19/10/2017
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Archives de catégorie : Monde

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Réactions des diocèses orthodoxes des États-Unis suite aux incendies de forêt dans le nord de la Californie

Les incendies continuent à se répandre rapidement à travers le nord de la région viticole de Californie du Nord. Les derniers rapports font état de 23 personnes décédées, de 285 autres disparues, de 70.000 hectares ravagés par les flammes avec 3500 maisons détruites. Plus de 20.000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer. Environ 8000 pompiers de Californie et d’autres États de l’ouest américain travaillent incessamment pour contenir les incendies. Dans cette terrible situation, les hiérarques et les diocèses orthodoxes appellent à la prière et organisent l’aide pour les sinistrés. L’archevêque Benjamin, hiérarque du diocèse de l’Ouest de l’Église orthodoxe d’Amérique (OCA), écrit : « Je vous demande à tous de mentionner dans vos prières les habitants des vallées de Sonoma et Napa. À l’heure où je vous écris, la situation change continuellement. Mais je peux vous dire qu’il n’y a pas eu de victimes jusqu’à présent ». Les moniales de la skite de N.D. de Kazan, à Santa Rosa, et du Monastère de la Dormition à Calistoga ont été évacuées. Une famille de la paroisse Saint-Séraphin de Sarov à Santa Rosa a perdu sa maison, heureusement, personne n’a été blessé. L’église Saints-Pierre-et-Paul de Santa Rosa, qui relève de l’Église russe hors-frontières, s’est associée aux services communautaires américano-russes pour subvenir aux besoins essentiels de cinq familles qui ont perdu tout, et aux personnes déplacées qui sont accueillies par l’église. Encore, heureusement, personne n’a été blessé. Le prêtre de paroisse, le père Alexandre Krassovsky, écrit : « La tempête de feu qui a frappé Santa Rosa et ses environs durant ces derniers jours est sans précédent dans l’histoire de la paroisse mais, par la Grâce de Dieu, nous avons vérifié que tous nos paroissiens étaient en vie et indemnes. Dieu soit loué ! Malheureusement, cinq familles, dans notre paroisse, ont perdu leurs maisons. Notre préoccupation immédiate, ici, à l’église Saints-Pierre-et-Paul est de fournir une assistance financière à ces familles pour leurs besoins essentiels, tels que nourriture, vêtements et autres nécessités de premier ordre. En outre, nous travaillons pour assurer immédiatement à ces familles un logement temporaire dans notre région, afin qu’elles puissent ramener leurs enfants à l’école et qu’elles-mêmes puissent travailler et disposer d’une maison, afin de commencer les démarches difficiles avec les compagnies d’assurances ». Le métropolite Joseph de l’archidiocèse d’Amérique du Nord du Patriarcat d’Antioche s’est trouvé en contact avec le père Georges Baalbaki de la paroisse Saint-Nicolas à San Francisco, qui rapporte que plusieurs fidèles dans la région ont été évacués, tandis que d’autres ont subi des pertes matérielles, mais personne n’a été blessé. Le métropolite Joseph écrit : « Nous savons que notre Seigneur a commandé qu’une colonne de feu protège Son peuple et Il a parlé à Moïse depuis le buisson qui brûlait sans se consommer. Je demande aux fidèles de supplier avec ferveur le même Seigneur de déployer Sa main droite depuis Sa sainte demeure et d’éteindre rapidement ces incendies par Sa puissance divine. Au nom de tous mes frères hiérarques, notre clergé et les laïcs, j’élève nos prières et j’offre notre soutien à ceux qui ont été frappés. Nous serons avec vous ». Le métropolite Gérasime de San Francisco, de l’archevêché grec d’Amérique, écrit : « Nos prières sincères et ferventes accompagnent tous ceux qui sont affectés par l’incendie. Les paroles ne peuvent pas transmettre adéquatement notre amour et notre soutien à ceux qui déplorent la perte de leurs maisons, de leurs biens et surtout pleurent leurs proches, dont la vie s’est achevée tragiquement alors que ces incendies ravageaient les maisons et les terres. Que Dieu accorde force et courage à tous ceux qui risquent leurs vies pour protéger les autres et qu’Il veille sur eux avec Sa Main puissante. Nous prions aussi afin qu’Il calme les vents, place les incendies sous contrôle et accorde réconfort à tous ceux qui ont été déplacés pendant cette tragédie ». Notre paroissien de l’église Saints-Constantin-et-Hélène à Vallejo a perdu sa maison et tous ses biens, tandis que des familles de la même paroisse et de celle de la Nativité du Christ à Novato ont été évacués. Le diocèse métropolitain de San Francisco dresse actuellement la liste des paroissiens au nord de la Californie qui peuvent fournir nourriture et abri aux familles déplacées ».

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Croissance de l’orthodoxie en Ouzbékistan

La cathédrale de la Dormition à Tachkent

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion a déclaré récemment qu’il y avait un nombre croissant de chrétiens orthodoxes en Ouzbékistan, malgré la diminution de la population russophone. Parlant à l’émission télévisée « L’Église et le Monde », le métropolite a ajouté : « Le nombre des orthodoxes ne diminue pas, parce qu’il y a un travail parallèle très actif, qui est effectué dans le domaine de l’éducation catéchétique et religieuse du peuple. Cela veut dire que la population russophone a diminué, tandis que, de toute façon le nombre des orthodoxes s’accroît ». Le métropolite a également précisé que, après la chute de l’URSS, des processus ont commencé en Ouzbékistan, qui ont contribué à l’amoindrissement de la population russophone. Le pays abrite 840.000 russophones, pour une population de 32 millions d’habitants, selon les statistiques arrêtées au 1er janvier de cette année. De tous les pays d’Asie centrale, l’Ouzbékistan a la population la plus nombreuse. On estime que 85% de la population est musulmane, 13.8% ne professe aucune religion, et seulement 0.75% sont chrétiens. Le métropolite Hilarion a souligné que lors de la visite du patriarche de Moscou Cyrille en Ouzbékistan, nombreux étaient ceux qui voulaient saluer le primat de l’Église orthodoxe russe, lorsqu’il rencontra les croyants de Tachkent, Samarkand et Bukhara. Pendant sa visite, liée au 145ème anniversaire de l’orthodoxie en Ouzbékistan, le patriarche a rencontré les responsables nationaux et les fidèles orthodoxes. Il a également vénéré la tombe du prophète Daniel à Samarkand. La première Bible complète en langue ouzbek a été présentée dans la capitale, Tachkent, le 1er juin de cette année, au centre diocésain de Tachkent et d’Ouzbékistan de l’Église orthodoxe russe. Les traducteurs y ont travaillé pendant 23 ans. Il a été annoncé récemment que les documents sont en cours de préparation au diocèse de Tachkent de l’Église orthodoxe russe pour la canonisation de douze nouveaux martyrs qui ont souffert pour la foi en Ouzbékistan des mains des bolcheviques.

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L’Église orthodoxe russe a envoyé une lettre au secrétaire d’État américain Tillerson en réponse au rapport du Département d’État sur les violations des droits religieux en Russie

Le Patriarcat de Moscou a envoyé une lettre au secrétaire d’État américain Rex Tillerson au sujet du rapport du Département d’État américain sur les soi-disant violations des libertés religieuses en Russie. C’est ce qu’a annoncé le vice-président du département des affaires ecclésiastiques extérieures, l’archimandrite Philarète (Boulekov). « La lettre a été envoyée à l’ambassade des États-Unis afin d’être transmise au destinataire », a-t-il ajouté, précisant qu’il ne s’agissait pas d’une « lettre ouverte ». Selon le père Philarète, après la réception de la lettre en question par le secrétaire d’État, un rapport sera mis en ligne sur le site du département des affaires ecclésiastiques extérieures « sur les positions fondamentales de l’Église russe concernant le rapport, telles que présentées dans la lettre ». Le chef de la division du département des affaires ecclésiastiques extérieures pour les activités inter-religieuses, le père Dimitri Safonov, avait déclaré précédemment lors d’une conférence de presse que l’Église préparait une lettre à Tillerson au sujet du « rapport partial » sur les libertés religieuses en Russie et le mépris complet des persécutions à l’encontre du Patriarcat de Moscou en Ukraine. En particulier, comme l’écrit le département des affaires ecclésiastiques extérieures, le rapport « ne mentionne aucunement les nombreuses églises incendiées, les prêtres battus, et la législation en préparation en Ukraine qui est complètement discriminatoire envers toutes les associations religieuses qui n’ont pas leur centre en Ukraine ».

Source (dont photographie de Rex Tillerson de Ria-Novosti): Orthodox Christianity, traduit de l’anglais pour Orthodoxie.com

Sur cette même actualité, en français, une analyse par Mgr Hilarion de Volokolamsk.

Déclaration du métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) au sujet de la tragédie de Las Vegas

Après l’attentat de Las Vegas au cours duquel 59 personnes ont été tuées et 527 blessées, le métropolite Tikhon (photographie ci-contre), primat de l’Église orthodoxe en Amérique, a déclaré : « Au nom des hiérarques, du clergé et des fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique, nous présentons nos sincères condoléances aux familles et amis des victimes de la tuerie de masse à Las Vegas. Cela produit toujours une grande tristesse que d’entendre parler de telles tueries insensées dans un monde supposément civilisé. Nos cœurs souffrent pour les familles et les amis des victimes et nous élevons des prières ferventes pour le repos des âmes de ceux dont les vies ont été tragiquement écourtées. Nous prions pour les victimes et les familles en deuil et demandons à Dieu qu’Il leur envoie l’esprit de paix et de consolation. Nous rendons grâces aussi pour les actions, en temps opportun, des premiers intervenants. Enfin, nous élevons nos prières pour la ville de Las Vegas et tous ceux qui ont été affectés par ces événements tragiques. Nous demandons que tous les chrétiens orthodoxes mentionnent les victimes et leurs familles dans leurs prières ».

Source: OCA

Une église orthodoxe russe sera construite à Kaboul

Sur le territoire de l’ambassade de Russie en Afghanistan sera construite une église orthodoxe russe en 2018, selon les informations parues dans le quotidien russe « Izvestia », sur la base d’informations émanant des cercles diplomatiques. Selon le journal, l’organisation des vétérans russes d’Afghanistan et d’autres sponsors seront associés au projet. L’agence « Rossotroudnitchestvo », destinée à promouvoir les valeurs nationales, culturelles et la langue russes, à l’intention de soutenir le projet. « Il fallait coordonner cette question avec l’Église et d’autres instances. Cette œuvre bonne et utile paraît tout à fait réalisable » a déclaré le représentant de « Rossotroudnitchestvo » en Afghanistan, Viatcheslav Nekrasov. L’église sera construite en pin sibérien. Actuellement, il n’y a qu’une petite chapelle installée dans les locaux de l’ambassade. La seule chose qui pourrait empêcher la réalisation rapide du projet est l’état de guerre en Afghanistan selon les représentants de « Rossotroudnitchestvo », ajoutant que « l’on tiendra compte, dans la construction, des particularités d’un pays musulman ».

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Lettre pastorale de Jean X, patriarche d’Antioche: « La grâce nous grandit, le service nous élève, l’amour nous unit »

Par la grâce de Dieu, Jean X patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, à tous les bien-aimés dans le Seigneur Jésus les fidèles, clercs et laïcs du Saint Siège d’Antioche

« Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés »
(Galates 1 : 3-4)

Bien-aimés,

Vous n’êtes pas sans vous souvenir que j’ai adopté cette phrase « La grâce nous grandit, le service nous élève, l’amour nous unit » comme devise du service patriarcal qui m’a été confié par le Saint-Esprit, à travers l’élection de mes frères les évêques du Saint Synode antiochien. En choisissant cette devise j’ai voulu insister sur le fait que nous sommes conviés, en tant qu’Église déployée dans tout l’espace antiochien, à acquérir la grâce et la traduire en service du Corps du Christ, selon le charisme de chacun de nous, dans un climat d’amour qui est le seul « lien de la perfection », selon l’enseignement de l’Apôtre. Nous avons essayé ensemble, durant les dernières années, de mettre en pratique cette devise, souvent avec succès, mais nous avons parfois rencontré des obstacles. Nous continuerons cependant dans la même voie pour que l’Église d’Antioche, cette épouse du Christ nous apparaisse « sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Éphésiens 5: 27). C’est pour cela que je m’adresse à vous, rendus membres responsables de l’Église du Christ par votre Baptême et l’onction du sacrement de la chrismation, pour vous informer des affaires de votre Église afin de vous en souvenir dans vos prières, et de les considérer comme faisant partie intégrante de vos préoccupations.

1- Nous rendons en tant qu’Église grâce à Dieu qui nous a donné « un esprit de force, d’amour et de sagesse » (2 Timothée 1: 7) pour Lui porter témoignage dans les circonstances difficiles que vit notre monde et en particulier nos pays, qui nous ont causé beaucoup de souffrances du fait des guerres des autres sur notre terre, lesquelles non seulement ont détruit la pierre mais ont tué les humains et les ont jeté sur les chemins de l’exil.
2- Nous avons constaté avec consternation que les forces du mal se sont prises à notre Église, en kidnappant notre frère Boulos (Yazigi), métropolite d’Alep depuis plus de 4 ans. Ce qui nous consterne davantage est que malgré de nombreux et continuels contacts avec les organismes internationaux et régionaux, nous sommes restés sans aucune nouvelle de lui. Nous vous invitons à joindre vos prières aux nôtres afin que Dieu nous le rende ainsi qu’à son peuple d’Alep sain et sauf. Nous prions aussi pour son compagnon de captivité, l’évêque Youhanna et pour tous les kidnappés, prêtres et laïcs, et nous implorons Dieu de les soutenir et demandons au monde civilisé de se souvenir de leur tragédie et d’agir en vue de leur libération afin de les rendre à ceux qui les aiment.
3- Nous avons souffert avec vous de l’absurdité des guerres qui ont assailli notre Orient et nos pays avec tout ce qui les a accompagnées de violence, de terreur, de destructions, de ravages, de déplacements de populations, de pauvreté, de faim et de peur de l’avenir. Ces guerres ne servent que les intérêts des puissants de ce monde. Nous avons multiplié nos efforts pour susciter des initiatives afin de fortifier notre présence sur notre terre et la rendre plus efficace, et pour alléger la dureté des circonstances que nous vivons. Nous agissons avec les hommes de bonne volonté pour subvenir aux besoins vitaux de notre peuple et garantir l’avenir de nos jeunes en leur assurant une vie dans l’honneur et la sécurité dans leurs pays. À ce propos, nous avons approché nombre d’instances sur la scène internationale leur demandant d’agir pour arrêter cette guerre destructrice en Syrie et assurer l’unité du pays. Nous avons aussi porté partout le souci du Liban et de son peuple, afin que s’affermisse le travail constitutionnel et institutionnel qui s’y fait, s’accroisse son développement et se maintienne son haut degré d’évolution.
4- Vu ces circonstances difficiles, nous avons fait de l’aide aux nécessiteux la première de nos priorités, et nous continuons à lui donner grande importance dans notre travail quotidien. À travers les institutions patriarcales et les évêchés nous veillons à activer le service de la charité et lui trouver des organes nouveaux plus flexibles encourageant la solidarité entre les fils d’un même corps pour qu’il ne reste parmi nous un seul nécessiteux ou quelqu’un qui ressent qu’il est exclu du cœur des fidèles dans l’Église du Christ. Nous rendons grâces à Dieu pour l’unité antiochienne qui s’est manifestée durant cette crise par des paroisses et des évêchés en Syrie et au Liban qui ont pris en charge les déplacés et ont œuvré dans l’amour à alléger leurs souffrances. De même les diocèses d’outremer ont mis tous leurs moyens au service de ceux qui les ont rejoints et offrent leur support au travail d’entraide fourni par l’Église de nos pays.
5- Vu que le monde est devenu un grand village, nous avons consacré aux problèmes de l’information et de la communication une part importante de notre travail. Le « Centre Orthodoxe Antiochien d’information » a vu le jour, ainsi que la « Voix de la Grâce » sur les ondes. Nous avons aussi augmenté notre présence sur le net et les réseaux sociaux, afin de mieux transmettre la Bonne Nouvelle qui reste le but ultime de toute information chrétienne. Des fidèles de l’ensemble du Patriarcat d’Antioche se sont investis dans ces initiatives et travaillent à augmenter leur succès et leur utilité. À cet effet, je ne peux ne pas mentionner les possibilités qu’offrent à notre travail d’évangélisation les moyens modernes de communication. Si nous savons bien les utiliser et à bon escient, ils deviennent des outils efficaces et probants pour promouvoir le travail pastoral et notre témoignage de la joie de la Résurrection et de la beauté du Christianisme. Mais il nous faut éviter de les utiliser comme plateforme pour étaler nos doléances et des critiques destructives ainsi qu’un lieu de calomnie et d’insultes.
6- Nous avons œuvré à renforcer l’unité antiochienne en la rendant plus efficace. Nous avons veillé à ce que le témoignage du Christ ressuscité et vainqueur de la mort soit le même partout dans l’espace antiochien et tout l’Orient, dans cette région où Dieu nous a voulu, justement pour y témoigner. Pour cela, nous avons augmenté nos rencontres avec nos frères des autres Églises chrétiennes, auxquelles nous sommes unis dans une unité de vie et de devenir, et nous avons encouragé le travail commun entre les fidèles.
7- Nous avons aussi amplifié le travail avec nos frères musulmans, avec qui nous partageons les mêmes patries et le même devenir, afin de promouvoir une culture de paix, de fraternité et de convivialité, et de nous opposer ensemble à ceux qui utilisent la religion pour susciter des conflits et des guerres.
8- Nous avons consolidé la coopération avec les Églises Orthodoxes à travers le monde. À cet effet, nous avons effectué des visites iréniques à nombre de patriarcats, et un pèlerinage à la Sainte Montagne de l’Athos où nous avons demandé la prière de ses moines pour notre peuple, et nous avons placé ses souffrances et son devenir entre les mains de la Toute Sainte Vierge Marie, Protectrice de la Montagne et Médiatrice auprès du Sauveur. Des délégations de notre Église ont participé à toutes les rencontres panorthodoxes pour consolider l’unité entre les Églises et assurer un témoignage orthodoxe commun dans le monde d’aujourd’hui. Nous avons consacré de grands efforts et beaucoup de ressources en vue de préparer le grand Concile orthodoxe en Crète durant l’été 2016 que le monde orthodoxe attendait de ses vœux, mais nous n’avons pu y participer pour les raisons dont nous vous avions alors informées. La violation du patriarcat de Jérusalem du territoire canonique antiochien, dans l’Emirat de Qatar, nous a beaucoup préoccupé et nous avons présenté plusieurs propositions iréniques pour éviter la rupture de communion entre les deux Sièges apostoliques. Mais toutes nos initiatives ont été repoussées par l’attitude intransigeante du patriarcat de Jérusalem. Et nos divers contacts avec les autorités religieuses et politiques concernées sont restés sans effet.
9- Après la mise à la retraite de certains de nos vieux évêques et le décès d’autres, nous avons dû, ces dernières années, renouveler le corps épiscopal antiochien par de jeunes évêques cultivés et d’expérience. Le choix des nouveaux évêques a exprimé clairement l’unité antiochienne parce que tous ont été élus à d’autres évêchés que ceux dont ils venaient. Le Saint Synode a basé ces choix sur les exigences de l’Évangile, les Canons de l’Église et les Statuts du Siège d’Antioche sans tenir compte d’une quelconque considération politique, nationale ou raciale. Nous sommes heureux de vous annoncer que ces frères évêques sont en train de continuer dans leurs nouveaux diocèses le travail entrepris par leurs prédécesseurs, et que les fidèles leur apportent aide et soutien.
10- L’élection de ces frères s’est accompagnée par l’activation du travail synodal. Nous sommes une seule Église, non une fédération de diocèses limitrophes sans réelle rencontre. Le Saint Synode est le lieu de notre rencontre où chaque évêque communique l’esprit de l’Église qu’il préside, et où le témoignage de l’ensemble des diocèses modèle l’esprit de la seule Église d’Antioche. L’évêque est élu par le Synode et il se réunit en Synode où il contrôle et est contrôlé. Et c’est le Synode qui le juge s’il enfreint le donné de la foi. C’est là le dépôt reçu des Apôtres qui ont stipulé que « les évêques de chaque nation doivent reconnaitre leur primat et le considérer comme leur chef, et ne rien faire d’importance sans son avis, mais que chacun d’entre eux ne s’occupe que de ce qui concerne son diocèse et les campagnes en dépendant. Et le premier ne doit rien faire sans l’avis de tous. Ainsi régnera par le Seigneur la concorde dans l’Esprit Saint, et sera glorifié le Père, le Fils et le Saint Esprit » (Canon apostolique 34).
11- Le même esprit élaboré par l’Église entière doit être appliqué par tous, clercs et laïcs, comme nous exhorte l’Apôtre, à tenir « tous un même langage » (1 Corinthiens 1: 10), c’est à dire en d’autres termes à travers notre enracinement dans l’illumination spirituelle et l’effort d’acquisition de la grâce et de sa mise en pratique dans un enseignement orthodoxe et des actions de service et d’amour fraternel.
12- Nous traduisons aussi ce même esprit à travers notre unité et notre coopération qui nous permettent d’accomplir le souhait de Notre Seigneur de nous aimer comme Il aime Son Père. L’unité et la coopération sont des conditions indispensables pour soutenir notre existence et diminuer l’émigration des ressources humaines que connaissent nos pays et notre Église. À ce propos, nous avons œuvré et ne cessons de le faire à affermir la coopération avec nos frères dans les pays de la diaspora, ces apôtres de l’esprit antiochien et de sa tradition envers le monde entier, qui ont tenu à conserver, dans leurs nouveaux pays, leur engagement chrétien et y ont bâti leurs églises en même temps que leurs maisons. Leurs liens profonds avec l’Église d’Antioche nous donnent des forces et nous encouragent réciproquement. Nous ne cessons de voir en eux le souffle apostolique de l’Église d’Antioche qui s’ouvre au monde pour l’évangéliser, et s’enrichit de l’apport de ses fidèles d’autres pays et d’autres continents. Le langage commun d’Antioche s’exprime maintenant dans de nombreuses langues mondiales, et il continuera d’appeler à l’enracinement dans la Tradition et à une ouverture sur le monde d’aujourd’hui, traduisant notre fidélité au Seigneur qui nous enjoint de faire parvenir Sa Bonne Nouvelle et Sa Paix aux confins du monde.
13- Œuvrer à avoir un même esprit s’accomplira par notre effort incessant à résoudre les différends qui se mettent au travers de notre route, par la consultation et l’entente, ainsi que le recours à l’avis de la communauté en vue d’arriver à un consensus et à l’unité au sein même de nos différends. La vie de l’Église est basée sur la concertation et non la négociation, la complémentarité et non l’antagonisme, une franche confrontation et non un affrontement destructeur, le pardon de l’autre et non le laisser s’engluer dans ses fautes, sur la franchise et non sur un jugement d’intentions, et enfin sur le sacrifice et le don de soi et non la répartition de gains et d’intérêts.
14- Pour cela, il nous faut adopter cette spiritualité dans nos relations pour renforcer notre unité, cette unité qui débute par le rassemblement des membres de chaque paroisse autour de leur pasteur et leur coopération pour son développement dans une transparence totale. Cette unité se vit aussi au niveau du diocèse où les fidèles se doivent de participer avec leur évêque et sous sa présidence à l’embrigadement de toutes les compétences spirituelles et matérielles qui s’y trouvent et leur développement dans un esprit de coopération et de communion. Cette unité trouve son apogée au niveau du Saint Synode dans son travail commun pour le bien de l’Église d’Antioche, pour renforcer son unité et activer son témoignage dans le monde d’aujourd’hui.
Tout ce qui précède évoque une spiritualité qui a été la base sur laquelle ont été fondés nos statuts approuvés au début des années 70 du siècle passé, et qui stipulent la formation d’un conseil pour chaque paroisse, d’un congrès pour chaque diocèse groupant les représentants des prêtres, des moines et des laïcs et qui élit un conseil du diocèse. Ces statuts stipulent aussi la convocation d’un Congrès Général du Siège d’Antioche qui a été convoqué en 2014.
De nombreuses circonstances ont empêché, ici et là, l’entière formation de ces divers organismes prévus au Règlement intérieur de notre Patriarcat, ce qui a réduit la participation efficace des fils de l’Église dans la direction de leurs paroisses et de leurs diocèses. Ce manque a amené beaucoup à se plaindre de cette situation, ou à former des organes équivalents pour exprimer leurs opinions. C’est pourquoi il nous faut, en tant qu’Église, dépasser les différends autour des statuts qui durent depuis le milieu du siècle passé, et nous soucier d’affermir notre unité et unifier notre parole par la formation des organes prévus et d’appliquer enfin les décisions du dernier Congrès antiochien. Nos statuts ont été établis il y a près de cinquante ans, et il ne fait de doute qu’ils doivent être amendés et complétés pour se mettre au diapason du renouveau que nous voulons tous pour notre Siège d’Antioche. Cependant, notre engagement à mettre maintenant en pratique les statuts actuels est un gage de notre sincérité, tout en prenant le soin de noter les expériences utiles à leur amendement plus tard, car les lois sont établies pour éviter que la communauté soit sujette aux sautes d’humeur et à l’individualisme.
15- Nous avons concrétisé ce même esprit qui nous unit dans un « même langage » dans notre approche des problèmes humains qui ont confronté la conscience de notre Église dans nos patries et outremer. Nous avons œuvré partout à défendre l’intérêt de l’homme, de tout homme et celui de l’humanité entière. Nous avons toujours veillé à ne pas adopter des approches politiques utilisant le langage des gens de ce monde, et de ne pas imposer à nos ouailles des options politiques définies. Mais nous les avons toujours orienté à baptiser leur esprit politique à l’aune de la vérité de l’Évangile et de la charité chrétienne qui a pour mission de se donner et de sauver tous les hommes.

Je vous ai écrit ce qui précède pour vous dire ma joie de ce que nous avons réalisé ensemble et mon intention de multiplier les efforts dans l’amour afin de compléter « l’édification du Corps du Christ » pour parvenir « à la mesure de la stature parfaite du Christ » (Éphésiens 4: 13). Je rends grâces à Dieu qui nous a donné des pasteurs aimant leur Église, plaçant ses intérêts et son unité au-dessus de tout, emplis de la foi qui témoigne de la joie de la Résurrection et œuvrant, chacun selon les charismes et les talents qui lui ont été donnés, au renouveau de l’Église.

Bien-aimés,

Je sais que le monde d’aujourd’hui attend de nous une « parole de vie », et que l’homme d’aujourd’hui a besoin de guérison que seul le témoignage de ceux qui ont ressuscité des morts avec leur Seigneur peut lui donner. C’est ainsi qu’ont agi nos Pères avant nous, quand ils ont transmis notre Tradition vivante dans la langue de leur temps. Et c’est ce que nous devons faire aussi aujourd’hui. C’est pourquoi je vous invite :
1- À approfondir la connaissance des sciences de ce siècle pour lui transmettre la nouvelle éternelle dans une langue nouvelle qui l’interpelle.
2- À travailler ensemble pour évangéliser les membres de notre communauté, surtout ceux qui s’en sont éloignés influencés par une sécularisation galopante.
3- À transmettre à ceux de nos jeunes qui ne se marient plus à l’église et dont certains ne baptisent plus leurs enfants le sens du sacrement de l’amour et celui de la communauté.
4- À dépasser les apparences extérieures de la piété pour rendre notre réflexion théologique capable en profondeur d’éveiller le monde à la réalité de notre Dieu qui est un Dieu vivant et vivifiant, un Dieu de liberté et d’amour qui nous aime d’un grand amour et qui veut que nous devenions des dieux par adoption.
5- À coopérer avec l’agir divin pour transformer le monde en église et la terre en ciel.
6- À rendre compte de la présence de Dieu partout et en tout ce que nous faisons afin que le monde sache que nous sommes les disciples du Maître.
7- À étendre l’Autel en dehors de l’église là où se trouvent les pauvres, les déplacés, ceux qui vivent dans le désespoir et la tristesse et qui ont besoin de notre sollicitude et de notre amour pour les sauver de la mort.
8- À ne pas nous suffire des prières, mais faire de notre présence dans l’histoire une prière quotidienne qui sauve le monde et l’histoire.
9- À nous éloigner des procédés du monde et les empêcher d’envahir notre vie ecclésiale. À ne pas nous créer des ennemis pour les rendre responsables de notre angoisse, car le Christ ne connaît pas l’inimitié, mais nous a commandé de nous aimer les uns les autres.
10- À purifier nos cœurs pour qu’ils deviennent un terreau fertile à l’éclosion de la Parole de Dieu et à porter des fruits, et pour qu’ils ne se dessèchent et ne soient étouffés par les ronces.
11- À témoigner de notre familiarité avec Jésus et la joie de l’Évangile qui emplit nos cœurs, transforme notre vie et nous libère de toute tristesse, souci et solitude.
12- À adopter tous le même langage, et combattre tout différend et parti pris qui nous séparent, pour que nous soyons « parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment… avec les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble d’une seule bouche (nous) glorifions le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 1: 10 et Romains 15 5-6).

Bien-aimés,

Vous êtes les gardiens de la foi que nous ont transmise vos pères et vos aïeuls et que nous ont léguée les saints. Vous êtes responsables de témoigner du Christ ressuscité là où vous êtes. Faites en sorte que le Christ soit toujours au milieu de l’Église. Conviez-le par la prière à ne pas abandonner la barque de l’Église au milieu de la tempête. Ayez confiance qu’Il aura pitié de nous comme Il l’a fait avec la foule au désert. Soyez sûrs qu’Il est avec nous et ressent notre douleur, notre faim, notre soif et notre tristesse. Il ne nous délaissera pas même si nous traversons un désert, loin de Lui. Tournez-vous vers Lui, Bien-aimés, et vous Le trouverez avec vous, et ainsi vous aurez le même esprit et le même langage, et ils seront compris par tous.

Aimez beaucoup et comprenez que notre responsabilité en tant que pasteurs et la vôtre en tant que croyants sont d’affirmer que seul le Christ est maître de Son Église, » afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine’(1 Corinthiens 1: 17).

Que la bénédiction du Seigneur soit avec vous tous.

Publié par le Patriarcat à Damas
En la fête de la Dormition de la Mère de Dieu, 2017

Jean X
Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient

 

Une icône de la Mère de Dieu a commencé à exsuder une huile parfumée dans une paroisse de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) dans l’État de New York

Une icône de la Mère de Dieu a commencé à exsuder une huile parfumée la veille de la fête de l’Exaltation de la Croix (le 13 septembre selon le nouveau calendrier) dans la paroisse Saint-Georges, qui relève de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), à Bufallo, dans l’État de New York. Le message, publié sur la page Facebook de la paroisse, daté du 20 septembre, mentionne : « Par la Grâce de Dieu, la veille de l’Exaltation de la Croix précieuse et vivifiante de notre Seigneur (13 septembre), l’icône de la Très pure Mère de Dieu et toujours vierge Marie, qui se trouve sur notre iconostase, a commencé à exsuder une huile parfumée. Depuis, cela continue et s’est même accru durant ces deux derniers jours ». L’archevêque diocésain, Mgr Michel (Dahulich) de New York et du New Jersey a donné son approbation à ce que des offices liturgiques soient célébrés en l’honneur de cette icône. « Avec la bénédiction de S.E. l’archevêque Michel, nous célébrons deux offices quotidiennement : l’acathiste à 9h30 du matin et le canon d’intercession à la Mère de Dieu à 19h ». De telles manifestations miraculeuses sont un rappel aux fidèles que Dieu est toujours avec nous, menant ceux qui le veulent au salut. Le communiqué de l’église orthodoxe Saint-Georges finit par une prière : « Par les prières de la Très pure Mère de Dieu et toujours vierge Marie, que Dieu continue à nous bénir, nous guider et nous conduire tous à faire Sa volonté et à accomplir l’Évangile de Son bien-aimé Fils notre Seigneur Jésus-Christ. Réjouis-toi, épouse inépousée ! » L’église orthodoxe Sainte-Anne à Albany, dans l’État d’Oregon, rapporte également sur sa page Facebook qu’une icône de la Mère de Dieu a commencé à pleurer pendant la sainte Communion le jour du 15 août, la fête de la Dormition de la Mère de Dieu.

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La mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs du Kazakhstan a été célébrée dans la prière à Alma Ata

Le 15ème dimanche après la Pentecôte est fêtée la Synaxe des nouveaux martyrs et confesseurs du Kazakhstan. À cette occasion, le chef du diocèse métropolitain de la République du Kazakhstan, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan, a célébré la Liturgie en la cathédrale de l’Ascension de la ville d’Alma Ata, assisté de nombreux prêtres et diacres. Au cours de la liturgie, le métropolite a récité la prière pour la paix en Ukraine. Des prières ont ensuite élevées pour le repos de l’âme des hiérarques, prêtres, moines et moniales et tous les chrétiens orthodoxes qui « lors des années des féroces persécutions par les athées ont été martyrisés et tués, sont morts de faim, des suites des blessures, des maladies et du fait des travaux dépassant leurs forces dans les camps et les prisons ». Dans les années 1930-1950 se trouvait l’une des sous-divisions du Goulag, dite « Karlag » (Camp de travaux forcés de Karagandine). Parmi ses détenus se trouvait un grand nombre d’évêques, prêtres, moines et laïcs. En 2008, avec la bénédiction du patriarche de Moscou Alexis II a été établie la fête de la synaxe des nouveaux martyrs et confesseurs qui ont souffert en terre de Kazakhstan. La fête a été fixée le premier dimanche après le 3/16 septembre, jour de la mémoire du premier martyr de la terre de Kazakhstan, l’évêque de Vernensk Pimène. La fête de la synaxe a été introduite dans le ménologe de l’Église orthodoxe russe avec la bénédiction patriarcale le 28 février 2008.

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Mgr Hilarion de Volokolamsk a rencontré le patriarche Jean d’Antioche

Dans le courant de la visite de travail qu’il effectue au Liban avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a été reçu par le métropolite de Beyrouth, Mgr Élie.
Le même jour, le métropolite Hilarion a rencontré le primat de l’Église orthodoxe d’Antioche, le patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient Jean X. Le président du DREE a transmis à Sa Béatitude les salutations fraternelles du patriarche Cyrille, ainsi qu’une invitation à venir à Moscou participer aux célébrations du centenaire de la restauration du Patriarcat dans l’Église orthodoxe russe. Le patriarche Jean a exprimé sa reconnaissance à l’Église orthodoxe russe pour son aide aux chrétiens, victimes de la guerre en Syrie. L’entretien a aussi porté sur le possible développement de la coopération entre les patriarcats d’Antioche et de Moscou dans le domaine de l’enseignement religieux. Prenaient part à la rencontre le métropolite Niphon de Philippopolis, recteur du métochion d’Antioche à Moscou, l’higoumène Arsène (Sokolov), représentant du patriarche de Moscou et de toutes les Russies auprès du patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient, l’archiprêtre Igor Iakimtchouk, secrétaire du DREE aux relations interorthodoxes, et A. A. Erchov, assistant du président du DREE.

Les églises de Ma’loula (Syrie), pillées par les islamistes sont en cours de restauration

Le complexe des églises de, pillé par les militants islamiques sont en cours de restauration à une vitesse accélérée. « Le plus difficile a été de restaurer la grotte de sainte Thècle. Celle-ci a été grandement endommagée, tout comme l’église Saint-Élie. Les spécialistes ont fait face à la tâche difficile de préserver les ouvrages historiques. « Cependant, certains monuments architecturaux ont dû être reconstruits, parce qu’ils étaient perdus » a déclaré l’architecte Elias Hilal. Ma’loula a été capturée par les militants du Front Al-Nusra il y a quatre ans. « Ils ont détruit tout ce qu’ils pouvaient. Ils ont crevé les yeux des saints chrétiens. Des icônes qu’ils pensaient être vendables à l’étranger – en les passant en contrebande au Liban, dont la frontière n’est éloignée que de quelques kilomètres de Ma’loula – ont été volées. De nouvelles, peintes récemment par les moniales du monastère Saint-Thècle, ont été enlevées des murs, empilées au milieu de l’église, arrosées d’essence et brûlées. Ils comptaient brûler les icônes et l’église du même coup » a déclaré le père Élie de l’église Saint-Élie. Ma’loula est une petite ville située dans une vallée pittoresque située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Damas. C’est l’un des quelques endroits dans le monde où l’Araméen, à savoir la langue du Christ, est encore parlé. Le complexe des églises de Ma’loula comprend le monastère Saints-Serge-et-Bacchus (gréco-catholique), le monastère Sainte-Thècle (orthodoxe), et aussi l’Église Saint-Élie (orthodoxe), dans laquelle les offices reprendront prochainement de façon régulière. On peut visionner ici un film vidéo réalisé par « SOS Chrétiens d’Orient » de l’inauguration de l’église orthodoxe Saint-Élie après sa restauration. On peut voir sur ce film des extraits de la liturgie célébrée par Mgr Ephrem (Malouli), vicaire du patriarche d’Antioche. Les travaux de restauration du complexe ont été accélérés grâce à l’établissement d’une zone de désengagement en Syrie. Le cessez-le-feu, dont l’observation est contrôlée par la police militaire russe, a permis que les matériaux soient livrés sur le site à une cadence accélérée.

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Le métropolite du Kenya Macaire (Patriarcat d’Alexandrie) : « L’orthodoxie a respecté les coutumes et les usages des Africains »

S’exprimant le 14 septembre au Centre spirituel de Corfou, le métropolite du Kenya Macaire a évoqué la mission orthodoxe au Kenya. S’adressant à son hôte, le métropolite de Corfou Nectaire a souligné que la mission constitue un commandement du Christ aux hommes et que l’Église se préoccupe tant de ceux qui sont proches et que de ceux qui sont éloignés. Il a ajouté que le métropolite du Kenya a consacré sa vie à la mission, qu’il donne le témoignage du Christ à notre époque et que, à un moment où il existe un climat général de doute quant à la foi, l’Église insiste pour donner au monde le témoignage de l’amour et de la liberté. Dans son homélie, le métropolite du Kenya a fait référence aux bases théologiques de la mission, qui émanent du commandement du Christ à Ses disciples : « Allez, faites de toutes les nations des disciples », soulignant que, de par sa nature, l’Église est missionnaire. Le métropolite a décrit la manière dont a commencé le christianisme en Égypte, alors que le Christ s’y était enfui devant la fureur d’Hérode, jusqu’aux labeurs des apôtres et principalement de l’évangéliste Marc pour fonder l’Église d’Alexandrie. Le métropolite mis en évidence le lien de la mission et de la sainteté et a fait ressortir la différence de la mission orthodoxe et de celle des autres confessions chrétiennes : l’orthodoxie a respecté les coutumes et les usages des Africains, s’efforçant simultanément, et ce depuis le début, de traduire les textes liturgiques et les autres textes sacrés dans les langues et dialectes des hommes, respectant leur liberté et leur identité. Le métropolite du Kenya, avec beaucoup d’émotion, a décrit sa vocation missionnaire qui a été développée en lui par le staretz Sophrony d’Essex et l’archevêque de Chypre Makarios. Il a fait part de ses expériences missionnaires et a souligné que la lute pour le témoignage chrétien produit ses fruits et que les générations suivantes verront la foi chrétienne se consolider. Mentionnant qu’il y avait actuellement 400 paroisses orthodoxes au Kenya, le métropolite a décrit le mode de fonctionnement de la Faculté patriarcale à Nairobi et la grande œuvre accomplie par les orthodoxes au Kenya, tant en ce qui concerne la création et le fonctionnement d’écoles que la dispense de soins médicaux et l’amélioration des conditions de vie et l’amour envers les hommes. Enfin, il a évoqué son contact avec la tribu des Maasaï et avec émotion a raconté le baptême de nombreux idolâtres. Enfin, le métropolite du Kenya a répondu aux questions de la nombreuse assistance.

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Premier séminaire liturgique du clergé de l’évêché orthodoxe de Brazzaville

Du 7 au 10 septembre a eu lieu, au siège de l’évêché de Brazzaville et du Gabon, le premier séminaire liturgique de son clergé. Le 7 septembre, l’évêque Pantéléimon a reçu les clercs orthodoxes venus de différentes villes du pays, avec lesquels il a eu une longue consultation au sujet de questions concernant leur vie paroissiale et familiale. L’évêque a ensuite déclaré ouvert le début du séminaire, en commençant par l’approche analytique de trois thèmes importants : « La vie spirituelle du prêtre », « Les devoirs pastoraux du prêtre » et « Les relations de l’évêque, des prêtres et des diacres dans la tradition ecclésiale orthodoxe ». Le jour suivant, le 8 septembre, en la cathédrale provisoire dédiée à saint Dimitri, à Pointe-Noire, a eu lieu une concélébration de la liturgie présidée par l’évêque. À l’issue de celle-ci a eu lieu l’étude en commun de textes commentant historiquement et théologiquement le mystère de la divine liturgie. En fin d’après-midi ont eu lieu les vêpres célébrées par l’évêque, suivie d’une étude, jusqu’au soir, des textes susmentionnés sur l’eucharistie. Le 9 septembre a été célébrée la liturgie selon l’ordo épiscopal. Ensuite, des instructions ont été données sur le mode de célébration des sacrements du baptême et de la chrismation, suivies de l’étude selon une approche canonique et herméneutique des sacrements en question. Le soir ont été chantées à nouveau les grandes vêpres selon l’ordo épiscopal, suivies à nouveau de l’étude des sacrements mentionnés. Le dimanche 10 septembre, l’évêque Pantéléimon a présidé la liturgie avec la participation de tous les clercs du diocèse, des chorales paroissiales, des membres du conseil diocésain, des membres des conseils paroissiaux, et d’un grand nombre de fidèles. La chaîne télévisée nationale Télé-Congo a retransmis la liturgie, ainsi qu’une interview de l’évêque au sujet de ce premier séminaire liturgique.

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Les recteurs et les fidèles des paroisses du diocèse d’Amérique orientale de l’Église russe hors-frontières prient pour la cessation de l’ouragan « Irma »

Une prière spéciale en slavon et en anglais pour la cessation des tempêtes est disponible sur le site du diocèse d’Amérique orientale de l’Église russe hors-frontières. À l’approche de l’ouragan Irma, qui menacent les communautés de ce diocèse, les recteurs des paroisses et les higoumènes des monastères sont invités à réciter cette prière pendant les offices, tandis que les laïcs doivent la lire au cours de leurs offices privés.

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Fêtes au couvent russe du Mont des Oliviers à Jérusalem en l’honneur du bicentenaire de la naissance de l’archimandrite Antonin Kapoustine

Des festivités ont eu lieu au couvent du Mont des Oliviers, qui relève de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’archimandrite Antonin Kapoustine. L’archimandrite Antonin Kapoustine, l’une des plus grandes personnalités ayant œuvré en Terre Sainte, qui fut chef de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem et grâce aux labeurs duquel a été créé un héritage unique de l’Église orthodoxe russe, appelé maintenant « Palestine russe », est né le 25 août 1817. La décision de fêter ce jubilé a été prise en novembre 2016 au cours des réunions communes des hiérarques du Patriarcat de Moscou et de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, à laquelle prirent part l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc, l’évêque de l’administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger, Mgr Antoine de Zvenigorod, le chef de la Mission de l’Église russe hors-frontières l’archimandrite Romain (Krasovsky), le chef de la Mission du Patriarcat de Moscou l’archimandrite Alexandre (Elisov), et d’autres personnalités officielles. Le 24 août, la veille de la mémoire de l’archimandrite Antonin, a été célébré l’office des vêpres au couvent du Mont des Oliviers, présidé par le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Concélébraient avec lui le métropolite de Kazan et du Tatarstan Théophane, représentant officiel du patriarche de Moscou Cyrille pour ces festivités, le métropolite de Ternopol et de Kremenets Serge, l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc, les chefs des deux Missions, des prêtres venus en pèlerinage. Le 25 août, le métropolite Hilarion, assisté des métropolites Théophane et Serge, de l’archevêque Marc et du clergé, a célébré la divine liturgie. Au moment de la petite entrée, la moniale Barbara (Novikov) a été élevée au rang d’higoumène du couvent du Mont des Oliviers. À l’issue de l’office, le métropolite Hilarion a remis à mère Barbara le bâton d’higoumène. Ensuite a eu lieu la partie solennelle de la fête, au cours de laquelle le primat a remis aux participants des festivités la médaille frappée spécialement pour le jubilé. Enfin a eu lieu une réception pendant laquelle a eu lieu la présentation du volume « L’archimandrite Antonin Kapoustine, prédications, et ses traductions effectuées à Kiev », dans lequel sont publiées des prédications qui étaient jusqu’à présent inconnues, ainsi que ses traductions des homélies de saint Jean Chrysostome sur l’Évangile selon saint Jean. Après la présentation a eu lieu la projection du nouveau film documentaire du réalisateur Alexandre Slobodski « L’archimandrite Antonin Kapoustine, bâtisseur de la Palestine russe » et une exposition de documents d’archives liés au père Antonin.

Source (dont photographie): Église russe hors frontières

Déclaration conjointe des patriarches et des chefs des Églises de Jérusalem «Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur» (Isaïe 1,17)

En juillet 2017, nous, les chefs des Églises de Jérusalem, avons été obligés de publier un communiqué de presse concernant les violations du Statu quo qui régit les lieux saints et assure les droits et privilèges des Églises. Ce Statu quo est universellement reconnu par les autorités religieuses et les gouvernements, et a toujours été soutenu par les autorités civiles de notre région.
Nous nous trouvons unis une nouvelle fois encore pour condamner un nouvel empiétement sur ce Statu quo. En pareil cas, les chefs des Églises sont résolus et unis pour s’opposer à toute action de quelque autorité que ce soit ou de tout groupe qui porte atteinte à ces lois, accords et règlements qui ont ordonné notre vie depuis des siècles.
De nouvelles actions sont une violation flagrante du Statu quo. Le jugement dans l’affaire « Jaffa Gate » contre le Patriarcat orthodoxe grec de Jérusalem, que nous considérons comme injuste, ainsi qu’un projet de loi à la Knesset, qui est politiquement motivé et qui restreindrait les droits des Églises sur leurs propres propriétés, sont des agressions supplémentaires sur les droits que le Statu quo a toujours garantis.
Nous voyons dans ces actions une tentative systématique de saper l’intégrité de la ville sainte de Jérusalem ainsi que de la Terre Sainte et d’affaiblir la présence chrétienne. Nous affirmons, dans les termes les plus clairs possibles, qu’une communauté chrétienne vivante et dynamique est un élément essentiel dans la composition de notre société  si diversifiée, et les menaces sur la communauté chrétienne ne peuvent qu’accroître les inquiétantes tensions qui ont émergé dans ces périodes troublées.
De telles tentatives pour saper la communauté chrétienne de Jérusalem et de Terre Sainte ne touchent pas qu’une seule Église ; elles nous touchent tous, et elles affectent les chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté à travers le monde. Nous avons toujours été fidèles à notre mission de veiller à ce que Jérusalem et les lieux saints soient ouverts à tous, sans distinction ni discrimination, et nous soutenons unanimement les actions, y compris un appel de la Haute cour, contre le jugement du « Jaffa Gate » et nous nous opposons à toute loi proposée qui restreindrait les droits des Églises sur leurs propriétés.

Par conséquent, nous, à qui la divine providence a confié le soin des lieux saints et la garde pastorale des communautés vivantes et chrétiennes originaires de Terre Sainte, faisons appel aux responsables et fidèles des Églises chrétiennes dans le monde entier, ainsi qu’aux chefs des gouvernement et toutes les personnes de bonne volonté, pour nous soutenir afin de s’assurer qu’aucune autre tentative ne soit faite de n’importe quelle part que ce soit pour changer se Statu quo historique, ses dispositions et son esprit.
Nous ne pouvons pas souligner assez fortement la gravité des conséquences qu’a eu la récente et systématique attaque du Statu quo sur l’intégrité de Jérusalem et sur le bien-être des communautés chrétiennes de Terre Sainte, ainsi que sur la stabilité de notre société.
Nous, les chefs des Églises de Jérusalem, restons résolument unis pour travailler pour la réconciliation et pour une paix juste et durable dans notre région, et nous demandons les bénédictions de Dieu sur tous les peuples de notre bien-aimée Terre Sainte.
Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem
+ Patriarche Théophile III, Patriarcat grec-orthodoxe
+ Patriarche Norhan Manougian, Patriarcat de l’Église apostolique arménienne orthodoxe
+ Mgr Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du Patriarcat latin
+ Père Francesco Patton, ofm, custode de Terre Sainte
+ Mgr Anba Antonius, Patriarcat copte orthodoxe, Jérusalem
+ Mgr Swerios Malki Mourad, Patriarcat syrien orthodoxe
+ Mgr Aba Embakob, Patriarcat orthodoxe éthiopien
+ Mgr Joseph- Jules Zerey, Patriarcat melkite
+ Archevêque Mosa El -Hage, Exarchat maronite
+ Mgr Souheil Dawani, Eglise épiscopale de Jérusalem et du Moyen-Orient
+ Mgr Munib Younan, Eglise évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre Sainte
+ Mgr Pierre Malki, Exarchat syrien catholique
+ Mgr Georges Dankaye, Exarchat arménien catholique
(publié le 3 septembre 2017)

Source: Patriarcat orthodoxe de Jérusalem

Selon le responsable des contacts interreligieux du Patriarcat de Moscou, la Corée du Nord figure en tête des pays où les chrétiens et les membres des autres confessions sont persécutés

La Corée du Nord occupe la position de « leader » dans le monde pour la persécution des chrétiens et des membres des autres confessions, bien que très peu d’informations soient disponibles à ce sujet, selon les déclarations du prêtre Dimitri Safonov, en charge des contacts inter-religieux du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse, jeudi dernier. Selon les données dudit Département, 70.000 chrétiens purgeaient des peines en 2012, dans 30 camps de travail. Sur 24 millions d’habitants que compte ce pays, les chrétiens sont au nombre de 400.000. L’immense majorité d’entre eux sont des protestants de dénominations diverses. « Selon toutes les données statistiques que fournissent les différentes organisations internationales importantes, telles que « Open Doors », « Christian Solidarity Worldwide », la Corée du Nord est en tête pour l’intensité des persécutions. Malheureusement, même ces organisations soulignent qu’il y a peu d’informations. « Nous ne savons pratiquement pas, ce qui s’y passe », a précisé le prêtre Dimitri Safonov. Cela dit, il a fait remarquer que la situation en Corée du Nord est particulière, il s’agit « de persécutions contre toute dissidence ». « Ce ne sont pas spécifiquement des persécutions contre les chrétiens en tant que tels, mais contre toute pensée qui ne rentre pas dans le système : la société totalitaire anéantit toute dissidence », a déclaré le représentant du Département. Abordant la situation des chrétiens en Corée du Nord, il a souligné que l’échelle des persécutions est « naturellement très sérieuse ». L’organisation internationale de défense des chrétiens contre les persécutions « Open Doors », a déclaré que selon les conclusions de son monitoring pour l’année 2016, la Somalie, la Corée du Nord, le Nigéria, l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan, le Pakistan et le Soudan sont les pays les plus dangereux pour les chrétiens. Une escalade de l’intolérance se fait jour également en Inde. Les défenseurs des droits de l’homme mentionnent par exemple, que 400.000 chrétiens vivaient à Alep avant le début de la guerre civile en Syrie en 2011, dont seuls 60.000 sont restés. D’après le père D. Safonov, l’intensité des persécutions des chrétiens de Syrie et d’Irak par les rebelles de l’organisation de l’État islamique s’est quelque peu amoindrie par rapport aux années précédentes ». Toutefois, « c’est seulement parce que la majeure partie des chrétiens se sont enfuis, ou parce qu’ils ont été anéantis par les extrémistes ». Actuellement, les représentants de l’Église orthodoxe russe et de l’Église catholique-romaine élaborent des projets communs destinés à étudier la situation des chrétiens au Moyen Orient et dans les autres points chauds, a conclu le prêtre.

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Un second lot d’aide humanitaire collecté par les organisations religieuses russes est arrivé en Syrie

Le 22 août 2017, un second lot d’aide humanitaire destiné à la population syrienne, qui souffre cruellement du conflit, a été envoyé en Syrie. Cette aide a été collectée par le Groupe de travail interreligieux du Conseil présidentiel pour la coopération avec les organisations religieuses. Cette fois, une grande partie du chargement était composée de médicaments indispensables, pour un poids d’environ 3 tonnes, s’ajoutant à 6 tonnes de produits alimentaires, jouets d’enfants et fournitures scolaires. L’aide humanitaire est arrivée à l’aéroport de Latakia, transportée par un convoi du ministère de la Défense de la Fédération de Russie. La distribution de l’aide humanitaire a été effectuée à Alep, au Centre médical pour les enfants ayant des maladies du sang. Des médicaments ont été remis à l’hôpital, et les enfants victimes de la guerre ont reçu des jouets et des fournitures scolaires. Ainsi, les enfants d’Alep libéré ont pu recevoir le matériel nécessaire avant le début de l’année scolaire. Le gouverneur d’Alep, Hussein Diab, participait à la distribution. Une partie de l’aide, notamment des produits alimentaires, a été transportée à Homs. Le reste du chargement sera distribué dans les jours prochains à la population d’une des zones de sécurité. Les fonds devant servir à l’achat de l’aide humanitaire par chacune des communautés chrétiennes et musulmanes représentées au Groupe de travail. Ensuite, les fonds collectés ont permis d’acheter les médicaments, les produits alimentaires et le reste du chargement. La contribution la plus importante a été versée à l’initiative de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. En mai 2017, Sa Sainteté avait demandé que les moyens que les paroisses moscovites prévoyaient d’employer à l’achat de fleurs pour sa fête soient reversés pour l’achat d’aide humanitaire. L’Église orthodoxe russe est le curateur principal du projet, qui regroupe les principales communautés religieuses de Russie.

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Message de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique au sujet des violences racistes à Charlottesville

« Le vendredi 18 août 2017

L’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique est aux côtés de tous les gens de bonne volonté pour condamner la violence odieuse et déplorer le décès qui a résulté des tentatives honteuses de promouvoir l’intolérance ainsi que l’idéologie suprémaciste à Chalottesville, en Virginie. L’Église orthodoxe déclare catégoriquement qu’elle ne promeut, ni protège ou approuve la participation à de tels actes répréhensibles de haine, de racisme et de discrimination, et proclame que de telles convictions et conduites n’ont pas leur place dans toute communauté basée sur le respect de la loi et la foi dans un Dieu aimant. L’essence de l’Évangile chrétien et l’esprit de la Tradition orthodoxe sont entièrement et de toute évidence incompatibles avec les idéologies qui déclarent la supériorité d’une race sur une autre. Notre Dieu ne fait pas acception de personnes et ne fait pas de favoritisme (Deutéronome 10:17, Romains 2:11). Notre Seigneur Jésus-Christ « a renversé le mur de séparation, l’inimitié, de ce qui était divisé, il a fait une unité » (Éph. 2,14). En Christ Jésus, l’Église proclame qu’il ne peut y avoir « ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme, mais que tous sont un » (Gal. 3,28). En outre, nous appelons à « ne point prendre part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt à les condamner » (Éph. 5,11). Et que sont les ténèbres si ce n’est pas la haine ? « Celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres » (I Jn 2,11). En outre, en 1872, des hiérarques venus du monde entier se sont assemblés à Constantinople et ont dénoncé toutes formes de xénophobie et de chauvinisme (phylétisme). Ils se sont accordés sur le fait que la promotion de la suprémacie raciale ou nationale ainsi que le préjugé ou les dissensions ethniques dans l’Église du Christ doivent être prohibés en tant que contraires aux enseignements sacrés de l’Évangile chrétien et des saints canons de l’Église. Cela est condamné formellement comme hérésie, la catégorie la plus haute des faux enseignements. Enfin, de telles actions, comme nous en sommes les témoins ces jours récents, par des gens qui se veulent suprémacistes blancs, néo-nazis, et racistes et fascistes de toutes sortes, trahissent les valeurs humaines fondamentales d’amour et de solidarité. Cela dit, nous prions de tout notre cœur pour les familles de ceux qui ont perdu la vie ou ont souffert durant ces tragiques événements. De même, nous ne pouvons accepter aucune forme de revanche ou de représailles par tout groupe ou toute personne. Aussi, nous appelons ardemment chaque personne de bonne volonté, et particulièrement les dirigeants de notre grande nation,  à envisager et adopter des moyens de concilier les divergences afin de s’élever au-dessus de toute discrimination dans notre histoire, présente et future ».

Source :

Message du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) au sujet des tragiques événements récents de Charlottesville

« Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est la tête du corps de l’Église; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier » (Col. I, 16-18).

Le 16 août 2017

Au clergé, aux moines et moniales, et aux fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique.

Les tragiques événements récents à Charlottesville, en Virginie, ont mis en évidence la présence d’une rhétorique non chrétienne et d’actions violentes dans notre société. En même temps, la réponse à ces événements par nos autorités civiles a débridé un débat à l’échelle de la nation, qui a créé une certaine ambiguïté morale, ce qui a favorisé une division supplémentaire. Un tel climat exige une réponse claire de l’Église. Le Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe en Amérique se joint aux gens de foi et de bonne volonté qui, à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique, rejettent, sans équivoque, sans réserve et sans ambiguïté, les paroles et les actions qui perpètrent, soutiennent et encouragent la haine, la violence, le racisme, la suprématie blanche, le nationalisme blanc ou le néonazisme. En tant que chrétiens orthodoxes, nous croyons que chaque être humain est un enfant de Dieu, créé à Son image et à Sa ressemblance et, pour cette raison, nous sommes tous frères et sœurs, quelle que soient notre race, notre nationalité et notre foi. En même temps, nous rejetons également le climat de condamnation des individus accomplissant ces activités odieuses. En fait, Jésus a réprimandé Ses disciples lorsqu’ils Lui suggérèrent d’user de représailles violentes contre Ses ennemis : « Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés. Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver » (Lc 9, 55-56). L’Église offre à tous – sans exception – non la condamnation, mais la voie du pardon et de la paix en Christ. Comme le dit la prière orthodoxe de la confession : « Ô Seigneur, Dieu du salut de Tes serviteurs, miséricordieux, compatissant et longanime; Qui regrette nos mauvaises actions, ne voulant pas la mort du pécheur, mais qu’il se détourne de sa voie et qu’il vive, aie pitié maintenant de Tes serviteurs et accorde-leur la repentance, le pardon des péchés et la délivrance, en pardonnant tous leurs péchés, volontaires ou involontaires… » Nous rejetons la haine et la violence et, en tant que chrétiens orthodoxes, nous sommes aussi attachés au ministère de la réconciliation. Nous encourageons notre clergé et nos fidèles à s’en tenir fermement au message de la guérison, du salut et de l’amour offerts par le Christ, qui est la Voie, la Vérité et la Vie. En même temps, nous exhortons notre clergé et nos fidèles à rejeter toute tentative par des individus ou des groupes de se réclamer du nom de « chrétiens orthodoxes » pour promouvoir le racisme, la haine, la suprématie blanche, le nationalisme blanc ou le néonazisme. Ceci est conforme au saint Évangile, aux décisions des saints Conciles et à l’expérience des saints. Nous rappelons aux fidèles que l’Église orthodoxe en Amérique ne restreint pas l’appartenance à celle-ci à ceux d’une race ou nationalité particulière. Historiquement, elle a reçu tous les hommes, depuis la Mission en Alaska qui a adopté les peuples indigènes de ce pays et jusqu’à ce jour, où elle continue de le faire dans le contexte multiculturel et multi-ethnique de l’Amérique du Nord. Frères et sœurs, le saint martyr Justin, écrivant à un temps où les chrétiens étaient persécutés, au IIème siècle, a dit : « alors qu’auparavant, nous nous haïssions et nous tuions les uns les autres et que la différence des mœurs et des institutions ne nous permettait pas de recevoir l’étranger à notre foyer ; aujourd’hui, après la venue du Christ, nous vivons ensemble, nous prions pour nos ennemis ». Avec notre amour paternel et nos bénédictions, + S.B. le métropolite Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada » (suivent les signatures de tous les autres membres du Saint-Synode de l’OCA).

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Le patriarche de Jérusalem Théophile III a tenu une conférence de presse à Amman le 12 août pour dénoncer une décision de justice préjudiciable au patriarcat et un projet de loi de la Knesset

Le samedi soir du 12 août a eu lieu une conférence de presse destinée aux médias nationaux, régionaux et internationaux dans les locaux de la métropole du Patriarcat de Jérusalem à Amman. Lors de cette conférence, qui a été retransmise en direct à la Télévision nationale jordanienne, sur la Noursat (TV chrétienne du Liban) et sur la chaîne TV russe RT, S.B. le patriarche de Jérusalem Théophile a condamné la récente décision injuste du tribunal israélien, laquelle a justifié les accords illégaux de location remontant à 2005 des hôtels de la Porte de David, qui sont la propriété du Patriarcat de Jérusalem. Les accords en question ont été signés, alors qu’il ne disposait pas des pouvoirs nécessaires, par M. Nikolaos Papdimas, à cette époque assistant du patriarche de Jérusalem destitué Mgr Irénée, et l’organisation israélienne « Ateret Kohanim ». Le patriarche a également rejeté catégoriquement la proposition de loi présentée par 40 membres de la Knesset qui a une incidence sur toutes les Églises de la Terre Sainte et limite très sérieusement les droits des Églises à gérer librement et en toute indépendance leurs terrains, les menaçant de saisies. Avant la conférence de presse, le patriarche a procédé à la déclaration suivante : « Nous vous remercions tous pour être venus à cette conférence de presse. Nous sommes ici aujourd’hui pour vous adresser ce message depuis le royaume hachémite de Jordanie, sous l’autorité de S.M. le roi Abdullah III qui, conformément au statu quo et à la loi internationale, est le gardien reconnu des lieux saints, tant islamiques que chrétiens dans notre Terre Sainte bien-aimée. Durant les semaines passées, notre sainte Cité de Jérusalem a traversé des vagues de développements qui ont jeté notre patriarcat, avec toutes les autres Églises et communautés chrétiennes de Terre sainte, dans les mers agitées des tensions et des considérations politiques. La dernière de celles-ci est la décision bien connue concernant le procès de « la Porte de Jaffa », qui a dépassé les limites de la justice et du raisonnable. Nous sommes restés silencieux, portant un témoignage patient devant une campagne rude contre nous et notre patriarcat, qui semblait croître en force quotidiennement avec de fausses accusations et des calomnies visant notre héritage et notre intégrité. Aujourd’hui, c’est le devoir et l’engagement que nous a confiés le Seigneur qui nous mènent à rompre notre silence et à dire : trop, c’est trop. Nous sommes contraints de prendre cette initiative sans précédent de convoquer cette conférence de presse, afin de rejeter publiquement et clairement la décision injuste du tribunal d’instance israélien concernant le procès « Porte de Jaffa ». Cette bataille légale, qui a duré une décennie, a résulté en une décision injuste qui fait fi de tout le témoignage légal clair et concret produit par le patriarcat qui prouve la mauvaise foi, la corruption et la conspiration. Une telle décision en faveur du groupe de colons Ateret Cohanim ne peut être interprété que comme politiquement motivé. Cette décision partiale, qui n’affecte pas seulement le patriarcat, mais frappe le cœur même du quartier chrétien de la vieille ville, arrive à un moment extrêmement délicat et sensible et aura certainement l’effet le plus négatif sur la présence chrétienne en Terre Sainte. Cela pourrait bien amener à l’accroissement de la tension dans notre communauté.

Nous interjetterons appel auprès de la Haute cour de justice où, nous en sommes confiants, sera prise une décision basée purement sur des questions de loi, procédure et justice. Le Patriarcat fera tout ce qui est en son pouvoir afin que cette décision soit annulée. Notre préoccupation au sujet de la politisation du cas « Porte de Jaffa » est devenue plus aiguë encore en raison de l’action récente de 40 membres de la Knesset qui, il y a deux semaines, ont signé une proposition de loi devant être débattue au Parlement israélien. Si elle était adoptée, cette loi restreindrait strictement les droits des Églises d’agir librement et en toute indépendance avec leurs terrains et qui menacerait ceux-ci de confiscation. Ce projet de loi est une claire tentative de priver notre patriarcat vieux de 2000 ans, de même que nos Églises amies présentes depuis des siècles en Terre Sainte, de leur liberté légitime et historique ainsi que de leur indépendance. Si cette loi inacceptable est adoptée, ce sera une claire violation de chaque traité international qui a gouverné la région, et ce sera en outre une attaque insoutenable contre la liberté de culte. Nous appelons à une rencontre urgente de tous les chefs d’Église de Terre Sainte afin de coordonner notre opposition et notre réponse à ces développements alarmants et sérieux qui affecteront non seulement la communauté chrétienne indigène de Terre Sainte mais aussi tout chrétien dans le monde entier pour qui Jérusalem et la Terre Sainte sont de la plus haute importance spirituelle. Nous restons entièrement attaché à la défense de notre mission pastorale et spirituelle telle qu’elle nous a été confiée par la providence divine. Même maintenant, alors que nous faisons face à ces développements sans précédent et choquants. Nous assurons notre bien-aimée communauté chrétienne en Terre Sainte de même que dans la région du Moyen-Orient et à l’étranger que, en tant que Patriarcat de Jérusalem et Fraternité du Saint-Sépulcre, nous resterons fidèles à notre mission de gardiens et de serviteurs du Saint-Sépulcre du Christ et de tous les lieux saints. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour défendre le statut des biens du Patriarcat de nos Églises amies, et nous serons constants dans la protection de la présence chrétienne dans notre région, contre laquelle, tant le jugement du cas « Porte de Jaffa » et le proposition de loi à la Knesset sont de graves assauts. Nous ne saurions souligner trop l’extrême sérieux de cette situation. Nous faisons appel au président Trump, le président Poutine, le roi Abdullah II, le président Abbas, le président Rivlin, le Premier ministre Tsipras, le président Anastasiadès, le secrétaire général Guterres, le président Juncker, ainsi que tous nos frères les chefs des Églises dans le monde et la communauté internationale d’intervenir afin d’assurer que la justice et la liberté prévaudront dans ces domaines. La justice, dans ce cas bénéficiera non seulement à la communauté chrétienne ici, mais aussi à tous les citoyens de la Terre Sainte ; afin que tous ceux qui appellent la sainte ville de Jérusalem et la Terre Sainte leur foyer vivent en liberté et en paix. Nous prions le Dieu tout-puissant afin qu’Il nous affermisse ainsi que nos frères en ces temps durs et difficiles. Que Dieu couronne nos efforts avec succès afin que justice soit faite et que la paix soit atteinte. Merci.

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Le rapport du Département d’État américain sur la liberté religieuse en Turquie évoque la question de la Faculté de Halki et de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople

Dans son rapport annuel 2016 sur la liberté religieuse en Turquie, le Département d’État américain évoque la question de la Faculté de Halki et de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, ainsi que les interventions des diplomates des États-Unis à ce sujet : « Le gouvernement [turc] continue à ne pas reconnaître le Patriarcat œcuménique comme le leader des 300 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde, de façon cohérente avec la position gouvernementale selon laquelle il n’y a pas d’obligation légale de le faire. La position du gouvernement reste que le patriarche œcuménique n’est pas « œcuménique », mais qu’il est seulement le leader religieux de la population grecque orthodoxe minoritaire du pays. Le gouvernement continue à permettre aux seuls citoyens turcs de voter dans le cadre du Saint-Synode patriarcal ou à être élus patriarche. Toutefois, il a continué sa pratique d’accorder la citoyenneté à un certain nombre de métropolites orthodoxes grecs, ceci constituant une solution « bouche-trou » arrêtée en 2011, afin d’élargir le panel des candidats lors de la prochaine élection patriarcale. Le Gouvernorat d’Istanbul, qui représente le gouvernement à Istanbul, continue à soutenir que les leaders des Grecs orthodoxes (le Patriarcat œcuménique), de l’Église apostolique orthodoxe arménienne, et des communautés juives doivent être des citoyens turcs, bien que les coreligionnaires de ceux-ci venus de l’extérieur du pays aient assumé des positions dirigeantes dans ces groupes, de façon informelle, dans certains cas. Pendant le mois du Ramadan, la chaîne de la télévision d’État Diyanet TV, a retransmis la déclamation de versets du Coran depuis Sainte-Sophie, qui avait été sécularisée et transformée en musée en 1935. Le directeur des affaires étrangères a donné une interview spéciale depuis Sainte-Sophie, alors que l’appel musulman à la prière était retransmis depuis ses minarets. Au mois d’octobre, le gouvernement a nommé un imam à plein temps au Pavillon du Sultan, une annexe construite durant la période ottomane, adjacent à la basilique, mais qui en est séparé. Dans le passé, le pavillon hébergeait les prières deux fois par jour avec la participation d’un imam d’une mosquée avoisinante. Depuis la nomination du nouvel imam à plein temps, les prières ont été effectuées cinq fois par jour dans le pavillon. Le Patriarcat apostolique arménien et le Patriarcat œcuménique ont continué à rechercher une reconnaissance légale. Leurs communautés opèrent comme des agglomérations de fondations religieuses individuelles. Étant donné que les patriarcats ne disposent pas de la personnalité juridique, des fondations associées contrôlées par des conseils individuels détiennent tous les biens des communautés religieuses, et les patriarcats n’ont pas l’autorité légale leur permettant d’utiliser leur patrimoine ou de diriger de quelque façon leurs communautés. Lors de leurs rencontres avec les représentants du gouvernement [turc], l’ambassadeur et le consul général [des États-Unis] à Istanbul ont soulevé la question de l’importance historique de Sainte-Sophie ainsi que de sa signification extraordinaire, en tant que symbole de la coexistence pacifique et de dialogue significatif entre les religions (…). Lors de rencontres à Washington, le secrétaire d’État et le secrétaire d’État adjoint ont exhorté les représentants du gouvernement à rouvrir le Séminaire orthodoxe grec à Halki. L’ambassadeur des États-Unis, lors des rencontres avec les représentants du gouvernement, a réitéré la position des États-Unis sur cette question. En octobre, le représentant spécial du Département d’État pour la religion et les affaires mondiales a rencontré des représentants du gouvernement [turc] et des différentes minorités religieuses, y compris les communautés protestante, musulmane alévite et orthodoxe syriaque, afin de discuter de ses préoccupation au sujet de la liberté religieuses suite au coup d’État du 15 juillet 2016. Le représentant spécial a également exprimé son soutien à la réouverture du Séminaire de Halki aux représentants du gouvernement et au patriarche Bartholomée ».

Source : Département D’État des Etats-Unis

Rencontre de la ministre égyptienne de l’Immigration avec le pape d’Alexandrie Théodore II

Le 3 août, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a accueilli, au monastère patriarcal Saint-Georges, dans la vieille ville du Caire, la ministre de l’Immigration et des Égyptiens de la diaspora, l’ambassadrice Nabila Makram Nodel Saied, qui avait exprimé le souhait de le rencontrer. Le patriarche a discuté avec elles les problèmes concernant le Patriarcat d’Alexandrie, l’informant des activités du Patriarcat en Égypte et dans toute l’Afrique. De son côté, la ministre a donné une analyse détaillée des affaires relevant de son ministère. Elle a également déclaré qu’elle avait l’intention, dans un très proche avenir, d’inviter des Grecs d’Égypte qui vivent et travaillent à l’étranger, en Grèce, Amérique, Australie et ailleurs, afin qu’ils renouent leurs liens avec l’Égypte et de leur rappeler les lieux où ils ont été élevés et vivaient. La ministre a l’intention de couvrir leurs dépenses de voyage jusqu’à Char El Cheik, afin qu’ils puissent célébrer ensemble leurs retrouvailles avec leur première patrie, l’Égypte. En conclusion, elle a promis au patriarche de lui rendre visite le 17 août à Alexandrie afin de discuter en détails le programme en question. Le patriarche a assuré de son côté qu’il offrirait toute l’assistance possible, donnant notamment accès aux archives, afin que les Grecs d’Égypte puissent être identifiés et que le programme soit ainsi réalisé. Le patriarche a ensuite accompagné la ministre pour une visite de la Rotonde Saint-Georges, ainsi que des musées du monastère, et a exprimé ses remerciements pour la visite. Il a aussi demandé de transmettre ses salutations les plus chaleureuses à M. Sisi, président de la République arabe d’Égypte.

Source (dont photographie) : Patriarcat d’Alexandrie

Le patriarche de Jérusalem dénonce la décision du tribunal israélien concernant la vente de terrains appartenant au patriarcat

Le Patriarcat orthodoxe grec de Jérusalem dénonce la décision du tribunal israélien reconnaissant légale la vente de terrains appartenant à l’Église à des compagnies israéliennes qui veulent élargir leur présence dans l’ancienne ville de Jérusalem. Dans une annonce au journal palestinien « Al Quds » paru mardi, le patriarche de Jérusalem affirme que le contrat concerné a été conclu de façon illégale, sous la supervision de son prédécesseur, lequel a été révoqué pour cette raison. La décision du tribunal ouvre la possibilité à ce qu’un bail de 99 ans portant sur des biens du patriarcat dans la vieille ville soit concédé à « Ateret Cohanim », un groupe associé aux colons israéliens de Cisjordanie. Le patriarche déclare qu’il « produira tous les efforts juridiques et financiers possibles pour faire invalider le contrat ». La plupart des chrétiens orthodoxes de Jérusalem sont palestiniens et refusent de vendre des terrains aux Juifs.

Source (dont photographie) : Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Festivités à l’occasion du 120ème anniversaire de la célébration de la première liturgie orthodoxe au Canada

Le 23 juillet, dans la localité de Old Wostok (province d’Alberta) ont eu lieu des festivités à l’occasion du 120ème anniversaire de la célébration de la première liturgie orthodoxe en terre canadienne et du 150ème anniversaire du pays. En 1897, des Ruthènes uniates émigrés au Canada se sont adressés à l’évêque des Iles aléoutes et d’Alaska Nicolas (Ziorov) pour se joindre à l’Église orthodoxe russe et ouvrir une paroisse orthodoxe. Les paysans Théodore et Catherine Nermirski ont fait don d’un terrain pour la construction de la future église et la même année, avec la bénédiction de l’évêque Nicolas, sont venus au Canada le prêtre Dimitri Kamnev et le diacre Vladimir Alexandrov, qui ont célébré la première liturgie et ont réuni plus de 600 personnes à l’Église orthodoxe russe. L’évêque de Bogorodsk Antoine, responsable du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger, a reçu la bénédiction du patriarche de Moscou pour venir participer aux solennités jubilaires. L’évêque de Kachira Job, qui administre les paroisses patriarcales russes au Canada et l’évêque Antoine, ont concélébré la liturgie le 23 juillet, à l’endroit, où, il y a 120 ans, a été célébré pour la première fois un office orthodoxe. Des prêtres des paroisses du Patriarcat de Moscou au Canada, de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Roumanie ont concélébré avec les deux hiérarques. Parmi les assistants se trouvait l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Canada, A.N. Dartchiev. Les chants, durant la liturgie, étaient exécutés en slavon et en anglais par le chœur uni du district paroissial « Orthodox 5 » des paroisses patriarcales russes au Canada. À l’issue de la liturgie a été célébré un office d’action de grâce, puis un office de requiem pour les défunts de l’Église orthodoxe russe qui ont travaillé au renforcement de la foi orthodoxe en terre canadienne. L’évêque Antoine a transmis à l’assistance la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et s’est adressé en anglais aux fidèles : « À l’exemple de nos pieux prédécesseurs, qui ont séjourné dans ces contrées il y a 120 ans, nous voyons que pour eux, c’était la foi qui avait infiniment plus d’importance. Ayant quitté pour toujours leur patrie, il sont partis « pour un pays lointain », n’ayant pris avec eux que le strict nécessaire, en premier lieu les livres ecclésiastiques, les ornements liturgiques, les icônes. Arrivés dans des lieux nouveaux, ils se préoccupèrent de la construction, le plus rapidement possible, des églises, qu’ils avaient jusque là préservées magnifiquement sur leur terre natale. Pour eux, la foi était un trésor précieux, un lien vivant avec Dieu, en Lequel seul ils plaçaient leur expérience dans les conditions de vie difficiles auxquelles ils étaient confrontés à l’étranger », a souligné l’évêque. Celui-ci souhaita aux paroissiens actuels des paroisses patriarcales au Canada d’imiter la foi forte de leurs ancêtres et de garder l’orthodoxie en terre canadienne. Le même jour, l’évêque Antoine a visité une série de paroisses dans la province d’Alberta, l’église Saint-Jean-Baptiste à Chipman, l’église de l’Ascension du Seigneur à Skaro et l’église Saint-Jacques à Mander.

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En Syrie, une église a été dédiée à saint Païssios du Mont Athos

Une nouvelle église, dédiée à l’Ancien Païssios, a été consacrée en Syrie le 11 juillet, à la veille de la fête du saint. L’église est située au monastère de la Source-Vivifiante-de-la-Mère-de-Dieu, dans la province syrienne de Lattaquié. Pendant  l’office du soir a eu lieu la tonsure monastique d’un novice, qui a reçu le nom de Païssios, laquelle a été célébrée par le métropolite de Laodicée Jean. La consécration de l’église était célébrée par le protosyncelle Alexis et l’higoumène du monastère de la Source-Vivifiante, le père Michel (Yakub). Saint Païssios a été canonisé récemment, en 2015, mais il y a déjà un certain nombre d’églises qui lui sont dédiées dans différents pays orthodoxes. Une autre église, dans la ville syrienne de Jaramana a été consacrée par le patriarche d’Antioche Jean X en l’honneur du saint, le 13 février de cette année. En Grèce, à Patras, une chapelle dédiée au saint avait été construite dans la cour de l’église Saint-Nicolas et ce même avant sa canonisation officielle, qui a été annoncée un jour après l’ouverture de l’édifice. L’église des saints Arsène de Cappadoce et Païssios  a été ouverte à Ekale, près de Limassol, à Chypre, en février 2015, et il est prévu qu’une autre église dédiée au saint serait construite à La Canée, en Crète. Les militaires de la petite ville grecque d’Ambelonas (Thessalie) ont démarré la construction d’une église dédiée au saint en octobre 2015. Une autre église à Patras a été consacrée au saint en mars 2016. La première église russe dédiée au saint est en cours de construction en Crimée, tandis qu’une aile de l’église Saint-Vladimir dans le district de Mitino, dans le nord-ouest de Moscou, a été consacrée au saint. En outre, la première pierre d’une église en l’honneur du saint a été bénie le 2 octobre 2016 à Sloutsk, en Biélorussie centrale.

Source: Orthodox Christianity. Photographie : Romfea

Le 125ème anniversaire du christianisme orthodoxe à Chicago sera célébré le 30 septembre 2017

Proclamant l’année 2017 comme celle du « 125ème anniversaire du christianisme orthodoxe dans le grand Chicago », les évêques diocésains de la région ont approuvé la célébration historique de l’événement pour le 30 septembre de cette année. Parrainé par « l’association du clergé chrétien orthodoxe du Grand Chicago », la commémoration inclura la célébration d’une liturgie épiscopale panorthodoxe, suivie par un banquet. La présidence de l’événement est assumée par l’archevêque Nicolas Dahdal, recteur de l’église Saint-Georges du Patriarcat d’Antioche à Cicero (Illinois). L’évêque Paul du diocèse du Midwest de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) et d’autres hiérarques de Chicago, avec tout le clergé de la région, concélébreront la liturgie. L’évêque Irénée, du diocèse orthodoxe serbe d’Amérique orientale, sera chargé de l’homélie. Les chants seront assurés par le chœur panorthodoxe du « Grand Chicago ». La présence orthodoxe à Chicago a commencé à la fin des années 1800 par l’établissement d’une « communauté gréco-slave », qui incluait des émigrants venus particulièrement de Sparte et de Corfou, du Monténégro et de Herzégovine, ainsi que des Carpatho-russes et des Galiciens de ce qui était alors l’empire austro-hongrois. Après s’être adressés aux centres ecclésiastiques de leurs patries respectives, des prêtres ont été envoyés en 1892 pour desservir les fidèles du diocèse orthodoxe russe d’Alaska. Cela fut à l’origine de l’église Saint-Vladimir, aujourd’hui cathédrale de la Sainte-Trinité de l’OCA, de la cathédrale grecque orthodoxe de l’Annonciation et de la cathédrale orthodoxe serbe de la Résurrection. Il y a aujourd’hui environ 80 paroisses orthodoxes dans la région du Grand Chicago. Un comité panorthodoxe représentant vingt paroisses travaille à l’organisation de cet événement.

Source (dont illustration): OCA, traduit de l’anglais pour Orthodoxie.com

L’Église orthodoxe serbe glorifie saint Mardaire (Uskoković) à Libertyville, près de Chicago

La célébration festive de la glorification liturgique de saint Mardaire de Libertyville a eu lieu le week-end passé du 14-16 juillet dans différentes églises et monastères serbes, cette célébration culminant par la Liturgie de canonisation au monastère de saint Sava à Libertyville, près de Chicago, où reposent ses reliques incorrompues. Les célébrations étaient présidées par le patriarche Irénée de Serbie qui est parti de Serbie le 13 juillet, déclarant à cette occasion : « nous anticipons joyeusement la célébration à venir de la canonisation de saint Mardaire à Libertyville, le premier évêque orthodoxe serbe d’Amérique et du Canada, et nous partageons ce grand jubilé spirituel de notre Église avec nos enfants spirituels en Amérique ». Alors qu’il se rendait à Libertyville, le patriarche s’est arrêté à New York pour visiter le site de la cathédrale Saint-Sava qui a avait été détruite par un incendie après les célébrations pascales en 2016. Il y a rencontré l’archevêque Dimitri (Archidiocèse grec des États-Unis) et l’évêque Irénée d’Amérique orientale (Église orthodoxe serbe), lequel l’a informé brièvement sur les plans de reconstruction. Arrivé à Chicago le 14 juillet, le patriarche y a été accueilli par l’évêque Longin de la Nouvelle Gračanica et de l’Amérique du Midwest et le clergé de la cathédrale de la Sainte-Résurrection, où ont eu lieu les vêpres, suivies par un symposium sur « La vie et l’époque de saint Mardaire ». Parmi les points forts du symposium, outre les différentes communications sur la vie et les œuvres du saint, dont le discours d’ouverture du métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, intitulé « Saint Mardaire : « Dieu est merveilleux dans Ses saints », il convient de mentionner la première présentation du nouveau film sur la vie de saint Mardaire produit par le monastère d’Ostrog. Les évêques suivants des différentes Église autocéphales ont rejoint ensuite le patriarche Irénée : le métropolite Tikhon (Église orthodoxe d’Amérique, OCA), l’archevêque Nicodème du Donetsk nord et de Starobelsky (Église orthodoxe d’Ukraine), l’archevêque Pierre de Chicago et d’Amérique centrale et l’évêque de Seattle Théodose (Église russe hors-frontières), le métropolite de Vani et Baghdati Antoine et le métropolite d’Amérique Sava (Église orthodoxe de Géorgie), le métropolite des Amériques Nicolas (Église orthodoxe de Roumanie) et encore d’autres hiérarques, ainsi que des prêtres, moines et fidèles. Le week-end a continué le samedi avec la Liturgie patriarcale célébrée au monastère de la Nouvelle Gračanica, à Third Lake, dans la banlieue de Chicago. Dans son homélie, le patriarche Irénée a mentionné « la personnalité exceptionnelle » de saint Mardaire, soulignant qu’il était grand devant Dieu et l’Église orthodoxe, vivant la vie des saints apôtres et d’autres grands saints, imitant ainsi le Seigneur. Le patriarche a ajouté que comme saint dans la ressemblance de Dieu, saint Mardaire appartient à toutes les Églises orthodoxes et non pas seulement à l’Église serbe. « Bien que nous soyons dispersés, il y a un pouvoir qui nous garde dans une unité d’esprit et de sang, c’est notre communauté, notre Église. Et celle-ci a envoyé ici un saint commun en la personne de saint Mardaire qui a accompli un labeur apostolique ici, pour prendre soin de vous… Prenez soin de votre foi, frères et sœurs, car les trésors de ce monde vont et viennent, mais la seule richesse qui demeure est la foi dans le Seigneur, la vie dans Son Église et l’œuvre pour le Christ. C’est un trésor… Gloire au Seigneur qui nous a donné un saint qui a vécu dans ce pays et qui attirera beaucoup de gens à l’Église » a conclu le patriarche. Les fidèles sont revenus ensuite au monastère de saint Sava pour les vigiles de canonisation en l’honneur de saint Mardaire, l’office étant chanté par le chœur du Séminaire Saint-Vladimir. Le jour suivant a eu lieu la Liturgie de canonisation. Pendant la sainte Liturgie, le métropolite Amphiloque a prononcé une homélie dans laquelle il a lu des extraits du message pascal de saint Mardaire en 1935, qui révèle la vie intérieure du saint. Le métropolite a commencé son homélie par les paroles « Le Christ est ressuscité ! », puis il a évoqué brièvement la vie du saint, et notamment le fait que celui-ci était tombé gravement malade alors qu’il servait en Amérique, mais il avait prié le Seigneur de prolonger sa vie pour qu’il puisse continuer son ministère. Passant au message pascal de saint Mardaire, le métropolite en a lu les paroles suivantes : « … Des profondeurs de mon âme, je Te crie « Christ est ressuscité ! » Le saint racontait dans son message les grandes souffrances qu’il avait éprouvées avec ses poumons en hémorragie pendant trois jours, ce qui l’aida à acquérir un esprit et une sagesse plus grande que celle dont il disposait précédemment. S’adressant aux fidèles, le saint a déclaré : « Je confesse maintenant devant vous que je ne désire qu’une seule chose, à savoir de vous renforcer dans votre foi en Dieu qui fut, qui est et qui sera, que les gens croient en Lui ou non ». Saint Mardaire continue son message en rappelant que les médecins étaient certains qu’il mourrait bientôt de la tuberculeuse, et que son clergé s’était rassemblé de toute l’Amérique et du Canada pour lui faire ses adieux. On lui donna la sainte Communion, et durant la nuit il murmurait des prières au Christ. « Je sentais la présence pleine de grâce du Christ » disait-il, « je priais : « Seigneur Jésus-Christ mon Dieu, cela ne me dérange pas de mourir, cela ne me dérange pas de quitter ce monde. Cela ne me dérange pas de quitter ce monde, je suis préparé à fermer mes yeux fatigués, et à me ternir devant Ton juste Jugement, croyant que Ta vie et Ta miséricorde paternelles me pardonneront si durant ma vie terrestre, je n’ai pas avancé en toute chose selon les lois de Dieu. Si je n’ai pas été suffisamment zélé dans la grande responsabilité du ministère épiscopal que Tu m’as conféré par l’Église. Tu me pardonneras, je le sais car Ton amour paternel est sans limite… Je ne crains pas de mourir, et vraiment, je m’en réjouis… sachant qu’en Christ, la mort est devenu un passage vers le Royaume éternel ». Des centaines de fidèles ont communié lors de la sainte Liturgie qui était suivie d’une procession des fidèles et de tous les enfants autour du monastère, avec des bannières, le chœur et les reliques de saint Mardaire. Lors du banquet qui a suivi la Liturgie dominicale, le patriarche Irénée a exhorté les fidèles à suivre la voie de la vie de saint Mardaire, les appelant tous à l’amour et la paix, et de partager leur culture et surtout le trésor de la foi orthodoxe qui unit tous les fidèles orthodoxes.

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Posted by Saint Sava Monastery on Sunday, 16 July 2017

Le diocèse du Patriarcat de Moscou aux États-Unis lance une station radio en ligne

Le diocèse des paroisses patriarcales russes aux États-Unis (Patriarcat de Moscou) a lancé une nouvelle station de radio orthodoxe en ligne. La station intitulée « Salvation » (« Le salut ») constitue nouveau media missionnaire des paroisses patriarcales russes, sur lequel on peut écouter des nouvelles de l’Église orthodoxe russe, des vies des saints, des explications sur les fêtes ecclésiales, de la musique liturgique, des homélies, des conférences et des discussions, etc. La station, créée avec la bénédiction de l’évêque de Naro-Fominsk Jean, administrateur des paroisses patriarcales russes en Amérique, est conçue comme un instrument missionnaire, catéchétique, éducatif, pour les fidèles de l’Église orthodoxe russe vivant en Amérique et ailleurs. La station est accessible 24h sur 24, 7 jours sur 7. Actuellement, elle n’émet qu’en langue russe. On peut écouter cette station sur ce lien.

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Découverte de rares manuscrits dans le Sinaï

C’est une découverte de plus dans le riche patrimoine culturel et historique de l‘Égypte. Il s’agit d’une série de manuscrits anciens et très rares découverts dans le monastère Sainte-Catherine, situé au pied du mont Sinaï, au Nord-Est de l‘Égypte. Ils ont été présentés mardi dernier à la presse par les autorités égyptiennes. « Les prêtres nous ont contactés pour nous dire qu’ils avaient découvert des manuscrits lors de la rénovation de la bibliothèque. Ce sont des textes médicaux, et ils sont importants, car ils ont été utilisés plusieurs fois. », souligne Khaled al-Anani, ministre égyptien des Antiquités. Certains textes de ces manuscrits qui datent du 5e ou 6e siècle sont de textes médicaux dont des parties d’une recherche du médecin grec Hippocrate. « La partie supérieure de ces manuscrits comprend des textes en arabe des évangiles. Et la partie inférieure, qui est un siècle et demi plus ancienne, comprend des textes médicaux du célèbre médecin grec Hippocrate. », précise l’Archevêque Damianos du Sinaï, de Pharan et de Raithu. Classé patrimoine mondial de l’UNESCO en 2002, le monastère orthodoxe Sainte-Catherine, détient l’une des plus grandes collections de manuscrits médiévaux. Sa bibliothèque abrite plus de 8 000 manuscrits et livres religieux antérieurs, ce qui en fait la deuxième derrière celle du Vatican.

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) commémore le 75ème anniversaire de la déportation des Aléoutiens orthodoxes par les autorités américaines pendant la Seconde Guerre mondiale

« Avant l’invasion japonaise d’Attu et Kiska en Alaska, environ 900 Aléoutes vivant dans les Aléoutiennes et l’archipel des Pribilof ont été forcés [par les autorités américaines, ndt] en 1942 a se réinstaller dans des camps dans Sud-Est de l’Alaska », explique l’évêque David de Sitka et d’Alaska (OCA). « On a estimé que plus de 10% des évacués ont péri durant cet épisode peu connu de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». En 1942, alors que les Japonais multipliaient leurs attaques contre les États-Unis, ils envoyèrent deux groupes de vaisseaux aux Iles aléoutes, dans le territoire de l’Alaska. Leur but était de contraindre les Américains à séparer leurs forces et abandonner leur véritable objectif, Midway, avec des défenses moindres. La ruse ne fonctionna pas, mais les forces de défense d’Alaska ne réussirent pas à écourter l’occupation japonaise. Durant ce processus, les natifs aléoutiens furent déplacés de leurs foyers par le gouvernement américain et envoyés dans le Sud-Est de l’Alaska pour y être internés, soi-disant pour « leur protection ». C’est explication était sujette à caution, car les non natifs n’étaient pas astreints à partir, et le programme d’internement n’était conçu que partiellement avec aucun plan réel quant à la destination, le logement et l’alimentation. Les sites ont été choisis après que les Aléoutes aient quitté leurs foyers, alors que les navires étaient en route pour « quelque part », loin des hostilités. À peine étaient-ils partis qu’ils firent face au premier des trop nombreux décès : un bébé nouveau-né est mort et immergé en mer, en route vers Funter Bay. Les 885 Aléoutes furent répartis en cinq sites, Funter Bay et Killisnoo, à l’ouest de l’Ile de l’Amirauté ; Wrangell Insitute, un site d’escale sur l’île Wrangell, au sud-est de l’île de l’Amirauté ; Burnett Inlet, un camp permanent sur lîle Wrangell, et Ward Cove sur l’île Revillagigedo. Entre temps, les troupes d’occupation japonaises profitèrent de l’absence des habitants pour piller leurs maisons, ne leur laissant virtuellement rien à leur retour. Afin de commémorer ces événements, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Amérique a produit le décret suivant :
« – Attendu que durant la Seconde Guerre mondiale, les Japonais ont attaqué les îles aléoutiennes en juin 1942 en bombardant Unalaska/Dutch Harbor et en s’emparant des îles d’Attu et Kiska afin de créer une diversion et d’éloigner les forces américaines de la campagne de Midway durant cette guerre ;
– Attendu qu’au motif apparent d’éloigner les gens du danger, les Aléoutes habitant ces îles ont été déplacés « pour leur propre protection » et placé dans des camps d’internement dans le sud-est de l’Alaska. ;
– Attendu que ce mois marque le 75ème anniversaire de l’internement du peuple aléoutien d’Alaska par le gouvernement des États-Unis pendant la seconde guerre mondiale ;
– Attendu que l’internement, géré par le Département de l’Intérieur, le Service du poisson et de la faune d’Alaska et le Bureau d’Alaska pour les affaires indiennes, était mal géré et administré, causant difficultés, dommage et même décès chez les nombreux Aléoutes qu’ils prétendaient aider ;
– Attendu que les habitants d’Attu, ayant été arrêtés par les Japonais, restèrent prisonniers jusqu’à la fin du conflit ;
– Attendu qu’en raison de cette mauvaise gestion, les Aléoutes ont été placés dans des conserveries et mines abandonnées, lesquelles n’étaient pas destinées à accueillir tant de personnes et n’avaient pas été construites pour préserver de la rigueur de l’hiver, et que tout cela eut pour résultat le décès de 10% des 885 personnes internées ;
– Attendu que malgré ces mauvais traitement de la part de leur propre gouvernement, ces chrétiens orthodoxes ont survécu grâce à l’aide de la population autochtone de Tlingit (beaucoup parmi eux étaient aussi orthodoxes) et ont enduré cette situation jusqu’à la fin de la guerre, enterrant ceux qu’ils aimaient dans une contrée aussi éloignée de la leur ;
– et attendu que cet événement est resté largement ignoré par beaucoup :

Il a été décidé que le Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique, assemblé en session au monastère de la Sainte-Dormition à Rives Junction, Michigan :
– élève ses prières et donne son soutien au peuple aléoute des anciens villages de Mukushin, Kashega, Biorka, et des localités repeuplées de Unalaska, St. George, St. Paul, Akutan, Nikolski, et Atka;
– se tienne aux côtés des Aléoutes pour dire que « plus jamais » aucun peuple ne soit forcé d’endurer ce que ces pieux orthodoxes ont subi des mains de notre propre gouvernement ;
– et décide que des prières soient élevés par les fidèles orthodoxes de notre Église pour faire mémoire des fidèles défunts des camps d’internement, lors des samedis des défunts observés par notre Église ». Une liste de ceux qui sont décédés dans le camp d’internement est jointe au décret du Saint-Synode. On peut également consulter ici un article de « La Libre Belgique » sur cette page tragique de la seconde guerre mondiale.

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Le 2 juillet, une prière spéciale sera lue dans toutes les églises orthodoxes du Canada, à l’occasion du 150ème anniversaire de la création de la Confédération canadienne

À l’occasion de la 150ème célébration de la fête du Canada, l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques du Canada a rédigé une ecténie spéciale qui, avec la bénédiction de tous les évêques orthodoxes du Canada, sera prononcée dans toutes les églises orthodoxes lors de la liturgie du 2 juillet :
– Ô Dieu saint, Père tout-puissant, Fils Unique et Saint-Esprit, qui par Ta très sage Providence as autorité et domination sur toutes choses, nous Te rendons grâce et Te prions pour notre pays du Canada gardé de Dieu, son peuple aimé de Dieu et ses autorités civiles,
– Accorde-nous, ô Seigneur, une paix profonde et durable, insuffle en nos cœurs l’amour pour Ta sainte Église orthodoxe et tout Ton peuple, afin que nous dirigions nos vies dans la paix et la pureté, en toute piété et vertu,
– Protège, ô Seigneur notre pays du Canada à l’occasion de son 150ème anniversaire, de la famine, la peste, le tremblement de terre, l’inondation, l’incendie, le glaive, l’invasion des ennemis, la guerre civile,
– Maintiens nos familles dans la concorde et l’amour, enseigne nos enfants, guide notre jeunesse, soutiens les personnes âgées, protège les pauvres, guéris les malades, souviens-toi des prisonniers, remets sur le droit chemin ceux qui sont égarés, et unis-les à l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique,
– Car Tu es notre Dieu et nous Te rendons gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

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Décès du métropolite du Mexique Antoine (Chedraoui), le hiérarque le plus âgé du Patriarcat d’Antioche

Le patriarche d’Antioche Jean X, le Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche et l’archidiocèse d’Amérique du Nord de cette Église ont annoncé le décès du métropolite Antoine (Chedraoui), dans la matinée du 14 juin. Né a Tripoli (Liban) le 17 janvier 1932, il reçut son baccalauréat ès arts au Liban et son baccalauréat en théologie à l’Université d’Athènes. Le 20 juillet 1952, il fut ordonné diacre et, le 29 août 1958, il fut ordonné prêtre et élevé au rang d’archimandrite. Le 5 juin 1966, il fut sacré évêque et nommé vicaire patriarcal pour le Mexique, le Venezuela, l’Amérique centrale et les Caraïbes. Le 12 juin 1996, le Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche éleva le diocèse mentionné au rang d’archevêché et Mgr Antoine fut nommé métropolite et archevêque de la nouvelle entité, position qu’il occupa jusqu’à son décès. Le défunt avait obtenu le respect, l’estime et l’amitié de plusieurs présidents mexicains, dont MM. Gustavo Diaz Ordaz et Vicente Fox Quesada, ainsi que de plusieurs secrétaires d’État et de dirigeants de diverses Églises.

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69ème remise des diplômes au Séminaire orthodoxe russe de la Sainte-Trinité à Jordanville (États-Unis)

Une nouvelle année scolaire s’est terminée avec succès au Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville, qui dépend de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. C’est ainsi que le dimanche 28 mai, le Séminaire a commémoré la 69ème remise des diplômes par un office d’intercession, la cérémonie des récompenses et une réception. Six étudiants ont achevé leurs études, dont quatre ont reçu le diplôme de cum laude à summa cum laude. Le recteur du séminaire et recteur du monastère de la Sainte-Trinité, l’archimandrite Luc (Murianka), ainsi que l’évêque de Sacramento Irénée se sont adressés par des allocutions aux lauréats. Élevé récemment à l’épiscopat, Mgr Irénée, vicaire du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières, a obtenu un doctorat en patristique à Oxford. Il a aussi l’expérience de l’enseignement supérieur. L’évêque a prononcé un discours très convaincant sur la façon d’apporter au monde la lumière du Christ après avoir reçu une formation théologique. Il a également souligné le statut unique du Séminaire de la Sainte-Trinité comme institution théologique qui ne se limite pas à l’unique enseignement orthodoxe traditionnel, mais forme la vie entière de ses étudiants, leur permettant de s’immerger dans le rythme de la vie ecclésiale et, ce faisant, crée en eux des habitudes solides qui les aident à s’orienter dans le monde contemporain. Toute la journée, les étudiants, leurs familles et amis ont partagé la réussite des diplômés et la joie de la réception.

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Élection par le Saint synode du patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient de Mgr Nicolas (Baallbaki) comme métropolite du diocèse de Hama (Syrie).

Mgr Nicolas Baallbaki, métropolite de Hama (Syrie)

Au cours de sa huitième session extraordinaire tenue à Balamand (Liban), le saint-synode du Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche a élu l’évêque Nicolas Ba’albaki métropolite de Hama et de ses dépendances. Les membres du saint-synode ont choisi l’évêque Nicolas parmi six candidats qui avaient été auparavant choisis par l’assemblée clérico-laïque qui s’est réunie à Hama. Le nouveau métropolite est né à Damas en 1957. Il a terminé ses études de médecine à l’université de Damas en 1980 et sa spécialisation en chirurgie générale en 1984. De 1993 à 1998 il a étudié à la faculté de théologie de Balamand. Il a été sacré évêque par feu le patriarche Ignace IV en 2011. Il était locum tenens de l’éparchie de Hama depuis le 30 mars 2017.

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Édition d’un catéchisme orthodoxe en langue chinoise

À Hong Kong a été éditée la traduction en langue chinoise du catéchisme de l’archiprêtre Oleg Davydenkov. La publication de la traduction, laquelle a été effectuée par le prêtre Anatole Kung, clerc de la paroisse Saints-Pierre-et-Paul de Hong Kong, a été réalisée par l’édition « China Orthodox Press ». La première édition du catéchisme en langue chinoise est un événement important pour la mission. Le livre présentera un intérêt pour les lecteurs chinois qui voudront systématiser leurs connaissances sur l’Orthodoxie, ainsi qu’aux étudiants chinois qui étudient dans les écoles ecclésiastiques orthodoxes. Évoquant le projet, le directeur de la maison d’édition, l’archiprêtre Denis Pozdniaïev, a déclaré : « Nous faisons face à une pénurie extrême de littérature catéchétique et liturgique en langue chinoise. Je pense que la présente parution peut répondre, ne serait-ce qu’en partie, à l’intérêt pour la foi orthodoxe que nous constatons chez beaucoup, en Chine ». Le catéchisme en langue chinoise sera également diffusé dans les paroisses orthodoxes de Pékin, Changhaï et Hong Kong.

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Des cahiers d’activités pour enfants et jeunes adolescents orthodoxes sont publiés à Ottawa en anglais, espagnol, roumain et français

Avec les bénédictions de Leurs Éminences les archevêques Irénée d’Ottawa et Alejo de Mexico, tous deux relevant de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), plusieurs cahiers d’activités destinés aux écoles du dimanche et camps d’été, dont un en français, ont été publiés par Lengua Viva Publishers à Ottawa. L’auteur en est Ioana Dimitriu, d’origine roumaine et membre de la paroisse de l’Annonciation à Ottawa. Elle commença à rédiger ces cahiers d’activités durant le voyage missionnaire organisé par l’Église orthodoxe en Amérique et le Centre missionnaire chrétien orthodoxe. Enseignant l’espagnol et de langue maternelle roumaine, Ioana Dimitriu a utilisé ses compétences linguistiques pour développer du matériel catéchétique destiné aux enfants orthodoxes dans les paroisses multilingues qui célèbrent en espagnol, français ou roumain, ainsi qu’en anglais. Le premier volume, les douze grandes fêtes de l’Église orthodoxe, comprend des récits sur les fêtes et de nombreuses activités attrayantes, des illustrations, des mots croisés etc. Actuellement, seul ce volume est disponible en français. Les autres cahiers concernent l’explication du Credo, le Grand Carême, la Semaine Sainte, Pâques. Ces livres sont destinés aux enfants de 8 à 12 ans. Les illustrations ont été faites par Ana-Maria Lemnaru, une jeune artiste roumaine, s’inspirant de la tradition iconographique byzantine. Ces cahiers d’activités peuvent être commandés en ligne auprès de Lengua Viva. Des renseignements complémentaires sont disponibles sur ce lien.

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11 ordinateurs et d’autres dons viennent d’être envoyés en Haïti par l’association orthodoxe « Haïti en chœur »

L’association caritative orthodoxe « Haïti en chœur » vient d’envoyer 11 ordinateurs et d’autres dons en Haïti. On peut consulter sur le lien ci-dessous les détails de cette œuvre caritative.

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Le premier office depuis six ans a eu lieu en l’église orthodoxe de Zabadani (Syrie)

Les chrétiens commencent à revenir dans les régions de Syrie libérées des islamistes. Après l’opération militaire réussie de l’armée syrienne pour libérer des islamistes la vallée de Wadi-Barada à l’ouest de Damas, la paix y règne maintenant. Dans les villes de Zabadani et de Madaya continue le rétablissement de la paix et la renaissance des églises complètement détruites. Beaucoup de Syriens orthodoxes vivaient traditionnellement dans cette région. Malgré toutes les difficultés, ils reviennent déjà dans leurs foyers ancestraux. Avec les fidèles, la prière revient dans les églises orthodoxes. C’est ainsi qu’à l’initiative des chrétiens revenus de leur exil, le premier office liturgique depuis six ans a eu lieu en l’église orthodoxe de la ville de Zabadani. La région de la vallée de Wadi-Barada est appelée en Syrie « coin de paradis » en raison de la beauté de la nature et du climat. Selon la tradition locale, c’est dans les montagnes avoisinantes que Caïn a enterré Abel. Pendant six ans, ces lieux ont été le théâtre de conflits armés. Les islamistes du groupe Jabhat al-Nosra y ont institué la charia stricte, après quoi des dizaines de milliers de civils se sont enfuis. Mais au mois de mars pour Wadi-Barada et au mois d’avril pour Zabadani et Madaya, les rebelles sont partis sous la pression de l’armée. Après l’expulsion des islamistes, l’armée syrienne a repris le contrôle sur les 130 kilomètres de frontières avec le Liban, mettant ainsi fin au trafic de drogue. Actuellement, malgré les destructions importantes, 20.000 personnes sont revenues dans cette région. La fourniture d’eau et d’électricité a été rétablie. Les autorités, l’ONU et le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie procèdent à l’approvisionnement en nourriture, médicaments et autres produits de première nécessité.

Source, traduit du russe pour Orthodoxie.com : Pravoslavie. Photographie: Rusvesna

Le président américain Donald Trump a été accueilli au Saint-Sépulcre par le patriarche de Jérusalem Théophile III

Le lundi 22 mai, le président américain Donald Trump est arrivé à l’aéroport Ben Gourion, où lors de la réception en son honneur, était présent le patriarche de Jérusalem Théophile III. Dans l’après-midi, le patriarche, accompagné de l’archevêque de Hiérapolis Isidore et des archimandrites Matthieu et Polycarpe, du custode de Terre sainte Francesco Patton et du patriarche arménien de Jérusalem Nourhan Manougian, a accueilli le président dans la cour de la basilique du Saint-Sépulcre. Depuis la cour, le patriarche Théophile, suivi par le père Francesco Patton et du représentant du patriarcat arménien, a conduit le président au Tombeau du Christ et au Golgotha. Ensuite, le président s’est rendu au bureau de la Basilique de la Résurrection, où lui a été offerte une icône de la Nativité par le patriarche Théophile. Le président a exprimé son émotion pour sa visite au monument le plus ancien et le plus saint de la chrétienté et a souhaité la paix pour la région du Moyen Orient et pour le monde entier.

Source (dont photographie) : Romfea

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré Mike Pence, vice-président des États-Unis

Le 11 mai, à Washington, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré Mike Pence, vice-présidet des États-Unis. Un compte rendu de cette rencontre, en français, est en ligne ici (dont photographie ci-contre).

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Jovan Nikoloski