20/10/2017
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Résultats de la recherche : Commission mixte pour le dialogue théologique

Fin de la XIV session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine

La XIV session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine s’est terminée le 21 septembre 2016, à Chieti (Italie).

Après adoption des amendements et addenda nécessaires, la session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine a approuvé le document commun « Synodalité et primauté pendant le Premier millénaire : Vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Église ».

La délégation de l’Église orthodoxe géorgienne a publié une déclaration, exprimant son désaccord avec certains paragraphes du document. Cette déclaration a été incluse au communiqué publié par la séance plénière et figurera au document commun en tant que note. Le document devrait être prochainement publié au nom de la commission.

Pendant les séances, les participants ont discuté du thème de la poursuite du dialogue. Le chef de la délégation de l’Église orthodoxe russe, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a proposé de consacrer le prochain stade du dialogue au thème de la synodalité et du primat dans les Églises d’Orient et d’Occident durant le second millénaire. En parallèle, a-t-il souligné, il serait nécessaire de poursuivre la discussion sur l’uniatisme en tant que phénomène apparu après le schisme de 1054 et demeurant jusqu’à aujourd’hui une pierre d’achoppement dans les relations orthodoxes-catholiques.

Le Président du Département des relations ecclésiastiques extérieures a rappelé qu’en 2000, pendant la session de Baltimore (États-Unis), la Commission mixte aurait dû discuter le thème des conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme. Cette discussion devait s’inscrire dans la poursuite du travail commencé dans les années 1990 avec l’adoption, en 1993, du document de Balamand (Liban), condamnant l’uniatisme. Un autre projet de document sur le même thème avait été élaboré à Aricca (Italie) en 1998. Cependant, la session de Baltimore n’avait pu terminer ses travaux à cause de divergences d’opinion entre les participants catholiques et orthodoxes, de même qu’à l’intérieur des deux parties.

Selon le métropolite Hilarion, « lorsque les travaux de la Commission mixte ont repris après une interruption de six ans, il a été proposé de reprendre la discussion de la question du primat et de la synodalité dans l’Église. L’Église orthodoxe russe a approuvé cette proposition, à condition que les conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’union seraient aussi abordées avec les thèmes de la primauté et de la conciliarité. Cependant, en 10 ans, de 2006 à 2016, la commission n’est pas revenue une fois à ce thème. La logique de notre dialogue exige qu’afin d’achever le travail sur le document consacré à la primauté et à la synodalité dans l’Église pendant le premier millénaire, nous passions à l’examen de la question de la synodalité et de la primauté dans les Églises d’Orient et d’Occident au second millénaire. Nous devrons nous pencher sur le schisme de 1054, ainsi que sur le problème de l’uniatisme, qui est central pour le second millénaire. Je suppose que les problèmes qui nous séparent seront discutés, et que nous n’arriverons pas à un accord sur chacun de ces points. Cependant, l’objectif de notre dialogue n’est pas de parvenir à un accord sur les questions sur lesquelles nous nous entendons déjà, mais de discuter des problèmes qui nous séparent. Le thème de l’uniatisme est l’un de ces problèmes, et d’une brûlante actualité. »

Le métropolite Hilarion a attiré l’attention des membres de la Commission mixte sur les actions de la direction de l’l’Église gréco-catholique ukrainienne, inadmissibles d’un point de vue chrétien. « Nous entendons les déclarations de l’archevêque suprême de l’EGCU, Sviatoslav Chevtchouk, qui sont en contradiction avec notre dialogue, qui suscitent des obstacles à ce dialogue, et sèment la méfiance entre orthodoxes et catholiques. En février de cette année, à La Havane, le Pape François a rencontré le Patriarche Cyrille. Pour notre Église, c’était un évènement historique, puisque le Pape et le Patriarche ne s’étaient jamais rencontrés. Nous en sommes convaincus, ce fut une bonne rencontre, ouvrant une nouvelle page dans nos relations bilatérales. Cependant, cette rencontre a immédiatement suscité les critiques des gréco-catholiques ukrainiens, et pas seulement d’un groupe de fidèles quelconques, mais de la direction même de l’l’Église gréco-catholique ukrainienne. Et il ne s’agit pas seulement de critique, mais d’offenses et d’attaques injustes. Nous devons nous rendre compte qu’à l’intérieur de nos Églises il y a des gens qui mettent des obstacles sur notre route, et nous devons garder cela à l’esprit lorsque nous pensons à l’avenir de notre dialogue. »

De son côté, l’archimandrite Irénée (Steenberg), membre de la délégation de l’Église orthodoxe russe, a montré que la discussion du thème de la primauté et de la synodalité dans les Églises d’Orient et d’Occident au second millénaire soulèveraient forcément des questions sur lesquelles les deux parties de la commission divergent sérieusement. Néanmoins, il est nécessaire d’aborder ces thèmes de même qu’il est nécessaire de discuter de l’uniatisme. L’archimandrite Irénée a souligné qu’il serait difficile à l’Église orthodoxe russe de poursuivre le dialogue orthodoxe-catholique si la question des conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme restait sans solution.

Il a néanmoins été décidé de laisser le choix du thème des prochaines séances à l’examen du Comité de coordination de la Commission mixte, qui se réunira en 2017.

Dans le communiqué de clôture, les participants ont remercié Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti, de son hospitalité.

Les membres de la commission ont aussi exprimé leur solidarité avec la population du Proche Orient, de plusieurs pays d’Europe et du monde. Le document mentionne aussi les métropolites d’Alep Paul (Patriarcat d’Antioche), membre de la Commission mixte, et Grégoire Jean Ibrahim (Église syro-jacobite), enlevés par les terroristes.

Source

Fin des travaux de la XIII session plénière de la commission mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxe et catholique-romaine

Le 22 septembre, à Amman, capitale de la Jordanie, la XIII séance plénière de la commission mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxe et catholique-romaine. Vingt-trois délégués catholiques, ainsi que des représentants des Églises orthodoxes de Constantinople, d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Russie, de Géorgie, de Roumanie, de Chypre, de Grèce, de Pologne, d’Albanie, des Terres tchèques et de Slovaquie ont pris part aux réunions de la commission. La délégation du Patriarcat de Moscou était dirigée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. La délégation se composait aussi du secrétaire du DREE aux relations interchrétiennes, l’higoumène Stéphane (Igoumnov), et du prêtre Alexis Dikarev, employé du DREE. Pendant les réunions de la Commission mixte, un projet de document sur le thème « Conciliarité et primauté » élaboré par le comité de coordination de la commission en 2012 à Paris a été examiné. Le texte a suscité un certain nombre de critiques sur le fond, et la commission mixte a donc pris la décision d’élaborer un nouveau projet qui a été proposé à la discussion de la présente assemblée plénière. Formée de membres de la commission, le groupe de rédaction a préparé un projet de nouveau document sous le titre « Sur la voie d’une compréhension commune de la conciliarité et de la primauté dans l’Église pendant le premier millénaire ». Après de longues discussions, ayant mis en évidence de sérieuses divergences sur le thème de la primauté dans l’Église, il a été recommandé de retravailler le texte au sein du comité de coordination de la commission mixte qui sera convoqué en 2015. Pendant les discussions sur le thème de la conciliarité et de la primauté dans l’Église, des remarques critiques ont été avancées à l’adresse du document adopté par la commission mixte le 13 octobre 2007 à Ravenne, sur « Les conséquences ecclésiologiques et canoniques de la nature sacramentelle de l’Église ». Le métropolite Hilarion a souligné en particulier que ce document ne faisait pas l’unanimité dans les Églises orthodoxes, dans la mesure où il avait été adopté en l’absence des représentants de l’Église russe, dont les critiques sur le texte, exprimées pendant son élaboration, étaient restées ignorées. De son côté, le représentant de l’Église orthodoxe géorgienne, le métropolite Théodore, a déclaré que l’Église géorgienne rejetait le document de Ravenne. La réunion de clôture de la session plénière a été honorée de la visite de sa Béatitude le patriarche Théophile III de Jérusalem et de toute la Palestine et d’un membre de la dynastie régnante du royaume de Jordanie, conseiller du roi Abdullah sur les questions religieuses. Les coprésidents de la commission mixte, le cardinal Kurt Koch et le métropolite Jean de Pergame (Patriarcat de Contantinople), au nom des membres du dialogue théologique orthodoxe-catholique ont remercié son Altesse, et, en sa personne, le roi de Jordanie, de leur aide dans l’organisation de la session plénière à Amman, ainsi que de leur hospitalité. Un communiqué commun a été adopté, dans lequel les membres de la commission mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxe et catholique sont revenus sur la situation extrêmement difficile des chrétiens du Proche-Orient, appelant à la libération immédiate de tous les otages, y compris celle des métropolites Paul d’Alep (Patriarcat d’Antioche) et mar Grégoire Ibrahim (Église orthodoxe syrienne), enlevés il y a un an et demi. Le document appelait aussi à l’arrêt immédiat des effusions de sang et à la restauration de la paix au Proche Orient. A la fin de la réunion de clôture, le métropolite Hilarion de Volokolamsk s’est brièvement entretenu avec le prince Gazi ben Mohammed qui a parlé, notamment, des projets de développement des rives du Jourdain, où les représentants de différentes confessions chrétiennes ouvrent des centres de pèlerinage. De son côté, le métropolite Hilarion a remercié de l’attention que le prince accordait à ce projet et a perlé de sa visite au centre de pèlerinage de l’Église orthodoxe russe. Sa Béatitude le patriarche Théophile de Jérusalem participait à l’entretien.

Source et photographie : Mospat.ru

Réunion de la XIIIème session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine

La XIIIème session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine s’est réunie le 15 septembre à Aman et achèvera ses travaux le 23 septembre. La rencontre en question a lieu sur l’invitation du patriarche de Jérusalem Théophile. Elle fait suite à celle qui a eu lieu récemment à Chypre, lors de laquelle a été étudiée la question du « rôle de l’évêque de Rome durant le premier millénaire », et durant laquelle aucun document officiel n’a été produit. La Commission examinera le projet du document intitulé « Conciliarité et Primauté », rédigé par la Commission de coordination qui s’est réunie à Rome en 2011 et à Paris en 2012. En outre, un dialogue aura lieu en ce qui concerne le texte de Ravenne de 2007, intitulé « Conséquences ecclésiologiques de la nature mystique de l’Église. Communion ecclésiale, Conciliarité et primauté », dont l’Église orthodoxe russe s’était dissociée. Du côté orthodoxe, la commission est présidée par le métropolite de Pergame Jean Zizioulas, tandis que du côté catholique-romain, celle-ci est présidée par le cardinal Kurt Koch.

Source et photographie  : Dogma.gr

Pas de représentant bulgare lors de la prochaine réunion de la commission mixte pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique

L'agence Romfea rapporte que le Saint-Synode de l'Église orthodoxe bulgare a décidé de ne pas envoyer de représentants à la prochaine réunion de la commission mixte pour le dialogue théologique entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique qui se tiendra dans l'île de Chypre du 16 au 23 octobre. Le Saint-Synode a estimé que les précédentes réunions n'avaient pas abouti à un minimum de convergence dogmatique. Par contre, plutôt que de dialogue théologique, il souhaite que soient examinées lors de ces rencontres des questions relatives aux problèmes sociaux.

Source: Romfea

Des membres de la commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe se sont réunis à l’abbaye de Cîteaux

Huit
membres de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre
l’Église catholique et l’Église orthodoxe se sont réunis du 7 au
11 avril
à l’abbaye
de Cîteaux
(Bourgogne) à l’invitation de Mgr
Roland Minnerath
, archevêque de Dijon et membre de la
commission.

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Réunion de la commission mixte pour le dialogue théologique anglican-orthodoxe

Nous publions la traduction de l’anglais de deux documents récents qui se rapportent au dialogue théologique anglican-orthodoxe. Une rencontre de la commission mixte chargée de ce dialogue a eu lieu début juin à Chypre. Le premier document est la déclaration commune rédigée au cours de cette rencontre ; le second l’allocution de bienvenue de Mgr Nikifore. Pour les lire, cliquez sur ce lien . Ces deux documents se trouvent sur cette page du site de la Communion anglicane où l’on peut également consulter la liste des membres de cette commission. Une photographie de ceux-ci prise lors de cette réunion est en ligne ici.

Le comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine a formulé de nouveaux thèmes pour la poursuite de ses travaux

Le comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine a terminé ses travaux le 8 septembre sur l’île de Leros (Grèce). Le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a participé à ses sessions. À la suite des discussions, les représentants des Églises locales orthodoxes et de l’Église catholique-romaine ont pris la décision aux termes de laquelle il est nécessaire de préparer un document intitulé « Sur la voie de l’unité dans la foi : questions théologiques et canoniques ». Il est présumé que le document, qui sera préparé par un groupe de rédaction ad hoc, constitué des membres de la commission, fera le bilan des 37 années du dialogue orthodoxe-catholique romain et désignera les problèmes fondamentaux devant être discutés lors de ses prochaines étapes. Le comité de coordination a également reconnu approprié d’aborder l’examen du thème « La primauté et la conciliarité durant le deuxième millénaire et à notre époque ». Ce thème constitue la suite logique du thème « La conciliarité et la primauté durant le premier millénaire », examiné lors de l’étape précédente du dialogue. Dans le nouveau document doit être examiné le développement des événements qui ont amené à la rupture de la communion entre les Églises orthodoxe et catholique au XIème siècle, ainsi que les conséquences de cette rupture pour les chrétiens d’Orient et d’Occident. Une attention particulière sera accordée dans le document à la question de l’uniatisme, qui avait été discutée dans le cadre du dialogue lors des années 1991-2000, mais qui continue de conserver son acuité. Les représentants de l’Église russe et de plusieurs autres Églises orthodoxes ont insisté sur la nécessité de la poursuite de la discussion de ce thème lors des sessions du Comité de coordination. Le matin du 8 septembre, en la fête de la Nativité de la très sainte Mère de Dieu selon le nouveau calendrier, les membres orthodoxes du Comité de coordination ont prié et communié pendant la divine liturgie célébrée dans l’église de la résidence des métropolites de Leros. Le même jour, les membres du Comité de coordination ont visité la cathédrale du diocèse métropolitain, l’église dédiée à l’icône de la Mère de Dieu dite « Toute sainte » qui se trouve dans une forteresse du Moyen Âge, le musée d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le camp des réfugiés des pays du Moyen Orient et d’Afrique séjournant temporairement sur le territoire hellénique. La prochaine séance du Comité de coordination de la commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine aura lieu à la fin de 2018.

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Réunion du comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine

Le 5 septembre, à l’île de Leros, (Grèce), le comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine a débuté ses travaux. La séance a débuté par une réception solennelle donnée à la métropole de Leros, lors de laquelle le métropolite Païssios de Leros (Patriarcat de Constantinople) a salué ses hôtes, ainsi que les représentants des autorités civiles et des forces militaires et navales grecques installées sur l’île. Le co-président de la Commission mixte, l’archevêque Job de Telmessos (Patriarcat de Constantinople) et le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens ont prononcé un discours d’accueil. Le matin du 6 septembre, les membres orthodoxes et catholiques du Comité ont siégé à part, définissant le nouveau thème à aborder dans le cadre du dialogue théologique poursuivi par la Commission mixte après l’adoption, en septembre 2016, à Chieti, en Italie, d’un document sur la conciliarité et le primat dans l’Église du Ier millénaire. Prenaient part à la réunion des membres orthodoxes du Comité : l’archevêque Job de Telmessos, le métropolite Gennade de Sassimes et le métropolite Maxime de Sardes (Patriarcat de Constantinople), le métropolite Hilarion de Volokolamsk, le métropolite Joseph d’Europe occidentale (Patriarcat de Roumanie), le métropolite Basile de Constantia-Ammokhostos (Église de Chypre), le métropolite Chrysostome de Messine (Église orthodoxe de Grèce), le professeur Ph. Iangou (Patriarcat de Jérusalem), le docteur N. Khopp (Église d’Albanie). Pendant la discussion sur le choix du thème pour la nouvelle étape du dialogue orthodoxe-catholique, le métropolite Hilarion a souligné que la question de l’uniatisme restait très actuelle pour l’Église orthodoxe russe, comme pour plusieurs autres Églises orthodoxes locales et devait donc être abordée dans un nouveau document de la Commission mixte. Mgr Hilarion a attiré l’attention sur le fait que le problème des conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme n’a plus été examiné depuis la session plénière de Baltimore (États-Unis), en 2000. Les travaux des réunions mixtes du Comité de coordination, avec la participation de ses membres orthodoxes et catholiques, se poursuivront jusqu’au 8 septembre. Le prêtre Alexis Dikarev, collaborateur du DREE, accompagne le métropolite Hilarion dans son voyage.

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Des tensions se sont manifestées au cours de l’élection du co-président orthodoxe de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe

La XIVème session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe a commencé ses travaux à Chieti, en Italie, le 16 septembre 2016. Dans le cadre de la réunion de la partie orthodoxe de la Commission, qui précédait la réunion plénière, une vive discussion a eu lieu au sujet de l’élection du co-président orthodoxe de la Commission mixte, selon les informations du site Romfea.gr. Conformément au règlement de la Commission, qui a été adopté en 1980, chaque partie au dialogue élit un co-président parmi ses membres. Le patriarche Bartholomée avait au préalable envoyé des lettres dans lesquelles il communiquait la nomination de l’archevêque de Telmessos Job (Getcha) comme membre de la délégation du Patriarcat œcuménique en remplacement du métropolite de Pergame Jean (Zizioulas). Cependant, la proposition d’élection de l’archevêque Job comme co-président de la Commission n’a pas reçu le soutien de la majorité des membres orthodoxes de celle-ci. La raison probable, selon Romfea.gr, était la réputation ambiguë de l’archevêque de Telmessos, qui a été destitué de sa fonction d’archevêque des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, en raison de conflits aigus entre lui, le clergé, le conseil de l’Archevêché, ainsi qu’avec le célèbre Institut théologique Saint-Serge connu dans le monde orthodoxe entier. En outre, S.E. Mgr Job n’a jamais été participant au dialogue entre orthodoxes et catholiques-romains. C’est pourquoi la majorité des membres orthodoxes de la Commission a proposé d’élire le métropolite de Sasime Gennade en tant que co-président. Seuls les représentants des Églises de Roumanie et de Pologne se sont prononcés en faveur de l’archevêque Job. En raison de l’impasse, il a été décidé de suspendre la réunion pendant une heure, afin de demander au patriarche œcuménique de changer sa décision, mais celui-ci l’a maintenue, invoquant le fait que le métropolite Gennade n’est pas membre de la délégation du Patriarcat œcuménique, mais seulement son secrétaire, tandis que les membres de ladite délégation sont le métropolite de Diokleia Calliste et l’archevêque Job, dont l’un doit être élu. Le métropolite Calliste s’est retiré volontairement, invoquant son âge et sa santé. L’archevêque Job a fait part aux membres de la Commission de sa discussion avec le patriarche œcuménique. Il en a résulté qu’en l’absence d’un autre choix, les membres de la Commission ont ratifié sa nomination en tant que co-président.

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L’archevêque Job (Getcha) nouveau co-président de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique

maxresdefaultL’archevêque Job (Getcha) (photographie ci-contre) est le nouveau co-président de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique. Il succède à cette fonction au métropolite de Pergame, Mgr Jean (Zizioulas). Lors de la réception de la délégation orthodoxe au Vatican, à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, le pape François dans son adresse a signalé offrir des prières pour le nouveau co-président. La Commission mixte est présidée par deux présidents, l’un orthodoxe, l’autre catholique.

Source: RISU

Session du Comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine

Du 15 au 18 septembre a eu lieu à Rome la session du Comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine. Le travail du comité a été réalisé sous la présidence du chef du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, Mgr Kurt Koch, et du métropolite de Pergame Jean (Patriarcat de Constantinople). L’Église orthodoxe russe était représentée par le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Au centre des discussions des participants orthodoxes et catholiques-romains se trouvait le projet de document « Sur la voie de la compréhension commune de la catholicité et de la primauté dans l’Église durant le premier millénaire », qui a été établi comme texte de base lors de la XIIIème session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine, qui s’était déroulée à Amman du 16 au 22 septembre 2014, et qui fut modifié de façon significative par le Comité de rédaction de ladite Commission à Rome, en juin 2015. Après avoir introduit les changements nécessaires, le Comité de coordination a approuvé le projet de document, qui sera envoyé pour examen à la XIVème session plénière de la Commission mixte en 2016.

Source

Communiqué final de la treizième réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique

« La XIIIème réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique a été tenue du 15 au 23 septembre 2014 en Jordanie, à Amman, une ville avec une longue histoire liée aux racines du christianisme. La réunion était hébergée généreusement et fraternellement par S.B. Théophile III, Patriarche de Jérusalem. Vingt-trois membres catholiques étaient présents, quelques-uns ne purent assister. Toutes les Églises orthodoxes, à l’exception du Patriarcat de Bulgarie, étaient représentées, à savoir le Patriarcat Œcuménique, le Patriarcat d’Alexandrie, le Patriarcat d’Antioche, le Patriarcat de Jérusalem, le Patriarcat de Moscou, le Patriarcat de Serbie, le Patriarcat de Roumanie, le Patriarcat de Géorgie, l’Église de Chypre, l’Église de Grèce, l’Église de Pologne, l’Église de Pologne, l’Église d’Albanie et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie. La Commission a travaillé sous la direction de ses deux co-présidents, le Cardinal Kurt Koch et le Métropolite Jean de Pergame, assistés par deux co-secrétaires, le métropolite Gennade de Sassime (Patriarcat Œcuménique) et Mgr André Palmieri (Conseil Pontifical pour l’Unité des Chrétiens). Lors de l’ouverture de la session plénière tenue le mercredi 17 septembre à al-Makhtas, le lieu du baptême de Jésus-Christ, la Commission a été chaleureusement accueillie par son hôte, S.B. le Patriarche Théophile III, qui a souligné :  

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 La Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine ».

Source : Amen.gr

Paris: une réunion du comité de coordination de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxes et l’Église catholique

Le 20 novembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, est arrivé à Paris pour participer à la réunion du comité de coordination de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique catholico-orthodoxe où il représente l’Eglise orthodoxe russe. Le métropolite Emmanuel l’a accueilli à l’aéroport.
La commission qui est présidée par le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame du côté orthodoxe et par le cardinal Kurt Koch du côté catholique.
Le 21 novembre, jour de la fête de la Présentation de la Vierge au Temple, selon le calendrier grégorien, les membres du comité ont assisté à la liturgie en la cathédrale grecque Saint-Etienne à Paris.

Sources: diocèse de Chersonèse, Patriarcat de Moscou (photographie de la réunion)

Communiqué de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe – Vienne 2010

Nous vous invitons à lire le communiqué, traduit par nos soins, de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe réunie en 12ème séance plénière du 20 au 27 septembre à Vienne, Autriche.

COMMUNIQUÉ

La douzième réunion de la commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique romaine eut lieu à Vienne en Autriche, une ville historique, un pont entre l’Occident et l’Orient, et qui a une vie œcuménique riche. La réunion, accueillie généreusement et fraternellement par l’archidiocèse catholique romain de Vienne, se déroula du 20 au 27 septembre 2010 dans les locaux de Kardinal König Haus.
Vingt-trois membres catholiques romains y étaient présents ; quelques-uns n’ont pas pu y participer. Toutes les Eglises orthodoxes, à l’exception du Patriarcat de Bulgarie y furent représentées, à savoir le Patriarcat œcuménique, les patriarcats d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Moscou, de Serbie, de Roumanie, de Géorgie et les Eglises de Chypre, de Grèce, de Pologne, d’Albanie et des Pays tchèques et de la Slovaquie.
La Commission a travaillé sous la direction de ses deux coprésidents, l’archevêque Kurt Koch et le métropolite Jean de Pergame, et avec l’aide des deux cosecrétaires, le métropolite Gennadios de Sasime (du Patriarcat œcuménique) et du R.P. Andrea Palmieri (Conseil pontifical pour la promotion de l’unité chrétienne).

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Vienne : déclaration du métropolite Jean Zizioulas sur les travaux de la commission mixte du dialogue théologique entre orthodoxes et catholiques-romains

Pergam Le vendredi 24 septembre, le métropolite Jean Zizioulas, représentant du Patriarcat œcuménique de Constantinople, a fait les déclarations suivantes au cours de la conférence de presse qui a suivi les travaux de la commission mixte internationale catholique-orthodoxe pour le dialogue théologique:
« Il n’y a point de méfiance entre nos deux Eglises. Nos précédesseurs et surtout les chefs de nos Eglises, catholique et orthodoxe, ont préparé la voie pour une discussion amicale et fraternelle. Je dois vous assurer que tel est l’esprit qui a prévalu durant nos discussions. C’est pourquoi, je voudrais vous assurer que si nous poursuivons de la sorte, Dieu trouvera le moyen pour que soient surmontées toutes les difficultés en suspens et pour amener nos deux Eglises, les plus anciennes Eglises, à la pleine communion.
 Nous poursuivons l’étude du premier millénaire mais nous n’avons pas encore tiré de conclusion. Néanmoins, la chose principale et la plus importante que nous avons découverte au cours de la discussion c’est que ce qui a été décidé à Ravenne en Italie semble bien être confirmé par l’histoire du premier millénaire. En d’autres termes, durant le premier millénaire il y avait une reconnaissance du rôle particulier joué par l’évêque de Rome dans l’Eglise. De même, l’évêque de Rome n’agissait point sans concertation avec les autres évêques dans sa propre région et sur le plan universel. Voilà ce que nous découvrons dans l’histoire et il s’agit là d’un aspect important.

 

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Réunion à Vienne de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe

08472b16a5 Depuis le 21 septembre, et jusqu'au 26, la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe tient sa 12ème réunion à Vienne. L'objet de l'analyse de la commission est le rôle de l’évêque de Rome dans la communion de l’Église pendant le premier millénaire. La commission travaille sur un document écrit par le comité de coordination à l'automne 2008 en Crète et qui a déjà fait l'objet d'une analyse à Chypre en octobre 2009.

Sources: Cerkiew.pl (dont photographie), Église russe, Interfax, Amen, Radio-Vatican.

« Chroniques antiochiennes »: les 40 ans de l’institut de théologie du Patriarcat d’Antioche, « Je rêve d’une Eglise », « La commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe » par le métropolite Paul d’Alep

Ces 8ème "Chroniques antiochiennes", de Carol Saba, évoquent le 40ème anniversaire de l'Institut de théologie orthodoxe Saint Jean Damascène à Balamand au Liban, donnent un extrait d'un texte du métropolite Saba de Bosra, "Je rêve d'une Église",  annoncent la traduction prochaine d'une note du métropolite Paul (Yazigi) d'Alep sur la récente réunion de la commission mixte internationale de dialogue théologique  catholique-orthodoxe à Paphos sur l'île de Chypre. Pour les lire, cliquez sur ce lien.

Le communiqué final de la onzième réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique

Zizioulas Le communiqué final de la onzième réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique a été publié. Pour lire une traduction française de celui-ci, cliquez sur ce lien.
Source: Romfea
Photographie, de droite à gauche: l'archevêque de Chypre, Mgr Chrysostome, Mgr Jean (Zizioulas) de Pergame, Mgr Hilarion (Alfeyev) lors de la divine liturgie du 18 octobre (source).

La réunion de la commission internationale mixte pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique à Chypre

2787 Depuis le 16 et jusqu'au 23 octobre, la commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique est réunie à Chypre. Sur celle-ci, Radio-Vatican a émis cette présentation (l'écouter directement), la "Confession de foi" présentée dans cette note y est, entre autres, évoquée; quelques photographies (dont celle ci-contre) se trouvent ici et .

Premier bilan de la Xe session de la commission mixte orthodoxe-catholique pour le dialogue théologique

L’agence
russe Interfax nous informe  que les participants de la Xème session
plénière de la commission mixte orthodoxe-catholique
pour le dialogue
théologique à Ravenne (Italie) en ont signé le document final, malgré le fait
que la délégation du patriarcat de Moscou ait quitté la première séance avec
éclat. L’un des thèmes principaux de la session était la question de la
primauté dans l’Église universelle et la mise au point définitive du document
« Conséquences ecclésiologiques et canoniques de la nature sacramentelle
de l’Eglise. Conciliarité et synodalité dans l’Eglise », qui avait déjà été à
l’ordre du jour lors de la réunion de la commission réunie à Belgrade en
septembre 2006. Interfax cite le communiqué publié par l’agence catholique
Zenit : « Lors de la rencontre (à Ravenne), après l’examen de cette question,
la commission a approuvé un document commun proposant une base solide pour le
futur travail de la commission ».

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L’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) : « Je suis certain que le dialogue sur Stepinac continuera »

Dans une interview au quotidien belgradois « Politika » datée du 20 juillet, l’évêque de Bačka Irénée s’est exprimé sur les suites du dialogue de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale croate au sujet de la canonisation par l’Église catholique-romaine du cardinal Stepinac. Nous publions ci-après in extenso l’interview de l’évêque Irénée, précédée du commentaire de « Politika ».

Le communiqué commun de la Commission mixte  qui a examiné la personne et les actes d’Aloïs Stepinac a provoqué différents commentaires. Ce document, publié après la sixième, à savoir la dernière, session au Vatican, est interprété dans une partie de l’opinion publique comme une complaisance des représentants de l’Église orthodoxe serbe [à l’égard de la partie croate], car en sont éludées les formulations qui feraient ressortir pourquoi la canonisation d’Aloïs Stepinac est inadmissible pour la partie serbe. Le détail le plus controversé est que le communiqué commun a été publié dans deux versions. Dans « la rédaction croate », il est mentionné que Stepinac « a vécu et exercé son ministère lors d’une période historique particulièrement difficile », tandis que dans la traduction serbe de l’original en italien, cette période est appelée « particulièrement problématique ». Dans la version du communiqué de la Conférence des évêques croates, Stepinac est « un éminent pasteur catholique », tandis que dans le communiqué publié par l’Église orthodoxe serbe, celui-ci est « un important pasteur catholique ». L’évêque de Bačka Irénée, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe, membre de la Commission mixte, s’est entretenu avec « Politika » de la façon dont s’est déroulée la dernière session au Vatican et sur ce que l’on peut attendre à l’avenir sur le sujet.

– Les médias croates affirment que le texte du communiqué final a été composé par le père Bernard Ardura, président du président du Comité pontifical pour les sciences historiques. Cela est-il exact ou le texte a-t-il été mis au point par les représentants des deux Églises ?

– Comme le dit le titre même du texte dont il est question, le Communiqué est commun. Les deux parties, comme cela est la règle, ont participé à sa rédaction. Naturellement, le modérateur, le père Bernard Ardura a apporté une contribution significative. Au demeurant, je considère – c’est ce que vous avez dit quelque part – que le texte est équilibré, qu’aucune des parties, ni nous, ni nos interlocuteurs de l’Église catholique-romaine de Croatie, ne peut affirmer que dans le Communiqué, dans son esprit ou dans sa lettre, la position des uns ou des autres est prédominante. Nous n’avions pas de telles ambitions. Il est suffisant que ce qui suit ait été mentionné : « On en est arrivé à la conclusion que les différents événements, interventions, silences et prises de position sont toujours l’objets d’interprétations différentes. Dans le cas du cardinal Stepinac, les interprétations qu’ont données en substance les catholiques croates et orthodoxes serbes restent toujours différentes [dans le texte original italien « divergentes », ndt]». Les affabulations subséquentes sur l’auteur du texte, ensuite la tentative de changer le sens du communiqué commun par une traduction erronée tendancieuse, pour ne pas dire une falsification, une fausse interprétation comme on le dirait à Zagreb, et les pronostics basés sur de telles interprétations, ont pour but d’encourager les apologètes croates de la canonisation, voire peut-être d’influencer le Vatican. Dans ma conception, tout cela est à courte durée, pour ne pas dire insensé. Bien sûr, pour ce qui concerne la responsabilité envers notre partie de la Commission et nos collègues de Croatie, envers les thèmes dont nous nous sommes occupés durant les douze mois écoulés, ce que certains font à Zagreb par leurs commentaires n’est pas correct. En outre, je ne peux affirmer que le contenu de leur triomphalisme et de leurs pronostics est égal au contenu et à la durée d’un ballon gonflable d’enfant, mais je peux affirmer que les arguments de la partie serbe de la Commission étaient fondés sur des documents et des faits irréfutables, quoi qu’en écrivent ou disent certains à Zagreb.

– Quels sont les arguments qui ont été communiqués par les représentants de l’Église orthodoxe serbe et les historiens serbes sur le rôle controversé d’Aloïs Stepinac durant la Seconde Guerre mondiale et sont-ils suffisants, si l’on prend en compte le fait que le Vatican n’a pas permis l’ouverture de ses archives sur Stepinac ?

– Du point de vue orthodoxe, et je crois du point de vue chrétien en général, nous tous absolument dans notre partie de la Commission, évêques et historiens experts, avons agi de façon responsable et selon notre conscience, sans haine ni parti pris. Les arguments que nous avons présentés, tant historiques que théologiques, sont selon nous plus que suffisants. Par ailleurs, nous comprenons l’intérêt justifié de notre opinion publique et des médias quant aux preuves et arguments que nous avons présentés. Mais il est nécessaire qu’il soit clair pour notre opinion publique et nos médias qu’exposer notre argumentation maintenant serait contre-productif.

– Pourquoi cela serait-il contre-productif, alors que le dialogue est terminé ?

– Parce que nous respectons l’accord selon lequel, jusqu’à l’achèvement du processus, le contenu des discussions ne sera pas publié, et le processus n’est pas terminé, mais dure toujours ! Lorsque viendra le temps, tout le matériel de la Commission sera publié et accessible. L’immixtion médiatique dans toute cette affaire ne peut provoquer que la confusion. Mais néanmoins, si nos partenaires croates au dialogue continuent à publier, parfois fort unilatéralement, le contenu des discussions avant le temps, ce que, malheureusement, certains d’entres eux ont commencé à faire, nous devrons aussi réagir de façon appropriée.

-Donc, l’Église orthodoxe serbe attend la suite des discussions entre les deux Églises ?

– Sur un plan général, l’Église orthodoxe serbe ne vit pas dans une réalité parallèle, ni dans l’isolation par rapport à l’orthodoxie universelle et au monde chrétien dans son intégralité. Nous sommes témoins du dialogue vivant, et dans de nombreux domaines, fructueux, de l’Église orthodoxe avec le catholicisme-romain à différents niveaux, du local jusqu’à l’universel. En septembre prochain, par exemple, se tiendra la session suivante des délégations pour le dialogue théologique officiel entre les deux Églises, auquel participent trente théologiens de toutes les Églises orthodoxes locales et trente théologiens de toute l’Église catholique-romaine. Ce dialogue a pour fonction l’examen des questions clés de l’enseignement sur la sainte Trinité et sur l’Église. Par conséquent, le dialogue des deux Églises n’est pas et ne peut être achevé. Lorsqu’il est question en particulier de la question de Stepinac et du rôle de celui-ci, avant, pendant et après la seconde guerre mondiale, je considère qu’il doit être, dans un cadre institutionnel ou un autre, poursuivi, élargi et approfondi. J’espère qu’il en sera ainsi.

– Le Vatican canonisera-t-il Aloïs Stepinac, ou pensez-vous que le pape François s’en abstiendra, du fait que cela porterait atteinte aux relations non seulement des deux Églises, mais aussi de la Serbie et de la Croatie, ainsi que de la Serbie et du Saint-Siège ?

– Si Stepinac sera « proclamé saint », c’est-à-dire canonisé, je ne le sais pas, de même qu’actuellement nul autre ne le sait. La décision est du ressort du pape François. Ce que pense de cela notre Église, et donc moi personnellement, cela est clair d’après les lettres officielles de notre Église au pape et de la décision étonnante de celui-ci, partant du rejet de la possibilité de la canonisation de Stepinac par l’Église orthodoxe serbe, que celle-ci soit reportée, et que la problématique qui la concerne soit examinée de façon responsable dans le dialogue des évêques et historiens serbes et croates dans le cadre de la Commission mixte. Rappelons qu’en Europe et dans le monde, il existe aussi des catholiques-romains, même un certain nombre de catholiques croates, qui pour des raisons de principe morales s’opposent à cette canonisation, ce qui est en général ignoré chez nous. Les documents d’archives et la littérature scientifique sur ce thème sont pratiquement inépuisables et le délai d’un an est trop court. En outre, cela vaut la peine d’attendre également l’ouverture de toutes les archives vaticanes et autres jusqu’à maintenant fermées. Aussi, je suis certain que le dialogue commencé sera poursuivi, soit sous la forme de la prolongation du mandat de la Commission, soit sous une autre forme. Quoi qu’il en soit, nous verrons. Dans ce cas, il ne faudrait pas que ce soit les relations entre États ou entre nations qui soient décisives. C’est la vérité historique qui compte et seule la vérité. Personne d’autre et rien d’autre !

Source : Église orthodoxe serbe

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « L’uniatisme continue de rester la principale pierre d’achoppement au dialogue entre orthodoxes et catholiques ».

Le 16 septembre 2016 a commencé, dans ville de Chieti (Italie), la XIVème session plénière Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Par décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe du 15 juillet 2016, la délégation du Patriarcat de Moscou participant à la session plénière est constituée du métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures (chef de délégation), de l’archimandrite Irénée (Steenberg), recteur du monastère Saint-Silouane-l’Athonite de Sonora, en Californie (Église orthodoxe russe hors-frontières), ainsi que du collaborateur du Secrétariat pour les relations interchrétiennes du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, le prêtre Alexis Dikarev, qui participe à la session en tant que consultant. Avant le début de la session plénière, les représentants des Églises orthodoxes locales se sont réunis séparément pour discuter du déroulement des futurs travaux. Intervenant devant les participants orthodoxes de la session, le métropolite Hilarion a rappelé la nécessité pour la commission de revenir à la question de l’uniatisme, dont la discussion avait commencé dans les années 1990, mais a été interrompue en l’an 2000. « Les agissements des gréco-catholiques en Ukraine et leur rhétorique agressive à l’endroit de l’Église orthodoxe témoignent que l’uniatisme continue à être une plaie ouverte sur le corps du christianisme mondial et la principale pierre d’achoppement au dialogue entre orthodoxes et catholiques » a souligné le métropolite. En raison de l’impossibilité pour le métropolite de Pergame Jean de continuer à remplir les obligations de co-président de la Commission mixte, les délégués orthodoxes, lors de leur session, ont discuté des candidatures possibles pour lui succéder à ce poste. À la suite de cette discussion, l’archevêque de Telmessos Job (Patriarcat de Constantinople) à été confirmé dans cette fonction. La session plénière de la Commission mixte, à laquelle prennent part les représentants de toutes les Églises orthodoxes reconnues, à l’exception du Patriarcat de Bulgarie, a été ouverte par les paroles d’accueil du co-président de la commission pour la partie catholique, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, ainsi que celles de l’archevêque de Telmessos Job, co-président pour la partie orthodoxe, et de l’archevêque catholique de la ville de Chieti, Mgr Burno Forte. À l’issue de la partie solennelle, les membres de la commission ont commencé l’examen du document consacré à la catholicité et la primauté dans l’Église du premier millénaire, approuvé lors de la session du Comité de coordination de la Commission mixte à Rome en octobre 2015.

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La synaxe des évêques du Patriarcat œcuménique a examiné le cheminement des dialogues dans le cadre du mouvement œcuménique

Le cheminement des dialogues théologiques dans le cadre du mouvement œcuménique a été évoqué lors de la synaxe de la hiérarchie du Patriarcat œcuménique. Dimanche dernier, ses travaux ont eu lieu depuis midi jusqu’au soir, puis se sont poursuivis lundi. Le métropolite de Sasimes Gennade a présenté le cheminement de la participation de l’Église orthodoxe, principalement du Patriarcat œcuménique, au Conseil œcuménique des Églises, tandis que le métropolite de Pergame Jean, co-président de la Commission mixte internationale de dialogue théologique entre les Églises catholique-romaine et orthodoxe, a présenté la marche du dialogue entre celles-ci. Il s’en est suivi un dialogue approfondi et exhaustif concernant le positionnement de nombreux hiérarques sur les problèmes posés, dont toutes les incidences ont été examinées dans le cadre des différentes circonstances pastorales de chaque diocèse du Trône œcuménique. Le matin du dimanche, l’archevêque de Thyatire et de Grande Bretagne présidait la liturgie en la cathédrale patriarcale, en présence du patriarche Bartholomée et d’un grand nombre de hiérarques qui participaient à la synaxe. Mais nombre de hiérarques ont aussi célébré dans les autres églises de Constantinople, bénissant et encourageant par leur présence le troupeau certes petit, mais également dynamique de l’archevêché de Constantinople. Après la liturgie et avant le début de la synaxe, le patriarche œcuménique a reçu chacun à leur tour les hiérarques du Trône, qui ont eu ainsi l’occasion de l’informer au sujet de leur ministère et des questions les préoccupant dans leurs diocèses. Le soir, après les travaux de la synaxe, le patriarche œcuménique et les évêques se sont rendus à l’église de la Mère de Dieu dite « Koumariotissa », à Nichori près du Bosphore, d’où était originaire saint Théodore de Byzance [martyrisé par les Turcs en 1795] et dont les reliques reposent aujourd’hui à Mytilène.

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Une réunion du comité de coordination de la commission théologique mixte internationale orthodoxe-catholique

DSC_6522Du 22 novembre à aujourd'hui, le comité de coordination de la commission théologique mixte internationale pour le dialogue entre les Églises catholique et orthodoxes s’est réuni à Rome. Dans son discours du 22 novembre, " le métropolite Hilarion (de Volokolamsk, ndlr) a rappelé que l’une des conditions à la participation de l’Église orthodoxe russe au processus de dialogue orthodoxe-catholique avait été un retour sur le problème de l’uniatisme. Les membres orthodoxes de la rencontre ont soutenu cette position. Le métropolite Hilarion a également proposé de préciser la méthodologie du travail sur le document consacré à la primauté de l’évêque de Rome. Selon le métropolite, cette méthodologie doit tenir compte de l’expérience séculaire de polémique orthodoxe contre les prétentions des papes à l’autorité universelle dans l’Église."

Par ailleurs, toujours à Rome, le pape Benoit XVI a reçu, le 23 novembre, les participants du 2ème forum orthodoxe-catholique qui s’était réuni sur l’île de Rhodes en Grèce, du 18 au 22 octobre 2010, autour du thème des relations entre l’Église et l’Etat dans une perspective historique et théologique.

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Métropolite Hilarion de Volokalamsk: parler de «brèche» dans le dialogue orthodoxe-catholique ne correspond pas à la réalité

Comme l'a précisé Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, le document de travail de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe, diffusé par les médias, ne reflète pas la position de la partie orthodoxe sur la question de la primauté de l'évêque de Rome et ne peut être examiné que comme un matériel de travail pour la poursuite des travaux (ndt: voir cette note). Contrairement aux affirmations de la presse, lors de la réunion de la commission théologique orthodoxe-catholique à Vienne, aucune «brèche» n'a été faite. La réunion a été entièrement consacrée à l'examen du rôle de l'évêque de Rome au Ier millénaire. Un document, discuté l'année dernière à Chypre, avait été préalablement préparé par le comité de coordination de la commission. C'est le brouillon de ce document qui «a fui» dans la presse, et a été publié.

 

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Le métropolite Jean de Pergame (Zizioulas) pour le dialogue avec l’Eglise catholique

2789 A l'occasion de la onzième réunion de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique à Paphos dans l'île de Chypre, le métropolite Jean de Pergame (Zizioulas) a été interrogé par l'Agence de presse athénienne et macédonienne sur le dialogue avec l'Eglise catholique, la rencontre de Ravenne et la récente "Confession de foi". Nous vous proposons une traduction française du grec à partir de la reproduction de cet entretien parue sur le site Amen.gr. Pour lire cet entretien, cliquez ici.

Photographie: Mgr Jean de Pergame entre l'archevêque de Chypre Chrysostome (à droite) et Mgr Gennade de Sassime (à gauche) (source).

Le Patriarcat de Jérusalem pour le dialogue avec l’Église catholique

Theofilos-galitis Comme il est connu, le Patriarcat de Jérusalem participe au dialogue théologique avec l'Église catholique comme le reste des Églises orthodoxes. En vue de l’assemblée de la session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique du 16 au 23 octobre à Chypre, Son Éminence le patriarche de Jérusalem Théophile a invité au patriarcat  Georgios Galitis, professeur émérite du département de théologie de l’Université d’Athènes et représentant du patriarcat au dialogue  pour que ce dernier l’informe sur le suivi du dialogue jusqu’à ce jour, le texte de Ravenne en particulier, et pour lui donner des directives sur sa continuation.

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Importants remous au sein des Églises orthodoxes à propos de la prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue à Chypre

PopeBenedictPatriarchBartholomewRome La prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue qui doit se tenir à Chypre pour, dans la suite de la réunion de Ravenne, discuter de la question de la primauté du pape de Rome, suscite des craintes et d’importants remous dans les Églises orthodoxes, en particulier au sein de l’Église de Grèce.
Une «Confession de foi contre l’œcuménisme» est depuis le mois d’avril proposée à la signature des fidèles orthodoxes, notamment sur plusieurs sites Internet Elle a recueilli à ce jour 8600 signatures, dont celles de six métropolites et évêques grecs, serbe et bulgare, de cinq higoumènes du Mont-Athos, de trente-six higoumènes d’importants monastères de Grèce, de Chypre, de Serbie et des États-Unis, de professeurs de facultés de théologie (dont l’ex-doyen de la faculté de théologie d’Athènes et le professeur de patristique de la faculté de théologie de Thessalonique), de cinq cent trente clercs, moines et moniales de Grèce, du Mont-Athos, de Serbie, de Roumanie, de Palestine et de divers autres pays, et de plusieurs milliers de laïcs de différentes origines. Fait nouveau, ce document n’émane pas de groupes extrémistes non canoniques (habituellement qualifiés de «zélotes», au premier rang desquels se trouvent les «vieux-calendaristes»), mais est promu et approuvé par des personnalités connues et des fidèles rattachés canoniquement à l’Église orthodoxe.
La Sainte-Communauté du Mont-Athos, plusieurs métropolites, et un professeur de dogmatique de l’Université Aristote de Thessalonique ont par ailleurs publié des déclarations indépendantes constituant des mises en garde par rapport à la prochaine réunion de la commission de dialogue à Chypre.
Ce mouvement a pris naissance à la suite de la réunion de Ravenne, qui a constitué un pas important dans le rapprochement du Patriarcat de Constantinople avec l’Église catholique romaine, en particulier pour la reconnaissance d’une certaine primauté du pape de Rome, est s’est trouvé accéléré par la crainte de voir un accord définitif se réaliser sur ce point au cours de la prochaine réunion organisée à Chypre.
Cette réaction a pris suffisamment d’ampleur pour inquiéter le patriarche de Constantinople Bartholomée et son adjoint en matière de politique extérieure (qui est le principal artisan de la politique de rapprochement avec Rome et le président de la Commission internationale mixte de dialogue du côté orthodoxe), le métropolite Jean de Pergame, qui ont tous deux publié des déclarations où est clairement évoqué un risque de schisme au sein de l’Église orthodoxe.

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Réunion à Thessalonique sur le dialogue théologique entre Eglises catholique et orthodoxe

Hier, le mercredi 20 mai 2009, a eu lieu à la Faculté de théologie de l’université Aristote de Thessalonique un congrès universitaire et œcuménique exceptionnel consacré à l’avancement du dialogue théologique officiel entre les Eglises catholique-romaine et orthodoxe. Cette journée, sans précédent en Grèce, organisée par le professeur patrologue Georges Martzelos (département de théologie), est l’occasion de recevoir le cardinal Walter Kasper et le métropolite de Pergame Jean Zizioulas, tous deux coprésidents de la commission mixte internationale de dialogue théologique entre les deux Eglises.

Istanbul – réunion du comité consultatif pour le dialogue entre les orthodoxes et les anglicans

Du 21 au 23 mai 2008 à Istanbul, dans le
siège du Patriarcat de Constantinople, a eu lieu la réunion du comité
consultatif pour le dialogue entre les orthodoxes et
les anglicans.
Du côté orthodoxe, ont participé Mgr
Kallistos (Ware) de Dioklé coprésident du dialogue, Mgr Hilarion, évêque de
Vienne et d’Autriche et président de la représentation de l’Eglise orthodoxe
russe auprès des institutions européennes ainsi que Mgr Nifon de Târgovişte
(Patriarcat de Roumanie)
.
Les participants anglicans ont été le coprésident du dialogue Mgr Marc
Dayar et les révérends Jonathan Goodall et Gregory K. Cameron.

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Un communiqué de l’Eglise russe sur l’Estonie et la commission mixte orthodoxe-catholique

Le département
des relations extérieures du Patriarcat de Moscou a
publié un communiqué
qui revient sur la raison qui a poussé la délégation
de l’Eglise russe à se retirer de la dernière assemblée de la commission mixte orthodoxe-catholique
pour le dialogue théologique à Ravenne.

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Progrès dans le dialogue avec les catholiques romains selon le Patriarcat œcuménique

Les résultats des
dernières discussions
dans le cadre de la commission internationale mixte
pour le dialogue théologique entre les églises catholique romaine et orthodoxe,
qui se sont déroulées à Ravenne en Italie étaient sans conteste positifs, selon
le Patriarcat œcuménique de Constantinople. Le métropolite Jean de Pergame, un
des deux coprésidents avec le cardinal Walter Kasper, exprima une opinion
similaire, lors d’un entretien
avec Asianews
; il confirme ainsi l’appréciation positive déjà
exprimée par le Saint siège.

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«Dialogue manqué» – une interview de Mgr Hilarion (Alfeyev)

Mgr_hilarion
Dans sa réunion du vendredi 12 octobre, lors de sa session d’automne, le Saint Synode du Patriarcat de Moscou, après avoir entendu le rapport de Mgr Cyrille sur la participation de la délégation du Patriarcat de Moscou russe à la Xème session plénière de la commission mixte orthodoxe-catholique pour le dialogue théologique à Ravenne, a entériné la décision de la commission russe de quitter le dialogue à cause d’un désaccord avec le Patriarcat de Constantinople. Le site officiel du diocèse de Chersonèse a publié un communiqué sur la position de l’Église orthodoxe russe à ce sujet précisant que "le Patriarcat de Moscou n’a pas imposé la présence dans cette commission
des délégués de l’Église autocéphale orthodoxe d’Amérique et de l’Église orthodoxe autonome du Japon qui ne sont pas reconnues par le Patriarcat de Constantinople pour fin de ne pas créer de tensions et d’obstacles supplémentaires. Jusqu’à naguère, le Patriarcat de
Constantinople avait agi de la même façon avec "l’Église apostolique
autonome d’Estonie" qu’il avait créée parallèlement à l’Église
orthodoxe autonome d’Estonie reconnue par le patriarcat de Moscou". Le chef de la commission du Patriarcat de Moscou dans son interview donnée au site Internet russe NG Religii donne des explications sur le conflit qui oppose le Patriarcat de Moscou et le Patriarcat de Constantinople. Nous vous proposons ci-dessous la traduction française de cet entretien.

« Le
dialogue manqué » une interview de Mgr Hilarion (Alfeyev)

Votre
Éminence, pouvez-vous raconter ce que c’est passé lors de
la Xème session plénière de la commission mixte
orthodoxe-catholique pour le dialogue théologique à Ravenne.

Tard le soir le 8 octobre, je suis arrivé à
Ravenne. Mais le lendemain matin j’ai découvert que dans la composition de la
délégation orthodoxe de la commission mixte ont été intégrés les représentants
de la soi-disant « l’Église estonienne apostolique», créée en 1996 par le
Patriarcat de Constantinople sur le territoire canonique du Patriarcat de
Moscou. Ils étaient invités par le coprésident orthodoxe de la commission le
métropolite de Pergame Jean (Zizioulas) de manière unilatérale, sans accord des
autres Églises orthodoxes locales.
J’ai fait savoir au métropolite Jean que si ces représentants d’une instance ecclésiale
non reconnue par nous, restaient dans la liste des participants, nous serions
obligés de quitter la séance.

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La délégation de l’Église russe a quitté la séance de la commission pour le dialogue théologique entre orthodoxes et catholiques en raison d’un désaccord

La délégation du Patriarcat de Moscou a quitté mardi la salle de réunion de la commission mixte orthodoxe-catholique pour le dialogue théologique qui s’est ouverte la veille à Ravenne (Italie).
« À leur arrivée à Ravenne, les délégués orthodoxes ont découvert que parmi eux se trouvaient des représentants de "l’Église apostolique estonienne" (EAE) constituée en 1996 par le Patriarcat de Constantinople sur le territoire canonique du Patriarcat de Moscou », a déclaré à Interfax l’évêque Hilarion de Vienne et d’Autriche, chef de la représentation de l’Église russe en Europe, qui fait partie de la commission.

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La délégation de l'Église russe a quitté la séance de la commission pour le dialogue théologique entre orthodoxes et catholiques en raison d'un désaccord

La délégation du Patriarcat de Moscou a quitté mardi la salle de réunion de la commission mixte orthodoxe-catholique pour le dialogue théologique qui s’est ouverte la veille à Ravenne (Italie).
« À leur arrivée à Ravenne, les délégués orthodoxes ont découvert que parmi eux se trouvaient des représentants de "l’Église apostolique estonienne" (EAE) constituée en 1996 par le Patriarcat de Constantinople sur le territoire canonique du Patriarcat de Moscou », a déclaré à Interfax l’évêque Hilarion de Vienne et d’Autriche, chef de la représentation de l’Église russe en Europe, qui fait partie de la commission.

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Réunion de la Commission mixte pour le dialogue entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique à Belgrade

Du
18 au 25 septembre, se déroule à Belgrade la neuvième session de la Commission
mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe et
l’Eglise catholique. Chaque Eglise est représentée par 30 membres. Le
coprésident orthodoxe est Mgr Jean Zizioulas et le coprésident catholique le cardinal Walter Kaspers. La Commission
délibérera sur des thèmes théologiques du domaine de l’ecclésiologie.

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Liban: réunion de la commission mixte de dialogue entre l’Eglise orthodoxe russe et trois Eglises orientales

La commission mixte pour le dialogue entre l’Eglise orthodoxe russe et trois Eglises orientales du Moyen Orient – l’Eglise copte, l’Eglise syriaque et l’Eglise arménienne de Cilicie– s’est réunie du 13 au 15 décembre dernier à Antelias au Liban. Les discussions ont porté sur des questions pastorales et théologiques en vue du dialogue pan-orthodoxe avec les Eglises orientales (non chalcédoniennes).

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Rome : préparation du dialogue théologique catholique-orthodoxe

Le pape Benoît XVI a reçu aujourd’hui au Vatican les membres Comité mixte de coordination de la Commission internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe, indique le Bureau de presse du Vatican. Le comité est composé de 21 membres, 10 catholiques et 11 orthodoxes. Il est co-présidé par le métropolite de Pergame, Jean (Zizioulas) et par le cardinal Walter Kasper. Tous deux président également la Commission pour le dialogue théologique. Une réunion plénière de celle-ci est prévue pour 2006 en Serbie. La précédente a eu lieu en juillet 2000.

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Jovan Nikoloski