25/09/2017
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Recension : B. N. Tatakis, « Christian Philosophy in the Patristic and Byzantine Tradition »

Tatakis
B. N. Tatakis, Christian Philosophy in the patristic and Byzantine Tradition, Orthodox Research Institute, Rollingsford, New Hampshire, 2007, 333 p. (Orthodox Theological Library n° 4).
Basile Tatakis (1896-1987), qui était professeur de philosophie à l’Université Aristote de Thessalonique, est un historien de la pensée byzantine bien connu, y compris en France, puisque son Histoire de la philosophie byzantine a été intégrée, en tant que fascicule indépendant, à la célèbre «Histoire de la philosophie» d’Émile Bréhier. Édité, traduit en anglais et annoté par l’Archiprêtre Georges Dragas, professeur de patrologie à l’École de théologie orthodoxe de Holy Cross (Boston), ce livre, consacré à «la philosophie chrétienne dans la tradition patristique et byzantine» est différent du précédent et ne doit pas être confondu avec lui. Comportant dix-huit chapitres subdivisés en de multiples sections souvent très courtes, il entend être un manuel d’étude permettant une approche globale plutôt qu’une analyse approfondie. La simplicité de son style, lors même qu’il aborde des questions complexes, le destine à un large public.

Posant d’abord la question de savoir s’il existe une philosophie
chrétienne (ch. 1), il y répond positivement en faisant cependant
apparaître la spécificité de cette philosophie — notamment par rapport
à la philosophie grecque ancienne — en insistant sur le caractère particulier
de sa conception des relations entre la foi et la raison (ch. 2 et 3). Il présente ensuite l’œuvre des premiers siècles et les différents problèmes qu’eurent à affronter les penseurs chrétiens (ch. 4), avant d’analyser la pensée byzantine dans ses particularités (ch. 5). Il s’attache ensuite à dégager «la signification de l’orthodoxie» (au sens premier) pour les penseurs chrétiens (ch. 6 et 7), puis présente «le mysticisme byzantin» à travers quelques-uns de ses grands représentants : Jean Climaque, Maxime le Confesseur, Syméon le Nouveau Théologien, Nicolas Cabasilas, Grégoire Palamas (ch. 8-10). Suivent plusieurs chapitres thématiques consacrés à la dispute iconoclaste (ch. 11), à la question de la prédestination et de l’autodétermination (ch. 12-13), à la place du platonisme et de l’aristotélisme à Byzance (ch. 14-17), et enfin à la «science byzantine» (ch. 18). Cette étude est complétée par une bibliographie sélective, un index, et une notice biographique sur l’auteur.
Jean-Claude Larchet

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Jovan Nikoloski