parabole de l’intendant montre comment un chrétien doit se comporter par rapport aux choses du monde. Un intendant fait assidûment son travail, mais dans son cœur, il n’est attaché à rien, il est libre de tous liens, il est extérieur à toute chose.

De même un chrétien doit être en relation avec toutes les choses terrestres. Mais est-ce possible? C’est possible. Comme il existe une piété extérieure sans piété intérieure, de même on peut être extérieurement du monde sans attaches intérieures.

Mais dans un tel cas, tout autour de nous sera transformé en une seule forme sans vie, émettant du froid comme une statue de marbre? Non, au milieu des choses du monde une autre vie se développera qui est plus attrayante que toutes choses du monde. Les choses du monde, étant choses du monde, resteront en vérité comme la forme, tandis que ce qui réchauffe le cœur va commencer à procéder d’une autre source, et celui qui boira de cette source n’aura plus soif.

Mais alors, est-il préférable de tout abandonner? Pourquoi? Même celui qui extérieurement laisse tout peut encore être attaché dans son cœur, et celui qui ne laisse pas tout extérieurement, peut être libre de liens. Bien sûr, il est plus commode pour celui qui renonce extérieurement à tout, de contrôler son cœur. Choisissez ce qui est plus pratique pour vous, soyez disposés comme le Seigneur le commande.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Lundi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte
II Thess. 1:1-10 et Luc 12:13-15, 22-31

Ô homme, qui m’a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages? dit le Seigneur à l’homme qui lui a demandé de procéder à un partage entre lui et son frère. Puis il ajouta: ne vous préoccupez pas (Matthieu 6:33), de ce qu’il faut manger et boire, ou de ce dont il faut se vêtir. Auparavant, il a enseigné: Laissez les morts enterrer leurs morts, une autre fois il a suggéré qu’il vaut mieux ne pas se marier. Cela signifie que l’attention et le coeur des chrétiens se détournant de toute chose de ce monde, et libres de la parole et des obligations mondaines, constituent l’un des traits d’un esprit chrétien.

Que le Seigneur bénisse le mariage et soutienne son intégrité, qui renouvelle efficacement le commandement en ce qui concerne la relation entre parents et enfants et attache une importance aux puissances civiques et à l’ordre, n’est pas une négation de ce caractère et ne donne pas aux chrétiens le droit de ne pas le préserver et le chérir dans leur cœur.

Comparez les deux choses et vous verrez que vous avez le devoir de garder votre cœur du monde au milieu des routines du monde. Comment peut-on faire cela? Considérez vous-même votre vie, en cela est toute sagesse pratique. Le Seigneur guide pour résoudre ceci avec la règle suivante: Cherchez premièrement le Royaume de Dieu. Dirigez toutes vos préoccupations pour que Dieu règne en vous, et tout ce qui est du monde perdra sa magie envoûtante et lourde sur vous. Ensuite, vous conduirez vos affaires extérieurement, mais à l’intérieur votre cœur sera possédé par quelque chose d’autre. Mais si, en raison de cela, la résolution se pose de couper cette relation extérieure aux choses du monde, vous ne serez pas perdant: vous vous rapprocherez de l’objectif que la foi du Christ vous donnera.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vingt-Cinquième Dimanche après la Pentecôte
Ephésiens 2:14-22 et Luc 8:41-56

Jaïre, ouvertement, devant tout le monde, est tombé aux pieds du Sauveur suppliant le Seigneur de guérir sa fille, et il a été entendu. Le Seigneur, ne disant rien, Se leva et alla immédiatement chez lui. Sur le chemin de la maison de Jaïre une femme avec une perte de sang fut guérie, bien sûr non pas sans prière de sa part, même si elle n’a pas fait appel par la parole et n’est pas tombée aux pieds du Seigneur, elle avait une prière de foi du fond du cœur.

Le Seigneur l’a entendue et lui a accordé la guérison. Tout cela arriva en secret. La femme hémoroïsse se tourna vers le Seigneur dans son cœur, le Seigneur entendit ce cri du cœur et lui a accordé sa requête.

Tous deux, cette femme et Jaïre avaient essentiellement la même prière, bien que nous puissions discerner certaines différences entre eux. De telles prières pleines de foi, d’espérance et de dévouement sont toujours entendues. Les gens disent parfois: « Je prie et je prie, mais ma prière n’est pas encore entendue. » Œuvrez à monter vers une mesure de prière qui ne peut être refusée, et vous verrez pourquoi elle n’a pas été entendue.

Que vous soyez dans une situation de prière comme Jaïre, ou dans un situation simple, ordinaire, comme tout le monde autour de lui, comme la femme hémoroïsse, lorsque la vraie prière s’élève dans votre cœur, il atteindra sans doute le Seigneur et l’inclinera vers la miséricorde. La question est de savoir comment atteindre une telle prière. Faites des efforts, et vous l’atteindrez. Toutes les règles de la prière ont pour objet d’élever ceux qui prient vers une telle mesure de prière, et tous ceux qui suivent cet effort de prière atteignent leur objectif.
Version française Claude Lopez-Ginisty

8 novembre (ancien calendrier)/21 novembre (nouveau)

Synaxe de l’archistratège Michel et des autres Puissances incorporelles : Gabriel, Raphaël, Uriel, Jégudiel (ou Jéhudiel), Salathiel (ou Sealtiel) et Barachiel ; saint Maur, évêque de Verdun (383) ; saint Clair, prêtre, ermite près de Marmoutier (396) ; saint martyr Ni’meh le Nouveau, de Syrie (1470) ; sainte Marthe, princesse de Pskov (1300).

SYNAXE DE L’ARCHISTRATÈGE MICHEL ET DES AUTRES PUISSANCES INCORPORELLES

De toute éternité Dieu est Lumière : la seule véritable Lumière éternelle, immatérielle, infinie et absolument incompréhensible. Sa nature reste cachée dans un secret inaccessible, mais ses trois Personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit jouissent d’une communion inexprimable d’amour. Il est bon et principe de toute bonté et de tout amour, c’est pourquoi il ne s’est pas contenté de sa propre contemplation, mais, dans la surabondance de sa bonté, Il a voulu qu’un autre participât à sa lumière, c’est pourquoi Il a tiré le monde du non-être à l’existence. Avant de créer le monde visible, Dieu a amené à l’existence par son Verbe et perfectionné en sainteté par son Saint-Esprit, la nature angélique, faisant des Puissances célestes et incorporelles ses serviteurs zélés et ardents comme un feu immatériel. Ils sont des lumières secondes , qui reçoivent par la grâce du Saint-Esprit les illuminations de la Lumière première et sans principe, et la participation à son immortalité. Fidèles images de l’essence divine, les saints anges sont de nature spirituelle. Dépourvus de la pesanteur du corps, ils sont toujours en mouvement, libres et raisonnables. Ils voient Dieu dans la mesure où ils peuvent l’atteindre et trouvent dans sa contemplation leur nourriture, leur stabilité et la raison même de leur existence. Bien qu’ils soient libres de toutes affections du corps, ils ne sont pourtant pas impassibles comme Dieu, car ils ont été créés par un changement (le passage du non-être à l’être). Ainsi sont-ils difficilement portés au mal, mais non à l’abri de son atteinte. C’est la raison pour laquelle ils doivent faire usage de la souveraine liberté que Dieu leur a accordée pour persévérer dans le bien et progresser dans la contemplation des mystères divins, sous peine d’être entraînés irrémédiablement vers le mal et l’éloignement de Dieu. En outre, ils ne peuvent compter, comme l’être humain, sur le repentir, car ils sont dépourvus de corps.
Sans corps, les anges ne sont pourtant pas totalement immatériels : en effet seul Dieu est véritablement sans matière et incorporel, car impassible et au-delà de tout mouvement. Ils sont par conséquent circonscrits dans le temps et l’espace. Lorsqu’ils sont dans le ciel, ils ne sont pas sur la terre et, envoyés par Dieu sur la terre, ils ne demeurent plus au ciel. Leur nature subtile les fait échapper aux limitations que sont pour nous les murs, les portes et les sceaux, lorsqu’ils sont envoyés par Dieu en mission auprès des hommes et que pour cela, ils empruntent une forme corporelle nous permettant de les voir. De même, leur légèreté et leur extrême rapidité de mouvement leur permettent de traverser l’espace presque instantanément ou de deviner les pensées des hommes, ce qui nous fait croire qu’ils sont dotés de l’omniscience divine. Mais, comme êtres créés, ils ne sont ni doués d’omniscience, ni susceptibles de se trouver en deux endroits simultanément. S’ils prophétisent, c’est par grâce et par ordre divin, non en raison de leur propre vertu.
Dieu les a faits ses serviteurs et Il les envoie (« ange » signifie « envoyé ») veiller sur la terre. Ils président aux peuples, aux nations et aux Églises , et ils servent les desseins de la Providence à l’égard du genre humain. Dieu a placé invisiblement auprès de chacun d’entre nous, personnellement, un Ange Gardien, qui veille constamment sur nous, sans cesser d’être auprès de Dieu. Il nous suggère le bien par la voix de notre conscience, nous aide à éviter les pièges du diable et attise en nous le feu salutaire du repentir lorsque nous avons péché .
Seul le Créateur connaît le genre et les limites de la nature angélique. Elle est une par rapport à Dieu, mais innombrable par rapport à nous. Un fleuve de feu coulait devant Lui ; mille milliers Le servaient, et des myriades de myriades se tenaient devant Lui, nous annonce le prophète Daniel (Dn 7, 10). Nous ne pouvons pas les dénombrer, c’est pourquoi la sainte Tradition a coutume de les ranger en neuf ordres divisés en trois triades . La première disposition hiérarchique est celle qui est toujours auprès de Dieu et qui lui est immédiatement unie, sans intermédiaire. Elle comporte les Séraphins (Is 6, 2), dont le nom en hébreu signifie : « brûlants ». En effet, leur mouvement éternel et stable autour des réalités divines leur donne le pouvoir d’élever leurs subordonnés vers Dieu en animant en eux la chaleur purificatrice et lumineuse de la vertu. Les seconds, de même rang mais de fonction distincte, sont les Chérubins (Ex 25, 18, Ez 1 ; 10, 2), dont le nom évoque la plénitude de la connaissance qu’ils ont de Dieu. On dit qu’ils sont couverts d’yeux (Ez 1, 18, Ap 4, 8), en signe de leur aptitude à contempler la lumière divine. Les troisièmes sont les Trônes, sur lesquels Dieu trouve un repos impassible. La seconde triade, intermédiaire, transmet avec bonté et ordre les décrets de la Providence et élève les esprits de rang inférieur vers l’imitation de Dieu. Elle se compose des Dominations, des Vertus et des Puissances. La troisième triade achève la hiérarchie céleste. Elle comporte les Principautés, les Archanges et les Anges . C’est par ces derniers que Dieu nous communique les décrets de sa Providence et, comme ils sont les plus proches de nous, c’est eux qu’Il envoie sous une forme corporelle, lorsqu’Il le veut.
Dans le plan divin, l’homme, en la personne d’Adam, devait être le dixième ordre de cette hiérarchie et avait pour vocation d’amener la création à sa perfection (Lc 15, 1-10). Comme il déchut et se trouva soumis à la mort, le Christ s’est précipité du haut des cieux pour le tirer de l’enfer. Traversant les degrés de la hiérarchie angélique, Il prit un corps et releva par sa Résurrection la nature humaine, bien au-delà du rang où elle se trouvait à l’origine, en la faisant asseoir à la droite de Dieu, au-dessus des Chérubins et des Séraphins.
Bien avant cela, au moment où Dieu créa le monde invisible, la plénitude innombrable de la hiérarchie céleste jouissait de la lumière de Dieu et menait une ronde sacrée, simple et incessante, en chantant d’une voix forte : Saint, Saint, Saint est le Seigneur Sabaoth (i.e. « des Armées »), le ciel et la terre sont remplis de sa gloire (Is 6, 3). Mais Lucifer, l’esprit céleste qui tenait alors le premier rang, celui qui était le plus proche de Dieu et qui était tout irradié de sa lumière, vint à tirer orgueil des privilèges qu’il avait reçus et voulut s’assimiler au Très-Haut. Il se dit : Je monterai dans les cieux ; au-dessus des étoiles de Dieu j’élèverai mon trône ; je monterai sur le sommet des nues ; je serai assimilé au Très-Haut (Is 14, 14). Il n’était pas mauvais par nature, mais c’est par orgueil qu’il se révolta contre son Créateur. C’est lui qui, le premier, rejeta le bien et choisit le mal, se détournant de la lumière pour sombrer dans les ténèbres de la privation de Dieu. Aussitôt ces paroles prononcées, il chut de son rang élevé et fut précipité dans le gouffre de l’enfer. Comme il avait déchiré les cieux, il entraîna dans sa chute une multitude d’anges de tous les ordres et se fit leur chef. Leur nombre était si grand, qu’à la vue de ce spectacle lamentable, l’Archange Michel, chef des milices célestes — qui par son humilité et sa sage soumission à son Créateur, était puissamment affermi dans la lumière — s’élança vers la brèche, rassembla les anges restés fidèles et s’écria : Soyons attentifs ! Autrement dit : « Prenons garde, soyons vigilants, nous les êtres crées qui avons le privilège de nous tenir devant Dieu. Reconnaissons notre état de serviteurs. Prenons soin de nous connaître nous-mêmes et voyons quelle est la chute de ceux qui ont voulu s’égaler à Dieu ! » C’est en mémoire de cette Synaxe , c’est-à-dire de cette réunion des chœurs angéliques sous la direction du saint Archange Michel, dans la vigilance, la concorde et l’unité, que, de tradition très ancienne, les saints Pères ont institué la fête d’aujourd’hui.
MICHEL — dont le nom signifie « qui est comme Dieu » — le très glorieux et très lumineux Prince des Puissances célestes et incorporelles, apparaît souvent dans la sainte Écriture. C’est lui que Dieu envoie auprès des hommes pour leur annoncer les décrets de sa Justice. C’est lui qui, le premier, est apparu au Patriarche Abraham (Gn 12) et à sa servante Agar dans le désert, pour leur annoncer la naissance d’Ismaël (Gn 16). Il fut envoyé auprès de Lot pour le sauver de Sodome, vouée par Dieu à la destruction (Gn 19). Lorsque Dieu ordonna à Abraham de sacrifier son fils Isaac, afin d’éprouver son obéissance, ce fut Michel qui intervint au dernier moment pour retenir sa main (Gn 22). Il apparut encore au Patriarche Jacob, et lutta avec lui toute une nuit pour lui manifester son nouveau nom : Israël (Gn 32, 23-32). C’est lui qui se tenait au-devant du peuple d’Israël lorsqu’il sortit d’Égypte, et le conduisait le jour, sous forme de nuée, et la nuit, sous l’aspect d’une lueur (Ex 13, 21). Il fut envoyé aussi au-devant du devin Balaam, en route vers Balaq roi de Moab pour maudire le peuple d’Israël, et lui barra le passage en se tenant devant sa mule, une épée nue à la main (Nb 22, 22). Quand Josué se tenait devant les murs de Jéricho, attendant un signe de Dieu pour assiéger la ville, Michel lui apparut, tenant à nouveau une épée. Comme il craignait que ce ne fût une ruse du Malin, qui sait se transformer en Ange de lumière, Josué lui demanda : Es-tu des nôtres ou de nos adversaires ? Michel répondit : C’est comme chef de l’armée du Seigneur que je viens maintenant, et il lui ordonna de vénérer le lieu qu’il venait de sanctifier par sa présence (Jos 5, 13). Sous les Juges, l’Archange Michel vint réconforter Gédéon et l’envoya délivrer Israël de l’oppression des Madianites (Jug 6, 11). Quand David, contrairement à l’ordre divin, eut fait recenser le peuple, Michel fut envoyé par Dieu pour être l’instrument de sa colère. En un jour, il ravagea par son épée plus de soixante-dix mille hommes et il se tenait prêt à détruire Jérusalem, lorsque, ému par le repentir de David, le Seigneur l’arrêta et lui ordonna de remettre son épée au fourreau (1 Chron 21). Il se révéla plusieurs fois au prophète Élie pour le consoler dans ses tribulations et l’envoyer en mission (1 Rois 19, 5 ; 2 Rois 1, 15). Lors de l’invasion du roi des Assyriens, Sénnacharib, Michel abattit en une nuit cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans le camp des envahisseurs (2 Rois 19, 35). C’est lui encore qui descendit du ciel et se tint au milieu de la fournaise ardente, à Babylone, avec les trois jeunes gens, en chantant avec eux les louanges du Seigneur (Dn 3, 92), et qui ferma la gueule des lions dans la fosse où avait été jeté le prophète Daniel (Dn 6, 23).
Les interventions salutaires du saint Archange Michel sont en fait innombrables, aussi bien sous l’Ancienne Alliance qu’après la venue du Christ. C’est lui qui délivra les Apôtres de prison (Act 5, 19), qui fut envoyé à l’Apôtre Philippe pour baptiser l’eunuque de la reine d’Éthiopie (Act 8, 26), qui apparut au centurion Corneille et lui demanda d’aller quérir saint Pierre pour le baptiser (Act 10). C’est lui encore qui libéra Pierre de prison (Act 12) et frappa le roi Hérode qui voulait se faire passer pour un dieu (idem). Il apparut à saint Paul pour le réconforter dans ses épreuves, et fut pour l’Évangéliste saint Jean l’interprète des secrets de Dieu concernant la fin des temps (Ap). C’est en effet Michel qui engagera alors l’ultime combat contre l’Antéchrist et le diable, et qui les précipitera éternellement dans l’enfer (Ap 12, 7). Et, lors du Jugement dernier, il se tiendra, une balance à la main, pour peser nos actes. La tradition de l’Église a gardé la mémoire de nombreux autres miracles de l’Archange Michel, comme, par exemple, celui accompli à Colosses en Phrygie [6 sept.].
En Dieu, la justice ne peut être séparée de la miséricorde : La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées, chante le Psalmiste (Ps 84, 11). C’est pourquoi, on ne peut commémorer Michel, l’Ange de la Justice, sans lui associer GABRIEL , l’Ange de la Miséricorde, celui qui se tient en présence de Dieu (Lc 1, 19). Il est envoyé par Dieu aux hommes pour leur annoncer les merveilles de son amour et de sa bienveillance en vue de leur Salut. Il donna au prophète Daniel l’interprétation de la vision énigmatique qu’il avait eue concernant la fin des royaumes des Mèdes et des Perses (Dn 8, 16), et lui annonça, une autre fois, que le Christ, le Sauveur du monde, devait venir quatre cent quarante-neuf ans plus tard (Dn 9, 24). Il fut aussi envoyé auprès de la femme de Manoé au temps des Juges, pour lui annoncer la naissance prochaine de Samson. Et quand, tout à sa joie, Manoé voulut le retenir pour lui offrir un banquet, Gabriel lui répondit qu’il ne se nourrissait pas de tels mets et lui recommanda d’exprimer son action de grâces en offrant un holocauste au Seigneur. Comme il lui demandait son nom, Gabriel répondit : Pourquoi me demandes-tu mon nom ? C’est un mystère. Et il disparut de leurs yeux dans la fumée du sacrifice (Jug 13). De tout temps, il fut le messager des naissances miraculeuses à partir d’un sein flétri ou stérile. C’est lui qui apparut à Joachim et Anne pour leur annoncer la naissance de la Mère de Dieu, et à Zacharie et Élisabeth, pour celle du saint Précurseur (Lc 1). Il nourrit de la manne céleste la Mère de Dieu pendant douze ans, dans le Temple [21 nov.], et fut envoyé par Dieu auprès d’elle pour lui transmettre la bonne nouvelle, attendue depuis l’origine du monde, c’est-à-dire qu’elle allait donner naissance au Sauveur par l’opération du Saint-Esprit. Il vint rassurer Joseph en songe, lorsque celui-ci était assailli de doutes quant à la virginité de la Mère de Dieu (Mt 1, 20). Lors de la naissance de notre Seigneur, il conduisit les bergers vers la grotte de Bethléem, pour qu’ils puissent l’adorer. Il prévint Joseph des desseins meurtriers qu’Hérode fomentait et lui conseilla de prendre l’enfant et sa mère, et de les emmener en Égypte. Lorsque le danger fut passé, il lui apparut à nouveau en songe pour lui ordonner de revenir. Lors de la sainte nuit de la Résurrection du Christ, Gabriel descendit des cieux, revêtu d’une robe blanche, étincelante de la lumière divine, repoussa la pierre qui fermait le tombeau et s’assit dessus. Lorsque les femmes Myrophores arrivèrent sur les lieux, il les rassura en leur disant : Ne craignez pas. Je sais que c’est Jésus, le Crucifié, que vous cherchez. Il n’est pas ici : il est ressuscité, comme il l’avait dit (Mt 28, 5).
Ainsi, depuis l’origine du monde jusqu’à la Résurrection du Christ et jusqu’à la fin des temps, le saint Archange Gabriel est-il le messager envoyé par Dieu pour annoncer aux hommes les merveilles de sa miséricorde en la Personne du Seigneur Jésus-Christ .

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire des saints Archanges, ton 4
Chefs des armées célestes, nous vous supplions sans cesse, indignes que nous sommes, de nous protéger par vos prières à l’ombre des ailes de votre immatérielle gloire, et de nous sauvegarder, nous qui nous prosternons instamment et vous clamons : délivrez-nous des malheurs, vous les commandant des puissances d’en-haut.

Kondakion des saints Archanges, ton 2
Archistratèges de Dieu, serviteurs de la gloire Divine, chefs des anges et guides des hommes, demandez ce qui nous est utile et la grande miséricorde, comme Archistratèges des incorporels.

Évangile du jour
(Lc X, 16-21)

Le Seigneur dit : celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé. Les soixante-dix revinrent avec joie, disant: Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. Jésus leur dit: Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Samedi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte
II Corinthiens 11:1-6 et Luc 9:1-6

Et Il les envoya (les saints apôtres) pour prêcher le Royaume de Dieu. D’abord seulement dans toute la Palestine, mais plus tard dans le monde entier. La prédication qui a été commencé à l’époque n’est pas terminée à ce jour.

Chaque jour, nous entendons ce qui a été transmis par les saints apôtres du Seigneur, dans les saints Evangiles et les écrits apostoliques. Le temps ne fait rien à l’affaire: nous entendons les saints Apôtres et le Seigneur Lui-même comme s’ils étaient devant nous, et la puissance qui agissait en eux, agit jusques à ce jour dans l’Eglise de Dieu.

Le Seigneur n’a pas privé tous les croyants de quoi que ce soit: ce que les premiers avaient, les plus récents l’ont également. La foi a toujours englobé cela, et elle le fait encore. Mais la fausse sagesse est venue et a établi une division entre le présent et ce qui était à l’origine. Il sembla à cette fausse sagesse qu’il y avait un abîme entre eux; sa tête a commencé à tourner, ses yeux se troublèrent, et pour cela, le Seigneur et les saints Apôtres ont été comme plongés dans des ténèbres impénétrables. Et elle [la fausse sagesse] obtient ce qu’elle mérite: elle récolte les fruits de ce qu’elle a semé, seule la chute de l’esprit est en elle. Elle se vautre dans les ténèbres et elle ne voit pas la Lumière, et on ne peut que reconnaître cette conscience comme étant sincère, mais qui est coupable?

Elle s’est embuée plus avant et continue à le faire. À ce jour, elle n’a pas dit pourquoi on ne pouvait pas considérer que les paroles de l’Ecriture du Nouveau Testament étaient la Parole véritable des saints apôtres et du Seigneur Lui-même. Elle ne fait que clamer inlassablement: « Je ne vois pas, je ne vois pas. » Nous croyons, nous croyons, que tu ne vois pas! Mais cesse d’émettre ton brouillard, l’air autour de toi s’éclaicira, et peut-être la Lumière de Dieu viendra-t-elle et tu verras quelque chose. « Mais c’est la même chose que si je cessais d’être moi-même. » Tant pis! Cesse, d’autres auront plus de paix. « Non, je ne peux pas. Je suis destinée à exister jusques à la fin des siècles, et d’autres très astucieux se lèveront. J’ai commencé dans l’esprit de la première créature, même avant que ce monde visible [n’existe], et tandis que ce monde est toujours debout, je vais fendre l’air comme un tourbillon à travers les sentiers de la vérité pour élever un pilier de poussière contre elle.

« Mais, tu le vois, tu ne fais que t’enténébrer, alors que tout autour de toi est Lumière. « Non, je vais mettre de la poussière au moins dans les yeux de quelqu’un, et sinon, qu’ils me connaissent comme je suis. Je ne vais pas garder le silence, et vous avec votre vérité, vous ne parviendrez jamais à baîllonner mes lèvres. « Qui ne connaît pas cela? Tout le monde sait que ton premier titre est « pizma » [entêtement en grec] insistant obstinément sur ta propre voie, indépendamment de toute évidence qui démasque ta fausseté. Tu es le blasphème contre le Saint-Esprit, alors attends l’accomplissement de la sentence prononcée contre toi par le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vendredi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte
I Thessaloniciens 5:9-13, 24-28; Luc 12:2-12

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne, oui, je vous le dis, craignez-le. La plus grande crainte que nous ayons, c’est la mort. Mais le Seigneur dit que la crainte de Dieu doit être au-dessus de la peur de la mort. Lorsque les circonstances sont réunies d’une telle manière qu’il est nécessaire soit de perdre la vie ou d’agir contre les suggestions de la crainte de Dieu, il est préférable de mourir, et ne pas aller contre la crainte de Dieu, parce que si vous allez contre la crainte de Dieu, alors, lors de votre mort corporelle, qui est néanmoins inévitable, vous allez rencontrer une autre mort qui est incommensurablement pire que toutes les morts corporelles les plus terribles.

Si nous gardions toujours cela à l’esprit, la crainte de Dieu ne faiblirait pas en nous, et nous ne ferions pas d’actes contraires à la crainte de Dieu. Supposons que les passions se manifestent. Au moment où elles se lèvent, la conscience, motivée par la crainte de Dieu, exige que l’on les défie, un refus de la demande des passions semble comme un adieu à la vie, une mise à mort du corps. Par conséquent, lorsque les sentiments troublants de ce type reviennent et commencent à ébranler la conscience, hâtez-vous de considérer la crainte de Dieu et de Son jugement et ses conséquences.

Alors, la peur de la mort la plus terrible chassera la peur d’une mort très faible, et il sera facile pour vous de vous tenir ferme dans votre devoir et votre conscience. C’est ainsi que le dit du sage [Salomon] accompli: Souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras plus jamais.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte
I Thessaloniciens 5:1-8; Luc 11:47-12:01

Méfiez-vous vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. La principale caractéristique de l’hypocrisie est de tout faire pour être remarqué. Faire les choses pour que les autres puissent les voir n’est pas encore l’hypocrisie, car une grande partie de nos actes nécessaires doivent être faits pour les gens, et par conséquent au milieu d’eux et à leur vue.

Et bien que ceux qui parviennent à tout faire secrètement agissent mieux, ce n’est pas toujours possible, c’est pourquoi on ne peut pas immédiatement blâmer ceux qui agissent à la vue d’autrui avec le désir d’ostentation ou de se montrer. Ils pourraient avoir un désir sincère de faire le bien, tandis que le montrer aux autres est un accompagnement nécessaire pour les actes accomplis vers l’extérieur. L’hypocrisie commence au moment où il apparaît dans l’intention de ne pas faire le bien, mais seulement de se montrer faisant le bien. Et à nouveau, ce n’est pas toujours une offense, car il peut y avoir une attaque instantanée de mauvaises pensées qui sont immédiatement remarquées et chassées. Mais quand on a à l’esprit de se faire une réputation pour soi-même comme bienfaiteur, c’est déjà l’hypocrisie qui pénètre profondément dans le cœur. Quand le but caché de profiter des avantages d’une telle réputation est ajouté à cela, alors l’hypocrisie est présente dans sa pleine vigueur.

Regardez tous ce que le Seigneur exige quand Il commande de se garder du levain des pharisiens. Faites du bien selon le désir de faire du bien aux autres pour la gloire de Dieu, en fonction de la conscience que la volonté de Dieu est favorable à cela. Mais ne vous souciez pas des personnes qui vous regardent le faire et vous éviterez l’hypocrisie.

Version française Claude Lopez-Ginisty

18 novembre

18 novembre
Carême de la Nativité

Saint Platon, martyr à Ancyre (vers 306) ; saints Romain, diacre, et Barul, enfant, martyrs à Antioche (303) ; saint Zachée, diacre, et Alphée, lecteur, martyrs à Gadara en Palestine (303) ; saint Patrocle, ermite en Berry (vers 576) ; saint Chaffre, abbé et martyr au diocèse du Puy en Auvergne (v. 630) ; sainte Aude, vierge à Paris (VIème s.) ; saint Romphaire, évêque de Coutances (VIème s.) ; saint Amand, abbé de Lérins (VIIème s.) ; saint Maudez, ermite en Cornouailles (VIème s.) ; saint Nicolas (Vinogradov), confesseur, prêtre (1948).

SAINT PLATON

Saint Platon, martyr à Ancyre (vers 306)

Vivant à Ancyre, en Galatie, sous le règne de l’empereur Dioclétien (vers 304), saint Platon était le frère du saint martyr Antiochus [16 juil.]. Comme il confessait publiquement le Christ et encourageait les chrétiens à rester fermes dans leur foi malgré la persécution, il fut arrêté et conduit devant le gouverneur Agripinus. Inébranlable dans ses convictions malgré son jeune âge, il fut d’abord frappé par douze soldats, puis étendu sur un lit de bronze brûlant. Il eut ensuite les chairs déchirées par toutes sortes de tortures. Au milieu des tourments, le saint martyr éleva vers Dieu sa prière, à laquelle les Puissances angéliques répondirent : « Amen ! » Constatant que l’Église du ciel assistait ainsi le saint athlète du Christ dans ses combats, un grand nombre de païens embrassa alors la foi. Le magistrat lui fit de nouvelles propositions, auxquelles Platon répondit : « Ma vie c’est le Christ, et mourir pour Lui m’est un gain » (Phil 1, 21). Après d’autres supplices, il fut décapité et partit rejoindre l’assemblée des saints.

SAINTS ROMAIN ET BARUL
Saint Romain était d’origine palestinienne et exerçait les fonctions de diacre et d’exorciste dans l’Église de Césarée de Palestine. En 303, lorsque l’empereur Dioclétien publia ses édits de persécution générale, il se trouvait à Antioche. Voyant un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants chrétiens abandonner la confession du vrai Dieu par crainte de la souffrance et aller sacrifier aux idoles, il ne put supporter ce spectacle et, s’avançant vers eux, tout brûlant de zèle pour la piété, il leur adressa à haute voix de violents reproches. Il fut arrêté sur-le-champ et conduit devant le gouverneur d’Antioche. Durant l’interrogatoire, il se montra plein d’audace et, pour confondre l’inanité du culte païen, il demanda qu’on fasse comparaître un enfant pris au hasard dans la foule qui se tenait sur la place publique. L’enfant arriva. Romain lui demanda s’il était plus raisonnable d’adorer le Dieu unique et Créateur du monde, confessé par les chrétiens, ou les multiples dieux des païens. Sans hésitation, l’enfant se prononça pour le Dieu des chrétiens et rendit ainsi le magistrat ridicule, en se montrant plus sage que lui et que ses coreligionnaires. Le tyran furieux livra aussitôt le jeune confesseur à la torture, en présence de sa mère. Altéré de soif par les tourments qu’il endurait sans broncher, l’enfant demanda à boire. L’admirable femme lui répondit alors : « Ne bois pas, ô mon cher fils, de cette eau corruptible et éphémère, mais montre-toi endurant afin de boire l’eau vive et éternelle dans le Royaume de Dieu ! »
L’enfant ayant été décapité, saint Romain fut condamné à périr par le feu. Il accueillit joyeusement cette sentence et, le visage rayonnant, il se laissa emmener sans résistance vers le lieu du supplice. Comme les bourreaux tardaient à allumer le bûcher, attendant la décision de l’empereur alors présent dans la ville, le valeureux martyr s’écria : « Où est le feu qui a été préparé pour moi ? » On remit l’exécution pour le faire comparaître devant l’empereur en personne. Le tyran ayant constaté que, pour les chrétiens, la mort par le martyre était une fête, puisqu’elle signifiait l’entrée dans la vie éternelle, voulut retarder le moment de cette délivrance, et il ordonna de lui arracher la langue. Sans se troubler, saint Romain tendit de lui-même sa langue au bourreau et, ô miracle, il continua de louer Dieu et d’encourager les fidèles au martyre après qu’on la lui eut coupée. Après ce châtiment, il fut jeté en prison et mis aux fers pendant un temps considérable. Lors de la fête de l’empereur, selon une ancienne coutume, on proclama partout la mise en liberté des prisonniers. Mais Romain, les deux pieds écrasés dans les ceps et étendu sur le bois, fut le seul à être alors étranglé dans le secret de son cachot et, selon son désir, il reçut ainsi la couronne du martyre.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints martyrs, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené / ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; / animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans / et réduit à l’impuissance l’audace des démons; / par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Kondakion des saints martyrs, ton 3
Ta mémoire, saint Platon, réjouit le monde entier, / appelant les fidèles vers ton temple sacré; / tous ensemble nous y chantons / avec allégresse tes hauts faits / et dans la foi nous écrions: / Délivre des barbares ce qui fut ta cité.

ÉVANGILE DU JOUR
(Lc XII, 48-59)

Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division. Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois; le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. Il dit encore aux foules: Quand vous voyez un nuage se lever à l’occident, vous dites aussitôt: La pluie vient. Et il arrive ainsi. Et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites: Il fera chaud. Et cela arrive. Hypocrites! Vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel; comment ne discernez-vous pas ce temps-ci? Et pourquoi ne discernez-vous pas de vous-mêmes ce qui est juste? Lorsque tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche en chemin de te dégager de lui, de peur qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que celui-ci ne te mette en prison. Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé jusqu’à dernière pite.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mercredi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte
I Thessaloniciens 4:1-12 et Luc 11:42-46

Le Seigneur fait des reproches à ses contemporains en disant qu’ils passent outre le jugement et l’amour de Dieu. Le tarissement de la justice et de l’amour est la racine de tous les désaccords à la fois dans la société et en chaque personne. Il provient de la prédominance de l’amour de soi [philautie] ou de l’égoïsme.

Quand l’égoïsme pénètre dans le cœur une horde entière de passions est multipliée. Il se bat contre la justice et l’amour, qui nécessitent l’altruisme, tandis que les passions générées par lui chassent toutes les autres vertus.

Et la personne devient, par sa disposition de cœur, impropre à tout ce qui est vraiment bon. Il peut encore payer la dîme de la menthe et de la rue et de toutes sortes d’herbes, mais il n’a pas le courage de faire quelque chose de plus substantiel. Cela ne signifie pas que son comportement extérieur soit incorrect. Non, en tout il est orné de décence, seulement à l’intérieur il est comme une tombe qui n’apparaît pas, et les hommes qui marchent dessus n’en sont pas conscients.

Le début de l’auto-correction est le début de l’apparition de l’altruisme dans le cœur, après quoi la justice et l’amour sont restaurés. Puis, l’un après l’autre, toutes les autres vertus commencent à venir à la vie. Ensuite, la personne devient noble aux yeux de Dieu à cause de sa disposition de cœur, même si à l’extérieur, elle peut parfois sembler rébarbative à d’autres personnes. Mais le jugement de l’homme n’est pas une chose importante, à condition que le jugement de Dieu ne soit pas contre nous.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mardi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte
I Thessaloniciens 3:9-13 et Luc 11:34-41

La lampe du corps c’est l’œil, tandis que la lumière de l’âme est l’esprit. Quand l’œil du corps est en bon état, nous voyons tout autour de nous dans notre vie extérieure, et nous savons comment et où aller, et quoi faire. De même, quand l’esprit est sain, nous voyons tout dans notre vie intérieure, dans notre relation à Dieu et notre prochain, et comment nous devrions nous comporter.

L’esprit, le côté supérieur de l’âme, combine un sentiment de la Divinité, les exigences de la conscience, et leurs aspirations pour ce qui est mieux que tout ce que nous possédons et que nous connaissons. Quand l’esprit est sain, la crainte de Dieu règne dans l’âme, ainsi que la bonne conscience et le détachement de tout ce qui est extérieur, mais quand elle n’est pas saine, Dieu est oublié, la conscience boîte des deux jambes, et l’âme se vautre dans ce qui est visible et atteignable. Ensuite, il y a une nuit obscure pour cette personne-les concepts sont confondus, les actes sont en désaccord, et le cœur est resserré par le désespoir.

Les circonstances qu’il rencontre le poussent et il est attiré par elles comme un un copeau de bois dans le courant d’une rivière. Il ne sait pas ce qui a été fait jusques à présent, ce qu’il est maintenant, et comment son chemin finira.

En revanche, celui dont l’esprit est sain, craignant Dieu, il mène ses affaires avec circonspection, n’écoute que la loi de sa conscience, ce qui donne une harmonie uniforme dans toute sa vie, et il ne se plongera pas dans les choses des sens, prenant son envol grâce à l’espoir de la béatitude future. Partant, sa vision sur la totalité du flux de la vie avec tout ce qu’elle touche est clair, et pour lui tout est plein de lumière, comme lorsque l’éclat brillant d’une chandelle donne une lumière (cf. Si donc tout ton corps est éclairé, n’ayant aucune partie dans les ténèbres, il sera entièrement éclairé, comme lorsque la lampe t’éclaire de sa lumière.[Luc 11:36]).

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Lundi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte
I Thessaloniciens 2:20-3:8; Luc 11:29-33

La reine du Midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération, et les condamnera. Pourquoi? Pour l’indifférence au travail accompli par le Seigneur devant leurs yeux. Cette reine, après avoir entendu parler de la sagesse de Salomon, vint de loin pour l’entendre, mais ces hommes, ayant devant leur visage le Seigneur Lui-même, ne l’ont pas écouté, alors qu’il était évident qu’il était plus que Salomon, comme le ciel est plus élevé que la terre.

Et la reine du midi condamne tous ceux qui sont indifférents aux œuvres de Dieu, parce que le Seigneur toujours, même chez nous, est évidemment aussi présent dans les récits évangéliques qu’Il l’était alors. A la lecture des Evangiles, nous avons devant les yeux le Seigneur avec toutes Ses œuvres merveilleuses, car elles sont aussi indubitables que le témoignage de nos propres yeux.

Alors, qu’est-ce qui est plus attentif au Seigneur que ce qui a impressionné nos âmes? Nous avons fermé les yeux ou les avons tournés dans l’autre sens, c’est pourquoi nous ne voyons pas, et ne voyant pas, nous ne nous consacrons pas à des œuvres du Seigneur. Cependant, ce n’est pas une excuse, mais plutôt la raison de notre négligence, qui est aussi criminelle que ce qui vient d’elle.

L’œuvre du Seigneur est notre principale priorité, c’est-à dire, le salut de l’âme. En outre, nous devrions tenir compte de ce qui vient du Seigneur, même si ce n’est pas directement lié à nous, d’autant plus si nous tenons compte de ce qui est dirigé vers nous pour l’accomplissement de nos tâches essentielles, dont la signification s’étend à toute l’éternité. Jugez par vous-même combien il est criminel d’ignorer une telle question!

Version française Claude Lopez-Ginisty

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Jovan Nikoloski