31/03/2017
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Archives de catégorie : Vivre avec l’Église

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Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Quatorzième semaine après la Pentecôte
Galates 1:1-10, 20-2:5; Marc 5:1-20

Mon nom est Légion, car nous sommes plusieurs. Les esprits sont sans corps, et donc ils ne remplissent pas l’espace ou ne prennent pas d’espace comme des corps. Cela explique pourquoi il est physiquement possible pour beaucoup d’esprits de résider dans une seule personne.
Que cela soit possible moralement, de la part des esprits est compréhensible de par leur amoralité, ou l’absence de tous principes moraux, tandis que la part de la personne, c’est compréhensible à partir du contact à multiples facettes de la constitution de son âme avec le royaume lamentable des pouvoirs impurs. Mais ceci explique seulement ce qui est possible, la réalité de la possession démoniaque est soumise à des conditions que nous n’avons pas la capacité de déterminer.
Nous pouvons seulement dire que les esprits ne sont pas toujours entrés de manière visible, et ce n’est pas toujours montré à travers des actions de la personne possédée. Il y a une possession démoniaque invisible, cachée, il y a aussi une puissance des esprits sur les esprits, en dehors du corps, quand les démons les conduisent où ils le souhaitent, à travers les passions qui œuvrent en eux.
Les gens pensent qu’ils agissent par eux-mêmes, mais ils sont en fait les marionnettes risibles des puissances impures. Que faire? Sois un vrai chrétien et aucune puissance ennemie ne te vaincra.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mercredi de la Quatorzième semaine après la Pentecôte
Ephésiens: 5:33-36 et Luc 4:16-22

Le Seigneur ne vint pas seulement pour prêcher l’année de grâce, mais Il l’a aussi introduite. Où ? Dans l’âme des croyants. La terre ne sera jamais le paradis dans l’état actuel des choses, mais elle est et sera une arène de préparation à la vie céleste. Les rudiments de la vie céleste sont placés dans l’âme, la possibilité pour elle réside dans la grâce de Dieu, tandis que la grâce a été apportée par notre Seigneur Jésus-Christ, Qui a apporté, par conséquent, l’année de grâce pour les âmes. Celui qui écoute le Seigneur et répond à tout ce qui est commandé par Lui, reçoit la Grâce, et avec son pouvoir, bénéficie de l’année de grâce en lui-même.
Cela se produit réellement dans tous ceux qui croient sincèrement et agissent selon la foi. Tu ne rempliras pas ton âme de cette grâce par la pensée; tu dois agir, et elle y entrera d’elle-même. Il se pourrait qu’il n’y ait aucune paix extérieure, seulement la paix intérieure, et pourtant elle ne peut pas être séparée du Christ. Mais il arrive toujours que dès que la paix intérieure est établie, les perturbations extérieures ne sont alors ni amères, ni lourdes. Ainsi, cet aspect est également acceptable, il ressemble à un hiver froid vu de l’extérieur.

Version française Claude Lopez-Ginisty d’après “St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010″

20 août/2 septembre (ancien calendrier)

20 août ancien calendrier (2 septembre (nouveau) – jour de jeûne

Après-fête de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu ; saint prophète Samuel ; saints Sévère, Memnon, et leurs 37 compagnons, martyrs en Trace (304) ; saint Lucius le sénateur, martyr (Chypre, environ 310) ; saint Philibert, abbé-fondateur de Jumièges et Noirmoutier (684) ; saints néo-martyrs de Russie : Alexandre (Malinovsky), Léon (Erchov), Vladimir (Tchetverine), prêtres (1918), Nicolas (Biroukov), prêtre (1919).

VIE DU SAINT PROPHÈTE SAMUEL

Saint prophète Samuel

Saint prophète Samuel

Le saint prophète Samuel était originaire de Rama, bourg de la tribu d’Éphraïm. Sa mère, Anne, une des deux épouses d’Elqana, était restée stérile et elle devait supporter les affronts de sa rivale, quand ils se rendaient en famille, chaque année, au sanctuaire de Silo pour y offrir leur sacrifice. Mais Dieu entendit ses prières, et elle donna naissance à un fils qu’elle nomma Samuel, ce qui signifie « obtenu de Dieu » . Une fois sevré, l’enfant fut consacré au Seigneur et confié au prêtre Éli à Silo, pour y servir Dieu tous les jours de sa vie, dans le sanctuaire, devant l’Arche d’Alliance.
Il grandit en taille et en grâce, en présence de Dieu. Les fréquents entretiens avec les prêtres et les hommes pieux lui permirent de s’instruire de la Loi de Moïse, pure de toute influence des cultes païens qui pervertissaient alors le peuple récemment installé en terre de Canaan. En ces temps d’apostasie, il était rare que Dieu se révélât, et les visions étaient peu fréquentes. Un soir pourtant, alors que Samuel, âgé de douze ans, était couché dans le sanctuaire où brûlait la lampe signalant la présence de Dieu, il entendit une voix l’appeler par son nom. Croyant qu’il s’agissait du prêtre Éli, il courut à son chevet ; mais celui-ci le renvoya se coucher. L’appel s’étant réitéré, Éli comprit que Dieu appelait l’enfant et il lui recommanda de répondre : « Parle, Seigneur, car ton serviteur t’écoute. » Dès qu’il eut fait cette réponse, Dieu se tint invisiblement devant Samuel et lui annonça qu’Il allait châtier Éli et sa maison, à cause de la conduite impie de ses deux fils, qui détournaient à leur profit les victimes offertes par le peuple en sacrifice. Au matin, sur les instances d’Éli, l’enfant lui rapporta ce que Dieu lui avait révélé, sans rien lui cacher. Par la suite, le Seigneur continua de se manifester à Samuel ; tout le peuple d’Israël le reconnaissait comme prophète, l’appelant le Voyant, et respectait sa parole comme la parole de Dieu lui-même.
Comme les fils d’Éli persévéraient dans leur impiété, la sentence divine ne tarda pas à se réaliser. Les Philistins ayant infligé une grande défaite à Israël, les Hébreux firent venir l’Arche, que l’armée accueillit avec de grandes acclamations. Les ennemis prirent peur, mais au lieu de s’enfuir, ils s’élancèrent avec l’énergie du désespoir. Trente mille Hébreux succombèrent dans le combat, et les Philistins s’emparèrent de l’Arche d’Alliance. Un des rescapés courut porter la nouvelle du désastre à Silo. Il trouva le vieux prêtre Éli, alors âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, assis anxieux au seuil de sa demeure. Quand il lui annonça que ses fils avaient péri dans la bataille et que l’Arche avait été enlevée, à la mention de l’Arche, Éli tomba à la renverse, sa nuque se brisa et il mourut.
Entre temps les Philistins avaient introduit l’Arche dans le temple du dieu Dâgon ; mais le lendemain, ils découvrirent l’idole gisant à terre brisée. La main de Dieu s’appesantit sur leur peuple et leur infligea des tumeurs. Après s’être concertés, les princes des Philistins se décidèrent à renvoyer l’Arche aux Israélites. Mais le sanctuaire de Silo ayant été détruit, le peuple d’Israël se trouvait dépourvu de centre religieux, aussi l’Arche fut-elle déposée à Qiryat-Yéarim, dans la maison d’Abinadab, où elle resta vingt ans.
Samuel le prophète avait succédé au prêtre Éli comme juge d’Israël, c’est-à-dire chef suprême chargé de guider le peuple opprimé sous le joug des Philistins. Il entreprit sa tâche de restauration spirituelle en prêchant dans tout le pays le repentir, le retour à l’observance de la Loi et le renoncement aux cultes de Baal et d’Astarté. Fixez votre cœur dans le Seigneur, et Il vous délivrera des Philistins : tel était son programme de gouvernement. Il organisa une grande assemblée à Mispa, au cours de laquelle les Israélites jeûnèrent et reconnurent publiquement leur faute devant Dieu, et le prophète intercéda pour leur salut. Comme les Philistins, avertis de ce rassemblement, étaient passés à l’attaque, à la demande du peuple, le prophète offrit un agneau en holocauste et invoqua le Seigneur, qui répondit aussitôt en faisant retentir un grand fracas dans le ciel. Les Philistins, pris de panique, furent battus, et les Israélites purent reprendre possession des villes qui avaient été prises.
La paix rétablie, Samuel continua de juger Israël à Rama, où il avait élevé un autel. Chaque année, il faisait une tournée dans le pays, pour trancher les différends et exhorter le peuple à la piété et à l’observance de la Loi. Une fois devenu vieux, il transmit ses pouvoirs à ses fils, Yoël et Abiyya, qui étaient établis à Bersabée. Mais ces derniers se montrèrent indignes de leur père, ils acceptaient des présents et firent fléchir le droit. Les anciens d’Israël allèrent s’en plaindre auprès de Samuel à Rama et lui demandèrent d’établir à leur tête un roi, pour qu’il les gouverne comme les autres nations. Affligé par cette demande, le prophète finit par se plier, sur ordre de Dieu, à leur désir ; mais il les avertit solennellement qu’avec l’institution de la royauté, ils allaient perdre la belle liberté que Dieu leur avait octroyée en faisant d’eux le seul peuple ayant pour roi et chef le Créateur.
Samuel fut alors envoyé par Dieu auprès de Saül, fils de Qish de la tribu de Benjamin, un vaillant guerrier qui dépassait tous les hommes de son peuple tant par sa prestance que par sa bravoure. Le prenant à part, il répandit sur sa tête l’huile d’onction et déclara que Dieu l’avait choisi pour être le chef d’Israël et le délivrer de ses ennemis. Une éclatante victoire sur les Ammonites confirma bientôt cette élection divine, et Saül fut proclamé roi à Gilgal par tout le peuple en liesse. Samuel déclara qu’il avait désormais rempli sa mission et qu’il laissait le roi à leur tête, afin de se consacrer désormais à la prière et à l’enseignement. Il les exhorta à la fidélité envers Dieu et envers son oint, et pour sceller ses paroles, il pria et fit tonner et pleuvoir, alors que le ciel était radieux.
Saül engagea la guerre contre les Philistins. Alors qu’il se trouvait en position critique et que Samuel tardait à venir réconforter la troupe prête à faire défection, le roi offrit lui-même l’holocauste, outrepassant ses pouvoirs et s’attribuant la fonction sacerdotale. Il achevait le sacrifice quand Samuel survint. L’homme de Dieu repoussa toutes les bonnes raisons que Saül avançait et lui déclara que, puisqu’il avait voulu agir seul et n’avait pas observé la Loi divine, la royauté lui serait retirée. Loin de se repentir, Saül persista dans son orgueil, et se préparant une autre fois à livrer bataille, il écarta le prêtre qui avait été convoqué pour consulter Dieu et engagea le combat. Il fit la guerre de tous côtés, contre Moab, contre les Ammonites, Édom, Amalec et les Philistins, et délivra Israël par sa vaillance. Toutefois ces victoires restaient fragiles, car elles reposaient sur des forces humaines. Envoyé contre Amalec, sur ordre de Dieu qui avait parlé par l’intermédiaire de Samuel, Saül remporta une nouvelle victoire. Mais, au lieu de livrer tout ce peuple à l’anathème, il épargna le roi Agag et le meilleur du bétail, pour n’offrir à Dieu que des troupeaux sans valeur. Se faisant de nouveau l’interprète sans compromis de la volonté divine, Samuel lui annonça que cette nouvelle désobéissance avait scellé sa déchéance. Et, résumant en quelques mots la prédication de toute sa vie, il dit au roi : « L’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité, plus que la graisse des béliers. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, Il t’a rejeté de la royauté. » (1 Sam 15, 22). Saül implora en vain son pardon, et après avoir exécuté Agag de ses propres mains, Samuel rentra à Rama.
Alors qu’il pleurait sur le sort du roi Saül, le saint prophète fut envoyé par Dieu à Bethléem, chez Jessé de la tribu de Juda, et y oignit en secret le jeune et gracieux David comme roi d’Israël. L’esprit de Dieu s’étant retiré de Saül, le roi fut pris d’un esprit malin et souffrait de crises de démence. C’est alors que David entra à son service comme écuyer, et il calmait Saül en jouant de la cithare quand le roi était saisi par le mauvais esprit. Il jouissait de sa faveur, mais quand il eut remporté de brillantes victoires et se fut attiré l’admiration du peuple, l’affection de Saül se tourna en haine meurtrière. David prit la fuite et se réfugia à Rama, chez Samuel, qui s’adonnait à la contemplation en compagnie d’un groupe de prophètes.
Le prophète Samuel s’endormit quelque temps après, chargé de jours, et tout le peuple d’Israël se rassembla à Rama pour le pleurer (1 Sam 25, 1). Par la suite, il fut honoré parmi les grands intercesseurs de l’Ancienne Alliance, au même titre que Moïse et Aaron : Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom ; ils invoquaient le Seigneur, et il les exauçait (Ps 98, 6). Ses reliques furent solennellement transférées de Palestine à Constantinople, au temps de l’empereur Arcade (19 mai 406). Déposées provisoirement à Sainte-Sophie, elles furent ensuite placées dans l’église qui lui avait été dédiée à l’Hebdomon, dans la banlieue de la capitale (7 octobre 410).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, ton 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.

Tropaire du saint prophète Samuel, ton 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Samuel, * par ses prières, * nous t’en supplions, sauve nos âmes.

Kondakion du saint prophète Samuel, ton 8
Comme un don précieux tu fus offert à Dieu avant ta conception, * Bienheureux, et dès l’enfance comme un Ange le servant, * tu fus jugé digne de prédire l’avenir; * c’est pourquoi nous te disons: Réjouis-toi, * grand prêtre et prophète de Dieu, Samuel.

Kondakion de la Dormition, ton 2
Tombeau et mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, toujours vigilante dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection, car étant la Mère de la Vie, Il l’a transférée à la Vie, Celui qui demeura dans Son sein toujours virginal.

ÉVANGILE DU JOUR
(Mc IV, 35-41)
Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit: Passons à l’autre bord. Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmenèrent dans la barque où il se trouvait; il y avait aussi d’autres barques avec lui. Il s’éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque, au point qu’elle se remplissait déjà. Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent, et lui dirent: Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons? S’étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer: Silence! Tais-toi! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme. Puis il leur dit: Pourquoi avez-vous ainsi peur? Comment n’avez-vous point de foi? Ils furent saisis d’une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres: Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer?

2 septembre

2 septembre – jour de jeûne

Saint Mamas, martyr à Césarée de Cappadoce (275, son père Théodote et sa mère Rufine (III) ; saint Jean le Jeûneur, patriarche de Constantinople (595) ; les 3628 martyrs de Nicomédie (III-IV) ; saint Agricol, évêque d’Avignon (VII) ; saints Antoine (1073) et Théodose (1074) de la Laure des grottes de Kiev ; saints néomartyrs de Russie : Barsanuphe, évêque et avec lui Jean, prêtre, Séraphime, moniale et Anatole, Nicolas, Michel et Philippe (1918) ; Damascène, évêque et avec lui Euthyme, Jean, Jean, Vladimir, Victor, Théodote, Pierre, Étienne, prêtres (1937) ; Germain, évêque, Étienne, prêtre et Paul (1937).

VIE DU SAINT MARTYR MAMAS

Saint Mamas, martyr à Césarée de Cappadoce

Saint Mamas, martyr à Césarée de Cappadoce

Saint Mamas était originaire de Gangres en Paphlagonie (Asie-Mineure). Ses parents, Théodote et Rufine étaient de fidèles Chrétiens et des confesseurs de la foi. Ils furent capturés par les païens et emprisonnés, car ils refusaient de renier le Christ. C’est dans le cachot même que Mamas vit le jour en 260. Or ses deux parents trouvèrent la mort en prison, et le petit orphelin fut adopté par une pieuse femme du nom d’Ammiane. Comme en balbutiant il appelait souvent sa mère adoptive, on le surnomma Mamas. Parvenu à l’âge de quinze ans, Mamas fut à son tour capturé par les troupes impériales pour avoir refusé de sacrifier aux idoles, conformément aux saintes prescriptions que lui avait laissées Ammiane avant de mourir, et pour avoir entraîné ses compagnons à suivre son vaillant exemple. Il fut d’abord livré à Démocrite, le gouverneur de Césarée de Cappadoce, puis il comparut devant l’empereur Aurélien lui-même. Le tyran essaya d’abord de convaincre le jeune et fragile garçon par des paroles doucereuses et flatteuses; mais il trouva l’âme de Mamas plus solide que le diamant et plus brûlante de zèle divin que la fournaise la plus ardente. Aurélien se prit alors de colère de voir ainsi un enfant lui tenir tête, à lui le souverain de la plus grande partie du monde. Il le livra à de cruelles tortures: fouets, coups, bastonnades. Pensant que la souffrance avait vaincu Marnas, il lui dit: «Dis seulement que tu as sacrifié aux idoles et cela suffit pour que je te libère».
Mamas répondit: «Ni du coeur, ni même des lèvres, je ne renierai le Christ mon Sauveur, ô Empereur: je te remercie au contraire de me permettre par ces supplices d’aimer davantage et de m’unir au Christ mon Roi, qui a souffert pour mon salut». On lui brûla ensuite tout le corps avec des torches allumées, on lui frappa les membres à coups de pierres, puis on le jeta à la mer après lui avoir attaché une lourde boule de plomb au cou. Mais il fut miraculeusement délivré par un Ange de Dieu, qui le transporta sur une haute montagne surplombant la ville de Césarée. Il vécut là, en glorifiant Dieu par la prière ininterrompue, en compagnie de bêtes sauvages qui lui offraient leur lait en nourriture. Quelque temps plus tard, fortifié par un signe divin, il descendit de lui-même se livrer à Alexandre, le nouveau gouverneur de Cappadoce. Il fut soumis à de nouvelles tortures, qui n’eurent pour seul effet que de montrer avec plus d’éclat la présence de la grâce de Dieu dans son âme et dans son corps. On le jeta dans une fournaise ardente, où il resta, tel les trois enfants hébreux dans la fournaise de Babylone, à chanter la gloire de Dieu, protégé de la morsure des flammes par une rosée divine. Finalement, les soldats lui percèrent les entrailles avec une fourche, et Mamas trouva la force de sortir de la ville avant de rendre son âme à Dieu. On entendit une vois venue d’en haut qui appelait le Saint à venir se reposer de ses labeurs dans les demeures éternelles.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint martyr Mamas, ton 4
Ton martyr, Seigneur, Mamas, par son combat, ont reçu de Toi, notre Dieu, la couronne incorruptible. Avec Ta force, ils ont renversé les tyrans et brisé même l’audace impuissante des démons. Par leurs supplications, ô Christ Dieu, sauve nos âmes.

Tropaire du saint hiérarque Jean le jeûneur, ton 4
La vérité de tes œuvres, ô Père Jean, t’a rendu pour ton troupeau règle de foi, modèle de douceur, maître de tempérance. Aussi as-tu obtenu, par ton humilité, l’exaltation, par ta pauvreté, la richesse. Prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion du saint martyr Mamas, ton 3
Saint Mammas, avec la houlette que Dieu t’a donnée, mène ton peuple vers les pâturages vivifiants; quant aux fauves invisibles et cruels, écrase-les sous les pieds des fidèles te chantant, car au milieu des malheurs nous menaçant, c’est toi, saint Martyr, que nous avons comme fervent défenseur.

ÉVANGILE DU JOUR
(Mc IV, 35-41.)
Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit: Passons à l’autre bord. Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmenèrent dans la barque où il se trouvait; il y avait aussi d’autres barques avec lui. Il s’éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque, au point qu’elle se remplissait déjà. Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent, et lui dirent: Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons? S’étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer: Silence! Tais-toi! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme. Puis il leur dit: Pourquoi avez-vous ainsi peur? Comment n’avez-vous point de foi. Ils furent saisis d’une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres: Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer?

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mardi de la Quatorzième semaine après la Pentecôte
II Corinthiens 12:20-13:2; Marc 4:24-34

La parabole de la croissance progressive de blé à partir de la semence. dépeint pour chaque homme, la croissance progressive de ce qui est caché dans le cœur d’un homme, semé et surveillé par la Grâce de Dieu, tandis que pour ce qui concerne l’humanité, c’est la croissance progressive dans le corps de l’Église, ou de la communauté de ceux qui sont sauvés dans le Seigneur Jésus-Christ, selon l’ordre établi par Lui.
Grâce à cette parabole la question est réglée: pourquoi à ce jour le christianisme n’est-il pas universel? Tout comme un homme qui a jeté la semence en terre, dort et se lève, la semence germe et grandit sans savoir comment; ainsi le Seigneur, en plaçant la semence de vie divine sur la terre lui a donné la liberté de se répandre d’elle-même, en la subordonnant à l’écoulement naturel des événements, et sans les forcer. Il surveille seulement la semence, Il l’assiste dans des circonstances individuelles et lui donne la direction générale.
La raison pour ceci, réside dans la liberté de l’homme. Le Seigneur veut que l’homme se soumette à Lui de lui-même, et Il attend que sa liberté y soit favorable; cette affaire prend du temps. Si tout dépendait uniquement de la volonté de Dieu, tout le monde aurait été chrétien depuis longtemps. Une autre pensée: le corps de l’Eglise est créé dans les cieux, n’y entrent de la terre que des matériaux, formés aussi par des agents célestes. Le verbe passe du ciel sur la terre et attire ceux qui le désirent. Ceux qui y prennent garde et suivent, entrent comme matières premières dans le laboratoire de Dieu, l’Eglise, et là sont refaits selon des schémas donnés du ciel.
Ceux qui sont refaits, lors du départ de cette vie, passent dans le ciel, et de là, ils entrent dans la maison de Dieu, chacun là où il est apte. Ceci se passe en continu, et par conséquent l’œuvre de Dieu ne reste pas statique. Une célébration solennelle universelle du christianisme n’est pas nécessaire pour cela. La maison de Dieu est créée invisiblement.

Version française Claude Lopez-Ginisty d’après « St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 »

1er septembre – Nouvel an ecclésial

Nouvel an ecclésial

Saint Syméon le Stylite (459) et sa mère Marthe (vers 428) ; saint Jésus (Josué), fils de Navé, prophète (XVIème s. avant Jésus-Christ) ; saints martyrs Calliste et ses frères Evode et Hermogène (309) ; sainte Verena de Zurzach (Suisse, 350) ; saint Ammoun, diacre, martyrisé avec 40 vierges à Héraclée (IV) ; saint Aïphal, diacre et martyr (380) ; saint Leu, évêque de Sens (623) ; (Synaxe  de l’icône de la Mère de Dieu des Miasènes (864) ; saint Mélèce le Jeune (1105) ; saint néo-martyr Angelis de Constantinople (1681) ; sainte Haido de Stanos (1820-1821) ; saintes néo-martyres de Russie Tatienne (Gribkov) et Nathalie (Kozlov) (1937).

 LE NOUVEL AN ECCLÉSIAL[1]

 L’Église du Christ célèbre en ce jour l’indiction qui, selon les Romains, signifie «limite», c’est à dire le début de l’année ecclésiastique. Ce terme vient de l’usage qu’avaient les empereurs romains de lever chaque année à cette époque un impôt sur leurs sujets pour l’entretien de l’armée. Le taux de cet impôt annuel était fixé tous les quinze ans. C’est pourquoi on appelle également indiction les cycles de quinze ans qui commencèrent sous César Auguste, trois ans avant la naissance du Christ.

Comme, d’autre part, le mois de septembre est l’époque où l’on rentre les fruits des récoltes dans les greniers pour se préparer à un nouveau cycle de la végétation, il convenait de fêter ce début du cycle agricole en rendant grâce à Dieu pour sa bienveillance à l’égard de la création. C’est déjà ce que faisaient les Juifs sous le régime de l’ancienne Loi. Le premier jour de leur septième mois (début septembre), ils célébraient la fête des Trompettes, en cessant tout travail pour se consacrer seulement à l’offrande de sacrifices «d’agréable odeur» et à la louange de Dieu (cf. Lev. XXIII:24-25).

Le Christ, Fils et Verbe de Dieu, le Créateur du temps et de l’espace, le roi prééternel de tous les siècles – qui s’est incarné pour ramener toutes choses à l’unité et réconcilier tous les hommes, Juifs et païens, dans une seule Eglise – a voulu aussi rassembler en Lui-même les choses soumises aux lois naturelles et ce qu’Il avait promulgué par la Loi écrite. C’est pourquoi, en ce jour où la nature se prépare à dérouler un nouveau cycle de ses saisons, nous commémorons l’épisode où le Seigneur Jésus Christ se rendit à la synagogue et, ouvrant le livre d’Isaïe, lut le passage où le Prophète dit en son nom: «L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a oint. Il m’a envoyé pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, pour proclamer une année de grâce du Seigneur. » (Luc IV, 18).

Toutes les Eglises ainsi rassemblées dans l’unanimité adressent aujourd’hui une seule louange à notre Dieu. Un dans sa nature et triple dans ses Personnes, qui demeure en permanence dans la béatitude, tient toutes choses dans l’existence et déverse en tout temps ses bénédictions sur ses créatures. C’est le Christ Lui-même qui nous ouvre les portes de cette année et nous appelle à Le suivre pour participer à Son éternité.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du nouvel an ecclésial, ton 2

Auteur de l’entière création qui as soumis à Ton pouvoir les moments et les temps, bénis la couronne de l’année que Ta Bonté nous donne de commencer;  garde en paix Ta ville et Ton peuple et par l’intercession de ta Mère, Seigneur, sauve-nous.

Tropaire de saint Syméon, ton 1

Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis: dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph; des Anges incorporels tu menas la vie en ton corps, vénérable Père Siméon; intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu’Il accorde à nos âmes le salut.

Kondakion de saint Syméon, ton 2

Recherchant les choses d’en-haut,  conversant avec les êtres d’en bas et faisant de ta colonne un char de feu, par elle tu devins un confident des Anges, Père saint; et sans cesse tu intercèdes avec eux pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.

 Tropaire du nouvel an ecclésial, ton 2

Toi qui demeures dans les hauteurs, Christ Roi, Auteur et Créateur de tout ce qui est visible et invisible, Toi qui fis le jour et la nuit, le temps et les années, bénis maintenant la couronne de l’année, protège et garde en paix Ta ville et Ton peuple, ô Très-Miséricordieux.

 Évangile du jour

(Lc IV, 16-22)
Jésus se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit: L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire: Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient: N’est-ce pas le fils de Joseph? Jésus leur dit: Sans doute vous m’appliquerez ce proverbe: Médecin, guéris-toi toi-même; et vous me direz: Fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm.

[1] Tiré du Synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

19 août (ancien calendrier)

19 août  (ancien calendrier)

 Après-fête de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu ; saints André le stratilate et ses 2593 compagnons, martyrs au Mont-Taurus (IV) ; saints Timothée et Agapios et sainte Thècle, martyrs à Gaza (vers 305) ; saint Pitirim, évêque de Perm (1456) ; saint Nicolas (Lebedev), prêtre et confesseur (1933).

Vie de saint André le Stratilate et de ses 2 593 compagnons[1]

Saint André était tribun dans l’armée impériale cantonnée sur les frontières orientales de l’Empire, au temps de l’empereur Maximien Galère (vers 305) ; et bien qu’il n’eût pas encore reçu le saint baptême, il brillait, telle une rose au milieu des épines, tant par sa piété que par sa vaillance. Le général en chef Antiochos, qui était réputé pour sa cruauté envers les chrétiens, devant faire face à une soudaine incursion des Perses, se souvint du valeureux André et l’envoya à la tête d’une cohorte. Au moment d’engager le combat, André exhorta ses hommes à se confier dans le Christ, qui a créé le ciel et la terre et a réduit à néant le pouvoir des faux dieux. Invoquant donc d’une seule voix le Nom du Christ, ils renversèrent les phalanges des ennemis et les repoussèrent hors des frontières. Après cette victoire inespérée tous ses hommes décidèrent de se convertir, mais ils furent dénoncés comme chrétiens auprès d’Antiochos qui, au lieu de leur décerner de justes récompenses, les convoqua à son tribunal. Étranger à tout sentiment de reconnaissance et brûlant de colère, il lut les édits impériaux et leur rappela le nom des notables chrétiens qu’il avait préalablement fait périr. André lui répondit que ces martyrs avaient en fait remporté la victoire sur lui et que les tourments qu’on leur avait infligés deviendraient pour eux des trophées dans le Royaume du Christ. Usant d’une cruelle ironie, Antiochos déclara qu’il convenait qu’on procure du repos à un homme tel que lui, qui avait fait preuve d’une si grande bravoure dans le combat, et il ordonna d’étendre le saint sur un lit de bronze incandescent. L’ardeur de la foi et de la charité, qui brûlaient dans le cœur du valeureux martyr, le laissèrent insensible aux brûlures, et il trouva sur cette couche un vrai repos. On se saisit ensuite de certains des soldats qui s’étaient illustrés avec lui dans la bataille pour leur clouer les mains sur des poutres. Ils subirent ce supplice avec le sourire, se réjouissant de participer à la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ, avant même d’avoir été baptisés. Comme ils restaient inébranlables dans leur résolution, Antiochos les fit jeter en prison et écrivit à l’empereur, lui demandant s’il convenait d’exécuter un officier de cette valeur, avec le risque de provoquer une mutinerie dans l’armée et la révolte du peuple qui le considérait comme un héros. Maximien lui répondit de se débarrasser de lui secrètement, au moyen d’une ruse, et de ne laisser en aucune façon la nouvelle religion pénétrer dans l’armée. Antiochos libéra donc André et ses compagnons et feignit de les laisser aller où bon leur semblerait. Le saint martyr, averti par Dieu de ce stratagème, se rendit à Tarse avec ses hommes et demanda à l’évêque Pierre de leur conférer le saint baptême. Quand il apprit leur départ, Antiochos écrivit au gouverneur militaire de Cilicie, Séleuchos, de les arrêter au plus vite et de les mettre à mort s’ils opposaient la moindre résistance. Séleuchos, qui était lui aussi un persécuteur fanatique, se précipita à Tarse avec un important détachement. André et ses compagnons, qui venaient juste d’être baptisés, traversèrent le mont Taurus pour échapper aux poursuites, et se dirigèrent vers Mélitène en Arménie. Séleuchos n’abandonna pas ses recherches, et grâce à la trahison d’un certain Martin, il les rattrapa dans un défilé du massif du Taurus. Comme les soldats se préparaient à se lancer sur eux, saint André exhorta ses compagnons à lever leurs mains pour la prière plutôt qu’à brandir le glaive et, tombant à genoux, il intercéda longuement pour ses ennemis et pour le salut du monde. Dès qu’il acheva sa prière, les soldats se précipitèrent sur eux et les massacrèrent comme des brebis innocentes qui n’opposèrent aucune résistance. Conformément au vœu exprimé par saint André, une source aux vertus thérapeutiques jaillit à l’endroit même où il versa son sang. Pierre de Tarse et Nonnes, évêque de Bérée, qui avaient assisté de loin à leur martyre avec d’autres clercs, vinrent ensuite prendre soin de leurs précieuses reliques.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

 Tropaire de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, ton 1

Dans l’enfantement, Tu as gardé la virginité; dans Ta dormition, Tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, et par Tes prières, Tu délivres nos âmes de la mort.

Tropaire de saint André le Stratilate, ton 5

Laissant la gloire des honneurs terrestres, tu héritas le royaume des cieux; * et sous les flots du sang que tu versas * tu as orné ta couronne immortelle de joyaux très précieux; * au Christ tu amenas une armée de martyrs; * avec les Anges dans la lumière sans couchant * tu as trouvé le Soleil sans déclin, le Christ; * sans cesse avec tes compagnons, saint André, supplie-le * pour qu’à nos âmes il accorde le salut.

 Kondakion de saint André le Stratilate, ton 2

En prière constante devant le Seigneur, * comme un astre précédant le Soleil, * tu contemples, selon ton désir, le céleste trésor * dans l’ineffable joie dont ton âme est comblée; * et tu chantes dans les siècles sans fin * pour le Roi immortel que louent sans cesse les Anges dans le ciel. * André, vénérable chef d’armée, * avec eux ne cesse pas de prier pour nous tous.

 Kondakion de la Dormition, ton 2

Tombeau et mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, toujours vigilante dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection, car étant la Mère de la Vie, Il l’a transférée à la Vie, Celui qui demeura dans Son sein toujours virginal.

 Évangile du jour

(Mc IV, 24-34)

Le Seigneur leur dit encore: Prenez garde à ce que vous entendez. On vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis, et on y ajoutera pour vous. Car on donnera à celui qui a; mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Il dit encore: Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre; qu’il dorme ou qu’il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu’il sache comment. La terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi; et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là. Il dit encore: A quoi comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous? Il est semblable à un grain de sénevé, qui, lorsqu’on le sème en terre, est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre; mais, lorsqu’il a été semé, il monte, devient plus grand que tous les légumes, et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent habiter sous son ombre. C’est par beaucoup de paraboles de ce genre qu’il leur annonçait la parole, selon qu’ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur parlait point sans parabole; mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

 [1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras

Nouvelle rubrique ! « Vivre avec l’Eglise »

Une nouvelle rubrique, intitulée « Vivre avec l’Eglise » sera désormais présente, quotidiennement sur Orthodoxie.com à partir du 1er septembre, début de l’année liturgique selon le nouveau calendrier. Cette rubrique comprendra la liste des saints commémorés, dont notamment les anciens saints occidentaux, les saints récemment canonisés, dont les néo-martyrs de Russie, la vie d’un saint du jour (principalement tirée du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras), les tropaires et les kondakia de la fête ou des saints commémorés, ainsi que la lecture de l’Evangile du jour. Ces éléments seront présentés selon les deux calendriers, le « nouveau » et « l’ancien ».

25 octobre (nouveau calendrier)/7 novembre (nouveau)

25 octobre (nouveau calendrier)/7 novembre (nouveau)

Samedi de saint Dimitri (commémoration des défunts) ; saints Marcien et Martyrius, martyrs à Constantinople (vers 355) ; sainte Tabitha ressuscitée par l’apôtre saint Pierre (Ier s.) ; saint Front, évêque de Périgueux (IIème s.) ; saints Crépin et Crépinien, cordonniers, martyrs à Soissons (vers 285) ; saint Hilaire (ou Chélyj), évêque de Mende (535) ; saint Rufinien, évêque de Bayeux (Vème s.) ; saint Loup, évêque de Bayeux (Vème s.) ; saint Gouesnou, évêque de Léon en Bretagne (675) ; saints Martyrios, diacre, et Martyrios, reclus, des Grottes de Kiev (XIII-XIVème s.) ; sainte Matrone (Vlasov), confesseur (1963).

SAINT MARCIEN ET MARTYRIOS

saints Marcien et Martyrius, martyrs à Constantinople (vers 355)

saints Marcien et Martyrius, martyrs à Constantinople (vers 355)

Saints Marcien et Martyrios vécurent à Constantinople sous le règne de l’empereur arien Constance (337-361). De noble origine et admirés de tous pour leur savoir, la douceur de leurs mœurs et leur piété, ils devinrent secrétaires de l’archevêque Paul le Confesseur, qui devait mourir assassiné par les ariens en Arménie, où il avait été exilé (6 novembre 344). Ne craignant ni l’exil ni la mort, Marcien et Martyrios continuèrent à proclamer la foi orthodoxe devant le peuple. « Le Fils de Dieu est consubstantiel au Père, et Dieu par nature. » Ces mots étaient pour eux plus précieux que la vie, et ils les revêtaient comme une cuirasse contre les assauts des démons et des hérétiques. Ils furent tués par le glaive et enterrés près de la porte appelée Mélandissia. Après le retour de la paix dans l’Église, saint Jean Chrysostome fit bâtir une église en leur honneur sur les lieux de leur sépulture.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des défunts, ton 2
Souviens-Toi, Seigneur, de Tes serviteurs, Toi qui es bon, et pardonne-leur tous les péchés commis durant leur vie ; car nul n’est sans péché, si ce n’est Toi, qui peut donner le repos même aux trépassés.

Tropaire des saint martyrs Marcien et Martyrius, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion des saint martyrs Marcien et Martyrius, ton 4
Ayant mené, dès la jeunesse, le bon combat, * Marcien et Martyrius, vous avez renversé Arius le félon, * sans faille conservant la vraie foi, * suivant l’enseignement de votre maître, saint Paul; * avec lui vous avez trouvé la vie, comme champions de la sainte Trinité.

Kondakion des défunts, ton 8
Avec les saints, ô Christ, accorde le repos aux âmes de Tes serviteurs, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni soupirs, mais la vie sans fin.

Évangile du jour
(Jn V, 24-30)

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l’auront entendue vivront. Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même. Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu’il est Fils de l’homme. Ne vous étonnez pas de cela; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

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Jovan Nikoloski