25/09/2017
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Nouvelles persécutions contre l’Église orthodoxe canonique dans l’ex-république Yougoslave de Macédoine

L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe a publié le communiqué suivant, en date du 22 mai 2012 :

« Nous informons l’opinion publique nationale et internationale que des unités de police renforcées ont fait une irruption organisée et violente, hier 21 mai 2012, vers sept heures du matin, dans un certain nombre de monastères de l’Archevêché orthodoxe d’Ohrid, ainsi que dans les maisons de plusieurs de ses membres. Dans la ville de Štip, la police est venu arrêter l’évêque de Bregalnica, Mgr Marc, et ne l’ayant pas trouvé, a procédé à l’arrestation de la moniale Pelagie. À Skopje, des unités de polices renforcées sont entrées au monastère de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu, cherchant l’évêque de Stobi et administrateur du diocèse de Strumica, Mgr David. Ne l’ayant pas trouvé, ils ont arrêté l’higoumène du monastère, la moniale Kyrana. Il convient de mentionner que les policiers se sont comportés brutalement à l’égard des moniales : ils leur ont arraché des mains leurs téléphones mobiles, et ont en outre procédé à une perquisition détaillée du monastère, filmant tout avec une caméra vidéo.

De même, la police a fait irruption au monastère Saint Jean Chrysostome à Bitola, à la recherche de l’higoumène du monastère, la moniale Olympie. Ne l’ayant pas trouvée, ils se sont comportés grossièrement et ont maltraité les autres moniales. La police est également intervenue au monastère de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu à Prilep et ont arrêté à cette occasion le hiéromoine Moïse. Dans tous les monastères mentionnés, la police a saisi tous les ordinateurs ainsi que d’autres biens matériels. Ils ont fait tout cela en déclarant qu’ils procédaient à des arrestations pour « évasion fiscale ».  La police a arrêté également la famille la plus proche des évêques, ainsi que d’autres fidèles de l’Archevêché d’Ohrid. Les autorités judiciaires de la République de Macédoine refusent d’enregistrer l’Archevêché orthodoxe d’Ohrid, et celui-ci n’a pas de sources de revenus, autres que l’aide de ses fidèles. Aussi, outre le verdict prononcé à l’encontre de l’archevêque Jean, il est évident q ue l’État, sous le couvert de l’évasion fiscale, mène jusqu’à ce jour une persécution des plus violentes ainsi que des tracasseries policières sur une base religieuse, cette persécution restant sans précédent dans les pays démocratiques d’Europe et du monde. Après la condamnation de l’archevêque Jean à deux ans et demi de prison, qu’il purge déjà à la prison centrale d’Izdirovo, les autorités de Macédoine, qui protègent le monopole religieux de l’organisation schismatique dite « Eglise orthodoxe de Macédoine », ont lancé une campagne pour littéralement éradiquer l’Église orthodoxe canonique de leur État. Nous en appelons à tous les représentants des Etats démocratiques, à l’OSCE, aux institutions et organisations de défense des droits de l’homme et des libertés religieuses, afin qu’elles fournissent toute forme d’aide et de soutien en vue de la cessation, aussi tôt que possible de la persécution dirigée contre l’archevêque Jean et toutes les higoumènes, moines et moniales et fidèles  incarcérés, et qu’il soit mis un terme à la privation des libertés religieuses que les autorités de Macédoine exercent à l’endroit des membres de l’Archevêché d’Ohrid."

Source : SPC.org

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Jovan Nikoloski