28/03/2017
Actualités
Page d'accueil > A la Une > Le métropolite de France, Emmanuel, a représenté le Patriarcat de Constantinople au colloque organisé à l’université Tufts (Boston) sur l’immigration en Europe
Le métropolite de France, Emmanuel, a représenté le Patriarcat de Constantinople au colloque organisé à l’université Tufts (Boston) sur l’immigration en Europe

Le métropolite de France, Emmanuel, a représenté le Patriarcat de Constantinople au colloque organisé à l’université Tufts (Boston) sur l’immigration en Europe

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien américain Ethnikos Keryx/The National Herald, il a expliqué que « des catholiques-romains et des protestants y participaient également et que différents thèmes y ont été développés, notamment concernant les réfugiés, sur la nature du rôle de la religion, de l’approche du problème et sur la manière dont les Eglises peuvent aider dans ce domaine ». Lui-même a évoqué l’initiative du patriarche œcuménique Bartholomée qui, ensemble avec le pape Francis et l’archevêque d’Athènes Jérôme, se sont rendu en avril 2016 à Lesvos, initiative qui a précisément illustré l’intérêt que portent les religions à la question de l’immigration ».
Le métropolite a insisté sur le fait que « nous condamnons toute forme de violence, toute forme de conflit armé, car le mal s’est précisément déclaré à cause de la guerre en Syrie. Nous voulons croire qu’un accord sera trouvé en vue de la cessation des hostilités ». « Il est impossible d’arrêter le flux des réfugiés, actuellement la Turquie abrite trois millions de réfugiés, j’espère qu’un moyen sera trouvé pour que ces gens retournent dans leurs foyers».
Interrogé sur l’existence de réfugiés en France, il a précisé qu’ « il y en a effectivement mais c’est en Allemagne que leur nombre est le plus élevé. Mais chaque pays européen a accepté un certain nombre d’entre eux ».
Concernant la présence grecque en France, il a précisé que «nous avons une troisième et une quatrième génération de Grecs, ajoutant que « la langue grecque est bien sûr conservée ; les offices liturgiques et la Liturgie eucharistique sont célébrés à 80 pour cent en grec, mais nous utilisons les deux langues lorsque nous prêchons. Nous avons des écoles grecques dont la plupart des enseignants viennent de Grèce ; leur nombre a toutefois diminué en raison de la crise économique».
« Sans la langue grecque, nous ne pouvons continuer à dire que nous sommes Grecs orthodoxes. Je le dis et je le répète : si les Juifs ont survécu après tant de persécutions et sont parvenu à recréer un Etat, c’est parce qu’ils ont conservé leur religion et leur langue ». «Si nous perdons la langue grecque nous perdrons notre identité. Si un Français devient orthodoxe nous ne lui imposerons pas la langue grecque car nous ne sommes pas chauvins. Quant à ceux qui ont des racines grecques, je voudrais que les générations à venir connaissent la langue grecque, sans que nous ne modifions notre insertion dans la société où nous vivons, car l’Eglise orthodoxe grecque n’a jamais créé de ghettos ».
A propos du grand concile de Crète, il a affirmé qu’ « il s’agissait d’un événement unique dans la vie de l’Eglise orthodoxe. C’était notre rêve à tous et surtout du patriarche œcuménique Bartholomée qui y croyait et c’est pourquoi nous y sommes arrivés ». « Bien que quatre Eglises s’abstinrent en dernière minute de participer au grand concile et qu’elles ne tinrent pas à accepter l’invitation qui leur avait été adressée durant les travaux préparatoires en sorte que les primats concélèbrent au moins tous ensemble pour manifester l’unité de l’Eglise, je considère qu’il s’agissait d’une erreur, mais cela n’enlève rien à l’essence même et au résultat du concile ». « Je crois que les décisions du concile seront acceptées et respectées par tous».

Source

Print Friendly
Scroll To Top
Jovan Nikoloski