26/04/2017
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Dimanche 14 janvier

Calendrier
julien : Circoncision
selon la chair de notre Seigneur
, saint
Basile le Grand
.
Calendrier
julien révisé (et ci-dessous) : saint
Hilaire
de Poitiers (13 janvier), sainte Nina,
illuminatrice de la Géorgie, saint
Sava (Sabas)
, 1er archevêque de la Serbie. 

Tropaire
de la Résurrection en ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau,+ les
gardes pétrifiés de crainte,/ Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps
très pur ;// Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit.+ Tu vas à la rencontre
de la Vierge,/ Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !//

Epître
: Colossiens 3, 4-11 (n. trad.)
Frères,
votre véritable vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, notre
vie, sera manifesté, alors vous serez également manifestés avec lui en gloire.
Faites donc mourir tout ce qui est terrestre en vous : débauche, impureté,
passion, convoitise mauvaise, ainsi que l’avarice, qui est une sorte
d’idolâtrie. C’est à cause de cela que vient la colère de Dieu. Vous aussi,
vous erriez dans ces péchés autrefois, quand ils faisaient votre vie.
Maintenant,
rejetez vous aussi tout cela : colère, irritation, méchanceté, blasphème,
grossièreté sortie de vos lèvres. Ne vous trompez pas les uns les autres, car
vous vous êtes dévêtus de l’Homme ancien et de ses habitudes, et vous avez
revêtu l’Homme nouveau, qui, dans une connaissance en profondeur, se renouvelle
à l’image de Dieu son créateur. Désormais, il n’y a plus Grecs et Juifs,
circoncis et incirconcis, barbares, Scythes, esclaves ou hommes libres : mais
le Christ est tout et Il est en tous !

Alléluia
du dimanche en ton 6 : Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose
sous la protection du Dieu du ciel. – Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien
et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »

Evangile
: Luc 17, 12-19 (n. trad.)
En
ce temps-là, comme Jésus entrait dans un village, dix hommes lépreux vinrent à
sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent : « Jésus,
Maître, fais-nous miséricorde! » Jésus les vit et leur dit : « Allez vous
montrer aux prêtres ». Et il advint, pendant qu’ils y allaient, qu’ils furent
purifiés. L’un d’entre eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas en
glorifiant Dieu à haute voix. Il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre
terre, et lui rendit grâce. Cet homme était Samaritain. Répondant, Jésus dit
alors : « Les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf, où sont-ils ? Il ne
s’est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger ? » Et Jésus lui dit : « Lève-toi ! Va ! Ta foi
t’a sauvé ». 

Catéchèse
: la relation personnelle avec le Christ (penser à souligner le lien entre tous
les textes)
1.
Le Christ en nous (épître) : « vous tous baptisés en Christ, vous avez revêtu
le Christ » (Ro 6, 3), a chanté l’Eglise le 6 janvier. Nous sommes « en Christ
» par le baptême dans l’Esprit (cf. Ma vie en Christ des saints Nicolas
Cabasilas et Jean de Kronstadt) : nous sommes ses membres, nous appartenons à
son Corps, l’Eglise (nuances de la préposition « en »). Il est dit (épître de
ce jour) que le Christ est « en nous » : appartenance mutuelle, force de
l’interpénétration ; le Christ n’est pas absent, Il habite son propre Corps, Il
est « au milieu » de son peuple. Par l’Incarnation, Dieu n’est plus extérieur à
l’humanité, tout en demeurant transcendant. Il est intérieur à toute l’humanité
(« tout en tous ») ; ceux qui actualisent la grâce du saint baptême en devenant
conscients de sa réalité, portent les fruits de cette mutuelle habitation de la
divinité et de l’humanité, ayant renoncé aux comportements païens (« idolâtrie
») – changement « ontologique » et non « moral ». Cette « vie du Christ en nous
» et de nous « en lui » est marquée par une évolution, une croissance :
l’Eglise (milieu divino humain donné par l’Incarnation du Fils) porte le
développement et l’épanouissement de l’être humain, et la manifestation de
l’humanité parfaite du Christ dans les justes et les saints, les « déifiés ».
Tel est le projet divin, enraciné dans « le principe » (Gen 1 26), mystère du
sixième Jour!
2.
Le Christ en face de nous (évangile) : Il est la personne (hypostase) divine
qui nous parle et à qui nous parlons (« miséricorde !»). Il est l’interlocuteur
de notre vie, du dialogue divino humain de notre vie quotidienne. Cette
relation a été fondée au Paradis, elle a été amoindrie ou pervertie par le
péché, elle est restaurée par l’Incarnation. Apprendre aux enfants à tout dire
à Jésus dans leur prière intime ; à le choisir comme l’ami de leur vie, le
confident des joies et des peines de chaque jour ; habitude à prendre le plus
tôt possible. Apprendre à détecter la parole que le Verbe nous adresse (dans
notre coeur ou notre conscience, dans sa Parole écoutée et lue, dans le
témoignage des saints, de nos prêtres, de nos Frères dans la foi, et de toute
personne par qui Il voudra nous parler. Nous saurons que c’est Lui par la
cohérence avec la Tradition de son Eglise et son Evangile transmis par elle…).
3.
Le rôle de la Mère de Dieu (kondakion en ton 6) et des saints dans notre
relation au Christ (lire leur vie dans le Synaxaire): ils ne s’interposent pas
entre lui et nous ; ils sont à nos côtés ; ils sont ses porte-parole pour nous,
ils nous donnent l’exemple de la « vie en Christ » ; quand nous leur demandons
comme à des frères de prier pour nous, la grâce de la vie parfaite qui est en
eux passe en nous. Nous sommes en communion les uns avec les autres, à
l’intérieur du Christ et habités par lui. Par eux, le Christ nous protège
(versets de l’alléluia). Ils plaideront pour nous devant Dieu au Jour du
Jugement.
4.
Les deux prières (2 sens de « merci ») : la louange (le lépreux se prosterne
devant Dieu et lui « rend grâce »), et la supplication (« Seigneur, miséricorde
! », « fais-moi » ou « fais-nous miséricorde !»). Apprenons aux enfants à apporter des
offrandes et des noms à l’église, à se prosterner devant Dieu (Icône, Evangile,
Croix) et à le remercier (« Gloire à toi pour…, Seigneur, gloire à toi ! » ; il
existe l’office d’action de grâces et, dans la sainte liturgie, des prières
pour rendre grâce) et à le supplier (« Seigneur, aie pitié de… », « fais
miséricorde à… ») pour soi, pour les autres et pour le monde (« Seigneur Jésus
Christ notre Dieu, aie pitié de nous et de ton monde ! »). Montrer aux enfants
que tout cela est dans la divine liturgie : remerciement et supplication. La
prière de l’Eglise est le prolongement de la tradition de Jésus Christ, et Il
la préside continuellement, présence invisible ! Dans les offices liturgiques
le Christ et l’Esprit nous apprennent à prier – la liturgie, notre école de
prière…

(Père
Marc-Antoine Costa de Beauregard)

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Jovan Nikoloski