19/10/2017
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Archives de catégorie : Actualités

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion a appelé à la réforme du répertoire des chœurs ecclésiastiques

« De nos jours, le répertoire des chœurs ecclésiastiques comprend des œuvres dont le caractère ecclésial ne se reflète que dans le texte, alors que dans leur expression musicale, elles sont absolument séculières », a déclaré le chef du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, à l’occasion du congrès international des chefs de chœurs ecclésiastiques à Moscou, le 1er décembre. Comme l’a fait remarqué le hiérarque, qui est lui-même musicien, dans certaines grandes paroisses urbaines, où il y a des chœurs professionnels, on entend, pendant la communion des célébrants, « des concerts spirituels » « écrits dans un style italien élaboré », « détournant l’attention du clergé de la Communion, et les fidèles de la préparation à celle-ci ». « Beaucoup de chants sont exécutés par les chœurs soit d’une voix trop forte, de telle façon que le célébrant doive crier plus fort que le chœur, ou trop vite, auquel cas le célébrant ne réussit pas à lire les prières prévues. D’autres fois, au contraire, en raison du chant trop long, l’office s’allonge artificiellement. Il arrive que pendant l’office, le sanctuaire vive de sa propre vie, tandis que le kliros – l’emplacement réservé au chœur – vive la sienne ; un acte sacré se déroule dans le sanctuaire, tandis qu’au kliros, il y a quelque chose de tout à fait différent : plutôt un concert, qu’un office » a ajouté le métropolite. Comme celui-ci l’a souligné, le chant pendant l’office doit se distinguer par une pénétration spirituelle particulière, il doit aider le fidèle à pénétrer l’esprit de l’office, et « être le plus loin possible de ces modèles de musique de concert, séculière, que jusqu’à maintenant on exécute souvent dans nos églises ». « Dans la célébration de la Liturgie ne sont pas permis la théâtralité, le vedettariat, l’artificialité. Le célébrant ne doit pas exprimer ouvertement ses émotions, ses sentiments, ce qu’il éprouve, il ne doit pas par sa célébration attirer l’attention sur lui-même, afin que l’attention principale des fidèles soit toujours concentrée non sur lui, mais sur Celui qui accomplit véritablement la Liturgie – le Christ. Ce qui est dit ici se rapporte également aux diacres qui, parfois, transforment l’office en théâtre, utilisant toute la richesse de leurs capacités vocales, artistiques, afin de produire une plus grande impression sur le public », a-t-il poursuivi. Comme le considère le hiérarque, un autre problème de nombreux chœurs est l’absence de volonté de changer le répertoire. « De semaine en semaine, d’année en année, on exécute les œuvres des mêmes compositeurs du XIXème siècle, comme si rien de nouveau ne s’était fait depuis dans la littérature musicale ecclésiale. Or, la renaissance de l’Église, sans précédent par ses dimensions, qui a commencé en 1988, a touché également le domaine de la musique spirituelle. Toute une pléiade de compositeurs de musique ecclésiale est apparue les années passées » a-t-il conclu.

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Bertrand Vergely : « Le bon Samaritain » – lundi 5 décembre

Bertrand Vergely nous parlera le 5 décembre 2016 du “bon Samaritain” dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu, à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

7e conférence du p. Razvan Ionescu “Défi de l’irrationnel et son approche philosophique-scientifique et théologique” – 9 décembre 2016

Le vendredi 9 décembre, à partir 19h30,  le père Razvan Ionescu nous parlera, dans sa septième conférence, sur le défi de l’irrationnel et son approche philosophique-scientifique et théologique. Lieu du cours : L’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 286 rue Saint-Jacques, Paris – 5e : Entrée payante : 5 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.  Ouverture des portes à partir de 19 h.

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie a pris position sur le Concile de Crète et le texte « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »

En date du 29 novembre, l’Église orthodoxe de Bulgarie a arrêté sa position sur le Concile de Crète et en particulier le texte de ce Concile intitulé « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste [et non pas « l’ensemble » comme il est dit dans la traduction française officielle, ndt] du monde chrétien ». Nous publions ci-dessous le texte intégral du document du Saint-Synode :

« Prise de position du Saint-Synode [de l’Église orthodoxe bulgare] concernant le Concile de Crète (2016) et le texte ‘Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien’.

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie, lors de sa session du 15 novembre (protocole n° 22), siégeant au complet, a examiné le texte ‘Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien’ adopté par le Concile ayant eu lieu en juin de cette année en Crète, a pris la position suivante :

Lors de la session du 1er juin 2016, protocole n° 12, le Saint-Synode, siégeant au complet, décida de proposer le report du Grand et Saint Concile de l’Église orthodoxe, afin que la préparation à sa réalisation fût continuée. Dans le cas contraire, le Saint-Synode avait décidé que l’Église orthodoxe bulgare n’y participerait point.

Par la suite, les Saints-Synodes d’autres Églises orthodoxes locales participant à l’organisation du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe sont intervenus avec des propositions semblables. Puis quatre Églises locales autocéphales ont déclaré leur non-participation (dans l’ordre chronologique) : l’Église orthodoxe bulgare (décision du 1er juin de cette année), le Patriarcat d’Antioche (décision du 6 juin de cette année), l’Église orthodoxe de Géorgie (décision du 10 juin de cette année), l’Église orthodoxe russe (décision du 13 juin de cette année). Du 16 au 27 juin de cette année, en l’Académie orthodoxe de Crète, République de Grèce, a été réalisé le Grand et Saint Concile de l’Église orthodoxe planifié, mais sans la participation de quatre Églises locales, et en l’absence de l’Église autocéphale orthodoxe en Amérique (OCA) reconnue comme telle par l’Église orthodoxe de Bulgarie et dont la participation, dès le début, n’a pas été prévue, pas même en tant qu’hôte. Au Concile étaient présents les représentants des médias et les invités de communautés religieuses hétérodoxes (catholique-romaine, anglicanes et d’autres).

Le Concile réalisé en Crète, a voté et adopté avec certaines modifications six documents préconciliaires, et également son « Encyclique » ainsi que son « Message ». 33 évêques participant au Concile n’on pas signé le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », et certains des hiérarques non signataires (parmi eux des théologiens orthodoxes faisant autorité) ont publié des explications de leur position. Par sa lettre, protocole n° 798 du 14.07.2016 (Référence de la réception à la chancellerie du Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie :  n° 498 du 20.09.2016), S.S. le patriarche œcuménique Bartholomée a expédié au Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie les documents votés et adoptés par le Concile. Après une traduction spécialisée, effectuée par un traducteur autorisé dans le but donné, les métropolites diocésains [de l’Église orthodoxe bulgare] ont reçu lesdits documents.

La première conclusion importante est que, par rapport à leur rédaction préconciliaire, les documents votés et adoptés par le Concile de Crète ont subi certaines modifications, mais celles-ci ne sont pas essentielles et elles sont insuffisantes pour que lesdits documents soient adoptés de façon panorthodoxe.

I. Sur le document « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ».

1. En ce qui concerne le texte du point 4, on peut dire que l’Église orthodoxe sous « l’union de tous » a toujours compris la réunion à elle ou le retour dans son sein, par le saint Baptême, la sainte Chrismation et la Pénitence, conformément aux règles canoniques de l’Église, de tous ceux qui errent selon les éléments de ce monde, et qui se sont séparés d’elle par l’hérésie et le schisme. L’Église une, sainte, catholique et apostolique n’a jamais perdu l’union dans la foi et la communion dans le Saint-Esprit, et ne peut accepter l’expression « rétablissement de l’unité » avec « les autres chrétiens », étant donné que ladite unité existe immuablement dans le Corps du Christ et que seuls l’unité et l’unicité constituent les propriétés essentielles de l’Église. De même que l’Église orthodoxe ne peut pas non plus adopter les différents enseignements et conceptions sur lesquels les hétérodoxes fondent ladite unité. Telles sont les théories sur l’existence d’une quelconque « unité » apparente de toutes les confessions chrétiennes comme, par exemple, l’enseignement sur « l’église invisible », la « théorie des branches », « la théologie baptismale » ou « l’égalité des dénominations ». Toutes ces théories peuvent êtres reliées à l’enseignement scolastique sur la grâce créée du Saint-Esprit, qui a été conciliairement condamné par la Sainte Église. Si au contraire on accepte une telle doctrine, l’existence de la grâce Divine dans les différentes confessions chrétiennes, se différenciant dans différentes dénominations qualitativement et quantitativement, peut alors être fondée. Conformément à cette théorie hétérodoxe, il est admis que pour autant que des actes liturgiques soient accomplis dans une communauté chrétienne, ils peuvent de différentes façons produire la vie dans la grâce, qui varie en fonction de l’état de chaque confession. Cette théorie théologique affirme que soi-disant les actes liturgiques peuvent donner l’accès au salut des chrétiens des communautés correspondantes, auxquelles ils appartiennent. En raison de cette existence supposée de la grâce dans chaque dénomination chrétienne, il conviendrait d’entreprendre des efforts communs afin que soit atteinte la plénitude de l’unité en Christ (cf. décret du l’œcuménisme du Concile Vatican II).

2. En ce qui concerne la recherche « l’unité perdue de tous les Chrétiens », exprimée et confirmée par le point 5, nous considérons que cela est inacceptable et inadmissible, étant donné que l’Église orthodoxe n’a jamais perdu son unité interne, malgré les hérésies et les schismes qui constituent un détachement du Corps de l’Église, par lequel le Corps mentionné ne perd pas son intégrité ontologique initiale, qui est renfermée dans l’indivisibilité ontologique de l’Hypostase du Christ.
3. Dans les points 6, 16 et 20 est reconnue « l’appellation historique » «des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes qui ne se trouvent pas en communion avec elle », malgré le fait que dans le point 1 du document est affirmé autre chose, à savoir qu’aucune communauté hérétique ou schismatique ne peut être appelée « Église ». L’existence d’une pluralité d’Églises est inadmissible, conformément aux dogmes et aux canons de l’Église orthodoxe. En outre, on part initialement du principe, dans le point 2, que « L’Église orthodoxe assoit l’unité de l’Église sur le fait qu’elle a été fondée par notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi que sur la communion dans la Sainte Trinité et dans les sacrements. Cette unité s’exprime à travers la succession apostolique et la tradition patristique, et elle a été vécue jusqu’à ce jour en son sein ».
L’addition de l’expression « appellation historique », ainsi que l’explication selon laquelle les confessions hétérodoxes ne se trouvent pas en communion avec l’Église orthodoxe, n’ôte pas le caractère problématique et erroné du texte donné. Dans le passage mentionné au point 6 du document, sont juxtaposées des réalités contradictoires. Est-ce que l’appellation « orthodoxe » rapportée à l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique et qui constitue une appellation historiquement confirmée, diminue sa réalité et sa signification ? Toute appellation juste, surgissant dans l’histoire, reflète une essence définie, une réalité existante. Dans le cas contraire, elle est un concept sans ampleur réelle, simplement quelque nom sans objet réel, qui l’exprimerait ou la refléterait. Un tel nom sans objet réel constitue une fiction.
Dans une telle configuration, il fallait alors mentionner dans le document conciliaire que « l’appellation historique » des « églises », appliqué aux communautés s’étant détachées de l’Église orthodoxe, est une appellation fictive, sans référence réelle à la réalité. Si nous n’émettons pas la réserve en question, l’appellation historique « Églises hétérodoxes » aura une référence historique réelle, à laquelle elle se rapporte. C’est-à-dire que nous reconnaissons l’existence réelle d’autres Églises, distinctes de l’orthodoxe, ce qui entre en contradiction évidente avec le point 1 et les paroles initiales du point 6 du document (L’Église Une et Unique).
4. L’affirmation contenue dans le paragraphe 12 selon laquelle « au cours des dialogues théologiques, le but poursuivi par tous est le même : le rétablissement de l’unité dans la vraie foi et dans l’amour », est trop simpliste et non exhaustive des dimensions du processus. L’unité suppose l’identité de la foi, l’unanimité et l’unité d’action dans toutes les définitions dogmatiques et les règles ecclésiales, confirmées par les Conciles œcuméniques, de même que dans la tradition liturgique et la vie sacramentelle dans le Saint-Esprit. La façon de réaliser cette unité repose sur la pénitence, la confession de la foi orthodoxe et le Baptême.
5. Dans le point 20, il est indiqué que « les perspectives des dialogues théologiques engagés par l’Église orthodoxe avec les autres chrétiens sont toujours déterminées sur la base des principes de l’ecclésiologie orthodoxe et des critères canoniques de la tradition ecclésiastique déjà constituée », mais il serait plus exact de remplacer l’expression « de la tradition ecclésiastique déjà constituée », par « la tradition de l’Église orthodoxe ».
6. L’impression générale du document donné est la suivante : il contient de nombreuses expressions ambiguës et de termes ecclésiologiques impropres. C’est également un fait important que le but fondamental des dialogues théologiques menés avec les confessions hétérodoxes ne soit pas mis en évidence dans le document de façon fondée et exhaustive, à savoir le retour des hétérodoxes selon l’ordre canonique dans le sein de l’Église orthodoxe. De même, les fondements et principes essentiels des dialogues donnés ne sont pas manifestement pas formulés. Au lieu de cela, dans le point 16 et suivants, l’organisation non gouvernementale « Conseil œcuménique des Églises » à laquelle, Dieu soit loué, l’Église orthodoxe bulgare ne participe plus depuis longtemps, est légitimée.
7. Contrairement à l’objectif principal que nous avons mentionné plus haut dans le point 6 du document (points 9, 10, 11, 12, 13, 14 et 15), la méthodologie de conduite des différents dialogues est réglementée de façon cohérente et exhaustive.
8. Le texte du point 22 présuppose l’infaillibilité du Concile qui s’est réuni en Crète et l’attitude non critique envers celui-ci, étant donné que dans le point concerné, il est affirmé que « la préservation de la foi orthodoxe pure n’est sauvegardée que par le système conciliaire qui, depuis toujours au sein de l’Église, constitue l’autorité suprême en matière de foi et des règles canoniques ». Mais on pourrait mentionner des périodes entières de l’histoire ecclésiastique qui montrent que le critère définitif de confirmation des Conciles œcuméniques est la conscience dogmatique vigilante de tout le plérôme orthodoxe. Le système des Conciles œcuménique et panorthodoxes ne peut assurer automatiquement et mécaniquement la justesse de la foi confessée par les chrétiens orthodoxes.
II. Conclusion principale
Le Concile qui s’est déroulé en Crète n’est ni grand, ni saint, ni panorthodoxe.
1. Et ce, tant en raison de la non participation d’un certain nombre d’Églises locales autocéphales, que des fautes organisationnelles et théologiques qui y ont été permises. Malgré cela, nous respectons et estimons les efforts de tous les organisateurs et participants à sa réalisation.
2. L’examen attentif des documents adoptés au Concile de Crète nous amène à la conclusion que certains d’entre eux contiennent des affirmations non conformes à l’enseignement ecclésial orthodoxe, à la tradition dogmatique et canonique de l’Église, à l’esprit et à la lettre des Conciles œcuméniques et locaux.
3. Les documents adoptés en Crète sont sujets à une nouvelle discussion théologique dans le but de les rectifier, rédiger à nouveau et corriger, ou de les remplacer par d’autres (nouveaux documents) dans l’esprit et la tradition de l’Église.
L’Église orthodoxe bulgare constitue une partie indissociable, un membre vivant de l’Église une, sainte, catholique et apostolique. En tant que partie du Corps du Christ, sur le territoire local de la Bulgarie et des diocèses bulgares à l’étranger, l’Église orthodoxe de Bulgarie continuera à l’avenir également à rester en communion eucharistique fraternelle, en communion spirituelle, dogmatique et canonique avec toutes les autres Églises orthodoxes locales – tant avec celles qui ont participé au Concile de Crète que celles qui ses sont abstenues. L’Église n’est pas une organisation séculière, mais un organisme divino-humain. Elle ne doit pas être sujette dans sa vie conciliaire à l’influence des intérêts politiques et séculiers et aux divisions en résultant. Son chef est le Seigneur Jésus-Christ, qui est « la voie, la vérité, et la vie ».
Les principes d’autocéphalie et de conciliarité de la vie ecclésiale non seulement ne se contredisent pas, mais se complètent mutuellement, découlant l’un de l’autre et se trouvant entre eux en pleine unité ».

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Pour la première fois depuis 1917 a lieu à Moscou un congrès des chefs de chœurs et des chantres ecclésiastiques

Le congrès pan-ecclésial consacré à la thématique de direction des chœurs aura lieu en Russie pour la première fois depuis 1917. Les participants au forum, qui se tiendra à Moscou pendant trois jours, discuteront des questions de la préservation de la tradition séculaire du chant ecclésial russe en tant que partie indissociable de l’office liturgique orthodoxe. Sont invités au congrès tous les diocèses de l’Église orthodoxe russe, les monastères stavropégiaques, et les écoles religieuses spécialisées. Environ 200 délégués officiels, venant de plus de 20 pays, y participeront. Il est prévu que patriarche de Moscou Cyrille préside les travaux du congrès. Lors de la clôture de celui-ci, le jour de la fête du saint hiérarque Philarète, métropolite de Moscou, le primat de l’Église orthodoxe russe célébrera la divine liturgie en la cathédrale du Christ Sauveur, et les chants seront assurés par la chorale des délégués du congrès. « C’est la première fois qu’une rencontre de dirigeants, chanteurs, compositeurs et professeurs dans le domaine du chant liturgique aura lieu avec une telle ampleur. En outre, le cercle des participants des séances plénières du congrès et les rencontres avec le patriarche ne seront pas limités aux seuls délégués officiels. Nous serons heureux de voir, pendant ces jours, tous ceux qui participent au chant ecclésial. L’accès à la salle des sessions sera libre pour les chefs de chœurs et les chantres ecclésiastiques », a déclaré l’higoumène Pierre (Eremeyev), recteur de l’Université russe orthodoxe et président du comité d’organisation du congrès. Comme il l’a dit, l’initiateur du congrès a été le patriarche Cyrille. Le congrès a été préparé pendant presqu’un an. Pendant ce temps, une enquête a été réalisée auprès des diocèses, ce qui a permis de procéder à une liste des questions les plus actuelles dans le domaine du chant ecclésial, qui ont été portés à l’ordre du jour des travaux du congrès.

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Le grec moderne est introduit comme deuxième langue étrangère dans le programme des écoles en Russie

Olga Vasiliev, ministre de l’Instruction publique de Russie et Konstantinos Fotakis, ministre délégué à la Recherche au ministère grec de l’Éducation, de la Recherche et des Cultes, ont signé un accord de coopération bilatérale dans le domaine de l’éducation, lors d’une cérémonie qui a eu lieu vendredi dernier à Athènes. C’est ainsi que la langue grecque moderne deviendra la deuxième langue étrangère, que les élèves pourront choisir en Russie. Mme Vasiliev a mentionné que la signature de l’accord constitue l’aboutissement d’un travail commun. « Je me réjouis de l’intérêt des Russes pour l’étude de la langue grecque. Nous avons le même type de civilisation, la même religion, et des racines chrétiennes communes », a déclaré Mme Vasiliev. À son tour, M. Fotakis a remarqué que la présente mesure doit constituer un tremplin pour le renforcement de la coopération dans le domaine de l’éducation et le point de départ de nouvelles possibilités. M. Fotakis a souligné que la Grèce est intéressée par un travail commun dans le domaine énergétique, de la santé publique, des produits pharmaceutiques, de la culture, des nouvelles technologies etc. Il convient de souligner que dans les prochains jours seront ouvertes des cathèdres de langue et de littérature russe à l’Université Capodistria d’Athènes. Mme Vasiliev a également mentionné qu’il est prévu d’ouvrir de nouvelles cathèdres de langue grecque en Russie. Actuellement, la langue grecque est enseignée dans quatre établissements russes d’enseignement supérieur. Une émission à ce sujet a été diffusée sur la chaîne TV grecque SKAI. Périclès Mitkas, recteur de l’Université de Thessalonique considère qu’il s’agit là d’un événement heureux, résultat d’efforts communs de nombreuses années des parties grecque et russe, entre autres de l’Université de Thessalonique et de l’Université d’État du Kouban, avec laquelle la première a l’expérience d’une longue et fructueuse expérience. Le fait est particulièrement significatif que cet accord entre les deux pays a eu lieu précisément maintenant, alors que l’on célèbre l’année croisée de la culture en Russie et en Grèce. On prévoit que l’enseignement de la langue grecque commencera en Russie à compter de la nouvelle année scolaire, et qu’il se diffusera dans les régions méridionales du pays, où vit un grand nombre de personnes d’origine grecque, ainsi que dans les villes et régions de Russie où il y a un grand intérêt pour la culture et la langue grecques.

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Métropolite Jérémie de Suisse : « Le saint et grand Concile à Crète et son impact sur nos paroisses »

Nous vous invitons à regarder la vidéo de la conférence de Mgr Jérémie de Suisse : « Le saint et grand Concile et son impact sur nos paroisses », prononcée 26 novembre à l’occasion de la fête patronale de l’église Sainte-Catherine à Chambésy (Susisse). Vous pouvoir voir les photographies de la fête sur la page Facebook de la paroisse.

Déclaration du métropolite de Naupacte Hiérothée au sujet du Concile de Crète

Lors de la dernière Assemblée des évêques de l’Église de Grèce (23-24 novembre 2016), Mgr Théologue, métropolite de Serrès, a lu son rapport intitulé « Information sur les travaux effectués par le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe », et une très large discussion s’en est suivie sur son contenu ; puis des décisions ont été prises. Le rapport consistait de trois points principaux, premièrement, le système conciliaire de l’Église et la préparation du Saint et Grand Concile, deuxièmement, la contribution continuelle de notre Église dans la préparation et la formation de ses textes et, troisièmement, les propositions à leur sujet. En fait, le rapport était axé sur l’information des membres de l’Assemblée des évêques [de l’Église orthodoxe grecque] au sujet du Concile de Crète et des décisions que devrait prendre celle-ci. Lors des sessions [de l’Assemblée des évêques], je suis intervenu oralement à deux reprises, et j’ai soumis un texte pour le procès-verbal, dans lequel j’ai analysé plus en détails mes opinions. Je publierai ci-après ma principale intervention qui a eu lieu le premier jour de l’Assemblée.

J’ai écouté attentivement le rapport de S.E. le métropolite de Serrès et de Nigriti Théologue et je le remercie pour la peine qu’il s’est donnée, la confession qu’il a donnée au début et pour ses propositions. Pour ce qui concerne ce que je vais soutenir par la suite, je procèderai à certains développements. J’ai écrit un texte que je déposerai pour le procès-verbal, tandis que j’ai été contraint à souligner certains points essentiels pour le sixième texte, décisif, intitulé « L’Église orthodoxe et le reste du monde chrétien ».

1. La préparation de ce Concile n’était pas suffisante. Le texte qui a été élaboré par la 5ème Conférence préparatoire préconciliaire n’était pas connu de la hiérarchie. Nous l’avons reçu avec les signatures des Primats en janvier 2016. Il convenait qu’il y ait un débat à l’Assemblée des évêques [de l’Église orthodoxe de Grèce] préalablement à leur signature par les Primats. De même, nos délégués à la 5ème Conférence préparatoire préconciliaire ont informé le Synode permanent [de l’Église orthodoxe de Grèce] que le texte final intitulé « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien », « exprime absolument la position panorthodoxe sur les thèmes concrets, de façon équilibrée et dans le cadre de l’ecclésiologie orthodoxe, telle qu’elle a été formulée et préservée par la Tradition patristique et conciliaire de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». Or, ces constatations ne sont pas correctes, parce que le texte, tel que cela a été exprimé par de nombreuses personnes, était problématique, raison pour laquelle il a été corrigé.

2. Le Concile qui s’est réuni en Crète, comme je l’ai souligné à plusieurs reprises, était un Concile des Primats et de leur suite. Après avoir suivi tout le travail du Concile de Crète, j’observe qu’il existe aussi des points positifs, qui ont été mentionnés dans le rapport [de Mgr Théologue] et je les ai notés dans mon texte qui a été publié. Il est de notre devoir de le souligner. Les cinq premiers textes sont généralement bons, il existe quelques carences, raison pour laquelle il était nécessaire que j’exprime par écrit mes réserves dans deux cas. Les deux des cinq textes, je les ai signés avec des réserves explicites, concernent le sens de la personne et les conséquences ecclésiologiques des mariages mixtes.

3. Le texte qui constituait la base du Concile était le sixième, intitulé « L’Église orthodoxe et le reste du monde chrétien ». Le texte final présente beaucoup de problèmes, malgré quelques bonnes formulations à caractère général. Or, lorsque les procès-verbaux du Concile, où sont reflétés les points de vue authentiques de ceux qui ont décidé et signé les textes, il apparaîtra alors clairement qu’ont dominé au Concile la théorie des branches, la théologie baptismale et principalement le principe de l’inclusion, c’est-à-dire le glissement du principe de l’exclusion [des communautés hétérodoxes du concept d’Église Une, ndt] vers le principe de l’inclusion. Ce sixième texte n’était pas mûr pour la décision et la signature, raison pour laquelle nous avons proposé différentes corrections, lesquelles cependant n’ont pas été adoptées, et que j’ai notées dans le texte que j’ai envoyé à tous les membres de la hiérarchie [de l’Église orthodoxe de Grèce]. Il est caractéristique que le texte [du Concile] a été corrigé dans les quatre langues après l’achèvement des travaux du Concile. Quoi qu’il en soit, on peut observer des passages contradictoires. À mon avis, ce texte n’est pas théologique, mais diplomatique. Or, l’unité de l’Église ne s’appuie pas sur des textes diplomatiques, comme cela a été manifesté dans l’histoire, par exemple « l’Ecthèse » de l’empereur Héraclius et le « Typos » de l’empereur Constant II. Ensuite, au cours des travaux du Concile en Crète ont été exprimées certaines falsifications de la vérité pour ce qui concerne saint Marc d’Ephèse, le Concile de 1484 et le texte conciliaire des Patriarches d’Orient, en 1848, concernant le mot « Église » utilisé pour les chrétiens qui se sont détachés de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

4. Dans le sixième paragraphe du sixième texte, a été acceptée par les Églises présentes la nouvelle proposition soumise par notre propre Église. Concrètement, la décision [originelle ndt] de la hiérarchie [de l’Église orthodoxe de Grèce] était : « L’Église orthodoxe connaît l’existence historique des autres Confessions et Communautés chrétiennes ne se trouvant pas en communion avec elle ». Après l’opposition d’autres Églises, notre Église a formulé une nouvelle proposition : « L’Église orthodoxie accepte l’appellation historique des autres Églises et confessions hétérodoxes ne se trouvant pas en communion avec elle ». Or, nous n’étions pas dotés par la hiérarchie [de l’Église orthodoxe de Grèce] du pouvoir d’altérer les décisions de celle-ci, comme l’ont dit de nombreux hiérarques [de l’Église orthodoxe de Grèce] présents [au Concile]. Ensuite, il n’y a pas eu de discussion pour accepter le changement en question, il y a eu un simple vote et encore en vitesse. D’autres propositions, comme « le reste du monde chrétien », « les non orthodoxes », « ceux qui sont en dehors d’elle [de l’Église] », etc. auraient pu être adoptées. En outre, par la nouvelle proposition ont eu lieu différents changements, qui de mon point de vue sont problématiques, à savoir : la phrase « L’Église orthodoxe connaît » par la phrase « L’Église orthodoxe accepte ».

La phrase « l’existence historique » a été remplacée par la phrase « l’appellation historique ». Il n’y a pas d’appellation sans existence, car autrement est exprimé un nominalisme ecclésiologique. Sinon, acceptons l’appellation « Macédoine » pour l’État de Skoplje, pour avoir prévalu durant de nombreuses années.

La phrase « Communautés et confessions chrétiennes » a été remplacée par la phrase « Églises et confessions chrétiennes hétérodoxes ». Le mot « hétérodoxe » en relation avec l’Église orthodoxe signifie hérétique. En conséquence, attribuer l’adjectif hétérodoxe à l’Église est contradictoire. La parole de saint Marc d’Ephèse est caractéristique : « Ce n’est pas par un juste milieu, ô homme, que les affaires ecclésiastiques ont été corrigées. Il n’y a aucun milieu entre la vérité et le mensonge ». Il faut également mentionner que le terme Église n’est ni un descriptif, ni une image, mais qu’il manifeste le Corps réel du Christ, conformément à l’enseignement de l’Apôtre Paul : « Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éph. I, 22-23). Cela signifie que l’Église est identifiée avec le Corps divino-humain du Christ et, puisque le Chef est un, le Christ, et le Corps du Christ est un, « Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous » (Éph. 4, 4-6). Ainsi, la nouvelle proposition ne se conforme pas « à l’esprit de la hiérarchie [de l’Église orthodoxe de Grèce]», comme le mentionnait le communiqué de presse [de l’Église orthodoxe de Grèce] du jour concerné (25.6.2016), mais constitue une proposition diplomatique.

5. Ce qui est cependant le plus important dans cette affaire est que la nouvelle proposition, tandis qu’elle semble à première vue sans danger, est néanmoins anti-orthodoxe. Pour soutenir ce point de vue, je mentionnerai deux commentaires théologiques. Le premier est que l’idée selon laquelle une Église peut être caractérisée comme hétérodoxe-hérétique a été condamnée par les Conciles du XVIIème siècle à l’occasion de la « Confession de Loukaris », laquelle semble avoir été écrite ou adoptée par le patriarche de Constantinople Cyrille Loukaris. Il s’agit de la phrase [dudit patriarche] selon laquelle « il est vrai et certain que l’Église dans son cheminement puisse se tromper et choisir au lieu de la vérité, le mensonge ». Les décisions des Conciles du XVIIème siècle ont statué que l’Église ne peut faire erreur. Ainsi, ou bien il existe une Église sans enseignements hérétiques, ou bien il existe un groupe hérétique qui ne peut être appelé Église. Le deuxième commentaire théologique est que cette nouvelle proposition exprime le point de vue protestant sur l’Église invisible et l’Église visible, qui est une « ecclésiologie nestorienne ». À la fin du texte [du Concile de Crète], il est écrit : « D’après la nature ontologique de l’Église, son unité ne saurait être perturbée. ». Ici est sous-entendue l’Église invisible qui est unie, c’est ce que signifie « ontologique ». La suite de la phrase, qui est introduite par « cependant», continue ainsi : «l’Église orthodoxe accepte l’appellation historique des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes qui ne se trouvent pas en communion avec elle », cela sous-entendant l’Église visible qui est divisée. Luther, mais principalement Calvin et Zwingli, pour affirmer leur identité lorsqu’ils se détachèrent de Rome, ont développé la théorie d’Église invisible et visible. Conformément à ce point de vue, l’unité de l’Église invisible est acquise, tandis que les Églises visibles sur terre sont divisées et luttent pour trouver l’unité. Vladimir Lossky, commentant cette théorie, affirme que celle-ci est un « nestorianisme ecclésiologique », lorsqu’elle divise l’Église entre celle qui est invisible et celle qui est visible, à l’instar, des natures divine et humaine dans le Christ [selon Nestorius, ndt]. De cette théorie sont dérivées d’autres théories comme celle des branches, la théologie baptismale et autres.

6. Proposition. Après tout ce qui précède, je pense, puisque le texte contient beaucoup de contradictions, que si la hiérarchie ne le rejette pas, qu’elle soit au moins réservée sur son contenu et qu’elle décide que le texte en question soit l’objet d’un réexamen et d’une révision par un autre Concile qui aura lieu dans l’avenir, et ce pour les raisons suivantes :

a) Nombreux sont ceux qui ont compris que ce texte a été écrit et décidé en vitesse et qu’il n’est pas finalisé, étant donné en outre qu’il a été signé par les évêques le dimanche matin, pendant la divine Liturgie.
b) Le Concile de Crète a exprimé le vœu que de tels Conciles se répètent régulièrement pour régler différents problèmes. Au demeurant, beaucoup de questions sont restées en suspens, lesquelles nécessitent une action immédiate.
c) L’Église d’Antioche a considéré le Concile comme [Synode] préconciliaire, ce que l’Église de Serbie soutient également, et récemment, l’Église de Roumanie a décidé que les textes adoptés en Crète peuvent être retouchés partiellement, développés par un futur Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe et perfectionnés, sans pression du temps, et avec le consensus panorthodoxe.
d) Cela est la pratique habituelle dans le système conciliaire orthodoxe. Les Conciles œcuméniques ont connu de nombreuses sessions qui ont duré de nombreuses années. Nous avons également le Concile Quinisexte, qui a complété en droit canon les Vème et VIème Conciles œcuméniques, et encore le Concile Prime-second (861), et les Conciles hésychastes sous St Grégoire Palamas, qui sont considérés comme un seul Concile. Une telle proposition évitera les schismes qui peuvent se produire dans l’Église.

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Interview du métropolite de Varsovie et de toute la Pologne Sava à l’Agence RIA Novosti

La perception en Pologne de la crise ecclésiale et politique en Ukraine, l’atmosphère au Concile de Crète qui n’est pas devenu panorthodoxe, la première église orthodoxe polonaise à Bruxelles, les migrants du Moyen Orient qui ravivent le Christianisme en Europe, sont autant de thèmes qui ont été soulevés dans une interview par l’Agence RIA Novosti du métropolite de Varsovie Sava, qui a participé aux solennités à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche de Moscou Cyrille.

– Votre Éminence, vous êtes liés depuis longtemps par des liens amicaux avec le patriarche Cyrille. Est-ce que ces liens aident à la préservation de bonnes relations entre les Églises orthodoxes russe et polonaise, en tenant particulièrement compte de la situation politique complexe entre nos pays ?

– Je connais le patriarche depuis les années 1960. Alors qu’il était étudiant, il assistait le métropolite Nicodème (Rotov) dans ses fréquents voyages à l’étranger. Il leur arrivait souvent de faire une escale à Varsovie. J’allais à leur rencontre, je les aidais, et depuis ce moment, des liens amicaux se sont tissés entre nous, qui se sont maintenus jusqu’à ce jour. Par la suite, le futur patriarche Cyrille venait souvent en Pologne et, en 2013, il nous a rendu une visite officielle historique. Aucun patriarche de Moscou n’était venu jusque là en Pologne. Cette visite, peut-on dire, a apposé un grand sceau sur nos relations, tant entre les Églises orthodoxes qu’avec le monde hétérodoxe. Certes, la Pologne est un pays catholique et les catholiques ont pris une part active dans la préparation de cette rencontre. Pour ce qui concerne la politique, elle se doit d’être active, la politique et la vie sociale changent, tandis que l’Église reste toujours la même, quand dans la politique tout dépend de différentes tendances et courants. Lors de la rencontre avec le patriarche, j’ai dit qu’il nous faut développer les contacts, nous enrichir spirituellement mutuellement. L’Église russe est grande et nombreuse, tandis que la nôtre est petite, en tout un demi-million de personnes, vivant pour la plupart dans la partie orientale de la Pologne. Actuellement, il y a une immigration, venant particulièrement d’Ukraine, de Moldavie, il y a de nombreux nouveaux-venus, le nombre des orthodoxes s’est accru, mais ce ne sera pas éternel. C’est aujourd’hui comme cela, demain, non. Mais nous nous efforçons de les servir, bien sûr.

– Vous avez parlé des migrants d’Ukraine. On sait que l’Ukraine et la Pologne ont toujours été proches historiquement. Le conflit qui se produit en Ukraine, particulièrement la situation des croyants, la discrimination de l’Église orthodoxe, comment cela semble-t-il depuis la Pologne ?

– Je réprouve toujours les troubles ecclésiaux en Ukraine. La discrimination [des croyants] ne doit et ne peut être, et l’État qui aspire à être démocratique, doit faire tout afin qu’elle disparaisse. Bien sûr, chez eux, la démocratie n’est que naissante et différentes forces agissent, mais il est très douloureux pour nous que leur Église soit divisée, l’une étant canonique et l’autre non-canonique. En Pologne, cela est très important pour moi. Je suis originaire de région de Kholm, c’est la province de Lublin. Les orthodoxes y étaient toujours majoritaires, et de 1945 à 1947, de nombreux gens de chez nous ont été expulsés en Zaporojié, en Volhynie, en Prusse polonaise [il est question ici de l’opération d’expulsion de la population non polonaise du Sud-Est du pays vers les territoires du Nord et de l’Ouest, qui faisaient partie de l’Allemagne, tandis que la population ukrainienne était transférée en République soviétique d’Ukraine, ndlr], il y a même une partie de ma famille en Zaporojié [Ukraine]. Je souhaite toujours qu’il y ait là-bas la paix, le calme, mais ce n’est pas le cas jusqu’à maintenant. Nous compatissons comme nous le pouvons, nous aidons là où nous le pouvons, nous parlons de tout cela. La politique, lorsqu’elle s’immisce dans les affaires ecclésiastiques, est toujours préjudiciable, parce que les politiciens ne comprennent rien à l’Église. Et je pense qu’il faut de toutes ses forces essayer, surtout en Ukraine, de régulariser cette question ecclésiale. Alors on pourra établir un ordre social et politique. Car l’un et l’autre sont liés indissociablement. Quant nous parlons d’une question religieuse, nous remuons ce qui gît dans l’âme de l’homme, la foi, et celui qui touche à ma foi, ne trouvera pas d’ami en ma personne, chaque politicien doit le savoir, faute de quoi il perdra des adeptes.

– Fin mars, en Pologne, a été fermé le monastère Saints-Cyrille-et-Méthode, dont les moines ont commencé à recevoir des représentants du soi-disant Patriarcat de Kiev et de concélébrer des offices avec eux. Le monastère, dans de nombreux médias, était appelé le plus grand de Pologne…

– Il n’est pas le plus grand, non, c’est un petit monastère, nous l’avons reçu des uniates. En tout, il n’y avait là que deux moines. On l’a fermé parce qu’ils avaient commencé à se particulariser, instaurer leur ordre propre, c’est tout. Et après, ils se sont liés à des évêques non canoniques. Nous leur avons dit : choisissez, si vous voulez être avec nous, d’accord, mais si vous voulez ne pas observer les règles ecclésiastiques, nous vous interdisons de célébrer. Nous l’avons fermé, et l’État en a pris acte. Ils n’ont pas de succès, mais font des vagues.

– En été, en Crète, s’est déroulé le Concile panorthodoxe. Plusieurs Églises n’y ont pas participé, dont l’Église russe. Au contraire, l’Église de Pologne y était. Quelle est votre position à l’égard de ceux qui ne sont pas venus au Concile ?

– Dans l’Orthodoxie, il y a la liberté. Chacun a sa libre volonté. Bien sûr, on aurait beaucoup souhaité que tous soient là. Mais nous sommes tous différents. Il est quelque peu douloureux que nous ne nous sommes pas unis avant la fin [du Concile]. Nous avons tant préparé ce Concile, nous venions à peine de l’ouvrir, et il y avait les obstacles. Effectivement, nous avons adopté les documents, qui ne sont pas mauvais, bien que, naturellement, chaque document pourrait être meilleur. Nous n’avons pas touché la dogmatique, et c’était bien ainsi, car si nous avions discuté des questions dogmatiques qui sont plus strictes, la question (de venir ou non au Concile) s’eût été posée autrement. L’atmosphère au Concile était bonne, on pouvait dire ce que l’on souhaitait, c’était libre, personne ne vous gênait, et je suis personnellement heureux que ce Concile ait eu lieu. Je pense que tout mûrira encore, ce sont des étapes d’un long chemin, j’espère que maintenant aura lieu le [Concile] suivant, qu’il sera possible de discuter avec ceux qui n’ont pas participé, d’aller à leur rencontre. Il n’y a pas de tragédie.

– C’est-à-dire que l’on peut malgré tout parler de l’unité de l’Orthodoxie ?

– On le peut. Personne n’a été lésé. Ces solennités (70ème anniversaire du patriarche Cyrille, ndlr) en témoignent. Tous les orthodoxes sont venus ! Si l’unité avait été atteinte, ils ne seraient pas là. Les gens à l’esprit séculier ne comprennent pas souvent que le principal pour ce qui nous concerne : si nous commençons à faire le bien, c’est le mal, satan, qui s’en mêlera toujours. Nous sommes des gens de foi, nous le savons. Et nous luttons contre son immixtion. Mais tout se mettra progressivement en ordre.

– Que considérez-vous maintenant, en Pologne et dans le reste du monde, comme les principaux défis pour l’Orthodoxie ?

– Lors de ma rencontre avec le Patriarche [Cyrille], j’ai évoqué le grand défit qui se dressait devant nous. Parce que le monde qui, selon l’Évangile, gît dans le mal, est chancelant. Il y a un grand chaos, moral, spirituel et autre. Aussi, le Christianisme, particulièrement l’occidental, est allé loin de sa première source. Et il en a résulté une crise. Nous orthodoxes, sommes appelés conservateurs, nous gardons dans une certaine mesure ce que le Christ nous a laissé au milieu de la débauche qui nous entoure. Il y a un grand intérêt envers l’Orthodoxie dans le monde. Nous devons le mettre à profit et amener chaque âme à l’Orthodoxie. C’est très compliqué, mais c’est ainsi que nous devons agir. Hormis cela, la migration depuis le Moyen Orient, permet l’élargissement de l’Orthodoxie. Pourquoi ? Dans l’ouest de l’Europe, jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’Orthodoxie était absente, mais maintenant elle est là. Ceux qui sont venus, ont fuit les conflits, ils y organisent leur vie ecclésiale, et sèment la « contagion » chez les autres. Il était impensable que notre Église ait sa paroisse à Bruxelles, et maintenant elle existe. C’est précisément sur ce quoi j’ai attiré l’attention. Il y a un vide, et il y a ceux chez qui ce vide ne plait pas, ils s’organisent et établissent leur vie. Je pense que le XXIème siècle, c’est le siècle de l’Orthodoxie.

– C’est-à-dire, si j’ai correctement compris, les réfugiés du Proche-Orient contribuent à l’intérêt envers le christianisme ?

– Bien sûr. Et c’est vrai même en Pologne. Comme je l’ai dit, en 1947, on a déplacé les orthodoxes. On les a envoyés jusqu’à Wroclaw, Gdansk, où vivaient les Allemands. On les a expulsés, déplacés, il semblait que commencerait l’assimilation. En effet, il n’y a jamais eu là bas ne serait-ce qu’une paroisse. Et ils les ont créés, et maintenant nous y avons même un diocèse ! Alors, tout sera possible !

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Poursuite de la discussion au sujet du Concile de Crète par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce

Le 24 novembre a siégé, pour le deuxième jour, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce, sous la présidence de l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, en la salle de réunion de ladite Assemblée. Conformément à l’ordre du jour, la discussion constructive au sujet du rapport du métropolite de Serrès et Nigriti Théologue a continué, lequel avait pour sujet l’information de l’Assemblée de la hiérarchie concernant les travaux effectués par le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe. À l’issue de la discussion, l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme a pris la parole et, après avoir remercié tous les intervenants pour leurs prises de position, s’est adressé particulièrement au rapporteur, déclarant entre autres : « Des remerciements et des félicitations sont dues au métropolite de Serrès pour le traitement réussi du sujet ». En conclusion, après le rapport du président, qui a été adopté à l’unanimité, a été soulignée, après l’information approfondie et détaillée de l’Assemblée de la hiérarchie de l’Église de Grèce, la réaffirmation de l’unité de celle-ci. En outre a été décidée l’approbation des propositions du rapport, ainsi que l’étude par le Saint-Synode permanent de tous les textes qui ont été soumis [au sujet du Concile de Crète, ndt] , afin de rédiger un communiqué destiné à l’information du clergé et du peuple. Le rapport complet du métropolite de Serrès et Nigriti Théologue est disponible ici (en grec).

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L’Église orthodoxe russe dans la ligne de mire du Parlement européen ?

Le 23 novembre dernier, les députés du Parlement européen ont adopté une résolution sur la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle. La résolution, adoptée à 304 voix contre 179 (sur 691 députés, 208 se sont abstenus), accuse à la fois la « désinformation organisée par le Kremlin visant à affaiblir l’Europe » et les campagnes d’information actives « des organisations terroristes islamistes, en particulier l’EIIL/Daech et Al-Qaïda », qui cherchent à « nuire aux valeurs et aux intérêts européens afin de nuire aux valeurs et aux intérêts européens ». L’Union européenne accuse le gouvernement russe « de faire usage d’un panel étendu d’outils et d’instruments, tels que des groupes de réflexion et des fondations spéciales (Russkyi Mir), des autorités spéciales (Rossotroudnichestvo), des chaînes de télévision multilingues (Russia Today, par exemple), des soi-disant agences d’information et services multimédias (Sputnik…), des groupes sociaux et religieux transfrontaliers ». Contrairement à ce que l’on a pu lire dans les média occidentaux et russes, le communiqué de presse du Parlement européen ne mentionne  pas l’Église russe comme instrument de la guerre informationnelle russe, de même que la résolution européenne (page 5, point 8) parle seulement des « groupes sociaux et religieux transfrontaliers ». De plus, dans une analyse approfondie, publiée au mois de mai 2016 dont l’auteur est l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne, qui met aussi au même niveau la Russie et Daech, l’Église orthodoxe russe n’est nulle part mentionnée. Par contre, la député polonaise Anna Elżbieta Fotyga, rapporteur de la résolution, cite nommément (page 4, point 4) l’Église russe comme outil de la propagande étatique russe.

L’archevêque de Chypre révèle le contenu de son entretien avec le patriarche de Moscou Cyrille au sujet du Concile de Crète

Dans une interview à l’hebdomadaire grec-américain « Ethnikos Kyrix », l’archevêque de Chypre Chrysostome a abordé différents problèmes, dont le Concile de Crète. À ce sujet, il a révélé à l’hebdomadaire le contenu de ses entretiens avec le patriarche de Moscou Cyrille, auquel il a dit : « Vous pensez à tort que je suis contre vous, nous n’avons pas maille à partir entre nous. Je voulais que le Grand Concile ait lieu et il a bien eu lieu. Si cela n’avait pas été le cas, il ne serait jamais assemblé, car le ridicule de la situation aurait été si grand que, pendant des siècles, nous n’aurions pas décidé de procéder à un Concile. Je crois que les textes qui sont sortis sont d’un haut niveau spirituel. Nous avons pris courage et nous avons de bons espoirs que, dans peu d’années, nous réunirons un Concile et je souhaite qu’alors tous soient présents, car l’Église est une et il ne faut pas la diviser, et d’après moi le troisième millénaire est le millénaire de l’Orthodoxie ». Il a ajouté « que le patriarche Cyrille 

l’avait compris. Je lui ai dit, je n’ai rien contre vous, mon frère, vous pouviez vouloir un report [du Concile], moi je ne voulais pas ». À la question « que vous avait-il dit pour expliquer pourquoi il n’est pas venu au Concile », l’archevêque a répondu : « Il avait certains problèmes avec son troupeau. Je lui ai dit que moi aussi j’ai une cinquième colonne dans le Synode [de l’Église orthodoxe de Chypre, ndt]. Certains membres du Synode ne le voulaient pas, mais j’ai obtenu une décision prise à la majorité par celui-ci et j’ai dit [aux récalcitrants, ndt] que désormais vous êtes obligés de mettre en pratique la décision prise par notre Synode au sujet du Grand Concile. Et lorsque certains membres du Synode sont partis et n’ont pas signé [les textes du Grand Concile], j’ai signé pour eux. Lorsque nous sommes rentrés à Chypre, j’ai convoqué une séance du Synode, je les ai réprimandés et je leur ai dit qu’ils ne recevraient pas d’invitation à venir au Synode s’ils n’apprenaient pas à appliquer les décisions du Grand Concile qui sont obligatoires et pour moi et pour eux, chacun ne peut faire ce qu’il veut. Celui qui veut faire sa propre affaire, qu’il rentre chez lui ». À la question s’il « avait conseillé au patriarche Cyrille qu’il se rende auprès du patriarche œcuménique Bartholomée », l’archevêque a répondu : « Oui, je lui ai conseillé que nous tous, mutuellement, nous nous rapprochions, car c’est comme cela que s’unit l’Orthodoxie, nous sommes une seule Église ». L’archevêque a souligné « qu’il n’est pas nécessaire que nous nous occupions de questions secondaires, comme la place où nous nous asseyons [lors du Concile, ndt], où nous nous tenons, notre but est l’unité de l’Orthodoxie, non pas théoriquement, mais en actes », et il a ajouté « je pense qu’il [le patriarche Cyrille] l’a compris ». L’archevêque est disposé à prendre l’initiative pour la réunification de l’Église orthodoxe, car les liens de certains, par leur absence du Grand Concile, ont été interrompus. Il a souligné que « j’ai dit au patriarche Cyrille, allons voir tous les Primats et disons-leur ce qu’il faut pour que nous nous unissions, car le troisième millénaire appartient pleinement à l’Orthodoxie qui doit élever la voix. Il faut que nous parlions très clairement tant à notre peuple, qu’au monde entier ».

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L’évêque de Jegar Jérôme (Église orthodoxe serbe) est décédé à l’âge de 47 ans

Le 24 novembre 2016 est décédé l’évêque de Jegar Jérôme, vicaire du diocèse de Bačka, à l’âge de 47 ans, suite à un incident cardiaque. L’évêque de Jegar Jérôme (Močević) est né à Sarajevo le 26 septembre 1969, où il a suivi l’enseignement primaire et secondaire. Le jour de la fête de la Synaxe de saint Michel Archange, le 8/21 novembre 1990, Il a prononcé ses vœux monastiques au monastère des saints Archanges à Kovilj. Le jour de saint Sava, premier archevêque de Serbie, le 14/27 janvier 1991, il a été ordonné au diaconat par l’évêque de Bačka Irénée. Dès le commencement de la restauration du monastère de Kovilj et du renouveau spirituel de sa communauté, le hiérodiacre Jérôme a apporté une contribution inestimable au renouveau de l’office liturgique et à sa magnificence, ce qui a fait connaître très vite le monastère au loin. Il séjourna un certain temps au monastère de Grigoriou sur le Mont Athos, où il s’est pénétré de l’ethos monastique athonite et de l’ordo liturgique ancien. Le jour de la fête patronale du monastère – la Synaxe du saint archange Gabriel – le 13/26 juillet 1999, Il fut promu au rang d’archidiacre. Il reçut son diplôme de la Faculté de théologie de Belgrade en 2002. Le dimanche de Tous les Saints, le 9/22 juin 2003, l’évêque de Bačka Irénée l’a ordonné à la prêtrise au monastère de Kovilj. Après avoir achevé ses études à la faculté, il a commencé des études post-universitaires à l’Institut pontifical oriental à Rome, où il a obtenu la maîtrise en théologie. Il a fait également des études spécifiques dans le domaine de la science liturgique. Au cours de ses études postuniversitaires, il s’est perfectionné en français au Centre de linguistique appliquée de Besançon. Il a été ensuite élevé au rang d’archimandrite par le métropolite de Mytilène Jacques lors de la fête du saint apôtre Philippe en 2008, en l’église sainte-Philothée à Smyrne (Asie Mineure). Au monastère du saint prophète Élie à Mytilène, en la fête du saint prophète Élie, le métropolite d’Iconium Théolèpte lui a accordé la bénédiction de confesseur. La même année, il a étudié l’allemand (niveau avancé) à l’Université de Vienne. Il travaillait également à la rédaction d’un doctorat dans le domaine de la théologie liturgique. Il parlait le grec, l’italien, le français, le russe, l’allemand et l’anglais. Lors de la session ordinaire de printemps de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoe serbe, le 23 mai 2014, il a été élu évêque de Jegar, vicaire de l’évêque de Bačka. Le sacre épiscopal a été célébré par S.S. le patriarche de Serbie Irénée, en la cathédrale Saint-Georges de Novi Sad, le 28 septembre 2014. Le patriarche était assisté par 22 évêques, un grand nombre d’archimandrites et archiprêtres, ainsi que de neuf diacres. Vivant au monastère de Kovilj, comme vicaire de l’évêque de Bačka Irénée, il célébrait dans de nombreuses églises du diocèse, enseignant le peuple fidèle et, avec le caractère direct qui était le sien, il témoignait de la joie de la Résurrection du Christ et de celle qu’Il nous a accordée, dont nous avons l’espérance et que nous attendons.

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Vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : “Le Notre Père” – 7 novembre

Bertrand Vergely a parlé le 7 novembre  de “ Dieu et César” dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce examine la question du Concile de Crète

S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, en tant que président de l’Assemblée des évêques, s’est adressé aux membres de celle-ci, remerciant leurs Éminences les hiérarques pour leur venue à la Réunion, soulignant ce qui suit : « Le simple et seul souvenir de la Parole salvatrice de notre Seigneur selon laquelle « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matth. XVIII, 20), est suffisante pour que l’on comprenne la signification spirituelle énorme que revêt, seulement en lui-même en tant qu’événement, la convocation et la réalisation du Saint et Grand Concile de l’Église en Crète, un Concile de tant de Primats des Églises orthodoxes, de tant d’évêques et autres pères. Si nous prenons en considération que l’antique institution synodale est une institution avec une dynamique exceptionnelle, une institution inextricablement liée à la conscience du plérôme de notre Église, il devient alors clair qu’un Concile [c’est-à-dire l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce, ndt] après celui-ci doit offrir une Parole spirituelle et ecclésiale fondée et en n’aucun cas ne peut être considérée comme ayant un caractère de constatation, de validation ou de pure procédure formelle. La place de chacun d’entre vous dans le système synodal n’est pas décorative, mais organique et, par voie de conséquence, profondément essentielle. Dans ce cadre de la présence vivante et de l’énergie du Saint-Esprit dans la vie de l’Église, je suis certain qu’en demandant tous l’illumination de Dieu, nous soumettrons de façon responsable nos pensées, nos propositions, notre témoignage personnel, c’est-à-dire ce qu’exigent notre conscience hiérarchique et notre responsabilité épiscopale au sein du Corps de notre Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». S.E. le métropolite de Karystia et de Syros Mgr Séraphim, en tant que vice-président de l’Assemblée, a répondu à l’allocution de l’Archevêque, de la part de leurs Éminences les hiérarques. Ensuite, conformément à l’ordre du jour, le métropolite de Serrès et de Nigriti Mgr Théologue a lu son rapport intitulé « Informations au sujet des travaux effectués par le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe ». Dans son rapport, le métropolite s’est référé au fait que la conscience conciliaire, à caractère fondamental, dirige, oriente et illumine toutes les expressions institutionnelles de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Pour cette raison, les décisions des sept saints Conciles œcuméniques du premier millénaire chrétien, reconnus officiellement, de même que les Conciles majeurs à valeur universelle tenus ensuite, constituent le critère indubitable, non pas seulement pour l’exactitude dogmatique, la théologie, la vie liturgique et l’ethos de l’Église orthodoxe, mais aussi pour la vie en et selon le Christ du plérôme de celle-ci. Ensuite, le métropolite a procédé à une revue historique de la préparation, au cours de longues années, du Saint et Grand Concile, laquelle a commencé en 1930 et a été réalisée en juin de cette année. Poursuivant son exposé, il a fait référence à la contribution continuelle de l’Église de Grèce à la préparation du Concile au niveau organisationnel, à sa précieuse participation à la finalisation des textes votés par le Saint et Grand Concile, de même qu’à toute sa présence, qu’il a qualifiée de digne, substantielle, traditionnelle, vigoureuse, féconde par ses interventions, unificatrice, pluraliste, synthétique, souple, réaliste et fraternelle. Abordant plus concrètement la présence de la délégation de l’Église de Grèce au Saint et Grand Concile, il a souligné de façon caractéristique : « Sa Béatitude le président de notre organisme [c’est-à-dire de l’Assemblée des évêques, l’archevêque d’Athènes Jérôme, ndt], a presque quotidiennement convoqué une consultation de tous les membre de notre délégation afin d’évaluer le cheminement des travaux et de tracer une ligne unique en vue du soutien de la lettre et de l’esprit des prises de positions et des décisions de l’Assemblée des évêques [de l’Église de Grèce qui avait défini au préalable la marche à suivre de sa délégation au Concile panorthodoxe, ndt]. La parole était libre pour tous et les prises de positions de tous ont été respectées. La voie vers l’obtention de l’unanimité dans la salle de réunion de l’Assemblée conciliaire n’a été ni facile, ni toujours pavée de roses, selon le rapport de Sa Toute-Sainteté le président du Corps conciliaire [c’est-à-dire le patriarche Bartholomée, ndt] dans son adresse finale. Il y eut des moments et des heures d’anxiété accrue, de stress psychique et de perplexité intense ». Dans la suite de son exposé, S.E. le métropolite de Serrès et Nigriti Théologue a présenté la liste complète des 162 hiérarques participant et a communiqué en détails le programme des travaux, les propositions, les amendements et modifications soumis par la hiérarchie du Saint-Synode de l’Église de Grèce au sujet des textes à discuter et à voter par le Saint et Grand Concile. Mentionnant les décisions finales du Concile, il a fait remarquer entre autres : « Le saint et grand Concile a travaillé soigneusement et a pris des décisions sur des sujets à caractère pastoral, comme ceux du jeûne agréable à Dieu et les empêchements au mariage, sur des sujets d’ordre canonique et administratif, comme ceux de la diaspora orthodoxe et statut ecclésial de l’autonomie, et finalement sur les questions des relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien et sa mission envers le monde contemporain. Il a édité pour le peuple et le monde deux textes théologiques de témoignage, de morale et d’actualité orthodoxes, à savoir une Encyclique et un Message. Il a été présenté au monde entier le témoignage dans l’Esprit Saint de notre très aimée Mère, l’Église orthodoxe, sur des sujets fort actuels et brûlants comme : 1) la proclamation de la conscience qu’à d’elle-même la sainte Église orthodoxe en tant qu’Église, Une, Sainte, Catholique et Apostolique du Christ. 2) la nécessité pastorale de la mission, de la ré-évangélisation et de la nouvelle immersion des hommes dans les flots vivifiants de la foi et de la tradition orthodoxes. 3) La formulation des principes nécessaires de déontologie et d’éthique pour la recherche scientifique et technologique qui progresse rapidement, atteignant même aujourd’hui mystère sacré de la vie. 4) La sacralité du mystère du Mariage comme icône de l’amour du Christ envers l’Église et l’institution de la famille. 5) La préoccupation indispensable pour les questions d’instruction et d’éducation chrétienne des jeunes. 6) Le phénomène de la mondialisation. 7) L’horreur de la guerre. 8) le problème brûlant des migrants économiques et des réfugiées. 9) Les relations de l’Église et de la science et de l’Église et de la politique. 10) La crise écologique. 11) La pauvreté, la sécularisation, la solitude et de l’individualisme dans les relations entre les hommes. Le Saint et Grand Concile a également élevé une voix de protestation contre le déplacement impitoyable de leurs foyers ancestraux et les persécutions des populations chrétiennes, et a demandé la protection de la liberté religieuse, a condamné sans appel le fanatisme religieux, soulignant que chaque guerre au nom de quelle religion que ce soit, constitue une guerre contre le fait religieux lui-même. Enfin, l’approche axiologique, avec toujours des limites ecclésiologiques et dans le Saint-Esprit, du Saint et Grand Concile est suspendue à l’histoire qui agit sobrement et intègrement, et principalement à la conscience vigilante et divine du Corps ecclésiastique ». Le rapporteur a exprimé les remerciements de tous les participants au Saint et Grand Concile à l’Église-hôte de Crète, et par extension, au Patriarcat œcuménique pour la présentation exemplaire et la réalisation de cette brillante organisation panorthodoxe et de portée mondiale. Il a aussi remercié S.E. le secrétaire en chef et les Services synodaux de l’Église de Grèce, pour la préparation en tout point excellente et minutieuse de tout ce qui concernait la participation de notre Église à cette grande organisation panorthodoxe. Le métropolite a ensuite recommandé les propositions suivantes en vue de la valorisation pastorale des Textes-Décisions du Saint et Grand Concile de Crète :
« 1) Le renvoi, par la décision du Saint-Synode permanent, aux Commissions synodales compétentes concernées des décisions du Saint et Grand Concile en vue d’une étude mesurée, de leur approfondissement et leur interprétation, analyse et valorisation selon les saints Pères (par exemple, les Commissions synodales des questions dogmatiques et nomocanoniques, des relations interchrétiennes, de la Pastorale, de l’Office Divin, de la presse, etc). Comme il se doit, les rapports des organes synodaux susmentionnés seront soumis ensuite au Saint-Synode permanent ou à l’Assemblée des évêques pour action.
2. La collaboration avec les Facultés de théologie nationales pour les questions d’étude théologique des textes et de la valorisation des résultats du Saint et Grand Concile.
3. L’information au niveau des diocèses métropolitains, en premier lieu du clergé paroissial, des communautés monastiques et de nos collaborateurs directs, au sujet du Saint et Grand Concile et de Ses décisions en général, et des décisions/prises de positions y relatives de l’Église de Grèce en particulier, en vue de l’édification des fidèles et pour éviter les mauvaises interprétations (Étude attentive et valorisation du matériel concerné. Textes, Encyclique, Message, études scientifiques et analyses).
4. Information, comme il se doit pastoralement, du plérôme de l’Église de Grèce par l’édition d’une Encyclique concise et rédigée dans une langue abordable, comme l’a déjà fait l’Église de Chypre, pour l’édification et l’information responsable (Édition par les soins du Saint-Synode permanent d’un feuillet informatif « pour le peuple »).
5. Développement dans les groupes d’études paroissiaux, équipe catéchétiques et dans les prédications dans le cadre des diocèses métropolitains de l’Église de Grèce, des considérations, de l’œuvre et des résultats du Grand Concile.
6. Présentation d’émissions, par la station radiophonique de l’Église, concernant l’histoire, les buts et les résultats, pour l’organisation ecclésiale, du Saint et Grand Concile. À cette fin, on pourrait faire appel aux hiérarques, professeurs des Facultés théologiques, à des voix sobres et structurées.
7. Mise en ligne sur le site internet de l’Église de Grèce des textes votés du Saint et Grand Concile, des études et des analyses sérieuses.
8. Attribution à la Commission synodale des relations inter-orthodoxes et interchrétiennes de la constitution d’archives complètes et exhaustives sur tout ce qui concerne le Saint et Grand Concile.
9. Enfin, notre très sainte Église pourrait, par les soins et avec l’assistance du Saint-Synode, charger une Commission synodale compétente et spéciale, de l’évaluation des textes fondés ecclésialement et théologiquement, qui ont déjà é

té écrits et qui contiennent des positions, soit positives soit comportant des réserves, au sujet des décisions du Saint et Grand Concile. Il est de notre devoir, en tant que pasteurs responsables et affectueux, d’entendre avec la plus grande attention et la sensibilité pastorale toutes les positions sérieuses et édifiantes. L’aboutissement de cette étude, que je considère comme exprimant fortement un ethos et une qualité conciliaires, peut aider, valoriser adéquatement, essentiellement, notre très sainte Église et le Concile panorthodoxe en général ». Concluant son rapport, S.E. le métropolite de Serrès et Nigriti Théologue a déclaré de façon caractéristique : « Enfin, très respectés Pères, l’approche axiologique, avec toujours des définitions ecclésiologiques, patristiques et pastorales, du Saint et Grand Concile qui s’est réuni à Kolymbari en Crète, l’approche axiologique, avec toujours des limites ecclésiologiques et dans le Saint-Esprit, du Saint et Grand Concile est suspendue à l’histoire qui agit sobrement et intègrement, et principalement à la conscience vigilante et divine du Corps ecclésiastique ». S’en est suivi un large dialogue sur le rapport, au cours duquel de nombreux hiérarques ont pris la parole. Les discussions doivent continuer le 24 novembre 2016.

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26 novembre – Conférence-concert au profit de l’Institut Saint Serge

affiche-26fLe samedi 26 novembre à partir de 20h30,  à la paroisse Saint Honoré d’Eylau.  Conférence/Concert pour collecter des fonds à l’intention des travaux de rénovation de l’Institut théologique orthodoxe Saint Serge.
Au programme :

  • Chœur du séminaire orthodoxe d’Epinay sous Sénart,
  • Conférence de Bertrand Vergely : « La théologie, une science du passé ? »
  • Chœur  d’hommes de Chaillot.

Selon un sondage de la société « Ukrainian Sociology Service » 70% des Ukrainiens se disent croyants

Selon un sondage réalisé par la société « Ukrainian Sociology Service », 70% des Ukrainiens se disent croyants. La majorité de ceux-ci (39.4%) sont paroissiens de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou. 25.3% des sondés s’identifient au « Patriarcat de Kiev », 21.3% à l’Église gréco-catholique (uniate), 4.6% à « l’Église orthodoxe autocéphale d’Ukraine ». En outre, il y a en Ukraine 1.9% de Musulmans, 1.3% de Pentecôtistes, 1.2% de Baptistes, 0.6% de catholiques (de rite latin), 0.2% de Juifs. Il convient d’ajouter qu’en cinq ans, le nombre de ceux qui en Ukraine définissent précisément la religion à laquelle ils appartiennent a augmenté de façon significative (de 50% en 2003 à 67% en 2016).

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À Kiev, un prêtre a sauvé une femme du suicide

À Kiev, le 19 novembre, une femme âgée, vivant dans l’un des nombreux immeubles à grande hauteur, a décidé de se suicider, montant sur la corniche du balcon, mais hésitant à sauter. Les habitants du lieu, témoins de ce qui se passait, ont appelé la police et les sauveteurs. Les policiers sont arrivés les premiers sur les lieux. Mais les jeunes collaborateurs de la police et les médecins ne savaient qu’entreprendre et observaient confusément ce qui se passait depuis la fenêtre d’un appartement voisin. Or, il fallait agir décisivement et rapidement. De façon tout à fait inattendue un prêtre orthodoxe est venu en aide aux forces de l’ordre. Il s’agissait du recteur de l’église Saint-Nicolas-le-Thaumaturge, qui se trouve en face de l’immeuble concerné. L’archiprêtre Nicolas Zagorodny a vu ce qui se passait tout près et est monté dans l’appartement où se trouvaient les policiers. Il a parlé ensuite à la femme. Finalement, celle-ci est entrée en contact avec le prêtre et lui a tendu la main. Le père Nicolas continua à lui parler et à la convaincre de ne pas accomplir un tel acte, tandis que les sauveteurs enfonçaient la porte de l’appartement où elle se trouvait. Finalement, les membres du Ministère des situations d’urgence sont entrés dans l’appartement et ont empêché la tragédie. « La première pensée, lorsque j’ai eu connaissance de ce qui se passait fut : « Seigneur aie pitié, si seulement je pouvais y arriver ! » J’ai dit à cette personne que Dieu l’aime comme tous les hommes, comme sa création, et je lui ai proposé de réfléchir encore une fois. Je lui ai rappelé ses enfants et ses petits-enfants, et lui ai dit que la vie est magnifique quoi qu’il arrive, et même si quelque chose s’est produit, pour le réparer, il faut vivre. Et aussi, qu’il était indispensable de se confesser de ses péchés », a raconté le père Nicolas. Il est remarquable qu’à ce moment même avait lieu le Canon eucharistique, la partie la plus importante de la Liturgie. « C’est justement à cause du Sacrifice non-sanglant (l’Eucharistie), que la terrible tragédie sanglante ne s’est pas produite », a déclaré le prêtre.

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Vidéo de la 5e conférence du p. Razvan Ionescu “A-t-on besoin d’une “bioéthique orthodoxe?” – 15 novembre

Le mardi 15 novembre dernier, le père Razvan Ionescu nous a parlé, dans sa cinquième conférence, sur “A-t-on besoin d’une “bioéthique orthodoxe”.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Venue du patriarche Cyrille de Moscou en France

patriarche_cyrilleSelon nos informations, la venue du patriarche Cyrille de Moscou en France se précise en confirmant le calendrier qui avait été avancé il y a quelques temps, à savoir le 4 décembre pour le nouveau centre russe orthodoxe du quai Branly à Paris.

Un récent entretien avec le patriarche Cyrille a été publié en français sur le site de RT. Il y évoque les persécutions contre les chrétiens, la laïcité, le sécularisation de la société occidentale, le nouveau président des États-Unis.

Le patriarche de Moscou Cyrille : « L’Église orthodoxe russe n’a pas participé au Concile de Crète afin d’éviter un schisme »

L’Église orthodoxe russe s’est abstenue au dernier moment, au mois de juillet de cette année, de participer au Concile de Crète, afin de ne pas provoquer un nouveau schisme. C’est ce qu’a communiqué aux journalistes le patriarche de Moscou Cyrille, au cours d’une interview à la veille de son soixante-dixième anniversaire. « Dans l’histoire, des divisions ont eu lieu après presque chaque Concile. Des divisions se sont même produites après les Conciles œcuméniques, aussi, à notre époque, nous ne devons pas risquer l’apparition de nouvelles scissions. C’est précisément pourquoi nous nous étions mis d’accord pour adopter toutes les décisions par consensus, mais il s’est avéré, déjà lors de la réunion des primats à Genève, que deux Églises – celles d’Antioche et de Géorgie – n’avaient pas signé des documents très importants, et qu’il n’y avait plus alors de consensus » a expliqué le patriarche. « Ensuite, l’Église serbe a déclaré qu’elle considérait nécessaire de reporter le Concile. L’Église de Géorgie a également déclaré qu’elle ne se rendrait pas au Concile, et l’Église de Bulgarie a refusé de même», a poursuivi le patriarche. « Aussi, lorsque nous avons reçu cette information, nous avons adressé une lettre à Constantinople, proposant de convoquer d’urgence une Conférence panorthodoxe, afin de définir nos actions, et décider quelle devait être notre approche du Concile, parce que sans consensus il ne fallait pas convoquer un Concile ». Un accord fondamental entre primats prévoyait que l’adoption des documents ne se ferait que par un vote unanime. Cela permettait d’exclure les différends et de ne pas provoquer les divisions. « Nous avons dit encore une fois que les documents tels qu’ils devaient être présentés au Concile, ne nous convenaient pas, que nous avions des amendements sérieux à y apporter. Nous avons reçu une réponse très impolie, où il était dit : le Concile aura lieu, c’est tout», a poursuivi le patriarche Cyrille. « Si le Concile a lieu en l’absence de consensus, cela signifie que nous renonçons aux principes que nous avons approuvés ensemble », a-t-il clarifié. « En outre, cela signifierait pour nous, tout simplement, une division programmée dans l’Orthodoxie ». Le patriarche a rappelé que les représentants de certaines Églises se sont néanmoins rendus en Crète et ont pris part au Concile, tandis que d’autres ont refusé, ce qui a privé celui-ci du statut de « panorthodoxe ». « Dans une telle situation, notre Église a pris la décision de ne pas aller au Concile », a déclaré le patriarche. « Mais nous avons une attitude respectueuse envers ce qui s’est passé en Crète. Nous avons bien sûr nos réserves et nos amendements. Notre Commission biblique et théologique a déjà étudié ces documents, et a formulé ses amendements », a ajouté le patriarche, qui a annoncé que, lors de la prochaine Assemblée des évêques [de l’Église orthodoxe russe, ndt], ces amendements seront examinés attentivement et que « certaines suggestions seront faites ». « Nous considérons ce Concile de Crète comme une partie du processus conciliaire. À ce jour, en l’absence de tout un nombre d’Églises, mais il ne faut pas le dramatiser. Nous sommes sur la voie de ce Concile [panorthodoxe, ndt], qui sera convoqué selon toutes les règles et qui présentera à l’Église orthodoxe et au monde entier des documents orthodoxes communément acceptés », assure le patriarche Cyrille.

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Le patriarche de Serbie Irénée : « La grandeur d’esprit du peuple de la sainte Russie prévaudra sur toute action des forces des ténèbres »

« Lorsque l’homme séjourne dans la maison de son frère, il ne se sent pas comme un hôte. On le reçoit le cœur ouvert, comme un parent, avec amour, et si on l’aide, cela se fait sans conditions. C’est ainsi que les Russes se sentent en Serbie, et les Serbes en Russie » a déclaré le patriarche de Serbie, alors qu’il a pris la parole au cours de l’acte solennel en l’honneur du 70ème anniversaire du patriarche de Moscou Cyrille, en la salle des Assemblées ecclésiastiques de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. « L’Église russe et le peuple russe ne sont resté indifférents à aucun des fardeaux dont nous a chargé le Seigneur durant les dernières décennies. Ce fut l’incendie du monastère athonite de Chilendar, les terribles inondations de 2015. Nous vous remercions particulièrement pour le soutien sans faille à notre Église et à notre peuple au Kosovo et en Métochie ». Dans la suite de son discours, le patriarche Irénée a souligné : « Nous percevons les peuples du Patriarcat de Moscou comme un tout spirituel, comme la sainte Rous’… Dans l’histoire, nous voyons souvent que l’ennemi du genre humain, en voyant la fermenté des orthodoxes dans la foi, tente, par la démence des schismatiques de diviser le Corps du Christ. Aussi, actuellement, notre cœur est lourd et souffrant en voyant qu’en Ukraine, auprès des fonts baptismaux de Kiev, les schismatiques, les fils effrontés de perdition, s’efforcent de détacher le troupeau des patriarches de Moscou, de leurs guides spirituels séculaires, et de s’emparer et de profaner les églises orthodoxes. Égarés par le prince de ce monde, les athées et les schismatiques ont livré une guerre fratricide, le sang étant versé entre frères et la mort entrant dans de nombreuses maisons. Il est effrayant de voir les photographies des églises en ruines, des enfants qui pleurent, des réfugiés. Le peuple serbe a vécu une tragédie semblable, et ce que nous voyons maintenant en Ukraine provoque en nous une profonde affliction. Ceux qui aident les schismatiques sont des gens iniques, se séparant de l’unité de la foi, des gens de ce monde sans âme. Mais rappelons-nous des paroles du grand apôtre Paul : « Leur fin sera selon leurs œuvres » (2 Cor. 11 :15). Que le navire de l’Orthodoxie russe soit dirigé avec succès pendant de longues et bonnes années par la main ferme de votre Sainteté et de vos sages assistants, et que la grandeur d’esprit du peuple orthodoxe de la Sainte Russie prévale sur toute action des forces des ténèbres ! »

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Le patriarche de Bulgarie Néophyte a soutenu une initiative contre les mariages homosexuels

Le patriarche de Bulgarie Néophyte a déclaré son soutien à l’initiative « Mère, Père et Enfants » qui insiste sur la définition d’un concept unique du mariage et de la famille dans l’Union Européenne, à savoir l’union d’un homme et d’une femme, et de la famille sur le fondement du mariage et/ou de la descendance. C’est ce qu’a annoncé l’Association « Société et Valeurs ». Dans la lettre du patriarche Néophyte, il est dit que l’Église orthodoxe comme gardienne du mariage traditionnel, de la famille et des enfants, soutient le droit de chaque État membre de l’Union Européenne à définir sa politique dans le domaine du mariage et de la famille, ce droit étant inscrit dans l’article 9 dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. Selon les organisateurs de l’initiative « Mère, Père et Enfants », qui est partie de Hongrie, Slovaquie, Pologne, Croatie, Suède, France, Portugal et Allemagne, celle-ci « donne la possibilité aux citoyens de répondre à une pression accrue et abusive de Bruxelles durant ces dernières années pour la redéfinition du mariage ». L’initiative cite la déclaration de Frans Timmermans du mois de juin 2015, dans laquelle il appelle chaque État membre de l’Union à légaliser les mariages de même sexe. Le but de l’initiative est de récolter le soutien d’un million de citoyens de l’Union Européenne jusqu’au 10 décembre, mais jusqu’à maintenant, elle a récolté moins d’un tiers des signatures nécessaires. Si néanmoins l’initiative aboutit, elle sera discutée à la Commission européenne.

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Fête de la paroisse de l’Archange-Michel à Palma de Majorque

Le dimanche 20 novembre 2016 a eu lieu à Palma de Majorque la fête onomastique de la paroisse de l’Archange-Michel (Patriarcat de Serbie). L’office a été présidé par le vicaire général pour l’Espagne et le Portugal, l’archiprêtre Joan Casanova, accompagné du recteur de la paroisse l’hiéromoine Miquel, de l’higoumène Sava du Monastère de Tvrdos (Herzégovine) et de l’hiéromoine Serge de Fa (Aude-France).
Mme Francesca Coll, directrice générale du Patrimoine du Conseil insulaire de Majorque et représentante de M. Miquel Ensenya,  président du Conseil insulaire, a également assisté à la fête.
L’adresse de la paroisse : Plaça Jorge Luis Borges, 3 bxs. 07005 PALMA (Illes Balears), Espagne.

La première exposition du centre culturel et spirituel orthodoxe russe du quai Branly à Paris

exposition-kroug-ouspenskyDes icônes parmi les chefs-d’œuvre du père Grégoire (Kroug) et de Léonide Ouspensky seront exposées au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe, 2, avenue Rapp, Paris 7e, du samedi 26 novembre au mercredi 14 décembre 2016 (de 10h à 17h tous les jours sauf lundi).

Le Patriarcat de Moscou ne permettra jamais l’indépendance de l’Église orthodoxe d’Ukraine, a déclaré le patriarche Cyrille

Le patriarche de Moscou Cyrille a affirmé que les tentatives de séparer l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou étaient vaines. « Notre Église n’abandonnera jamais ses frères d’Ukraine dans le malheur et ne les reniera pas. Nous ne donnerons jamais notre accord sur le changement des frontières canoniques sacrées de notre Église, car Kiev est le berceau spirituel de la sainte Rous’, de même que Mtskheta pour la Géorgie ou le Kosovo pour la Serbie » a déclaré le patriarche en la cathédrale du Christ Sauveur à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire. Celui-ci a mentionné que, aujourd’hui, on essayait d’attirer l’Église d’Ukraine « dans le conflit profond qui divise la société » et de faire de cette Église « l’otage de ce conflit ». « On s’empare des églises [canoniques, ndt] par la violence, on ignore les sentences des tribunaux, on mène une campagne contre l’Église, on soumet des projets de loi au parlement ukrainien dont le but est de discriminer et de mettre une position très difficile la plus grande communauté religieuse du pays » a-t-il ajouté. Comme l’a dit le patriarche, en règle générale, les projets de loi discriminatoires dirigés contre l’Église canonique en Ukraine sont proposés par des députés qui soutiennent le schisme, ou qui sont gréco-catholiques, voire athées. « Les attaques, sous forme d’agressions ou d’injures contre notre Église en général et contre l’orthodoxie canonique en Ukraine en particulier, se poursuivent », a constaté le patriarche.

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Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a remercié le patriarche de Moscou Cyrille pour avoir reconnu l’Abkhazie comme territoire de l’Église orthodoxe de Géorgie

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a exprimé se reconnaissance à l’Église orthodoxe russe pour sa position au sujet du statut ecclésial de l’Abkhazie. « J’ai été pendant onze ans évêque et métropolite du diocèse de Soukhoumi et d’Abkhazie. Il n’y avait pas de conflits dans la région. Tout était paisible. Les Abkhazes et les Ossètes vivaient en paix. Nous apprécions la position de l’Église orthodoxe russe qui, à plusieurs reprises, a déclaré qu’elle reconnaît la juridiction de l’Église orthodoxe de Géorgie sur ces régions » a souligné le patriarche Élie II en la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou, à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche Cyrille. Comme l’a mentionné le catholicos-patriarche, la régularisation des relations entre la Russie et la Géorgie a une importance capitale pour les deux pays. « Nous sommes nécessaires l’un à l’autre. Je pense que la Géorgie doit être le lieu de la coopération pacifique entre l’Est et l’Ouest, le lieu du bon voisinage. L’antagonisme entre nos États est très dangereuse et peut dégénérer en conflit global », considère le patriarche Élie II.

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Office solennel à l’église du Christ Sauveur pour les 70 ans du patriarche Cyrille

Le 20 novembre 2016, 22e dimanche après la Pentecôte, le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a concélébré la Divine liturgie à l’église du Christ Sauveur avec les Primats et les représentants des Églises orthodoxes locales, de nombreux hiérarques et clercs de l’Église orthodoxe russe. Le Primat de l’Église russe fêtait son 70e anniversaire.

L’office était présidé par : Sa Béatitude le Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II, Sa Béatitude le Patriarche de la Sainte ville de Jérusalem et de toute la Palestine Théophile III, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, Sa Sainteté et Béatitude le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Élie II, Sa Sainteté le Patriarche de Serbie Irénée, Sa Béatitude l’archevêque Chrysostome II de Chypre et de la Nouvelle Justinienne, Sa Béatitude l’archevêque de Tirana et de toute l’Albanie Anastase, Sa Béatitude le métropolite Sabas de Varsovie et de toute la Pologne, Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie, Sa Béatitude l’archevêque de Washington, métropolite Tikhon de toute l’Amérique et du Canada.

Les Primats concélébraient avec les chefs des délégations des Églises orthodoxes de Constantinople, de Roumanie, de Bulgarie et de Grèce, les membres permanents du Saint Synode de l’Église orthodoxe russe, de très nombreux hiérarques russes, les représentants des Églises orthodoxes locales auprès du Patriarcat de Moscou, les chefs des institutions synodales et des représentations de l’Église orthodoxe russe à l’étranger, les supérieurs des monastères de Moscou, les membres du Conseil diocésain de Moscou et de nombreux clercs moscovites.

L’office était célébré en présence de plusieurs personnalités de l’état, des higoumènes de nombreux monastères, d’employés des institutions synodales, de représentants des organisations de jeunesse orthodoxe et de multiples fidèles.

La liturgie était chantée par le chœur patriarcal de l’église du Christ Sauveur, le chœur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, le chœur collectif d’enfants des écoles du dimanche et des écoles de musique sacrée de Moscou et de la région de Moscou. Elle était retransmise à la télévision et sur le site officiel de l’Église orthodoxe russe.

Au moment de la Petite entrée, l’archevêque Innocent de Vilnius et de la Lituanie a été élevé au rang de métropolite. Plusieurs évêques russes ont été élevés à la dignité d’archevêque, notamment l’évêque Serge de Solnetchnogorsk, administrateur du Secrétariat du Patriarcat de Moscou, administrateur des paroisses d’Asie du Sud-est.

Des prières spéciales ont été dites à la litanie instante pour la santé du Primat de l’Église orthodoxe russe. Après quoi, le Patriarche Cyrille a lu une prière pour la paix en Ukraine.

A la fin de la liturgie, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine a lu un message de félicitations adressé par les membres du Saint Synode de l’Église orthodoxe russe au Patriarche Cyrille. Il a terminé en demandant au Primat de s’imposer à lui-même la plus haute distinction de l’Église orthodoxe russe, l’ordre de Saint-André. Le Patriarche Cyrille a reçu l’insigne des mains du métropolite Onuphre avec gratitude.

Ensuite, le Président de la Douma d’état, V. V. Volodine, a félicité le Patriarche.

Le métropolite Emmanuel de France a lu le message de félicitations de Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée de Constantinople.

Ensuite, le Patriarche Cyrille a prononcé une homélie, avant d’être congratulé dans les galeries de l’église par les membres du mouvement de jeunesse « Volontaires orthodoxes » et de nombreux jeunes de la capitale.

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Les Norvégiens ont trouvé l’endroit où a été inhumé saint Olaf

Saint Ola, roi de Norvège

Saint Ola, roi de Norvège

Selon les informations du site orthodoxe russe Pravoslavie.ru, les archéologues norvégiens ont fait une intéressante découverte. En effet, ils ont trouvé une église dans laquelle ont été inhumées les reliques de saint Olaf, qui a baptisé la Norvège. Il s’avère que les archéologues de l’Institut norvégien de l’héritage culturel ont trouvé à Trondheim les fondations de l’église Saint-Clément. C’est là qu’a été dégagé un autel rectangulaire en pierre. Comme l’assurent les savants, il s’agit de celui où se trouvent les reliques de saint Olaf. C’est un monument unique de l’histoire de la Norvège, selon la dirigeante des fouilles, Anna Petersen. « Les racines de l’identité nationale des Norvégiens remontent en grande partie au culte de saint Olaf, et c’est précisément ici que se trouve son commencement », a-t-elle souligné. Saint Olaf est le dernier saint commun à l’Occident et à l’Orient. Olaf II Haraldson, connu après sa canonisation comme saint Olaf, fut roi de Norvège de 1015 à 1028. En 1014, il reçut le saint baptême [probablement à Rouen, par l’archevêque Robert le Danois, ndt] et s’est efforcé de répandre le christianisme en Norvège. En Russie, une église fut dédiée à St Olaf, à Novgorod, où il vécut quelques années, ainsi qu’à Staraïa Ladoga. Au Moyen Âge, les échos concernant les miracles accomplis après une prière à St Olaf se répandirent dans le monde entier. Rapidement, de nombreuses églises furent construites partout où se répandait l’influence des Vikings : de Dublin jusqu’aux îles Orcades et Novgorod. En Angleterre, 40 anciennes églises lui ont été dédiées, et sa fête est mentionnée dans tous les calendriers. À Constantinople existait aussi une église qui lui était dédiée.

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Le président du parlement ukrainien, Andry Parouby, a rencontré le patriarche de Constantinople Bartholomée

« Les relations de la Kiev officielle et du Patriarcat œcuménique doivent être plus étroites, afin de parvenir à la formation d’une seule Église locale en Ukraine ». C’est ce qu’a déclaré le président du parlement Andry Parouby après la rencontre avec le patriarche Bartholomée, qui a eu lieu à Istanbul le 19 novembre. La rencontre a duré plus de deux heures, au cours de laquelle, selon le communiqué officiel du parlement, ont été discutées les perspectives de la formation d’une seule Église orthodoxe locale en Ukraine et de l’octroi à celle-ci d’un Tomos d’autocéphalie. « Sa Sainteté le patriarche Bartholomée a remercié le Président du parlement et tous les députés pour l’appel au Patriarche œcuménique, adopté par le parlement ukrainien en juin 2016, lui demandant de créer en Ukraine une seule Église locale orthodoxe et de lui accorder le statut autocéphale, c’est-à-dire de reconnaître l’indépendance ecclésiastique. Le patriarche Bartholomée a qualifié cet appel du parlement « d’événement historique important », est-il dit dans le communiqué susmentionné. Dans un briefing commun après les discussions, le patriarche Bartholomée a déclaré : « Nous sommes en admiration devant le peuple ukrainien. Nous vous aimons et vous bénissons, en tant qu’Église-Mère. Je suis allé déjà plusieurs fois en Ukraine, et j’espère que, bientôt, je visiterai ce pays à nouveau ». Le président du parlement ukrainien a fait remarquer à son tour que « le patriarche Bartholomée connaît très bien la situation religieuse en Ukraine, et nous avons pu discuter de façon très détaillée les questions ecclésiastiques ». À l’issue de la rencontre, A. Parouby a invité le patriarche Bartholomée à se rendre en Ukraine et à s’exprimer devant le parlement.

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Vêpres panorthodoxes à Véria (Grèce) en l’honneur de saint Clément d’Ohrid

Des vêpres panorthodoxes solennelles ont été célébrées au monastère du Saint-Précurseur à Véria, dans le nord de la Grèce, à l’occasion de la fête de saint Clément, archevêque d’Ohrid. Les vêpres étaient présidées par le métropolite de Plovdiv Nicolas, de l’Église de Bulgarie. Étaient également présents le métropolite de Sébaste Dimitri (Patriarcat de Constantinople), le métropolite de Kinshasa Nicéphore (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite de Poltava et Mirgorod Philippe (Église orthodoxe d’Ukraine), l’évêque de Braničevo Ignace (Patriarcat de Serbie), l’évêque de Stobi David (archevêché d’Ohrid, Patriarcat de Serbie), l’évêque d’Amathonte Nicolas (Église de Chypre), l’évêque de Supraśl Grégoire (Église de Pologne), le métropolite de Michalovce Georges (Église des Terres tchèques et de Slovaquie) et l’évêque de Snepole Arsène (Église de Bulgarie). Participaient également les higoumènes du monastère de la Très sainte Mère de Dieu à Andros, l’archimandrite Eudocime, et de la Mère de Dieu de Dovras, l’archimandrite Pantéléimon, ainsi qu’un grand nombre de prêtres du diocèse de Véria. Né vers 840, Clément d’Ohrid, le plus célèbre disciple des saints Cyrille et Méthode, fut un saint moine et évêque d’Ohrid. Le crâne du saint est gardé au monastère du Saint-Précurseur, non loin de Véria.
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Conférence de presse à Moscou : « L’Église orthodoxe russe : son ministère dans un monde évoluant rapidement »

Une conférence de presse avait lieu à Moscou le 16 novembre sur le thème « L’Église orthodoxe russe : son ministère dans un monde évoluant rapidement ». Y participaient l’évêque Pantéléimon d’Orekhovo-Zouïevo, président du département synodal des œuvres caritatives et du ministère social, V. P. Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie.

L’Église orthodoxe russe accomplit son ministère dans le monde contemporain, témoignant de la foi orthodoxe, collaborant avec les communautés hétérodoxes et les représentants des autres religions pour défendre les valeurs traditionnelles confrontées aux défis d’un monde sécularisé. L’Église se consacre aussi aux œuvres de miséricorde, collectant des fonds pour les nécessiteux et les personnes en détresse, appelant toutes les personnes de bonne volonté à manifester leur charité. Les persécutions contre les chrétiens au Proche Orient et dans d’autres parties du monde sont aussi à l’ordre du jour. La position active de l’Église orthodoxe russe sur de nombreux thèmes d’actualité est pour beaucoup définie par le patriarche Cyrille. Cette année, le primat de l’Église russe fête son 70e anniversaire.

Le sort des métropolites Paul d’Alep (Église orthodoxe d’Antioche) et Grégoire Jean Ibrahim (Église syro-jacobite) a aussi été abordé. « L’absence d’information sur leur décès permet de garder l’espoir, de continuer à prier et à entreprendre tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser leur libération. Nous n’avons pas manqué de soulever la question du sort des métropolites enlevés à Alep à chacune de nos rencontres avec les représentants des autorités ecclésiastiques ou gouvernementales de tous les pays impliqués dans le conflit au Proche Orient. Nous espérons que les efforts entrepris aboutiront finalement à la libération des métropolites » a dit l’archimandrite Philarète (Boulekov).

Le vice-président du DREE a fait le point sur l’état de l’Église orthodoxe russe. Il a mentionné le centenaire de la révolution d’octobre, qui sera célébré l’an prochain, et les conséquences tragiques des évènements révolutionnaires et de la guerre civile, ainsi que des répressions des années 30. Il a souligné que l’Église, au sortir de ces épreuves, n’était devenue « ni une pièce de musée, ni un élément du patrimoine national, mais demeurait un organisme vivant. »

L’archimandrite Philarète a rappelé que le patriarche Cyrille avait vécu plus de la moitié de cette période tragique de l’histoire russe. « Il est né à l’époque des répressions, qui ont touché sa famille et influé sur sa propre destinée » a résumé le vice-président du DREE.

De son côté, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie, a présenté le programme des célébrations du 70e anniversaire de Sa Sainteté, auxquelles participeront les primats ou les représentants de nombreuses Églises orthodoxes locales. Tous participeront à un office solennel à l’église du Christ Sauveur et s’entretiendront avec Sa Sainteté le patriarche Cyrille du dialogue entre les Églises. Selon le directeur du service de presse du patriarche, Sa Sainteté recevra aussi des délégations des Églises catholique romaine et apostolique arménienne, ainsi que des représentants du clergé musulman.

Parlant des prochaines cérémonies, Mgr Pantéléimon a rappelé que le patriarche Cyrille a demandé aux paroisses moscovites à ne pas lui faire adresser de bouquets de fleurs pour son jubilé, mais à faire un don à un organisme caritatif. « Les sommes dépensées auparavant pour des fleurs distribuées ensuite dans les églises, serviront à l’achat de matériel médical pour l’hôpital Saint-Alexis » a dit le président du département synodal des œuvres caritatives et du ministère social.

De son côté, le président du département synodal aux relations entre l’Église et la société et les médias, V. Legoïda, a déclaré que l’intérêt des médias pour l’activité de l’Église orthodoxe russe et du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie était en constante augmentation. Les homélies du patriarche à l’occasion de différentes commémorations, le ministère du primat, l’activité sociale et internationale de l’Église orthodoxe russe, ainsi que les initiatives de l’Église sur la société russe et les relations entre l’Église et l’état sont les thèmes qui intéressent le plus les médias, a constaté V. Legoïda. Quant aux relations entre l’Église et l’état, elles peuvent être définies actuellement par le terme « coopération ».

Comme l’a constaté le président du département synodal aux relations entre l’Église et la société et les médias, la rencontre du patriarche Cyrille de Moscou avec le pape François de Rome a particulièrement intéressé les médias. « Les sondages effectués sur ce thème ont montrés qu’un très fort pourcentage de reporters ont commenté positivement la rencontre des deux primats et ses résultats » a jouté V. Legoïda.

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Recension: Georges Kordis, « L’icône comme communion »

kordisGeorges Kordis, L’icône comme communion. Les idéaux et les principes de composition dans l’exécution d’une icône. Préface de Jean-Claude Larchet. Éditions des Syrtes, Genève, 2016, 134 pages, nombreuses illlustrations.
Georges Kordis est depuis plusieurs décennies, l’un des meilleurs iconographes du monde orthodoxe. Son style, reconnaissable entre tous jusque dans chaque détail (ce qui est la marque du génie), témoigne d’une originalité et d’une créativité remarquables, tout en s’insérant parfaitement dans la Tradition iconographique orthodoxe dont il respecte le critères fondamentaux.
Altérée à partir du XVIIe siècle par diverses influences de la peinture occidentale, l’iconographie orthodoxe à retrouvé ses sources et sa pureté au milieu du XXe siècle grâce aux travaux de plusieurs pionniers qui ont été à la fois des peintres et des théoriciens de l’icône, en particulier Photios Kontoglou dans le monde grec et Léonide Ouspensky dans le monde slave (et bien au-delà puisqu’il a eu, à Paris, des élèves venus du monde entier). Mais ceux qui les ont suivis à juste titre dans les voies d’un retour à la Tradition ont le plus souvent été soit des copistes serviles, soit des dessinateurs et des peintres incertains, et si l’iconogaphie a retrouvé dans l’ensemble du monde orthodoxe sa pureté originelle, elle reste souvent purement technique, formelle, et pour cela assez froide dans ses expressions.
Grâce à une parfaite maîtrise des techniques picturales (qu’il sait aussi manifester dans une grande variété de créations séculières qui l’ont également rendu célèbre dans le monde entier), mais aussi grâce à une compréhension et une appropriation en profondeur des modes de représentation des meilleurs maîtres et écoles de l’iconographie byzantine du passé, Kordis a su être le représentant d’une iconographie à la fois parfaite sur le plan technique, traditionnelle dans son contenu et ses intentions profondes, novatrice autant que les règles de base l’autorisent, et surtout expressive et vivante. Il est pour notre époque ce que fut en son temps un Manuel Pansélinos.
Ce caractère vivant de l’iconographie de Kordis est lié à une conception bien définie du dynamisme des lignes du dessin qui précède la peinture (et lui donne, comme il le dit lui-même, son existence et son sens), qu’il a su déchiffrer comme un dénominateur commun des grands maîtres du passé, comprendre, synthétiser, systématiser, appliquer et expliquer.
L’icône comme communion que viennent de publier les édtions des Syrtes fait depuis longtemps autorité en matière d’iconologie et a déjà été traduit en cinq langues. L’ouvrage présente une synthèse de la compréhension et de l’expérience de l’auteur. Il ne se propose pas seulement comme un manuel permettant aux iconographes d’apprendre ou de perfectionner leur art, mais comme le moyen pour tous ceux qui s’intéressent à l’icône, de comprendre en profondeur la façon dont sont élaborées les meilleures icônes pour réaliser au mieux les buts qu’elles poursuivent, dans une perspective où l’art est au service de la spiritualité.
De manière magistrale, avec une grande cohérence et une grande rigueur, Kordis montre comment la ligne, son dynamisme et son rythme – l’édition grecque originale du livre est Ἐν ῥυθμῷ, « en rythme » – sont les principes de base de l’iconographie, et comment ils définissent une forme à la fois unifiée et en mouvement, qui doit finalement réaliser le but principal de l’icône: ne pas rester enfermée sur elle-même dans sa surface mais faire entrer en communion la représentation avec le spectateur. Ce qui en un premier temps apparaît comme purement technique se révèle vite comme s’intégrant à la théologie et à la spiritualité orthodoxes de l’icône. Kordis rejoint ici le mouvement de la théologie néo-grecque qui a fortement insisté sur la dimension relationnelle et communionnelle de la vie spirituelle, et c’est tout naturellement que ses ouvrages (qui comportent des essais théoriques, des manuels pratiques et des catalogues) ont trouvé leur place aux éditions Armos qui, en Grèce, publient les représentants de ce courant (et de la revue Synaxis qui les a rassemblés). Mais Kordis a aussi été fortement marqué par la théologie patristique et par les enseignement et témoignages des grands spirituels grecs contemporains, auxquels s’est consacré avec brio Stylianos Papadopoulos, professeur à la faculté de théologie d’Athènes, auquel la dédicace de ce livre rend hommage.
Que Kordis ait parfaitement intégré dans la pratique les principes qu’il définit, et que ces principes s’enrichissent en retour de sa pratique, se voit de manière spectaculaire dans les icônes qu’il a réalisées en direct et en seulement quelques heures pour des étudiants de divers pays (Grèce, États-Unis, Canada, Russie, Ukraine…), les enregistrements de plusieurs de ses « performances » pouvant être visionnées sur plusieurs sites Internet. Mais cela peut se constater surtout dans les nombreuses icônes portables qu’il a réalisées et dans les fresques de nombreux monastères et églises qu’il a peintes. Une série de vidéos particulièrement impressionnantes ont suivi son travail lorsque, avec son équipe, il couvrait de fresques l’église de la Sainte-Trinité à Pittsburgh [1, 2, 3, 4, 5, 6].
La publication de ce livre original et fort, qui permet de comprendre en profondeur – non dans la simple constatation d’un état mais dans le dynamisme d’une pratique – la composition passée et actuelle des meilleures icônes en rapport avec leur fonction spirituelle, est un événement de première importance dans un domaine où rien d’équivalent n’avait encore été publié.
Né en Grèce en 1956, Georges Kordis a étudié la théologie à l’Université d’Athènes. Il a ensuite poursuivi des études en théologie et en esthétique de la peinture byzantine à l’École supérieure de théologie de Holy Cross à Boston (USA), où il a obtenu une maîtrise en théologie. En 1991, il a reçu le titre de docteur en théologie de l’Université d’Athènes. En 2003, il a été chargé de cours, et en 2008 nommé professeur d’iconologie et d’iconographie dans cette même faculté. Il a en outre été professeur invité aux universités de Yale (Connecticut) et de Caroline du Sud, à l’École supérieure de théologie à Holy Cross à Boston (Massachussetts) et à l’Université de Notre-Dame à South Bend (Indiana), aux facultés de théologie de Cluj-Napoca et de Bucarest (Roumanie), à l’Université pédagogique d’Odessa (Ukraine), à l’Institut de théologie et d’arts sacrés de Saint-Pétersbourg (Russie) et au Centre nord-américain d’art byzantin à Ottawa (Canada).
Auteur de nombreuses icônes portatives, dont certaines ont été exposées dans plusieurs pays (Grèce, Crète, États-Unis, Bulgarie, Canada, France) il a peint les fresques de plusieurs églises et monastères (neuf en Grèce, une au Mont-Athos, cinq aux États-Unis, deux au Liban, une en Australie, une en Allemagne), Georges Kordis est reconnu comme l’un des meilleurs iconographes actuels. Il est parallèlement l’auteur d’une œuvre artistique séculière multiforme (peintures sur différents supports, gravures, lithographies…), inspirée de certains éléments de l’art byzantin, qui a fait l’objet d’expositions internationales (en Grèce, aux États-Unis, au Canada, en Italie et en France) et l’ont fait reconnaître, dans le domaine de l’art figuratif également, comme l’un des artistes les plus inspirés et originaux de notre époque.
Les lecteurs anglophones pourront trouver ici une recension de la version anglaise du livre, et ici une interview très intéressante de  l’auteur.

Jean-Claude Larchet

Le patriarche de Constantinople Bartholomée à l’archevêque d’Athènes Jérôme : « Sauvegardez les décisions de Crète ! »

Le patriarche œcuménique Bartholomée a appelé l’archevêque d’Athènes Jérôme à garder intactes les décisions du saint et grand Concile de Crète. Selon les informations du site grec Romfea.gr, le patriarche Bartholomée a envoyé à l’archevêque Jérôme une lettre à l’occasion de la convocation de l’assemblée extraordinaire des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce qui, entre autres, examinera la question du saint et grand Concile de Crète. Dans sa lettre, le patriarche œcuménique Bartholomée appelle l’archevêque Jérôme et l’Église de Grèce à sauvegarder les décisions qui ont été prises au saint et grand Concile. Le patriarche souligne que les décisions du Saint-Synode manifestent l’unité de l’Église orthodoxe qui résulte de sa conciliarité. Parallèlement, le patriarche appelle l’archevêque à ne pas se laisser influencer par des personnes qui, au sein de la hiérarchie de l’Église de Grèce, sont en désaccord avec les décisions en question, mentionnant nommément les métropolites Ambroise de Kalavryta et Séraphim. du Pirée. Toujours selon les informations de Romfea.gr, le patriarche œcuménique, dans sa lettre, informe l’archevêque que le Patriarcat interrompra tout contact avec de telles personnes. Dans sa lettre à l’archevêque d’Athènes, le métropolite du Pirée Séraphim avait exprimé son mécontentement au sujet de la délégation de l’Église de Grèce au Concile, soulignant que, de son « point de vue, la délégation de notre Église au soi-disant « saint et grand Concile » à Koymbari, en Crète, à dépassé toutes les limites de son pouvoir discrétionnaire et a déçu les attentes formulées dans le mandat qu’elle avait reçu de notre organisme sacré ».

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Vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : “Les Pharisiens” – 31 octobre

Bertrand Vergely a parlé le 31 octobre dernier « des Pharisiens » dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Un film du centre orthodoxe grec de pèlerinages « Solun » sur le Mont Athos

Le centre orthodoxe grec de pèlerinages « Solun’ » (« Salonique ») a réalisé en 2014 un film de 50 minutes sur le Mont Athos que l’on peut visionner ici (commentaires en russe avec sous-titres roumains) ou ici (sans les sous-titres roumains). On peut voir, après le village d’Ouranoupolis, les saints lieux suivants du Mont Athos : le monastère d’Iviron, le kellion de Marouda, la capitale Karyès avec le Protaton, la grotte de St Athanase l’Athonite, le monastère Saint-Paul, la skite du Prophète Élie, les monastères Pantocrator, Saint-Pantéléimon, Xénophontos (avec une interview de l’higoumène l’archimandrite Alexis), et Vatopaidi.

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Assemblée des évêques orthodoxes d’Autriche à Vienne

Le samedi 12 novembre a eu lieu à Vienne la douzième Assemblée des évêques orthodoxes d’Autriche. La réunion a été précédée d’une prière en l’église orthodoxe russe Saint-Nicolas. Dans son allocution, le métropolite d’Autriche Arsène (Patriarcat de Constantinople) a donné un compte-rendu détaillé de ses nombreuses activités, discussions, positions et interviews au cours des derniers mois, et a exposé aux participants de la conférence les questions actuelles qu’il convenait de résoudre. Un rapport a ensuite été lu au sujet des préparations du master en études de pédagogie orthodoxe à l’Université et à la Haute école pédagogique de Vienne. Les inspecteurs des institutions scolaires orthodoxes ont lu leur rapport sur la situation de l’enseignement catéchétique dans les écoles autrichiennes et le profil professionnel des catéchètes orthodoxes en Autriche. L’aumônier orthodoxe de l’armée autrichienne, le prêtre Alexandra Lapine, a évoqué le progrès de sa mission spirituelle parmi les officiers orthodoxes. L’Assemblée a également examiné attentivement la situation des chrétiens déplacés au Proche et Moyen Orient et dans les autres régions vulnérable du monde. De son côté, l’évêque d’Autriche et de Suisse André (Église orthodoxe serbe), a lu son exposé sur le travail de la commission pour le dialogue inter-ecclésial qu’il préside personnellement, ainsi que son rapport sur le Concile de Crète du mois de juin de cette année. Des critiques et des commentaires s’en sont suivis. L’Assemblée dispose de plusieurs commissions qui incluent les secteurs de la science et de l’éducation, les questions liturgiques et l’activité pastorale auprès de la jeunesse.

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L’une des plus grandes églises de Moscou sera inaugurée prochainement

L’une des plus grandes églises construites récemment à Moscou, dédiée à l’Entrée au temple de la Très Sainte Mère de Dieu, accueillera ses premiers paroissiens au mois de décembre. Les travaux de finitions sont en cours d’achèvement, et les coupoles sont déjà en place avec les croix sur cette église, située au sud du district de Boutovo à Moscou. L’église pourra recevoir 1500 fidèles. Le projet de l’église de l’Entée au Temple, est l’une des plus belles du programme « 200 églises » à Moscou, déclare le responsable du programme, Vladimir Resin. Le projet de l’église a été réalisé par les spécialistes des Ateliers architecturaux et artistiques du monastère Saint-Daniel de Moscou et a remporté le concours panrusse des projets d’églises orthodoxes du XXIème s. « Le programme-200 » se développe dans tous les districts administratifs de la capitale russe, à l’exception du district central, et est appelé à desservir en lieux de culte orthodoxes les zones densément peuplées de la ville, de telle façon qu’ils soient facilement accessibles à pied. Le programme est entièrement réalisé à l’aide des dons des fidèles et des organisations. Pour la récolte des dons a été mis en place un Fonds de bienfaisance pour le soutien à la construction des églises de Moscou, dont les vice-présidents sont le maire de Moscou Serge Sobianine et le patriarche de Moscou Cyrille.

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Évaluation du saint et grand Concile de Crète par le Saint-Synode du Patriarcat d’Alexandrie

Au cours de sa session du 16 novembre, le Saint-Synode du Patriarcat d’Alexandrie a publié le communiqué suivant au sujet de son évaluation du saint et grand Concile de Crète :

« Le Saint-Synode du Patriarcat d’Alexandrie sous la présidence de S.S. le pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II, après une discussion exhaustive communique ce qui suit :

1. Nous exprimons gloire et louange au Dieu Trinitaire, qui nous a rendus dignes de participer au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe au mois de juin passé. Le Concile constituait le sceau d’un long cheminement de nombreuses décennies, avec des pourparlers, des accords et des désaccords théologiques intensifs. Ce fut la vision de nos prédécesseurs éclairés et charismatiques, qui ont prié pour voir sa convocation, mais n’en ont pas eu le bonheur. Nous exprimons notre profonde reconnaissance envers eux et nous prions pour le repos de leur âme.

2. Le Concile de Crète a constitué un événement éminemment important pour le cheminement de l’Église orthodoxe, donnant un témoignage d’unité, un témoignage de responsabilité et d’anxiété pour le monde contemporain. Ce fut, c’est, et cela restera un grand miracle « de la rencontre et de la coexistence ensemble » des Églises orthodoxes et nous croyons que cette nouvelle expérience, qui sera décryptée peu à peu, et produira de nouveaux fruits dans l’espace orthodoxe. Bienheureux ceux qui goûteront ces fruits !

3. [Notre Synode] a confirmé que la conciliarité constitue l’expression par excellence de la conscience qu’a d’elle-même l’Église orthodoxe et, en même temps, elle est une réponse dynamique aux prédicateurs enflammés du repli sur soi-même, de l’exclusion, de l’ethno-phylétisme et du fondamentalisme. Nous croyons que dans le proche avenir, au cours des conciles qui, Dieu voulant, seront convoqués, les imperfections et les faiblesses de ce concile seront surpassées.

4. Nous remercions de tout notre cœur Sa Toute Sainteté le président du saint et grand Concile, le patriarche œcuménique Bartholomée, Leurs Béatitudes les primats et tous ceux qui ont travaillé assidument pour la réalisation du Concile au milieu de nombreuses adversités et provocations.

5. Nous considérons comme particulièrement importante la consolidation conciliaire de l’économie ecclésiastique au milieu de positions extrêmes et conservatrices, puisqu’il est donné la possibilité aux Églises locales d’exercer leur pastorale à une époque réelle et dans des lieux et des usages concrets. Nous avons constaté cependant avec tristesse que, malgré les voix prophétiques qui ont été entendues dans le cadre du Concile et des conférences préconciliaires, les « dérogations » aux règles plus anciennes de la vie de l’Église et des fidèles, aient été comprises avec timidité et réticence, dans le sens de l’acribie et non pas de l’économie, alors que cela serait la véritable affirmation du mystère de l’Incarnation du Christ dans l’aujourd’hui, c’est-à-dire la Révélation vivante et salvifique de Dieu. Les différentes approches des questions de la vie de l’Église pour nous ne constituent pas des déviations de la vérité orthodoxe, mais l’adaptation à la réalité africaine.

6. L’Église d’Afrique continuera à participer activement à tous les dialogues officiels interchrétiens et interreligieux, malgré les difficultés et les problèmes qui apparaissent de temps à autre. Hormis la participation au COE, nous revalorisons le témoignage de la foi orthodoxe, la plénitude de la Révélation divine que notre Église préserve. Cheminant sur les traces de Jésus, nous devons devenir les organes de la réconciliation et cultiver la coexistence pacifique des hommes, respectant et défendant leur différence ethnique, raciale et religieuse. En commun avec les autres Églises et religions, nous sommes appelés à travailler à combattre toute injustice systémique, toute chose démoniaque, qui anéantit la vie de notre troupeau profondément meurtri et blessé.

7. Nous pressentons que, en tant qu’Église vivante et dynamique, émergente des entrailles d’un monde développé et souffrant, nous avons le devoir avec hardiesse et vision prophétique de former en notre sein les conditions pour la transformation de notre monde, de déposer une proposition d’espoir, de vie dans sa plénitude pour tous les hommes et de joie de la Résurrection. Nous demandons les prières ardentes du Corps de notre Église, clercs et laïcs, afin que par la collaboration de tous nous mettions en valeur la dynamique du grand Concile et que nous libérions les forces qui montreront l’Église d’Afrique comme une présence prophétique, craignant son Seigneur et ouvertes à l’action du très Saint Esprit ».

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Jovan Nikoloski