24/06/2017
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Mgr Georges (Khodr) a reçu les insignes d’officier de l’ordre national du Cèdre

khodrLe lundi 30 janvier dernier, le président de la République libanaise, le général Michel Aoun, a remis les insignes d’officier de l’ordre national du Cèdre à Mgr Georges Khodr, métropolite du Mont-Liban, âgé aujourd’hui de 93 ans, en hommage à sa stature exceptionnelle en tant que symbole national reconnu par tous, et pour son engagement pour le Liban, l’Eglise d’Orient, la théologie, la pensée humaine. Assistaient à la cérémonie le patriarche d’Antioche Jean X, et plusieurs ministres du gouvernement ainsi que des hauts fonctionnaires du palais présidentiel.
A cette occasion, le père George Massouh, directeur du centre d’études islamo-chrétiennes à l’université de Balamand, a publié un commentaire dans le quotidien libanais Lebanon Files, intitulé « Le quatrième astre ». En voici quelques extraits significatifs : « (…) Le titre officiel du métropolite Georges Khodr est le « Métropolite libanais Georges Khodr » puisque la tradition ecclésiale veut que l’évêque ne porte pas son nom propre mais bien celui du diocèse dont il a la charge. En qualité de métropolite du Mont-Liban, il est par conséquent métropolite du Liban, d’après l’appellation en vigueur avant la création du grand Liban en 1920 et avant l’octroi au cœur du Liban du nom de « Mont-Liban ». Le fait que Georges Khodr soit métropolite du Liban est porteur de grands symboles : Khodr a voulu faire du Liban rien moins qu’un royaume où règnent les vertus et les valeurs évangéliques. La mission fondamentale du métropolite est de sanctifier son peuple par la parole divine, mais aussi par le lavement des pieds et le service des pauvres. Il est le métropolite du Liban qui est bordé par la mer et la plaine et qui a pour centre la montagne, mais il a voulu dire aux hommes, aux hommes de partout : venez au Liban pour voir un royaume qui est devenu réalité avant l’heure. Venez et montons au ciel, au Mont-Liban, dès à présent (…). « Ce pays est grand », dit-il, « et il n’a pas besoin d’être magnifié par qui que ce soit ; à cause du Liban, nous sommes appelés à être grands ». Comment être grands ? « Par l’humilité » répond-il. Toute parole de Khodr s’appuie sur le Livre saint : « Celui qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé » (Lc 18,14). Etre grands cela signifie pour nous être humbles. Pour l’Orthodoxie, l’humilité est la porte de toutes les vertus. Il n’acceptait pas que les Libanais soient moins que saints, qu’ils s’aiment les uns les autres, qu’ils soient compatissants les uns envers les autres, « qu’ils aient tout en commun » (…). Georges Khodr ne tient pas à être l’évêque d’une communauté confessionnelle car elle est de ce monde et y restera. Il aime être évêque de l’Eglise, évêque de la communauté des croyants (…).
Que le président de la République, Michel Aoun, ait choisi le lendemain du 30 janvier pour honorer le métropolite Georges Khodr, ce n’est pas une coïncidence : n’est-ce pas le lendemain que l’Eglise orthodoxe célèbre la fête des trois astres, saints Basile le Grand, Jean Chrysostome et Grégoire le Théologien ? Non, ce n’est pas une coïncidence ; nous ne croyons pas aux coïncidences mais à la providence divine. Le métropolite Georges Khodr est digne d’être le « quatrième astre », docteur universel, non seulement en vertu de sa science et de son esprit, mais par son humilité et son amour, par la croix du Liban qu’il porte ».

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Jovan Nikoloski