20/10/2017
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XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: le témoignage d’Elisabeth Toutounov

Affiche_Frat_2015Lors du XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale, qui s’est tenu à Bordeaux du 30 avril au 3 mai (compte rendu), de jeunes reporters ont interrogé des participants. Dans l’entretien ci-dessous, Elisabeth Toutounov, qui a participé à l’organisation du congrès, apporte son témoignage. L’équipe des jeunes reporters était composée de : Sophie Sollogoub, Michel Kadar, Thais Rakovic, Elisabeth Kadar, Sarah Hammou et Boris Sollogoub.

Les précédentes vidéos: Bienvenue ! ; Interview: les congrès de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale ; XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale: un nouvel entretien sur le congrès et la première conférence ; Entretien: Comment organiser la présence de l’Eglise orthodoxe en Occident ?  ; XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: le témoignage de Sophie Lossky ; XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: témoignage d’une première participation à un congrès .

XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: témoignage d’une première participation à un congrès

gal-3115726Lors du XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale, qui s’est tenu à Bordeaux du 30 avril au 3 mai 2015 (compte rendu), de jeunes reporters ont interrogé des participants. Dans cet entretien, Yoann Renard témoigne de sa première participation à un congrès orthodoxe. L’équipe des jeunes reporters était composée de : Sophie Sollogoub, Michel Kadar, Thais Rakovic, Elisabeth Kadar, Sarah  Hammou et Boris Sollogoub.

 

Les précédentes vidéos: Bienvenue ! ; Interview: les congrès de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale ; XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale: un nouvel entretien sur le congrès et la première conférence ; Entretien: Comment organiser la présence de l’Eglise orthodoxe en Occident ?  ; XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: le témoignage de Sophie Lossky . D’autres interviews suivront dans les jours à venir.

Source de la photographie prise lors d’une des tables rondes du congrès: Séminaire orthodoxe russe en France

Le compte rendu du XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale (Bordeaux, 30 avril-3 mai)

Affiche_Frat_2015Ci-dessous: le compte rendu du XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale, organisé par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, qui s’est déroulé à Bordeaux du 30 avril au 3 mai (programme, reportage de FR3, vidéos, photographies).

Un événement panorthodoxe : le XVe Congrès orthodoxe
en Europe occidentale
(Bordeaux, 30 avril – 3 mai 2015)

Du 30 avril au 3 mai 2015 s’est tenu à Bordeaux, sous l’égide de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), le XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale. Cette quinzième édition, depuis le premier congrès de 1971, a rassemblé près de 600 participants de divers diocèses orthodoxes, venus des pays d’Europe occidentale et au-delà, pour un partage commun sur le thème de la condition des chrétiens « pleinement dans le monde, mais pas de ce monde ». Quatre conférences plénières, trois tables rondes et une quarantaine d’ateliers ont permis d’approfondir la question, ainsi que des temps de prière et une soirée d’hommage consacrée à la mémoire du père Cyrille Argenti.
Le congrès a débuté le vendredi 1er mai par la divine liturgie qui a d’emblée donné le ton de l’événement : un rassemblement de fidèles très divers puisant son unité à la table eucharistique. Nicolas Behr, au nom de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, qui était organisatrice de l’événement, a ensuite souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants. Des messages de soutien envoyés par plusieurs évêques retenus ailleurs ont été lus à cette occasion : le métropolite de France, Mgr Emmanuel, président de l’AEOF, soulignait notamment que le chrétien est appelé à devenir médiateur entre le visible et l’invisible ; le métropolite de Belgique Mgr Athénagoras, dans un message long et chaleureux adressé aux congressistes, rappelait pour sa part qu’il avait participé à tous les congrès orthodoxes précédents, « lieux d’expériences fabuleuses et combien enrichissantes » et que sa personnalité avait été « forgée » par les « grands personnages » qu’on y entendait ; quant à l’archevêque Job (Exarchat des paroisses de tradition russe), il a mis l’accent sur la dimension panorthodoxe d’un tel rassemblement, appelant les participants à être des « éléments constructifs » dans l’Église.
Le premier conférencier, le père Jean Gueit, recteur de la paroisse Saint-Hermogène (Marseille), professeur émérite de droit (Université d’Aix-en-Provence) et aumônier de la Fraternité orthodoxe, a axé sa réflexion sur l’adage patristique « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ». Il a introduit la problématique du congrès en montrant que le mode de fonctionnement de l’humanité est marqué par des polarités conflictuelles de plus en plus violentes et mortifères. Seule l’élaboration du droit et l’organisation d’un pouvoir politique rendent possible la vie en société. Mais Dieu dépasse cette conflictualité en nous réconciliant avec nous-mêmes et avec le cosmos. Pour conclure, le père Jean a insisté sur la force libératrice de l’Esprit Saint face à toute forme d’autoritarisme : l’Eglise n’est pas un carcan mais le corps du Christ ressuscité.
Dans l’après-midi, la deuxième session plénière fut l’occasion d’accueillir à la tribune le professeur Assaad Kattan (Université de Münster), théologien laïc du Patriarcat d’Antioche, spécialiste de l’interprétation des Pères de l’Église et du dialogue entre christianisme et islam. Dans son allocution intitulée « Pour une théologie orthodoxe contre la démission », Assaad Kattan a appelé à un renouveau créatif de la théologie qui permette d’établir des ponts entre la réalité actuelle post-moderne et le vécu ecclésial. Le théologien a souligné trois aspects : la nécessité de revenir à une interprétation dynamique de la tradition ecclésiale, permettant d’en dégager le message essentiel sous ses formes transitoires, l’importance d’avoir une approche théologique qui valorise la raison, enfin l’urgence de développer de nouveaux modes de lecture des textes au fondement de la tradition.
Une série d’ateliers a ensuite permis aux participants de réfléchir sur des questions aussi diverses que le rapport entre psychothérapie et paternité spirituelle, la transmission de la foi en famille, la vie du chrétien en entreprise, le dialogue entre islam et christianisme, etc. En soirée, un hommage au père Cyrille Argenti devait rappeler, au fil des témoignages, combien cet artisan de la Fraternité orthodoxe, ardent promoteur d’une orthodoxie francophone et du dialogue œcuménique, fut avant tout un grand et authentique pasteur, s’efforçant de conduire vers le Christ les nombreuses personnes qui sollicitaient son aide.
Après l’office des matines, la deuxième journée du congrès (samedi 2 mai) s’est ouverte sur la troisième session plénière la conférence de Mgr Stéphane, primat de l’Église orthodoxe d’Estonie (autonome au sein du Patriarcat œcuménique de Constantinople). Celui-ci, dans une riche méditation, s’est demandé comment les chrétiens, en particulier orthodoxes, peuvent trouver des repères entre un Occident en pleine décroyance et le fanatisme montant au Proche-Orient et en Afrique. Il a montré que de cette tension peuvent naître les conditions d’une nouvelle rencontre authentique du monde avec l’Évangile. Mais, a-t-il souligné, « seule une pastorale de communion peut émouvoir la société sécularisée » en faisant redécouvrir à l’homme une réalité secrète qui ne peut que se contempler et en rappelant à la société son sens de l’amour.
Une seconde série d’ateliers a suivi cette conférence plénière. Puis, en début d’après-midi, s’est tenu un temps de prière œcuménique à l’intention des chrétiens d’Orient persécutés. Ce moment d’une grande ferveur a rassemblé, outre les participants au congrès, divers représentants religieux, notamment Mgr Laurent Dognin, l’évêque auxiliaire catholique de Bordeaux, tous unis dans une même prière pour les martyrs de notre temps.
Trois tables rondes simultanées se sont ensuite déroulées : la première, intitulée « Que peut-on attendre du futur concile panorthodoxe ? », et animée par Michel Stavrou (Institut Saint-Serge), avait pour intervenants le père Dimitrios Bathrellos (Athènes), Pierre Sollogoub (Fraternité orthodoxe en Europe occidentale) et le père Alexis Struve (Nantes, Kiev). Elle a permis de faire le point sur la préparation du concile panorthodoxe à venir et sur les attentes qu’il suscite. Les intervenants ont souligné le peu d’informations diffusées auprès du peuple de Dieu et la prise de conscience encore faible de l’importance de cet événement en gestation. La deuxième table ronde,  consacrée à « la psychologie contemporaine et les Pères de l’Église » et menée en anglais par le diacre Michael Bakker (Pays-Bas), avait pour intervenants Christine Artiga, psychothérapeute (Bordeaux), Silouane Deutekom (Orthodox Peace Fellowship) et Matthieu Sollogoub, professeur de chimie moléculaire (Université Pierre-et-Marie-Curie, Paris VI). Intitulée « Questions actuelles d’éthique », la troisième table ronde, sous la houlette du père Christophe D’Aloisio (Institut Saint-Jean-le-Théologien, Bruxelles) et avec la participation de l’évêque Jean de Charioupolis (Genève, Paris), du docteur Denys Clément (Paris) et de la psychologue Nathalie Victoroff (Paris), a abordé quelques questions éthiques telles que l’interruption médicale de grossesse, la fin de vie, la sexualité… Cette table ronde fut l’occasion de rappeler qu’il convient de ne pas sacraliser la vie au détriment de la personne et qu’un travail de formation des pasteurs comme des fidèles est indispensable pour que l’Église puisse relever les défis éthiques posés par le monde contemporain. Des vigiles festives, chantées en anglais, français, roumain, arabe, grec, ont clôturé cette seconde journée.
Le dimanche 3 mai, 3e jour du congrès, la divine liturgie a été présidée par le métropolite Stéphane d’Estonie auquel se sont joints Mgr Marc (Métropole roumaine) – qui a prononcé une belle homélie sur la guérison du paralytique – et Mgr Jean de Charioupolis (Patriarcat œcuménique). À l’issue de cette célébration de tonalité pentecostale, Mgr Stéphane a qualifié ce moment de sommet du congrès et a laissé voir son émotion devant cette assemblée orthodoxe occidentale à laquelle il s’est dit lié par de profondes attaches spirituelles, faisant siennes ses joies et ses peines.
La dernière conférence plénière, prononcée par le théologien laïc grec Thanasis Papathanassiou, ayant pour thème « Quand l’idolâtrie séduit et mène à une Église sans mission », fut un appel à se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint pour faire de la vie chrétienne bien plus qu’une simple observance de rites. Le théologien a souligné le danger de croire qu’on peut posséder le Dieu vivant dans l’Église, transformant ainsi la foi en idolâtrie et faisant des prêtres une caste chargée d’administrer seule l’Église. Il importe de toujours se souvenir que la lex credendi (règle de foi) et la lex orandi (règle de prière) sont ancrées dans la lex sequendi : appel à « suivre le Christ nu » (saint Colomban). Car l’homme est appelé à être image de Dieu et non idole, ce ne sont pas les autels de pierre qui importent mais les autels vivants.

Ces trois journées de réflexion, de dialogue, de prière, d’échanges informels – notamment avec le métropolite Stéphane d’Estonie, Mgr Jean de Charioupolis (Patriarcat œcuménique), Mgr Marc (Patriarcat de Roumanie, Bordeaux) et Mgr Nestor (Patriarcat de Moscou, Paris) – ont offert des moments de fraternité intense, qui ont permis de partager une véritable communion ecclésiale, respectueuse de la riche diversité des personnes, de leurs multiples ancrages juridictionnels et points de vue, tout en leur donnant de vivre pleinement leur unité en Christ. La joie de la Résurrection n’a cessé d’être proclamée, chantée et vécue durant ce congrès, sans perdre de vue la réalité de la situation des chrétiens au cœur du monde, invitant chacun à répandre à sa manière cette joie, une fois rentré dans son cadre de vie quotidien. Les Actes de ce congrès (textes de conférences et rapports d’ateliers et de tables rondes) seront publiés prochainement dans la revue orthodoxe Contacts (www.revue-contacts.com). Les non-abonnés peuvent commander à l’avance ce volume en envoyant un chèque de 13 € à : Revue Contacts, 61 allée du Bois du Vincin 56000 Vannes.

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XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: le témoignage de Sophie Lossky

gal-3115742Lors du XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale, qui s’est tenu à Bordeaux du 30 avril au 3 mai 2015, de jeunes reporters ont interrogé des participants. Sophie Lossky est interrogée dans l’interview ci-dessous. L’équipe des jeunes reporters était composée de : Sophie Sollogoub, Michel Kadar, Thais Rakovic, Elisabeth Kadar, Sarah  Hammou et Boris Sollogoub. Les précédentes vidéos: Bienvenue ! ; Interview: les congrès de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale ; XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale: un nouvel entretien sur le congrès et la première conférence ; Entretien: Comment organiser la présence de l’Eglise orthodoxe en Occident ? D’autres interviews suivront dans les jours à venir.

Photographie prise lors du congrès: extraite de l’album en ligne sur le site du Séminaire orthodoxe russe en France

Interviews lors du congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: Bienvenue !

indexQuatre des membres de l’équipe des jeunes reporters au XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale, qui s’est tenu à Bordeaux du 30 avril au 3 mai 2015, souhaitent la bienvenue.

Trois vidéos, réalisées par cette équipe, ont été mises en ligne: Interview: les congrès de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale ; XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale: un nouvel entretien sur le congrès et la première conférence ; Entretien: Comment organiser la présence de l’Eglise orthodoxe en Occident ? D’autres interviews suivront dans les jours à venir.

 

XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: un nouvel entretien sur les congrès et la première conférence

DSC_4308Lors du XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale, qui s’est tenu à Bordeaux du 30 avril au 3 mai 2015, de jeunes reporters ont interrogé des participants. Dans cet entretien, Élisabeth Sollogoub répond aux questions sur les congrès de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale et la première conférence du XVe congrès. L’équipe des jeunes reporters était composée de : Sophie Sollogoub, Michel Kadar, Thais Rakovic, Elisabeth Kadar, Sarah  Hammou et Boris Sollogoub. Environ 600 personnes ont participé à ce XVe congrès (d’où provient la photographie ci-dessus).

Le dossier préparatoire du XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale (Bordeaux du 30 avril au 3 mai)

Affiche_Frat_2015Pour prendre connaissance, lire et télécharger le dossier préparatoire de 23 pages du XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale, qui se déroulera à Bordeaux du 30 avril au 3 mai, qui comprend, outre le programme, une présentation des différents intervenants, des conférences, des ateliers et des tables rondes, une brève notice sur le père Cyrille Argenti, un florilège biblique et patristique assorti d’une bibliographie, cliquez sur ce lien. La liste des ateliers avec le jour : en français, en anglais.

Dernière mise à jour du programme du XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale à Bordeaux du 30 avril au 3 mai

Affiche_Frat_2015Pour connaître la dernière mise à jour du programme (avec notamment les tables rondes) du XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale, qui se déroulera à Bordeaux du 30 avril au 3 mai, en français et en anglais, cliquez sur les liens suivants: le programme général (en anglais), les ateliers (en anglais). Toutes les autres informations se trouvent à partir de cette page.

Le programme du XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale (Bordeaux, 30 avril-3 mai)

Affiche_Frat_2015Pour connaître le programme du XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale qui se déroulera à Bordeaux du 30 avril au 3 mai, cliquez sur ces liens: programme général, liste des ateliers et de leurs animateurs. Toutes les autres informations se trouvent à partir de cette page.

Le XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale (Bordeaux du 30 avril au 3 mai)

Affiche Frat 2015Le XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale se déroulera à Bordeaux du 30 avril au 3 mai. Il aura pour thème « Être pleinement dans le monde, mais pas de ce monde – Vivre la foi chrétienne aujourd’hui« . Les inscriptions sont ouvertes. Les informations pratiques et les grandes lignes du programme sont en ligne à partir de cette page (en anglais).

Le XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale aura lieu en 2015 à Bordeaux

logo-fraterniteLe XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale aura lieu en France, à Bordeaux, les 30 avril, 1er, 2 et 3 mai 2015. Le thème sera « Être dans le monde, mais pas du monde – Vivre la foi chrétienne aujourd’hui ».

Photographie ci-dessus: lors du XIVe congrès (source)

A Bordeaux, le 8 décembre

La Fraternité orthodoxe Saint-Benoit, du diocèse de l'Eglise orthodoxe serbe en France et en Europe occidentale, soutient et participera à la manifestation "Oui à la vie", qui aura lieu le 8 décembre, dans l'après-midi, à Bordeaux. Une des paroisses du diocèse serbe se trouve à Bordeaux. La manifestation est organisée (comité de soutien) pour, d'une part, protester contre le projet de loi intitulé "Le mariage pour tous" et, d'autre part, "pour la défense de la famille et les droits des enfants". La Fraternité Saint-Benoit publie une revue trimestrielle, Fidélité, disponible en ligne.

Bordeaux: une conférence sur « Mondialisation et religion dans la cité »

Le père Théodore Papanicolaou, recteur de l'église orthodoxe grecque de Bordeaux (Présentation-de-la-Vierge-Marie-au-Temple) a donné une conférence à Bordeaux, le 2 février, dans le cadre d'une rencontre sur le thème "Mondialisation et religieux dans la cité". Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, également ministre des Affaires étrangères et européennes, a présidé cette rencontre.

L’histoire de la communauté orthodoxe grecque de Bordeaux et son présent

16Sur le site de la paroisse orthodoxe grecque de Bordeaux, l'histoire de la communauté, en plusieurs parties, sur cette page. L'association cultuelle a été fondée en 1949. Cet exposé, agrémenté de photographies, aborde aussi les activités actuelles de la paroisse (vidéos) et ses projets.

 

Photographie (autres photographies): l'église orthodoxe grecque de Bordeaux

Le métropolite Emmanuel remet le texte de la déclaration finale du sommet des religions à Bordeaux au secrétaire général de la présidence française du G20-G8

" Le métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), accompagné de Mohamed Moussawi et du pasteur Claude Baty, respectivement président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et président de la Fédération protestante de France (FPF) a remis au secrétaire général de la présidence française du G20G8, Laurent Stefanini, le texte de la déclaration finale adoptée lors du sommet des religions qui s’est tenu à Bordeaux les 23 et 24 mai 2011. "

Source et suite: AEOF

Le sommet religieux de Bordeaux

BordeauxSommetReligions Le site Internet de la Métropole grecque évoque le sommet religieux qui a eu lieu les 23 et 24 mai 2011 à Bordeaux, quelques jours avant la réunion du G8. Les participants, venus des différents pays du G8 et représentant la grande diversité des familles religieuses, ont pu réfléchir aux principaux enjeux de notre temps : économiques, financiers, politiques et environnementaux. Le métropolite Emmanuel a été "le maître d’œuvre dans l’organisation d’une telle rencontre et il a su, dans le respect des différentes traditions religieuses présentes, faire émerger un consensus fort sur la nécessité d’une participation des responsables religieux du monde à une réflexion globale". Une déclaration commune a été publiée et communiquée aux autorités françaises à qui revient, cette année, la présidence du G8 et du G20.

Mgr Emmanuel ouvrira le sommet religieux de Bordeaux

Mgr Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, ouvrira le sommet religieux de Bordeaux qui se tiendra dans cette ville les 23 et 24 mai. Ce sommet est organisé dans le cadre des travaux du G8 2011 et sera ouvert par le métropolite Emmanuel suivi par un mot de bienvenue du cardinal Jean Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux. Il regroupera des personnalités religieuses en provenance de différentes régions du monde. Les principaux thèmes qui y seront traités concernent notamment la réforme de la gouvernance mondiale, la situation macro économique, le changement climatique, le développement, l'immigration et la coopération pour la paix dans le monde. Le sommet sera clôturé par l'adoption d'une déclaration commune (programme, présentation, en anglais). L'higoumène Philarète Bulekov, du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, y participera.

Participation de Mgr Marc à une table ronde à Bordeaux

Mgr Marc, de la Métropole roumaine, a participé à une table ronde à Bordeaux sur le thème "Vivre ensemble dans la ville : regards croisés des religions". Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, y participait ainsi que des responsables religieux locaux. Un compte rendu est proposé ici.

Pâques: de 4000 à 5000 chrétiens ont proclamé la Résurrection à la Défense, 1500 à Bordeaux

ALeqM5iSAYV5NSictLr5csAHAEO_jZKMUg De 4000 (selon l'Agence France presse, photographie ci-contre) à 5000 (selon Le Parisien) chrétiens de différentes confessions ont proclamé la Résurrection le matin de Pâques à la Défense. De courts reportages vidéos sont en ligne: de "Révélateur TV", de l'Agence France presse, de FR3 (2e partie du sujet). Mgr Gabriel et Mgr Joseph, et des prêtres orthodoxes de différentes juridictions, étaient présents.

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Le patriarche de Moscou a reçu l’archevêque de Bordeaux Jean-Pierre Ricard

3C8P0032Le 3 décembre, le patriarche Cyrille de Moscou a reçu l'archevêque de Bordeaux Jean-Pierre Ricard, également vice-président du Conseil des conférences épiscopales européennes. "Le patriarche Cyrille a redit sa conviction qu'aujourd'hui la France
est le pays européen avec lequel la Russie entretient les rapports les
plus étroits et les plus anciens, que ce soit sur le plan religieux ou
culturel."  Le patriarche a aussi remercié l'archevêque de Bordeaux, et en sa personne, toute l'Église catholique, pour le soutien accordé par celle-ci au Séminaire russe. Le discours intégral de Mgr Jean-Pierre Ricard est proposé sur cette page.

Sources: diocèse de Chersonèse, bureau de presse du patriarche de Moscou, (photographie)

21 août (ancien calendrier) / 3 septembre (nouveau)

21 août (ancien calendrier) / 3 septembre (nouveau)

Après-Fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie ; Saint Thaddée, apôtre (vers 44) ; sainte Bassa et ses fils : saints Théognios, Agapios et Pistos, martyrs dans l’Hellespont (305-311.) ; saint Privât, évêque de Mende, martyr (257) ; saint Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont (486) ; saint Léonce, archevêque de Bordeaux (vers 541) ; saint Avit, évêque de Clermont (VIème s.) ;  saint Sarméane, catholicos de Kharthli (774) ; saint Abraham le laborieux, des Grottes de Kiev (XII-XIIIème s.) ; saint Abraham de Smolensk (XIIIème s.) ; saint moine martyr Raphaël (Serbie, 1941) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Alexandre Elokhovsky, prêtre (1918), Paul Yagodinsky, prêtre (1937), moine Ignace Dalanov (1942) ; translation des reliques (1953) de saint Nectaire d’Égine (1920).

SAINT APÔTRE THADDÉE[1]

Saint Apôtre Thaddée

Le saint Apôtre Thaddée, parfois aussi appelé Lebbée, était originaire de la ville d’Édesse en Osroène, d’une famille juive dont il avait reçu une connaissance accomplie de la sainte Écriture. Il se rendit en pèlerinage à Jérusalem et, ayant entendu saint Jean-Baptiste prêcher le repentir, plein d’enthousiasme pour son mode de vie angélique, il se fit baptiser par lui. Quelque temps après il rencontra le Seigneur Jésus-Christ. Les miracles étonnants qu’Il accomplissait et son sublime enseignement lui donnèrent la conviction qu’Il était le Sauveur annoncé par Jean et par les prophètes, aussi se joignit-il à ses disciples et suivit-il Jésus jusqu’à sa Passion vivifiante. Conformément à la promesse que le Seigneur avait faite au roi Abgar, qui l’avait invité à venir le guérir [16 août], après l’Ascension, Il envoya Thaddée à Édesse, pour baptiser le roi et le guérir complètement de sa lèpre. L’ardent apôtre catéchisa et baptisa beaucoup d’autres habitants de ce royaume, qui fut le premier État à se déclarer chrétien. Il y fit édifier de nombreuses églises, puis continua sa mission et annonça la Bonne Nouvelle dans d’autres villes de Syrie et, selon certains, de Mésopotamie. Parvenu à Béryte, en Phénicie, il y baptisa un grand nombre de païens, avant de remettre en paix son âme à Dieu, recevant le salaire de l’intendant fidèle de sa grâce. Les reliques de saint Thaddée furent transférées à Constantinople, avec celles de l’Apôtre André, par saint Artémios, en 337.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche, ton 4

Les saintes femmes, disciples du Seigneur, ayant appris de l’Ange la radieuse nouvelle de la Résurrection, rejetèrent la condamnation des premiers parents, et, pleines de fierté, dirent aux Apôtres : « La mort a été dépouillée, le Christ est ressuscité, donnant au monde la grande miséricorde ! »

Tropaire de la Dormition, ton 1

Dans l’enfantement, Tu as gardé la virginité; dans Ta dormition, Tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, et par Tes prières, Tu délivres nos âmes de la mort.

Tropaire du saint apôtre Thaddée, ton 4

Ayant vu de tes yeux le Dieu qui s’est montré à nous dans un corps, apôtre Thaddée, en saint disciple tu fis resplendir pour ceux des ténèbres la grâce du Sauveur; en toi les gens d’Edesse ont pu voir un brillant guérisseur; protège donc ceux qui accourent vers toi.

Tropaire de saint Abraham de Smolensk, ton 8

En ce jour, illustre Père, ta mémoire s’est levée sur nous comme un soleil illuminant de ses clairs rayons le monde entier et chassant loin de nous les nocturnes ténèbres des esprits mauvais; en ce jour exultent d’allégresse mystiquement les esprits des justes et les célestes puissances des Anges saints; en ce jour, nous prosternant, nous les pécheurs, nous te supplions; vénérable Père Abraham, prie sans cesse le Christ notre Dieu de sauver les fidèles qui te vénèrent de tout coeur.

Kondakion du dimanche, 4ème ton

Mon Sauveur et mon Rédempteur, au sortir du Tombeau, a libéré les humains de leurs chaînes et a fracassé les portes de l’enfer ; en Maître, Il est ressuscité le troisième jour.

Kondakion du saint apôtre Thaddée, ton 3

La joyeuse fête de l’Apôtre, la voici: en ce jour allègrement célébrons-la; aux fidèles qui le vénèrent il accorde en effet le pardon de leurs fautes et la force de Dieu en vertu du crédit qu’il possède auprès de lui comme disciple de la grâce du Christ.

Kondakion de saint Abraham de Smolensk, ton 3

La mémoire de ton serviteur sur tes fidèles, Seigneur, a brillé comme clair soleil illuminant tous les hommes de ses rayons joyeusement et de plus l’intercession de la Mère immaculée nous délivre de tout malheur et freine l’élan des païens contre nous qui nous glorifions de croire en toi et sommes sauvés par les prières de ton serviteur, notre vénérable Père Abraham 

Kondakion de la Dormition, ton 2

Tombeau et mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, toujours vigilante dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection, car étant la Mère de la Vie, Il l’a transférée à la Vie, Celui qui demeura dans Son sein toujours virginal.

 

ÉPITRE du jour

(1 Cor. XVI, 13–24)

Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous. Que tout ce que vous faites se fasse avec charité! Encore une recommandation que je vous adresse, frères. Vous savez que la famille de Stéphanas est les prémices de l’Achaïe, et qu’elle s’est dévouée au service des saints. Ayez vous aussi de la déférence pour de tels hommes, et pour tous ceux qui travaillent à la même œuvre. Je me réjouis de la présence de Stéphanas, de Fortunatus et d’Achaïcus; ils ont suppléé à votre absence, car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre. Sachez donc apprécier de tels hommes. Les Églises d’Asie vous saluent. Aquilas et Priscille, avec l’Église qui est dans leur maison, vous saluent beaucoup dans le Seigneur. Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème! Maranatha. Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous! Mon amour est avec vous tous en Jésus Christ.

 

Évangile du jour

(Matth. XXI, 33-42)

Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire. Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même. Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire? Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur. Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon? – Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

21 août

21 août

 Après-Fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie ; Saint Thaddée, apôtre (vers 44) ; sainte Bassa et ses fils : saints Théognios, Agapios et Pistos, martyrs dans l’Hellespont (305-311.) ; saint Privât, évêque de Mende, martyr (257) ; saint Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont (486) ; saint Léonce, archevêque de Bordeaux (vers 541) ; saint Avit, évêque de Clermont (VIème s.) ;  saint Sarméane, catholicos de Kharthli (774) ; saint Abraham le laborieux, des Grottes de Kiev (XII-XIIIème s.) ; saint Abraham de Smolensk (XIIIème s.) ; saint moine martyr Raphaël (1941) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Alexandre Elokhovsky, prêtre (1918), Paul Yagodinsky, prêtre (1937), moine Ignace Dalanov (1942) ; translation des reliques (1953) de saint Nectaire d’Égine (1920).

SAINT APÔTRE THADDÉ[1]

Saint Apôtre Thaddée

Le saint Apôtre Thaddée, parfois aussi appelé Lebbée, était originaire de la ville d’Édesse en Osroène, d’une famille juive dont il avait reçu une connaissance accomplie de la sainte Écriture. Il se rendit en pèlerinage à Jérusalem et, ayant entendu saint Jean-Baptiste prêcher le repentir, plein d’enthousiasme pour son mode de vie angélique, il se fit baptiser par lui. Quelque temps après il rencontra le Seigneur Jésus-Christ. Les miracles étonnants qu’Il accomplissait et son sublime enseignement lui donnèrent la conviction qu’Il était le Sauveur annoncé par Jean et par les prophètes, aussi se joignit-il à ses disciples et suivit-il Jésus jusqu’à sa Passion vivifiante. Conformément à la promesse que le Seigneur avait faite au roi Abgar, qui l’avait invité à venir le guérir [16 août], après l’Ascension, Il envoya Thaddée à Édesse, pour baptiser le roi et le guérir complètement de sa lèpre. L’ardent apôtre catéchisa et baptisa beaucoup d’autres habitants de ce royaume, qui fut le premier État à se déclarer chrétien. Il y fit édifier de nombreuses églises, puis continua sa mission et annonça la Bonne Nouvelle dans d’autres villes de Syrie et, selon certains, de Mésopotamie. Parvenu à Béryte, en Phénicie, il y baptisa un grand nombre de païens, avant de remettre en paix son âme à Dieu, recevant le salaire de l’intendant fidèle de sa grâce. Les reliques de saint Thaddée furent transférées à Constantinople, avec celles de l’Apôtre André, par saint Artémios, en 337.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Dormition, ton 1

Dans l’enfantement, Tu as gardé la virginité; dans Ta dormition, Tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, et par Tes prières, Tu délivres nos âmes de la mort.

 Tropaire du saint apôtre Thaddée, ton 4

Ayant vu de tes yeux le Dieu qui s’est montré à nous dans un corps, apôtre Thaddée, en saint disciple tu fis resplendir pour ceux des ténèbres la grâce du Sauveur; en toi les gens d’Edesse ont pu voir un brillant guérisseur; protège donc ceux qui accourent vers toi.

Kondakion du saint apôtre Thaddée, ton 3

La joyeuse fête de l’Apôtre, la voici: en ce jour allègrement célébrons-la; aux fidèles qui le vénèrent il accorde en effet le pardon de leurs fautes et la force de Dieu en vertu du crédit qu’il possède auprès de lui comme disciple de la grâce du Christ.

Kondakion de la Dormition, ton 2

Tombeau et mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, toujours vigilante dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection, car étant la Mère de la Vie, Il l’a transférée à la Vie, Celui qui demeura dans Son sein toujours virginal.

 

Évangile du jour

(Mc I, 9-15)

En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l’eau, il vit les cieux s’ouvrir, et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Et une voix fit entendre des cieux ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection. Aussitôt, l’Esprit poussa Jésus dans le désert, où il passa quarante jours, tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Évangile de Dieu. Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

11 juillet (ancien calendrier) / 24 juillet (nouveau)

11 juillet (ancien calendrier) / 24 juillet (nouveau)

Sainte Euphémie, mégalomartyre, qui a confirmé la confession de foi des 630 Pères réunis à Chalcédoine pour le IVème Concile Œcuménique (451) ; saint Marcien, martyr à Iconium (vers 250) ; saint Cindée de Pamphilie, prêtre, martyr (III-IVème s.) ; saint Cydroine, martyr (IIIème s.)  saint Léonce le jeune, archevêque de Bordeaux (574) ; Saint Hidulphe (707) ; saint Savin et saint Cyprien, son frère, martyrs dans le Poitou (683) ; sainte Olga, princesse de Russie, baptisée Hélène, égale aux apôtres (969) ; saint néomartyr Nectaire de Sainte-Anne (1820) ; saint néomartyr Nicodème d’Albanie (1722) ; saints Placide et Sigisbert, martyrs en Suisse (VIIème s.)

 Miracle de saint Euphémie à Chalcédoine[1]

Lors du IVe saint Concile Œcuménique, réuni par les pieux empereurs Marcien et Pulchérie  à Chalcédoine, dans la vaste basilique de sainte Euphémie  les six cent trente Pères entreprirent de réfuter les opinions hérétiques de l’archimandrite Eutychès, soutenu par l’archevêque d’Alexandrie Dioscore. Afin de trancher leur différent par une décision venant de Dieu, le patriarche saint Anatole  suggéra que les deux partis rédigeassent un tome contenant leur profession de foi respective, et que les deux documents fussent déposés dans la châsse de sainte Euphémie. Les deux parchemins, sur lesquels étaient écrites les définitions de la foi concernant la Personne du Christ, furent donc placés sur la poitrine de la sainte et, après avoir scellé la châsse, les Pères se mirent en prière. Au bout de huit jours, tous se rendirent au martyrium et, ouvrant la châsse, ils découvrirent avec émerveillement que la sainte étreignait dans ses bras le tome orthodoxe, comme si elle voulait le faire entrer dans son cœur, tandis que le tome des hérétiques gisait à ses pieds . Devant cette démonstration éclatante de la vérité, les orthodoxes rendirent grâces à Dieu et les hérétiques, hués par la foule des fidèles, furent couverts de honte. On rapporte par ailleurs bien d’autres miracles accomplis par les reliques de sainte Euphémie. Lors d’une invasion perse , les barbares, ayant envahi Chalcédoine, essayèrent de détruire par le feu les précieuses reliques. Mais elles restèrent intactes et du sang frais coula par un des trous qu’ils avaient faits dans la châsse. Par la suite, ce miracle se renouvelait de temps en temps, procurant de nombreuses guérisons aux fidèles qui venaient recueillir le sang de sainte Euphémie. Mais, plus fréquemment, son tombeau exhalait un suave parfum, en témoignage de la faveur acquise par la sainte auprès de Dieu. Pour protéger ces précieuses reliques de toute nouvelle profanation, on les transféra à Constantinople, où elles furent déposées dans l’église Sainte-Euphémie, près de l’Hippodrome. Jetées à la mer au temps de la persécution de Constantin Copronyme, tandis que l’église était transformée en magasin d’armement, elles échouèrent sur le littoral de Lemnos et furent recueillies par deux pêcheurs. Retrouvées sous le règne de l’impératrice Irène, on les transféra solennellement dans la capitale (796), où elles continuèrent d’accomplir des miracles. Après avoir subi bien d’autres vicissitudes, elles sont aujourd’hui vénérées dans l’église du Patriarcat Œcuménique, au Phanar.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de sainte Euphémie, ton 4

Ta brebis, ô Jésus, * s’écrie de toute la force de sa voix: * C’est toi que j’aime, divin Epoux, * c’est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * je suis ensevelie en ton baptême; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s’immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.

Kondakion de sainte Euphémie, ton 2

Dans le domaine du martyre et dans celui de la foi * tu as mené combat sur combat * avec ardeur, vénérable Euphémie, * pour le Christ ton époux; * à présent, pour que triomphe encore la vraie foi * sur les hérésies et l’orgueil des ennemis * intercède auprès de lui avec l’aide de la Mère de Dieu, * toi qui des six cent trente Pères théophores réunis en concile * as reçu la définition de la foi pour la sauver.

 

Évangile DU JOUR

(Matth. XVI, 1-6)
Les pharisiens et les sadducéens abordèrent Jésus et, pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel. Jésus leur répondit: Le soir, vous dites: Il fera beau, car le ciel est rouge; et le matin: Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps. Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui de Jonas. Puis il les quitta, et s’en alla. Les disciples, en passant à l’autre bord, avaient oublié de prendre des pains. Jésus leur dit: Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

18 juin

18 juin
Carême des saints Apôtres
Dispense de poisson

Dimanche de tous les saints glorifiés en Russie. Tous les saints du Mont Athos Saints Léonce, Hypatios et Théodule, martyrs en Phénicie (70-79) ; saint Amand, évêque de Bordeaux (431) ; sainte Aline, vierge, martyre en Brabant (640) ; saint Léonce, canonarque à la Laure des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saints néomartyrs de Russie : Basile Smirnov, Alexandre Kroutitsy, Basile Krylov et Serge Krotkov, prêtres, Nicanor Morozkine, moine martyr (1938).

LA FÊTE DE TOUS LES SAINTS GLORIFIÉS EN TERRE RUSSE

Le rétablissement de la fête de tous les Saints glorifiés en Russie coïncide historiquement avec celui du patriarcat dans l’Église Russe. Durant la période préconciliaire, le Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Russe n’avait pas l’intention de remettre en vigueur la célébration de la synaxe des Saints russes, qui était apparue au XVIème siècle. En 1908, un paysan de la province de Vladimir, Nicolas Gazoukine, demanda au Saint-Synode d’établir une fête annuelle « de tous les saints de Russie » et « d’honorer ce jour avec un office particulier ». Cette requête fut déclinée, le Saint-Synode considérant que la mémoire des Saints russes était déjà commémorée dans le cadre de la fête de tous les saints. Néanmoins, le Concile local de l’Église Russe, en 1917-1918 rétablit cette fête, et ce grâce aux efforts conjugués du professeur de l’université de Petrograd Boris Touraïev et du hiéromoine Athanase (Sakharov), futur confesseur de la foi, canonisé maintenant officiellement. Le premier présenta un rapport le 15 mars 1918 au Concile, dans lequel il mentionnait, entre autres, « qu’à notre triste époque, lorsque la Russie une est déchirée, lorsque notre génération pécheresse voit piétiner les fruits des labeurs des saints qui ont vécu dans l’ascèse dans les grottes de Kiev, à Moscou, dans la Thébaïde du Nord, et dans l’ouest de la Russie pour créer une seule Église Orthodoxe Russe, il serait opportun de rétablir cette fête oubliée… » Ledit rapport fut examiné par le concile et, enfin, le 26 août, le jour de la fête onomastique du saint patriarche Tykhon, fut prise la décision de rétablir la fête de tous les saints russes, sa date étant fixée au premier dimanche du carême des saints Apôtres. Le Concile décida d’imprimer l’ancien office composé par le moine Grégoire, avec des corrections. Cependant, le professeur Touraïev et le hiéromoine Athanase arrivèrent vite à la conclusion que l’on ne pouvait qu’emprunter une toute petite partie dudit office, et qu’il était indispensable de refaire tout le reste. Encore incomplet, l’office fut présenté le 8 septembre 1918, à l’avant-dernière cession de la commission liturgique du Concile, qui l’approuva et le soumit au Patriarche et au Saint-Synode qui, après la fin du Concile, donnèrent leur bénédiction pour imprimer le nouvel office, sous la direction du métropolite Serge (Stragorodsky). L’impression fut achevée à Moscou à la fin de 1918, dans de grandes difficultés. Malheureusement, en raison des événements de 1917, la fête rétablie par le Concile a failli tomber dans l’oubli comme cela avait été le cas dans le passé. En outre, le professeur Touraïev décéda en 1920. En automne 1922, le saint hiérarque Athanase (Sakharov), lors de sa première arrestation dans la cellule N°17 de la prison de Vladimir, rencontra tout un groupe qui partageait ses idées quant à la fête qui avait été rétablie. Selon le témoignage de St Athanase, cette assemblée de détenus, « après nombre de discussions animées au sujet de la fête, de l’office, de l’icône, de l’église dédiée à cette fête, posa les fondements d’une nouvelle révision de l’office imprimé en 1918, avec des corrections et des compléments ». C’est ainsi que l’office connut nombre de changements : on déplaça certains hymnes, des nouveaux saints furent introduits, lesquels n’avaient pas été mentionnés dans la version de 1918. Enfin, dans le même lieu, toujours en prison, le 10 novembre 1922, alors que l’on commémorait le trépas de St Dimitri de Rostov, auteur des célèbres vies de saints, fut célébrée, pour la première fois, la fête de tous les saints russes. Le 1er mars 1923, dans la cellule n°121 de la prison de Tagansk, St Athanase bénit le premier antimension en l’honneur de tous les Saints de Russie, destinée à sa chapelle privée. St Athanase continua à travailler le texte de l’office de tous les saints de Russie jusqu’à son bienheureux trépas, en 1962.
Tropaire du dimanche du 1er ton
La pierre étant scellée par les Juifs et les soldats gardant Ton Corps immaculé, Tu es ressuscité le troisième jour, ô Sauveur, donnant la Vie au monde ; aussi, les Puissances des cieux Te crièrent : Source de Vie, ô Christ, gloire à Ta Résurrection, gloire à Ton règne, gloire à Ton dessein bienveillant, unique Ami des hommes!

Tropaire des saints de la Terre russe, ton 8
Tel le fruit magnifique de Ta semence salvatrice, la terre de Russie T’offre Seigneur, tous les Saints qui y ont brillé. Par leurs prières, garde dans une paix profonde l’Eglise et notre pays, par les prières de la Mère de Dieu, Très miséricordieux.

Kondakion des saints de la Terre russe, ton 3
En ce jour, le chœur des saints qui en notre terre plurent à Dieu, est présent à l’église et prie invisiblement pour nous ; les Anges l’accompagnent dans leurs louanges et tous les Saints de l’Église du Christ sont en fête avec Lui ; tous ensemble prient pour nous le Dieu d’avant les siècles.

Kondakion du dimanche du 1er ton
Ô Dieu, Tu es ressuscité du Tombeau dans la gloire, ressuscitant le monde avec Toi ! La nature humaine Te chante comme son Dieu et la mort s’évanouit. Adam jubile, ô Maître, et Ève, désormais libérée de ses liens, Te crie dans sa joie : « C’est Toi, ô Christ, qui accordes à tous la Résurrection ! »

Évangile DU JOUR
(Matth. IV, 18-23)
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

5 juin (ancien calendrier) / 18 juin (nouveau)

5 juin (ancien calendrier) / 18 juin (nouveau)
Carême des saints Apôtres
Dispense de poisson

Dimanche de tous les saints glorifiés en Russie. Tous les saints du Mont Athos Saints Léonce, Hypatios et Théodule, martyrs en Phénicie (70-79) ; saint Amand, évêque de Bordeaux (431) ; sainte Aline, vierge, martyre en Brabant (640) ; saint Léonce, canonarque à la Laure des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saints néomartyrs de Russie : Basile Smirnov, Alexandre Kroutitsy, Basile Krylov et Serge Krotkov, prêtres, Nicanor Morozkine, moine martyr (1938).

LA FÊTE DE TOUS LES SAINTS GLORIFIÉS EN TERRE RUSSE
Le rétablissement de la fête de tous les Saints glorifiés en Russie coïncide historiquement avec celui du patriarcat dans l’Église Russe. Durant la période préconciliaire, le Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Russe n’avait pas l’intention de remettre en vigueur la célébration de la synaxe des Saints russes, qui était apparue au XVIème siècle. En 1908, un paysan de la province de Vladimir, Nicolas Gazoukine, demanda au Saint-Synode d’établir une fête annuelle « de tous les saints de Russie » et « d’honorer ce jour avec un office particulier ». Cette requête fut déclinée, le Saint-Synode considérant que la mémoire des Saints russes était déjà commémorée dans le cadre de la fête de tous les saints. Néanmoins, le Concile local de l’Église Russe, en 1917-1918 rétablit cette fête, et ce grâce aux efforts conjugués du professeur de l’université de Petrograd Boris Touraïev et du hiéromoine Athanase (Sakharov), futur confesseur de la foi, canonisé maintenant officiellement. Le premier présenta un rapport le 15 mars 1918 au Concile, dans lequel il mentionnait, entre autres, « qu’à notre triste époque, lorsque la Russie une est déchirée, lorsque notre génération pécheresse voit piétiner les fruits des labeurs des saints qui ont vécu dans l’ascèse dans les grottes de Kiev, à Moscou, dans la Thébaïde du Nord, et dans l’ouest de la Russie pour créer une seule Église Orthodoxe Russe, il serait opportun de rétablir cette fête oubliée… » Ledit rapport fut examiné par le concile et, enfin, le 26 août, le jour de la fête onomastique du saint patriarche Tykhon, fut prise la décision de rétablir la fête de tous les saints russes, sa date étant fixée au premier dimanche du carême des saints Apôtres. Le Concile décida d’imprimer l’ancien office composé par le moine Grégoire, avec des corrections. Cependant, le professeur Touraïev et le hiéromoine Athanase arrivèrent vite à la conclusion que l’on ne pouvait qu’emprunter une toute petite partie dudit office, et qu’il était indispensable de refaire tout le reste. Encore incomplet, l’office fut présenté le 8 septembre 1918, à l’avant-dernière cession de la commission liturgique du Concile, qui l’approuva et le soumit au Patriarche et au Saint-Synode qui, après la fin du Concile, donnèrent leur bénédiction pour imprimer le nouvel office, sous la direction du métropolite Serge (Stragorodsky). L’impression fut achevée à Moscou à la fin de 1918, dans de grandes difficultés. Malheureusement, en raison des événements de 1917, la fête rétablie par le Concile a failli tomber dans l’oubli comme cela avait été le cas dans le passé. En outre, le professeur Touraïev décéda en 1920. En automne 1922, le saint hiérarque Athanase (Sakharov), lors de sa première arrestation dans la cellule N°17 de la prison de Vladimir, rencontra tout un groupe qui partageait ses idées quant à la fête qui avait été rétablie. Selon le témoignage de St Athanase, cette assemblée de détenus, « après nombre de discussions animées au sujet de la fête, de l’office, de l’icône, de l’église dédiée à cette fête, posa les fondements d’une nouvelle révision de l’office imprimé en 1918, avec des corrections et des compléments ». C’est ainsi que l’office connut nombre de changements : on déplaça certains hymnes, des nouveaux saints furent introduits, lesquels n’avaient pas été mentionnés dans la version de 1918. Enfin, dans le même lieu, toujours en prison, le 10 novembre 1922, alors que l’on commémorait le trépas de St Dimitri de Rostov, auteur des célèbres vies de saints, fut célébrée, pour la première fois, la fête de tous les saints russes. Le 1er mars 1923, dans la cellule n°121 de la prison de Tagansk, St Athanase bénit le premier antimension en l’honneur de tous les Saints de Russie, destinée à sa chapelle privée. St Athanase continua à travailler le texte de l’office de tous les saints de Russie jusqu’à son bienheureux trépas, en 1962.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche du 1er ton
La pierre étant scellée par les Juifs et les soldats gardant Ton Corps immaculé, Tu es ressuscité le troisième jour, ô Sauveur, donnant la Vie au monde ; aussi, les Puissances des cieux Te crièrent : Source de Vie, ô Christ, gloire à Ta Résurrection, gloire à Ton règne, gloire à Ton dessein bienveillant, unique Ami des hommes!

Tropaire des saints de la Terre russe, ton 8
Tel le fruit magnifique de Ta semence salvatrice, la terre de Russie T’offre Seigneur, tous les Saints qui y ont brillé. Par leurs prières, garde dans une paix profonde l’Eglise et notre pays, par les prières de la Mère de Dieu, Très miséricordieux.

Kondakion des saints de la Terre russe, ton 3
En ce jour, le chœur des saints qui en notre terre plurent à Dieu, est présent à l’église et prie invisiblement pour nous ; les Anges l’accompagnent dans leurs louanges et tous les Saints de l’Église du Christ sont en fête avec Lui ; tous ensemble prient pour nous le Dieu d’avant les siècles.

Kondakion du dimanche du 1er ton
Ô Dieu, Tu es ressuscité du Tombeau dans la gloire, ressuscitant le monde avec Toi ! La nature humaine Te chante comme son Dieu et la mort s’évanouit. Adam jubile, ô Maître, et Ève, désormais libérée de ses liens, Te crie dans sa joie : « C’est Toi, ô Christ, qui accordes à tous la Résurrection ! »

Évangile DU JOUR
(Matth. IV, 18-23)
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

16 mai (ancien calendrier) / 29 mai (nouveau)

16 mai (ancien calendrier) / 29 mai (nouveau)

Saint Théodore le Sanctifié (ou le Consacré), disciple de saint Pacôme en Égypte (368) ; saints Guy, Modeste et Crescence (env. 303) ; saint Pélerin, premier évêque d’Auxerre, martyr (304) ; saint Abda et Abdiésius, évêques, et de nombreux autres martyrs en Perse (env. 418) ; saint Fort, évêque de Bordeaux, martyr ; bienheureuse vierge Musa de Rome (Vème s.) ; saint Fale (ou Fidole), moine à Troyes (vers 540) ; saint Brendan le voyageur, abbé irlandais fondateur de plusieurs monastères (583) ; saint Eman, prêtre, martyr à Chartres (VIème s.) ; saint Germier, évêque de Toulouse (VIème s.) ; saint Honoré, évêque d’Amiens (600) ; les 44 saints moines massacrés par les Perses à la Laure de Saint-Sabas (614) ; saint Georges II, évêque de Méthylène (IXème s.) ; saints Cassien (1537) et Laurent (1548) de Komel ; saint martyr Voukachine (Serbie, 1943).

SAINT THÉODORE LE SANCTIFIÉ
Né dans une famille de notables chrétiens en Haute Égypte, saint Théodore mena dès son enfance une vie pieuse. À l’âge de douze ans, voyant le festin préparé par sa famille à l’occasion de la fête de la Théophanie, il fut touché de componction et se dit : « Si tu jouis de ces aliments, tu n’obtiendras pas la vie éternelle. » Dès lors, il jeûna tous les jours jusqu’au soir et s’abstint de tout aliment recherché. Deux ans plus tard, il fut reçu au monastère de Latopolis, où il mena la vie anachorétique auprès de quelques vieux moines ; puis, ayant entendu vanter la sagesse de saint Pacôme, il se rendit avec une brûlante ardeur à Tabennêsis (vers 328). Dès son arrivée au monastère, le jeune Théodore s’efforça d’imiter en tout notre Père Pacôme, qu’il regardait comme la présence visible de Dieu. Il veillait à garder rigoureusement la pureté du cœur, un langage mesuré et agréable et une obéissance inconditionnée jusqu’à la mort. Ses admirables progrès dans les vertus lui permirent de devenir, malgré son jeune âge, le réconfort et le modèle de nombreux frères. La première année de son séjour, comme il se levait un jour pour prier, sa cellule fut soudain illuminée et deux anges éblouissants lui apparurent. Effrayé, Théodore sortit précipitamment et grimpa sur le toit ; mais les anges vinrent le rassurer et lui remirent prophétiquement un grand nombre de clés.

Une autre fois, sa mère vint lui rendre visite, mais Théodore refusa de la voir, par crainte de se voir reprocher au jour du Jugement cette transgression du commandement prescrivant à ceux qui veulent obtenir la perfection de renoncer pour toujours à leurs parents, et il dit : « Je n’ai pas de mère et rien en ce monde, car il passe. » Lorsque saint Pacôme le réprimandait à tort pour l’éprouver, Théodore n’essayait pas de se justifier, mais il s’attribuait la faute et disait : « Il faut que je pleure jusqu’à ce que le Seigneur redresse mon cœur et que je mérite d’obéir à ses ordres. »

Un jour, un frère ayant été réprimandé par saint Pacôme, se préparait à quitter le monastère. Théodore vint alors à lui et feignant d’avoir pris une résolution semblable, il put rendre courage au frère et le sauver de la perdition. Une autre fois, ayant interrogé un moine ancien, et l’ayant trouvé incapable de renoncer à son attachement pour sa famille, il fit semblant de vouloir quitter un tel monastère, où l’on faisait si peu de cas de la parole évangélique (Lc 14, 26), et il put ainsi le corriger.

Quand il eut trente ans, un dimanche soir, saint Pacôme, ayant réuni les frères pour sa catéchèse habituelle, céda soudain la parole à Théodore. Obéissant, celui-ci commença à parler selon ce que le Seigneur lui inspirait, et saint Pacôme se tenait debout avec les autres moines pour l’écouter. Certains anciens s’irritèrent pourtant de cette élévation d’un plus jeune qu’eux et quittèrent l’assemblée. À l’issue de la synaxe, Pacôme déclara qu’ils s’étaient rendus étrangers à la miséricorde de Dieu et que s’ils ne se repentaient pas de ce mouvement d’orgueil, il leur serait difficile d’accéder à la vie éternelle. Après cela, il établit Théodore économe du monastère de Tabennêsis (vers 336) et fit de lui son adjoint dans l’administration de la Koinonia. Éprouvé dans l’humilité et dépouillé de toute volonté propre, Théodore ne changea rien à son attitude de disciple et progressa en édifiant les frères, car sa parole était remplie de grâce et sa charité couvrait toutes les faiblesses. Chaque jour, après son travail, il se rendait à Pabau afin d’écouter la catéchèse de Pacôme, puis il revenait à Tabennêsis pour la répéter à ses moines.

Ayant ensuite reçu de saint Pacôme l’ordre de visiter les monastères de la Koinonia, il était toujours accueilli par les frères avec grande joie, car Dieu lui avait accordé le charisme de la consolation, et Pacôme disait de lui : « Théodore et moi accomplissons le même service en l’honneur de Dieu, et il a pouvoir de commander en qualité de père et maître. » C’est pourquoi, après quelque temps, il le retira de Tabennêsis pour l’associer à la direction spirituelle de toute la congrégation. C’était lui qui recevait les nouveaux moines dans tous les monastères et qui expulsait les récalcitrants. Lorsqu’il corrigeait un frère, il s’astreignait à accomplir la même pénitence, craignant d’être condamné par Dieu pour ne pas avoir accompli lui-même ce qu’il ordonnait aux autres.

Une fois, saint Pacôme étant tombé malade, les frères vinrent trouver Théodore pour lui demander de prendre la succession dans le cas où le Père mourrait. Quand Pacôme se fut rétabli, il demanda compte à chacun de ses pensées. Théodore confessa que, sous la pression des frères, il avait acquiescé à leur proposition de lui succéder. Pacôme lui retira alors toute autorité sur les moines et le relégua dans un endroit solitaire, où il versa beaucoup de larmes à cause de son péché d’orgueil. Après des années de pénitence et peu de temps avant de mourir, Pachôme le rétablit dans ses fonctions, déclarant aux frères que cette épreuve avait fait progresser Théodore sept fois plus que ses ascèses antérieures, à cause de l’humble repentir qu’il avait montré.

Après la mort de saint Pacôme (346), Théodore, qui l’avait enseveli dans un endroit secret, fut envoyé à Alexandrie pour affaires. Il rendit visite à saint Antoine le Grand, qui témoigna de son admiration pour Pacôme et la vie cénobitique, et l’envoya à saint Athanase avec une lettre de recommandation. C’est à Alexandrie qu’il apprit la mort de Pétronios et, de retour en Thébaïde, il se soumit avec humilité et ferveur à saint Horsièse. Il était devant lui comme une brebis, ayant déraciné de son cœur toute pensée de pouvoir, bien qu’aux yeux de beaucoup il fût le plus digne de succéder à saint Pacôme. Voyant que de nombreux frères avaient recours à lui, et voulant éviter toute rivalité, il obtint d’être envoyé au monastère de Pachnoum, pour y diriger la boulangerie.

Lorsque le supérieur du monastère de Monchôsis (Thmousons), Apollonios, se fut révolté, prétendant rendre son monastère indépendant, Horsièse se retira et désigna Théodore pour lui succéder à la tête de la Koinonia. Théodore réunit aussitôt les frères et les exhorta, avec force larmes, à maintenir la tradition instituée par saint Pacôme et à garder l’unité de leur sainte assemblée. Puis il visita avec soin les monastères, changea tous les supérieurs et distribua de nouvelles charges. Se souvenant pourtant de la pénitence imposée jadis par Pacôme pour sa pensée concernant la succession, il ne s’estimait pas le supérieur des monastères, mais seulement remplaçant et serviteur d’abba Horsièse ; et chaque fois qu’il voulait prendre une décision, il allait d’abord en demander l’autorisation à Horsièse qui s’était retiré à Chenoboskion. Il était au milieu des frères un modèle d’humilité, tant dans l’habillement que dans la parole et dans tout son comportement, malgré sa renommée qui s’était étendue à toute l’Égypte, et les nombreuses guérisons qu’il accomplissait.

Grâce à sa diligence, il parvint à restaurer le bon ordre et à réanimer le zèle des moines. Il s’entretenait avec chacun, les exhortant à résister avec courage à l’assaut des pensées, et corrigeait les négligents avec patience, en priant ardemment pour leur correction. Aux monastères fondés par saint Pacôme, il ajouta ceux de Kaïor et Ouï dans la région d’Hermoupolis et un autre près d’Hermonthis, ainsi que deux monastères féminins.
Vers 363, saint Athanase, exilé, vint rendre visite à la Koinonia, dont il admira l’ordre et les règlements, aptes à procurer la paix à tant d’âmes. Théodore lui dit : « Cette faveur de Dieu nous appartient grâce à notre Père Pacôme. Mais quand nous te voyons, c’est comme le Christ que nous te voyons. »
Par la suite Théodore réussit à faire revenir Horsièse à Pabau et le servit en qualité de second, et ils alternaient pour visiter les monastères. Toutefois les préoccupations matérielles ayant considérablement augmenté du fait de l’accroissement du nombre des frères, Théodore se désolait de voir les moines abandonner la rigueur et la simplicité de vie instituées par saint Pacôme. Il se mortifiait pour qu’ils fassent pénitence et il allait passer de longues nuits de prière sur le tombeau de saint Pacôme, connu de lui seul.

Après la Pâque 368, Théodore tomba malade. Horsièse supplia le Seigneur de mourir le premier et de laisser Théodore, dont la Koinonia avait un si grand besoin. Mais tel n’était pas la volonté de Dieu et, après avoir confessé qu’il n’avait jamais rien fait sans obéissance, Théodore s’endormit très paisiblement, le 27 avril. Tous les frères poussèrent alors une grande clameur et s’écrièrent : « Nous sommes devenus orphelins, car c’est en effet notre juste Père Pacôme qui est mort aujourd’hui (en sa personne) ! » Après les funérailles, saint Horsièse alla déposer son corps aux côtés du tombeau secret de saint Pacôme. Aussitôt qu’il apprit la nouvelle, saint Athanase écrivit aux frères que Théodore ne cessait d’être parmi eux, puisqu’ils formaient un seul homme avec abba Horsièse, et il les exhorta à ne pas pleurer celui qui était désormais parvenu au séjour des bienheureux.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’Ascension, ton 4
Tu t’es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, réjouissant Tes disciples par la promesse de l’Esprit Saint, et les affermissant par Ta bénédiction, car Tu es le Fils de Dieu, le Rédempteur du monde.

Tropaire du saint, ton 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Théodore porteur-de-Dieu; * par le jeûne, les veilles et l’oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

Kondakion du saint, ton 2
Comme palmier tu as poussé dans la maison du Seigneur * et tu lui as offert les fruits des vertus * par l’excellence de tes labeurs ascétiques, * Père Théodore; c’est pourquoi * te voilà bienheureux maintenant * que tu occupes le rang des Incorporels.

Kondakion de l’Ascension, ton 6
Ayant accompli Ton dessein de Salut pour nous, et uni ce qui est sur terre à ce qui est aux cieux, Tu T’es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, sans nullement T’éloigner, mais en demeurant inséparable et clamant à ceux qui T’aiment : Je suis avec vous et personne ne prévaudra contre vous.

Évangile DU JOUR
(Jn XIV, 27 – XV,7)
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. Vous avez entendu que je vous ai dit: Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père; car le Père est plus grand que moi. Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu’elles arrivent, afin que, lorsqu’elles arriveront, vous croyiez. Je ne parlerai plus guère avec vous; car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi; mais afin que le monde sache que j’aime le Père, et que j’agis selon l’ordre que le Père m’a donné, levez-vous, partons d’ici. Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.

4 mai (ancien calendrier) – 17 mai (nouveau)

4 mai (ancien calendrier) – 17 mai (nouveau)

Sainte Pélagie, vierge, martyre à Tarse (vers 290) ; saint Curcodome, diacre à Auxerre (IIIème s.) saint Érasme, évêque de Formia (303) ; saint Albian, évêque d’Anée, martyr avec ses disciples (304) ; saint Sylvain, évêque de Gaza (311) ; saint Antoine du rocher, ermite près de Tours (VIème s.) ; saint Macaire, évêque de Bordeaux (VIème s.) ; saint Malou, évêque de Senlis (VIème s.) ; saint Sacerdos, évêque de Limoges (720) ; saint Guntrand, abbé en Hainaut (VIIIème s.) ; Saints Nicétas, Cyrille, Nicéphore, Clément et Isaac de Novgorod (XIV-XVème s.).

SAINTE PÉLAGIE DE TARSE

Sainte Pélagie était issue d’une noble famille de Tarse (Cilicie) installée à Rome, et avait été fiancée à l’un des fils de l’empereur Dioclétien. Ayant entendu parler des progrès accomplis par la foi chrétienne, elle chercha à apprendre ce qu’elle professait. Peu après, elle vit en rêve l’évêque de Rome en train de baptiser un grand nombre de catéchumènes. Celui-ci se tourna vers elle et l’invita à renaître aussi à la vie éternelle. À son réveil Pélagie prit congé de ses parents, sous prétexte d’aller rendre visite à sa nourrice, et elle se rendit en hâte chez l’évêque qui la baptisa. Elle remit alors ses riches vêtements au prélat, pour qu’il les distribuât aux pauvres, et elle arriva chez sa nourrice, vêtue simplement, sans apprêt, à la manière des gens du peuple. Comme sa nourrice avait refusé de la recevoir, elle rentra chez elle. Sa mère, en voyant son accoutrement, comprit ce qui s’était passé, et elle essaya de convaincre sa fille de renier le Christ et de s’habiller comme les gens de sa condition. Mais la jeune fille restait inébranlable et confessait que pour rien au monde elle n’abandonnerait l’Époux de son âme. Sa mère informa le fils de Dioclétien que sa fiancée dédaignait son alliance, et celui-ci, désespéré, se donna la mort. Lorsque l’empereur apprit cette nouvelle, il entra dans une violente fureur et fit enfermer la sainte dans un bœuf d’airain rougi au feu, où elle accomplit son union définitive avec le Christ.

SAINTE PÉLAGIE[1]

Sainte Pélagie était issue d’une noble famille de Tarse (Cilicie) installée à Rome, et avait été fiancée à l’un des fils de l’empereur Dioclétien. Ayant entendu parler des progrès accomplis par la foi chrétienne, elle chercha à apprendre ce qu’elle professait. Peu après, elle vit en rêve l’évêque de Rome en train de baptiser un grand nombre de catéchumènes. Celui-ci se tourna vers elle et l’invita à renaître aussi à la vie éternelle. À son réveil Pélagie prit congé de ses parents, sous prétexte d’aller rendre visite à sa nourrice, et elle se rendit en hâte chez l’évêque qui la baptisa. Elle remit alors ses riches vêtements au prélat, pour qu’il les distribuât aux pauvres, et elle arriva chez sa nourrice, vêtue simplement, sans apprêt, à la manière des gens du peuple. Comme sa nourrice avait refusé de la recevoir, elle rentra chez elle. Sa mère, en voyant son accoutrement, comprit ce qui s’était passé, et elle essaya de convaincre sa fille de renier le Christ et de s’habiller comme les gens de sa condition. Mais la jeune fille restait inébranlable et confessait que pour rien au monde elle n’abandonnerait l’Époux de son âme. Sa mère informa le fils de Dioclétien que sa fiancée dédaignait son alliance, et celui-ci, désespéré, se donna la mort. Lorsque l’empereur apprit cette nouvelle, il entra dans une violente fureur et fit enfermer la sainte dans un bœuf d’airain rougi au feu, où elle accomplit son union définitive avec le Christ.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

 

Tropaire de la Mi-Pentecôte, ton 8

À la mi-fête, abreuve aux flots de la piété mon âme assoiffée, car Tu as, ô mon Sauveur, crié à tous : « Vienne à moi et boive quiconque a soif ! » Source de Vie, Christ Dieu, gloire à Toi !

 

Kondakion de la Mi-Pentecôte, ton 4

Créateur et Maître de toutes choses, Christ Dieu, Tu as dit au milieu de la fête légale à ceux qui étaient présents : « Venez et puisez l’eau de l’immortalité ». C’est pourquoi nous nous prosternons devant Toi et crions avec foi : « Accorde-nous Tes miséricordes, car Tu es la Source de notre vie.

 

Évangile DU JOUR

(Jn VI, 5-14)

Ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger? Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit: Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu. Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit: Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens? Jésus dit: Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulurent. Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d’orge, après que tous eurent mangé. Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.

 

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras

16 mai

16 mai

Saint Théodore le Sanctifié (ou le Consacré), disciple de saint Pacôme en Égypte (368) ; saints Guy, Modeste et Crescence (env. 303) ; saint Pélerin, premier évêque d’Auxerre, martyr (304) ; saint Abda et Abdiésius, évêques, et de nombreux autres martyrs en Perse (env. 418) ; saint Fort, évêque de Bordeaux, martyr ; bienheureuse vierge Musa de Rome (Vème s.) ; saint Fale (ou Fidole), moine à Troyes (vers 540) ; saint Brendan le voyageur, abbé irlandais fondateur de plusieurs monastères (583) ; saint Eman, prêtre, martyr à Chartres (VIème s.) ; saint Germier, évêque de Toulouse (VIème s.) ; saint Honoré, évêque d’Amiens (600) ; les 44 saints moines massacrés par les Perses à la Laure de Saint-Sabas (614) ; saint Georges II, évêque de Méthylène (IXème s.) ; saints Cassien (1537) et Laurent (1548) de Komel ; saint martyr Voukachine (Serbie, 1943).

SAINT THÉODORE LE SANCTIFIÉ
Né dans une famille de notables chrétiens en Haute Égypte, saint Théodore mena dès son enfance une vie pieuse. À l’âge de douze ans, voyant le festin préparé par sa famille à l’occasion de la fête de la Théophanie, il fut touché de componction et se dit : « Si tu jouis de ces aliments, tu n’obtiendras pas la vie éternelle. » Dès lors, il jeûna tous les jours jusqu’au soir et s’abstint de tout aliment recherché. Deux ans plus tard, il fut reçu au monastère de Latopolis, où il mena la vie anachorétique auprès de quelques vieux moines ; puis, ayant entendu vanter la sagesse de saint Pacôme, il se rendit avec une brûlante ardeur à Tabennêsis (vers 328). Dès son arrivée au monastère, le jeune Théodore s’efforça d’imiter en tout notre Père Pacôme, qu’il regardait comme la présence visible de Dieu. Il veillait à garder rigoureusement la pureté du cœur, un langage mesuré et agréable et une obéissance inconditionnée jusqu’à la mort. Ses admirables progrès dans les vertus lui permirent de devenir, malgré son jeune âge, le réconfort et le modèle de nombreux frères. La première année de son séjour, comme il se levait un jour pour prier, sa cellule fut soudain illuminée et deux anges éblouissants lui apparurent. Effrayé, Théodore sortit précipitamment et grimpa sur le toit ; mais les anges vinrent le rassurer et lui remirent prophétiquement un grand nombre de clés.

Une autre fois, sa mère vint lui rendre visite, mais Théodore refusa de la voir, par crainte de se voir reprocher au jour du Jugement cette transgression du commandement prescrivant à ceux qui veulent obtenir la perfection de renoncer pour toujours à leurs parents, et il dit : « Je n’ai pas de mère et rien en ce monde, car il passe. » Lorsque saint Pacôme le réprimandait à tort pour l’éprouver, Théodore n’essayait pas de se justifier, mais il s’attribuait la faute et disait : « Il faut que je pleure jusqu’à ce que le Seigneur redresse mon cœur et que je mérite d’obéir à ses ordres. »

Un jour, un frère ayant été réprimandé par saint Pacôme, se préparait à quitter le monastère. Théodore vint alors à lui et feignant d’avoir pris une résolution semblable, il put rendre courage au frère et le sauver de la perdition. Une autre fois, ayant interrogé un moine ancien, et l’ayant trouvé incapable de renoncer à son attachement pour sa famille, il fit semblant de vouloir quitter un tel monastère, où l’on faisait si peu de cas de la parole évangélique (Lc 14, 26), et il put ainsi le corriger.

Quand il eut trente ans, un dimanche soir, saint Pacôme, ayant réuni les frères pour sa catéchèse habituelle, céda soudain la parole à Théodore. Obéissant, celui-ci commença à parler selon ce que le Seigneur lui inspirait, et saint Pacôme se tenait debout avec les autres moines pour l’écouter. Certains anciens s’irritèrent pourtant de cette élévation d’un plus jeune qu’eux et quittèrent l’assemblée. À l’issue de la synaxe, Pacôme déclara qu’ils s’étaient rendus étrangers à la miséricorde de Dieu et que s’ils ne se repentaient pas de ce mouvement d’orgueil, il leur serait difficile d’accéder à la vie éternelle. Après cela, il établit Théodore économe du monastère de Tabennêsis (vers 336) et fit de lui son adjoint dans l’administration de la Koinonia. Éprouvé dans l’humilité et dépouillé de toute volonté propre, Théodore ne changea rien à son attitude de disciple et progressa en édifiant les frères, car sa parole était remplie de grâce et sa charité couvrait toutes les faiblesses. Chaque jour, après son travail, il se rendait à Pabau afin d’écouter la catéchèse de Pacôme, puis il revenait à Tabennêsis pour la répéter à ses moines.

Ayant ensuite reçu de saint Pacôme l’ordre de visiter les monastères de la Koinonia, il était toujours accueilli par les frères avec grande joie, car Dieu lui avait accordé le charisme de la consolation, et Pacôme disait de lui : « Théodore et moi accomplissons le même service en l’honneur de Dieu, et il a pouvoir de commander en qualité de père et maître. » C’est pourquoi, après quelque temps, il le retira de Tabennêsis pour l’associer à la direction spirituelle de toute la congrégation. C’était lui qui recevait les nouveaux moines dans tous les monastères et qui expulsait les récalcitrants. Lorsqu’il corrigeait un frère, il s’astreignait à accomplir la même pénitence, craignant d’être condamné par Dieu pour ne pas avoir accompli lui-même ce qu’il ordonnait aux autres.

Une fois, saint Pacôme étant tombé malade, les frères vinrent trouver Théodore pour lui demander de prendre la succession dans le cas où le Père mourrait. Quand Pacôme se fut rétabli, il demanda compte à chacun de ses pensées. Théodore confessa que, sous la pression des frères, il avait acquiescé à leur proposition de lui succéder. Pacôme lui retira alors toute autorité sur les moines et le relégua dans un endroit solitaire, où il versa beaucoup de larmes à cause de son péché d’orgueil. Après des années de pénitence et peu de temps avant de mourir, Pachôme le rétablit dans ses fonctions, déclarant aux frères que cette épreuve avait fait progresser Théodore sept fois plus que ses ascèses antérieures, à cause de l’humble repentir qu’il avait montré.

Après la mort de saint Pacôme (346), Théodore, qui l’avait enseveli dans un endroit secret, fut envoyé à Alexandrie pour affaires. Il rendit visite à saint Antoine le Grand, qui témoigna de son admiration pour Pacôme et la vie cénobitique, et l’envoya à saint Athanase avec une lettre de recommandation. C’est à Alexandrie qu’il apprit la mort de Pétronios et, de retour en Thébaïde, il se soumit avec humilité et ferveur à saint Horsièse. Il était devant lui comme une brebis, ayant déraciné de son cœur toute pensée de pouvoir, bien qu’aux yeux de beaucoup il fût le plus digne de succéder à saint Pacôme. Voyant que de nombreux frères avaient recours à lui, et voulant éviter toute rivalité, il obtint d’être envoyé au monastère de Pachnoum, pour y diriger la boulangerie.

Lorsque le supérieur du monastère de Monchôsis (Thmousons), Apollonios, se fut révolté, prétendant rendre son monastère indépendant, Horsièse se retira et désigna Théodore pour lui succéder à la tête de la Koinonia. Théodore réunit aussitôt les frères et les exhorta, avec force larmes, à maintenir la tradition instituée par saint Pacôme et à garder l’unité de leur sainte assemblée. Puis il visita avec soin les monastères, changea tous les supérieurs et distribua de nouvelles charges. Se souvenant pourtant de la pénitence imposée jadis par Pacôme pour sa pensée concernant la succession, il ne s’estimait pas le supérieur des monastères, mais seulement remplaçant et serviteur d’abba Horsièse ; et chaque fois qu’il voulait prendre une décision, il allait d’abord en demander l’autorisation à Horsièse qui s’était retiré à Chenoboskion. Il était au milieu des frères un modèle d’humilité, tant dans l’habillement que dans la parole et dans tout son comportement, malgré sa renommée qui s’était étendue à toute l’Égypte, et les nombreuses guérisons qu’il accomplissait.

Grâce à sa diligence, il parvint à restaurer le bon ordre et à réanimer le zèle des moines. Il s’entretenait avec chacun, les exhortant à résister avec courage à l’assaut des pensées, et corrigeait les négligents avec patience, en priant ardemment pour leur correction. Aux monastères fondés par saint Pacôme, il ajouta ceux de Kaïor et Ouï dans la région d’Hermoupolis et un autre près d’Hermonthis, ainsi que deux monastères féminins.
Vers 363, saint Athanase, exilé, vint rendre visite à la Koinonia, dont il admira l’ordre et les règlements, aptes à procurer la paix à tant d’âmes. Théodore lui dit : « Cette faveur de Dieu nous appartient grâce à notre Père Pacôme. Mais quand nous te voyons, c’est comme le Christ que nous te voyons. »
Par la suite Théodore réussit à faire revenir Horsièse à Pabau et le servit en qualité de second, et ils alternaient pour visiter les monastères. Toutefois les préoccupations matérielles ayant considérablement augmenté du fait de l’accroissement du nombre des frères, Théodore se désolait de voir les moines abandonner la rigueur et la simplicité de vie instituées par saint Pacôme. Il se mortifiait pour qu’ils fassent pénitence et il allait passer de longues nuits de prière sur le tombeau de saint Pacôme, connu de lui seul.

Après la Pâque 368, Théodore tomba malade. Horsièse supplia le Seigneur de mourir le premier et de laisser Théodore, dont la Koinonia avait un si grand besoin. Mais tel n’était pas la volonté de Dieu et, après avoir confessé qu’il n’avait jamais rien fait sans obéissance, Théodore s’endormit très paisiblement, le 27 avril. Tous les frères poussèrent alors une grande clameur et s’écrièrent : « Nous sommes devenus orphelins, car c’est en effet notre juste Père Pacôme qui est mort aujourd’hui (en sa personne) ! » Après les funérailles, saint Horsièse alla déposer son corps aux côtés du tombeau secret de saint Pacôme. Aussitôt qu’il apprit la nouvelle, saint Athanase écrivit aux frères que Théodore ne cessait d’être parmi eux, puisqu’ils formaient un seul homme avec abba Horsièse, et il les exhorta à ne pas pleurer celui qui était désormais parvenu au séjour des bienheureux.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Mi-Pentecôte, ton 8
Au milieu de la fête, abreuve mon âme assoiffée des eaux de la piété, car, ô Sauveur, Tu as clamé à tous : Celui qui a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Source de notre vie, ô Christ Dieu, gloire à toi.

Tropaire du saint, ton 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Théodore porteur-de-Dieu; * par le jeûne, les veilles et l’oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

Kondakion du saint, ton 2
Comme palmier tu as poussé dans la maison du Seigneur * et tu lui as offert les fruits des vertus * par l’excellence de tes labeurs ascétiques, * Père Théodore; c’est pourquoi * te voilà bienheureux maintenant * que tu occupes le rang des Incorporels.

Kondakion de la Mi-Pentecôte, ton 4
Au milieu de la fête prescrite par la loi, Créateur et Maître de toutes choses, Tu as dit à ceux qui se tenaient auprès de toi : Venez puiser l’eau de l’immortalité. Aussi nous prosternons-nous devant toi et disons-nous avec foi : Accorde-nous ta compassion, ô Christ Dieu, car Tu es la source de notre vie.

Évangile DU JOUR
(Jn VIII, 51-59)
En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Maintenant, lui dirent les Juifs, nous connaissons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis: Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être? Jésus répondit: Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu, et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole. Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour: il l’a vu, et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent: Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple.

Pour la préparation du 16e Congrès orthodoxe en Europe occidentale

Une journée de réflexion est organisée à Paris le samedi 20 mai pour la préparation du 16e Congrès orthodoxe en Europe occidentale qui aura lieu en 2018 (photographie: le XVe Congrès). Présentation:

« En vue de faire avancer la préparation du 16e Congrès orthodoxe, nous vous proposons de participer à une journée de prière et de réflexion le samedi 20 mai prochain, dans les locaux de l’Institut Saint Serge (93, rue de Crimée 75019 Paris). L’objet de cette rencontre, ouverte à tous, est de dégager le thème et les attentes du prochain congrès. Si vous êtes intéressé, mais qu’il ne vous est pas possible de venir, n’hésitez pas à nous faire connaître vos attentes.

Programme (sous réserve d’éventuelles modifications ultérieures) :
8h30 : divine liturgie
10h30 : conférence-débat autour de la question : « Quels sont les défis contemporains pour devenir une personne en communion grâce à la communauté ecclésiale ? », par le père Jean Gueit
12h30 : Pause-déjeuner (nous proposons à chacun d’apporter un pique-nique à partager)
14h00 : ateliers de réflexions ».

Source: Fraternité orthodoxe en Europe occidentale

Photographie : le XVe Congrès à Bordeaux en 2015.

Anniversaire du sacre épiscopal de Mgr Marc de Neamț, évêque-vicaire de l’Archevêché orthodoxe roumain d’Europe occidentale et méridionale

Le dimanche 7 mai est l’anniversaire du sacre épiscopal de Mgr Marc de Neamț, évêque-vicaire de l’Archevêché orthodoxe roumain d’Europe occidentale et méridionale. À cette occasion, le patriarche de Roumanie Daniel lui a adressé un message de félicitations. Mgr Marc (Alric) de Neamț est né le 11 mai 1958 à Paris dans une famille catholique-romaine française. Après ses études primaires et secondaires, il a suivi les cours de l’Institut d’urbanisme de l’Université Paris VIII, dont il a reçu le diplôme en 1980 et, en parallèle, ceux de la Faculté d’architecture de Paris, dont il a obtenu le diplôme en 1981. En 1980, il s’est converti à l’orthodoxie, puis est entré dans la communauté du monastère de Sihăstria. Le 6 septembre 1992, il a prononcé ses vœux monastiques, puis a été ordonné diacre le 9 septembre 1992, et prêtre, le 20 août 1994, par l’archevêque et métropolite Daniel de Moldavie et de Bucovine, l’actuel patriarche de Roumanie. En 1995, il achevé ses études à la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université A.J. Cuza de Jassy. En 1996, il est revenu en France, où il célébra à la paroisse « Saint-Germain-et-Saint-Cloud » de Louveciennes. À partir de 1997, il a servi quelques années au monastère Saint-Silouane à Saint-Mars-de-Locquenay. En avril 2003 lui a été confiée la responsabilité pastorale de la paroisse Saint-Joseph à Bordeaux et il fit partie du conseil du doyenné de France du diocèse orthodoxe roumain. En date du 27 octobre 2004, l’archevêque et métropolite Joseph a proposé sa candidature au poste d’évêque-vicaire de l’archevêché orthodoxe roumain d’Europe occidentale. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine l’a élu à ce ministère le 3 mars 2005. Le sacre épiscopal a eu lieu le samedi de la Semaine lumineuse, en l’église des Saints-Archange à Paris le 7 mai 2005. Mgr Marc a traduit en français la vie du grand spirituel roumain contemporain, le père Cléopas (Ilie), parue aux Éditions de l’Âge d’Homme en 2004.

Source

24 décembre (ancien calendrier)/6 janvier (nouveau)

24 décembre (ancien calendrier)/6 janvier (nouveau)
Paramonie de la Nativité – Jeûne strict

Sainte Eugénie, martyre à Rome avec ses parents : saint Philippe et sainte Claudia et ses serviteurs saints Protos et Hyacinthe (vers 262) ; saint Nicolas, moine (IXème s.) ; saint Delphin, évêque de Bordeaux (404) ; saint Nicolas, moine près de Constantinople (IXème s.) ;saint Ahmet le Calligraphe, néo-martyr (1682) ; saints néo-martyrs de Russie : Innocent (Beda) (1928), Serge (Metchev), prêtre (1942).

SAINTE MARTYRE EUGÉNIE

Sainte Eugénie, martyre à Rome (vers 262)

La sainte et glorieuse martyre Eugénie vit le jour à Rome, sous le règne de Commode (180-192), au sein d’une noble et riche famille de magistrats. Son père, Philippe, païen nourrissant de bonnes dispositions envers les chrétiens, ayant été nommé par l’empereur préfet d’Alexandrie, se rendit vers la capitale de l’Égypte avec toute sa famille, et il y confia Eugénie aux meilleurs maîtres. Au cours de ses études, la jeune fille vint à fréquenter les Épîtres de saint Paul, dans lesquelles elle lut de telles paroles : Où est-il le sage ? Où est-il l’homme cultivé ? Où est-il le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a-t-Il pas frappé de folie la sagesse du monde ? Puisqu’en effet le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu (c’est-à-dire dans ses œuvres). C’est par la folie de la prédication qu’il a plu à Dieu de sauver les croyants … Nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et païens, c’est le Christ, puissance de Dieu et Sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes (1 Cor 1, 20-25). Devant de telles paroles de feu comment persévérer davantage dans l’étude de la stérile philosophie et des vaines occupations de ce monde ? Le cœur désormais épris d’amour pour la vraie Sagesse — le Verbe de Dieu incarné et crucifié par amour des hommes — Eugénie décida de ne pas attendre davantage pour devenir chrétienne. À la faveur de la nuit, elle s’enfuit de la demeure familiale en compagnie de deux eunuques, Protas et Hyacinthe, ses fidèles serviteurs, qui, eux aussi, avaient décidé d’embrasser la Foi, et tous trois se rendirent un peu en-dehors de la ville, vers l’église de fortune où les chrétiens avaient coutume de tenir leurs assemblées de prières. On leur recommanda d’aller se réfugier dans une communauté proche, prélude des futurs monastères, où des hommes décidés à se consacrer à la virginité et aux combats de l’ascèse vivaient en commun. Parmi eux brillait en particulier un saint évêque, Hélénos, qui avait acquis une grande renommée en pénétrant sans dommage dans une fournaise embrasée, afin de confondre un mage païen. Eugénie coupa ses cheveux, revêtit des effets masculins et se présenta à Hélénos, en se faisant passer pour un eunuque, nommé Eugène, venu de Rome avec ses deux compagnons. L’évêque, à qui Dieu avait révélé en vision la vérité, les reçut avec joie et, après les avoir baptisés en secret, il les confia au supérieur de la communauté, Eutropios, qui les rangea parmi les autres moines. Ils montraient tous les trois un zèle exemplaire, et Eugénie, en particulier, triomphant de la faiblesse de la nature féminine par la fermeté et la ferveur de son amour de Dieu, faisait l’admiration des moines les plus éprouvés, si bien, qu’après seulement trois années de vie ascétique, elle fut désignée par les frères pour succéder à l’higoumène défunt. Avec soumission et crainte de Dieu, elle accepta à la condition de devenir le serviteur de tous, comme le recommande le Seigneur (Mc 9, 35). C’est ainsi qu’en plus de la gestion de la communauté et de la direction des âmes, elle assumait les tâches et les services les plus vils : transport de l’eau, nettoyage, coupe du bois, etc. Sa cellule était la plus exiguë et la plus misérable et, de jour comme de nuit, elle sacrifiait toutes ses forces pour l’amour de Dieu et le service des frères.

Une noble et illustre femme d’Alexandrie, Mélanthia, ayant entendu vanter les vertus admirables et les miracles accomplis par l’higoumène Eugène, l’implora de venir la visiter pour la délivrer de la maladie qui la tourmentait cruellement depuis de longues années. Cédant finalement à ses instances, Eugénie se rendit chez elle et la guérit en l’oignant d’huile sainte. Mais le démon jaloux saisit cette occasion pour insinuer dans le cœur de Mélanthia une passion coupable pour le jeune et beau moine. Feignant une nouvelle maladie, elle obtint qu’Eugène la visitât une seconde fois et essaya alors de l’entraîner au péché. Sans révéler son secret, Eugène la repoussa avec autorité, en lui rappelant le vœu sacré que les moines font de garder inviolée pour le Seigneur la virginité de leur corps et de leur âme, puis elle s’enfuit. Cet échec déchaînant chez la méchante femme un profond désir de vengeance, elle proclama partout que l’higoumène Eugène s’était rendu chez elle et l’avait déshonorée. Cette rumeur parvint jusqu’au préfet Philippe qui, n’osant pas mettre en doute la parole d’une personne de si haut rang, convoqua sans plus attendre Eugénie et ses moines. Chargée de chaînes et honteusement accusée, Eugénie se résolut à découvrir toute la vérité, afin de ne pas laisser au diable l’occasion de dénigrer le saint Habit monastique. En déchirant sa tunique devant l’assistance ébahie, elle révéla qu’elle était une femme cachée sous une identité masculine afin de pouvoir mener un combat plus glorieux pour la vertu et, se tournant vers Philippe, elle confessa qu’elle était Eugénie, sa fille, que depuis si longtemps il croyait perdue.

Dans la joie de ces retrouvailles et l’admiration pour les merveilles accomplies par Dieu, Philippe, sa femme Claudia et leurs deux autres enfants, Abitas et Serge, embrassèrent la foi chrétienne et reçurent le saint Baptême, en compagnie d’un grand nombre de païens alors présents. Philippe fut même bientôt consacré évêque et gouverna dès lors la grande ville selon les commandements évangéliques, dans l’ordre temporel comme dans l’ordre spirituel. Un an plus tard, dénoncé à l’empereur par des païens envieux, il fut démis de sa charge de préfet et remplacé par le cruel Térence, qui le fit assassiner alors qu’il était en prière dans son église.
Après les funérailles, Eugénie, Claudia, Protas et Hyacinthe retournèrent à Rome et se consacrèrent au jeûne et à la prière dans la demeure familiale. Basilla, une jeune fille de haute naissance, qui désirait devenir chrétienne mais était tenue enfermée par son père, réussit à communiquer par lettre avec Eugénie. Elle reçut de la sainte la catéchèse nécessaire, puis, baptisée en secret par l’évêque de Rome, elle se lia d’une étroite amitié avec Eugénie, car elle partageait avec elle le même amour pour la virginité. Mais une de ses servantes alla la dénoncer à son prétendant, Pompée qui, pris de rage à cette nouvelle, la livra à l’empereur ennemi des chrétiens et obtint sa décapitation.

On arrêta ensuite Protas et Hyacinthe, en voulant les contraindre de sacrifier à Jupiter. Comme ils avaient opposé un ferme refus, ils eurent également la tête tranchée. Puis, après comparution devant le préfet de la ville, on amena Eugénie au temple de Diane pour l’obliger à sacrifier, sous menace de mort. Mais, à la prière de la sainte, les idoles se fracassèrent à terre et le temple lui-même fut dangereusement ébranlé, à la grande frayeur des assistants. Le tyran ordonna alors de la jeter dans le Tibre, d’où elle fut miraculeusement sauvée de la noyade. Après diverses autres épreuves, elle fut finalement décapitée dans son cachot, le 25 décembre, naissant à la vie céleste et éternelle le jour où le Christ immortel s’est fait homme terrestre et mortel pour nous rendre immortels.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’avant-fête, ton 4
Jadis fut inscrite à Bethléem, * avec le vénérable Joseph * issu de la semence de David, * Marie porteuse d’un fruit non semé. * Le temps de sa délivrance approchait * et point de place à l’hôtellerie; * mais pour la Reine la grotte devint * le plus charmant des palais: * le Christ vient au monde pour relever son image déchue.

Kondakion de la Sainte, ton 4
De ce monde fuyant la gloire qui ne dure qu’un temps, * tu gardas sans tache la noblesse de ta vie, * illustre martyre Eugénie.

Kondakion de l’avant-fête, t. 3
La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * ineffablement en une grotte le Verbe d’avant les siècles. * Terre entière, à cette nouvelle chante et danse, * glorifie avec les Anges et les Bergers * celui qui a bien voulu devenir * un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Évangile du jour
(Lc II,1-20)
En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie:
c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée! Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: Allons jusqu’à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur.
Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.

24 décembre

24 décembre
Paramonie de la Nativité – Jeûne strict

Sainte Eugénie, martyre à Rome avec ses parents : saint Philippe et sainte Claudia et ses serviteurs saints Protos et Hyacinthe (vers 262) ; saint Nicolas, moine (IXème s.) ; saint Delphin, évêque de Bordeaux (404) ; saint Nicolas, moine près de Constantinople (IXème s.) ; saint Ahmet le Calligraphe, néo-martyr (1682) ; saints néo-martyrs de Russie : Innocent (Beda) (1928), Serge (Metchev), prêtre (1942).

SAINTE MARTYRE EUGÉNIE

Sainte Eugénie, martyre à Rome (vers 262)

La sainte et glorieuse martyre Eugénie vit le jour à Rome, sous le règne de Commode (180-192), au sein d’une noble et riche famille de magistrats. Son père, Philippe, païen nourrissant de bonnes dispositions envers les chrétiens, ayant été nommé par l’empereur préfet d’Alexandrie, se rendit vers la capitale de l’Égypte avec toute sa famille, et il y confia Eugénie aux meilleurs maîtres. Au cours de ses études, la jeune fille vint à fréquenter les Épîtres de saint Paul, dans lesquelles elle lut de telles paroles : Où est-il le sage ? Où est-il l’homme cultivé ? Où est-il le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a-t-Il pas frappé de folie la sagesse du monde ? Puisqu’en effet le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu (c’est-à-dire dans ses œuvres). C’est par la folie de la prédication qu’il a plu à Dieu de sauver les croyants … Nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et païens, c’est le Christ, puissance de Dieu et Sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes (1 Cor 1, 20-25). Devant de telles paroles de feu comment persévérer davantage dans l’étude de la stérile philosophie et des vaines occupations de ce monde ? Le cœur désormais épris d’amour pour la vraie Sagesse — le Verbe de Dieu incarné et crucifié par amour des hommes — Eugénie décida de ne pas attendre davantage pour devenir chrétienne. À la faveur de la nuit, elle s’enfuit de la demeure familiale en compagnie de deux eunuques, Protas et Hyacinthe, ses fidèles serviteurs, qui, eux aussi, avaient décidé d’embrasser la Foi, et tous trois se rendirent un peu en-dehors de la ville, vers l’église de fortune où les chrétiens avaient coutume de tenir leurs assemblées de prières. On leur recommanda d’aller se réfugier dans une communauté proche, prélude des futurs monastères, où des hommes décidés à se consacrer à la virginité et aux combats de l’ascèse vivaient en commun. Parmi eux brillait en particulier un saint évêque, Hélénos, qui avait acquis une grande renommée en pénétrant sans dommage dans une fournaise embrasée, afin de confondre un mage païen. Eugénie coupa ses cheveux, revêtit des effets masculins et se présenta à Hélénos, en se faisant passer pour un eunuque, nommé Eugène, venu de Rome avec ses deux compagnons. L’évêque, à qui Dieu avait révélé en vision la vérité, les reçut avec joie et, après les avoir baptisés en secret, il les confia au supérieur de la communauté, Eutropios, qui les rangea parmi les autres moines. Ils montraient tous les trois un zèle exemplaire, et Eugénie, en particulier, triomphant de la faiblesse de la nature féminine par la fermeté et la ferveur de son amour de Dieu, faisait l’admiration des moines les plus éprouvés, si bien, qu’après seulement trois années de vie ascétique, elle fut désignée par les frères pour succéder à l’higoumène défunt. Avec soumission et crainte de Dieu, elle accepta à la condition de devenir le serviteur de tous, comme le recommande le Seigneur (Mc 9, 35). C’est ainsi qu’en plus de la gestion de la communauté et de la direction des âmes, elle assumait les tâches et les services les plus vils : transport de l’eau, nettoyage, coupe du bois, etc. Sa cellule était la plus exiguë et la plus misérable et, de jour comme de nuit, elle sacrifiait toutes ses forces pour l’amour de Dieu et le service des frères.

Une noble et illustre femme d’Alexandrie, Mélanthia, ayant entendu vanter les vertus admirables et les miracles accomplis par l’higoumène Eugène, l’implora de venir la visiter pour la délivrer de la maladie qui la tourmentait cruellement depuis de longues années. Cédant finalement à ses instances, Eugénie se rendit chez elle et la guérit en l’oignant d’huile sainte. Mais le démon jaloux saisit cette occasion pour insinuer dans le cœur de Mélanthia une passion coupable pour le jeune et beau moine. Feignant une nouvelle maladie, elle obtint qu’Eugène la visitât une seconde fois et essaya alors de l’entraîner au péché. Sans révéler son secret, Eugène la repoussa avec autorité, en lui rappelant le vœu sacré que les moines font de garder inviolée pour le Seigneur la virginité de leur corps et de leur âme, puis elle s’enfuit. Cet échec déchaînant chez la méchante femme un profond désir de vengeance, elle proclama partout que l’higoumène Eugène s’était rendu chez elle et l’avait déshonorée. Cette rumeur parvint jusqu’au préfet Philippe qui, n’osant pas mettre en doute la parole d’une personne de si haut rang, convoqua sans plus attendre Eugénie et ses moines. Chargée de chaînes et honteusement accusée, Eugénie se résolut à découvrir toute la vérité, afin de ne pas laisser au diable l’occasion de dénigrer le saint Habit monastique. En déchirant sa tunique devant l’assistance ébahie, elle révéla qu’elle était une femme cachée sous une identité masculine afin de pouvoir mener un combat plus glorieux pour la vertu et, se tournant vers Philippe, elle confessa qu’elle était Eugénie, sa fille, que depuis si longtemps il croyait perdue.

Dans la joie de ces retrouvailles et l’admiration pour les merveilles accomplies par Dieu, Philippe, sa femme Claudia et leurs deux autres enfants, Abitas et Serge, embrassèrent la foi chrétienne et reçurent le saint Baptême, en compagnie d’un grand nombre de païens alors présents. Philippe fut même bientôt consacré évêque et gouverna dès lors la grande ville selon les commandements évangéliques, dans l’ordre temporel comme dans l’ordre spirituel. Un an plus tard, dénoncé à l’empereur par des païens envieux, il fut démis de sa charge de préfet et remplacé par le cruel Térence, qui le fit assassiner alors qu’il était en prière dans son église.
Après les funérailles, Eugénie, Claudia, Protas et Hyacinthe retournèrent à Rome et se consacrèrent au jeûne et à la prière dans la demeure familiale. Basilla, une jeune fille de haute naissance, qui désirait devenir chrétienne mais était tenue enfermée par son père, réussit à communiquer par lettre avec Eugénie. Elle reçut de la sainte la catéchèse nécessaire, puis, baptisée en secret par l’évêque de Rome, elle se lia d’une étroite amitié avec Eugénie, car elle partageait avec elle le même amour pour la virginité. Mais une de ses servantes alla la dénoncer à son prétendant, Pompée qui, pris de rage à cette nouvelle, la livra à l’empereur ennemi des chrétiens et obtint sa décapitation.

On arrêta ensuite Protas et Hyacinthe, en voulant les contraindre de sacrifier à Jupiter. Comme ils avaient opposé un ferme refus, ils eurent également la tête tranchée. Puis, après comparution devant le préfet de la ville, on amena Eugénie au temple de Diane pour l’obliger à sacrifier, sous menace de mort. Mais, à la prière de la sainte, les idoles se fracassèrent à terre et le temple lui-même fut dangereusement ébranlé, à la grande frayeur des assistants. Le tyran ordonna alors de la jeter dans le Tibre, d’où elle fut miraculeusement sauvée de la noyade. Après diverses autres épreuves, elle fut finalement décapitée dans son cachot, le 25 décembre, naissant à la vie céleste et éternelle le jour où le Christ immortel s’est fait homme terrestre et mortel pour nous rendre immortels.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’avant-fête, ton 4
Jadis fut inscrite à Bethléem, * avec le vénérable Joseph * issu de la semence de David, * Marie porteuse d’un fruit non semé. * Le temps de sa délivrance approchait * et point de place à l’hôtellerie; * mais pour la Reine la grotte devint * le plus charmant des palais: * le Christ vient au monde pour relever son image déchue.

Kondakion de la Sainte, ton 4
De ce monde fuyant la gloire qui ne dure qu’un temps, * tu gardas sans tache la noblesse de ta vie, * illustre martyre Eugénie.

Kondakion de l’avant-fête, t. 3
La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * ineffablement en une grotte le Verbe d’avant les siècles. * Terre entière, à cette nouvelle chante et danse, * glorifie avec les Anges et les Bergers * celui qui a bien voulu devenir * un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Évangile du jour
(Lc II,1-20)
En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie:
c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée! Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: Allons jusqu’à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur.
Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.

Une déclaration de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale concernant la tenue du Concile panorthodoxe

logo-fraterniteLe 5 juin à Bruxelles, à la suite d’une réunion sur le Concile panorthodoxe, présidée par l’archevêque Jean de Charioupolis, la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale a rédigé une déclaration sur la tenue du Concile. Elle est en ligne sur cette page et ici au format PDF.

Photographie (ci-dessus) prise lors du congrès de la Fraternité à Bordeaux (avril-mai 2015)

Décès de l’écrivain Claude-Henri Rocquet

Claude-Henri_RocquetL’écrivain Claude-Henri Rocquet (site dédié), de confession orthodoxe, de la paroisse Notre-Dame-Joie-des-Affligés et Sainte-Geneviève à Paris, est décédé dans la nuit du 23 au 24 mars. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages d’inspiration chrétienne (sa bibliographie). Les funérailles de l’écrivain sont organisées par les Services orthodoxes des funérailles.

Nous vous proposons ci-dessous, l’extrait d’une de ses conférences dans laquelle il évoque son entrée dans l’Église orthodoxe (pour lire le texte complet de la conférence, cliquez ici).

                  

« Quel chemin d’écriture, quel chemin intérieur, ou spirituel, et quel lien entre l’un et l’autre ? »

La porte de l’Église orthodoxe

 

… Il faut que je commence par Bordeaux, par la fin de l’adolescence, et par le temps, en somme, des premiers écrits publiés. Et je parlerai d’abord d’une rencontre majeure, celle de Lanza del Vasto, avant ma vingtième année. Réfléchissant à cet itinéraire, j’ai vu que je parlerai d’éloignement et de retour. – Mais d’un retour au sein même de l’éloignement.

Est-ce qu’on raconte jamais autre chose que l’histoire de l’enfant prodigue ? L’éloignement commencera à partir de Lanza. […]

Je passe sur beaucoup d’années. Un premier mariage. Une année d’enseignement à Montréal. La rencontre et la collaboration avec Maurice Clavel. Telle parole qu’il m’a dite, à notre dernière rencontre, fortuite, dans un train : « Heidegger, pour certaines âmes, le dernier pas avant le Christ. »

De fait, un peu tard, j’étudiais la philosophie. Et Heidegger commençait à me réveiller. À la question de l’être. Et donc à me rapprocher de Lanza. Cette question, je l’avais reçue de Lanza, et puis oubliée, enfouie, refoulée.

Je n’écrivais plus : à cause d’une espèce d’enlisement, et à cause d’une vie difficile. Passons. J’en viens au moment du « retour ».

Je suis entré dans l’Église orthodoxe. Il est plus vrai de dire : je suis revenu à l’Église et rentré par la porte orthodoxe. Annik et moi, nous nous sommes mariés à l’Église orthodoxe. Plus tard, nous ferons un pèlerinage à Moscou, en Russie. Je reconnaîtrai ce que depuis longtemps m’avait préparé la Russie, où j’étais allé avant d’être soldat en Algérie. Il y avait eu la Russie elle-même à Zagorsk, à la Laure Saint-Serge – mais aussi Berdiaev, – et le sens de l’Esprit, qui ne m’avait jamais quitté, comme Jean de la Croix, dans l’athéisme, « la nuit obscure ».

Il est difficile de parler d’une conversion. Oserai-je dire que j’ai « pardonné à Dieu » ? J’ai mis fin à l’hostilité, j’ai rendu les armes, j’ai cessé la guerre intérieure contre Dieu, grâce à lui. Tout s’est renversé.

Qu’ai-je reçu de l’Église orthodoxe ? En entrant, j’ai demandé, selon le rite, et de tout cœur, « la connaissance entière de la vérité ». J’ai reçu une clarification d’esprit, une stabilisation du cœur, de la vie. Une lumière de vie. Tout a commencé à s’ordonner.

Cette appartenance à l’Église orthodoxe, providentielle, n’est pas un rejet de l’Église de ma naissance. Je crois à l’Église une, sainte, catholique, et apostolique. En un seul baptême pour la rémission des péchés.

Bientôt, j’ai vu ce qui avait préparé mon entrée dans l’Église orthodoxe, mon retour.

Pourquoi je suis entré dans une église orthodoxe ? À cause d’articles que j’avais écrits sur Malevitch, les icônes ; puis sur la peinture de James Guitet, la liturgie de James Guitet. Mais qu’est-ce que cela voulait dire : icônes, liturgie ? Que savais-je, vraiment, de cela ?  Parlant de Malevitch, je parlais du cœur qui aspire à la vie éternelle. Avais-je le droit d’écrire ce désir, ce rêve, sans y ajouter foi ?

C’est le désir de passer de l’imaginaire à la connaissance, à la vérité, et c’est l’espérance reconnue au fond de moi, qui m’a conduit à la foi. À ce basculement.

Une fois entré… J’avais été préparé par ma rencontre avec Eliade, nos entretiens. J’avais quitté la position « démystificatrice », j’étais prêt à voir autrement la beauté des rites, le sacré… Et une conversation avec Eliade avait été en moi comme un silencieux coup de tonnerre. Il nous avait dit, à une table de restaurant, et comme en passant, qu’une des différences entre les catholiques et les orthodoxes était que les orthodoxes croyaient en « l’apocatastase » : le retour du monde malheureux et déchu dans la lumière divine, la lumière éternelle. On pouvait donc être chrétien et ne pas croire dans une éternité en partie infernale ?

[…]

Il se trouve que mon entrée physique dans une église a coïncidé avec la mort de Lanza, avec l’Épiphanie, – la Théophanie. Les textes liturgiques que j’ai entendus ce dimanche-là parlaient de l’arche et du déluge, de saint Jean-Baptiste et du Jourdain, du bois de l’arche et de la croix, des rois mages : j’avais rencontré en Lanza le visage et la noblesse d’un roi mage et son arche avait pour patron saint-Jean Baptiste le Précurseur…

Il y a eu d’autres signes … Liés à saint Martin.

[…]

Aujourd’hui, j’ai le désir et le dessein d’entreprendre, enfin, un autre versant de l’œuvre, depuis si longtemps différé. Écrire au plus proche de ce qui se vit chaque jour, de ce qui fut vécu, éprouvé, mais l’écrire en le rêvant, en l’inventant. Le titre de cela : Les voyageurs de la Grande Ourse.

Je viens d’avoir soixante-cinq ans. J’ai cessé d’enseigner. Ce qui fut une grande part de ma vie et de mon bonheur, je l’ai quitté sans nostalgie ni regret. J’éprouve une moindre inquiétude. Cet âge venu, on peut commencer à cesser de vouloir : on se trouve disponible. On cesse de vouloir apparaître comme il faut aux yeux d’autrui. On se délivre du désir de plaire, de la peur de déplaire. On a davantage confiance en ce qui vient.

D’abord, on ne sait où on va, ce que l’on veut. On est dans le tohu-bohu. Tiré à hue et à dia. Tourmenté. Multiple.

Et puis on se met à vouloir diriger sa vie, à en faire quelque chose, parfois à « faire une œuvre» : tout cela, contre la mort. On se construit.

Et puis on comprend que notre vie profonde est plus inspirée que nous. Qu’il suffit d’écouter ce que Dieu veut de nous. Dieu : le Christ, – mais je ne me sens pas le droit de parler ainsi, alors, je préfère dire : les anges.

Ce n’est pas une résignation, une défaillance : c’est un dépassement de soi. Il est vain de se vouloir maître de sa vie : il faut remettre sa vie à son véritable maître. Si ce n’est pas la plénitude de la foi, c’est au moins la confiance.

En se retournant, on voit comment dès le début de notre vie, des amis, des présences, se sont transmis la lumière qui nous a éclairé, conduit, à des années de distance, parfois ; et qui nous éclaire aujourd’hui et nous conduit. Ce sont des anges. Mais il y a aussi, on le sent, on le sait, des amis dans le ciel : ceux qui nous ont quittés, des gens de notre famille et peut-être que nous n’avons pas connus, des ancêtres très lointains, certains saints, – Dieu lui-même. Du temps, de la succession des jours, nous levons les yeux vers l’intemporel, l’éternel, l’invisible.

Et nous nous voyons nous-même dans ce jeu, dans cette œuvre, transmettant ce que nous avons reçu, et jusqu’à la fin des temps, de proche en proche : cette lumière que nous avons reçue, et dont nous avons souvent méconnu la nature et l’origine, le sens, notre vie n’est pas vaine si nous nous ne l’avons éteinte et perdue, mais transmise, et parfois imprévisiblement, toujours imprévisiblement, à quelques-uns de ceux qui nous entourent et nous succèdent, à ceux qui comme nous se croiront dans la nuit, et seuls. Mais nous ne sommes pas seuls.

Claude-Henri Rocquet

Conférence aux Scriptores christiani (extraits)

Bruxelles, 24 octobre 1998

Un volume de Contacts dédié au Actes du 15e Congrès orthodoxe d’Europe occidentale

Le volume 251 de Contacts, Revue française de l’orthodoxie, vient de paraître avec tous les Actes du XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale qui a eu lieu à Bordeaux du 30 avril au 3 mai 2015, sur le thème « Être pleinement dans le monde mais pas de ce monde« . On y trouve les riches contributions des quatre conférenciers principaux : Jean Gueit (Marseille), Assaad Elias Kattan (Münster, Allemagne), métropolite Stéphane de Tallin (Estonie) et Athanase Papathanassiou (Athènes, Grèce), le compte rendu de  la table ronde sur le futur concile panorthodoxe, ainsi que les rapports des divers ateliers.
Béni par l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, ce XVe Congrès orthodoxe, qui était organisé par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, a rassemblé près de six cents participants.
Pour voir le sommaire et le liminaire du volume 251 :
Ce volume de 144 pages peut être commandé en envoyant :
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On notera les derniers volumes thématiques Contacts parus récemment :
N° 250 : Liberté et obéissance dans la communauté ecclésiale
N° 249 : Le phylétisme ou nationalisme ecclésial, un défi pour la conscience orthodoxe
N° 248 : Questions sur l’Église et l’eucharistie
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Jovan Nikoloski