23/03/2017
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Le patriarche de Roumanie Daniel : « Le Christ apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades »

Le patriarche de Roumanie Daniel : « Le Christ apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades »

« L’Évangile lu le deuxième dimanche du Grand Carême, appelé aussi dimanche de Saint Grégoire Palamas, montre que le pardon des péchés est le début de la guérison de la maladie » a déclaré le patriarche de Roumanie le 12 mars. Dans son homélie, prononcée en la chapelle de la Résidence patriarcale, le primat a souligné que le péricope évangélique lu ce jour à la sainte Liturgie est plein d’enseignements spirituels. Le texte évangélique montre qu’un malade était amené au Christ Sauveur. En raison de la foule, ceux qui l’avaient amené, firent une ouverture dans le toit et sont entrés par là pour rejoindre Jésus. Voyant leur foi, le Seigneur a dit au malade : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mc II, 5). Le pardon des péchés est le commencement de la guérison du malade. Le péché lui-même est une maladie, une souffrance de l’âme. Jésus offre d’abord la santé de l’âme par le pardon des péchés, tandis qu’il accorde ensuite la guérison du corps également. En réfléchissant plus encore sur le texte évangélique, le patriarche Daniel a précisé que le Sauveur Christ n’a pas demandé au paralysé s’il avait la foi ou non. Le Seigneur a ressenti que sa grande souffrance l’avait mené à la foi et à l’humilité. Le Christ qui s’est montré un parfait confesseur, n’a pas divulgué en public quels étaient les péchés du paralysé, mais a seulement dit qu’ils étaient pardonnés. Le pécheur qui vient avec foi vers Jésus et demande la guérison devient un fils spirituel de l’amour divin. Par le pardon des péchés est accordé aux hommes la grâce de l’adoption. Dans l’Évangile de ce jour, nous n’avons pas seulement le pardon des péchés, mais le rétablissement de la dignité humaine. Lorsque nous nous confessons avec humilité et sincérité, nous recevons avec la rémission des péchés la grâce de l’adoption, nous devenons fils et filles spirituels de Dieu. En général, a dit le patriarche, la maladie n’est pas nécessairement la conséquence des péchés. Il existe une multitude de personnes qui sont malades depuis leur enfance. D’autres ont porté toute leur vie le fardeau de la maladie sans être de grands pécheurs. Souvent, la maladie est une pédagogie, une œuvre du Seigneur par laquelle l’homme est préservé du péché. Parfois, la maladie apporte beaucoup d’humilité et de compassion. Celui qui passe par la souffrance comprend mieux celui qui souffre. Expliquant le sens spirituel de la sagesse divine, le patriarche de Roumanie a souligné que la maladie peut être un moyen d’apprendre à l’homme que la santé est un don de Dieu et non un droit. Nous devons cultiver ce droit sans cesse. Il y a des cas dans lesquels la maladie est une œuvre mystique de Dieu, un appel à s’approcher du Seigneur. En approchant de Dieu, le malade transforme la souffrance en espérance de guérison. Continuant son homélie, le patriarche a présenté l’exemple du saint apôtre Paul qui a souffert d’une maladie grave durant la majeure partie de sa vie. Il a prié trois fois le Seigneur qu’Il le guérisse de la maladie. Le Seigneur a répondu que Sa grâce lui suffisait. Par cette réponse, saint Paul a compris que sa maladie était un appel à l’humilité et à la perfection spirituelle. Le patriarche Daniel a mis en évidence que notre Seigneur apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades. La guérison de celui qui souffre est devenue possible aussi par la foi des quatre hommes qui l’avaient amené à Jésus. Ces quatre hommes représentent le grand nombre de ceux qui ont pris soin de ceux qui se trouvent dans souffrance à travers les siècles. Pour finir, le patriarche de Roumanie a souligné que l’Église avait établi que le jour du deuxième dimanche du Carême serait commémoré également saint Grégoire Palamas, un grand maître de l’hésychasme orthodoxe athonite. Il est le théologien de la Gloire éternelle de Dieu, a conclu le patriarche.

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Jovan Nikoloski