21/09/2017
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Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Vendredi de la Dix-Neuvième semaine après la Pentecôte
Philippiens 1:27-2:4; Luc 6:17-23

Le Seigneur bénit les pauvres, ceux qui ont faim et qui pleurent, et les persécutés sous la condition que tout cela est pour l’amour du Fils de l’homme, ce qui signifie qu’Il bénit une vie qui est entourée par toutes sortes de besoin et de privation. Selon cet adage, les plaisirs, la facilité, l’honneur ne sont pas quelque chose de bon, il en est ainsi, en effet.

Mais tandis que la personne se repose sur ces choses, elle ne réalise pas cela. C’est seulement quand elle se libère de leur sort, qu’elle voit vraiment qu’elles ne sont pas des biens, mais que des fantômes. Une âme ne peut pas exister sans consolations, mais ce ne sont pas celles des sens, elle ne peut pas être sans trésors, mais ils ne sont pas en or et en argent, et pas dans des maisons et des vêtements de luxe, pas dans cette plénitude externe, elle ne peut pas se passer de l’honneur, mais il ne réside pas dans la servilité de l’homme.

Il y a d’autres plaisirs, il y a une autre aisance, un autre honneur, spirituel, semblable à l’âme. Celui qui les trouve ne veut pas des ceux qui sont extérieurs; non seulement il veut pas d’eux, mais il les méprise et les hait, parce qu’ils bloquent le spirituel, ne permettent pas de le voir, ils gardent une âme dans les ténèbres, l’ivresse, et les fantômes. C’est pourquoi ces personnes préfèrent de toute leur âme la pauvreté, l’affliction et l’obscurité, se sentant bien en leur sein, comme derrière une clôture sûre contre le sort des tromperies du monde. Que dire de ces gens qui ont toutes ces choses sans épreuve? Ils devraient se comporter face à toutes ces choses, selon la parole du saint apôtre, comme celui qui ne possède pas (cf. 1Cor. 7:30).

Version française Claude Lopez-Ginisty

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Jovan Nikoloski