21/09/2017
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Funérailles de l’archimandrite Cyrille (Pavlov) de la Laure de la Trinité-Saint-Serge

Funérailles de l’archimandrite Cyrille (Pavlov) de la Laure de la Trinité-Saint-Serge

Le 23 février 2017 ont eu lieu les funérailles de l’archimandrite Cyrille (Pavlov), père spirituel renommé de la Laure de la Trinité-Saint-Serge. L’archimandrite Cyrille est décédé à l’âge de 98 ans et a été le confesseur du patriarche Alexis II. L’office, célébré en l’église de la Dormition de la Laure, était présidé par le patriarche de Moscou Cyrille. Les 21 et 22 février ont eu lieu des offices de requiem dans toutes les églises du monastère. L’accès à l’église de la Dormition était ouvert jour et nuit pour permettre aux fidèles de faire leurs adieux au défunt. Avant le début de l’office, le patriarche a prononcé l’homélie suivante : « Votre Béatitude, Chers hiérarques, pères, frères, mères higoumènes, frères et sœurs. Nous nous tenons devant la tombe du père Cyrille (Pavlov), confesseur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, confesseur de S.S. le patriarche Alexis II, confesseur de très nombreux hiérarques de l’Église russe, de clercs et d’une énorme quantité de fidèles orthodoxes, qui affluaient à la Laure de la Trinité-Saint-Serge pour vénérer les reliques de saint Serge et demander des conseils spirituels au père Cyrille. Il accomplissait le ministère éminent de confesseur pour des milliers et des milliers de gens, et ce ministère exigeait un exploit particulier. Non pas seulement du fait qu’écouter les problèmes de l’homme n’est pas toujours facile, mais aussi parce qu’il ne faisait pas simplement qu’écouter ces problèmes. Il pénétrait profondément dans l’état intérieur de l’homme. Au moment de la confession, il s’identifiait littéralement à celui qui venait chercher un conseil auprès de lui. Cela demandait, naturellement, une kénose, une énorme dépense de forces intérieures et physiques. Mais le père Cyrille ne maugréait jamais et accomplissait avec humilité son ministère, non seulement en confessant les gens, mais en répondant à d’innombrables lettres. J’ai rencontré le père Cyrille pour la première fois, en l’année lointaine déjà 1966. Il n’avait pas alors la gloire de staretz et de confesseur de toute la Russie, il était relativement jeune, fort, vif. Et lorsque je demandai à mon directeur spirituel, le métropolite Nicodème d’éternelle mémoire, auquel des frères [de la Laure] je devais me confesser, il répondit calmement : « Vas chez le père Cyrille ». C’était effectivement un ministère particulier du staretz Cyrille pour notre peuple pieux, et particulièrement pour ceux qui avaient besoin de son conseil spirituel. Donner des conseils est toujours une affaire risquée. Parfois, les gens viennent chez le confesseur et lui demandent ce que l’homme, en raison de ses limites, ne peut savoir. Certains confesseurs prennent sur eux un risque énorme, en donnant un conseil selon ce qu’il leur semble. Le père Cyrille était un confesseur qui donnait des conseils tirés non de son propre entendement, mais de son expérience spirituelle. Il s’est produit des cas où il ne donnait aucun conseil. Mais les gens se pressaient chez lui parce qu’ils sentaient sa force spirituelle, parce que la paternité spirituelle n’est pas seulement l’exploit d’une réflexion spirituelle sobre, mais également un exploit de prière. Le père Cyrille a manifesté à de nombreux clercs l’exemple d’une telle paternité spirituelle, d’une direction spirituelle authentique pour ceux qui étaient prêts à recevoir sa direction spirituelle. Les dernières années, le Seigneur, tout en gardant la vie physique du père Cyrille, lui a retiré son contact avec monde. C’était une sorte de réclusion particulière. Il partit de ce monde, restant physiquement un homme vivant. Beaucoup ne comprenaient pas ce qui s’était produit avec le staretz. Mais c’était une sorte de signe divin. Le staretz était nécessaire même lorsqu’il ne pouvait plus parler aux hommes, et beaucoup venaient chez le père Cyrille pour simplement rester près de son lit, toucher sa main. Il continuait à servir les gens par son silence, sa maladie, son détachement de ce monde, et le Seigneur l’a rappelé chez lui dans sa 98ème année. C’est une joie de voir aujourd’hui un grand nombre de gens à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Votre présence, chers hiérarques, pères, frères et sœurs, constitue le signe le plus manifeste que le père Cyrille a fait quelque chose pour chacun de nous. Rendons-lui aujourd’hui notre devoir. Prions pour le repos de son âme, afin que le Seigneur le prenne auprès de Lui dans le Royaume céleste, et constituons une mémoire éternelle de sa personne dans nos cœurs. Amen ». Lors de la célébration de l’office, le patriarche était assisté du métropolite de Kiev Onuphre et de dix-huit autres hiérarques, de plusieurs higoumènes de monastères et d’un grand nombre de prêtres. Assistaient à l’office les moines de la Laure, les professeurs et étudiants de l’Académie ecclésiastique de Moscou et de nombreux fidèles. L’église de la Dormition ne pouvait accueillir tous ceux qui étaient venus faire leurs adieux à l’archimandrite Cyrille, de nombreux fidèles sont restés à l’extérieur, devant l’église. Les chants étaient exécutés par le chœur monastique de la Trinité-Saint-Serge et dirigés par l’archimandrite Gleb (Kojevnikov) et le chœur de l’Académie ecclésiastique de Moscou, dirigé par l’higoumène Nicéphore (Kirzine). L’office a été retransmis en direct sur la chaîne télévisée orthodoxe « Soyouz ». La prière d’absoute a été récitée par le métropolite de Kiev Onuphre. Avant l’inhumation, le cercueil a été porté en procession autour de l’église de la Dormition. L’archimandrite Cyrille a été enterré sur le territoire de la Laure, derrière l’autel de l’église du Saint-Esprit. On peut visionner ici https://youtu.be/S9NCP7rh2NU et ici https://youtu.be/ulArhq8VmoM quelques images de l’archimandrite Cyrille, suivies du chant du tropaire et du mégalynaire de St Serge, puis ensuite le discours du patriarche de Moscou Cyrille et des extraits de l’office des funérailles.

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Jovan Nikoloski