19/09/2017
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Naissance au ciel de l’archimandrite Syméon de Maldon

P_Symeon L’archimandrite Syméon est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi au monastère Saint-Jean-Baptiste de Tolleshent Knights près de Maldon dans l’Essex (Grande Bretagne), où il résidait, des suites d’un lymphome, avec la plénitude de sa conscience et dans une grande paix.
Ses obsèques ont été célébrées vendredi à 15 heures dans l’église du monastère, où s’était jointe aux frères et sœurs de la communauté une foule de près de cinq cents personnes venues de toute la Grande Bretagne, de différents pays d’Europe et de Russie. Le corps du père Syméon repose désormais dans la crypte du monastère, aux côtés de celui du père Sophrony (Sakharov), dont il était l'un des plus anciens disciples.
Né en 1928 en Suisse dans le Canton de Vaux, René Jean Bruschweiler, avait fait des études universitaires de droit et commencé une carrière d’avocat, avant de s’engager dans l'Église orthodoxe puis dans la vie monastique auprès de l’archimandrite Sophrony qui, revenu du Mont-Athos à la suite de problèmes de santé, s’était installé au Donjon à Sainte Geneviève des Bois. Il suivit ensuite son père spirituel lorsque celui-ci, avec les cinq autres moines venus grossir la communauté, alla fonder, en 1959, un monastère au sud-est de l’Angleterre.
Le père Syméon a traduit du russe en français les œuvres de l’archimandrite Sophony (dont le célèbre «Saint Silouane, moine du Mont-Athos», qui sera prochainement réédité par le Cerf), mais aussi plusieurs œuvres importantes de saint Ignace Briantchaninov. Paisible, humble, doux, simple et bon, l’archimandrite Syméon, a attiré auprès de lui, après le décès de l’archimandrite Sophrony, un grand nombre d’enfants spirituels, moines et laïcs. Il venait régulièrement en France pour les congrès annuels de l’association Saint-Silouane dont il était le président, pour des conférences, ou pour des visites à des monastères avec lesquels il entretenait des liens particuliers, notamment en tant que confesseur.
Notre photographie : l’archimandrite Syméon lors du jubilé de ses cinquante ans de vie monastique.

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Jovan Nikoloski