22/09/2017
Actualités
Page d'accueil > A la Une > L’un des participants à l’expertise « des restes d’Ekaterinbourg » avance des preuves indirectes de leur appartenance aux membres de la Famille impériale russe
L’un des participants à l’expertise « des restes d’Ekaterinbourg » avance des preuves indirectes de leur appartenance aux membres de la Famille impériale russe

L’un des participants à l’expertise « des restes d’Ekaterinbourg » avance des preuves indirectes de leur appartenance aux membres de la Famille impériale russe

Les expertises qui sont effectuées au sujet de l’assassinat du tsar-martyr Nicolas II et de sa famille, ont révélé des preuves indirectes de l’appartenance des « restes d’Ekaterinbourg » à la famille impériale. « Nous avons trouvés sur le crâne (présumé du Tsar) des traces de coup de sabre », a déclaré lundi dernier le célèbre criminaliste russe Viatcheslav Popov. Celui-ci a participé à l’enquête sur les ossements retrouvés dans les environs d’Ekaterinbourg et qui ont été inhumés à la forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg. Comme le fait remarquer l’expert, en 1991, on a cherché soigneusement des traces des coups en question sur le crâne du tsar Nicolas II, mais on a erronément fait des recherches sur l’autre côté du crâne, le côté gauche, parce que l’on supposait que le coup de sabre avait été porté sur ce côté par l’agresseur. En 1891, Nicolas II, alors prince héritier du trône avait effectué un voyage au Japon, où un policier l’avait frappé à coup de sabre. Selon Viatcheslav Popov, deux examens aux rayons X ont été effectués. La tomographie multispécifique par ordinateur a montré deux cavités longitudinales sur le crâne: c’est une vieille fracture cicatrisée, étant donné que les parties élevées ont développé une sclérose en tissu osseux qui a guéri après la blessure. « Mais nous ne nous sommes limités à cette procédure, et nous effectué une radiographie avec agrandissement direct de l’image, nous avons étudié la structure du tissu osseux, qui est différent sur les côtés. On peut affirmer avec certitude qu’il s’agit d’une fracture qui a eu lieu du temps de la vie de la personne, que c’est une fracture ancienne, et elle correspond au coup porté par un long objet coupant, par exemple un sabre », a déclaré V. Popov. En outre, celui-ci a confirmé que les ossements découverts en 1991 près d’Ekaterinbourg correspondent à ceux de cinq personnes de la même famille, ce que l’analyse stomatologique a révélé. « Les cinq personnes, particulièrement les quatre femmes, constituent une seule famille. Chez ces femmes, il y a une constitution particulière des dents et des mâchoires. Par exemple, la quatrième dent du bas est tordue chez chacune d’entre elle. Je pense que c’est un témoignage important des liens familiaux. Le deuxième signe de ces liens est une maladie héréditaire. Des caries précoces se manifestaient chez toutes. Chez la plus jeune, presque toutes les dents sont plombées », a-t-il précisé. Selon lui, ces femmes avaient un statut social élevé, parce qu’elles avaient un stomatologue personnel. « Le stomatologue de la famille connaissait les particularités de celle-ci, il savait que tous avaient des maladies dentaires, puisqu’avant la prolifération des caries, il avait posé des plombs en argent. Je ferai remarquer que les gens ordinaires n’avaient pas de plombs amalgamés en argent. Si l’on parle du squelette N°7 (on suppose que c’est celui de l’impératrice martyre Alexandra Feodorovna), il a des dents artificielles résultant d’un travail extraordinaire. Par exemple, deux incisives ont été faites en porcelaine avec des tiges en or et des crampons en platine » a encore déclaré V. Popov. En outre, une étude mathématique a été effectuée sur les crânes : trois-quatre dizaines de points y ont été tracés et, à l’aide d’une analyse de corrélations, a été prouvé le lien de parenté des crânes. En ce qui concerne les enquêtes génétiques, V. Popov a déclaré qu’elles étaient encore en cours et que l’on arrivait à l’étape finale. Lorsque cette analyse sera achevée, « les points seront mis sur tous les i », a-t-il dit. Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie a maintenant autorisé la publication des résultats de l’expertise au titre de celles qui avaient été achevées. Ainsi, l’interview de V. Popov constitue le début de la publication des premiers résultats.

Source

Print Friendly, PDF & Email
Revenir en haut de la page
Jovan Nikoloski