24/05/2017
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En Grèce, 2300 églises restent sans prêtres

En Grèce, 2300 églises restent sans prêtres

Du fait qu’en Grèce l’Église et l’État ne sont pas séparés et que, par conséquent, les prêtres ont le statut de fonctionnaires, la politique de diminution des effectifs a eu une incidence importante sur l’Église même. C’est ainsi que l’État a limité fortement le nombre des ordinations de prêtres, ce qui a eu pour résultat que de nombreuses paroisses restent sans desserte pastorale. Ainsi, la liturgie n’est pas célébrée dans certaines églises le dimanche. Conformément à la législation en vigueur, un nouveau fonctionnaire – dans le cas présent un prêtre – ne peut être embauché qu’après le départ en retraite de dix de ses collègues. Selon les données du Saint-Synode de l’Église de Grèce, le nombre des paroisses restées sans desserte pastorale a atteint 22%. Sur 10.500 prêtres que devrait compter le pays, il en manque 2300. Ce sont les endroits peu peuplés qui sont les premières victimes de cet état de fait. La plupart d’entre eux se trouvent à une distance importante des localités voisines, et leur accès est rendu difficile en raison de l’infrastructure peu développée des transports en commun. En outre, une petite communauté n’est pas en mesure d’entretenir un prêtre de ses propres moyens. Le métropolite de Monemvasia et de Sparte Eustathe considère que la situation est critique : « Dans chaque diocèse manquent, au minimum, vingt prêtres, dans notre propre diocèse, soixante-dix. Cela signifie que, dans certaines églises, la Liturgie n’est pas célébrée le dimanche. Les habitants des petits villages sont abandonnés par les fonctionnaires, les enseignants, les services publics. Or, il ne leur restait que l’Église. S’il n’y a plus de prêtre, ils resteront alors sans protection et soutien. Lorsqu’une seule ordination est effectuée pour six ou sept prêtres qui partent en retraite, vous comprenez où nous allons. En quinze ans, des 120 prêtres actuels, il n’en restera plus qu’une trentaine qui seront obligés de desservir quatre ou cinq paroisses, éloignées entre elles de distances importantes ». Le métropolite de Gortyne Jérémie partage la préoccupation de la hiérarchie de l’Église de Grèce : « Dans mon diocèse, sur 150 églises, il n’y a plus de prêtres dans cinquante d’entre elles. On a cessé d’y sonner les cloches».

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Jovan Nikoloski