24/01/2017
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L’archevêque Demetrios du diocèse orthodoxe grec d’Amérique du Nord : « Le mariage est une institution sacrée entre un homme et une femme »

L’archevêque Demetrios du diocèse orthodoxe grec d’Amérique du Nord : « Le mariage est une institution sacrée entre un homme et une femme »

« La redéfinition du mariage légal afin d’y inclure une relation autre que celle d’un homme et d’une femme a des conséquences sérieuses », a déclaré le synode diocésain présidé par l’archevêque Demetrios des États-Unis (Patriarcat œcuménique). Quelques jours avant l’audition par la Cour suprême des États-Unis des arguments sur les droits des États à définir le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, plus de 30 chefs religieux représentant des dizaines de millions de citoyens américains de différentes communautés religieuses à travers les États-Unis ont réaffirmé leur engagement commun pour le mariage et la liberté religieuse. Une lettre ouverte intitulée « La défense du mariage et le droit à la liberté religieuse : réaffirmer un témoignage commun », a été adressée à tous ceux qui occupaient un poste dans la fonction publique en date du 23 avril. L’archevêque Demetrios d’Amérique, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques aux États-Unis a signé la lettre ouverte pour le synode diocésain. Il a été rejoint par d’autres chefs religieux, dont l’archevêque Joseph E. Kurtz de Louisville, au Kentucky, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, l’archevêque Salvatore Cordileone de San Francisco, président du sous-comité de la conférence catholique pour la promotion et la défense du mariage, et par le métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA). Nous publions ci-dessous le texte intégral de la lettre, qui a été signée et publiée par les membres du Synode diocésain en date du 23 avril 2015 :

« Chers Amis,

En ce temps important dans l’histoire de notre nation, alors que l’institution du mariage se trouve pour examen devant la Cour suprême des États-Unis, nous réaffirmons notre engagement pour promouvoir et défendre le mariage – l’union d’un homme et d’une femme. En tant que chefs religieux de différentes communautés, nous reconnaissons que le mariage est le fondement de la famille, dans laquelle les enfants sont élevés par une mère et un père ensemble. Notre engagement pour le mariage a été exprimé en diverses occasions, y compris dans la lettre d’engagement commun et celle concernant le mariage et la liberté religieuse. Cet engagement est inséparable de l’affirmation de la dignité égale de tous les hommes et la nécessité de protéger leurs droits fondamentaux. L’État a un intérêt impérieux à maintenir le mariage tel qu’il a été compris par les religions et les cultures pendant des millénaires, parce qu’il a un intérêt impérieux au bien-être des enfants. Chaque enfant a une mère et un père, et chaque enfant mérite l’occasion, là où cela est possible, d’être élevé par ses propres mère et père mariés dans un foyer stable et aimant. Le mariage, comme l’union d’un homme et d’une femme est la seule institution qui encourage et sauvegarde le lien entre les enfants et leur mère et père. Bien que ce lien ne peut pas toujours être réalisé et soutenu – bien des parents seuls, par exemple, déploient des efforts héroïques pour élever leurs enfants – il est dans le meilleur intérêt de l’État d’encourager et de soutenir la famille fondée sur le mariage et de permettre et renforcer la protection légale de l’union du mari et de l’épouse. La redéfinition du mariage légal pour inclure tout autre type de relation a de sérieuses conséquences, particulièrement pour la liberté religieuse. Cela change toute loi impliquant le statut matrimonial, exigeant que tout autres relations soient traitées comme si elles étaient les mêmes que la relation matrimoniale d’un homme et d’une femme. Aucune personne ou communauté, dont les organisations religieuses et les individus croyants, ne doivent être contraints à accepter cette redéfinition. Pour beaucoup de personnes, accepter une redéfinition du mariage serait agir contre leur conscience et nier leurs croyances religieuses ainsi que leurs convictions morales. Le Gouvernement doit protéger les droits de ceux qui ont des vues différentes sur le mariage à exprimer leurs croyances et leurs convictions sans craindre d’être intimidés, marginalisés et être exposés à des accusations injustes selon lesquelles leurs valeurs impliqueraient l’hostilité, l’animosité ou la haine des autres. En cela et en tout ce que nous faisons, nous sommes motivés par notre devoir d’aimer Dieu et notre prochain. Cet amour s’étend à ceux qui sont en désaccord avec nous sur ce sujet. Le bien-être des hommes, femmes et de leurs enfants, nous contraint à nous prononcer pour le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Nous appelons à la préservation de l’unique sens du mariage dans la loi et pour le respect renouvelé de la liberté religieuse ainsi que pour la liberté de conscience conforme au bien commun ».

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Jovan Nikoloski