24/04/2017
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Ce dimanche

Dimanche
30 septembre 2007, 18ème après Pentecôte, 3ème après la
Croix
, ton 1.
Mémoire
de saint
Grégoire l’Illuminateur
, apôtre de l’Arménie.
Calendrier
julien : dimanche d’après-fête de l’exaltation de la Croix. Saintes
martyres Sophie (Sagesse) et ses filles
: Foi (Pistis, Vera),
Espérance (Elpis, Elpide, Nadejda, Nadège) et Charité (Agapie, Lioubov). Martyres
à Rome sous Hadrien, vers 137.

Actualité de ce dimanche: Installation
du métropolite Daniel sur le trône patriarcal de l’Eglise roumaine.

Tropaire de la Résurrection
en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, + et ton corps très pur gardé par
les soldats, / Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au
monde. // C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie,
gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul
Ami de l’Homme ! »//

Epître du jour : 2 Corinthiens 11, 31-12, 9
Frères,
si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi,
bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis
également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les
descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du
Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux
j’ai peiné ; j’ai reçu bien plus de coups ; plus qu’eux je me suis trouvé en
prison, et je me suis si souvent exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des
Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges
par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage,
et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand
j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder
la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un
panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains ! Tant de fois sur
les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des
brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril
dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les
faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement,
passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à
jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du
reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un
faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la
fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma
fragilité ! Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu
et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Faut-il
se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux
visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi
jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ?
Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait.
Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas
de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au
Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à
l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais
pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me
vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la
vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce
que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me
surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été
donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de
Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois
fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma
grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste
pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma
fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ ! 

Evangile du jour : Luc 6,
31-36

En ce temps-là, Jésus dit à
ses disciples : « Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous,
faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y
a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et
si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour
vous ? Les pécheurs également font cela ! Et si vous prêtez seulement
à ceux dont vous espérez recevoir, quelle grâce y a-t-il pour vous ?
Des pécheurs également prêtent à des pécheurs pour recevoir d’eux la même
somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et
prêtez-leur sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils
du Dieu Très-haut, car Il gratifie les ingrats et les méchants. Devenez
compatissants comme votre Père est compatissant. » 

Homélie et catéchèse : L’amour des ennemis. Starets Silouane, moine du Mont-Athos
(Paris, 1973).
« Celui
qui n’aime pas ses ennemis, ne peut connaître le Seigneur ni la douceur de
l’Esprit saint. Le saint Esprit apprend à tant aimer les ennemis que l’on aura
compassion d’eux comme de ses propres enfants… Celui qui n’aime pas ses
ennemis, n’a pas la grâce de Dieu…Seigneur, apprends-nous par ton Esprit saint
à aimer nos ennemis et à prier pour eux avec des larmes… Si nous aimons nos
ennemis, l’orgueil n’aura pas de place dans notre âme, car l’amour du Christ ne
cherche pas à dominer… Dès que quelqu’un t’a blessé, prie Dieu pour lui, et tu
garderas la paix et la grâce divine. » (p. 160, 189…). Archimandrite
Sophrony : « L’amour pour les ennemis est le seul critère certain de la vérité » (p. 222).

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Jovan Nikoloski