25/04/2017
Actualités
Page d'accueil > Résultats de la recherche : Centre culturel et spirituel orthodoxe russe

Résultats de la recherche : Centre culturel et spirituel orthodoxe russe

La première exposition du centre culturel et spirituel orthodoxe russe du quai Branly à Paris

exposition-kroug-ouspenskyDes icônes parmi les chefs-d’œuvre du père Grégoire (Kroug) et de Léonide Ouspensky seront exposées au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe, 2, avenue Rapp, Paris 7e, du samedi 26 novembre au mercredi 14 décembre 2016 (de 10h à 17h tous les jours sauf lundi).

Vidéo de la conférence sur le nouveau centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

Jean-Michel Wilmotte, architecte du nouveau centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris (quai Branly), a donné une conférence à la mairie du 7e le jeudi 20 novembre 2014. Nous vous invitons à visionner un extrait de la vidéo. Les abonnés à Orthodoxie.com peuvent regarder la vidéo dans son intégralité.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

Une conférence sur le nouveau centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

Centreorthodoxe_ParisL’architecte du nouveau centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris (quai Branly), Jean-Michel Wilmotte, donnera une conférence à la mairie du 7e (salle des mariages, 116, rue de Grenelle) le jeudi 20 novembre à 18 heures. Entrée libre. Présentation: « Comment un bâtiment à usage public, figure de proue d’une nouvelle identité culturelle à Paris, peut-il s’intégrer dans un cadre urbain contraint, remarquable et empreint d’histoire comme celui des berges de la Seine ?  « .

Source: diocèse de Chersonèse

Présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

Nous vous invitons à visionner en intégralité la conférence de presse de la présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris qui s'est tenue le 17 janvier dernier dans la résidence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie.

Présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

Nous vous invitons à visionner en intégralité la conférence de presse de la présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris qui s'est tenue le 17 janvier dernier dans la résidence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie.

Présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

Nous vous invitons à visionner en intégralité la conférence de presse de la présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris qui s'est tenue le 17 janvier dernier dans la résidence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie.

Présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

Nous vous invitons à visionner en intégralité la conférence de presse de la présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris qui s'est tenue le 17 janvier dernier dans la résidence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie.

Un compte rendu de la présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

gal-2394257Le site du diocèse de Chersonèse a mis en ligne un compte rendu de la présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris. En outre, un album de photographies (dont celle ci-contre) se trouve ici.

Complément: le reportage vidéo de l'Agence France presse sur Youtube.

Un compte rendu de la présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

gal-2394257Le site du diocèse de Chersonèse a mis en ligne un compte rendu de la présentation officielle du nouveau projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris. En outre, un album de photographies (dont celle ci-contre) se trouve ici.

Complément: le reportage vidéo de l'Agence France presse sur Youtube.

Paris: les travaux du nouveau centre spirituel et culturel orthodoxe russe débuteront en avril

Le chantier du nouveau centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Paris débutera en avril a annoncé, le 14 février, Vladimir Kojine, chef de l'Intendance du Kremlin. "L'autorisation a été accordée et j'espère pouvoir vous inviter à la cérémonie de lancement des travaux" a-t-il aussi précisé dans unentretien télévisé.

Source: Ria-novosti

L’Eglise orthodoxe de Tous-les-Saints en construction à Strasbourg est couronnée de dômes dorés provenant de la Russie

e 29 mars, 2017, nous avons franchi une étape importante et symbolique pour la construction de la nouvelle église de Tous les Saints à Strasbourg. La flèche, le dôme principal et le tambour sont installés sur l’ensemble de la construction. Quelques jours avant, les petits dômes avec les petites croix ont été installés sur les voutes de côtes. La croix principale est prévue d’être installée plus tard en présence de bienfaiteurs, d’agents de la mairie, de membres de la paroisse et d’autres invités d’honneur. Tous ces éléments dôme et les croix ont été fabriquées en Russie par l’entreprise « Predslava », spécialisée dans la fabrication des structures pour les toits complexes des églises. Dans un état démonté, ils ont été amenés en France sur trois camions. Les représentants des entreprises de construction françaises ont apprécié la qualité de produits manufacturés en Russie, les éléments de construction du futur toit d’église, ainsi que l’originalité des solutions d’ingénieurs russes pour la réalisation de tâches complexes liées à l’installation de la flèche et du toit. Le dôme central est à 3 mètres dans le diamètre et de 3,85 mètres à la hauteur. Le processus d’assemblage de ce dôme a pris plusieurs semaines et a eu lieu à Eschau, une petite ville près de Strasbourg. La ville d’Eschau détient depuis le VIII-ème siècle les reliques des saintes appelés la Foi, l’Espérance et la Charité et leur mère Sophie, est un centre de pèlerinage, y compris pour les chrétiens orthodoxes. La flèche a été rassemblée directement sur le chantier de construction. La livraison du dôme central d’Eschau à Strasbourg était un problème logistique difficile, car en raison de sa taille, il est classé en tant que cargaison surdimensionnée. Pour cette raison, il était nécessaire d’avoir un convoi exceptionnelle avec une plate-forme et une escorte policière sur toute la route. Les transporteurs ont dû pré-mesurer la hauteur de chacune des travées sous les ponts, afin d’assurer le passage du dôme à quatre mètres, qui a été monté sur une plate-forme en dessous. Dans un cas « gap » entre le sommet du dôme et la partie inférieure du pont était d’environ de 5 cm « . Avant de commencer l’installation, l’hégoumène Philippe (Ryabykh) recteur de la paroisse russe orthodoxe de Tous les Saints, en présence de représentants des entreprises de construction impliquées dans les opérations de montage, a consacrée la flèche, les dômes et les petites croix.

Pour soulever et installer la flèche dont le poids est supérieur à 12 tonnes, une grue à flèche extensible avec une capacité allant jusqu’à 250 tonnes a été amenée sur le chantier. Grâce aux travaux préparatoires menés à la veille de l’installation, la flèche et le dôme ont été installés rapidement et sans complications.

L’élégance et les formes harmonieuses de la flèche de l’église et du dôme central, qui a été posé sur le terrain, avait l’air énorme et semblait d’être disproportionnée par rapport avec l’église elle-même. Suite à l’installation sur les voûtes de l’église, la proportion de la partie inférieure du bâtiment donnait une vue magnifique sur toute l’ensemble de la construction. On note surtout les rayures d’or qui ornent le périmètre de la flèche de l’église, ce qui lui donne une élégance particulière de solennité.

La construction de l’église de Tous les Saints à Strasbourg se réalise depuis 2013 exclusivement par les dons privés. À l’heure actuelle, environ deux mille personnes de chaque coin du monde, ainsi que plusieurs entreprises russes, ont contribué à la construction. Les fonds pour la production et l’installation de la flèche, des dômes, des croix et du toit de l’église ont été financées par la société russe pétrolière « Transneft », qui demeure le principal bienfaiteur de la construction.

La paroisse garde un livre qui s’appelle «la Dîme» qui enregistre tous les noms de tous ceux qui ont contribué à la construction de l’église orthodoxe russe sur le sol français. Leur nom sera immortalisé dans la future église. La portée des travaux est si grande que la paroisse avait besoin d’un soutien financier. En plus des coûts pour la construction, la paroisse a besoin des fonds pour l’équipement, la décoration de l’église et la maison paroissiale. La paroisse sera reconnaissante de toute aide.

La construction de l’église russe est très suivie par la presse locale et suscite un grand intérêt parmi les résidents de la ville. Ils sont surtout attirés par une façon non-habituelle à la construction des églises – il s’agit d’un style de la flèche, qui est très caractéristique de l’architecture de la Russie du nord. L’architecte principal du projet est Dmitry Pshennichnikov (Moscou, Russie). Le terrain de l’église a été visité par le maire de la Ville Rolan Reis, les représentants de différentes sociétés françaises de construction et de l’architecture, ainsi que les membres de différentes délégations des organes locales de l’Alsace.

Strasbourg est une ville souvent nommée comme la «Capitale de l’Europe». Elle est le siège du Conseil de l’Europe et de nombreuses organisations internationales. Les sessions du Parlement Européen siègent également à Strasbourg une fois par mois. L’existence de la construction de cette église n’est pas juste important pour la communauté russophone orthodoxe. Cette œuvre va également être un témoignage de la foi et des traditions orthodoxes au cœur de l’Europe occidentale. Sans doute, l’église et la centre paroissiale vont devenir un centre de rapprochement et une plateforme spirituelle et culturelle entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest.

Depuis 2004, la Représentation du Patriarcat de Moscou auprès du Conseil de l’Europe existe à Strasbourg, qui est dirigée par l’hégoumène Philip (Ryabykh), qui demeure en même temps le recteur de l’église russe orthodoxe de Tous les Saints. Depuis 2016, l’hégoumène Philip est également responsable à représenter le Patriarcat de Moscou auprès des institutions européennes à Bruxelles (Belgique).

Nous invitons tous les membres de la paroisse à admirer la nouvelle église. On vous prie, cependant, à bien noter que l’entrée au chantier est interdite pour des raisons de sécurité. Vous pouvez voir l’église, sa flèche et les dômes et faire de belles images de la zone autour de la clôture, sans aller sur le site lui-même. L’église a surtout une vue très magnifique de l’autre côté du canal.

Pour voir l’album de photographies, cliquez ICI !

Source

Les mutations en cours de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris – entretien avec Jean-François Colosimo

L’ITO a repris vie, déménage et innove… Entretien avec Jean-François Colosimo, président du conseil d’administration de l’ITO Saint-Serge

En votre qualité de président, pouvez-vous nous dire où en est l’Institut après la crise qu’il a traversée ? 

La transition a été plus aisée qu’on ne pouvait s’y attendre. Nombre d’amis de Saint-Serge, proches par l’histoire ou par l’affinité, mais aussi d’inconnus nous ont manifesté un grand  soutien. Leurs messages, venus de France, d’Europe et d’ailleurs, ont afflué, insistant sur la nécessité que l’Institut continue d’exister comme un bien commun pour les orthodoxes, pour les autres chrétiens, les croyants de fois différentes et, plus généralement, les femmes et les hommes de bonne volonté. Le Père Doyen, Nicolas Cernokrak, en a retiré qu’il nous fallait rouvrir sans tarder. Il a eu raison. Cette année 2016-2017, nous comptons 34 étudiants réguliers répartis dans les trois cycles du cursus, 76 à distance préparant un diplôme dans ce cadre et 16 auditeurs libres au programme fourni. En d’autres termes, nous n’avons pas perdu, ni en rayonnement, ni en recrutement. Mieux, nous sommes en dette par rapport aux étudiants : leur confiance est notre justification.

On reproche parfois à l’Institut une baisse de qualité dans l’enseignement…

Il est sûr que nous pouvons faire mieux, particulièrement en termes de ressources pédagogiques. Une refonte des programmes a d’ores et déjà été entreprise. Une meilleure coordination des contenus est en cours. Une procédure d’évaluation sera installée. Notre maillage avec la mise en réseaux actuelle des universités à l’échelle nationale et européenne est à parfaire. Le chantier doit être permanent, bien sûr… Je crains toutefois que, parfois, on en vienne à mythifier un prétendu âge d’or.  Aujourd’hui, sur quatorze enseignants, dont six membres du clergé, nous disposons de huit docteurs, de deux agrégés et de trois doctorants qui occupent également d’autres fonctions significatives dans des universités, des centres de recherche, des instances œcuméniques, interreligieuses ou culturelles. Pour ma part, la diversité de provenances et d’expériences, d’approches et de talents de mes collègues m’épate. Mais, oui, eux comme moi, nous devons recevoir la critique pour ce qu’elle est, non seulement comme bienvenue, mais encore comme indispensable puisque c’est la notion de service qui nous réunit.

Économiquement parlant, où en êtes-vous ?

Ah, alors là, de manière indiscutable, dans la meilleure tradition de Saint-Serge ! C’est-à-dire en dessous du seuil de pauvreté. Plus sérieusement, après l’énorme malversation dont nous avons été victimes, nous n’avons plus de réserve financière. En attendant de la reconstituer, nous vivons très chichement, d’échéance en échéance, grâce à nos fidèles donateurs, à nos faibles revenus et à de drastiques économies. Pour votre information, les personnels,  enseignant et éducatif, ont accepté de réduire de moitié leurs émoluments et le plus haut salaire atteint un demi-smic mensuel, soit 570 euros par mois. Mais, pour la plupart, ils reçoivent moins et certains travaillent pour rien. Telle est la réalité. Elle ne nous fait pas peur. Pour autant, nous devons évoluer et nous rétablir. Les membres désormais plus diversifiés du Conseil d’administration nous y aident grandement avec des compétences qui jusque-là  faisaient défaut et ils renforcent ainsi nos capacités de prévision, de contrôle et de décision. La vérité est aussi que trop longtemps nous avons beaucoup demandé et peu démontré. C’est en nous réinventant, en créant des offres nouvelles et en étant plus proches de nos soutiens que nous gagnerons en stabilité et autonomie. Encore une fois, il nous faut nous ouvrir.

Est-ce pour ces raisons que vous quittez le 93 rue de Crimée, votre berceau historique ?

Non. Vous pouvez au contraire imaginer quel poids symboliquement grave revêt une telle décision. Elle répond à une situation d’urgence qui s’impose à nous et qui n’est pas de notre choix. Pour mémoire, le site appartient à l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale et est géré par la Société immobilière Serguievski Podvorie. L’Institut et la paroisse sont locataires mais le bail leur destine la charge financière des gros travaux. Or, la  malformation géologique des sols génère désormais une situation menaçante qui entraîne la détérioration accélérée de bâtiments déjà forts vétustes, le tout provoquant des injonctions des services préfectoraux avec le risque, à terme, d’une évacuation sous contrainte. Ni conflit, ni litige, donc. Tout simplement, l’Institut ne peut faire face aux coûts de rénovation estimés qui correspondent à plusieurs années d’exercices et dont la simple inscription budgétaire devrait causer, en bonne comptabilité juridiquement fondée, une incapacité à poursuivre l’activité au cas où les instances dirigeantes ne prendraient pas les décisions idoines. De quelque manière que l’on se saisisse du problème, nous sommes forcés de déménager. C’est malheureux, mais c’est ainsi.

Pour aller où ?

Diverses pistes sont à l’étude. Dès que l’option finale sera connue, je vous promets de la réserver en exclusivité à Orthodoxie.com.

Vous n’en direz pas plus ?

À grands traits, les dispositifs universitaires à localisations diverses constituent un modèle, la question de l’internat peut être assez facilement résolue et il nous importe par-dessus tout que la vie liturgique, fondement de notre mission théologique, puisse continuer à s’épanouir.  Mais, pour l’essentiel, il serait mortifère de confondre le maintien du patrimoine matériel, les pierres, et la sauvegarde du patrimoine immatériel, l’esprit. Par ailleurs, notez qu’en toute hypothèse, et ce n’est là qu’un paradoxe apparent, le fait que nous quittions le lieu peut permettre à la Société immobilière de mieux le préserver parce que nous libérons par-là, incidemment, son pouvoir d’initiative.  Enfin, c’est bien au terme d’une séquence historique que nous arrivons, mais non pas la fin de l’histoire de Saint-Serge que nous scellons. Le défi n’est pas nouveau. Il nous éprouve depuis quelques années maintenant. Qu’il se précise dans son caractère impératif peut être l’occasion d’une revivification inattendue.

Ce déménagement signifie-t-il un changement de statut ou d’orientation ?

Absolument pas ! C’est un transport physique, en rien un transit spirituel et encore moins un transfert ecclésial. Du point de vue du droit français et européen, l’Institut est un établissement d’enseignement supérieur privé dont l’autonomie est garantie et qui est donc libre de tout assujettissement qui relèverait de surcroît  du régime distinct, spécifique et cultuel de la loi de 1905. Pour autant, l’Institut s’inscrit résolument dans la vie et la communion de l’Église. Par sa genèse, il est lié à l’Archevêché ; par sa tradition, il a Mgr Jean de Charioupolis pour chancelier ; par sa vocation, il s’honore de subsister, comme l’Archevêché et comme Mgr Jean, dans le patriarcat œcuménique, auprès de Sa Toute Sainteté Bartholomée Ier, dans la fidélité à sa personne, à sa vision et à son action.  Pour nous, rien de tout cela n’est appelé à changer, dans tous les cas pas de notre volonté. Enfin, n’oublions pas que l’Institut a toujours été au service du plérôme orthodoxe dans le monde entier, que de nombreux hiérarques comptent parmi ses anciens étudiants, ne serait-ce qu’au sein de l’Assemblée des Évêques de France, Mgr Nestor, Mgr Joseph et, en premier lieu, le Métropolite Emmanuel qui en est le président. Il serait pour le moins curieux que l’on confonde un changement d’adresse avec un changement d’identité !

L’Institut compte cependant innover ?

Oui. Tout d’abord, et sans tarder, l’Institut doit intensément contribuer à la diffusion et à la réception de l’événement décisif qu’est le Saint et Grand Concile qui s’est tenu la Pentecôte 2016 en Crète. Pour le reste, il faudrait un autre entretien afin de détailler les perspectives que nous sommes en train de débattre, jauger et vérifier, mais dont certaines seront effectives dès la rentrée 2017-2018. On peut les rassembler en quatre grandes directions : la formation continue des orthodoxes par des programmes adaptés et décentralisés, d’abord celle du clergé en liaison avec l’épiscopat pour faire face à nos réalités, à commencer par l’encouragement aux vocations, mais aussi  celle du Peuple de Dieu qui a  de vifs besoins et de vraies attentes quant à son intelligence de la foi, et sans oublier une meilleure synergie avec les milieux monastiques pris dans leur spécificité ; l’ouverture soutenue à nos sœurs et frères préchalcédoniens des Églises orientales qui sont dans la tourmente ; l’expertise sur le fait religieux et les mondes orthodoxes à destination des interlocuteurs profanes qualifiés, publics ou privés ; l’action culturelle sur des thèmes qui nous sont propres, de spiritualité ou d’actualité, ainsi que des initiations artistiques, dont le chant liturgique et l’iconographie,  destinée à des publics plus mixtes. Ce sont là des directions, non un programme arrêté ou exhaustif. La certitude est que l’école canonique de théologie, qui reste l’épine dorsale, ne peut que bénéficier d’un environnement et d’un rayonnement plus large. Il va de soi que le dialogue œcuménique, qui est vital, et les dialogues interreligieux, principalement avec le judaïsme et l’islam où nous sommes tributaires d’un certain retard, participent plus que jamais de cette ambition. Nous reparlerons de tout cela en temps donné.

Un mot pour conclure ? 

Je ne vous ai rien dit de bien édifiant. Quoique selon toute vraisemblance je n’ai pas été élu à ce poste pour prêcher, mais pour réformer. Donc, et simplement, gratitude à ceux qui nous comprennent et nous accompagnent. Et, plus largement, à tous, un carême apaisé, recueilli,  priant sur le chemin de la Résurrection.         

Un livre sur le « Stalinisme « orthodoxe » » paraît en Russie

Un livre intitulé « Stalinisme « orthodoxe » – questions et réponses » est paru en Russie. Nous publions ci-dessous l’introduction à cet ouvrage, rédigée par Natalia Irtenina, de l’Union des érivains de Russie.

stalanisme_orthodoxe« L’archimandrite Élie (Nozdrine), un staretz connu qui vécut au monastère de Pskov-Petchersky, puis sur le Mont Athos, pour devenir maintenant père spirituel des moines d’Optino et confesseur du patriarche de Moscou Cyrille, a donné sa bénédiction à l’édition de ce livre. Selon le staretz, la Russie se trouve devant une ligne qui, si elle est dépassée, précipitera à nouveau le pays dans l’abîme. À nouveau, le parti communiste redresse sa « corne »rouge et son idéologie, à nouveau on chante les louanges de Lénine, Staline et des autres dirigeants bolcheviques. Il se trouve des prêtres qui célèbrent des offices d’intercession devant les « icônes » de Staline. Des « bobards » sont répandus sur la profonde foi chrétienne du « père des peuples » et son rôle inestimable dans le salut de l’Église pendant la Grande Guerre patriotique. Au niveau de la conscience des masses renaissent des mythes sur la vie magnifique, heureuse, au pays des Soviets. L’orthodoxie et le communisme sont mis sur le même pied, ils sont précédés d’un signe « égal », tandis que le PCUS se proclame porteur des valeurs chrétiennes, et notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est considéré comme le premier communiste de l’histoire. Comme le dit le père Élie, « La Russie se tient maintenant à côté de Dieu. Or il faut qu’elle se tienne face à Lui. Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de repentir pour tout ce que les communistes ont fait à leurs frères, ce qu’ils ont fait contre la foi, contre la paysannerie, contre le pays, contre Dieu ! Le Seigneur attend de nous de prendre conscience de tout ce qui s’est passé ! » Mais les communistes contemporains, les stalino-léninistes, les partisans de Prokhanov et son « Club d’Izborsk » [connu pour son « icône » de la Mère de Dieu « Derjavnaïa » entourée de Staline et des autres dirigeants soviétiques, ce qui avait appelé une protestation du diocèse métropolitain de Biegorod, ndt] et d’autres « loups déguisés en brebis » qui confessent l’idéologie « rouge », s’efforcent à nouveau de nous imposer les croyances satanistes, portant des portraits de Staline, lui érigeant des monuments, déposant des fleurs sur sa tombe et sur les statues du « guide du prolétariat mondial ». Sont-ils nombreux, parmi les gens qui glorifient ou à tout le moins justifient la politique violente de Staline, ceux qui comprennent sa personne réelle, se rendent compte de ses véritables motifs ? Que prédominait chez cet homme, le bien ou le mal ? Qu’est-ce qui le motivait ? L’amour envers son pays, le souhait de le redresser, de l’amener à la prospérité et à la grandeur ou bien un orgueil exorbitant, une passion dévorante du pouvoir, des calculs froids dans la lutte concurrentielle avec ses collègues de parti, la haine envers les valeurs traditionnelles de la Russie, le mépris du peuple, le souhait de le briser spirituellement et moralement, le priver de volonté, d’en faire une foule de marionnettes soumises ? Selon les données des sondages sociologiques, le nombre des Russes sympathisants de J. Staline et approuvant totalement sa politique, a connu une croissance notable en pourcentage. Une enquête de décembre 2015, effectuée par le Centre Levada a montré que 34% des sondés considèrent que « quelles que soient les fautes et les vices que l’on attribue à Staline, le plus important est que, sous sa direction, notre peuple est sorti vainqueur de la Grande Guerre patriotique ». En 2007, ils étaient 28%. Au cours de la même période, le nombre des Russes considérant que « Staline est un sage dirigeant qui a amené l’URSS à la puissance et à la prospérité » est passé de 14 à 20%. On peut supposer avec un certain degré de certitude que parmi ces 34%, il y a une quantité notable de gens qui se considèrent chrétiens orthodoxes. Alors, sommes-nous effectivement prêts à apprécier les « mérites » de Staline devant la Patrie, les véritables et les fictifs, d’élever sur un piédestal le mal impitoyable, spirituel et physique qui a détruit le peuple russe et les autres peuples vivant sur le territoire de l’URSS au cours de plusieurs décennies ? Et qu’est-ce qui attend dans un tel cas la Russie, à l’avenir ? Est-ce que le Seigneur aura pitié de nous, si nous ne voulons pas nous rappeler et comprendre les leçons évidentes, violentes, de l’histoire, si nous érigeons l’idole de Staline au-dessus d’un pays où la terre est parsemée de tombes de centaines de milliers de gens réprimés à sa demande, de millions de gens qui ont péri dans les camps et les exils, les milliers de néo-martyrs fusillés ? Oui, même si ce ne sont pas des millions qui ont été tués suite à la sentence des organes de répression, comme on nous l’a dit avant, mais « en tout seulement » des centaines de milliers, un peu moins d’un million, que cela change-t-il ? Leur sang cesse-t-il de crier vers le ciel vengeance contre les assassins qui ne se sont pas repentis et leurs avocats actuels encore moins repentis ? Pourquoi, parmi nous, nombreux sont ceux qui ne veulent pas prendre conscience de la tragédie qui s’est produite avec notre peuple au XXème siècle ? À notre grand regret, on propose jusqu’à maintenant à la Russie, en matière de développement, les mêmes modèles politiques et socio-culturels. On nous impose un choix artificiel entre le libéralisme (qui est passé à notre époque à un stade radical, déshumanisant l’homme totalement ainsi que la société par ses « valeurs » contre-nature) et son concurrent idéologique, le communisme. On nous dit : ou bien ceci, ou bien cela. Et il n’y a pas de troisième voie, parce que celle-ci, c’est le fascisme, un autre participant de la lutte idéologique concurrentielle des temps nouveaux. Nous ne voulons pas du fascisme ? Alors, il faut construire l’ultra-libéralisme à la façon occidentale. Nous avons une indigestion du libéralisme et nous n’en voulons plus ? Alors, vite, gaiement, on retrousse les manches et on revient au bon vieux passé avec les idéaux communistes. Mais c’est une fausse alternative, un faux choix ! Pour le chrétien orthodoxe, un tel « choix » ne doit pas exister. Tous ces formats idéologico-politiques que l’on impose avec tant de zèle, sont mensonge et abomination devant Dieu. Ce sont les rejetons d’une vision du monde matérialiste, rejetant l’esprit, niant l’existence d’une réalité supérieure, ignorant les lois spirituelles de la création, mettant Dieu à l’écart de ce monde. La majorité de nos politiciens, économistes, philosophes, publicistes, culturologues contemporains rejettent l’idée de la Russie en tant qu’organisme civilisationnel différent. La voie de la civilisation de la Russie est déterminé par son expérience millénaire de l’Orthodoxie : une expérience de construction étatique, de la vie de l’homme publique et privée sur la base de la vision du monde orthodoxe, des commandements chrétiens. Cette voie de la Russie a été formulée et décrite scientifiquement et philosophiquement par les œuvres des penseurs, écrivains, savants, hommes d’État : Fiodor Tioutchev, Dimitri Mendeleev, Constantin Léontiev, Nicolas Danilevsky, Fiodor Dostoïevsky, Léon Tikhomirov, Ivan Iline, Ivan Solonevitch et de nombreux, de nombreux autres. L’héritage de ces grands hommes russes ne peut être revendiqué que dans le cas où nous comprenons les processus se déroulant dans le monde du point de vue chrétien, si se produit un retour ferme, peu importe qu’il ne soit pas très rapide, de notre peuple à la foi des pères ».

Source

P. Christophe Levalois : « La vitalité orthodoxe ne peut qu’être stimulante pour l’Occident »

Le web magazine PHILITT, consacré à la philosophie, à la littérature et au cinéma, s’est entretenu avec le P. Christophe Levalois sur le rapport de l’orthodoxie à l’Occident, quelques jours après l’inauguration de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris.

christophe_levalois

p. Christophe Levalois

PHILITT : L’Eglise orthodoxe, plus particulièrement l’Eglise orthodoxe russe s’est récemment retrouvée au centre de polémiques diplomatiques avec la France. Est-ce pour vous le symptôme d’une tension plus profonde, spirituelle, culturelle, et non pas seulement politique, entre Orient et Occident ?

Christophe Levalois : Oui, d’une tension profonde et ancienne, mais surtout d’une incompréhension. À part des spécialistes, des chercheurs remarquables et quelques personnes, en France l’Orient est peu connu, c’est également vrai pour l’Europe orientale. Cela s’explique notamment par le fait que l’enseignement scolaire n’offre qu’une place très limitée aux cultures orientales et à leur histoire. C’est également vrai pour la Russie. Certains n’hésitent pas à faire remonter cette situation à Charlemagne ! Même si Anne de Kiev fut reine de France au XIe siècle. La recréation d’un empire en Occident (conçu comme étant la résurgence de l’Empire romain, l’empereur portait le titre d’empereur des Romains) a suscité une opposition à l’Empire romain d’Orient (un intitulé que nous préférons à Empire byzantin, une création occidentale du XVIe siècle). Déjà, peu d’années auparavant, au concile de Francfort, en 794, sous l’impulsion de Charlemagne qui n’était pas encore empereur, le deuxième concile de Nicée, en 787, fut condamné. L’opposition était là principalement théologique, mais la rivalité politique n’est pas à exclure.

Cet éloignement est en fait un lent processus qui a duré tout le Moyen Âge, du début à sa fin. Le théologien catholique Yves Congar, dans un ouvrage passionnant sur cette question, paru en 1954, Neuf cents ans après – Notes sur le « Schisme oriental » (Chevetogne), évoque cet « estrangement », cette ignorance réciproque qui progresse lentement au fil du temps, pour toute une série de raisons, dont on peut relever les étapes, les périodes de confrontation, d’éloignement, ou, au contraire, les moments où des efforts sont faits pour renouer le dialogue. Nul doute que la tension que vous évoquez, l’incompréhension et la distance que l’on peut observer, ont là leurs racines.

Malgré le sac de Constantinople en 1204 et la volonté occidentale d’implanter par la force un empire latin à Constantinople (qui existe de 1204 à 1261), le dialogue, bien que difficile, parfois suspendu, n’était pas encore rompu. Par contre, la chute de Constantinople, en 1453, consacre définitivement une rupture entre l’Occident et l’Orient chrétien. Dans les années qui suivent, la Russie, État indépendant, alors que la plupart des pays de tradition orthodoxe sont sous la domination de l’Empire ottoman, a voulu reprendre le flambeau de l’orthodoxie (troisième Rome) et de cet héritage oriental. Ce faisant, elle a aussi reçu et repris cet « estrangement ». Par la suite, elle fut regardée à la fois comme une puissance redoutable, mais aux marges de l’Europe, y compris culturellement, en dépit des efforts de ses élites pour s’occidentaliser. La concurrence religieuse entre catholicisme et orthodoxie s’est transportée en Europe de l’Est et a aussi laissé des blessures, comme en témoigne aujourd’hui encore en Ukraine et en Roumanie la question uniate [les Églises uniates étaient des Églises de la communion orthodoxe, désormais ralliées à l’autorité du pape de Rome, ndlr]. La IIIe République s’est rapprochée de la Russie à la fin du XIXe siècle pour former après la Triple entente contre l’Allemagne, mais l’installation du communisme dans ce qui est devenu l’URSS a ravivé pour le moins la méfiance et un clivage considérable, sinon une coupure. Actuellement, on peut constater que des positions et réflexes acquis durant l’entre-deux-guerres et lors de la Guerre froide demeurent.

Le résultat aujourd’hui est que les Russes connaissent mieux la culture française que les Français la culture russe. Cette situation est vraiment regrettable, car non seulement, nous mettons des distances avec des populations qui ont un préjugé très favorable vis-à-vis de nous, notamment en raison de notre héritage historique et culturel, mais aussi parce que nous sommes complémentaires, on le voit dans nos approches intellectuelles, la rigueur française d’un côté, l’ampleur et l’illimité russes de l’autre, qui produisent une fascination réciproque pouvant être fructueuse pour chacun.

Le dernier ouvrage du p. Christophe Levalois

Le dernier ouvrage du p. Christophe Levalois

Le christianisme oriental — malgré les persécutions récentes — semble s’être régénéré au sortir de la Guerre froide tandis qu’en Occident, la pratique a décliné durant les dernières décennies. Voyez-vous dans la vitalité spirituelle orientale un espoir pour l’Occident ?

Cela fait penser à la phrase de Léon Bloy en 1916 (dans Au Seuil de l’Apocalypse), « J’attends les Cosaques et le Saint-Esprit » ! Ce qu’il faut comprendre concernant cette vitalité, en effet remarquable, c’est que malgré les terribles et régulières persécutions — le mois dernier le métropolite d’Oufa en Russie a estimé que les martyrs pour la foi s’élèvent à 500 000 rien que pour l’URSS — le christianisme a résisté. Il y a d’une part une sorte de rattrapage, car l’Église était très sévèrement corsetée. Aussi, sa croissance durant ces 25 dernières années est phénoménale. Le Patriarcat de Moscou comptait 7 000 églises en 1991, elles sont maintenant environ 35 000, avec, il faut le remarquer, une partie importante, environ la moitié, en dehors du territoire de la Russie, notamment en Ukraine et en Biélorussie. En Roumanie, ce fut aussi le cas. Sait-on que les Roumains sont l’un des peuples les plus pieux d’Europe aujourd’hui avec 85% de la population qui se rattache à l’Eglise orthodoxe ? À ce pourcentage, il faut ajouter celui des autres confessions, au moins 10% ! Ou encore, autre exemple peu connu, l’Albanie où l’Église orthodoxe renaît de ses cendres et rassemble 11% de la population (certains pourcentages montent jusqu’à 20%).

D’autre part, en Russie, l’Église orthodoxe est la seule institution historique qui a traversé la tourmente soviétique. Désireux de renouer avec leur histoire, les Russes trouvent dans l’Église un lien organique vivant avec celle-ci. Enfin, pour l’État et le pays en reconstruction, l’Église est une institution solide, bien organisée, très présente, sur laquelle les pouvoirs publics peuvent compter. En effet, cette vitalité ne peut qu’être stimulante pour l’Occident. L’Église catholique ne s’y est pas trompée. Elle multiplie les collaborations avec les Églises orthodoxes, y compris dans les domaines culturel et artistique. Cette synergie s’exprime aussi vis-à-vis des organisations internationales comme les instances européennes où catholiques et orthodoxes tâchent de défendre des valeurs communes. Religieusement et spirituellement, les contacts sont aussi très stimulants. Ainsi, les catholiques, depuis déjà un bon nombre d’années, ont découvert l’icône. Les chants orthodoxes ont aussi inspiré des communautés catholiques.

La présence orthodoxe en France n’est pas nouvelle, on pense notamment aux migrations russes de 1917. Mais celle-ci est toujours restée discrète. Est-ce le symptôme d’une incompatibilité réelle ou supposée entre deux cultures, ou une volonté de préserver un particularisme ?

La présence de l’orthodoxie en France remonte au XIXe siècle. Il est vrai qu’il s’agissait alors de communautés étrangères : russe, à Paris, la cathédrale Saint-Alexandre Nevsky est consacrée en 1861, et sur la côte d’azur, roumaine, à Paris, l’église des Saints-Archanges dans le Ve arrondissement est consacrée en 1892, grecque, à Marseille depuis la première moitié de ce siècle. Ce furent des communautés d’exilés et à part quelques personnes, elles se voyaient comme telles. Elles ne se sentaient pas une vocation à essaimer et à diffuser leur foi dans la société française. Donc, en effet, cela tenait plus de la préservation du particularisme avec le désir pour ses membres de conserver un rattachement à une communauté malmenée par l’histoire. Cependant, une orthodoxie francophone s’est développée au XXe siècle (la première paroisse francophone date de 1928), d’une part avec les générations suivantes, qui se sont pleinement intégrées à la société française, d’autre part avec des convertis.

Jean-Claude Larchet

Jean-Claude Larchet

Y a-t-il en Orient un regard particulier sur les orthodoxes occidentaux ? Existe-t-il, malgré la communion, une fracture, et peut-être un malaise d’être à la fois orthodoxe et occidental ?

Je ne crois pas. C’est même le contraire. En France, ce que l’on a appelé l’École de Paris, notamment autour de l’Institut Saint-Serge, fondé en 1925, a joué un rôle très important, à l’échelle internationale, dans la continuation d’une dynamique, née en Russie au XIXe siècle, qui a redécouvert les fondements de la foi orthodoxe, l’héritage théologique des Pères de l’Eglise et la tradition hésychaste, c’est-à-dire mystique. De nombreux responsables d’églises en Orient sont passés par Paris et y ont beaucoup appris. Des auteurs orthodoxes ayant vécu en France ont toujours une grande influence dans toute l’orthodoxie, et par-delà, c’est le cas de Serge Boulgakov, de Vladimir Lossky, de Paul Evdokimov, d’Alexandre Schmemann, de Jean Meyendorff, d’Olivier Clément, et aujourd’hui de Jean-Claude Larchet, pour ne prendre que quelques exemples. Il est vrai qu’il existe aussi, parfois, une défiance vis-à-vis de l’Occident et de la société occidentale, voire une hostilité, qui se traduit entre autres par une méfiance dans les relations œcuméniques, mais pas à l’encontre des orthodoxes en Occident.

Nous avons évoqué la question de l’influence de l’Orient sur l’Occident. À l’inverse, qu’est-ce que le catholicisme et le protestantisme — en ce qu’ils sont de véritables marqueurs de l’esprit ouest-européen — peuvent apporter à l’orthodoxie ?

Les catholiques et les protestants apportent aux orthodoxes leur expérience de la société occidentale que les pays d’Europe de l’Est découvrent sous toutes ses facettes. D’autre part, les Églises orthodoxes à l’époque communiste n’avaient pas en charge les problèmes sociaux et les grandes questions sociétales, comme les questions de bioéthique, ce qui est le cas aujourd’hui. Les travaux et les réflexions, ou encore les démarches pastorales, des catholiques et des protestants sur tous ces sujets sont très utiles pour elles.

L’Occident et l’Orient européen, incluant la Russie, sont-ils confrontés au même défi spirituel ? Le nihilisme, l’athéisme et un certain laïcisme menacent-ils également l’Orient ?

Oui, bien sûr. C’est le cas en Russie et plus généralement en Europe de l’Est. La modernité occidentale s’étend partout, mais les Églises orthodoxes ont souvent des positions plus fortes que les différentes églises en Occident. Elles sont bien plus écoutées dans la société, également par les responsables politiques et les pouvoirs publics. Néanmoins, il est difficile de prévoir l’évolution à moyen terme. Les critiques, parfois vives, à l’encontre des églises existent également. La modernité avec ses mirages consuméristes et ses asservissements, avec la fragmentation individualiste et ses désespérances, gagne du terrain tout en trouvant sur sa route des résistances vigoureuses.

Source ; Crédits photo Коля Саныч

Les avocats des anciens actionnaires de YUKOS ont annoncé qu’ils cessaient leurs tentatives de suspendre la construction du complexe spirituel et culturel russe à Paris

Les anciens actionnaires de YUKOS ont renoncé à l’idée de faire saisir le complexe ecclésiastique et culturel russe sur les rives de la Seine dans le cadre de leur action en dédommagement, a déclaré André Kondakov, le directeur général du Centre international de protection juridique. « Aujourd’hui, lors de l’audience au Tribunal de Grande Instance de Paris 

les avocats de la compagnie « Hulley Enterprises Ltd », qui est l’un des anciens actionnaires majoritaires de YUKOS, ont déclaré leur intention de mettre fin à leurs tentatives de suspendre la construction du complexe ecclésiastique et culturel sur le Quai Branly, non loin de la Tour Eiffel, et de saisir ce bien immobilier», a déclaré jeudi A. Kondakov à l’agence « Interfax ». Selon lui, cette démarche est la suite logique de la décision de reconnaissance de l’immunité diplomatique à ce complexe, prise par le même tribunal le 28 avril 2016. « Cela garantit l’achèvement de la construction de l’édifice dans les délais prévus en octobre 2016 » a ajouté A. Kondakov. Il a rappelé que d’abord, en juin 2015, les avocats de « Hulley » avait obtenu la saisie du terrain, où la Russie érige une église orthodoxe, et ce dans le cadre de la procédure de l’exécution forcée de la décision de la Cour d’arbitrage de La Haye, attribuant en 2014 la somme de 50 milliards de Dollars US de compensation aux ex-actionnaires pour la perte de YUKOS. « La saisie du terrain destiné à la construction de l’église orthodoxe dans le centre de Paris était l’une des affaires les plus médiatisées, qui a attiré la grande attention de la société et de la presse », a dit A. Kondakov. Il a fait remarquer que la décision prise par les anciens actionnaires de YUKOS « constitue un pas important sur la voie de la révocation conséquente des saisies des biens mobiliers et immobiliers décidées en été 2015 en France ». « Elle continue la tendance observées ces derniers mois de révocation des exécutions arbitraires et des actions en arbitrage initiées par les ex-actionnaires de YUKOS contre la Russie » a déclaré A. Kondakov. En particulier, a rappelé le juriste, en juillet 2016, des révocations de procédures d’exécution ont eu lieu en Allemagne et aux Indes, et le 28 septembre a été connue la cessation de la procédure d’arbitrage suivant la plainte d’une autre Compagnie affiliée à YUKOS, « Financial Performance Holdings ».

Source

Festival « Artos » à Moscou, dédié aux liens spirituels et culturels entre la Grèce et la Russie

Du 22 au 28 août, le centre de congrès et des expositions « Sokolniki » à Moscou ouvrira ses portes au festival orthodoxe international « Artos ». Son thème central est « l’année mutuelle de coopération de la Fédération de Russie et de la République hellénique », liant les deux pays par un large programme de manifestations dans différents domaines, depuis la culture jusqu’à l’économie. Et pour tous les orthodoxes, cette année est marquée par le millénaire de la présence monastique russe sur la Sainte Montagne de l’Athos. Un grand nombre de facteurs unissent la Grèce et la Russie, mais ce qui les rapproche le plus particulièrement est l’héritage spirituel de Byzance et la même foi orthodoxe. Le festival « Artos » présente aux visiteurs un grand espace culturel et d’exposition, évoquant la parenté spirituelle des deux pays ainsi que la Grèce orthodoxe, à la fois connue de beaucoup, mais aussi inexplorée. Dans le programme du festival, chacun peut trouver ce qui lui tient à cœur : concert de chant byzantin, concerts de musique spirituelle et folklorique, programmes de danses, au cours desquels on pourra se familiariser avec l’histoire de la danse grecque et des traditions chorégraphiques populaires russes. Lors des conférences, des rencontres avec des prêtres et des représentants de la diaspora grecque, les visiteurs de l’exposition pourront faire connaissance de l’histoire de l’Orthodoxie, avec les particularités spirituelles et la vie culturelle des Grecs. Les amateurs d’art pictural attendent les expositions artistiques au cours desquelles les artistes russes présenteront leur perception des lieux et objets saints connus de la Terre grecque. Seront également exposés au festival « Artos » les travaux des vainqueurs du concours de photos « La Grèce. Mes moments de bonheur ». Dans le cadre du festival auront lieu des projections de films organisées avec le laboratoire « Le visible et le caché » fonctionnant auprès de l’Union des cinéastes de la Fédération de Russie. Le 27 août les participants au festival pourront voir en une journée le cycle complet des films documentaires sur saint Païssios du Mont Athos et également rencontrer leur auteur, Alexandre Kouprine. Une rencontre est également prévue avec le participant au Festival du programme des courts métrages à Cannes, le jeune régisseur Yanis Politov : il présentera aux spectateurs sa vision de son film « La philosophie ». Pour les enfants et leurs parents, des classes de maître, qui sous une forme ludique présenteront la culture grecque. Là, même les plus petits enfants pourront faire connaissance des costumes grecs, s’exercer à dessiner des amphores, de créer des alphabets artistiques, ou danser avec un ensemble folklorique. Pour les adultes, le comité d’organisation du festival a également préparé un cours succinct de langue grecque moderne dispensés par des Grecs d’origine qui évoqueront ses particularités fondamentales et de son rôle dans la culture russe. D’autres classes de maître auront lieu pour la danse grecque et la photographie, ainsi qu’un séminaire d’art oratoire et de maîtrise du jeu d’acteur. Ce ne sont pas seulement des hôtes de Grèce qui viendront à « Artos », mais aussi les représentants d’une dizaine de régions de Russie, tandis que plus de 170 exposants seront présents. On pourra, entre autres, y acheter des icônes et des objets liturgiques, des cierges, des livres, des objets divers et des produits naturels grecs. Les stands des sociétés touristiques présenteront également leurs programmes de pèlerinages. Le festival se déroule avec le soutien de l’Église orthodoxe russe, de la Chambre de commerce et d’industrie de Moscou et du Ministère russe de l’agriculture, du Centre culturel de la ville de Moscou et de la Société des Grecs de Moscou.

Source

Le président russe Vladimir Poutine au monastère Saint-Pantéléimon du Mont Athos

Le 28 mai, le président de la Fédération de Russie V. Poutine a visité la Sainte-Montagne de l’Athos. La visite du chef de l’État russe était rattachée aux célébrations du millénaire du monachisme russe sur la Sainte-Montagne.

A son arrivée à l’Athos, le chef de l’État russe a visité Karyès, centre administratif de l’Athos, où sont situés les organes de direction de l’Athos, notamment le sacré-kinote (Protaton).

V. Poutine a assisté à un office d’intercession à la cathédrale de la Dormition du Protaton, en présence du starets Paul, protos de l’Épistasie de la Sainte-Montagne, et de nombreux habitants des monastères athonites. A la fin de l’office, le président russe s’est adressé à l’assemblée : « Je suis ici pour la seconde fois et je ressens une chaleur particulière, une bonté, le meilleur accueil possible, non seulement à mon égard, en tant que chef de l’État russe, mais envers l’ensemble de la nation russe. Sur la Sainte-Montagne de l’Athos, se poursuit une œuvre très importante et essentielle pour le monde orthodoxe : la préservation des bases morales de notre société. Vous êtes pour une grande part source de prospérité et de grâce » a affirmé le président de la Fédération russe.

Ensuite, V. Poutine a rencontré les membres du Sacré-kinote. Le président grec, Prokopis Pavlopoulos, et le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, assistaient à la rencontre.

Dans son allocution, le chef de l’État russe a souligné le rôle exceptionnel de l’Athos dans la préservation des traditions spirituelles de l’orthodoxie :

« Monsieur le Président, Révérends Pères,

Je suis très heureux de revenir sur la Sainte Montagne de l’Athos. Dans la tradition orthodoxe, elle est considérée comme l’apanage de la Très-Sainte Mère de Dieu, c’est pourquoi tout homme qui pose le pied sur cette terre bénie éprouve naturellement des sentiments particuliers.

Monsieur le Président (grec) l’a déjà dit, la Sainte Montagne est un foyer unique d’orthodoxie, de christianisme. Voici plus de mille ans qu’on y conserve précieusement et qu’on y augmente les traditions spirituelles et nos valeurs communes. Je suis absolument d’accord : le rôle de l’Athos est exceptionnellement important aujourd’hui, alors que l’orthodoxie en Russie et dans d’autres pays s’affermit. Les orthodoxes s’affermissent, aidant un grand nombre de gens à trouver un soutien spirituel, y compris des gens vivant dans notre pays, en Russie.

La première mention écrite de la présence de Russes sur le Mont Athos a mille ans, ce qui souligne une fois de plus l’importance de ce lieu singulier pour la Russie d’aujourd’hui. Durant de nombreux siècles, les orthodoxes de notre pays ont puisé au Mont Athos forces spirituelles et connaissances.

Alors que nous remettons en valeur le patriotisme, la mémoire historique, la culture traditionnelle, nous comptons sur l’affermissement de nos relations avec l’Athos. Il est heureux que d’année en année, de plus en plus de pèlerins russes se rendent ici : ils sont déjà plus de onze mille par an. J’aimerais vous remercier de la chaleur de l’hospitalité qui attend ici nos compatriotes.

Les reliques athonites régulièrement exposées en Russie pour y être vénérées sont un témoignage des liens toujours plus étroits entre la Russie et l’Athos. Parmi ces reliques, la Ceinture de la Mère de Dieu apportée du monastère de Vatopédi, et la droite de saint Georges du monastère de Xénophon. Des centaines de milliers d’orthodoxes sont venus les vénérer en Russie. Je vous en remercie encore une fois. Nous espérons que cette éminente et noble mission des monastères athonites se poursuivra.

Cette année est l’année croisée de la Russie en Grèce et de la Grèce en Russie. Depuis des siècles, communauté de foi et sympathie mutuelle ont uni nos pays et, comme nous l’avons déjà dit, aident nos peuples à dépasser les difficultés et à vaincre. Cela a été mis en évidence dans le mouvement de libération des Balkans, et à beaucoup d’autres étapes de l’histoire mondiale. Ces sentiments profonds ont été hérités par les générations présentes.

Je suis certain que les rapports de la Russie avec la Sainte Montagne de l’Athos et avec la Grèce en général ne feront que se renforcer, tandis que la parenté spirituelle et la confiance continueront à caractériser nos relations traditionnellement d’étroite amitié.

Le Christ est ressuscité ! »

Ensuite, le président de la Fédération de Russie a visité le monastère russe Saint-Pantéléimon. Le patriarche Cyrille, l’archimandrite Jérémie (Alekhine), higoumène du monastère, et toute la communauté, attendaient Vladimir Poutine. Au son des cloches, le président russe et Sa Sainteté le patriarche, suivis de la communauté monastique, ont pénétré dans l’église Saint-Pantéléimon. Au centre de l’église était placé le reliquaire contenant le chef du saint martyr, devant lequel a été célébré un office d’intercession aux saints russes de l’Athos.

Les chants de l’office divin étaient interprétés par le chœur de la communauté monastique.

Des prières ont été dites pour « Sa Sainteté le patriarche Bartholomée de Constantinople et Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, Monsieur le président Vladimir Vladimirovitch, l’État et l’armée de notre patrie gardée par Dieu ».

A la fin de l’office, le patriarche Cyrille a adressé un discours à V. Poutine et à l’assemblée.

Le primat de l’Église russe a offert au chef de l’État une icône de saint Pantéléimon.

Le président russe a pris à son tour la parole :

« Sainteté, Révérend père, honorables pères et frères !

Je suis heureux de venir au monastère russe Saint-Pantéléimon. Historiquement parlant, il a rempli et continue à remplir une importante mission spirituelle, c’est pourquoi il est cher au cœur de tout orthodoxe en Russie et dans d’autres pays.

Je ne suis pas venu ici il y a 40 ans, comme Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie, mais j’étais venu en 2005, et je peux dire que le changement est incroyable, tout simplement merveilleux.

J’ai répondu à votre invitation à participer au millénaire de la première mention de la présence de moines russes sur l’Athos avec un sentiment particulier.

Je le souligne une fois encore : de grands travaux ont été faits pour préparer ce jubilé. Un programme de célébrations est en cours de réalisation en Russie, en Grèce, sur la Sainte Montagne. Nous devons d’ailleurs remercier à ce sujet le Patriarcat œcuménique et l’Église de Grèce.

Je soulignerais que la Russie et l’Athos sont unis depuis longtemps par d’étroits liens religieux. Les traditions athonites ont joué un rôle important dans la vie du peuple russe.

De nos jours, l’intérêt pour l’Athos ne faiblit pas. Ces dernières années, avec la participation active de l’Église orthodoxe russe et, bien entendu, avant tout avec le soutien et la participation personnelle du Patriarche, grâce à des sponsors dont le patriarche de Moscou et de toute la Russie a déjà parlé, les lieux historiques de la présence russe sur la Sainte Montagne sont restaurés et préservés. Il est particulièrement agréable de voir le monastère renaître.

Je suis heureux de vous voir, Révérend Père, en bonne santé. Vous avez apporté une contribution inestimable à la restauration de ce saint monastère, vous avez beaucoup fait pour le développement des pèlerinages en provenance de la Russie.

Comme l’a rappelé le patriarche, le monachisme russe athonite a vécu des moments difficiles au XX siècle. De fait, si les moines russes étaient plusieurs milliers en 1913, il n’en était resté d’abord que quelques dizaines, puis quelques moines isolés.

La première visite du patriarche Pimène de Moscou et de toute la Russie à l’Athos remonte à 1972. Cette date marque le début de la renaissance du monastère Saint-Pantéléimon. Il était alors difficile de venir ici, et encore plus difficile de venir en Russie depuis ces lieux. Aujourd’hui, de multiples fidèles de Russie et d’autres pays slaves viennent dans votre monastère afin d’y vénérer les reliques conservées sur l’Athos. Il faut que nous fassions tout notre possible pour que ce coin russe de l’Athos continue à servir à l’affermissement des forces spirituelles de tous les fidèles orthodoxes.

Je vous remercie, Révérend Père, ainsi que la communauté monastique, de votre hospitalité et de votre largesse lorsque vous accueillez nos compatriotes. Vous êtes un exemple d’observation des principes de philanthropie, de bonté et de justice. Ces valeurs morales et culturelles traditionnelles servent aujourd’hui de critère moral et de soutien pour nous tous. Elles ont une grande importance pour la conservation de la paix, pour la consolidation de la Russie, la préservation de l’unité de l’Église orthodoxe russe.

Je souhaite que votre monastère prospère, je vous souhaite à tous de longues années de vie et une excellente santé. Que Dieu vous aide !

Le Christ est ressuscité ! »

Le chef de l’État russe et le primat de l’Église orthodoxe russe ont visité au monastère Saint-Pantéléimon les églises Sainte-Euvule-Saint-Hermolaüs, mère et maître spirituel du mégalomartyr Pantéléimon.

Le patriarche Cyrille et V. Poutine se sont ensuite entretenus à la bibliothèque monastique.

Source et photographie

La pose de la principale coupole sur la nouvelle église orthodoxe russe de Paris

XVMd06f95ec-edd6-11e5-aa9a-c06fe57a08f9-805x453Ci-dessous: une vidéo sur la pose de la principale coupole de la nouvelle église orthodoxe russe de Paris qui a eu lieu samedi 19 mars. Plusieurs personnalités étaient présentes, notamment: le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, le vice-Premier ministre de la Russie, Sergueï Prikhodko, l’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, l’architecte de l’édifice, Jean-Michel Wilmotte, le directeur général de Bouygues, Bernard Mounier, Mgr Nestor de Chersonèse, Mgr Michel de Genève, Mgr Marc (Métropole roumaine). Présentation du projet sur le site de l’architecte ainsi que sur Orthodoxie.com !

Photographie: Le Figaro. Sources: L’observateur russe, RT (avec une vidéo plus longue), France-Info, La Croix.

Commémoration à Zagreb du hiéromartyr Dosithée, premier métropolite orthodoxe de cette ville et confesseur

À l’occasion de la fête du saint hiéromartyr Dosithée, la liturgie a été célébrée en la chapelle Saint-Sava, au centre spirituel de l’Église orthodoxe serbe de Zagreb. L’office était célébré par l’archimandrite Daniel (Ljubotina), assisté du hiéromoine Nikon et du diacre Branimir Jokić. Assistaient à la liturgie le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, les fidèles de la paroisse de Zagreb et les élèves du lycée orthodoxe de Zagreb. La commémoration de saint Dosithée et l’entrée dans la nouvelle année 2016 se sont poursuivis dans la salle des fêtes du Centre spirituel par un programme préparé par les membres des associations culturelles et artistiques des orthodoxes russes de Zagreb et des environs. Dans son allocution, l’archimandrite Daniel s’est adressé aux hôtes en parlant de la vie, des souffrances et de la confession du métropolite Dosithée. Celui-ci, entre autres, avait montré une attention particulière envers les Russes émigrés qui, après leur arrivée à Zagreb, dans un délai relativement court, avec son soutien, avaient réussi à organiser leur vie culturelle, culturelle et politique, mais aussi à mettre en place des organisations et des institutions sociales qui ont assisté les élèves, les étudiants et les nécessiteux, laissant une trace indélébile dans toute la vie de Zagreb. Dans le cadre du programme de la manifestation ont été exécutés des chants spirituels et populaires, ainsi que de morceaux de musique classique. Mme Nathalie Vidmarović, professeur à la Faculté de philosophie de Zagreb a remercié le métropolite Porphyre et l’Église orthodoxe serbe pour l’organisation devenue maintenant traditionnelle de cette rencontre, à laquelle assistait les représentants des ambassades de Russie, Serbie et Grèce, ainsi que le Conseil de la minorité nationale serbe de la ville de Zagreb. Né en 1878 à Belgrade, le hiéromoine Dosithée (Vasić), après des études à Kiev, à la Sorbonne et à Genève a été sacré évêque en 1913 et nommé à Niš, qui était alors le diocèse le plus grand de l’Église orthodoxe serbe. Dès 1920, l’évêque Dosithée déploya une activité pastorale importante en Tchécoslovaquie, puis revint à Niš. En 1931, l’Église orthodoxe serbe décida de créer un diocèse à Zagreb. En 1933, l’évêque Dosithée fut élu unanimement métropolite du nouveau diocèse. Le 10 avril 1941, le jour même de la proclamation de « l’État indépendant de Croatie », le métropolite Dosithée fut arrêté par les oustachis. Le jour de l’arrestation, il était malade et alité. Il fut conduit à moitié déshabillé dans la rue, où l’on se moquait de lui et on le frappait. Il fut ensuite incarcéré dans une prison de Zagreb, où il se trouva en compagnie des pires criminels. Un témoin a écrit : « Il était terrible de voir le vieux métropolite Dosithée, malade, infirme et complètement épuisé par les coups, se trouvant dans le corridor de la prison parmi les criminels ». Selon le récit du gardien, parmi ceux qui excellaient dans la violence à l’égard du métropolite, se trouvait une étudiante qui le frappait à coup de révolver sur la tête et les mains, lui arrachait la barbe et lui crachait au visage. Un autre témoin rapporte qu’une prostituée avait rossé le métropolite. On avait promis la liberté à celle-ci à condition qu’elle frappât le prélat à coup de matraque. Le métropolite fut frappé à ce point qu’il perdit connaissance. Le 7 mai 1941, il fut transféré dans un état grave à Belgrade, à la prison de la Gestapo. Arrivé à la gare, il perdit connaissance. À Belgrade, deux SS accompagnèrent le métropolite en haillons, respirant difficilement et n’étant pas en état de parler. Tout son corps était couvert d’ecchymoses et de contusions. Il fut ensuite transféré dans un sanatorium, où il resta une quinzaine de jours, inconscient. Après un séjour à l’hôpital, où les médecins constatèrent qu’ils ne pouvaient rien faire, il fut placé au monastère de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu (Vavedenje), à Belgrade, en 1943. Le 13 janvier 1945, le métropolite Dosithée y mourut des séquelles de ses blessures et des sévices qu’il avait subis et fut enterré au monastère, où l’on vénère désormais ses saintes reliques. Il fut canonisé en 1998 par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe.

Source

Réunion du Saint Synode de l’Église orthodoxe russe du 24 décembre 2015

Durant sa réunion du 24 décembre 2015, le Saint Synode de l’Église orthodoxe russe a pris plusieurs décisions concernant sa politique extérieure.

Le Patriarche Cyrille a fait le bilan des célébrations du millénaire du trépas de saint Vladimir. Des cérémonies avaient réuni à Moscou du 26 au 28 juillet des dizaines d’hiérarques de l’Église orthodoxe russe, ainsi que de nombreuses délégations des Églises orthodoxes locales. Le millénaire de la naissance au ciel de saint Vladimir a également été fêté aux États-Unis, en Pologne, au Kazakhstan, où s’est déroulée une conférence scientifique, en Ukraine, en Biélorussie et dans les diocèses de l’Église orthodoxe russe.

Les membres du Synode ont ensuite entendu le rapport du métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, sur les réunions de la Commission interorthodoxe spéciale, fondée à l’initiative du Patriarche Bartholomée de Constantinople avec l’accord des Primats des Églises orthodoxes locales, afin d’élaborer un projet de Règlement des travaux du Concile panorthodoxe.

A la bénédiction de Sa Sainteté le Patriache Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le métropolite Hilarion a présidé une délégation de l’Église orthodoxe russe afin de participer à la réunion de la Commission interorthodoxe spéciale à Athènes, du 16 au 18 décembre. Au 3e jour de la réunion, les travaux ont été interrompus, aucun consensus n’ayant pu être atteint.

Le Saint Synode de l’Église orthodoxe russe a approuvé la position de la délégation de l’Église orthodoxe russe à la réunion de la Commission interorthodoxe spéciale, et constaté que les discussions autour du Règlement du Concile panorthodoxe achoppaient à des difficultés qu’il n’a pas été possible de surmonter. Le Synode s’est dit préoccupé du fait que dans leur correspondance, les Primats des Églises orthodoxes de Constantinople et de Russie ne sont pas parvenus à trouver un accord sur plusieurs questions importantes relatives à la préparation du Concile panorthodoxe.

Pendant sa réunion du 22 octobre 2015 (procès-verbal n°71), le Saint Synode avait confié à la Commission synodale biblique et théologique l’examen du projet de document sur le Règlement, en tenant compte des discussions ayant eu lieu lors de la V Conférence préconciliaire panorthodoxe. La Commission devait présenter ses conclusions à la prochaine séance du Saint Synode.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et de président de la Commission synodale biblique et théologique a également communiqué les résultats de l’examen du document « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », étudié pendant la V Conférence préconciliaire panorthodoxe, qui a eu lieu du 10 au 17 octobre 2015 à Chambésy (Suisse). Il a aussi présenté les propositions de la Commission synodale biblique et théologique pour perfectionner ce document.

Pendant sa séance du 24 décembre, le Synode a déclaré approuver les propositions de la Commission synodale biblique et théologique pour le document « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ». Pour le Synode, le consensus sur les points litigieux du document est une condition nécessaire à son approbation préalable dans le cadre de la préparation au Concile panorthodoxe.

Le Saint Synode a ensuite entendu un rapport sur la réunion à Sofia de la Commission mixte des Églises orthodoxes russe et bulgare sur la canonisation de l’archevêque Séraphin (Sobolev), qui s’est tenue les 3 et 4 décembre 2015. Il a été décidé de poser la question de la canonisation de l’archevêque Séraphin (Sobolev) lors du prochain Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe.

Ce Concile aura lieu à Moscou les 2-3 février 2016.

Le Synode a également nommé le métropolite Hilarion de Volokolamsk représentant de l’Église orthodoxe russe au Conseil interreligieux de Russie.

Ensuite, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille a présenté un rapport sur le V Congrès mondial des expatriés russes, auquel ont participé 400 personnes venues de près de 100 pays. Le Patriarche Cyrille a assisté le 5 novembre à l’inauguration du forum. Plusieurs hiérarques et clercs de l’Église orthodoxe russe accomplissant leur ministère à l’étranger y participaient. Le forum s’est intéressé à la préservation de l’espace spirituel de la Rus’ historique, au soutien et à la défense des droits et des intérêts des expatriés, à la consolidation de leurs liens avec la Patrie.

Le Synode considère comme important de poursuivre la collaboration de l’Église orthodoxe russe avec les États auxquels s’étend sa juridiction canonique afin de renforcer les liens spirituels et culturels avec la diaspora.

Enfin, les membres du Synode ont décidé de changer la dénomination du Séminaire orthodoxe de Paris, fondé en 2008. Depuis sa fondation, le fonctionnement de cet établissement, où les étudiants sont logés, suivis spirituels et suivent quelques cours, tout en poursuivant leurs études dans d’autres établissements d’enseignement français, diffère essentiellement de celui des séminaires de l’Église orthodoxe russe. Suivant les résultats de l’inspection du séminaire de Paris, le Comité pédagogique a proposé de renommer cet établissement, qui devient Centre de formation spirituel Sainte-Geneviève au diocèse de Chersonèse, tout en conservant le droit d’utiliser le terme de « séminaire » sur le territoire français et dans les pays où ce terme peut être appliqué aux établissements de ce type.

La nouvelle paroisse Saint-Séraphin, à Mongeron (France) est incorporée au diocèse de Chersonèse. A sa demande, l’archiprêtre Igor Vyjanov, recteur de l’église Saint-André de Naples est libéré de ses fonctions en Italie et se met à la disposition du Patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Source

« Les défis de l’avenir »: une interview de Jean-Claude Larchet dans le mensuel orthodoxe russe « Foma »

JC_Larchet_WikipediaLe mensuel orthodoxe russe Foma a interrogé différentes personnalités sur la façon dont elles voient le monde dans 20 ou 30 ans. Nous reproduisons ci-dessous la version française de l’interview de Jean-Claude Larchet, intitulée « Il faut munir les enfants d’une boussole intérieure qui leur indique la bonne direction dans un monde déboussolé ».
La traduction russe dans sa version Internet se trouve ici.


Comment voyez-vous le monde du futur – dans 20-30 ans?

Je ne le vois pas du tout. L’avenir est imprévisible, non seulement à une aussi longue échéance, mais souvent à courte échéance. Qui aurait pu prévoir la première guerre mondiale en 1913? Qui aurait pu prévoir en 1916 la Révolution russe et l’installation pour près de 60 ans d’un régime communiste qui allait s’étendre à toute l’Europe de l’Est? Il suffit parfois d’un événement, lui-même imprévisible, pour changer le cours de l’histoire. D’un tout autre point de vue, qui aurait pu prévoir, il y a vingt ans, la révolution technologique que nous connaissons aujourd’hui grâce aux ordinateurs, aux téléphones portables, à l’Internet, aux réseaux sociaux, et qui a un impact considérable sur la vie des individus partout dans le monde?
Les scientifiques font des prévisions, mais elles sont peu fiables. Même les prévisions météorologiques qui ne portent pourtant que sur les prochains jours se révèlent souvent fausses.
Il y a certes des tendances, des orientations qui peuvent donner une certaine idée de l’avenir, mais leur évolution reste incertaine. Les situations les plus favorables peuvent rapidement dégénérer, et dans les situations défavorables, l’homme a une capacité de résilience surprenante.
Dans le cas de notre petite personne, l’avenir est également incertain, et nos projets souvent vains, comme nous le rappelle dans l’Évangile la parabole de l’homme riche (Lc 12, 16-21). Un proverbe dit : « Quand l’homme fait des plans, Dieu rit. » La sagesse des Pères a toujours invité chacun à se concentrer sur le présent et même à vivre chaque jour comme s’il était le dernier. Mais il est vrai que cette conception radicale doit être modulée selon les âges et les fonctions dans la société : un jeune doit faire des études en vue d’avoir plus tard un métier, un homme politique doit planifier ou un entrepreneur investir pour faire face aux besoins des prochaines années…

Quels seront-ils les défis les plus importants pour l`homme et l`humanité?

Si l’on veut parler de l’humanité en général, le principal défi sera de préserver son existence dans un monde viable. Cette existence est actuellement mise en péril. On sait que l’exploitation à outrance des ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, etc.) risque de provoquer une pénurie dans les prochaines décennies. Le fonctionnement irresponsable de certaines industries (notamment l’absence de traitement correct des rejets et des déchets) crée une pollution de l’eau et de l’air qui menace la santé et la vie des habitants non seulement de certaines régions, mais de toute la terre. La pollution de l’air diminue dans l’atmosphère la couche d’ozone, ce qui a des conséquences de plus en plus graves : élévation de la température, élévation du niveau des mer, crises climatiques (multiplication des tempêtes, des ouragans, des pluies, des canicules…) changements de la structure du sol (comme la fonte du permafrost), disparition de certaines espèces… L’un des défis urgents est donc de nature écologique. Il s’agit de préserver les équilibres naturels de la planète.
Un autre défi important me semble être le chômage qui affecte une partie de plus en plus importante de la population dans certaines parties du monde. Le chômage a des conséquences catastrophiques non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan psychologique, moral et spirituel.
Pour nous chrétiens, le grand défi est de maintenir notre existence dans un monde de plus en plus envahi 1) par l’islam, 2) par l’agnosticisme et la mentalité laïque antireligieuse, et 3) par un spiritualisme sans Dieu et surtout sans le Christ.
1) Au Moyen Orient (Irak, Syrie), les chrétiens sont éliminés, soit en étant tués, soir en étant forcés à l’exil. L’Europe se déchristianise massivement, tandis que dans certains pays comme la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne l’islam se développe de plus en plus. En France, pays traditionnellement chrétien (depuis le IIe siècle !), l’islam est devenu au cours des dernières décennies la deuxième religion du pays après le catholicisme, et selon les prévisions elle sera la première autour de 2030.
2) Il y a par ailleurs dans les pays d’Europe de l’Ouest un développement de la mentalité antireligieuse, qui dans certains cas est provoqué par le souci de limiter l’influence grandissante de l’islam, mais dont la christianisme est la première victime. Avec l’appui des autorités du gouvernement européen de Bruxelles, on élimine de plus en plus de l’espace public les signes religieux chrétiens, et certaines associations mènent une lutte ouverte contre les valeurs chrétiennes, concernant en particulier la famille.
Une partie du monde chrétien est entré dans une nouvelle ère de persécution (rappelons que le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde), mais je pense que dans plusieurs décennies cela affectera à un degré plus ou moins grand l’ensemble du monde chrétien. Cela ne sera pas une vraie surprise, car le martyre est inhérent depuis les origines à l’existence du christianisme. Regardez le Synaxaire : près de 90% des saints ont été des martyrs…
3) La spiritualité a un certain succès (les livres qui en traitent se vendent bien), mais il s’agit en général d’une spiritualité très générale, inspirée par le New Age et un bouddhisme de vulgarisation. C’est une spiritualité sans Dieu et surtout sans le Christ. Loin d’aller dans le sens du christianisme, elle s’y oppose donc elle aussi en se substituant à lui.

On parle souvent aujourd’hui d’un « avenir sombre » en relation avec les changements de la structure sociale de l`humanité et même de la nature humaine sur les plans physique et mental. À quel point la peur de ces perspectives est-elle raisonnable?

Il est vrai qu’il y a maintenant dans le monde occidental déchristianisé une crise de la famille.
Il a tout d’abord une crise générale du mariage : de plus en plus de couples mariés divorcent (près de 1 sur 2 dans la plupart des pays européens) et de plus en plus de jeunes vivent en couple sans être mariés, ni religieusement, ni même civilement. Et cela commence à affecter des pays traditionnellement orthodoxes comme la Grèce, où cela n’était pas imaginable il y a vingt ans. Cela s’explique en grande partie par le fait que le mariage signifie un engagement pour la vie et que les jeunes ont de plus en plus de mal à s’engager ou à respecter leurs engagements, non seulement dans ce cadre mais dans d’autres. La difficulté à s’engager tient pour une part à l’instabilité générale de la société. Beaucoup de gens craignent de fonder une famille alors que l’avenir (notamment sur le plan du travail et des revenus) est incertain pour soi-même et son conjoint, et aussi pour les enfants que l’on peut avoir. Il y a aussi au divorce et au refus du mariage d’autres causes, d’ordre spirituel : l’individualisme et le désir de liberté absolue qu’a développé l’humanisme moderne, et aussi une forme d’égoïsme caractérisé par la difficulté pour les gens de renoncer à une part de leur volonté propre, renoncement impliqué par toute forme de vie communautaire.
Un autre sujet de préoccupation est la banalisation, et en conséquence le développement de l’homosexualité, qui met en cause la structure traditionnelle du couple et de la famille telle que la concevaient jusqu’à présent les sociétés chrétiennes. Les associations et les lobbies (groupes de pression) homosexuels cherchent à imposer (dans les institutions sociales et jusque dans les écoles), dans tous les pays du monde, l’idée que l’homosexualité est une chose normale, et que l’orientation sexuelle n’est pas définie par la nature mais est une question de choix personnel. Leur volonté militante pour institutionnaliser le mariage homosexuel témoigne moins d’un intérêt pour le mariage que d’un souci de reconnaissance sociale officielle et, dans un deuxième temps, de bénéficier de diverses mesures leur permettant d’avoir des enfants. Ce deuxième point implique diverses pratiques inacceptables pour l’éthique chrétienne, comme la procréation médicalement assistée avec donneur hétérologue ou le recours à des mères de substitution. Un autre problème grave qui se pose, y compris pour des enfants adoptés, concerne le plan psychologique: c’est un fait connu depuis toujours des psychologues qu’un enfant, pour se construire psychologiquement, a besoin d’un père et d’une mère; l’éducation d’enfants par des couples homosexuels ne peut avoir pour ces enfants que des conséquences psychologiques graves, dont on mesurera toute l’ampleur dans les prochaines générations.
Un autre sujet de préoccupation est le développement énorme qu’ont connu, au cours des dix dernières années, les nouveaux médias (la télévision, les jeux vidéos, Internet et les réseaux sociaux) avec un impact négatif sur la vie sociale, personnelle, psychique, intellectuelle et spirituelle de leurs utilisateurs: investissement important en temps et en énergie, perte de relations avec les proches (malgré l’impression d’être en relation avec tout le monde), affaiblissement des capacités de réflexion et d’attention (dû aux sollicitations permanentes et au flux incessant de textes, d’images et de sons), appauvrissement culturel (lié notamment à la diminution de la quantité et de la qualité de la lecture malgré l’omniprésence de textes), etc. Beaucoup de spécialistes de médias ont montré combien ceux-ci ne se limitent pas à nous transmettre des contenus, mais, par leur structure et leur mode de fonctionnement, reformatent notre vie intérieure et le mode de nos relations avec nous-même, avec les autres et avec Dieu, créant une sorte d’homme nouveau, l’homo connecticus qui en bien des points fait concurrence à l’homo religiosus.
Un dernier point que l’on peut évoquer en rapport avec votre question est celui de l’apparition, dans le futur, d’un homme « augmenté » par les technologies, et même de la création d’un homme bionique, constituant un nouveau modèle d’humanité ne comportant plus les imperfections de l’homme actuel. Les Américains ont depuis longtemps développé des théories et financé des recherches à ce sujet. Mais elles me semblent relever – en dehors d’applications particulières, notamment dans le domaine des prothèses – de la science-fiction. Un danger plus sérieux est constitué, dans le domaine biologique, par la création, au moyen de la génétique, de nouvelles espèces qui peuvent mettre en péril l’équilibre naturel des espèces existantes. Un danger plus grand encore est constitué par l’eugénisme dont certaines pratiques ont commencé à se répandre dans certains pays, selon lesquelles l’homme s’attribue le pouvoir et le droit de déformer et de reformer selon ses désirs la nature humaine définie et créée par Dieu.

Quelle doit-elle être l`attitude chrétienne envers ces dangers? Est-ce qu`on doit les négliger et vivre sa vie comme si rien ne se passait, se concentrer sur le moment présent ? Ou doit-on y apporter une réponse concrète, y compris au niveau de l`Église?  

En tant que chrétiens, étant minoritaires dans les pays d’Europe de l’Ouest, nous n’avons que peu de pouvoir face à ces problèmes. Nous pouvons évidemment protester par rapport à certaines dérives, proposer des perspectives conformes à notre éthique, et soutenir par notre vote les gouvernants et les partis qui mènent une politique conforme aux valeurs chrétiennes. Mais c’est parfois compliqué: par exemple en Europe de l’Ouest, les partis écologistes qui sont les plus actifs pour préserver l’avenir de la planète, ce qui est aussi un souci pour le christianisme, sont aussi les plus engagés pour soutenir les réformes sociétales – comme le droit à l’avortement, à l’euthanasie ou au mariage homosexuel – qui s’opposent aux valeurs chrétiennes.
L’Église doit quant à elle éviter de s’engager directement dans la politique. Mais elle doit être la conscience d’un monde qui a souvent perdu toute conscience, et faire entendre sa voix face aux dangers qu’encourent les hommes, face aux lois, aux créations, aux actions contraires aux valeurs chrétiennes, pour rappeler quelles sont ces valeurs et inviter à les respecter. Elle doit rappeler avec constance et courage (c’est-à-dire même si cela va à l’encontre de la ligne officielle ou de l’opinion commune) ce que sont ces valeurs, et aussi quelle est sa conception de la nature de l’homme et de sa dignité, de la personne et de sa valeur absolue qui tient à sa relation inaliénable avec Dieu dont elle est l’image.
Il n’en reste pas moins que les Pères conseillent aux croyants de travailler avant tout à la construction et au développement de leurs propre vie spirituelle. C’est notre vie intérieure avec ses valeurs et ses dispositions, qui nous rend capables, en tout temps, d’affronter correctement et positivement les problèmes de toute sorte, prévisibles ou imprévisibles. Les Pères ont toujours enseigné que c’est en nous changeant nous-même positivement que nous sommes le plus capables de changer le monde autour de nous, avec non seulement nos propres forces, mais aussi la force de la grâce que Dieu nous donne.

À quels problèmes qui affecteraient directement leur vie spirituelle nos enfants seront-ils confrontés?

Je pense que pour les enfants le principal problème – qui affecte déjà depuis longtemps les pays d’Europe occidentale, mais affecte aussi de plus en plus les pays traditionnellement orthodoxes – est de pouvoir garder leur foi, leurs valeurs et leur éthique chrétiennes dans un monde sécularisé qui les ignore et leur a substitué d’autres croyances, d’autres valeurs, d’autres éthiques, ou bien qui est agnostique, totalement indifférent à la religion, ou encore qui est hostile au christianisme.

Comment faut-il éduquer les enfants pour les aider à faire face spirituellement à l`avenir?

Il faut avant tout les munir de repères dans un monde sans repères, d’une boussole intérieure qui leur indique la bonne direction dans un monde déboussolé.
Il faut les éduquer dans la foi, les valeurs et l’éthique chrétiennes, de manière à ce qu’elles s’ancrent profondément en eux et leur deviennent en quelque sorte connaturelles. Il faut leur apprendre à comprendre le monde, à discerner en toutes circonstances le bien et le mal, à affronter les difficultés et à trouver des solutions aux problèmes en référence aux valeurs chrétiennes. J’ai envie de citer ici les paroles de saint Paul (Eph 6, 17): « C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes. Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse, et pour chaussures le zèle à propager l’Évangile de la paix ; ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais ; enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu. » Celui qui dispose de toute cette panoplie est capable d’affronter victorieusement n’importe quelle situation.
Il est important que, dans un milieu indifférent ou hostile à la religion, face aux jugement négatifs, aux critiques ou aux moqueries, les enfants et les jeunes orthodoxes soient fiers de leur identité, aient conscience que leur foi est une richesse immense, qu’elle ne les diminue pas mais leur donne « un plus » par rapport à ceux qui en sont dépourvus. Les parents et l’Église ont un rôle important pour leur donner une telle fierté, qui n’a rien à voir avec de l’orgueil, car en étant chrétiens c’est du Christ que nous sommes fiers, de Sa victoire sur le monde, et non de nous-mêmes : « Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage! J’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

Propos recueillis par Constantin Matsan
Фома, 7 (147), Juillet 2015

« Les bulbes de l’église russe de Paris sont plantés »

20151016_102131_cyrillecastelokLes cinq dômes de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris, quai Branly, ont été posés ainsi que le rapporte dans un article et un diaporama le site Batiactu. Outre l’église, l’ensemble comprendra aussi « un centre paroissial intégrant un auditorium de 200 places, une école franco-russe et un centre culturel avec librairie et salles d’exposition ». La livraison est prévue pour octobre 2016.

Source (dont photographies de Cyrille Castel et de Philippe Guignard ): Batiactu

20151016_102243_eglise4nouveauok

Des néo-nazis menacent une communauté orthodoxe russe à Berlin

Des menaces ont été proférées par des extrémistes de droite à l’égard de la paroisse orthodoxe russe Saint-Vladimir dans le district de Marzahn-Hellersdorf, dans l’Est de Berlin. La veille de Pâques, des inconnus ont activé un explosif placé dans la boîte à lettres de l’église. En outre, les membres de l’organisation dite « Légion Königsberg » ont dispersé des tracts sur le territoire de l’église avec des menaces et des insultes. « Sorcières russes, nous n’avons pas l’intention de vous supporter plus longtemps à Marzahn-Hellersdorf. Dégagez, sinon il n’y aura pas de pitié !», est-il dit sur ces tracts avec en outre des menaces d’incendier l’église. À ce jour, la police ne dispose pas de témoignages lui permettant d’identifier qui se cache derrière l’appellation « Légion Königsberg ». Il est clair seulement qu’il s’agit d’un des groupuscules néo-nazis.

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

Source

La Grèce et la Russie fêteront ensemble le millénaire du monachisme russe sur le Mont Athos

Les ministres des Affaires étrangères de la Fédération de Russie et de Grèce, Serge Lavrov et Nikos Kodzias se sont mis d’accord le 11 février pour organiser en commun, en 2016, « L’année de la Russie en Grèce » et « L’année de la Grèce en Russie », ainsi que pour coopérer dans l’organisation de la fête du millénaire de la présence du monachisme russe sur la Sainte Montagne de l’Athos. À l’occasion de leur rencontre, le 11 février à Moscou, les ministres ont discuté en détails l’état des relations bilatérales, les perspectives futures du développement de la collaboration russo-grecque dans différents secteurs, dont notamment le renforcement des relations dans le domaine de la culture.

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

Source

Le congrès international « La Rus’ et l’Athos : un millénaire de liens spirituels et culturels » s’est tenu à Tchernihiv

Un congrès international intitulé « La Rus’ et l’Athos : un millénaire de liens spirituels et culturels » s’est tenu les 28 et 29 novembre à Tchernihiv en Ukraine, afin de commémorer à la fois les mille ans de présence sur le Mont Athos de moines de la Rus’ ancienne et l’anniversaire du trépas de saint Païssy Velitchkovsky survenu il y a de cela 220 ans (†28 novembre 1794). Organisateurs et participants ont ainsi célébré la mémoire de ce grand ascète athonite, protagoniste de premier plan de la vie liturgique et culturelle, qui marqua d’une empreinte indélébile la spiritualité et la culture de peuples de l’Orient orthodoxe (Grèce, Moldavie, Romanie, Russie, Ukraine).
L’initiative de l’organisation du congrès revient à l’Institut international pour l’héritage du Mont Athos en Ukraine (directeur : Sergij V. Shumilo), en collaboration avec l’Université nationale pédagogique T. Chevtchenko de Tchernihiv et le portail internet d’information sur l’Athos – Afonit.info. Parmi les organisateurs on compte également l’Institut d’études littéraires T. Chevtchenko de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine, la chaire UNESCO d’étude comparative des traditions spirituelles, de leur cultures spécifiques et du dialogue interreligieux de l’Institut russe pour la recherche culturelle, le Centre d’histoire et de civilisation de Byzance (UMR 8167 Orient et Méditerranée / Collège de France, Paris), la Société internationale « Friends of Mount Athos » (Oxford), l’association « Insieme per Athos » (Italie), le Centre de recherche sur l’histoire des religions et de l’Église « Lazar Baranovich » (Tchernihiv, Ukraine), le Centre de recherche sur la théologie et l’histoire (Mukachevo, Ukraine).
Environ 80 historiens venus de divers pays ont participé à l’événement, parmi lesquels des chercheurs d’Ukraine, ainsi que d’Allemagne, Grande Bretagne, Grèce, France, Moldavie, Pologne, Romanie, Russie, USA. La possibilité offerte aux participants par les organisateurs de contribuer aux travaux par correspondance permit à plus de 30 spécialistes de présenter leurs recherches sous forme de poster. Les langues officielles du congrès étaient le russe, l’ukrainien et l’anglais. Les sessions se sont tenues dans l’Université nationale pédagogique T. Chevtchenko de Tchernihiv.
Durant le colloque, la société internationale « Les amis de l’Athos » fut représentée par Nicholas Fennell, membre de l’Université de Winchester (Research Fellow, University of Winchester), qui lut à l’occasion de la cérémonie d’ouverture une allocution de Son Altesse royale Charles, prince de Galles, président honoraire de la Société internationale « Les amis de l’Athos » (The Society of the Friends of Mount Athos, Grande Bretagne) et du président de la Société, Son Eminence le métropolite Calliste (Ware) de Diocleia.
Lors de la session plénière fut offerte un tour d’horizon des derniers projets éditoriaux du monastère athonite Saint-Pantéleimon dédiés au millénaire de présence russe sur la Sainte Montagne. Ce panorama fut pris en charge par le père Ermolaï (Chezia), archiviste, bibliothécaire et conservateur du musée du monastère. Furent ainsi présentés à l’auditoire :
1) Le « Catalogue des manuscrits slavons et russes conservés aux archives et à la bibliothèque du monastère Saint-Pantéleimon au Mont Athos » (« Каталог славяно-русских рукописей, хранящихся в архиве и библиотеке Афонского Свято-Пантелеимонова монастыря »).
2) « La période athonite de la vie de l’archevêque Basile (Krivosheine) d’après les documents » (« Афонский период жизни архиепископа Василия (Кривошеина) в документах »), volume réunissant un riche matériel inédit issu des archives personnelles de l’archevêque.
3) « L’héritage spirituel du père athonite Jéronime (Solomentsov) » (« Духовное наследие афонского старца Иеронима (Соломенцова) »), publication des journaux personnels inédits, accompagnée de lettres et de textes de catéchèse conservés aux archives du monastère athonite Saint-Pantéleimon.
Sa Béatitude Christophore, métropolite honoraire des Terres tchèques et de Slovaquie, docteur en théologie, professeur de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Presov (Presov, Slovaquie), et Luc, archevêque de Zaporijjia et Melitopol, docteur en théologie, directeur du Département synodal pour la Pastorale des Cosaques et le spirituel et l’éducation physique de la jeunesse de l’Église orthodoxe d’Ukraine, professeur à l’Université nationale de médicine de Zaporijjia, prirent la parole devant les participants du congrès.
Les participants du congrès purent prendre connaissance avec les lettres jusqu’alors inconnues de saint Païssy Velitchkovsky, adressées à l’ataman du camps des Cosaques Zaporogues Petro Kalnychevsky. Ces documents inédits ont été découverts récemment dans les archives ukrainiennes par les spécialistes de l’Institut international pour l’héritage athonite en Ukraine. D’autres recherches dans les archives du pays ont également permis de découvrir de nouvelles données sur le skite (ermitage) cosaque sur l’Athos, appelé Tchernij Vyr, ainsi que sur les tentatives pour refonder le monastère Rossikon auprès du monastère Zographou au XVIIIe siècle. De très importantes informations relatives aux archives disparues de l’ermitage athonite Saint-Hélie a été par la suite révélées par le Dr Nicholas Fennell de l’Université de Winchester, conservateur des copies de cette documentation.
Le congrès s’est structuré en huit sections : 1) Les traditions culturelles et artistiques athonites ; 2) L’Athos hors des frontières de l’Athos : les liens de la Sainte Montagne avec l’œcoumène orthodoxe ; 3) L’Athos dans la vie et l’histoire du monachisme ; 4) L’influence de l’Athos sur la production littéraire ; 5) La vie et l’œuvre de Saint Païssy Velitchkovsky ; 6) L’Athos dans l’histoire de l’Ukraine ; 7) L’apport de l’Athos à la théologie et à la philosophie ; 8) Les traditions de pèlerinage au Mont Athos.
Le programme complet du congrès international « La Rus’ et l’Athos : un millénaire de liens spirituels et culturels », comprenant les noms des participants et les titres des communications, peut être consulté sur le site.

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

L’Institut accueille des programmes de recherches dans les archives de l’Ukraine et d’autres pays sur les documents illustrant les liens historiques, spirituels et culturels de l’Ukraine avec l’Athos. L’Institut ambitionne de soutenir l’organisation régulière de conférence internationale, ainsi que le développement de projets éducatifs et culturels variés. Il invite tous les personnes intéressées à collaborer et à envoyer leurs propositions à l’adresse électronique : institut@afonit.info

Du correspondant du site d’information « L’Athos russe »

Présentation à Moscou de la traduction russe du livre de l’archiprêtre Sava Jović « Purification ethnique et génocide culturel au Kosovo et en Métochie »

À l’université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a eu lieu le 22 novembre la promotion du livre de l’archiprêtre Sava Jović « Purification ethnique et génocide culturel au Kosovo et en Métochie », qui a été traduit en russe cette année et été édité par la maison « Palomnik ». La grande salle de l’université Saint-Tikhon était bondée, en présence de la télévision russe et d’autres médias. Le programme de la promotion, qui a commencé par la prière, était dirigé par l’archiprêtre Léon Semionov, doyen de la faculté de formation complémentaire et chef du centre spirituel et culturel de l’Université. Le premier orateur était l’évêque de Moravica Antoine, recteur du métochion de l’Église orthodoxe serbe à Moscou. Dans son allocution, Mgr Antoine a expliqué à l’assistance l’historique de la question du Kosovo et a particulièrement souligné les abominations qu’a connues et que connaît le peuple serbe dans la région. Ensuite, le recteur de l’université, l’archiprêtre Vladimir Vorobiev a parlé des liens séculaires entre les peuples russe et serbe et mentionné que ce livre constituait un pas important sur la voie de la diffusion de la vérité au sujet des événements balkaniques et de la tragédie du Kosovo. Ensuite, l’archiprêtre Dragomir Sando a présenté le livre lui-même, mentionnant que l’auteur avait utilisé les archives du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, et principalement les rapports des évêques diocésains, dont ceux de l’évêque Paul, futur patriarche de Serbie. Au nombre des détails cités, figurent des informations essentielles qui montrent que le régime communiste avec, à sa tête, Josip Broz-Tito, a continuellement soutenu les Albanais du Kosovo, lesquels exerçaient une véritable terreur sur la population serbe de la région. Ensuite, le professeur Ilya Čislov, président de l’Association d’amitié serbo-russe à Moscou et éditeur des Œuvres complètes de saint Nicolas Vélimirovitch en langue russe, a évoqué la signification du Kosovo et de la Métochie pour les Serbes ainsi que la personnalité de l’auteur du livre, l’archiprêtre Savo Jović. Ledit ouvrage concerne la période de 1905 à 2005, lorsque, sous la pression des Albanais du Kosovo et de Métochie, beaucoup de Serbes ont pris la route de l’exil, leur nombre étant supérieur à la totalité de tous les exodes précédents. Un film documentaire sur les souffrances des Serbes de la région a été projeté, dont l’auteur est Eugène Baranov. Dans son discours de clôture, l’archiprêtre Savo Jović a déclaré que nous vivons à une époque pendant laquelle on donne plus d’importance à la vitesse de l’information qu’à sa véracité. Ce sont justement de fausses informations qui ont fait que les Serbes, qui étaient les victimes, aient été proclamés criminels et bombardés impitoyablement par les forces de l’OTAN. Leurs propriétés avaient été confisquées, leurs forêts décimées, ils avaient été attaqués, tués, à l’époque du communisme, mais personne n’osait en parler en raison de ce régime qui protégeait les Albanais du Kosovo. Ce n’est qu’après le meurtre de Danilo Milinčić et de l’empalement de Georges Martinović par les Albanais, dans les années 1980, que les médias ont commencé timidement à se manifester. Après la conférence, de nombreux jeunes Russes ont fait part de leur soutien et la séance de dédicace par l’auteur, qui a parlé avec eux, a duré longuement.

Source

Plus de 10 000 jeunes gens et jeunes filles participent au Congrès international de la jeunesse orthodoxe à Moscou

Plus de 10 000 jeunes gens et jeunes filles de toutes les régions de la Fédération de Russie, des pays de l’étranger proche et lointain (Ukraine, Biélorussie, Kazakhstan, Moldavie, Pays baltes et Asie centrale, Autriche, France, Grande-Bretagne, Canada, USA) participent au Congrès international de la jeunesse orthodoxe qui se déroule les 18 et 19 novembre à Moscou. Les travaux du congrès ont été précédés par la liturgie en la cathédrale du Christ-Sauveur, célébrée par le président du département synodal en charge de la jeunesse, l’évêque de Vyborg et de Priozersk Ignace. Le même jour a eu lieu l’ouverture solennelle et la rencontre du patriarche de Moscou Cyrille avec la jeunesse orthodoxe. Dans le cadre du programme du congrès, soutenu par le conseil municipal de Moscou, sera organisé un large programme culturel et éducatif pour la jeunesse. Le deuxième jour des travaux, le 19 novembre, seront discutées en groupes les orientations fondamentales du développement du travail pour la jeunesse dans l’Église orthodoxe russe, dont les thèmes suivants :

– mission apologétique de la jeunesse
– soutien informatif du travail pour la jeunesse
– la jeunesse orthodoxe et la réaction au terrorisme
– organisation de clubs de jeunesse
– collaboration ecclésiastico-séculière dans le domaine de l’éducation spirituelle et morale de la jeunesse
– le leader de la jeunesse à l’église, qui est-il ?

Le travail en groupes comportera également la présentation de projets mis au point par des jeunes et leur discussion avec la participation d’experts invités. Les projets sont passés par un concours. Les meilleurs parmi eux ont été sélectionnés : « Préservation de la mémoire sur l’Elbrouz », « les jeux sportifs St-Georges », « Il y a une telle fête », « Le lien spirituel », « Le centre chrétien de défense des droits de l’homme », « Le seul centre de formation à distance des leaders de la jeunesse », « L’école « Foi et action », « Le vieil ami », « Le réseau social orthodoxe « Elitsy ». Le congrès se terminera par une séance plénière en la salle des assemblées ecclésiales de la cathédrale du Christ-Sauveur, au cours de laquelle le président du département synodal en charge de la jeunesse, l’évêque de Vyborg et de Priozersk Ignace fera une communication sur les perspectives et les voies du développement du travail avec la jeunesse dans l’Église orthodoxe russe. En outre, une série de documents finaux seront adoptés.

Source

Lettre du secrétaire du synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières au président de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Amérique du Nord et Centrale, concernant la réorganisation des diocèses américains

Note du synode : Le mardi 9 décembre 2013, le synode des évêques, lors de sa session ordinaire, a délibéré au sujet du résultat de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Amérique du Nord et Centrale, qui avait eu lieu en septembre de l’année passée. Au cours des discussions concernant la proposition de réorganisation des diocèses orthodoxes en Amérique du Nord et Centrale, le président du synode des évêques a souligné que l’Église russe hors-frontières se trouve soumise canoniquement à sa mère bien-aimée et grande, l’Église orthodoxe russe, se devant de desservir ses nombreux fidèles enfants qui se trouvent à l’étranger et qui souhaitent demeurer en son sein. Les membres du synode des évêques, partageant l’opinion de Son Éminence, ont fait remarquer que l’orthodoxie en Amérique n’est pas prête à la réorganisation des diocèses orthodoxes. En relation avec ce qui précède, le synode des évêques a chargé son secrétaire, l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille, d’adresser une lettre au président de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Amérique du Nord et Centrale, que nous publions ci-dessous, exposant la position des hiérarques de l’Église russe hors-frontières à ce sujet.

« À son Éminence l’archevêque Demetrios,
président de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques en Amérique du Nord et Centrale
Votre Éminence,
Pendant notre récente IVème assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Amérique du Nord et Centrale, un projet de réorganisation canonique des Églises orthodoxes aux États-Unis a été présenté par le comité de planification régionale canonique présidé par votre Éminence, ledit projet proposant quatre variantes possibles de réorganisation, dont la quatrième était recommandée par le comité. Nous rendons grâces à Dieu que les liens fraternels entre nous, hiérarques d’Amérique du Nord et du Centre, ont progressé à un tel niveau durant ces dernières années de collaboration et de dialogue accrus, que nous avons été aptes à partager, avec franchise, directement et dans l’humilité mutuelle, les pensées et les préoccupations de tous les archipasteurs de l’Église en relation avec ces concepts. Aussi, nous avons souhaité donner suite aux discussions plénières et en petits groupes de la IVème assemblée par une lettre clarifiant la position de l’Église orthodoxe russe hors-frontières sur ces sujets, que le comité continuera d’examiner durant la nouvelle année.

Nos principales préoccupations et nos réflexions sont suscitées par le salut de notre troupeau, c’est pourquoi elles ne concernent pas tant les possibilités potentielles, mais plutôt la situation réelle. Ceux que le Seigneur, dans Sa miséricorde, nous a confiés, sont d’âges, de positions sociales, d’origines raciales et de traditions – et, naturellement d’origines ethniques – différents, et nous nous réjouissons pour chaque âme, comme le pasteur qui trouve une seule brebis qui s’est égarée (Is. 53,6 ; Matth. 18, 12-13). En même temps, nous ne dénions pas, mais au contraire nous réjouissons sincèrement du fait, que Dieu a confié à notre synode la sainte tâche de s’occuper et de prendre soin, avec une intensité particulière, des Russes et de leurs descendants qui se trouvent « dans la dispersion», dans tous les confins de la terre. La révolution athée par laquelle le ravisseur des âmes a tenté en vain de priver un peuple croyant durant des siècles de son véritable fondement, a créé une situation qui persiste jusqu’à nos jours, même si, par la miséricorde de Dieu, la tyrannie de l’athéisme communiste militant a été détruite et son joug a été ôté des épaules de la patrie russe. Ainsi, à travers le monde, y compris ici en Amérique du Nord et Centrale, territoires relevant de la responsabilité de notre assemblée, les Russes et leurs familles ont été conduits par le Seigneur, comme par une main invisible dans des lieux où les machinations des hommes ne pouvaient leur enlever le libre exercice de leur piété et leur amour de Dieu profondément ancré. Et peut-être n’y a-t-il pas d’endroit où leur nombre soit plus élevé qu’en Amérique du Nord, où d’immenses quantités de personnes sont arrivées sur les deux côtes du continent et ont fait leur chemin dans le cœur d'une nouvelle nation, trouvant ici la liberté et la stabilité pour préserver à l'étranger ce qui avait été rendu impossible dans leur pays. Ainsi, comme des hommes pour qui toute « terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère » (Épitre à Diognète 5,5), ils ont établi des racines en ce lieu, préservant leur héritage et leur culture tout en s’adaptant et faisant leur la culture de leur nouveau pays.

Lire la suite »

Modernité et tradition pour le nouveau centre cultuel orthodoxe et culturel russe de Paris

Centreorthodoxe_ParisLe site La Russie d'aujourd'hui a publié un article, avec des images (dont celle ci-contre), intitulé "Modernité et tradition pour le nouveau centre culturel de Paris" sur le projet d'église orthodoxe et de centre religieux et culturel russe du quai Branly à Paris. Demain et après-demain, une maquette de ce centre sera présentée au public.

Compléments: Le Courrier de Russie, Le Moniteur , vidéo de l'Agence France presse, Le Parisien (le centre en images).

Exposition publique de la maquette de la future église et centre spirituel et culturel russe à Paris

Une exposition publique de la future église orthodoxe et du centre spirituel et culturel russe à Paris (quai Branly) aura lieu le samedi 18 janvier et le dimanche 19 janvier de 10 heures à 18 heures à la résidence de l'ambassadeur de Russie, 79 rue de Grenelle, Paris 7e. Entrée libre.

Source: diocèse de Chersonèse

« Centre orthodoxe de Paris: début des travaux en juin 2014 »

"Les autorités françaises ont donné leur feu vert pour la construction d'un centre culturel et orthodoxe à Paris. L'ambassade de Russie en France indique que cette directive a été signée par le préfet de Paris et de la région Île-de-France Jean Daubigny. Le lancement des travaux est fixé à juin 2014, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta."

Source (et intégralité de l'information): Ria-Novosti (informations complémentaires)

Complément: la Russie envisage de présenter mi-janvier à Paris le projet de son centre culturel et religieux (source: Ria-Novosti)

« Centre russe à Paris: la première pierre posée au printemps 2014 »

La première pierre du nouveau centre religieux et culturel russe à Paris sera posée au printemps 2014 a déclaré à Moscou Vladimir Kojine, chef de l'Intendance du Kremlin: "Si nous obtenons tous les permis, la pose de la première pierre se tiendra au printemps prochain. Il s'agit d'un événement important des relations bilatérales et nous comptons y inviter des dirigeants de haut rang". Il a ajouté: "Nous n'avons pas encore obtenu le permis de construire. Mais nous avons présenté tous les documents nécessaires aux autorités municipales. Un groupe de travail conjoint russo-français œuvre à la réalisation du projet".

Source: Ria-novosti

« Centre russe à Paris: la première pierre posée au printemps 2014 »

La première pierre du nouveau centre religieux et culturel russe à Paris sera posée au printemps 2014 a déclaré à Moscou Vladimir Kojine, chef de l'Intendance du Kremlin: "Si nous obtenons tous les permis, la pose de la première pierre se tiendra au printemps prochain. Il s'agit d'un événement important des relations bilatérales et nous comptons y inviter des dirigeants de haut rang". Il a ajouté: "Nous n'avons pas encore obtenu le permis de construire. Mais nous avons présenté tous les documents nécessaires aux autorités municipales. Un groupe de travail conjoint russo-français œuvre à la réalisation du projet".

Source: Ria-novosti

Des complications juridiques relatives à la construction du nouveau centre orthodoxe ruse à Paris

Le quotidien 20 minutes rapporte des complications juridiques relatives à la construction du nouveau centre orthodoxe russe à Paris. En effet, l'architecte qui fut lauréat du concours pour le projet de construction, avant qu'un autre projet le remplace, a demandé hier au tribunal de grande instance de Paris la suspension de la résiliation du contrat passé avec la Fédération de Russie.

Revenir en haut de la page
Jovan Nikoloski