28/03/2017
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Jean-Claude Larchet: Le rôle prophétique du Mont-Athos dans le monde contemporain

jean-claude-larchetLa conférence de Jean-Claude Larchet « Le rôle prophétique du Mont-Athos dans le monde contemporain », donnée à Moscou le 21 septembre 2016 dans le cadre des célébrations des « Mille ans de la présence russe au Mont-Athos », vient d’être publiée en russe sur le site du Département synodal des monastères et du monachisme de l’Église orthodoxe russe et sur le site du Monastère de Sretenski Pravoslavie.ru, et en anglais sur ce dernier site et sur le site Orthodox Ethos. Nous en donnons ici la version française.


Le rôle prophétique du Mont-Athos dans le monde contemporain

Le monachisme n’est au fond qu’une façon de mener la vie chrétienne avec un engagement total dans le renoncement à ce monde et la consécration de soi à Dieu. Pour cela, le monachisme est partout le même, et chaque monastère, chaque skite ou chaque ermitage constitue un lieu privilégié, un centre de référence pour la vie monastique et pour la vie chrétienne. Pour une grande part, ce qui peut être dit du monachisme peut être dit du Mont-Athos, et ce qui peut être dit du Mont-Athos peut être dit du monachisme.
Pourtant le Mont-Athos est depuis longtemps un lieu fascinant, qui attire l’attention non seulement des Orthodoxes, mais de personnes appartenant à d’autres religions et même de non-croyants. En témoignent le nombre important de livres, d’articles consacrés au Mont-Athos, mais aussi le flux incessant de pélerins et de visiteurs venus du monde entier. Cette fascination n’est pas nouvelle, mais elle est sans aucun doute plus grande à notre époque que par le passé. Il y a à cela plusieurs raisons.

1) La première raison est que le Mont-Athos est une république autonome – et pour cela comme un pays – habité seulement par des moines et entièrement consacré à la vie monastique. Bien que chaque pays orthodoxe ait au moins une région qui regroupe plusieurs monastères, il n’y aucune autre région qui regroupe un nombre aussi important de monastères, de skites et d’ermitages, et qui constitue un pays gouverné par des moines, avec une vraie frontière qui le délimite par rapport aux pays ou régions environnants. C’est une zone protégée non seulement politiquement, administrativement et géographiquement (en étant une péninsule), mais aussi spirituellement, puisque le Mont-Athos est couramment appelé « Le jardin de la Mère de Dieu » et considéré comme un lieu qui lui appartient et où elle est particulièrement présente. Par le fait qu’il est un pays entièrement peuplé de moines, qu’il ne permet pas « la libre circulation des personnes » exigées par les lois européennes, n’accepte pas l’afflux des touristes et n’accepte pas non plus l’entrée des femmes, mais étend la clôture monastique à l’échelon d’un pays, le Mont-Athos est un pays pas comme les autres.

2) Deuxièmement, le Mont-Athos est un témoignage du Royaume déjà présent parmi nous.
C’est le lieu qui abrite les plus nombreuses et importantes reliques du monde orthodoxe. Ces reliques y rendent présents et actifs par leurs miracles presque tous les grands saints chrétiens.
Le Mont-Athos en tant que concentration monastique et lieu particulièrement propice à la sanctification a lui-même produit des milliers de saints, connus ou inconnus. Certains à notre époque ont un rayonnement mondial, comme saint Silouane, Joseph l’Hésychaste et ses disciples, ou saint Païssios. À travers ses nombreux saints du passé et du présent, le Mont-Athos apparaît, selon les paroles du Psalmiste, comme « la montagne fertile », « la montagne féconde », « la montagne où il a plu au Seigneur d’habiter » et où Il « habitera à jamais » (Ps 67, 16-17).

3) Le Mont-Athos est un rappel du paradis perdu et une annonce du Paradis retrouvé.
Ce n’est pas seulement à travers ses saints, mais en tant que lieu béni, institution sacrée que le Mont-Athos témoigne prophétiquement d’un autre monde qui donne son sens au monde actuel. Le Mont-Athos, encore appelé « Montagne Sainte », ou « Jardin de la Vierge », est une image du Paradis, un rappel du Paradis perdu par nos premiers parents, et une préfiguration symbolique du Paradis promis aux justes.

  1. a) Le Mont-Athos offre l’image d’une nature paradisiaque parce que, dans la variété des paysages qui s’échelonnent depuis le niveau de la mer jusqu’aux deux mille mètres où culmine la montagne Athos, ce sont de très nombreuses espèces végétales et animales qui vivent et constituent un microcosme résumant le monde entier. Une autre raison est que cette nature reste inviolée, préservée de l’exploitation économique et de la pollution technique. Sa seule existence dans notre monde moderne a une valeur exemplaire. Elle est un modèle d’écologie spirituelle ; elle témoigne de la sauvegarde de la création qui a été confiée à l’origine par Dieu à l’homme pour qu’il en use pour ses besoins, tout en en faisant un instrument de contemplation et d’action de grâce.
  2. b) L’espace du Mont-Athos témoigne de l’espace paradisiaque, et annonce l’espace du Royaume des cieux. À la différence de l’espace de tous les autres pays (réparti entre sacré et profane, voire même parfois entièrement profane), l’espace du Mont-Athos apparaît totalement sacré, non seulement par la présence d’une multiplicité de monastères, de skites, d’ermitages, d’églises et de chapelles, mais aussi parce qu’il est tout entier sanctifié par les saints qui le parcourent ou l’ont parcouru, l’ont rempli de la voix de leur prière, et l’ont baigné des énergies divines dont ils rayonnaient. Chaque fois que l’on marche sur un sentier du Mont-Athos, on a la certitude de mettre ses pieds sur les traces de saints qui nous y ont précédés. Beaucoup de lieux dans la nature gardent la mémoire d’apparitions du Christ, de la Mère de Dieu ou de saints. Il n’y a pas ici de monastère, de skite, d’ermitage, de chapelle, ni de source ou de fontaine dont la présence ne s’explique par une vision céleste ou par un miracle.
  3. c) Il faut dire quelques mots aussi sur la signification prophétique du temps athonite. L’une des choses qui matériellement frappent le plus le visiteur du Mont-Athos, et dans une certaine mesure le désoriente, c’est le changement d’heure. La plupart des monastères gardent l’heure byzantine, qui ne sert plus de référence que dans cet endroit du monde. Notre heure à nous, les moines l’appellent kosmiki ora : l’heure du monde. L’heure byzantine n’est pas une simple survivance des temps anciens ; elle témoigne d’une autre modalité du temps, d’un temps spirituel, sanctifié parce que entièrement consacré à Dieu, subdivisé et organisé pour répondre à Sa volonté. Symboliquement cela rappelle le temps paradisiaque et annonce le temps du Royaume.

4) Un quatrième point important est que la vie collective telle qu’elle est organisée dans l’ensemble du Mont-Athos et dans chaque monastère, constitue un appel à l’unité de tous les hommes, et un témoignage qu’une telle unité est possible dans le Christ. Dans un monde déchiré par les guerres, les nationalismes, les conflits ethniques, le racisme, ce témoignage et cet appel sont véritablement prophétiques.
Le Mont-Athos dans son ensemble témoigne depuis de nombreux siècles de la bonne entente de communautés d’origines ethniques différentes qui non seulement coexistent pacifiquement, mais vivent harmonieusement dans le lien de la charité.
C’est dans ce lien de la charité que la Sainte Communauté, constituée de représentants des principaux monastères, gouverne le Mont-Athos non selon les principes démocratiques du monde, mais dans l’esprit de la conciliarité (sobornost) chrétienne. Chaque monastère athonite en témoigne pareillement, étant dirigé par un Conseil des Anciens avec à sa tête un higoumène élu par les moines.

5) Comme cinquième point, on peut mentionner le rôle fondamental qu’a joué le Mont-Athos dans l’histoire de l’Orthodoxie et qui se révèle aujourd’hui peut-être plus que jamais d’une importance capitale : celui du maintien de la Tradition et de la défense de la foi orthodoxe. Il s’agit là encore d’un rôle prophétique, car le prophète est traditionnellement quelqu’un qui rappelle les hommes à la fidélité à Dieu et qui est un défenseur de la foi face à tout ce qui peut l’altérer ou la pervertir.
Dans un monde soumis à des changements de plus de plus nombreux et de plus en plus rapides, le Mont-Athos donne l’exemple d’un monde stable, immuable, à l’image du monde divin. Préservé de la soif de changement et du vertige du mouvement qui habitent les hommes vivant dans le monde, à l’abri de la pression sociologique qui porte à se conformer en tout point au mode de vie des sociétés modernes, les moines athonites conservent scrupuleusement les prescriptions canoniques, le typikon liturgique et le mode de vie ascétique que nos Pères se sont transmis de génération en génération.
Le maintien scrupuleux même des plus infimes traditions a été la condition pendant plus d’un millénaire d’une parfaite préservation la Tradition orthodoxe. Les moines athonites ont aussi grandement contribué à préserver la foi orthodoxe dans tous les moments difficiles de l’Histoire où elle était menacée, et le font aujourd’hui encore. Et ils jouissent toujours pour cela d’un prestige particulier et d’une grande autorité.
Le rôle prophétique de vigie et de phare que joue traditionnellement le Mont-Athos dans le monde orthodoxe pour rappeler aux gens quelle est la vraie foi est particulièrement important à notre époque où l’on peut observer un affaiblissement considérable de la conscience dogmatique.

6) Un sixième et dernier point est que le Mont-Athos contribue également, d’une manière fondamentale, à maintenir à la fois inchangée et vivante la spiritualité orthodoxe. Constituée par les moines de Palestine, de Syrie, du Sinaï et du Stoudion de Constantinople, les Pères athonites en sont devenus, à partir du XIIIe siècle, les principaux héritiers et dépositaires. Le Mont-Athos est devenu une référence absolue en matière d’ascétisme et de spiritualité, et a attiré de nombreux moines de tous les pays. Lors de leurs visites ou de leur retour dans leurs pays d’origine, ces moines ont contribué fortement à la diffusion de cette spiritualité. En particulier, le Mont-Athos a toujours été un centre de la pratique de la prière de Jésus et de la spiritualité hésychaste. Et c’est toujours à la Sainte Montagne que cette pratique a, si l’on peut dire, son centre.
Les Pères athonites ont comme tâche de le communiquer aux hommes d’aujourd’hui cet héritage séculaire et comme responsabilité de le transmettre aux générations futures. En cela aussi réside le rôle prophétique et eschatologique du monachisme athonite.

Jean-Claude Larchet

Vient de paraître: Jean-Claude Larchet, « Malades des nouveaux médias »

malades_des_nouveaux_mediasJean-Claude Larchet, Malades des nouveaux médias, Éditions du Cerf, 2016, 329 p.
Jean-Claude Larchet vient de publier aux éditions du Cerf un nouveau livre, s’adressant au grand public, sur les pathologies diverses engendrées par les nouveaux médias qui envahissent notre société. Il propose, après les avoir décrites, quelques moyens pour en guérir ou s’en protéger.

Présentation de l’éditeur :
« Qu’en est-il de la richesse et du sens de nos existences dans une société avide de vitesse, de proximité, d’immédiateté, d’information tous azimuts et de performance en tous genres ? Quel diagnostic posé sur le corps et l’esprit de l’homo connecticus ? Quelles inquiétantes pathologies gangrènent sa nature même ? Et comment lutter contre cette lente et insidieuse dislocation ?
Smartphone, réseaux sociaux, objets connectés, TV numérique, Internet, jeux vidéo, les médias sont aujourd’hui tout aussi omniprésents qu’envahissants. Et leurs effets négatifs, dans la vie professionnelle, sociale, familiale, flagrants : entre appauvrissement et illusion, nuisance et vide, destruction et épuisement, l’humanité se désincarne, l’espace et le temps disparaissent dans cette virtualité toute-puissante.
Jean-Claude Larchet poursuit dans ce nouvel essai très documenté sa série d’études sur les différents types de maladies et les thérapeutiques adaptées.
Une réflexion critique et salutaire à propos de nos systèmes de communication. Une incitation à nous protéger et à retrouver notre identité psychique et spirituelle. »

Extrait de l’avant-propos de l’auteur :
« Nul aujourd’hui ne conteste l’apport positif des nou­veaux médias en matière de communication, d’infor­ma­tion, d’accès à la culture sous ses multiples formes, et bientôt nul ne sera en me­sure de s’en passer, tant la société les intègre dans le mode de fonctionnement de ses diverses structures sociales, ad­mi­nistratives, commerciales, éduca­tives et même reli­gieuses.
On dit couramment que leur invention a provoqué dans notre société une révolution compa­rable à celle de l’élec­tricité et des nouveaux moyens de locomotion.
Il y a cependant une grande différence entre les nou­veaux médias et les autres inventions qui ont profondé­ment changé la vie de l’homme moderne.
Aucune autre technique n’a engagé notre activité jour­nalière sur d’aussi longues durées, n’a autant sollicité notre attention et notre in­tervention de manière aussi constante, n’a autant transformé nos conditions et notre mode de travail, n’a autant envahi notre vie privée, familiale et personnelle, n’a autant pénétré à l’intérieur de notre vie psychique.
Aucune autre technique n’a autant transformé nos rap­ports à l’espace et au temps, notre façon de voir le monde, nos relations avec les autres, la représentation que nous avons de nous-même, la nature et le rythme de nos activi­tés de travail et de loisir, la forme de notre communi­cation, et la nature, la structure et la forme de notre de notre vie psychique et intellectuelle.
Et aucune autre technique, par l’influence exercée sur toutes ces façons d’être qui sont la trame de notre existence, n’a eu autant d’impact sur notre vie spiri­tuelle.
De nombreux livres et articles ont vanté les avantages et les bienfaits de ces nouveaux médias, et le but de cet essai n’est pas d’apporter un éloge supplémentaire, qui serait redondant et superflu, mais, ce qui est plus rare et actuel­lement plus utile, d’inviter à une réflexion critique sur l’usage de ces nouveaux moyens de communication qui sont devenus envahissants et se révèlent avoir de nom­breux effets négatifs dont leurs utili­sateurs, tout en consta­tant une part sur eux-mêmes, leurs enfants ou leurs proches, ne sont pas toujours pleinement conscients.
Bien que face aux dérives actuelles et aux perspectives sombres de l’avenir un changement de société nous paraisse souhaitable, notre but, dans l’urgence, est d’abord pragmatique: il s’agit, à partir d’une meilleure conscience des dérives auxquelles les nouveaux médias peuvent donner lieu et de leurs effets pathologiques réels et possibles, d’apprendre à en maîtriser et à en limiter l’utilisation là où elle produit des effets indésirables.
C’est dans ce but que cet essai, avant de proposer à la fin quelques pistes thérapeutiques et prophylactiques, s’at­ta­chera surtout à établir le diagnostic et le pronostic des pathologies que les nouveaux médias ont engendrées dans les différentes sphères de l’existence sociale – politique, économique, culturelle – et surtout personnelle – cor­po­relle, psychique, intellectu­elle, et spiri­tuelle –, qui portent de graves atteintes à la vie des personnes, et vont jusqu’à modifier de manière inquiétante la nature même de l’homme.
C’est dans cette prise de conscience de la gravité de la maladie qui affecte notre civilisation que pourra s’org­a­ni­ser une résistance, dans cette résistance de la part des utilisateurs que pourra s’amorcer une décroissance de la part des producteurs, et dans cette décroissance que pourra s’envisager un changement de société qui saura redonner à la communication la dimension authentiquement hu­maine et spirituelle qu’elle a perdue. »

Podcast de l’émission de radio “Orthodoxie” (France-Culture) du dimanche 17 avril : “La vie liturgique, 2e partie: L’esprit du carême”, avec Jean-Claude Larchet

France-CultureL’émission “Orthodoxie” sur France-Culture, du dimanche 17 avril a pour thème “L’esprit du carême”
L’invité d’Alexis Chryssostalis est Jean-Claude Larchet, auteur de “La vie liturgique”, récemment paru aux éditions du Cerf.
Les thèmes abordés sont: La notion du jeûne ; le “jeûne imparfait” (simple restriction alimentaire) et les autres formes de jeûne qui le complètent; le carême en tant que temps d’attente, de préparation, de remémoration, de réveil et de recentrage spirituel, de repentir et de purification intérieure; la lutte et le progrès spirituels; la prière de Saint Ephrem le Syrien.
L’émission peut être réécoutée sur la page de l’émission Orthodoxie, ou directement ici :

Vidéo de l’émission de télévision “L’orthodoxie, ici et maintenant” (KTO) du 5 avril: La vie liturgique, avec Jean-Claude Larchet

KTO_Orthodoxie_Vie_liturgiqueOn peut visionner ci-dessous la vidéo de l’émission de télévision “L’orthodoxie, ici et maintenant“, sur KTO, du 5 avril dernier. L’invité était Jean-Claude Larchet pour son récent ouvrage La vie liturgique (Cerf, 2016). L’émission a aussi présenté un reportage sur la pose de la principale coupole de la nouvelle église russe de Paris.

Vidéos la présentation des livres “La vie liturgique” et “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch

Le samedi 5 mars à la librairie L’Âge d’Homme (5 rue Férou, Paris 6e, métro Saint-Sulpice), Jean-Claude Larchet a présenté son livre “La vie liturgique” récemment paru aux éditions du Cerf, et les “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch, dernier volume de la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle”.

Présentation du livre “La vie liturgique”

Présentation des “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch :

« Les défis de l’avenir »: une interview de Jean-Claude Larchet dans le mensuel orthodoxe russe « Foma »

JC_Larchet_WikipediaLe mensuel orthodoxe russe Foma a interrogé différentes personnalités sur la façon dont elles voient le monde dans 20 ou 30 ans. Nous reproduisons ci-dessous la version française de l’interview de Jean-Claude Larchet, intitulée « Il faut munir les enfants d’une boussole intérieure qui leur indique la bonne direction dans un monde déboussolé ».
La traduction russe dans sa version Internet se trouve ici.


Comment voyez-vous le monde du futur – dans 20-30 ans?

Je ne le vois pas du tout. L’avenir est imprévisible, non seulement à une aussi longue échéance, mais souvent à courte échéance. Qui aurait pu prévoir la première guerre mondiale en 1913? Qui aurait pu prévoir en 1916 la Révolution russe et l’installation pour près de 60 ans d’un régime communiste qui allait s’étendre à toute l’Europe de l’Est? Il suffit parfois d’un événement, lui-même imprévisible, pour changer le cours de l’histoire. D’un tout autre point de vue, qui aurait pu prévoir, il y a vingt ans, la révolution technologique que nous connaissons aujourd’hui grâce aux ordinateurs, aux téléphones portables, à l’Internet, aux réseaux sociaux, et qui a un impact considérable sur la vie des individus partout dans le monde?
Les scientifiques font des prévisions, mais elles sont peu fiables. Même les prévisions météorologiques qui ne portent pourtant que sur les prochains jours se révèlent souvent fausses.
Il y a certes des tendances, des orientations qui peuvent donner une certaine idée de l’avenir, mais leur évolution reste incertaine. Les situations les plus favorables peuvent rapidement dégénérer, et dans les situations défavorables, l’homme a une capacité de résilience surprenante.
Dans le cas de notre petite personne, l’avenir est également incertain, et nos projets souvent vains, comme nous le rappelle dans l’Évangile la parabole de l’homme riche (Lc 12, 16-21). Un proverbe dit : « Quand l’homme fait des plans, Dieu rit. » La sagesse des Pères a toujours invité chacun à se concentrer sur le présent et même à vivre chaque jour comme s’il était le dernier. Mais il est vrai que cette conception radicale doit être modulée selon les âges et les fonctions dans la société : un jeune doit faire des études en vue d’avoir plus tard un métier, un homme politique doit planifier ou un entrepreneur investir pour faire face aux besoins des prochaines années…

Quels seront-ils les défis les plus importants pour l`homme et l`humanité?

Si l’on veut parler de l’humanité en général, le principal défi sera de préserver son existence dans un monde viable. Cette existence est actuellement mise en péril. On sait que l’exploitation à outrance des ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, etc.) risque de provoquer une pénurie dans les prochaines décennies. Le fonctionnement irresponsable de certaines industries (notamment l’absence de traitement correct des rejets et des déchets) crée une pollution de l’eau et de l’air qui menace la santé et la vie des habitants non seulement de certaines régions, mais de toute la terre. La pollution de l’air diminue dans l’atmosphère la couche d’ozone, ce qui a des conséquences de plus en plus graves : élévation de la température, élévation du niveau des mer, crises climatiques (multiplication des tempêtes, des ouragans, des pluies, des canicules…) changements de la structure du sol (comme la fonte du permafrost), disparition de certaines espèces… L’un des défis urgents est donc de nature écologique. Il s’agit de préserver les équilibres naturels de la planète.
Un autre défi important me semble être le chômage qui affecte une partie de plus en plus importante de la population dans certaines parties du monde. Le chômage a des conséquences catastrophiques non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan psychologique, moral et spirituel.
Pour nous chrétiens, le grand défi est de maintenir notre existence dans un monde de plus en plus envahi 1) par l’islam, 2) par l’agnosticisme et la mentalité laïque antireligieuse, et 3) par un spiritualisme sans Dieu et surtout sans le Christ.
1) Au Moyen Orient (Irak, Syrie), les chrétiens sont éliminés, soit en étant tués, soir en étant forcés à l’exil. L’Europe se déchristianise massivement, tandis que dans certains pays comme la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne l’islam se développe de plus en plus. En France, pays traditionnellement chrétien (depuis le IIe siècle !), l’islam est devenu au cours des dernières décennies la deuxième religion du pays après le catholicisme, et selon les prévisions elle sera la première autour de 2030.
2) Il y a par ailleurs dans les pays d’Europe de l’Ouest un développement de la mentalité antireligieuse, qui dans certains cas est provoqué par le souci de limiter l’influence grandissante de l’islam, mais dont la christianisme est la première victime. Avec l’appui des autorités du gouvernement européen de Bruxelles, on élimine de plus en plus de l’espace public les signes religieux chrétiens, et certaines associations mènent une lutte ouverte contre les valeurs chrétiennes, concernant en particulier la famille.
Une partie du monde chrétien est entré dans une nouvelle ère de persécution (rappelons que le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde), mais je pense que dans plusieurs décennies cela affectera à un degré plus ou moins grand l’ensemble du monde chrétien. Cela ne sera pas une vraie surprise, car le martyre est inhérent depuis les origines à l’existence du christianisme. Regardez le Synaxaire : près de 90% des saints ont été des martyrs…
3) La spiritualité a un certain succès (les livres qui en traitent se vendent bien), mais il s’agit en général d’une spiritualité très générale, inspirée par le New Age et un bouddhisme de vulgarisation. C’est une spiritualité sans Dieu et surtout sans le Christ. Loin d’aller dans le sens du christianisme, elle s’y oppose donc elle aussi en se substituant à lui.

On parle souvent aujourd’hui d’un « avenir sombre » en relation avec les changements de la structure sociale de l`humanité et même de la nature humaine sur les plans physique et mental. À quel point la peur de ces perspectives est-elle raisonnable?

Il est vrai qu’il y a maintenant dans le monde occidental déchristianisé une crise de la famille.
Il a tout d’abord une crise générale du mariage : de plus en plus de couples mariés divorcent (près de 1 sur 2 dans la plupart des pays européens) et de plus en plus de jeunes vivent en couple sans être mariés, ni religieusement, ni même civilement. Et cela commence à affecter des pays traditionnellement orthodoxes comme la Grèce, où cela n’était pas imaginable il y a vingt ans. Cela s’explique en grande partie par le fait que le mariage signifie un engagement pour la vie et que les jeunes ont de plus en plus de mal à s’engager ou à respecter leurs engagements, non seulement dans ce cadre mais dans d’autres. La difficulté à s’engager tient pour une part à l’instabilité générale de la société. Beaucoup de gens craignent de fonder une famille alors que l’avenir (notamment sur le plan du travail et des revenus) est incertain pour soi-même et son conjoint, et aussi pour les enfants que l’on peut avoir. Il y a aussi au divorce et au refus du mariage d’autres causes, d’ordre spirituel : l’individualisme et le désir de liberté absolue qu’a développé l’humanisme moderne, et aussi une forme d’égoïsme caractérisé par la difficulté pour les gens de renoncer à une part de leur volonté propre, renoncement impliqué par toute forme de vie communautaire.
Un autre sujet de préoccupation est la banalisation, et en conséquence le développement de l’homosexualité, qui met en cause la structure traditionnelle du couple et de la famille telle que la concevaient jusqu’à présent les sociétés chrétiennes. Les associations et les lobbies (groupes de pression) homosexuels cherchent à imposer (dans les institutions sociales et jusque dans les écoles), dans tous les pays du monde, l’idée que l’homosexualité est une chose normale, et que l’orientation sexuelle n’est pas définie par la nature mais est une question de choix personnel. Leur volonté militante pour institutionnaliser le mariage homosexuel témoigne moins d’un intérêt pour le mariage que d’un souci de reconnaissance sociale officielle et, dans un deuxième temps, de bénéficier de diverses mesures leur permettant d’avoir des enfants. Ce deuxième point implique diverses pratiques inacceptables pour l’éthique chrétienne, comme la procréation médicalement assistée avec donneur hétérologue ou le recours à des mères de substitution. Un autre problème grave qui se pose, y compris pour des enfants adoptés, concerne le plan psychologique: c’est un fait connu depuis toujours des psychologues qu’un enfant, pour se construire psychologiquement, a besoin d’un père et d’une mère; l’éducation d’enfants par des couples homosexuels ne peut avoir pour ces enfants que des conséquences psychologiques graves, dont on mesurera toute l’ampleur dans les prochaines générations.
Un autre sujet de préoccupation est le développement énorme qu’ont connu, au cours des dix dernières années, les nouveaux médias (la télévision, les jeux vidéos, Internet et les réseaux sociaux) avec un impact négatif sur la vie sociale, personnelle, psychique, intellectuelle et spirituelle de leurs utilisateurs: investissement important en temps et en énergie, perte de relations avec les proches (malgré l’impression d’être en relation avec tout le monde), affaiblissement des capacités de réflexion et d’attention (dû aux sollicitations permanentes et au flux incessant de textes, d’images et de sons), appauvrissement culturel (lié notamment à la diminution de la quantité et de la qualité de la lecture malgré l’omniprésence de textes), etc. Beaucoup de spécialistes de médias ont montré combien ceux-ci ne se limitent pas à nous transmettre des contenus, mais, par leur structure et leur mode de fonctionnement, reformatent notre vie intérieure et le mode de nos relations avec nous-même, avec les autres et avec Dieu, créant une sorte d’homme nouveau, l’homo connecticus qui en bien des points fait concurrence à l’homo religiosus.
Un dernier point que l’on peut évoquer en rapport avec votre question est celui de l’apparition, dans le futur, d’un homme « augmenté » par les technologies, et même de la création d’un homme bionique, constituant un nouveau modèle d’humanité ne comportant plus les imperfections de l’homme actuel. Les Américains ont depuis longtemps développé des théories et financé des recherches à ce sujet. Mais elles me semblent relever – en dehors d’applications particulières, notamment dans le domaine des prothèses – de la science-fiction. Un danger plus sérieux est constitué, dans le domaine biologique, par la création, au moyen de la génétique, de nouvelles espèces qui peuvent mettre en péril l’équilibre naturel des espèces existantes. Un danger plus grand encore est constitué par l’eugénisme dont certaines pratiques ont commencé à se répandre dans certains pays, selon lesquelles l’homme s’attribue le pouvoir et le droit de déformer et de reformer selon ses désirs la nature humaine définie et créée par Dieu.

Quelle doit-elle être l`attitude chrétienne envers ces dangers? Est-ce qu`on doit les négliger et vivre sa vie comme si rien ne se passait, se concentrer sur le moment présent ? Ou doit-on y apporter une réponse concrète, y compris au niveau de l`Église?  

En tant que chrétiens, étant minoritaires dans les pays d’Europe de l’Ouest, nous n’avons que peu de pouvoir face à ces problèmes. Nous pouvons évidemment protester par rapport à certaines dérives, proposer des perspectives conformes à notre éthique, et soutenir par notre vote les gouvernants et les partis qui mènent une politique conforme aux valeurs chrétiennes. Mais c’est parfois compliqué: par exemple en Europe de l’Ouest, les partis écologistes qui sont les plus actifs pour préserver l’avenir de la planète, ce qui est aussi un souci pour le christianisme, sont aussi les plus engagés pour soutenir les réformes sociétales – comme le droit à l’avortement, à l’euthanasie ou au mariage homosexuel – qui s’opposent aux valeurs chrétiennes.
L’Église doit quant à elle éviter de s’engager directement dans la politique. Mais elle doit être la conscience d’un monde qui a souvent perdu toute conscience, et faire entendre sa voix face aux dangers qu’encourent les hommes, face aux lois, aux créations, aux actions contraires aux valeurs chrétiennes, pour rappeler quelles sont ces valeurs et inviter à les respecter. Elle doit rappeler avec constance et courage (c’est-à-dire même si cela va à l’encontre de la ligne officielle ou de l’opinion commune) ce que sont ces valeurs, et aussi quelle est sa conception de la nature de l’homme et de sa dignité, de la personne et de sa valeur absolue qui tient à sa relation inaliénable avec Dieu dont elle est l’image.
Il n’en reste pas moins que les Pères conseillent aux croyants de travailler avant tout à la construction et au développement de leurs propre vie spirituelle. C’est notre vie intérieure avec ses valeurs et ses dispositions, qui nous rend capables, en tout temps, d’affronter correctement et positivement les problèmes de toute sorte, prévisibles ou imprévisibles. Les Pères ont toujours enseigné que c’est en nous changeant nous-même positivement que nous sommes le plus capables de changer le monde autour de nous, avec non seulement nos propres forces, mais aussi la force de la grâce que Dieu nous donne.

À quels problèmes qui affecteraient directement leur vie spirituelle nos enfants seront-ils confrontés?

Je pense que pour les enfants le principal problème – qui affecte déjà depuis longtemps les pays d’Europe occidentale, mais affecte aussi de plus en plus les pays traditionnellement orthodoxes – est de pouvoir garder leur foi, leurs valeurs et leur éthique chrétiennes dans un monde sécularisé qui les ignore et leur a substitué d’autres croyances, d’autres valeurs, d’autres éthiques, ou bien qui est agnostique, totalement indifférent à la religion, ou encore qui est hostile au christianisme.

Comment faut-il éduquer les enfants pour les aider à faire face spirituellement à l`avenir?

Il faut avant tout les munir de repères dans un monde sans repères, d’une boussole intérieure qui leur indique la bonne direction dans un monde déboussolé.
Il faut les éduquer dans la foi, les valeurs et l’éthique chrétiennes, de manière à ce qu’elles s’ancrent profondément en eux et leur deviennent en quelque sorte connaturelles. Il faut leur apprendre à comprendre le monde, à discerner en toutes circonstances le bien et le mal, à affronter les difficultés et à trouver des solutions aux problèmes en référence aux valeurs chrétiennes. J’ai envie de citer ici les paroles de saint Paul (Eph 6, 17): « C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes. Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse, et pour chaussures le zèle à propager l’Évangile de la paix ; ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais ; enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu. » Celui qui dispose de toute cette panoplie est capable d’affronter victorieusement n’importe quelle situation.
Il est important que, dans un milieu indifférent ou hostile à la religion, face aux jugement négatifs, aux critiques ou aux moqueries, les enfants et les jeunes orthodoxes soient fiers de leur identité, aient conscience que leur foi est une richesse immense, qu’elle ne les diminue pas mais leur donne « un plus » par rapport à ceux qui en sont dépourvus. Les parents et l’Église ont un rôle important pour leur donner une telle fierté, qui n’a rien à voir avec de l’orgueil, car en étant chrétiens c’est du Christ que nous sommes fiers, de Sa victoire sur le monde, et non de nous-mêmes : « Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage! J’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

Propos recueillis par Constantin Matsan
Фома, 7 (147), Juillet 2015

Recension: Jean-Claude Larchet, « Saint Gabriel, Fol-en-Christ de Géorgie »

Larchet_Saint_GabrielJean-Claude Larchet, « Saint Gabriel, Fol-en-Christ de Géorgie », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2015, 132 p. (collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »).
Saint Gabriel Ourguébadzé (1929-1995) a été canonisé en 2012 par l’Église de Géorgie dans une catégorie de saints qui est très spéciale mais qui a toujours été représentée dans l’Église orthodoxe au moins depuis le IIIe siècle et jusqu’à nos jours : celle des fols-en-Christ (ou fous-pour-le Christ), appelés en grec saloi et en russe jurodivyj.
Ceux-ci sont devenus rares depuis plusieurs siècles en Grèce et dans les pays hellénophones. En revanche, ils ont été nombreux en Russie entre le XVIe et le XIXe siècles; il y en avait encore un certain nombre dans les deux premières décennies du XXe siècle, mais ils ont été durement traités par l’État communiste qui les a éliminés de la vie sociale en les internant dans des hôpitaux psychiatriques.
Saint Gabriel est sans aucun doute l’un des derniers fols-en-Christ connus dans tout le monde orthodoxe. Il est décédé il y a seulement vingt ans, a été canonisé par l’Église de Géorgie moins de vingt ans après sa dormition, et beaucoup de ses enfants spirituels, et de ceux dont il a réorienté la vie, ou qu’il a marqués par ses paroles, ses actes ou ses miracles sont aujourd’hui parmi nous et peuvent témoi­gner de manière vivante de sa vie, de sa personnalité et de ses cha­rismes.
Saint Gabriel est une figure originale de la spiritualité orthodoxe contemporaine non seulement en tant que fol-en-Christ, mais encore parce qu’il fut dans le même temps un confesseur de la foi, un martyr des persécutions communistes, et un authentique starets, doué des charismes de clairvoyance et de prophétie qu’il a mis au service de ce qui, dans la vie spirituelle, outre l’humilité, lui parais­sait essentiel : l’amour du prochain. Un amour qui chez lui se mani­feste souvent par des moyens détournés, qui parfois brusque les gens pour les réveiller de leur torpeur et provoquer en eux un élec­trochoc spirituel, mais qui est toujours authentique et profond, et n’a d’autre but que d’aider chaque personne à se réorienter vers Dieu et à se rapprocher de Lui. Les nombreux miracles accomplis par saint Gabriel avant et après sa mort témoignent abondamment qu’il fut un porteur de l’Esprit et un dispensateur généreux de la grâce divine.
Ce livre expose en détail la vie tourmentée de ce nouveau saint. Il montre en quoi il s’apparente, par les diverses caractéristiques de son comportement, aux fols-en-Christ orthodoxes du passé, avant de présenter sa personnalité exceptionnelle à travers des apophtegmes aussi savoureux qu’édifiants qui rappellent ceux des Pères du désert. Il récapitule enfin son enseignement spirituel dispensé en des formules brèves mais pleines de sagesse et de force salvatrice
Saint Gabriel n’a pas laissé d’écrit et ses homélies n’ont pas été enregistrées. Mais le témoignage de sa vie tout entière, les apoph­tegmes que nous ont légués les témoins de celle-ci, et les paroles qu’ont recueillies ceux qui l’ont approché, constituent des enseigne­ments forts pour la vie spirituelle, dont tous les lecteurs de ce livre pourront tirer profit.
Cet ouvrage est publié avec la bénédiction de Sa Sainteté et Béatitude Élie II, catholicos-patriarche de Géorgie.

Source: Éditeur

« Le point de vue orthodoxe sur la traduction Notre-Père ». Un article de Jean-Claude Larchet dans le n°1 de « Ressources », la nouvelle revue de l’Église protestante unie de France

RessourcesL’Église protestante unie de France a consacré le premier numéro de sa nouvelle revue Ressources au thème : « Prier ensemble le Notre-Père », et a demandé à une vingtaine de repésentants des diverses confessions chrétiennes de participer à une réflexion sur différents aspects de « la prière du Seigneur ». L’un des points en débat est depuis longtemps la traduction de la 6e demande. Rompant avec la traduction œcuménique qui avait été adoptée en 1966 par les autorités catholiques, protestantes et orthodoxes – « ne nous soumets pas à la tentation » –, l’Église catholique a adopté officiellement en 2013 la traduction « ne nous laisse pas entrer en tentation », tandis que protestants et orthodoxes ont gardé jusqu’à présent la formule précédente et ne se sont pas prononcés sur cette dernière traduction, si bien que l’on peut dire qu’il n’y a plus aujourd’hui de traduction œcuménique du Notre-Père. Le comité de rédaction de la revue a interrogé Jean-Claude Larchet sur la position orthodoxe. Dans son article que nous reproduisons ici en PDF, il passe en revue toutes les traductions existantes dans le monde orthodoxe francophone, avant de proposer une solution pour la 6e demande, mais aussi pour la quatrième et la dernière demande qui posent également problème.

« Ressources. Pour une Église de témoins », n°1, Avril 2015, « Prier ensemble le Notre-Père », Éditions Olivétan (www.editions-olivetan.com – contact@editions-olivetan.com).

Orthodoxie (France 2) : Entretien avec Jean-Claude Larchet sur les “Lettres spirituelles” de l’higoumène Nikon Vorobiev

OrthodoxieL’émission Orthodoxie sur France 2 du dimanche 17 mai de 9h30 à 10 h était consacrée à un entretien avec Jean-Claude Larchet sur le livre “Lettres spirituelles” de l’higoumène Nikon Vorobiev, récemment paru dans la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle” aux éditions L’Âge d’Homme. L’émission peut être revue en replay sur ce site.

Présentation le samedi 8 novembre à Paris de “La vie sacramentelle” de Jean-Claude Larchet et de “Autres figures athonites du XXe siècle” de l’archimandrite Chérubim Karampélas

Larchet_La_Vie_sacramentelleCe samedi 8 novembre, à 17h30 à la librairie L’Age d’Homme (rue Férou, Paris 6e), Jean-Claude Larchet présentera son dernier ouvrage La vie sacramentelle, paru aux éditions du Cerf, ainsi que le livre de l’archimandrite Chérubim Karampélas, Autres figures athonites du xxe siècle, récemment paru aux éditions L’Age d’Homme dans la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle”. La présentation sera suivie de lectures, d’un débat et de dédicaces. Entrée libre dans la mesure des places disponibles.Autres figures athonites

Une longue recension du livre de Jean-Claude Larchet, « La vie sacramentelle » sur le site « Nonfiction.fr – Le quotidien des livres et des idées »

nonfictionSur le site « Nonfiction.fr – Le quotidien des livres et des idées », Stéphane Briand présente, sous le titre L’homme divinisé, une longue recension du livre de Jean-Claude Larchet  La vie sacramentelle.

Télévision (France 2) : le patriarche Paul de Serbie. Entretien avec Jean-Claude Larchet sur son récent livre

France2Dans l’émission « Orthodoxie » du dimanche 12 octobre, de 9h30 à 10h, sur la chaîne de télévision nationale France 2, le père Nicolas Ozoline s’entretiendra avec Jean-Claude Larchet sur son livre « Le patriarche Paul de Serbie. Un saint de notre temps », paru aux éditions L’Age d’Homme.

Sur RCF une réaction catholique au livre de Jean-Claude Larchet, “La vie sacramentelle”

RCFSur RCF (Radio chrétiennes de France), dans la série "La foi est livre", Bernard Planche a fait une brève présentation du récent livre de Jean-Claude Larchet, "La vie sacramentelle", dont il souligne l'intérêt pour les lecteurs catholiques et protestants. L'émission est réécoutable ici.

« La sainteté du starets Serge (Chévitch) et son rayonnement actuel dans le monde orthodoxe »: un exposé de Jean-Claude Larchet à l’église orthodoxe de la Sainte Trinité à Vanves, dimanche 15 juin à 14h30.

SergeChevitchLe dimanche 15 juin à 14h30, la paroisse orthodoxe de la Sainte Trinité à Vanves accueillera Jean-Claude Larchet pour un exposé sur « La sainteté du starets Serge (Chévitch) et son rayonnement actuel dans le monde orthodoxe ».
Adresse: 16, rue Michel-Ange, 92170 Vanves. Métro Malakoff-Plateau de Vanves ou Porte de Versailles. Entrée libre.

Présentation du livre de Jean-Claude Larchet, “Le patriarche Paul de Serbie. Un saint de notre temps”, le samedi 14 juin à la librairie L’Âge d’Homme

Microsoft Word - Invitation_14 _juin_2014.docLe samedi 14 juin, à 18 heures, à la librairie L’Âge d’Homme, Jean-Claude Larchet présentera son dernier livre Le patriarche Paul de Serbie. Un saint de notre temps, paru dans la colllection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », en présence de Mgr Luka, évêque de France et d’Europe occidentale de l’Église serbe. La présentation sera suivie d’un débat et de lectures d’extraits de ce livre qui dresse un portrait exclusivement spirituel de la vie et de la personnalité de patriarche considéré de son vivant comme un saint, en l’émaillant de nombreuses anecdotes pittoresques et de paroles édifiantes empreintes de sagesse et d’humour.
Librairie L’Âge d’Homme, 5 rue Férou, Paris 6e, métro Saint-Sulpice. Entrée libre.

Un nouveau livre de Jean-Claude Larchet: « Le patriarche Paul de Serbie. Un saint de notre temps »

Patriarche_PaulJean-Claude Larchet, « Le patriarche Paul de Serbie. Un saint de notre temps », éditions L’Age d’Homme, 2014, 114 p. (collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »).
Le patriarche Paul de Serbie (1914-2009) a acquis, par ses vertus personnelles, une grande popularité dans l’ensemble du monde orthodoxe et bien au-delà. De son vivant déjà, il était vénéré comme un saint, et l’on voit aujourd’hui se multiplier dans les églises des fresques et des icônes qui le représentent.
Ce livre, qui s’appuie sur différents documents et témoignages, présente la biographie et la personnalité de cet homme petit et frêle, qui voulut toujours mener la vie d’un moine pauvre, qui se soumit en tout temps et en toutes circonstances à une stricte discipline ascétique, et qui simple, humble et plein d’amour, resta toujours proche du peuple, faisant de l’Évangile le seul programme de son ministère épiscopal et patriarcal.
Ce portrait spirituel se tient délibérément à l’écart de toute considération politique et ethnique et s’attache avant tout à faire apparaître le patriarche Paul dans la dimension universelle de sa sainteté. Écrit de manière simple et vivante, il est illustré de nombreuses anecdotes pittoresques et savoureuses, ainsi que de paroles du patriarche pleines d’humour et de sagesse, qui rappellent souvent les célèbres apophtegmes des Pères du désert (un chapitre est d’ailleurs intitulé « Apophtegmes»). Un cahier central présente de magnifiques photos dues au diacre Dragan Tanasijević, qui a pu approcher le patriarche au cours de nombreuses célébrations liturgiques, et a réalisé des portraits qui s’apparentent à de véritables icônes.
Source: Éditeur

« À la découverte de l’orthodoxie »: une conférence de Jean-Claude Larchet le 10 avril à Arlon (Belgique)

Conference Arlon OrthodoxieÀ l’invitation du CIEP-MOC Luxembourg, Jean-Claude Larchet donnera le jeudi 10 avril à Arlon (Belgique), une conférence intitulée « À la découverte de  l’orthodoxie », qui présentera l’Église orthodoxe dans son histoire, ses institutions, sa foi et ses pratiques.
La conférence, qui sera suivie d’une discussion, se tienda de 19h30 à 21h30 dans les locaux de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC), 1 rue Pietro Ferrero, Arlon (Entrée libre).
Le CIEP (Centre d’information et d’éducation populaire) est un organisme du Mouvement ouvrier chrétien (MOC) de Belgique qui a pour mission l’éducation permanente en milieu ouvrier.
Source

Jean-Claude Larchet sur différents thèmes de la vie spirituelle en rapport avec Pâques

Jean-Claude Larchet a été interrogé par Radio-Vatican sur différents thèmes en rapport avec le Samedi saint et Pâques : le sens des souffrances du Christ et de la descente aux enfers, le sens de la Résurrection pour l’homme contemporain, la santé et les maladies spirituelles, l’actualité des Pères pour l’homme d’aujourd’hui, l’amour des ennemis, l’incarnation de l’Évangile par le chrétien. Cliquez ici pour écouter le podcast.

Un colloque à Rome sur l’actualité de saint Maxime le Confesseur

Rome_conference_St_Maxime_ConferenciersUn colloque international intitulé « “Rien autant que l’amour ne rassemble ceux qui sont dispersés”: actualité de la pensée de saint Maxime le Confesseur » s’est tenu à Rome le 18 mars dernier. Organisé par Son Altesse Royale la princesse Kéthévane Bagration de Moukhrani, ambassadrice de Géorgie auprès du Saint-Siège, et placé sous le haut patronage du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, ce colloque, qui s’est déroulé en soirée, a été volontairement limité à cinq conférences. Après le discours d’ouverture de S. E. le cardinal Kurt Koch, président Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, S. E. Stéphane (Kalaidjishvili), archevêque de Tsaguéri et Lentekhi, a présenté une communication sur la récente découverte, sur le territoire de son éparchie, des reliques de saint Maxime le Confesseur et de ses compagnons d’exil. S. E. Bogdan Tătaru-Cazaban, médiéviste et ambassadeur de Roumanie auprès du Saint-Siège, a présenté, avec son épouse, une communication sur la « Théologie des médiations. L’homme et la femme selon saint Maxime le Confesseur ». Jean-Claude Larchet a donné une conférence intitulée: « Respecter l’ordre du monde créé: une vision spirituelle de l’écologie chez saint Maxime le Confesseur ». Le père Philipp Gabriel Renczes, s. j., professeur à l’Université pontificale Gregoriana et à l’Institut patristique Augustinianum, a traité de la « Contribution de saint Maxime le Confesseur à la signification de la liberté humaine ». L’archevêque Stéphane a conclu cette série de conférences par un exposé sur « Le thème de l’amour chez saint Maxime le Confesseur ».
Rome_Conference_St_Maxime_SalleLe colloque s’est déroulé au Palais de la chancellerie, dans la salle Vasari, en présence de deux cents personnes, dont trois cardinaux, dix ambassadeurs (dont l’ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, S. E. Bruno Joubert), les directeurs, enseignants et étudiants des plusieurs établissements d’enseignement supérieur romain (dont l’Institut pontifical d’études orientales), diverses personnalités de la société civile, et les représentants de toutes les Églises locales orthodoxes présentes à Rome, dont S. E. Silouane, évêque du diocèse roumain d’Italie.
L’Osservatore Romano, dans son édition du lundi-mardi 17-18 mars, a publié de larges extraits de la conférence de Jean-Claude Larchet en traduction italienne sous le titre « Ecologia_bizantina ».

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Podcast audio de l’émission “Orthodoxie” (France-Culture) du 23 mars: “Vies des saints serbes”

St-Justin-Vie-des-saints-serbesL'émission de radio Orthodoxie (France-Culture) du 23 mars était consacrée à l'ouvrage Vies des saints serbes (éditions L'Age d'Homme), et aux relations entre la sainteté, l'ascèse et la Croix. L'invité était Jean-Claude Larchet. Ci-dessous: le podcast de cette émission.

Radio (France-Culture): Les “Vies des saints serbes” de saint Justin Popović, avec Jean-Claude Larchet

logo1111L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 23 mars (3e dimanche du Grand carême, dimanche de la vénération de la sainte Croix), à 8 heures, sera consacrée à l'ouvrage récemment paru Vies des saints serbes de saint Justin Popović, et abordera à partir de là le thème des relations entre la sainteté, l'ascèse et la Croix. L'invité sera Jean-Claude Larchet, théologien orthodoxe, directeur de la collection "Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle" (éditions L'Age d'Homme). L'émission pourra être écoutée en direct par l’Internet sur le site de France culture, puis, ensuite, sur cette page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.

Radio (France culture): « Le jeûne dans l’Église orthodoxe », avec Jean-Claude Larchet

logo1111L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 9 mars, à partir de 8 heures, sera consacrée au jeûne, à l’occasion du grand Carême. Au cours de son entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet, auteur de nombreux ouvrages de spiritualité, parlera de la place du jeûne dans l'année liturgique orthodoxe, des fondements du jeûne, de sa nature, de sa compatibilité avec l’esprit de notre époque, de son but, de ses conditions et corrélats, et de ses effets.
L'émission pourra être écoutée en direct par l’Internet sur le site de France culture, puis, ensuite, sur cette page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.

Radio (France culture): « Le jeûne dans l’Église orthodoxe », avec Jean-Claude Larchet

logo1111L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 9 mars, à partir de 8 heures, sera consacrée au jeûne, à l’occasion du grand Carême. Au cours de son entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet, auteur de nombreux ouvrages de spiritualité, parlera de la place du jeûne dans l'année liturgique orthodoxe, des fondements du jeûne, de sa nature, de sa compatibilité avec l’esprit de notre époque, de son but, de ses conditions et corrélats, et de ses effets.
L'émission pourra être écoutée en direct par l’Internet sur le site de France culture, puis, ensuite, sur cette page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.

Une conférence de Jean-Claude Larchet aux facultés de philosophie et de théologie de l’Université catholique de Lyon sur le thème: « Plaisir, douleur et salut de l’homme selon saint Maxime le Confesseur »

À l’invitation des facultés de philosophie et de théologie, Jean-Claude Larchet  donnera une conférence le jeudi 13 décembre prochain, de 20h à 21h30, à l’Université catholique de Lyon, sur le thème : « Plaisir, douleur et salut de l’homme selon saint Maxime le Confesseur », en lien avec la parution récente du volume 2 des Questions à Thalassios dans la collection « Sources chrétiennes ».
La conférence se tiendra à la Bibliothèque universitaire de l’Université catholique de Lyon, 25 rue du Plat, Lyon 02.
Sources : Université catholique de Lyon ; Institut des Sources chrétiennes

Deux conférences de Jean-Claude Larchet en Russie

Jean-Claude Larchet a donné récemment deux conférences en Russie.
La première, qui avait pour thème « Le temps selon saint Maxime le Confesseur », a été la conférence inaugurale et plénière d’un colloque sur saint Maxime le Confesseur organisé le 16 novembre dernier par la section de théologie de l’Académie théologique de Moscou à la Laure de la Trinité-Saint-Serge à Sergiev Possad. À l’issue de son séjour à la Laure, Jean-Claude Larchet a été reçu par Mgr Eugène, archevêque de Véréia, recteur de l’Académie théologique et du Séminaire de Moscou et président du Comité pédagogique de l’Église orthodoxe russe et s'est entretenu avec lui de divers problèmes actuels.
La seconde conférence, qui avait pour intitulé: « Comme j’ai découvert l’Orthodoxie », a été donnée le 21 novembre au Séminaire de Nijni-Novgorod (troisième ville de Russie), à l’invitation de Mgr Georges, métropolite de Nijni-Novgorod et d'Arzamas et sous la présidence du recteur du Séminaire, l’archiprêtre Alexandre Miakinine. Après un exposé d’une heure, l’auteur a répondu aux questions des étudiants et des professeurs sur l’histoire et la situation de l’Église orthodoxe en Europe occidentale.

Sources : Académie théologique de Moscou; Bogoslov.ru; Séminaire de Nijni-Novgorod.

Parution dans la collection « Sources chrétiennes » du tome 2 des « Questions à Thalassios » de saint Maxime le Confesseur

Maxime le Confesseur, « Questions à Thalassios, tome 2, Questions 41 à 55 », traduction par Françoise Vinel, par Jean-Claude Larchet, éditions du Cerf, Paris, 2012, 303 p., coll. « Sources chrétiennes » n° 554.
Ce volume continue la parution en trois tomes, dans la collection de référence « Sources chrétiennes », des « Questions à Thalassios », l’une des œuvres les plus célèbres du grand théologien byzantin saint Maxime le Confesseur (580-662), destinée de prime abord à expliquer des passages difficiles de la sainte Écriture, mais servant en fait de prétexte à l’auteur pour exposer sa doctrine spirituelle.
Figurent dans ce deuxième tome les Questions 41 à 55.
Face à l’édition critique qui reprend, avec quelques corrections, celle du Corpus Christianorum Series Graeca, vol. 7, Françoise Vinel, professeur de patrologie à la faculté de théologie catholique de l’Université de Strasbourg, bien connue comme spécialiste de saint Grégoire de Nysse et l’une des traductrices de la Septante, propose une traduction claire et précise, tandis que Jean-Claude Larchet propose des annotations qui font apparaître les relations de la pensée de saint Maxime avec celle d’autres Pères, éclairent le sens de passages et d’expressions difficiles ou précisent la signification de termes auxquels Maxime donne un sens particulier.
La lisibilité de cette traduction permet une autre lecture de l’œuvre que celle d’Emmanuel Ponsoye (éditions de l’Ancre, 1992), qui a rendu de grands services et qui était généralement juste quant au sens, mais qui comportait des omissions et était truffée d’archaïsmes, de néologismes et de tournures syntaxiques qui ajoutaient des difficultés nouvelles à un texte en soi déjà complexe.
Un troisième tome, à paraître l’an prochain, permettra de faire une lecture suivie et complète de cette œuvre fondamentale.

Présentation à Niš (Serbie) de deux livres de Jean-Claude Larchet récemment traduits en serbe

Le 5 septembre a eu lieu à Niš (deuxième ville de Serbie) la présentation de deux livres de Jean-Claude Larchet récemment traduits en serbe: « Théologie de la maladie » et « L’iconographe et l’artiste ».
Cette présentation était organisée, avec la bénédiction de S. E. Jovan (Purić), évêque de l’éparchie de Niš, par le Centar za Crkvene Studije (Centre d’études ecclésiales).
Jean-Claude Larchet  a tout d’abord enregistré une émission pour Radio Glas. Il a ensuite a été reçu par le maire de la ville, le Dr. Zoran Perisić; le communiqué publié par la mairie indique qu’il sera chargé de l’une des quatre conférences plénières qui inaugureront l’an prochain les festivités et le colloque international organisés à l’occasion du 1700e anniversaire de l’édit de Milan, proclamé en 313 par l’empereur Constantin, lequel est né à Niš et y avait sa résidence d’été. L’auteur a été ensuite reçu à déjeuner par Monseigneur Jovan (Purić).
Dans la soirée a eu lieu, dans la salle des concerts de Svetosavski Dom, devant une assistance de plus de 300 personnes, sous la présidence de l’évêque Jovan, la présentation des deux livres et de l’ensemble de l’œuvre de l’auteur, à travers les exposés successifs du Dr. Dragiša Bojovic, professeur à la Faculté de lettres de Niš, du Dr. Darko Djogo, professeur et vice-doyen de la Faculté de théologie de Sarajevo, du père Boban Dimitrijević, professeur de l’École de théologie de Niš et de Gavrilo Marković, iconographe et historien de l’art de Belgrade.
À la fin de la présentation, l’évêque Jovan a lui-même loué le travail de l’auteur et lui a remis, au nom du Centar za Crkvene Studije, une « Blagodarnitsa » (lettre de remerciement) calligraphiée sur parchemin, pour sa contribution au développement de la théologie orthodoxe.
L’enregistrement de l’ensemble de la présentation peut être écouté (en serbe) sur le site de l'éparchie de Niš.

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Un nouveau livre de Jean-Claude Larchet: « L’Église, corps du Christ », tome 1, « Nature et structure »

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Peu de temps après avoir publié un recueil de ses écrits dogmatiques sous le titre « Personne et nature », Jean-Claude Larchet publie un nouveau livre aux éditions du Cerf. Ce volume de 256 pages, qui est intitulé « L’Église, corps du Christ, I, Nature et structure » et qui paraît dans la collection « Théologies », est le premier tome d’une série de trois consacrée à la conception orthodoxe de l’Église.
L’auteur examine d’abord l’origine, les fondements, la nature et les qualités de l’Église. Il s’arrête ensuite sur la nature et l’importance de la tradition ecclésiale.
Puis il analyse l’organisation de l’Église dans les premiers siècles, accordant toute son attention à l’Église locale et précisant son rapport avec les autres Églises locales et avec l’Église universelle. Il souligne à cette occasion l’importance de la synodalité qui, aujourd’hui encore, régit le fonctionnement des Églises orthodoxes. Sont ensuite présentées les évolutions historiques qui ont vu apparaître le système de la Pentarchie, puis de nouvelles Églises autocéphales et autonomes ; l’auteur aborde alors les problèmes, toujours actuels, posés par le nationalisme et le principe de territorialité.
Une partie importante de l’ouvrage est consacrée à la hiérarchie ecclésiastique. Y sont examinés la place et le rôle fondamentaux de l’évêque, puis la place et le rôle du prêtre. À propos de ce dernier point, sont abordées les questions du mariage des prêtres et de l’accès des femmes à la prêtrise. Sont analysés ensuite le rôle du diacre et celui de tous les ordres mineurs. Une annexe s’intéresse au symbolisme, très significatif pour l’ecclésiologie, des vêtements liturgiques. Un dernier chapitre définit la place des laïcs dans l’Église.
Cet ouvrage apparaît au total comme une synthèse vaste, claire et bien documentée sur la nature et l’organisation de l’Église. Il constitue une contribution importante à la compréhension  de l’ecclésiologie orthodoxe dont, à la différence de certaines théories modernes, il donne une vision très équilibrée, se fondant constamment sur les sources scripturaires, conciliaires et patristique.
On peut télécharger ici la table des matières complète de ce volume.

Recension : Métropolite Amphiloque (Radović) du Monténégro et du Littoral, « Le mystère de la sainte Trinité selon saint Grégoire Palamas ».

PalamasMétropolite Amphiloque (Radović) du Monténégro et du Littoral, « Le mystère de la sainte Trinité selon saint Grégoire Palamas », suivi d’un entretien avec l’archiprêtre Jivko Panev, traduit du grec par Yvan Koenig, préface de Jean-Claude Larchet, éditions du Cerf, Paris, 2012, 326 p., collection « Orthodoxie ».
La thèse de doctrorat en théologie de Mgr Amphiloque Radović, dont la traduction française paraît dans ce volume, a acquis une grande célébrité en Grèce, où elle a d’abord été publiée en 1973 dans l’excellente collection « Analekta Vlatadôn », puis dans le monde orthodoxe et dans la sphère des études patristiques où elle est devenue une référence. Le subtil et profond chapitre sur « le Filioque et l’énergie trinitaire incréée », qui fut publié dans deux traductions différentes par des revues françaises (le « Messager de l’exarchat du patriarche russe en Europe occidentale », 91-92, 1975; « Le Messager orthodoxe », 110, 1989), donnait envie depuis longtemps de disposer d’une édition intégrale, que la diligence du père Jivko Panev en tant que directeur de collection et d’Yvan Koenig en tant que traducteur, a enfin permis de réaliser.
Cette étude constitue un apport important aux études palamites, par son sujet et par son interprétation du palamisme. Elle est aussi une contribution majeure à la théologie trinitaire orthodoxe. Elle donne accès à une meilleure compréhension des divergences entre l’Église orthodoxe et l’Église latine dans les domaines de la théologie, de l’anthropologie et de la spiritualité, et par là contribue au dialogue théologique entre elles. Elle apporte enfin des réponses à certains problèmes existentiels et spirituels que doit affronter l’homme contemporain.

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Réimpression du livre de Jean-Claude Larchet sur saint Maxime le Confesseur paru aux éditions du Cerf dans la collection « Initiation aux Pères de l’Église »

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Le livre de Jean-Claude Larchet « Saint Maxime le Confesseur (580-662) » paru en 2003 aux éditions du Cerf  dans la collection « Initiation aux Pères de l’Église » et qui était depuis quelque temps indisponible vient d’être réimprimé. La bibliographie n’a pas pu être actualisée, mais le livre reste une référence par sa présentation synthétique et claire de la vie et de la pensée de saint Maxime le Confesseur, qui le destine non seulement aux spécialistes mais au grand public intéressé par le grand théologien byzantin.
Outre la recension de R. Winling, professeur émérite de patrologie à l’Université de Strasbourg que l’on peut consulter sur le site d’ « Esprit et Vie », on trouvera dans ce dossier de presse des extraits des recensions de diverses revues françaises et étrangères.

« Personne et nature », un nouveau livre de Jean-Claude Larchet

Personne et natureJean-Claude Larchet vient de publier aux éditions du Cerf un nouveau livre, intitulé « Personne et nature, La Trinité – Le Christ – L’homme » (collection « Théologies », 403 p.).
Ce livre rassemble les œuvres dogmatiques de l’auteur.
Il reprend ses deux études célèbres sur « La question du Filioque » et « La question christologique. À propos du projet d’union entre l’Église orthodoxe et des Églises non chalcédoniennes », après les avoir actualisées en fonction des publications et déclarations parues depuis leur première édition jusqu’à cette année.
La deuxième étude est complétée par une étude, précédemment parue dans la revue de l’Académie théologique de Moscou mais encore inédite en français, sur les fondements et la nature du monophysisme de l’Église arménienne ».
Une quatrième étude, totalement inédite, qui occupe la moitié du livre, soit près de deux cents pages, est « Une critique orthodoxe des théories personnalistes de Christos Yannaras et du métropolite Jean Zizioulas »; l’auteur développe, approfondit et complète ici les critiques dont ces deux représentants du mouvement néo-orthodoxe grec font maintenant l’objet dans l’ensemble du monde orthodoxe.
Ces quatre études ont en commun de critiquer des fausses conceptions, anciennes ou modernes, des notions de personne ou d’hypostase et d’essence ou de nature et de leurs relations, dans la Trinité, dans le Christ ou dans l’homme, et de présenter, à travers cette critique, une clarification et un approfondissement de celles-ci en accord avec la tradition des Pères et la foi orthodoxe.
Dans son avant-propos à cette œuvre qui se situe dans l’esprit et le style apologétiques qui était ceux de la plupart des Pères, l’auteur explique ainsi sa démarche:

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Le livre de Jean-Claude Larchet, « Le starets Serge » traduit en allemand.

Starez SergijLes éditions du monastère Saint Job de Pocaev à Munich (Allemagne) ont récemment publié, sous le titre « Starez Sergij », une traduction allemande du livre de Jean-Claude Larchet, « Le starets Serge », avec la bénédiction de S. E. l’archevêque Mark (Arndt), évêque du diocèse d’Allemagne de l’Église russe hors frontières qui regroupe la quasi totalité des fidèles russes résidant en Allemagne (où plus de deux millions de russes-allemands ont émigré à partir de 1980) et possède dans ce pays l’ensemble des églises historiques.
Le starets Serge (l’archimandrite Serge [Schevitch], 1903-1987), qui a vécu près de Paris, fut le recteur de la paroisse de Vanves et l’higoumène du skit du Saint-Esprit au Mesnil-Saint-Denis (sous la juridiction du Patriarcat de Moscou), est, avec le starets Sophrony d’Essex, l’une des plus éminentes figures spirituelles de l’émigration russe en Europe au XXe siècle. Sa personnalité et son enseignement présentent de nombreux points communs avec ceux du starets Alexis Métchev, sur lequel un livre vient d’être publié aux éditions L’Age d’Homme ; c’est l’une des raisons pour lesquelles Nicolas Berdiaev, qui avait été en Russie le fils spirituel du starets Alexis, choisit le starets Serge comme père spirituel lors de son séjour en France.
Le livre sur le starets Serge, dont l’édition originale a paru aux éditions du Cerf, a déjà été traduit en Russie (où la première édition, de 20 000 exemplaires, est épuisée), en Roumanie, en Serbie et en Grèce (avec, dans chaque cas, plusieurs éditions). Les nombreux articles publiés dans des revues et dans des notes que l’on peut trouver sur le web émanant de ces différents pays, ainsi que les conseils de lecture qu’y donnnent de nombreux pères spirituels, témoignent du rayonnement international de cette grande personnalité spirituelle dont le patriarche Alexis II, lors de son dernier voyage en France, disait qu’elle restait pour lui l’une des plus inoubliables.

Le IVe colloque scientifique international dédié à saint Maxime le Confesseur en Géorgie

848Du 24 au 27 octobre s’est tenu en Géorgie le IVe colloque scientifique international dédié à saint Maxime le Confesseur.
Ce colloque était organisé, dans le cadre du Centre scientifique international d’études sur saint Maxime le Confesseur, par S. E. Stéphane Kalaidjishvili, archevêque de Tsaguéri et Lentekhi (région du nord de la Géorgie où saint Maxime a passé en exil les derniers mois de sa vie, est décédé et a été enseveli, et où ses reliques et celles de ses deux compagnons, saint Anastase le Moine et saint Anastase l’Apocrisaire sont conservées).
Le colloque réunissait des spécialistes venus de Géorgie, des États-Unis, de France, de Russie, de Serbie et du Danemark. Il a permis d’approfondir différents aspects de la vie de saint Maxime et de sa pensée dans les domaines de de la théologie, de l’anthropologie, de la cosmologie et de la spiritualité, et de faire le point sur le progrès des fouilles archéologiques menées depuis deux ans sur le lieu de la conservation des reliques de saint Maxime et de ses compagnons.
L’ouverture du colloque s’est faite le matin du 24 à la cathédrale de la Sainte-Trinité (Sameba) de Tbilissi, avec les discours successivement de S. E. Stéphane Kalaidjishvili, de S. E. Maxime Vasiljević, évêque du diocèse serbe de Californie, invité d’honneur, de Jean Claude Larchet, président du comité scientifique d’organisation du colloque, de S. E. Anania, métropolite de Manglisi et Tsalka, du père Vladimir Vorobiev, recteur de l’Université orthodoxe Saint-Tykhon de Moscou, et de Roin Metreveli, historien et académicien, recteur de l’Université de Tbilissi.
Cinq évêques, de nombreux membres du clergé et près de deux cents personnes assistaient à cette séance d'ouverture.

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Une interview de Jean-Claude Larchet dans le journal national roumain « Lumina»

Imagine « Lumina de Duminica », édition dominicale du quotidien national orthodoxe roumain « Ziarul Lumina », a publié dans son numéro du dimanche 17 juillet une longue interview de Jean-Claude Larchet réalisée par le père Gorgian Păunoiu, professeur à la faculté de théologie de Bucarest, intitulée : « La victoire sur les passions nous conduit à la vision spirituelle ». L’introduction, qui figure en première page du journal, indique les thèmes abordés:
« Bien connu non seulement dans les facultés de théologie, mais dans l’ensemble du monde orthodoxe, le théologien orthodoxe Jean-Claude Larchet nous propose de nouveaux sujets de réflexion et de fortification de notre vie spirituelle. Dans sa parole transparaissent discernement et réalisme spirituel, vertus très précieuses dans le monde qui est le nôtre. L’autorité révélée de l'Écriture se joint dans la pensée du théologien français à l’actualité de la spiritualité orthodoxe pour témoigner sur la vie chrétienne d'aujourd'hui, sur l’ascèse, sur le sens de la maladie et de la souffrance, et sur le rôle essentiel que le père spirituel a pour chacun de nous. »

Radio (France culture): « Saint Maxime le Confesseur » (deuxième partie), avec Jean-Claude Larchet

L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 17 juillet avait pour thème saint Maxime le Confesseur, à l’occasion de la parution du premier volume des « Questions à Thalassios » dans la collection « Sources chrétiennes ». Au cours de cette deuxième partie d’un entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet, auteur de l’introduction et des notes, a évoqué plusieurs thèmes majeurs de la pensée de saint Maxime présents dans cette œuvre importante pour la théologie et la spiritualité chrétiennes.
L'émission peut être réécoutée sur cette page ou sur cette autre page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.

Radio (France culture): « Saint Maxime le Confesseur » (deuxième partie), avec Jean-Claude Larchet

L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 17 juillet, à partir de 8 heures, sera de nouveau consacrée à saint Maxime le Confesseur, à l’occasion de la parution du premier volume des « Questions à Thalassios » dans la collection « Sources chrétiennes ». Au cours de cette deuxième partie d’un entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet, auteur de l’introduction et des notes, fera une présentation générale des « Questions à Thalassios » et évoquera plusieurs thèmes majeurs de la pensée de saint Maxime présents dans cette œuvre importante pour la théologie et la spiritualité chrétiennes.
L'émission pourra être écoutée en direct par l’Internet sur le site de France culture, puis, ensuite, sur cette page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.

Émission « Orthodoxie » (France culture): entretien avec Jean-Claude Larchet sur saint Maxime le Confesseur.

L’émission de radio « Orthodoxie », sur France culture, du dimanche 3 juillet, avait pour thème saint Maxime le Confesseur, à l’occasion de la parution du premier volume des « Questions à Thalassios » dans la collection « Sources chrétiennes ». Au cours d’un entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet, auteur de l’introduction et des notes, a évoqué la vie et l’œuvre de saint Maxime le Confesseur et son engagement dans le combat contre les hérésies monoénergiste et monothélite.
L'émission peut être réécoutée sur cette page et téléchargée en podcast sur cette autre page.

Radio (France culture): « Saint Maxime le Confesseur », avec Jean-Claude Larchet.

L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 3 juillet, à partir de 8 heures, sera consacrée à saint Maxime le Confesseur, à l’occasion de la parution du premier volume des « Questions à Thalassios » dans la collection « Sources chrétiennes ». Au cours d’un entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet, auteur de l’introduction et des notes, évoquera la vie et l’œuvre de saint Maxime le Confesseur, son engagement dans le combat contre les hérésies monoénergiste et monothélite, et fera une présentation générale des « Questions à Thalassios ». Une seconde émission, qui sera diffusée le dimanche 17 juillet, présentera quelques thèmes majeurs de cette œuvre importante pour la théologie et la spiritualité chrétiennes.
L'émission pourra être écoutée en direct par l’Internet sur le site de France culture, puis, ensuite, sur cette page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.

Présentation le mercredi 22 juin, à la librairie L’Age d’Homme, des deux derniers volumes de la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »

Dans le cadre du cycle de conférences « L’orthodoxie d’hier et d’aujourd’hui », les éditions L’Âge d’Homme organisent le mercredi 22 juin, à partir de 18h, la présentation des deux derniers volumes parus dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle : « Saint Jean de Changhaï et son temps » (2e édition, revue et augmentée) de Bernard Le Caro, et « Enseignements spirituels », de saint Syméon de Dajbabé (récemment canonisé par l’Église serbe). Intervenants : Bernard Le Caro, auteur du livre sur saint Jean de Changhaï ; Jean-Claude Larchet, directeur de la collection et auteur de la biographie de saint Syméon ; Lioubomir Mihailovitch, traducteur des « Enseignements spirituels ». En présence de Vladimir Dimitrijevic, fondateur et directeur des éditions L’Âge d’Homme. Lieu : librairie L’Âge d’Homme, 5, rue Férou, 75006 Paris. Entrée libre dans la mesure des places disponibles.

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Jovan Nikoloski