21/09/2017
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Prédication du patriache Daniel de Roumanie à l’occasion du Dimanche de saint Grégoire Palamas

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Le patriarche Daniel, primat de l’Église orthodoxe roumaine, dans sa prédication du 11 mars en la chapelle Saint-Grégoire-l’Illuminateur de la résidence patriarcale, a expliqué la signification de la péricope évangélique du deuxième dimanche de Carême ou Dimanche de saint Grégoire Palamas, à savoir l’Évangile selon saint Marc (2, 1-12), qui présente la guérison du paralytique à Capharnaüm. Sa Béatitude a mentionné la péricope évangélique lue en ce jour comme une exhortation à aider les malades et à manifester de la solidarité envers eux. Le primat a aussi souligné la nécessité de la guérison de l’âme car les maladies peuvent être une conséquence de nos péchés. « Tout d’abord il faut chercher dans notre vie la guérison de l’âme de ses péchés et ce par la pénitence, la confession et l’obtention du pardon accordé par Christ par l’intermédiaire du prêtre confesseur. C’est pourquoi, lors du Carême d’avant Pâques, nous devons d’abord rechercher la guérison de l’âme plutôt que celle du corps. Il faut guérir l’âme parce que souvent nos maladies du corps sont la conséquence des péchés, bien que cela ne soit pas toujours le cas, mais il s’agit là d’une généralité. C’est la raison pour laquelle le Sauveur a dit « Fils, tes péchés te sont pardonnés » avant de guérir le paralytique à Capharnaüm. Nous voyons dans ces quatre hommes ceux qui prennent soin des malades, que ce soit à domicile, à l’hôpital, dans les unités de soins médicaux. Ces hommes qui se taisent, ne disent rien, mais aident par leurs mains les malades, représentent la multitude d’hommes miséricordieux et anonymes qui ont compassion des pauvres, que ce soit le personnel médical, ceux qui achètent des médicaments pour les malades, ou ceux qui prient pour les malades. Leur foi aide chacun des malades. Nous voyons dans cette prière et cette œuvre de l’Église pour la santé des malades une grande œuvre d’amour saint et miséricordieux, particulièrement dans un monde de plus en plus égoïste, de plus en plus individualiste. Il y a un grand besoin de prier pour les autres et d’aider le plus grand nombre possible d’hommes qui souffrent à ressentir que par nos mains et nos prières vient l’amour miséricordieux du Christ envers eux » a dit le patriarche.

Ensuite, Sa Béatitude a mis en évidence l’importance de la théologie de saint Grégoire Palamas : « Saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique, a vécu entre 1296 et 1359. Il vécut soixante-trois ans et a été introduit dans le calendrier des saints seulement neuf ans après son trépas en 1368. Depuis lors et jusqu’à ce jour, le dimanche du deuxième dimanche de Carême est appelé le Dimanche de saint Grégoire Palamas. Il est un  théologien de la lumière incréée et éternelle du Seigneur, un théologien de la grâce de la très sainte Trinité. Il ne s’agit pas d’une lumière créée, comme l’est la lumière du soleil. Cette lumière divine ne se voit pas avec les yeux du corps, mais seulement avec les yeux spirituels et elle est vue dans toute sa gloire par ceux à qui le Seigneur accorde cette possibilité de goûter par avance la gloire du roi des cieux, encore dans le corps et dans ce monde. Dans nos livres liturgiques, particulièrement dans l’office des vêpres, saint Grégoire Palamas est appelé « le fils de la lumière qui ne décline jamais » et le « messager de la lumière divine. Il est encore appelé l’initié aux mystères célestes de la sainte Trinité » Dans sa prédication, le patriarche de Roumanie a précisé les motifs de la célébration de la fête de saint Grégoire le deuxième dimanche du grand Carême. « Saint Grégoire Palamas est fêté ce dimanche, le deuxième du saint Carême, pour deux raisons principales. En premier lieu, pour nous montrer que la foi orthodoxe célébrée de façon particulière le Dimanche de l’orthodoxie n’est pas une simple théorie, mais une relation véritable avec Dieu véritable. La foi droite ou foi orthodoxe est la foi par laquelle l’homme reçoit la lumière éternelle du royaume des cieux, la gloire du royaume des cieux et la vie éternelle. En d’autres termes, on nous dit que la gloire des saints vue dans les icônes orthodoxes est une gloire vécue, expérimentée, un avant-goût, une sorte d’arrhes ici dans ce monde pour les saints. Elle sera donnée après la résurrection des morts dans le royaume de Dieu à ceux qui ont aimé le Seigneur et qui ont recueilli encore du temps de la vie terrestre la lumière dans leurs âmes, la lumière de la grâce de la Très Sainte Trinité. Aussi, le dimanche de saint Grégoire Palamas ou Dimanche de la Lumière éternelle et de la gloire de la Très Sainte Trinité confirme la foi véritable donnée pour la vie éternelle dans le Royaume de la Sainte Trinité. La deuxième raison de la célébration de saint Grégoire Palamas ce deuxième dimanche du grand Carême est pour nous montrer que ce Carême a une direction précise. Il conduit à une lumière, à savoir la lumière de la Résurrection du Christ. Aussi, cette lumière que nous fêtons à Pâques est comme des arrhes du Royaume Céleste et elle est recueillie dans notre âme par la prière, par le jeûne, la pénitence, la confession plus fréquente des péchés, la fréquentation attentive des offices de la sainte Église, et l’accomplissement d’œuvres bonnes. En d’autres termes, le dimanche de saint Grégoire Palamas nous montre le but du Carême, à savoir la purification du péché, la purification de l’obscurité des péchés, de l’obscurité de l’égoïsme, de l’avidité de toutes sortes afin d’éclairer nos âmes, de revivre et retrouver la lumière du baptême, retrouver les vêtements lumineux que nous avons reçus lors du saint Baptême. Aussi, saint Grégoire Palamas est un maître pour recevoir la grâce de la lumière de la grâce du Seigneur par  l’ascèse, la pénitence, par la sensibilisation de notre âme afin de devenir aussi diaphane que possible à la présence de la grâce de la très sainte Trinité dans l’Église et notre vie ».

Source et photographie : Biserica.ro

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Jovan Nikoloski