28/03/2017
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Vers une rencontre entre le patriarche oecuménique de Constantinople et le président turc à propos de l’Institut théologique de Halki

bartholomee“Le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, se prépare à demander un rendez-vous au président turc, Tayyip Erdogan, afin de discuter du statut du patriarcat et surtout pour avoir des explications concernant les récents épisodes qui semblent contredire et annihiler les précédentes dispositions législatives concernant la restitution aux communautés religieuses minoritaires de biens qui leur avaient été illégitimement expropriés par le passé par les autorités turques. Au cours d’une récente conférence de presse convoquée au siège du patriarcat, Bartholomée Ier a relevé que les relations entre les autorités turques et les minorités religieuses connaissent à nouveau actuellement un moment critique et il a soulevé encore une fois la question de l’Institut théologique patriarcal de Halki, qui, depuis 45 ans, se voit interdire toute activité de formation théologique.”

Source (et intégralité de l’article): agence Fides

Le Premier ministre turc Erdoğan envisage une prière islamique en la basilique Sainte-Sophie et la réouverture de la faculté de Halki

Le premier ministre turc Erdoğan, selon le journal turc Radikal, envisage une prière islamique en la basilique Sainte-Sophie de Constantinople. La prière, à laquelle devrait participer le premier ministre turc et des leaders du monde musulman, aurait lieu dans le cadre des fêtes annuelles commémorant la conquête de la ville par les Ottomans en 1453 et ne serait pas étrangère aux élections présidentielles au mois d’août. Malgré cela, en prévision des fortes réactions que provoquerait la prière islamique à Sainte-Sophie, Ankara favoriserait en contrepartie la réouverture de la Faculté théologique de Halki, toujours selon le journal Radikal. Toutefois, Ankara avait à plusieurs reprises posé comme condition à la réouverture de Halki la construction d’une mosquée à Athènes et la cessation de la nomination des muftis en Thrace par les autorités helléniques. Sainte-Sophie de Constantinople a été transformée en musée à l’époque de Mustafa Kemal Atatürk en 1934, après avoir servi de mosquée durant la période ottomane. Fin 2013, le vice-Premier ministre turc Bülent Arınç, avait exprimé le souhait que Sainte-Sophie fût transformée à nouveau en mosquée.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Noël au monastère de la Sainte-Trinité à Halki

La liturgie de la Nativité a été célébrée au monastère de la Sainte-Trinité et faculté théologique de Halki, par son higoumène, le métropolite de Prousse Elpidophore, assité de l’évêque d’Abyde Cyrille. À la fin de la liturgie, le métropolite Elpidophore a lu le message de Noël du patriarche œcuménique Bartholomée. Ensuite, des enfants ont entonné les chants populaires grecs de Noël (« kalanda ») devant les évêques et les fidèles. Des photos de la cérémonie sont disponibles sur le site ci-dessous.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

La faculté de théologie de Halki restera fermée. Communiqué du métropolite de Prousse Elpidophore

Les autorités turques n’ont pas inclus la réouverture de la faculté de théologie de Halki dans le « paquet de démocratisation », ce qui a déclenché la réaction suivante de l’higoumène du monastère de la Sainte-Trinité de Halki, le métropolite de Prousse Elpidophore : « La non-inclusion de la question de la réouverture de la faculté de théologie de Halki dans le communiqué publié ce jour au sujet du « paquet de démocratisation » nous a profondément attristés. Notre déception est grande. Comme patriarcat, nous nourrissions cette fois de grands espoirs que la réouverture se produirait. Nous n’attendions pas cela de notre gouvernement. Nous continuerons à croire que la réouverture de notre faculté est nécessaire et nous ne cesserons pas à y aspirer. Nous demandons à notre Premier ministre de continuer dans la bonne direction pour renoncer complètement à cette violation des droits humains et religieux de ses citoyens ».

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Un concert au Séminaire de Halki

Le 22 septembre, un concert a été donné au Séminaire orthodoxe de Halki par des musiciens venant de Grèce et de Turquie qui ont joué pour la paix et l'amitié. Un compte rendu a été publié, en français, sur cette page.

Selon le journal turc « Hürriyet », la réouverture de l’Institut de théologie de Halki serait imminente

aabadoluajansi_2012_20121010094945Le journal turc Hürriyet, dans un article intitulé « La porte s’ouvre », considère probable la réouverture immédiate de l'Institut de théologie de Halki (1). Il semble que deux formules aient été trouvées par les autorités pour la réouverture de l'institut, fermé par l’État turc il y a 41 ans.

La première formule envisagerait l’intégration de l'institut en tant que département indépendant « Orthodoxie ». Les autorités nommeraient à sa tête un « Grec de Constantinople » (c’est-à-dire un métropolite du Patriarcat œcuménique) en tant que directeur, et permettraient aux élèves de porter la soutane, ce qui n’est permis nulle part ailleurs en Turquie. Rien n’est clair au sujet de la langue dans laquelle auraient lieu les cours.

La deuxième formule et peut-être la plus probable, prévoit le changement de la loi, qui permettra la fondation d’universités privées étrangères. Tandis qu’en Turquie il existe des dizaines d’universités étrangères, elles appartiennent toutes à des institutions turques. Dans le cas où les universités étrangères seraient autorisées, l'Institut de théologie de Halki serait intégré en tant que département d’une université étrangère et les cours seraient dispensés conformément au système d’éducation du pays concerné. Il peut s’agit de la Grèce, des États-Unis ou de n’importe quel autre pays.

Le Premier ministre de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, selon la même source, a ordonné de procéder à la réouverture de l'institut, celui-ci constituant un obstacle dans les relations de la Turquie avec l’Union européenne (1).

Source : Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com. Photographie: agence de presse Anatolie

La bibliothèque du Séminaire de Halki

" La bibliothèque de l'institut de théologie orthodoxe de Halki (1), situé sur Heybeliada au large d’Istanbul, renferme des livres parmi les plus vieux du monde, rapporte l’agence de presse Anatolie. Des volontaires sont en train d’inventorier ses trésors, soit pas moins de 80.000 ouvrages de théologie, philosophie ou de littérature dans presque toutes les langues du monde mais principalement en anglais, français, latin et grec ancien." Le Séminaire de Halki est fermé depuis 1971 sur décision des autorités turques.

Source (et intégralité de l'article): Lepetitjournal.com. Photographie: agence de presse Anatolie

Turquie: le premier dignitaire musulman appelle à rouvrir le Séminaire de théologie de Halki

" Le premier dignitaire musulman de Turquie a appelé hier (5 juillet, ndlr) après une rare visite au Patriarcat œcuménique orthodoxe d’Istanbul à la réouverture d’une importante école de théologie.« Le fait que dans ce pays un quelconque groupe religieux en soit réduit pour former ses propres prêtres (à les envoyer) à l’étranger ne fait pas honneur à la grandeur de ce pays », a déclaré Mehmet Görmez, le chef de la direction des affaires religieuses, responsable des mosquées et des imams en Turquie. M. Görmez répondait à une question d’un journaliste sur la situation du Séminaire orthodoxe de Halki, à Istanbul, après s’être entretenu avec le patriarche Bartholomée Ier au cours de la première visite au patriarcat d’un chef des affaires religieuses depuis 2001 (…)".

Source: L'Orient-Le jour, Fanarion (photographie de la rencontre)

Le Patriarcat oecuménique fera appel à la Cour européenne des droits de l’homme si le Séminaire de Halki n’est pas réouvert à la fin de l’année

L'agence Romfea, citant le journal turc Hurriyet, a confirmé l'intention du Patriarcat œcuménique de faire appel à la Cour européenne des droits de l'homme si le Séminaire de Halki (fermé par les autorités turques depuis 1971) n'est pas réouvert à la fin de cette année. Il n'y a pas d'obstacle juridique à cette réouverture. Il s'agit simplement d'une décision politique. Actuellement, le patriache Bartholomée prépare une demande au ministère de l'Education. Si il n'y a pas de réponse positive, une action en justice sera entamée.

Source: Romfea

Le premier ministre turc annonce la prochaine réouverture de la Faculté théologique de Halki

HalkiÀ l’occasion de la réunion sur la sécurité nucléaire qui se déroule à Séoul, le président Barack Obama a rencontré le premier ministre turc, qui lui a annoncé la réouverture de la Faculté théologique de Halki. Le président Obama a félicité M. Erdogan « pour les efforts que celui-ci faisait en Turquie afin de défendre les minorités religieuses », ajoutant sa satisfaction d’apprendre la décision de la réouverture de la Faculté de Halki.

Source et photographie : Romfea.gr

Le 6 février a eu lieu l’intronisation du nouvel higoumène du monastère de la Sainte Trinité à Halki, le métropolite de Prousse Mgr Elpidophore

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« Nous nous réjouissons en ce jour, et d’une joie particulière, car nous intronisons higoumène de ce monastère historique, celui qui a été désigné récemment par notre Saint-Synode, notre frère le métropolite de Prousse Mgr Elpidophore, auquel nous transmettons le devoir mais aussi le privilège, l’obligation mais aussi l’honneur de continuer à orner l’histoire et le témoignage du monastère. Nous souhaitons qu’il voit la réouverture de la Faculté théologique de Halki », a observé le patriarche Bartholomée, ajoutant que « le Patriarcat oecuménique, par nos prédécesseurs les patriarches Athénagoras et Dimitri, et particulièrement, qu’on nous permette de le dire, durant plus de vingt ans, par notre humble ministère patriarcal, a constamment fait valoir la légitime demande de réouverture de la faculté aux autorités turques, par une série de mémoires et de lettres patriarcales, mais aussi à toutes autres organisations internationales, gouvernementales ou non, demandant réparation de cette injustice ». Dans son homélie, le patriarche a évoqué encore saint Photius, patriarche de Constantinople, dont la mémoire était commémorée ce même jour, soulignant qu’ayant puisé à la lumière du Christ, « les vifs éclats divins de celle-ci, il les transmit à nous tous par sa vie et ses œuvres.

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L’ambassadeur des Etats-Unis à Ankara (Turquie) a visité l’école théologique de Halki

Anavei keri Le 17 septembre, l'ambassadeur des Etats-Unis à Ankara (Turquie) a visité, avec son épouse, l'école théologique de Halki. avant de partir, il a notamment écrit sur le livre d'or: "Nous prions pour que cette année, 20e anniversaire de l'ascension de sa toute sainteté Bartholomée au trône patriarcal, du cinquantième anniversaire de son  ministère, et des 40e anniversaire de la fermeture de l'école, va se révéler l'année de la renaissance et la réouverture de Halki".

Source (dont photographie): Lumière du Phanar

Bulgarie : soutien du président de la République à la réouverture de l’Ecole de théologie à Chalki

Bulgarie Au cours de l’entretien qu’il eu avec le patriarche œcuménique Bartholomée, le président bulgare, Guéorgui Parvanov a exprimé son plein soutien à la réouverture de l’Ecole de théologie de Chalki et a remercié le Patriarcat œcuménique pour le rôle qu’il joue en faveur de l’unité de l’Eglise bulgare et pour avoir contribué à la libération des prisonniers bulgares en Libye ; de son côté, le patriarche a félicité son hôte pour l’adhésion de son pays, à majorité orthodoxe, à l’Union européenne et pour la collaboration harmonieuse entre l’Eglise et l’Etat en Bulgarie. Les deux parties ont souligné le renouveau de l’orthodoxie en Bulgarie dans la période post-communiste, marqué par la construction de nombreuses églises et institutions ecclésiastiques et une forte participation des fidèles à la vie de l’Eglise.

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Les alternatives à la non-réouverture du Séminaire de Halki

Répondant aux questions de journalistes turcs à l'occasion de la fête de Pâques, le patriarche œcuménique Bartholomée a donné deux alternatives à la non réouverture du Séminaire de Halki, malgré les promesses, plusieurs fois réitérées, du gouvernement turc: l'ouverture d'un séminaire à Alexandroupoli, ou dans une autre région de Grèce près de la Turquie, ou le recours à la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

Source: Ana-mpa.gr

« Ouverture » d’Ankara concernant l’Ecole de théologie de Halki

Dans une déclaration au quotidien Taraf, le président de la direction des Affaires religieuses de Turquie, Mourat Bardacoglou, et son vice-président Mehmed Giormez, se sont prononcés en faveur de la réouverture de l’Ecole théologique de Halki ; ils ont souligné « qu’il n’est pas acceptable qu’une minorité religieuse rencontre la moindre difficulté dans le domaine de la formation de ses propres clercs et de l’éducation religieuse qu’elle désire donner à ses propres enfants », ajoutant qu’indépendamment de l’existence d’opinions divergentes quant à l’ouverture ou non de l’Ecole, ils se doivent, en tant que direction  des Affaires religieuses, d’envisager la chose sous un autre angle, à savoir la liberté religieuse. Le vice-président a également souligné qu’il n’était point correct d’approcher ce thème d’un point de vue politique ni d’ailleurs non plus dans le cadre des relations internationales ou de la réciprocité. Si toutefois le sujet est abordé sous le prisme des valeurs universelles de la religion musulmane, sous l’angle des principes ainsi que de l’expérience historique tels qu’ils ont été vécus par les diverses religions et cultures côte à côté sur la même terre, alors il n’est pas acceptable qu’une minorité religieuse rencontre la moindre difficulté dans le domaine de la formation de ses propres clercs et de l’éducation religieuse qu’elle désire donner à ses propres enfants. « Cela relève de la liberté de croyance ».

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En Turquie, le président américain Barack Obama demande la réouverture du séminaire orthodoxe de Halki

Le Service orthodoxe de presse rend compte ici de la rencontre du président américain Barack Obama et du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le 7 décembre à Ankara. Au cours de celle-ci, le président Obama a demandé la réouverture du séminaire de Halki et que le Patriarcat de Constantinople puisse assurer ses droits vitaux. Le 3 novembre dernier, une rencontre a eu lieu entre le président américain et le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée.

Une résolution en préparation du Sénat des Etats-Unis demande la réouverture “sans condition, ni délai” du séminaire orthodoxe de Halki

Plusieurs sénateurs des États-Unis ont préparé une résolution, qui porte le numéro 356, qui est actuellement examinée par le comité des Affaires étrangères du Sénat américain. Celle-ci demande au gouvernement de la Turquie de faciliter la réouverture du séminaire orthodoxe de Halki, fermé depuis 1971, "sans condition, ni délai". Parmi les sénateurs ayant formulé cette résolution se trouvent Harry Reid, le chef de la majorité sénatoriale, Ben Cardin, président de la commission d'Helsinki, Jeanne Shaheen, en charge des Affaires européennes au comité des Affaires étrangères, Olympia Snowe, Robert Menendez, Sam Brownback.

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Constantinople : le patriarche Bartholomée demande la création d’une « Chalki-la-Neuve » en Grèce

Bartholomee
Au cours de la visite officielle du premier ministre grec en Turquie, en janvier dernier, le patriarche Bartholomée a demandé au gouvernement grec d’envisager la création et le financement d’une école de théologie qui remplacerait celle de Chalki, en Turquie, fermée depuis 1971, et qui fonctionnerait dans les bâtiments du monastère Sainte-Anastasie, non loin de Thessalonique. Des sources précisent que le patriarche aurait pris cette initiative en dernière minute, en raison de la position inflexible de la Turquie qui a toujours totalement ignoré les nombreux appels lancés en faveur de cette réouverture, y compris ceux de l’administration américaine, et qui se contente de répondre que « la question est à l’étude ». Le site Internet Romfea.gr croit savoir que les membres du synode de Constantinople sont divisés sur la question ; pour les uns, ce geste serait interprété par la Turquie comme un désaveu des droits du patriarcat quant à la réouverture de l’école à Chalki même ; d’autres pensent que la Turquie trompe le patriarcat depuis 37 ans car il n’entre pas dans ses intentions d’autoriser la réouverture de l’école.

Source : Romfea.gr

Chalki : le patriarche de Constantinople se rend au monastère de la Transfiguration

Après la divine Liturgie qu’il a célébrée
dimanche matin au Phanar, le patriarche œcuménique Bartholomée s’est
immédiatement rendu à Chalki pour visiter l’église du monastère de la
Transfiguration, qui est menacé de s’effondrer suite aux dommages causés la
semaine dernière par des ouvriers de l’administration turque des forêts.(Lorsque
le métropolite Apostolos, higoumène de l’école théologique de Chalki s’était
rendu sur les lieux, les ouvriers l’avaient informé que la région allait être
reboisée et que l’église était illégale, à la suite de quoi le patriarche Bartholomée
était immédiatement intervenu auprès des autorités locales pour leur marquer
son mécontentement).
Dimanche, le patriarche a constaté les
dégâts de près ; c’est le toit de l’église qui a subi les plus grands dommages.

Source : Romfea.gr

Dommages irréparables au monastère de la Transfiguration à Chalki

Mardi matin, 13 novembre, une équipe de l’administration turque des forêts a  pénétré sans prévenir dans l’enceinte du monastère de la Transfiguration, un des quatre monastères de l’île de Chalki, a obligé les gardiens et leurs familles à abandonner l’église et leurs habitations, pour ensuite entreprendre les travaux de démolition.
Immédiatement informé par le métropolite Apostolos, higoumène de l’école théologique de Chalki, le Patriarcat de Constantinople est intervenu auprès des autorités ; les travaux ont été interrompus mais les dommages causés sont irréparables.

Source : Voiceofgreece.gr

La réouverture du Séminaire de Halki repoussée par le Parlement turc

Ces
derniers jours, pour satisfaire aux demandes de l’Union Européenne, et des Etats-Unis
pour le point évoqué ici, le gouvernement turc a présenté, en urgence,
plusieurs mesures au Parlement turc. Parmi celles-ci figurait la possibilité de
réouverture du Séminaire orthodoxe de Halki (Patriarcat œcuménique de
Constantinople) fermé depuis 1971. Mais le Parlement a
repoussé
le projet de loi permettant la réouverture du Séminaire de Halki.

Traduction française et
compléments sur cette
page
du site Saint Materne.

Statu quo pour le séminaire de Halki

Rien
de nouveau en ce qui concerne le statut du Patriarcat œcuménique et du séminaire
orthodoxe de Halki après la rencontre au sommet des États-membres du Processus de coopération en Europe du Sud-Est (SEECP)
qui s’est déroulée à Thessalonique, nous apprend le site Internet grec RNN.gr.
Le premier ministre de Grèce a déclaré que la Turquie doit répondre aux
demandes réelles comme le respect des droits religieux et le fonctionnement de séminaire
orthodoxe de Halki pour qu’elle soit admise dans l’Union Européenne. Son homologue
turc a répété pour sa part que les thèses de la Turquie sur ce sujet étaient déjà
connues.

Vers la réouverture du séminaire orthodoxe de Halki

Le site bulgare d’informations orthodoxes  Religiabg.com nous apprend que le quotidien turc Terdjuman, dans son édition du 20 juin, révèle qu’Ankara s’apprête à faire le premier pas concret pour lever l’interdiction de fonctionnement du séminaire orthodoxe de l’île de Halki fermé par les autorités turques en 1971. Il est possible qu’une décision soit prise lors da la prochaine réunion du Conseil de sécurité nationale qui aura lieu à la fin de mois de juin. Le Conseil des ministres turc doit ensuite publier une résolution spéciale qui permettra la réouverture du séminaire. La publication officielle de cette résolution est attendue avant le 3 octobre prochain, date à laquelle débouteront les discussions d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Le métropolite de Proussa Elpidophore : « Le Patriarcat œcuménique est inquiet au sujet de la vague de violences qui continue » en Turquie

Le métropolite de Proussa et higoumène de la Faculté de Théologie de Halki, Mgr Elpidophore, a déclaré que le Patriarcat œcuménique était inquiet au sujet de la vague de violence qui continue après le coup d’État manqué en Turquie. Dans une interview donnée au journal cypriote « Kathimerini », alors qu’il séjournait à Paphos en raison du colloque consacré à la Faculté de Halki, le métropolite Elpidophore a répondu ce qui suit au sujet de la situation en Turquie : « La tentative de renversement de l’ordre démocratique nous a fortement inquiétés, à l’instar de toute la société du pays et de tout l’éventail des partis politiques ». Le Patriarcat, cependant, a-t-il mentionné « est une institution purement spirituelle et ecclésiastique et ne s’implique pas dans les différends politiques ou diplomatiques, et s’efforce d’accomplir son œuvre spirituelle avec crainte de Dieu, en respectant la distinction entre l’État et la Religion, comme cela est en vigueur en Turquie ». Le métropolite a ajouté que « assurément, nous sommes inquiets du fait que certains cercles se sont efforcés de nous impliquer dans les rivalités qui se développent actuellement en Turquie mais, heureusement, les falsifications ont été prouvées immédiatement et les tentatives concernées se sont limitées à la marge de la vie politique et sociale ». À la question du journaliste Apostolos Tomaras concernant la position du Patriarcat œcuménique au sujet de la question cypriote, le métropolite de Proussa a répondu : « Notre Patriarcat est passé par des itinéraires historiques concrets qui ont façonné son style et sa conduite actuels. Il ne faut pas que nous oublions que nous sommes l’Église et en tant que tels nous devons nous exprimer devant le monde contemporain ». Le Patriarcat œcuménique, a souligné le métropolite, « ne se mêle pas de problèmes politiques, diplomatiques et d’autres questions internationales, restant fidèle à son rôle spirituel et pastoral. Entre dans ce cadre son immixtion dans une question qui n’est pas de sa compétence. Pour ce qui concerne Chypre, il y les responsables qui ont pour devoir de rechercher une solution juste et viable ». L’Église de Constantinople, a-t-il poursuivi, « malgré le fait qu’elle a payé un grand prix et a subi de sérieuses conséquences depuis qu’est survenu le problème chypriote, n’est pas tombée dans la tentation de sortir de son rôle purement spirituel et ecclésial ». Pour ce qui concerne la situation au Moyen Orient, le métropolite de Proussa a déclaré que les chrétiens de toutes les confessions sont exposés à un danger sérieux, ce qui s’est manifesté depuis le début avec l’enlèvement, il y a plusieurs années, des deux métropolites d’Alep, l’un orthodoxe, Mgr Paul, et l’autre, syriaque, Mgr Jean, dont ont continue curieusement à ignorer le sort.

Source

L’ancien président du Parlement européen au Patriarcat oecuménique

L e 5 septembre dernier, l’ancien président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering a rendu visite au patriarche œcuménique Bartholomée au Phanar. Au cours de la réunion, le politicien allemand a exprimé son intérêt constant et vif pour la situation du Patriarcat œcuménique et de la communauté grecque de la ville. Aussi, il a été question des réfugiés et du sort des chrétiens au Moyen-Orient forcés à quitter leurs pays d’origine. Le patriarche, de son côté a évoqué les 17 siècles de présence du Patriarcat et les problèmes qui restent en suspens, comme la réouverture du séminaire de Halki, les actifs des communautés.

Source

Le directeur du Bureau de Presse du Patriarcat œcuménique s’exprime au sujet de la tentative de coup d’État en Turquie

Le père Dosithée Anagnostopoulos, directeur du Bureau de presse du Patriarcat œcuménique, a déclaré que le coup d’État manqué en Turquie n’a aucune incidence sur le Patriarcat, de même que sur la communauté hellénique de Constantinople. Depuis la veille du coup d’État jusqu’à maintenant, aucun changement n’a été relevé pour les Grecs de la ville, ainsi que pour ce qui concerne leurs relations avec la population turque. « Aucun acte provocateur n’a été enregistré, et nous n’avons été menacés par personne. Toutes les églises orthodoxes, les écoles et les associations grecques fonctionnent normalement. Aucune intervention n’a eu lieu dans la presse de langue grecque. Nous n’avons rien subi de négatif » a souligné le père Dosithée, qui a ajouté que les mesures de sécurité restent les mêmes que précédemment. « Il n’y a pas eu le moindre doute que quelque chose pourrait se produire, nécessitant l’augmentation du nombre des policiers », a-t-il précisé, ajoutant que la vie quotidienne demeure à son rythme normal, et que les incidences des événements sur la société turque se manifesteront plus tard. En outre, le père Dosithée exprime son étonnement quant aux dimensions qu’a pris le voyage du patriarche Bartholomée en Slovénie. « C’est à tort que l’on a écrit en Grèce que le patriarche était parti de Constantinople parce qu’un coup d’État militaire avait été signalé et qu’il en avait été informé. Le voyage patriarcal était programmé avant Pâques. Le fait qu’il soit parti quatre heures avant que le coup d’État se soit manifesté est fortuit. Le patriarche est revenu normalement l’après-midi du mercredi 27 juillet et se trouve chaque jour à son bureau ». De même, aucun développement n’a eu lieu après les événements récents pour ce qui concerne la Faculté de Halki. « Comme dans le passé, le gouvernement turc ne nous a pas dit clairement ce qu’il souhaite, cela vaut encore pour maintenant. Les choses ne s’améliorent pas, et n’empirent pas non plus. Mais cela vaut généralement pour toutes les affaires en suspens concernant la communauté grecque en relation avec le gouvernement turc ». Le 27 juillet, la fête patronale de l’église Saint-Pantéléimon dans la partie Est de Constantinople a eu lieu sans problèmes, avec la participation de trois métropolites et la participation des fidèles, tandis que toutes les manifestations religieuses auront lieu normalement par la suite, dont la visite du patriarche aux camps de jeunes sur l’île de Proti, comme il le fait chaque année. En outre, le père Dosithée qualifie de mensonge grossier le fait que l’on aurait enlevé les panneaux en langue grecque des institutions helléniques de Constantinople : « Si vous étiez ici, je vous amènerais voir La Grande Ecole de la Nation, où à l’extérieur, le nom de l’école est inscrit en grec. La même chose vaut pour le Lycée Zographe. On n’a pas relevé le moindre changement dans les relations du gouvernement turc envers les minorités locales ». Enfin, le père Dosithée souligne que la nuit du coup d’État, les seuls édifices religieux attaqués ont été une église catholique-romaine de Trébizonde, ainsi qu’un temple protestant turc à Malatya.

Source

Déclaration du métropolite d’Allemagne Augustin (Patriarcat de Constantinople) au sujet de la décision de l’absence de l’Église orthodoxe russe au Concile panorthodoxe

« Nous, à Chalki [faculté où a étudié le métropolite Augustin, ndt], avons appris de façon vitale la profondeur de la vertu de la conscience ecclésiale. Pour cette raison, j’espérais jusqu’au dernier instant que l’Église de Russie qui a reçu – comme elle l’a fait, son autocéphalie très vantée de l’Église-Mère de Constantinople – aurait acquis après cinq siècles, et plus encore après les malheurs qu’elle a subis pendant les longues années d’athéisme, si ce n’est pas autre chose, au moins un esprit ecclésial sain et qu’elle se serait élevée à la hauteur des circonstances. Naturellement, la hauteur est le fait de ceux qui ont un esprit courageux dans les faits et non dans les paroles, et de ceux qui sont grands dans la foi et non dans le nombre. Le prétexte avancé était attendu par beaucoup, et le terrain préconciliaire, au moyen de préparatifs connus de tous, avait été déjà passablement miné par des obstructions prétendues et absurdes, visant à l’annulation et non à l’ajournement du saint et grand Concile. Ils ont placé l’intérêt personnel mal compris qui s’appuie sur des préoccupations ethnophylétistes et de primauté au-dessus de l’intérêt supérieur de l’unité de notre sainte Église orthodoxe. Mais cela ne doit pas nous étonner lorsqu’une Église se conduit avec une logique et un esprit d’autorité séculière. Il reste encore du temps pour qu’ils reconsidèrent leur position et agissent conformément à l’intérêt bien compris de notre Église ».

Source

Une procédure judiciaire de la part de l’Etat turc visant à reprendre les terres restituées au Patriarcat œcuménique de Constantinople

aabadoluajansi_2012_20121010094945“La Turquie vient d’entreprendre une action judiciaire contre le Patriarcat œcuménique de Constantinople afin d’annuler les actes juridiques par lesquels des terrains étaient revenus au siège patriarcal orthodoxe dans le respect des lois disposant la restitution aux communautés religieuses minoritaires des biens leur ayant été séquestrés par le passé par les autorités turques. (…) Le procès, intenté ces derniers jours par les institutions d’Ankara, vise en particulier à exproprier à nouveau le Patriarcat d’un terrain de quelques 40 ha sis à Goksu et d’une autre zone, située elle à Umit, qui avait été assignée à l’Institut de théologie orthodoxe d’Halki au cours de ces quatre dernières années.”

Source (et intégralité de l’information): agence Fides. Également: Cath.ch, Radio Vatican. Photographie: entrée du Séminaire de Halki.

Visite au Patriarcat œcuménique de Constantinople du métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Tikhon a accepté l’invitation de Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée, à concélébrer la divine liturgie en l’église patriarcale Saint-Georges au Phanar, le Dimanche de l’orthodoxie, les 19 et 20 mars. Le métropolite Tikhon avait accepté précédemment des invitations similaires du patriarche Bartholomée. En décembre 2014, il avait visité la Faculté de théologie de Halki ainsi que le patriarcat avec l’archiprêtre John Jillions, chancelier de l’OCA, les archiprêtres John Behr et Alexander Rentel, du Séminaire Saint-Vladimir de New York. En juin 2015, le métropolite Tikhon et le père Alexandre s’étaient rendus au patriarcat à l’occasion de la réunion du comité exécutif de l’Assemblée des évêques canoniques des États-Unis d’Amérique. Accompagné par le père John Jillions, le métropolite Tikhon est arrivé à Istanbul le samedi 19 mars, peu après qu’un attentat terroriste ait fait plus de 30 victimes dans le quartier touristique de la ville. La délégation a été accueillie par le diacre Niphon, un moine né aux États-Unis, qui dirige le secrétariat en langue anglaise du Patriarcat depuis 2008. Le samedi soir, le métropolite Tikhon et l’archiprêtre John Jillions ont assisté aux Vêpres en l’église patriarcale Saint-Georges, présidées par le patriarche Bartholomée, qui les a invités dans son bureau après l’office. « Le métropolite Tikhon a transmis les salutations de la part du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique », a déclaré le père John. « Il a discuté avec Sa Toute-Sainteté la question du saint et grand Concile qui approche, la récente visite de Sa Béatitude [le métropolite Tikhon] à Son Éminence l’archevêque Léon et à l’Église de Finlande – une Église autonome sous la juridiction du Patriarcat œcuménique -, le travail de l’Assemblée des évêques canoniques aux États-Unis d’Amérique, les perspectives d’un dialogue formel renouvelé avec le Patriarcat concernant l’unité orthodoxe et la régularisation canonique de l’Église en Amérique du Nord. Sa Toute-Sainteté, à son tour, a fait bon accueil à la discussion, rappelant son engagement dans ces questions avec le défunt protopresbytre Jean Meyendorff et avec Son Éminence le défunt archevêque Pierre (L’Huillier) » a ajouté le père Jean. « Il était entendu que, tandis que des différences subsistent en ce qui concerne la nature de l’autocéphalie [de l’OCA], cela ne constituait pas un obstacle à la communion et à la concélébration ». Après un échange de cadeaux, le patriarche Bartholomée a encouragé le métropolite Tikhon à lui rendre à nouveau visite à l’avenir. Après la rencontre, le métropolite Tikhon et le père John on dîné avec le patriarche Bartholomée et certains des membres du Saint-Synode patriarcal, dont S.E. le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, avant de réciter l’office de préparation à la sainte communion. Le Dimanche de l’orthodoxie, le 20 mars, le métropolite Tikhon a concélébré la divine liturgie avec le patriarche Bartholomée et les membres du Saint-Synode patriarcal, dont un certain nombre exercent leur ministère aux États-Unis et sont bien connus au métropolite grâce à l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques de ce pays. Après la liturgie patriarcale, un service de requiem a été célébré pour eux qui ont souffert et sont morts pour la foi orthodoxe, avec une procession, au cours de laquelle était portée l’icône des Pères du VIIème concile œcuménique. Le dimanche après-midi, le patriarche Bartholomée et le métropolite Tikhon se sont rendus dans une paroisse locale pour la célébration des vêpres du Dimanche de l’orthodoxie. Un bref concert exécuté par un groupe de chanteurs et de musiciens de Grèce du Nord, s’ensuivit dans la salle paroissiale. Le patriarche Bartholomée fit ensuite de chaleureux adieux au métropolite Tikhon et au père John avant leur départ, le lundi matin 21 mars. Des photographies de l’événement sont disponibles ici. Le métropolite Tikhon a fait la déclaration suivante sur son voyage à Constantinople : « Au clergé, aux membres de l’ordre monastique, et aux fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique. Je viens de revenir d’une visite à Constantinople, où j’ai été invité à concélébrer par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Bartholomée, pour la fête du Dimanche de l’orthodoxie, au Patriarcat œcuménique. L’une de mes responsabilités principales en tant que primat est de représenter l’Église orthodoxe en Amérique dans ses relations avec les autres Églises orthodoxes. Ce voyage tout récent est le dernier d’une série de visites officielles que j’ai entreprises depuis mon élection au rang de métropolite, y compris des visites aux Églises de Russie, Géorgie et Finlande. Une concélébration du métropolite de l’Église orthodoxe en Amérique avec le patriarche œcuménique n’a jamais eu lieu historiquement et était rendue difficile, en premier lieu, en raison de compréhensions différentes qu’ont nos Églises respectives au sujet de l’autocéphalie et de son octroi. Ces compréhensions différentes demeurent, mais, depuis 2009, le nouveau contexte des Assemblées épiscopales a ouvert des opportunités pour un dialogue renouvelé sur l’unité orthodoxe en Amérique du Nord, qui est un engagement essentiel de l’Église orthodoxe en Amérique et qui se trouve au centre de notre vision de l’orthodoxie nord-américaine. La communion eucharistique et la concélébration le jour du Dimanche de l’orthodoxie ont montré de façon visible et publique la conviction, souvent exprimée par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique, à savoir que l’Église orthodoxe en Amérique, ses évêques, son clergé et son peuple sont inclus dans la famille des Églises orthodoxes canoniques, tout en maintenant simultanément la position selon laquelle l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Amérique n’est pas reconnue. Toutefois, l’Église orthodoxe russe, avec les Églises de Géorgie, Bulgarie, Pologne et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, confirment et reconnaissent l’autocéphalie de notre Église. Du fait que l’autocéphalie de l’Église orthodoxe n’est pas reconnue universellement, notre Église n’a pas été invitée aux conférences inter-orthodoxes préparatoires au saint et grand Concile. Nous ne sommes pas non plus invités à celui-ci. C’est notre espoir et notre attente que les Églises orthodoxes trouveront un mode approprié pour inclure notre Église dans les processus inter-orthodoxes à l’avenir. L’Église orthodoxe en Amérique a maintenu sa position constante sur la question de l’unité canonique en Amérique du Nord depuis l’époque du Tomos (le décret officiel) d’autocéphalie octroyé en 1970 par l’Église orthodoxe russe, dont le désir était de travailler dans la direction « de la normalisation des relations entre les différentes juridictions ecclésiastiques en Amérique », dans l’espoir que l’octroi de l’autocéphalie « servirait au bien de l’Église orthodoxe en Amérique et à la gloire de Dieu ». En même temps, nous étions appelés à « demeurer dans des relations fraternelles avec toutes les Églises orthodoxes et leurs primats, ainsi que leurs évêques, clercs et pieux troupeaux, qui sont en Amérique et qui, à l’heure actuelle, maintiennent de facto leur dépendance canonique et juridictionnelle existantes de leurs Églises nationales et leurs primats ». Cette visite toute récente, à l’invitation de Sa Toute-Sainteté était une occasion d’exprimer notre amour fraternel et nos bonnes relations avec le Patriarcat œcuménique, tout en restant néanmoins fermes quant à notre vision de l’orthodoxie en Amérique du Nord. Ce faisant, nous maintenons l’équilibre ecclésial qui est exprimé par la structure de l’Église orthodoxe qui, selon les paroles de Sa Toute-Sainteté, « ne reconnaît qu’une autorité : le concile de ses hiérarques canoniques. Hors d’une décision conciliaire, la distinction entre orthodoxie et hérésie n’est pas possible. Les dogmes et les saints canons portent le sceau de la conciliarité. L’orthodoxie est l’Église conciliaire ». Je demande les prières de tout le clergé, des membres de l’ordre monastique et des fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique, pour tous les primats orthodoxes et leurs Églises, avec leurs évêques et leurs fidèles en Amérique du Nord, afin que nous puissions réaliser les paroles de la prière du Seigneur : « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17,21). Avec amour en Christ, + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada ».

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Radio (“Orthodoxie” sur France-Culture) – podcast: “Bibliothèques monastiques. II. L’époque post-byzantine”

Ci-dessous: le podcast audio de l’émission Orthodoxie, sur France Culture, du 1er novembre. L’émission a pour sujet “Bibliothèques monastiques”. Il s’agit de la deuxième partie (première) consacrée à l’époque post-byzantine. Présentation: “Les grandes bibliothèques des monastères orthodoxes comme lieux de conservation et de diffusion du savoir. Émission réalisée dans le sillage du colloque Around the Holy Trinity of Halki tenu du 14 au 16 octobre dernier à Istanbul sur la bibliothèque constituée au 16e siècle par le futur patriarche de Constantinople Métrophane III au monastère de la Sainte-Trinité sur l’île de Chalki (Heybeliada). 2e émission : les monastères haut lieu de conservation des livres anciens à l’époque post-byzantine ; les récits de voyageurs source fodamentale de notre connaissance des monastères et de leurs bibliothèques (quelques exemples : Samuel Slade, John Covel, Charles Olier de Nointel et Antoine Galland) ; quelques voyageurs russes ; la dispersion des livres à travers le monde.” Les invités sont : André Bingseli, chargé de recherche au CNRS, directeur de la section grecque de l’institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT), Matthieu Cassin, chargé de recherche au CNRS, membre de la section grecque de l’IRHT, Véra Tchentsova, chercheur associé au laboratoire “Orient et Méditerranée” (CNRS).

Radio (“Orthodoxie” sur France-Culture) – podcast: “Bibliothèques monastiques. I. Les temps byzantins “

Ci-dessous: le podcast audio de l’émission Orthodoxie, sur France Culture, du 1er novembre. L’émission a pour sujet “Bibliothèques monastiques”. Il s’agit d’une première partie consacrée aux temps byzantins. Présentation: “Les grandes bibliothèques des monastères orthodoxes comme lieux de conservation et de diffusion du savoir. Émission réalisée dans le sillage du colloque Around the Holy Trinity of Halki tenu du 14 au 16 octobre dernier à Istanbul sur la bibliothèque constituée au 16e siècle par le futur patriarche de Constantinople Métrophane III au monastère de la Sainte-Trinité sur l’île de Chalki (Heybeliada). 1e émission : présentation du colloque Around the Holy Trinity ; les monastères byzantins, grands centres de culture (quelques exemples : Sainte Catherine de Sinaï, Saint Sabas de Jérusalem, Athos, Saint Jean Prodrome de Pétra) ; parallèles avec la Russie (Grande laure de Kiev) ; premiers échanges avec l’Occident.” Les invités sont : André Bingseli, chargé de recherche au CNRS, directeur de la section grecque de l’institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT), Matthieu Cassin, chargé de recherche au CNRS, membre de la section grecque de l’IRHT, Véra Tchentsova, chercheur associé au laboratoire “Orient et Méditerranée” (CNRS).

Discours du patriarche œcuménique Bartholomée à la synaxe de la hiérarchie du Trône (le 29 août) – 3ère partie

Cet esprit de réconciliation et de contribution à la symbiose harmonieuse des hommes qui découle de l’Évangile et caractérise par excellence notre sainte Église orthodoxe, a conduit le patriarcat œcuménique à étendre l’effort du dialogue au delà du monde chrétien. Ainsi, depuis des années il se place à la tête du dialogue interreligieux entre chrétiens, juifs et musulmans ; à travers ce dialogue on ne vise pas tant l’étude des différences théologiques mais le développement et la promotion du principe et de la conviction que nous avons personnellement soulignés dans le cadre de la rencontre interreligieuse de Bosphore, il y a quelques années, que « la guerre au nom de la religion est une guerre contre la religion ». Un regard sur la situation actuelle du monde suffit pour convaincre à propos de la vérité et de la pertinence de cette phrase. Dans ce domaine aussi le patriarcat œcuménique offre son témoignage.

Mais comme nous avons déjà sous-entendu, la sainte Providence a placé sur les épaules de l’institution sacrée que nous servons tous par la grâce de Dieu, une lourde responsabilité de plus, celle de la préservation de l’unité de toute l’Église orthodoxe. Le patriarcat œcuménique a aujourd’hui l’obligation de réaliser la primauté d’honneur, que les canons sacrés des saints conciles œcuméniques ont reconnue à l’évêque de Constantinople, pour le bénéfice de l’ensemble de l’orthodoxie.

Dans le cadre de sa responsabilité pour l’ordre canonique et l’unité de l’ensemble de l’Église orthodoxe, le patriarcat œcuménique reçoit des appels pour la résolution de questions survenant entre les Églises orthodoxes ou même parfois à l’intérieur de certaines d’entre elles ; le patriarcat agit avec pertinence et résout ces questions comme cela s’est passé il y a quelques années dans l’Église de Bulgarie, dans le patriarcat de Jérusalem et dans l’Église de Chypre, ou récemment lors de la discorde entre les patriarcats de Jérusalem et de Roumanie. Malheureusement, des questions d’une telle nature ne cessent de survenir et le patriarcat œcuménique à travers sa commission synodale pour les affaires interorthodoxes et les décisions du saint Synode s’emploie à trouver les meilleures solutions. Comme vous en avez été certainement informés, un conflit grave est récemment survenu entre les patriarcats anciens d’Antioche et de Jérusalem à propos de la juridiction canonique au Qatar, pour la résolution duquel nous travaillons intensément. En même temps, il y a aussi la question interne concernant l’élection du primat de l’Église de Tchéquie et de Slovaquie dont la canonicité est contestée tant à l’intérieur de cette Église que par le patriarcat œcuménique et par de nombreuses autres Eglises orthodoxes.

Pour toutes ces questions et d’autres problèmes similaires comme la division persistante du troupeau orthodoxe en Ukraine, notre patriarcat reçoit des appels et veille à leur résolution. Parallèlement, il développe des initiatives pour une collaboration plus étroite et des relations plus suivies entre les Églises orthodoxes de sorte que l’Eglise orthodoxe acquière une voix commune et qu’elle développe en elle la conscience d’une seule Église qui s’exprime « d’une seule bouche et d’un seul cœur » malgré sa structure canonique constituée d’un ensemble de nombreuses Églises autocéphales.

Ainsi, depuis déjà la première année de notre patriarcat nous convoquâmes une synaxe des primats des Églises orthodoxes pour échanger des vues sur les questions mondiales qui nécessitaient une parole commune de la part de l’Église orthodoxe. Jusqu’à présent, cinq de ces synaxes ont été convoquées, toutes tenues ici, au centre sacré, à l’exception ce celle tenue sur l’île de Patmos et celle de l’an 2000 qui eut lieu à Jérusalem à l’occasion des festivités pour le nouveau millénaire. Toutes ces synaxes se tinrent dans une ambiance fraternelle et émirent des messages communs qui ont eu un retentissement important.

Au cours de la dernière synaxe des primats, convoquée ici au mois de mars de l’an 2014, une décision historique fut prise sur notre proposition : la convocation ici, au cours de l’an 2016, du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe. Il faut souligner la signification et l’importance de cet événement. Depuis l’an 1923, le patriarcat œcuménique envisageait la convocation d’un synode panorthodoxe en 1925, à l’occasion de la commémoration du premier concile œcuménique. Ce concile ne put avoir lieu en raison des circonstances historiques connues. Le patriarcat œcuménique réitéra cet effort en l’an 1930, quand se réunit au Mont Athos la commission panorthodoxe préparatoire du concile, mais encore une fois la tenue du concile s’avéra impossible en raison de la situation internationale. La question fut ouverte à nouveau au début des années 1960, quand la convocation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe fut décidée au niveau panorthodoxe et un processus préparatoire du concile fut mis en place. Malgré le fait que la préparation débuta immédiatement, sa réalisation a pris pendant presque cinq décennies, un retard inacceptable en raison de certains problèmes interorthodoxes.

Son Éminence le métropolite Jean de Pergame, président de la commission synodale des affaires interorthodoxes, président des commissions interorthodoxes préparatoires du concile et président des conférences panorthodoxes préconciliaires va informer ce corps sacré sur la situation actuelle des préparations du saint et grand Concile.

Tout d’abord il faut que nous soulignions l’importance et le besoin de convoquer immédiatement de Concile. Le long retard dans sa tenue a mis l’Église orthodoxe dans une position difficile devant le reste du monde chrétien, et même au-delà, jusqu’au point que nous nous sentons littéralement embarrassés lorsque l’on nous demande quand aura lieu finalement le Concile annoncé. Dans son ecclésiologie, l’Église orthodoxe met l’accent et enseigne la conciliarité, mais en réalité elle ne la pratique pas au niveau universel donnant l’image d’une confédération d’Églises et non pas celle de l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Tout retard dans la convocation du Concile met l’Église orthodoxe dans l’embarras, pas seulement aux yeux des non-orthodoxes mais aussi face à ses propres principes et convictions ecclésiologiques. Au contre-argument de bonne volonté que la préparation du Concile devrait être plus complète et inclure des questions brûlantes et d’actualité nous répondons que la priorité la plus importante est la tenue même du Concile qui constituera un premier pas vers d’autres Conciles au cours desquels les questions brûlantes et d’actualité pourraient être abordées. Le meilleur est l’ennemi du bien, comme on le dit, mais il serait dommage de perdre ce qui est nécessaire en cherchant ce qui serait parfait.

Une deuxième remarque sur cette même question concerne la nature du saint et grand Concile convoqué. Au cours du choix de l’appellation de ce Concile par la première conférence préconciliaire, nous avons évité en toute conscience le terme Concile œcuménique pour la raison que les chrétiens de l’Occident n’y sont pas conviés en tant que membres du Concile, comme ce fut toujours le cas dans la convocation des conciles œcuménique de l’Église primitive. L’autorité de ce Concile s’étend alors uniquement sur le monde de l’Église orthodoxe, sans que cela signifie pour autnat que le Concile ne puisse prendre des décisions touchant aux relations entre l’orthodoxie et le reste du monde chrétien.

Finalement, ce serait une omission si nous ne soulignions pas devant ce corps sacré les difficultés de la préparation du saint et grand Concile. Parmi toutes les difficultés, les plus nombreuses et les plus graves viennent du fait que malheureusement, l’esprit du nationalisme et parfois même celui de l’ethnophylétisme condamné en tant qu’hérésie, qui met l’Église au service d’objectifs politiques et étatiques, a pénétré dans nombre d’Églises locales autocéphales. Ainsi, certaines des Églises orthodoxes sœurs, en collaboration étroite avec les gouvernements de leurs pays et jouissant de leur plein soutien économique, emploient tous les moyens, y compris le saint et grand Concile en préparation, afin de promouvoir des intérêts et des objectifs de nature politique provoquant de cette manière des fractures sur l’unité de l’orthodoxie. Le patriarcat œcuménique, en tant qu’Église supranationale, lutte contre ce type de tendances car il place l’unité et l’intérêt de l’Église au dessus de tout. Dans ce ministère, il est souvent confronté à des tentatives, ouvertes ou dissimulées, de contestation de son rôle comme première parmi les Églises et comme garant de l’unité orthodoxe.

Frères bien aimés en Christ,

La raison pour tout ce qui a précédé est que nous voulions vous faire part, même brièvement, de l’œuvre qui est accomplie dans ce centre sacré pour la réalisation de la mission suprême qui a été attribué par la Providence divine à la première parmi les Églises que nous avons tous le grand privilège de servir. Cette œuvre multidimensionnelle et pleine de responsabilités est accomplie avec succès en dépit des moyens limités dont dispose le patriarcat œcuménique et du nombre restreint de son personnel suite à la fermeture de l’Ecole théologique de Halki, mais grâce à la diligence et à la dévotion du personnel administratif du patriarcat, auquel nous exprimons encore une fois la gratitude de la mère Église et nos remerciements personnels.

Nous désirons tout particulièrement mentionner la contribution des nos saints frères qui composent le saint Synode qui, avec le patriarche, veillent au progrès de l’œuvre de l’Église en prenant les décisions nécessaires et qui ne sont pas toujours faciles. Nous ressentons une satisfaction particulière et glorifions le Dieu donateur des biens parce que c’est au cours de notre patriarcat que fut restauré le système de participation par rotation au Saint Synode de tous les métropolites du Trône en activité, ce qui leur permet d’exercer leur droit et devoir découlant des saints canons et forge davantage les liens entre le saint centre et les diocèses du Trône.

Tout ce qui a été dit et tout ce qui a été omis afin que ce discours n’ait pas trop de longueur témoigne du fait que la grâce de Dieu « qui guérit tout ce qui est faible et remplit tout ce qui manque » n’a pas cessé de protéger et de guider cette institution sacrée dans l’accomplissement de sa mission suprême, nous donnant ainsi l’espoir certain qu’aucune force opposée ni prédiction humainement défavorable ne pourra interrompre ou gêner la réalisation de cette mission. Car la mère Église, selon Saint Paul « sait vivre dans l’humiliation, et sait vivre dans l’abondance ; en tout et partout elle a appris à être rassasiée et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette » (voir Phil. 4.12). Marchant à travers les siècles comme l’apôtre « à travers l’honneur et l’ignominie, à travers la mauvaise et la bonne réputation » (2 Cor. 6.8) elle sait comme lui que la puissance de Dieu « s’accomplit dans la faiblesse » (2 Cor. 12.9). Les quelques dix-sept siècles de son existence historique témoignent et confirment les mots du psalmiste : « Avec le Seigneur à mon côté, je n’ai pas peur de ce qu’un homme peut faire à moi » (Ps. 117.6).

Frères bien aimés,

L’Église n’est pas de ce monde mais vit dans le monde (cf. Jean 17.6). Les problèmes du monde contemporain sont aussi les problèmes de l’Église car ils sont les problèmes de ses fidèles. Vous savez cela très bien, surtout ceux parmi vous qui servez en tant que pasteurs dans vos diocèses. Ces problèmes peuvent varier d’une région à l’autre mais deviennent constamment de plus en plus communs. Les sociétés traditionnellement chrétiennes se sécularisent rapidement et cela rend nécessaire l’ajustement de l’Église aux nouvelles conditions sociales sans que le noyau de l’Évangile et de la foi délivrée une fois pour toutes aux saints soit altéré (voir Jude 3-4).

Notre sainte Église orthodoxe est caractérisée par sa dévotion à la Tradition. Pourtant à travers des siècles, en exerçant une bonne acception de l’économie elle a réussi son ajustement aux conditions de chaque époque sans s’éloigner du cœur de l’Évangile. Adoptant comme guide les mots du Seigneur que « le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (voir Marc 2.27) et appliquant la dernière règle d’or du Concile quinisexte (Canon 102), l’Église orthodoxe a posé la personne humaine, cette icône de Dieu trinitaire, comme critère suprême de ses décisions. Cela présuppose bien évidemment du discernement spirituel et n’est peut être assuré qu’à travers de décisions synodales. C’est pour cette raison que l’échange d’avis sur ces questions entre les évêques de l’Église est jugé particulièrement utile et nécessaire. La présente synaxe à comme but de nous offrir cette possibilité aussi.

Pour finir, nous devons attirer notre attention sur le fait que, outre les dangers découlant de la sécularisation de nos sociétés, l’Église se trouve aujourd’hui face à des agitations plus générales qui, dans certains cas, mettent en péril son existence même. Cela est particulièrement vrai dans des régions où des Églises orthodoxes ont existé depuis des siècles ; nos pensées et nos prières sont constamment tournées vers elles. Devant ce danger nous n’avons qu’un seul remède : la prédication et les efforts pour la paix et la réconciliation. Le dialogue pour la réconciliation n’est pas aujourd’hui un luxe mais c’est un besoin vital pour nous mêmes d’abord, puis pour l’Église. C’est pour cette raison que le patriarcat œcuménique se place de toutes ses forces à la tête de chaque effort de réconciliation. Les temps sont cruciaux et notre responsabilité et notre devoir en tant qu’Église du Seigneur souffrant pour le monde nous appellent tous à l’accomplissement de cette mission.

Ce sont ces pensées et sentiments que nous avons ressenti le besoin de partager avec vous comme introduction aux délibérations de cette synaxe. À travers ces pensées et sentiments nous avons voulu vous faire part « de l’œuvre de la foi et de la labeur de l’amour et de la patience de l’espoir » (1 Thess. 1.3) de la mère Église qui a confié à chacun d’entre nous l’honneur et la responsabilité suprêmes du service épiscopal. En espérant avec grande joie l’échange avec vous de toute préoccupation et pensée qui concerne la réalisation de notre responsabilité, nous déclarons l’ouverture des délibérations de cette synaxe en la plaçant sous le souffle du Paraclet.

« Au reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, soyez consolés, ayez un même sentiment; vivez en paix: et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (2 Cor. 13.11)

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Allocution du patriarche oecuménique Bartholomée lors du “Sommet des consciences” pour le climat

sommetLe patriarche œcuménique Bartholomée a prononcé, ce matin à Paris, son allocution lors du Sommet des consciences sur le climat (1). À son arrivée hier, le 20 juillet dans la journée, le patriarche a rencontré Mgr Job de Telmessos et le soir a participé avec les autres intervenants, au dîner organisé au palais d’Élysée par le président de la République François Hollande. Voici, ci-dessous, le texte de son allocution lors de ce sommet.

“Paris, le 21 juillet 2015

Monsieur François Hollande, Président de la République,
Monsieur Michael D. Higgins, Président de l’Irlande
Son Altesse Sérénissime, le Prince Albert II de Monaco
Monsieur Kofi Annan, Président de « The Elders », Président de la  « Fondation Kofi Annan », Ancien Secrétaire-Général des Nations Unies
Monsieur Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique, social et environnemental
Cher Nicolas Hulot, Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète,
Éminences,
Excellences,
Mesdames et Messieurs les représentants des cultes,
Mesdames et Messieurs,

Dans un appel vibrant lancé à partir de Manille, conjointement par les autorités françaises et philippines, en février 2015, nous étions tous individuellement et collectivement appelés à agir en faveur du climat. Aujourd’hui plus que jamais nous rappelons l’urgence d’une justice globale, d’une solidarité financière et technologique mondiale. L’appel se terminait de la sorte : « Nous appelons (…) tous les acteurs, les États (…) et les citoyens à jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre le changement climatique et en particulier contre ses effets, et la réduction des risques de catastrophes naturelles liées au climat, par des efforts individuels ou des initiatives en coopération. »

Comme vous vous en souvenez certainement nous avions eu l’honneur de vous accompagner, Monsieur le Président, lors de cet indispensable déplacement. Nous avons pu voir de nos yeux les effets destructeurs des bouleversements climatiques qui touchent les populations les plus vulnérables, notamment en Asie. Nous avons touché de nos doigts les plaies ouvertes, fraichement mais durablement, d’une terre en révolte contre l’égoïsme aveugle de l’humanité. Les plus sceptiques n’auraient pas été moins convaincus que saint Thomas lui-même. L’exclamation apostolique « mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 28) jaillit alors de nos bouches, non seulement comme un cri d’alerte, mais aussi comme un éveil à l’espérance. L’impérieuse mission des religions en général, et du christianisme en particulier, tient à cette force transfiguratrice de la foi faisant de tout danger un appel à la conversion des cœurs.

Les décennies d’expérience du Patriarcat œcuménique en matière de protection de l’environnement ont montré que la question du salut n’est pas indépendante du traitement de la création. Dans cette attention particulière se rejoignent le séculier et le spirituel. Distinguant ce qui relève du monde, au sens du saint apôtre Paul, et ce qui relève de la création du monde, la tradition orthodoxe est attachée au déploiement du mystère de la grâce dans cette dernière, faisant de toute chose un sacrement du Royaume.

Certains pourront s’interroger sur la nécessité de convier des responsables religieux à une réflexion trop souvent dépréciée à cause de sa technicité, voire culpabilisante en raison des conséquences de nos actes. Le sens de l’implication des religions dans ce crucial combat pour la sauvegarde de notre planète est triple : éduquer, convertir et glorifier.

Par éduquer, nous entendons prolonger la dialectique entre foi et raison, c’est-à-dire articuler des éléments de connaissance rationnelle aux inspirations de l’âme. Les questions environnementales sont au carrefour de cette attention. Ainsi, les données scientifiques sur la biodiversité, le réchauffement climatique, l’accroissement de la misère et des injustices environnementales, la sécurité alimentaire, etc., viennent compléter la vision théologique, trop souvent statique, d’un monde en constant changement.  Mais sortant de ce simple constat, il est de notre mission d’offrir, à partir de cette base, une herméneutique de la création qui affirme l’interdépendance de l’humanité et de la nature. C’est la raison pour laquelle, le Patriarcat œcuménique n’a pas uniquement institué le 1er septembre de chaque année comme journée de prière pour l’environnement, mais il organise aussi des séminaires et des sommets rassemblant théologiens et scientifiques afin de débattre. Le dernier Sommet en date s’est tenu sur l’île de Halki en Turquie, du 8 au 10 juin 2015. Il était intitulé « Écologie, théologie et art ». Nous y avions notamment invité des artistes afin qu’ils puissent apporter leur expertise esthétique sur le sens de la beauté dans la création. En effet, Dostoïevski n’écrit-il pas : « La beauté sauvera le monde » ?

Par convertir, il faut comprendre la conversion de l’être intérieur comme le point de départ d’une conversion extérieure. Les scientifiques mettent inlassablement en avant la nécessité d’un changement radical de nos modes de vie afin de limiter les actions polluantes qui influent sur les changements climatiques. Il s’agit ici d’une réalité que le christianisme appelle « metanoia », un retournement tout entier de l’être. Ce dernier encourage, dans la tradition patristique des Pères du désert – ces spirituels qui ont forgé à travers des siècles d’expérience ascétique un regard vrai sur l’humanité – à constamment interroger la nécessité de nos besoins, afin de dissocier ce qui relève de la convoitise et ce qui relève du bien. L’éthique et la morale ne sont pas très loin et doivent permettre l’émergence des droits de la terre elle-même. Tel est le sens de l’effort qui est attendu de nous : sortir de l’égoïsme dans lequel l’inertie de nos habitudes nous a fait tomber, et découvrir la sobre liberté que nous apporte la conversion du cœur.

Enfin, par glorifier, nous en revenons au fondement même de notre mission spirituelle. Enfant déjà, sur notre île natale d’Imbros, aujourd’hui Gökçeada, au large d’Istanbul, nous étions subjugué par cet environnement sauvage et puissant, sans cesse renouvelé par la force vivifiante des vents qui, combinée à l’action bouleversante de la mer, nous a fait prendre conscience d’une double réalité : que la puissance de l’humanité est inversement proportionnelle à la puissance de la nature. Aussi, pour résoudre cette relation antinomique ne devons-nous pas devenir les maîtres de la création, mais bien plutôt libérer cette création d’un agir humain dominateur dans un mouvement d’action de grâce qui se révélerait à travers les gestes quotidiens que nous y posons.

Tels sont les trois engagements indispensables pour une spiritualité écologique réelle.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Dernièrement, Sa Sainteté le Pape François, dans son Encyclique Laudato Si abondait dans le sens d’une spiritualité écologique de conversion : « En premier lieu, la conversion implique gratitude et gratuité, c’est-à-dire une reconnaissance du monde comme don reçu de l’amour du Père, ce qui a pour conséquence des attitudes gratuites de renoncement et des attitudes généreuses même si personne ne les voit ou ne les reconnaît » (§ 220). Cette Encyclique apparaît tout juste une année après notre rencontre à Jérusalem, commémorant les retrouvailles historiques de Sa Sainteté Pape Paul VI et de Sa Sainteté du Patriarche œcuménique Athénagoras, en 1964, dans ce même lieu. L’an dernier, nous avions découvert dans Sa Sainteté le Pape François un frère d’âme dans sa sensibilité affichée et assumée à l’égard de la création. Aussi, avions-nous tenu l’un et l’autre à ce que les relations entre les Églises Sœurs de Rome et de Constantinople approfondissent leur engagement commun en faveur de notre maison commune par la prière et l’action. Parce que les questions environnementales sont globales, elles se déclinent parfaitement dans l’espace œcuménique et constituent un enjeu central en faveur de l’unité des chrétiens.

Alors : «  Why do we care? ». Notre époque fait face à un défi unique. Jamais dans le passé, durant la longue histoire de notre planète, les hommes et les femmes ne se sont trouvés à ce point si « développés » qu’ils ont pu rendre possible la destruction de leur propre environnement et de leur propre espèce. Jamais auparavant, dans la longue histoire de cette planète, les écosystèmes de la terre ne furent confrontés à des dégâts quasi irréversibles d’une telle ampleur. C’est pourquoi il est de notre responsabilité de répondre à ce défi de façon univoque, afin de remplir notre devoir envers les générations à venir. Voilà pourquoi nous devons nous engager.

Dans cette perspective, une alliance entre l’écologie contemporaine, en tant que recherche scientifique pour la protection et la survie de l’environnement naturel, et la théologie, en tant que réflexion métaphysique sur des sujets religieux, est nécessaire pour cerner la profondeur spirituelle des questions cruciales de notre temps. C’est pourquoi nous vous invitons toutes et tous, vous qui êtes déjà sensibilisés à ces questions, à être les porte-voix de cet appel des consciences pour le climat.

Avant de terminer cette modeste intervention, nous tenons à féliciter les autorités françaises pour les nombreuses initiatives mises à l’œuvre en vue de la réunion de la COP21 qui se tiendra à Paris à la fin de cette année. Le Patriarcat œcuménique y est tout particulièrement attaché et y apporte son indéfectible soutien. Notre responsabilité est à la hauteur de l’urgence. Telle est la raison d’être de notre engagement.”

Source: Patriarcat oecuménique

Photographie ci-dessus: Présidence de la République française

Solennités à New York en l’honneur du saint hiérarque Raphaël de Brooklyn

Avec la bénédiction du métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, a eu lieu la commémoration du centième anniversaire du trépas de saint Raphaël de Brooklyn, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Brooklyn, qui relève de ladite juridiction. L’évêque Raphaël (1860, Damas – 1915, New York) est un saint particulièrement vénéré dans l’Église russe et dans de nombreuses autres Églises sur le continent américain. Il fut un ecclésiastique et une personnalité publique remarquables de Brooklyn au début du XXème siècle.

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Jovan Nikoloski