22/09/2017
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Le rapport du Département d’État américain sur la liberté religieuse en Turquie évoque la question de la Faculté de Halki et de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople

Dans son rapport annuel 2016 sur la liberté religieuse en Turquie, le Département d’État américain évoque la question de la Faculté de Halki et de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, ainsi que les interventions des diplomates des États-Unis à ce sujet : « Le gouvernement [turc] continue à ne pas reconnaître le Patriarcat œcuménique comme le leader des 300 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde, de façon cohérente avec la position gouvernementale selon laquelle il n’y a pas d’obligation légale de le faire. La position du gouvernement reste que le patriarche œcuménique n’est pas « œcuménique », mais qu’il est seulement le leader religieux de la population grecque orthodoxe minoritaire du pays. Le gouvernement continue à permettre aux seuls citoyens turcs de voter dans le cadre du Saint-Synode patriarcal ou à être élus patriarche. Toutefois, il a continué sa pratique d’accorder la citoyenneté à un certain nombre de métropolites orthodoxes grecs, ceci constituant une solution « bouche-trou » arrêtée en 2011, afin d’élargir le panel des candidats lors de la prochaine élection patriarcale. Le Gouvernorat d’Istanbul, qui représente le gouvernement à Istanbul, continue à soutenir que les leaders des Grecs orthodoxes (le Patriarcat œcuménique), de l’Église apostolique orthodoxe arménienne, et des communautés juives doivent être des citoyens turcs, bien que les coreligionnaires de ceux-ci venus de l’extérieur du pays aient assumé des positions dirigeantes dans ces groupes, de façon informelle, dans certains cas. Pendant le mois du Ramadan, la chaîne de la télévision d’État Diyanet TV, a retransmis la déclamation de versets du Coran depuis Sainte-Sophie, qui avait été sécularisée et transformée en musée en 1935. Le directeur des affaires étrangères a donné une interview spéciale depuis Sainte-Sophie, alors que l’appel musulman à la prière était retransmis depuis ses minarets. Au mois d’octobre, le gouvernement a nommé un imam à plein temps au Pavillon du Sultan, une annexe construite durant la période ottomane, adjacent à la basilique, mais qui en est séparé. Dans le passé, le pavillon hébergeait les prières deux fois par jour avec la participation d’un imam d’une mosquée avoisinante. Depuis la nomination du nouvel imam à plein temps, les prières ont été effectuées cinq fois par jour dans le pavillon. Le Patriarcat apostolique arménien et le Patriarcat œcuménique ont continué à rechercher une reconnaissance légale. Leurs communautés opèrent comme des agglomérations de fondations religieuses individuelles. Étant donné que les patriarcats ne disposent pas de la personnalité juridique, des fondations associées contrôlées par des conseils individuels détiennent tous les biens des communautés religieuses, et les patriarcats n’ont pas l’autorité légale leur permettant d’utiliser leur patrimoine ou de diriger de quelque façon leurs communautés. Lors de leurs rencontres avec les représentants du gouvernement [turc], l’ambassadeur et le consul général [des États-Unis] à Istanbul ont soulevé la question de l’importance historique de Sainte-Sophie ainsi que de sa signification extraordinaire, en tant que symbole de la coexistence pacifique et de dialogue significatif entre les religions (…). Lors de rencontres à Washington, le secrétaire d’État et le secrétaire d’État adjoint ont exhorté les représentants du gouvernement à rouvrir le Séminaire orthodoxe grec à Halki. L’ambassadeur des États-Unis, lors des rencontres avec les représentants du gouvernement, a réitéré la position des États-Unis sur cette question. En octobre, le représentant spécial du Département d’État pour la religion et les affaires mondiales a rencontré des représentants du gouvernement [turc] et des différentes minorités religieuses, y compris les communautés protestante, musulmane alévite et orthodoxe syriaque, afin de discuter de ses préoccupation au sujet de la liberté religieuses suite au coup d’État du 15 juillet 2016. Le représentant spécial a également exprimé son soutien à la réouverture du Séminaire de Halki aux représentants du gouvernement et au patriarche Bartholomée ».

Source : Département D’État des Etats-Unis

Vers une rencontre entre le patriarche oecuménique de Constantinople et le président turc à propos de l’Institut théologique de Halki

bartholomee« Le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, se prépare à demander un rendez-vous au président turc, Tayyip Erdogan, afin de discuter du statut du patriarcat et surtout pour avoir des explications concernant les récents épisodes qui semblent contredire et annihiler les précédentes dispositions législatives concernant la restitution aux communautés religieuses minoritaires de biens qui leur avaient été illégitimement expropriés par le passé par les autorités turques. Au cours d’une récente conférence de presse convoquée au siège du patriarcat, Bartholomée Ier a relevé que les relations entre les autorités turques et les minorités religieuses connaissent à nouveau actuellement un moment critique et il a soulevé encore une fois la question de l’Institut théologique patriarcal de Halki, qui, depuis 45 ans, se voit interdire toute activité de formation théologique. »

Source (et intégralité de l’article): agence Fides

Le deuxième Sommet de Halki sur « Théologie, écologie et la Parole »

header-homeLe deuxième Sommet de Halki aura lieu du 8 au 10 juin sur l’île de Halki en Turquie avec pour thème « Théologie, écologie et la Parole ». L’archevêque Job de Telmessos y participera. Un site dédié (d’où provient la photographie qui illustre la note) présente cet évènement.

Le Premier ministre turc Erdoğan envisage une prière islamique en la basilique Sainte-Sophie et la réouverture de la faculté de Halki

Le premier ministre turc Erdoğan, selon le journal turc Radikal, envisage une prière islamique en la basilique Sainte-Sophie de Constantinople. La prière, à laquelle devrait participer le premier ministre turc et des leaders du monde musulman, aurait lieu dans le cadre des fêtes annuelles commémorant la conquête de la ville par les Ottomans en 1453 et ne serait pas étrangère aux élections présidentielles au mois d’août. Malgré cela, en prévision des fortes réactions que provoquerait la prière islamique à Sainte-Sophie, Ankara favoriserait en contrepartie la réouverture de la Faculté théologique de Halki, toujours selon le journal Radikal. Toutefois, Ankara avait à plusieurs reprises posé comme condition à la réouverture de Halki la construction d’une mosquée à Athènes et la cessation de la nomination des muftis en Thrace par les autorités helléniques. Sainte-Sophie de Constantinople a été transformée en musée à l’époque de Mustafa Kemal Atatürk en 1934, après avoir servi de mosquée durant la période ottomane. Fin 2013, le vice-Premier ministre turc Bülent Arınç, avait exprimé le souhait que Sainte-Sophie fût transformée à nouveau en mosquée.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Noël au monastère de la Sainte-Trinité à Halki

La liturgie de la Nativité a été célébrée au monastère de la Sainte-Trinité et faculté théologique de Halki, par son higoumène, le métropolite de Prousse Elpidophore, assité de l’évêque d’Abyde Cyrille. À la fin de la liturgie, le métropolite Elpidophore a lu le message de Noël du patriarche œcuménique Bartholomée. Ensuite, des enfants ont entonné les chants populaires grecs de Noël (« kalanda ») devant les évêques et les fidèles. Des photos de la cérémonie sont disponibles sur le site ci-dessous.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

La faculté de théologie de Halki restera fermée. Communiqué du métropolite de Prousse Elpidophore

Les autorités turques n’ont pas inclus la réouverture de la faculté de théologie de Halki dans le « paquet de démocratisation », ce qui a déclenché la réaction suivante de l’higoumène du monastère de la Sainte-Trinité de Halki, le métropolite de Prousse Elpidophore : « La non-inclusion de la question de la réouverture de la faculté de théologie de Halki dans le communiqué publié ce jour au sujet du « paquet de démocratisation » nous a profondément attristés. Notre déception est grande. Comme patriarcat, nous nourrissions cette fois de grands espoirs que la réouverture se produirait. Nous n’attendions pas cela de notre gouvernement. Nous continuerons à croire que la réouverture de notre faculté est nécessaire et nous ne cesserons pas à y aspirer. Nous demandons à notre Premier ministre de continuer dans la bonne direction pour renoncer complètement à cette violation des droits humains et religieux de ses citoyens ».

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Un concert au Séminaire de Halki

Le 22 septembre, un concert a été donné au Séminaire orthodoxe de Halki par des musiciens venant de Grèce et de Turquie qui ont joué pour la paix et l'amitié. Un compte rendu a été publié, en français, sur cette page.

Selon le journal turc « Hürriyet », la réouverture de l’Institut de théologie de Halki serait imminente

aabadoluajansi_2012_20121010094945Le journal turc Hürriyet, dans un article intitulé « La porte s’ouvre », considère probable la réouverture immédiate de l'Institut de théologie de Halki (1). Il semble que deux formules aient été trouvées par les autorités pour la réouverture de l'institut, fermé par l’État turc il y a 41 ans.

La première formule envisagerait l’intégration de l'institut en tant que département indépendant « Orthodoxie ». Les autorités nommeraient à sa tête un « Grec de Constantinople » (c’est-à-dire un métropolite du Patriarcat œcuménique) en tant que directeur, et permettraient aux élèves de porter la soutane, ce qui n’est permis nulle part ailleurs en Turquie. Rien n’est clair au sujet de la langue dans laquelle auraient lieu les cours.

La deuxième formule et peut-être la plus probable, prévoit le changement de la loi, qui permettra la fondation d’universités privées étrangères. Tandis qu’en Turquie il existe des dizaines d’universités étrangères, elles appartiennent toutes à des institutions turques. Dans le cas où les universités étrangères seraient autorisées, l'Institut de théologie de Halki serait intégré en tant que département d’une université étrangère et les cours seraient dispensés conformément au système d’éducation du pays concerné. Il peut s’agit de la Grèce, des États-Unis ou de n’importe quel autre pays.

Le Premier ministre de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, selon la même source, a ordonné de procéder à la réouverture de l'institut, celui-ci constituant un obstacle dans les relations de la Turquie avec l’Union européenne (1).

Source : Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com. Photographie: agence de presse Anatolie

La bibliothèque du Séminaire de Halki

" La bibliothèque de l'institut de théologie orthodoxe de Halki (1), situé sur Heybeliada au large d’Istanbul, renferme des livres parmi les plus vieux du monde, rapporte l’agence de presse Anatolie. Des volontaires sont en train d’inventorier ses trésors, soit pas moins de 80.000 ouvrages de théologie, philosophie ou de littérature dans presque toutes les langues du monde mais principalement en anglais, français, latin et grec ancien." Le Séminaire de Halki est fermé depuis 1971 sur décision des autorités turques.

Source (et intégralité de l'article): Lepetitjournal.com. Photographie: agence de presse Anatolie

Turquie: le premier dignitaire musulman appelle à rouvrir le Séminaire de théologie de Halki

" Le premier dignitaire musulman de Turquie a appelé hier (5 juillet, ndlr) après une rare visite au Patriarcat œcuménique orthodoxe d’Istanbul à la réouverture d’une importante école de théologie.« Le fait que dans ce pays un quelconque groupe religieux en soit réduit pour former ses propres prêtres (à les envoyer) à l’étranger ne fait pas honneur à la grandeur de ce pays », a déclaré Mehmet Görmez, le chef de la direction des affaires religieuses, responsable des mosquées et des imams en Turquie. M. Görmez répondait à une question d’un journaliste sur la situation du Séminaire orthodoxe de Halki, à Istanbul, après s’être entretenu avec le patriarche Bartholomée Ier au cours de la première visite au patriarcat d’un chef des affaires religieuses depuis 2001 (…)".

Source: L'Orient-Le jour, Fanarion (photographie de la rencontre)

Le Patriarcat oecuménique fera appel à la Cour européenne des droits de l’homme si le Séminaire de Halki n’est pas réouvert à la fin de l’année

L'agence Romfea, citant le journal turc Hurriyet, a confirmé l'intention du Patriarcat œcuménique de faire appel à la Cour européenne des droits de l'homme si le Séminaire de Halki (fermé par les autorités turques depuis 1971) n'est pas réouvert à la fin de cette année. Il n'y a pas d'obstacle juridique à cette réouverture. Il s'agit simplement d'une décision politique. Actuellement, le patriache Bartholomée prépare une demande au ministère de l'Education. Si il n'y a pas de réponse positive, une action en justice sera entamée.

Source: Romfea

Le premier ministre turc annonce la prochaine réouverture de la Faculté théologique de Halki

HalkiÀ l’occasion de la réunion sur la sécurité nucléaire qui se déroule à Séoul, le président Barack Obama a rencontré le premier ministre turc, qui lui a annoncé la réouverture de la Faculté théologique de Halki. Le président Obama a félicité M. Erdogan « pour les efforts que celui-ci faisait en Turquie afin de défendre les minorités religieuses », ajoutant sa satisfaction d’apprendre la décision de la réouverture de la Faculté de Halki.

Source et photographie : Romfea.gr

Le 6 février a eu lieu l’intronisation du nouvel higoumène du monastère de la Sainte Trinité à Halki, le métropolite de Prousse Mgr Elpidophore

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« Nous nous réjouissons en ce jour, et d’une joie particulière, car nous intronisons higoumène de ce monastère historique, celui qui a été désigné récemment par notre Saint-Synode, notre frère le métropolite de Prousse Mgr Elpidophore, auquel nous transmettons le devoir mais aussi le privilège, l’obligation mais aussi l’honneur de continuer à orner l’histoire et le témoignage du monastère. Nous souhaitons qu’il voit la réouverture de la Faculté théologique de Halki », a observé le patriarche Bartholomée, ajoutant que « le Patriarcat oecuménique, par nos prédécesseurs les patriarches Athénagoras et Dimitri, et particulièrement, qu’on nous permette de le dire, durant plus de vingt ans, par notre humble ministère patriarcal, a constamment fait valoir la légitime demande de réouverture de la faculté aux autorités turques, par une série de mémoires et de lettres patriarcales, mais aussi à toutes autres organisations internationales, gouvernementales ou non, demandant réparation de cette injustice ». Dans son homélie, le patriarche a évoqué encore saint Photius, patriarche de Constantinople, dont la mémoire était commémorée ce même jour, soulignant qu’ayant puisé à la lumière du Christ, « les vifs éclats divins de celle-ci, il les transmit à nous tous par sa vie et ses œuvres.

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L’ambassadeur des Etats-Unis à Ankara (Turquie) a visité l’école théologique de Halki

Anavei keri Le 17 septembre, l'ambassadeur des Etats-Unis à Ankara (Turquie) a visité, avec son épouse, l'école théologique de Halki. avant de partir, il a notamment écrit sur le livre d'or: "Nous prions pour que cette année, 20e anniversaire de l'ascension de sa toute sainteté Bartholomée au trône patriarcal, du cinquantième anniversaire de son  ministère, et des 40e anniversaire de la fermeture de l'école, va se révéler l'année de la renaissance et la réouverture de Halki".

Source (dont photographie): Lumière du Phanar

Bulgarie : soutien du président de la République à la réouverture de l’Ecole de théologie à Chalki

Bulgarie Au cours de l’entretien qu’il eu avec le patriarche œcuménique Bartholomée, le président bulgare, Guéorgui Parvanov a exprimé son plein soutien à la réouverture de l’Ecole de théologie de Chalki et a remercié le Patriarcat œcuménique pour le rôle qu’il joue en faveur de l’unité de l’Eglise bulgare et pour avoir contribué à la libération des prisonniers bulgares en Libye ; de son côté, le patriarche a félicité son hôte pour l’adhésion de son pays, à majorité orthodoxe, à l’Union européenne et pour la collaboration harmonieuse entre l’Eglise et l’Etat en Bulgarie. Les deux parties ont souligné le renouveau de l’orthodoxie en Bulgarie dans la période post-communiste, marqué par la construction de nombreuses églises et institutions ecclésiastiques et une forte participation des fidèles à la vie de l’Eglise.

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Les alternatives à la non-réouverture du Séminaire de Halki

Répondant aux questions de journalistes turcs à l'occasion de la fête de Pâques, le patriarche œcuménique Bartholomée a donné deux alternatives à la non réouverture du Séminaire de Halki, malgré les promesses, plusieurs fois réitérées, du gouvernement turc: l'ouverture d'un séminaire à Alexandroupoli, ou dans une autre région de Grèce près de la Turquie, ou le recours à la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

Source: Ana-mpa.gr

« Ouverture » d’Ankara concernant l’Ecole de théologie de Halki

Dans une déclaration au quotidien Taraf, le président de la direction des Affaires religieuses de Turquie, Mourat Bardacoglou, et son vice-président Mehmed Giormez, se sont prononcés en faveur de la réouverture de l’Ecole théologique de Halki ; ils ont souligné « qu’il n’est pas acceptable qu’une minorité religieuse rencontre la moindre difficulté dans le domaine de la formation de ses propres clercs et de l’éducation religieuse qu’elle désire donner à ses propres enfants », ajoutant qu’indépendamment de l’existence d’opinions divergentes quant à l’ouverture ou non de l’Ecole, ils se doivent, en tant que direction  des Affaires religieuses, d’envisager la chose sous un autre angle, à savoir la liberté religieuse. Le vice-président a également souligné qu’il n’était point correct d’approcher ce thème d’un point de vue politique ni d’ailleurs non plus dans le cadre des relations internationales ou de la réciprocité. Si toutefois le sujet est abordé sous le prisme des valeurs universelles de la religion musulmane, sous l’angle des principes ainsi que de l’expérience historique tels qu’ils ont été vécus par les diverses religions et cultures côte à côté sur la même terre, alors il n’est pas acceptable qu’une minorité religieuse rencontre la moindre difficulté dans le domaine de la formation de ses propres clercs et de l’éducation religieuse qu’elle désire donner à ses propres enfants. « Cela relève de la liberté de croyance ».

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En Turquie, le président américain Barack Obama demande la réouverture du séminaire orthodoxe de Halki

Le Service orthodoxe de presse rend compte ici de la rencontre du président américain Barack Obama et du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le 7 décembre à Ankara. Au cours de celle-ci, le président Obama a demandé la réouverture du séminaire de Halki et que le Patriarcat de Constantinople puisse assurer ses droits vitaux. Le 3 novembre dernier, une rencontre a eu lieu entre le président américain et le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée.

Une résolution en préparation du Sénat des Etats-Unis demande la réouverture « sans condition, ni délai » du séminaire orthodoxe de Halki

Plusieurs sénateurs des États-Unis ont préparé une résolution, qui porte le numéro 356, qui est actuellement examinée par le comité des Affaires étrangères du Sénat américain. Celle-ci demande au gouvernement de la Turquie de faciliter la réouverture du séminaire orthodoxe de Halki, fermé depuis 1971, "sans condition, ni délai". Parmi les sénateurs ayant formulé cette résolution se trouvent Harry Reid, le chef de la majorité sénatoriale, Ben Cardin, président de la commission d'Helsinki, Jeanne Shaheen, en charge des Affaires européennes au comité des Affaires étrangères, Olympia Snowe, Robert Menendez, Sam Brownback.

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Le séminaire de Halki

Le quotidien Le Monde a publié un article intitulé "Le séminaire orthodoxe de Halki, près d'Istanbul, attend toujours sa réouverture". Le séminaire de Halki est fermé par les autorités turques depuis 1971.

Le président américain Barack Obama a plaidé pour la réouverture du séminaire de Halki

Une dépêche du Service orthodoxe de presse rend compte de la demande du président Barack Obama, dans un discours au parlement turc, de la réouverture du séminaire de Halki, lequel est fermé par les autorités turques depuis 1971.

Constantinople : le patriarche Bartholomée demande la création d’une « Chalki-la-Neuve » en Grèce

Bartholomee
Au cours de la visite officielle du premier ministre grec en Turquie, en janvier dernier, le patriarche Bartholomée a demandé au gouvernement grec d’envisager la création et le financement d’une école de théologie qui remplacerait celle de Chalki, en Turquie, fermée depuis 1971, et qui fonctionnerait dans les bâtiments du monastère Sainte-Anastasie, non loin de Thessalonique. Des sources précisent que le patriarche aurait pris cette initiative en dernière minute, en raison de la position inflexible de la Turquie qui a toujours totalement ignoré les nombreux appels lancés en faveur de cette réouverture, y compris ceux de l’administration américaine, et qui se contente de répondre que « la question est à l’étude ». Le site Internet Romfea.gr croit savoir que les membres du synode de Constantinople sont divisés sur la question ; pour les uns, ce geste serait interprété par la Turquie comme un désaveu des droits du patriarcat quant à la réouverture de l’école à Chalki même ; d’autres pensent que la Turquie trompe le patriarcat depuis 37 ans car il n’entre pas dans ses intentions d’autoriser la réouverture de l’école.

Source : Romfea.gr

Chalki : le patriarche de Constantinople se rend au monastère de la Transfiguration

Après la divine Liturgie qu’il a célébrée
dimanche matin au Phanar, le patriarche œcuménique Bartholomée s’est
immédiatement rendu à Chalki pour visiter l’église du monastère de la
Transfiguration, qui est menacé de s’effondrer suite aux dommages causés la
semaine dernière par des ouvriers de l’administration turque des forêts.(Lorsque
le métropolite Apostolos, higoumène de l’école théologique de Chalki s’était
rendu sur les lieux, les ouvriers l’avaient informé que la région allait être
reboisée et que l’église était illégale, à la suite de quoi le patriarche Bartholomée
était immédiatement intervenu auprès des autorités locales pour leur marquer
son mécontentement).
Dimanche, le patriarche a constaté les
dégâts de près ; c’est le toit de l’église qui a subi les plus grands dommages.

Source : Romfea.gr

Dommages irréparables au monastère de la Transfiguration à Chalki

Mardi matin, 13 novembre, une équipe de l’administration turque des forêts a  pénétré sans prévenir dans l’enceinte du monastère de la Transfiguration, un des quatre monastères de l’île de Chalki, a obligé les gardiens et leurs familles à abandonner l’église et leurs habitations, pour ensuite entreprendre les travaux de démolition.
Immédiatement informé par le métropolite Apostolos, higoumène de l’école théologique de Chalki, le Patriarcat de Constantinople est intervenu auprès des autorités ; les travaux ont été interrompus mais les dommages causés sont irréparables.

Source : Voiceofgreece.gr

La réouverture du Séminaire de Halki repoussée par le Parlement turc

Ces
derniers jours, pour satisfaire aux demandes de l’Union Européenne, et des Etats-Unis
pour le point évoqué ici, le gouvernement turc a présenté, en urgence,
plusieurs mesures au Parlement turc. Parmi celles-ci figurait la possibilité de
réouverture du Séminaire orthodoxe de Halki (Patriarcat œcuménique de
Constantinople) fermé depuis 1971. Mais le Parlement a
repoussé
le projet de loi permettant la réouverture du Séminaire de Halki.

Traduction française et
compléments sur cette
page
du site Saint Materne.

Statu quo pour le séminaire de Halki

Rien
de nouveau en ce qui concerne le statut du Patriarcat œcuménique et du séminaire
orthodoxe de Halki après la rencontre au sommet des États-membres du Processus de coopération en Europe du Sud-Est (SEECP)
qui s’est déroulée à Thessalonique, nous apprend le site Internet grec RNN.gr.
Le premier ministre de Grèce a déclaré que la Turquie doit répondre aux
demandes réelles comme le respect des droits religieux et le fonctionnement de séminaire
orthodoxe de Halki pour qu’elle soit admise dans l’Union Européenne. Son homologue
turc a répété pour sa part que les thèses de la Turquie sur ce sujet étaient déjà
connues.

Vers la réouverture du séminaire orthodoxe de Halki

Le site bulgare d’informations orthodoxes  Religiabg.com nous apprend que le quotidien turc Terdjuman, dans son édition du 20 juin, révèle qu’Ankara s’apprête à faire le premier pas concret pour lever l’interdiction de fonctionnement du séminaire orthodoxe de l’île de Halki fermé par les autorités turques en 1971. Il est possible qu’une décision soit prise lors da la prochaine réunion du Conseil de sécurité nationale qui aura lieu à la fin de mois de juin. Le Conseil des ministres turc doit ensuite publier une résolution spéciale qui permettra la réouverture du séminaire. La publication officielle de cette résolution est attendue avant le 3 octobre prochain, date à laquelle débouteront les discussions d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

La visite annuelle de l’Institut de Chambésy (Suisse) à Constantinople

Selon la tradition établie depuis plusieurs années, l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe de Chambésy (Genève) a effectué son pèlerinage annuel au siège du Patriarcat œcuménique à Istanbul du 9 au 13 juin. Conduit par le métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre orthodoxe de Chambésy, le groupe comprenait les professeurs de l’Institut archevêque Job de Telmessos et Constantin Délikonstantis, l’évêque Makarios de Lampsaque, vicaire du métropolite de Suisse, et dix étudiants venant de pays différents (Grèce, Canada, Russie, Biélorussie, Serbie et Géorgie). Au cours de cette visite, les membres de l’Institut ont été reçus en audience par le patriarche Bartholomée, ont participé aux vêpres célébrées au monastère de la Source Vivifiante à Baloukli et à la liturgie du dimanche de Tous les saints, fête également des saints apôtres Barnabée et Bartholomée, célébrée en la cathédrale patriarcale Saint-Georges et présidée par le patriarche. Au programme également la visite de plusieurs hauts lieux de Constantinople : Sainte-Sophie, monastère de Chora, la Vierge des Blachernes ainsi que le monastère de la Sainte-Trinité sur l’île de Halki au large d’Istanbul, siège de la célèbre école théologique du Patriarcat œcuménique, où le groupe a été accueilli par le métropolite Elpidophore de Pruse, higoumène de cette institution. Le programme a été complété par la rencontre avec deux métropolites doyens du patriarcat, Mgr Constantin de Derkos et Mgr Athanase de Chalcédoine, président du conseil d’administration du Centre orthodoxe de Chambésy, qui ont tous les deux reçu très chaleureusement les évêques, les professeurs et les étudiants en théologie de l’Institut.

Source de la photographie : Romfea

Pour la première fois depuis 65 ans un chef d’État hellénique s’est rendu au Phanar

Le 22 mai au matin, le président de la République hellénique Prokopis Pavlopoulos s’est rendu au Phanar, où il a rencontré le patriarche œcuménique Bartholomée.

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Source (avec une vidéo) : Amen. Photographie: Fanarion

Le métropolite de Proussa Elpidophore : « Le Patriarcat œcuménique est inquiet au sujet de la vague de violences qui continue » en Turquie

Le métropolite de Proussa et higoumène de la Faculté de Théologie de Halki, Mgr Elpidophore, a déclaré que le Patriarcat œcuménique était inquiet au sujet de la vague de violence qui continue après le coup d’État manqué en Turquie. Dans une interview donnée au journal cypriote « Kathimerini », alors qu’il séjournait à Paphos en raison du colloque consacré à la Faculté de Halki, le métropolite Elpidophore a répondu ce qui suit au sujet de la situation en Turquie : « La tentative de renversement de l’ordre démocratique nous a fortement inquiétés, à l’instar de toute la société du pays et de tout l’éventail des partis politiques ». Le Patriarcat, cependant, a-t-il mentionné « est une institution purement spirituelle et ecclésiastique et ne s’implique pas dans les différends politiques ou diplomatiques, et s’efforce d’accomplir son œuvre spirituelle avec crainte de Dieu, en respectant la distinction entre l’État et la Religion, comme cela est en vigueur en Turquie ». Le métropolite a ajouté que « assurément, nous sommes inquiets du fait que certains cercles se sont efforcés de nous impliquer dans les rivalités qui se développent actuellement en Turquie mais, heureusement, les falsifications ont été prouvées immédiatement et les tentatives concernées se sont limitées à la marge de la vie politique et sociale ». À la question du journaliste Apostolos Tomaras concernant la position du Patriarcat œcuménique au sujet de la question cypriote, le métropolite de Proussa a répondu : « Notre Patriarcat est passé par des itinéraires historiques concrets qui ont façonné son style et sa conduite actuels. Il ne faut pas que nous oublions que nous sommes l’Église et en tant que tels nous devons nous exprimer devant le monde contemporain ». Le Patriarcat œcuménique, a souligné le métropolite, « ne se mêle pas de problèmes politiques, diplomatiques et d’autres questions internationales, restant fidèle à son rôle spirituel et pastoral. Entre dans ce cadre son immixtion dans une question qui n’est pas de sa compétence. Pour ce qui concerne Chypre, il y les responsables qui ont pour devoir de rechercher une solution juste et viable ». L’Église de Constantinople, a-t-il poursuivi, « malgré le fait qu’elle a payé un grand prix et a subi de sérieuses conséquences depuis qu’est survenu le problème chypriote, n’est pas tombée dans la tentation de sortir de son rôle purement spirituel et ecclésial ». Pour ce qui concerne la situation au Moyen Orient, le métropolite de Proussa a déclaré que les chrétiens de toutes les confessions sont exposés à un danger sérieux, ce qui s’est manifesté depuis le début avec l’enlèvement, il y a plusieurs années, des deux métropolites d’Alep, l’un orthodoxe, Mgr Paul, et l’autre, syriaque, Mgr Jean, dont ont continue curieusement à ignorer le sort.

Source

L’ancien président du Parlement européen au Patriarcat oecuménique

L e 5 septembre dernier, l’ancien président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering a rendu visite au patriarche œcuménique Bartholomée au Phanar. Au cours de la réunion, le politicien allemand a exprimé son intérêt constant et vif pour la situation du Patriarcat œcuménique et de la communauté grecque de la ville. Aussi, il a été question des réfugiés et du sort des chrétiens au Moyen-Orient forcés à quitter leurs pays d’origine. Le patriarche, de son côté a évoqué les 17 siècles de présence du Patriarcat et les problèmes qui restent en suspens, comme la réouverture du séminaire de Halki, les actifs des communautés.

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Le directeur du Bureau de Presse du Patriarcat œcuménique s’exprime au sujet de la tentative de coup d’État en Turquie

Le père Dosithée Anagnostopoulos, directeur du Bureau de presse du Patriarcat œcuménique, a déclaré que le coup d’État manqué en Turquie n’a aucune incidence sur le Patriarcat, de même que sur la communauté hellénique de Constantinople. Depuis la veille du coup d’État jusqu’à maintenant, aucun changement n’a été relevé pour les Grecs de la ville, ainsi que pour ce qui concerne leurs relations avec la population turque. « Aucun acte provocateur n’a été enregistré, et nous n’avons été menacés par personne. Toutes les églises orthodoxes, les écoles et les associations grecques fonctionnent normalement. Aucune intervention n’a eu lieu dans la presse de langue grecque. Nous n’avons rien subi de négatif » a souligné le père Dosithée, qui a ajouté que les mesures de sécurité restent les mêmes que précédemment. « Il n’y a pas eu le moindre doute que quelque chose pourrait se produire, nécessitant l’augmentation du nombre des policiers », a-t-il précisé, ajoutant que la vie quotidienne demeure à son rythme normal, et que les incidences des événements sur la société turque se manifesteront plus tard. En outre, le père Dosithée exprime son étonnement quant aux dimensions qu’a pris le voyage du patriarche Bartholomée en Slovénie. « C’est à tort que l’on a écrit en Grèce que le patriarche était parti de Constantinople parce qu’un coup d’État militaire avait été signalé et qu’il en avait été informé. Le voyage patriarcal était programmé avant Pâques. Le fait qu’il soit parti quatre heures avant que le coup d’État se soit manifesté est fortuit. Le patriarche est revenu normalement l’après-midi du mercredi 27 juillet et se trouve chaque jour à son bureau ». De même, aucun développement n’a eu lieu après les événements récents pour ce qui concerne la Faculté de Halki. « Comme dans le passé, le gouvernement turc ne nous a pas dit clairement ce qu’il souhaite, cela vaut encore pour maintenant. Les choses ne s’améliorent pas, et n’empirent pas non plus. Mais cela vaut généralement pour toutes les affaires en suspens concernant la communauté grecque en relation avec le gouvernement turc ». Le 27 juillet, la fête patronale de l’église Saint-Pantéléimon dans la partie Est de Constantinople a eu lieu sans problèmes, avec la participation de trois métropolites et la participation des fidèles, tandis que toutes les manifestations religieuses auront lieu normalement par la suite, dont la visite du patriarche aux camps de jeunes sur l’île de Proti, comme il le fait chaque année. En outre, le père Dosithée qualifie de mensonge grossier le fait que l’on aurait enlevé les panneaux en langue grecque des institutions helléniques de Constantinople : « Si vous étiez ici, je vous amènerais voir La Grande Ecole de la Nation, où à l’extérieur, le nom de l’école est inscrit en grec. La même chose vaut pour le Lycée Zographe. On n’a pas relevé le moindre changement dans les relations du gouvernement turc envers les minorités locales ». Enfin, le père Dosithée souligne que la nuit du coup d’État, les seuls édifices religieux attaqués ont été une église catholique-romaine de Trébizonde, ainsi qu’un temple protestant turc à Malatya.

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Déclaration du métropolite d’Allemagne Augustin (Patriarcat de Constantinople) au sujet de la décision de l’absence de l’Église orthodoxe russe au Concile panorthodoxe

« Nous, à Chalki [faculté où a étudié le métropolite Augustin, ndt], avons appris de façon vitale la profondeur de la vertu de la conscience ecclésiale. Pour cette raison, j’espérais jusqu’au dernier instant que l’Église de Russie qui a reçu – comme elle l’a fait, son autocéphalie très vantée de l’Église-Mère de Constantinople – aurait acquis après cinq siècles, et plus encore après les malheurs qu’elle a subis pendant les longues années d’athéisme, si ce n’est pas autre chose, au moins un esprit ecclésial sain et qu’elle se serait élevée à la hauteur des circonstances. Naturellement, la hauteur est le fait de ceux qui ont un esprit courageux dans les faits et non dans les paroles, et de ceux qui sont grands dans la foi et non dans le nombre. Le prétexte avancé était attendu par beaucoup, et le terrain préconciliaire, au moyen de préparatifs connus de tous, avait été déjà passablement miné par des obstructions prétendues et absurdes, visant à l’annulation et non à l’ajournement du saint et grand Concile. Ils ont placé l’intérêt personnel mal compris qui s’appuie sur des préoccupations ethnophylétistes et de primauté au-dessus de l’intérêt supérieur de l’unité de notre sainte Église orthodoxe. Mais cela ne doit pas nous étonner lorsqu’une Église se conduit avec une logique et un esprit d’autorité séculière. Il reste encore du temps pour qu’ils reconsidèrent leur position et agissent conformément à l’intérêt bien compris de notre Église ».

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Une procédure judiciaire de la part de l’Etat turc visant à reprendre les terres restituées au Patriarcat œcuménique de Constantinople

aabadoluajansi_2012_20121010094945« La Turquie vient d’entreprendre une action judiciaire contre le Patriarcat œcuménique de Constantinople afin d’annuler les actes juridiques par lesquels des terrains étaient revenus au siège patriarcal orthodoxe dans le respect des lois disposant la restitution aux communautés religieuses minoritaires des biens leur ayant été séquestrés par le passé par les autorités turques. (…) Le procès, intenté ces derniers jours par les institutions d’Ankara, vise en particulier à exproprier à nouveau le Patriarcat d’un terrain de quelques 40 ha sis à Goksu et d’une autre zone, située elle à Umit, qui avait été assignée à l’Institut de théologie orthodoxe d’Halki au cours de ces quatre dernières années. »

Source (et intégralité de l’information): agence Fides. Également: Cath.ch, Radio Vatican. Photographie: entrée du Séminaire de Halki.

Visite au Patriarcat œcuménique de Constantinople du métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Tikhon a accepté l’invitation de Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée, à concélébrer la divine liturgie en l’église patriarcale Saint-Georges au Phanar, le Dimanche de l’orthodoxie, les 19 et 20 mars. Le métropolite Tikhon avait accepté précédemment des invitations similaires du patriarche Bartholomée. En décembre 2014, il avait visité la Faculté de théologie de Halki ainsi que le patriarcat avec l’archiprêtre John Jillions, chancelier de l’OCA, les archiprêtres John Behr et Alexander Rentel, du Séminaire Saint-Vladimir de New York. En juin 2015, le métropolite Tikhon et le père Alexandre s’étaient rendus au patriarcat à l’occasion de la réunion du comité exécutif de l’Assemblée des évêques canoniques des États-Unis d’Amérique. Accompagné par le père John Jillions, le métropolite Tikhon est arrivé à Istanbul le samedi 19 mars, peu après qu’un attentat terroriste ait fait plus de 30 victimes dans le quartier touristique de la ville. La délégation a été accueillie par le diacre Niphon, un moine né aux États-Unis, qui dirige le secrétariat en langue anglaise du Patriarcat depuis 2008. Le samedi soir, le métropolite Tikhon et l’archiprêtre John Jillions ont assisté aux Vêpres en l’église patriarcale Saint-Georges, présidées par le patriarche Bartholomée, qui les a invités dans son bureau après l’office. « Le métropolite Tikhon a transmis les salutations de la part du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique », a déclaré le père John. « Il a discuté avec Sa Toute-Sainteté la question du saint et grand Concile qui approche, la récente visite de Sa Béatitude [le métropolite Tikhon] à Son Éminence l’archevêque Léon et à l’Église de Finlande – une Église autonome sous la juridiction du Patriarcat œcuménique -, le travail de l’Assemblée des évêques canoniques aux États-Unis d’Amérique, les perspectives d’un dialogue formel renouvelé avec le Patriarcat concernant l’unité orthodoxe et la régularisation canonique de l’Église en Amérique du Nord. Sa Toute-Sainteté, à son tour, a fait bon accueil à la discussion, rappelant son engagement dans ces questions avec le défunt protopresbytre Jean Meyendorff et avec Son Éminence le défunt archevêque Pierre (L’Huillier) » a ajouté le père Jean. « Il était entendu que, tandis que des différences subsistent en ce qui concerne la nature de l’autocéphalie [de l’OCA], cela ne constituait pas un obstacle à la communion et à la concélébration ». Après un échange de cadeaux, le patriarche Bartholomée a encouragé le métropolite Tikhon à lui rendre à nouveau visite à l’avenir. Après la rencontre, le métropolite Tikhon et le père John on dîné avec le patriarche Bartholomée et certains des membres du Saint-Synode patriarcal, dont S.E. le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, avant de réciter l’office de préparation à la sainte communion. Le Dimanche de l’orthodoxie, le 20 mars, le métropolite Tikhon a concélébré la divine liturgie avec le patriarche Bartholomée et les membres du Saint-Synode patriarcal, dont un certain nombre exercent leur ministère aux États-Unis et sont bien connus au métropolite grâce à l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques de ce pays. Après la liturgie patriarcale, un service de requiem a été célébré pour eux qui ont souffert et sont morts pour la foi orthodoxe, avec une procession, au cours de laquelle était portée l’icône des Pères du VIIème concile œcuménique. Le dimanche après-midi, le patriarche Bartholomée et le métropolite Tikhon se sont rendus dans une paroisse locale pour la célébration des vêpres du Dimanche de l’orthodoxie. Un bref concert exécuté par un groupe de chanteurs et de musiciens de Grèce du Nord, s’ensuivit dans la salle paroissiale. Le patriarche Bartholomée fit ensuite de chaleureux adieux au métropolite Tikhon et au père John avant leur départ, le lundi matin 21 mars. Des photographies de l’événement sont disponibles ici. Le métropolite Tikhon a fait la déclaration suivante sur son voyage à Constantinople : « Au clergé, aux membres de l’ordre monastique, et aux fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique. Je viens de revenir d’une visite à Constantinople, où j’ai été invité à concélébrer par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Bartholomée, pour la fête du Dimanche de l’orthodoxie, au Patriarcat œcuménique. L’une de mes responsabilités principales en tant que primat est de représenter l’Église orthodoxe en Amérique dans ses relations avec les autres Églises orthodoxes. Ce voyage tout récent est le dernier d’une série de visites officielles que j’ai entreprises depuis mon élection au rang de métropolite, y compris des visites aux Églises de Russie, Géorgie et Finlande. Une concélébration du métropolite de l’Église orthodoxe en Amérique avec le patriarche œcuménique n’a jamais eu lieu historiquement et était rendue difficile, en premier lieu, en raison de compréhensions différentes qu’ont nos Églises respectives au sujet de l’autocéphalie et de son octroi. Ces compréhensions différentes demeurent, mais, depuis 2009, le nouveau contexte des Assemblées épiscopales a ouvert des opportunités pour un dialogue renouvelé sur l’unité orthodoxe en Amérique du Nord, qui est un engagement essentiel de l’Église orthodoxe en Amérique et qui se trouve au centre de notre vision de l’orthodoxie nord-américaine. La communion eucharistique et la concélébration le jour du Dimanche de l’orthodoxie ont montré de façon visible et publique la conviction, souvent exprimée par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique, à savoir que l’Église orthodoxe en Amérique, ses évêques, son clergé et son peuple sont inclus dans la famille des Églises orthodoxes canoniques, tout en maintenant simultanément la position selon laquelle l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Amérique n’est pas reconnue. Toutefois, l’Église orthodoxe russe, avec les Églises de Géorgie, Bulgarie, Pologne et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, confirment et reconnaissent l’autocéphalie de notre Église. Du fait que l’autocéphalie de l’Église orthodoxe n’est pas reconnue universellement, notre Église n’a pas été invitée aux conférences inter-orthodoxes préparatoires au saint et grand Concile. Nous ne sommes pas non plus invités à celui-ci. C’est notre espoir et notre attente que les Églises orthodoxes trouveront un mode approprié pour inclure notre Église dans les processus inter-orthodoxes à l’avenir. L’Église orthodoxe en Amérique a maintenu sa position constante sur la question de l’unité canonique en Amérique du Nord depuis l’époque du Tomos (le décret officiel) d’autocéphalie octroyé en 1970 par l’Église orthodoxe russe, dont le désir était de travailler dans la direction « de la normalisation des relations entre les différentes juridictions ecclésiastiques en Amérique », dans l’espoir que l’octroi de l’autocéphalie « servirait au bien de l’Église orthodoxe en Amérique et à la gloire de Dieu ». En même temps, nous étions appelés à « demeurer dans des relations fraternelles avec toutes les Églises orthodoxes et leurs primats, ainsi que leurs évêques, clercs et pieux troupeaux, qui sont en Amérique et qui, à l’heure actuelle, maintiennent de facto leur dépendance canonique et juridictionnelle existantes de leurs Églises nationales et leurs primats ». Cette visite toute récente, à l’invitation de Sa Toute-Sainteté était une occasion d’exprimer notre amour fraternel et nos bonnes relations avec le Patriarcat œcuménique, tout en restant néanmoins fermes quant à notre vision de l’orthodoxie en Amérique du Nord. Ce faisant, nous maintenons l’équilibre ecclésial qui est exprimé par la structure de l’Église orthodoxe qui, selon les paroles de Sa Toute-Sainteté, « ne reconnaît qu’une autorité : le concile de ses hiérarques canoniques. Hors d’une décision conciliaire, la distinction entre orthodoxie et hérésie n’est pas possible. Les dogmes et les saints canons portent le sceau de la conciliarité. L’orthodoxie est l’Église conciliaire ». Je demande les prières de tout le clergé, des membres de l’ordre monastique et des fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique, pour tous les primats orthodoxes et leurs Églises, avec leurs évêques et leurs fidèles en Amérique du Nord, afin que nous puissions réaliser les paroles de la prière du Seigneur : « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17,21). Avec amour en Christ, + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada ».

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Radio (“Orthodoxie” sur France-Culture) – podcast: “Bibliothèques monastiques. II. L’époque post-byzantine »

Ci-dessous: le podcast audio de l’émission Orthodoxie, sur France Culture, du 1er novembre. L’émission a pour sujet “Bibliothèques monastiques”. Il s’agit de la deuxième partie (première) consacrée à l’époque post-byzantine. Présentation: « Les grandes bibliothèques des monastères orthodoxes comme lieux de conservation et de diffusion du savoir. Émission réalisée dans le sillage du colloque Around the Holy Trinity of Halki tenu du 14 au 16 octobre dernier à Istanbul sur la bibliothèque constituée au 16e siècle par le futur patriarche de Constantinople Métrophane III au monastère de la Sainte-Trinité sur l’île de Chalki (Heybeliada). 2e émission : les monastères haut lieu de conservation des livres anciens à l’époque post-byzantine ; les récits de voyageurs source fodamentale de notre connaissance des monastères et de leurs bibliothèques (quelques exemples : Samuel Slade, John Covel, Charles Olier de Nointel et Antoine Galland) ; quelques voyageurs russes ; la dispersion des livres à travers le monde. » Les invités sont : André Bingseli, chargé de recherche au CNRS, directeur de la section grecque de l’institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT), Matthieu Cassin, chargé de recherche au CNRS, membre de la section grecque de l’IRHT, Véra Tchentsova, chercheur associé au laboratoire “Orient et Méditerranée” (CNRS).

Radio (« Orthodoxie » sur France-Culture) – podcast: « Bibliothèques monastiques. I. Les temps byzantins « 

Ci-dessous: le podcast audio de l’émission Orthodoxie, sur France Culture, du 1er novembre. L’émission a pour sujet « Bibliothèques monastiques ». Il s’agit d’une première partie consacrée aux temps byzantins. Présentation: « Les grandes bibliothèques des monastères orthodoxes comme lieux de conservation et de diffusion du savoir. Émission réalisée dans le sillage du colloque Around the Holy Trinity of Halki tenu du 14 au 16 octobre dernier à Istanbul sur la bibliothèque constituée au 16e siècle par le futur patriarche de Constantinople Métrophane III au monastère de la Sainte-Trinité sur l’île de Chalki (Heybeliada). 1e émission : présentation du colloque Around the Holy Trinity ; les monastères byzantins, grands centres de culture (quelques exemples : Sainte Catherine de Sinaï, Saint Sabas de Jérusalem, Athos, Saint Jean Prodrome de Pétra) ; parallèles avec la Russie (Grande laure de Kiev) ; premiers échanges avec l’Occident. » Les invités sont : André Bingseli, chargé de recherche au CNRS, directeur de la section grecque de l’institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT), Matthieu Cassin, chargé de recherche au CNRS, membre de la section grecque de l’IRHT, Véra Tchentsova, chercheur associé au laboratoire « Orient et Méditerranée » (CNRS).

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Jovan Nikoloski