20/10/2017
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Le concile panorthodoxe mène la vie dure aux médias

Le concile panorthodoxe mène la vie dure aux médias

TenteSous le titre « Le concile panorthodoxe mène la vie dure aux médias », le quotidien La Croix révèle que parmi les 140 journalistes accrédités en Crète pour couvrir le Concile panorthodoxe « plusieurs dizaines ont jeté l’éponge suite au renoncement du patriarche de Moscou à venir en Crète, mais aussi en raison d’une organisation compliquée. Dépourvue d’expérience dans ce domaine, l’Église orthodoxe a préféré verrouiller au maximum l’événement, rendant difficile les conditions de travail des journalistes présents. »
Envoyé spécial du journal à Kolymbari, Samuel Lieven écrit :

C’est une vaste tente dressée au pied de l’académie orthodoxe, à quinze mètres d’un rivage crétois de carte postale. Jusque-là, tout va bien. Mais à l’intérieur, les quarante degrés en milieu de journée, l’air conditionné défaillant et la pauvreté des infrastructures ont déjà éprouvé les nerfs des journalistes les plus déterminés à couvrir le « saint et grand » concile, qui se tient depuis lundi 20 juin matin et jusqu’au samedi 25 juin, sous la présidence du patriarche œcuménique Bartholomeos de Constantinople.
L’annonce que le patriarche Kirill de Moscou ne serait pas de la partie avait déjà sérieusement dégonflé l’appétit des rédactions internationales, qui privilégient une lecture politique de l’événement. «
Quant aux envoyés spéciaux à Kolymbari, à l’autre bout de la Crète où se tiennent les sessions du concile, ils ont été confrontés dès l’ouverture à un dispositif de sécurité empêchant tout accès aux 200 métropolites évêques participant au concile. Dûment escortés par groupes de dix, les journalistes n’ont pu pénétrer que trois minutes dans l’hémicycle où le patriarche Bartholomeos prononçait son texte d’ouverture, à peine le temps d’un selfie ou de tourner quelques images…
« Les organisateurs ont commis une grave erreur en verrouillant tout », s’emporte Andromaque Nikoulara, journaliste à la télévision publique grecque, qui n’a pas lésiné sur les moyens en envoyant sur place une équipe nombreuse afin d’assurer une retransmission en direct cinq heures durant. Las. En dehors des preneurs d’image du Patriarcat, aucune autre caméra n’a été admise dans le cénacle.
De public, il n’y en avait pas non plus lors de la célébration de Pentecôte où les primats étaient seuls dans la cathédrale Saint-Mina d’Héraklion. « Quel signal de communion cela envoie-t-il ? De communion avec qui ? », s’interroge un autre journaliste grec.
En cause, une organisation sous-traitée aux relais américains du Patriarcat de Constantinople, incapable d’assurer la tenue d’un tel événement avec ses propres deniers, ou en s’appuyant sur une infrastructure dont il ne dispose pas.

Source

Photo : La Croix

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Jovan Nikoloski