21/08/2017
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Category Archives: Europe

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L’Église orthodoxe d’Ukraine a exprimé sa préoccupation au sujet de l’activité sur son territoire de deux évêques du Patriarcat de Constantinople

Le Saint-Synode de l’Église d’Ukraine a exprimé sa préoccupation au sujet de l’activité de hiérarques appartenant à une autre Église locale sur le territoire canonique de l’Église orthodoxe d’Ukraine sans l’accord de la hiérarchie de celle-ci. Ladite préoccupation a été mentionnée lors de la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine le 24 juin (Procès-verbal N°25). Il est question de l’activité, sur le territoire canonique de l’Église orthodoxe d’Ukraine, de deux évêques du Patriarcat de Constantinople, les évêques d’Edmonton et du diocèse du Canada occidental Hilarion (Rudnik) et de Pamphylon Daniel (Zelinski). Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a demandé au métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre de s’adresser au patriarche œcuménique Bartholomée Ier pour que la situation soit clarifiée.

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Doxologie en la cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas de Luxembourg à l’occasion de la fête nationale du Grand-Duché

Le dimanche 21 juin a eu lieu une doxologie (Te Deum) à l’occasion de la de la fête nationale du Grand-Duché en la cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas de Luxembourg. La liturgie, puis la doxologie qui suivait, ont été présidées par le métropolite de Belgique, exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athénagoras (Patriarcat œcuménique). Il était assisté des archiprêtres Spyridon Tsekouras (Patriarcat œcuménique), Zoran Radivojević (Patriarcat de Serbie), du prêtre Georges Machtalère (Église orthodoxe russe hors-frontières) et du prêtre Constantin Dutuc (Patriarcat de Roumanie). Le grand-duc était représenté par Pierre Bley, maréchal de la Cour. Étaient présents l’ambassadeur de Grèce au Luxembourg, Théodore Georgakellos, le représentant de l’archevêque catholique-romain du Luxembourg et encore d’autres personnalités. À l’issue de la doxologie, le métropolite de Belgique Athénagoras a exprimé les sentiments de reconnaissance de tous les orthodoxes envers l’État accueillant du Luxembourg et pour l’estime dont jouit l’Église orthodoxe dans un pays traditionnellement catholique-romain qui ouvre ses bras et accepte, mais aussi protège, les autres communautés religieuses et particulièrement l’orthodoxie qui, depuis 1997, est l’une des religions reconnues par l’État. Une réception a suivi au centre spirituel de l’église, où le métropolite a eu l’occasion de parler avec le maréchal de la Cour, auquel il a transmis le souhait des orthodoxes que le grand-duc leur fasse l’honneur de sa présence en la cathédrale orthodoxe pour rencontrer ainsi les fidèles du diocèse métropolitain. Le maréchal de la Cour du Grand-Duché a répondu chaleureusement et a promis de transmettre ce souhait au grand-duc. Il convient de mentionner que le grand-duc montre un intérêt particulier envers la protection des religions reconnues dans son État.

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L’archiprêtre Victor Potapov : « Staline a utilisé l’Église, il ne l’a pas fait renaître »

Archiprêtre Victor Potapov

Archiprêtre Victor Potapov

L’archiprêtre Victor Potapov, recteur de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Washington (Église orthodoxe russe hors-frontières) s’est exprimé sur le site orthodoxe russe Pravmir.ru au sujet de la réhabilitation de Staline, prônée dans certains milieux en Russie. Nous reproduisons ci-dessous sa déclaration in extenso.

« Je n’ai jamais vécu en Russie, mais je me rappelle, dans mon enfance, comme ma grand-mère et mon grand-père m’ont raconté ces horreurs que Staline a accomplies contre notre peuple très éprouvé, et j’ai été éduqué par leurs récits. Ensuite, parvenu à l’âge mûr, j’ai commencé à lire des livres sur l’histoire récente de la Russie et j’ai pu me convaincre de la véracité de leurs paroles. Lorsque j’étais au séminaire, nous, étudiants, vénérions profondément les néomartyrs de Russie, prenant connaissance des détails effrayants de leurs souffrances. Pour moi, il a toujours été évident que Staline était un tyran, l’un de la série des plus terribles tyrans du XXème siècle avec Lénine, Staline, Hitler, Mao Tse Toung et autres. J’ai travaillé à la radio « La voix de l’Amérique », je diffusais des documents sur les répressions, examinant minutieusement tout se qui était retransmis sur les ondes. Je n’ai jamais eu de doutes sur le rôle de la personne de Staline dans l’histoire de la Russie. Aussi, je suis étonné aujourd’hui par l’amnésie du peuple russe, car les personnes âgées qui se rappellent les noms de ceux qui ont péri lors des répressions – leurs parents et proches – vivent encore. Comment peut-on, au début du XXIème siècle, éprouver de la nostalgie pour ces temps-là ? Des dizaines de millions de personnes ont été tuées suite à ces répressions. J’étais au polygone de Boutovo encore avant que ne soit érigée l’église dédiée aux Néomartyrs et Confesseurs de Russie, et j’y ai appris beaucoup de choses nouvelles sur les fusillades massives qui s’y sont produites. Quelques centaines de personnes étaient liquidées quotidiennement. Comment peut-on tuer chaque jour de 200 à 300 personnes, cela est simplement incompréhensible pour un homme normal. Les tchékistes avaient amené en ambulance à Boutovo un vieil évêque, le métropolite de Petrograd Séraphim (Tchitchagov), et il avait été porté sur une civière à l’emplacement où on l’a fusillé – voici où en était arrivée la folie du pouvoir. La deuxième fois, j’étais à Boutovo en 2007, lorsque l’église a été solennellement consacrée par le patriarche Alexis II et le primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, le métropolite Laur. Or nul parmi nous, représentants de l’Église hors-frontières, n’aurait pu concevoir qu’une époque verrait le jour en Russie où l’on tenterait de réhabiliter Staline. À cette occasion, le métropolite Hilarion (Alfeev) s’est prononcé avec une certaine autorité, disant clairement que Staline était un tyran, et que cette victoire que la Russie a remporté durant la seconde guerre mondiale, s’est produite grâce au peuple et en dépit de Staline. C’est un fait que dans les années 1930, il y eut les répressions massives, tout l’état-major fut anéanti, tout ce qu’il y avait de meilleur dans l’armée russe. Néanmoins, la Russie, avec des pertes énormes, a remporté la victoire, parce que le peuple a défendu sa patrie. Naturellement, on en a expédié beaucoup mourir pour Staline, mais peu nombreux étaient ceux qui étaient inspirés par sa personne, par son faciès de bourreau. Les gens sont morts pour la patrie. Différents mythes se reproduisent au sujet de la personne de Staline. Entre autres qu’il a fait renaître la vie ecclésiale en Russie. Or Staline a fait renaître une apparence de l’Église afin d’utiliser celle-ci, d’élever le niveau de patriotisme pendant les années de guerre, tout cela est absolument évident. Le métropolite Serge (Stragorodsky), le premier, s’est adressé au peuple par les paroles « frères et sœurs » au début de la guerre, et Staline s’est simplement emparé de cette expression. En Ukraine occidentale et en Biélorussie, au début de la guerre, s’est produit une ouverture spontanée des églises sur les territoires occupés par les Allemands, et Staline ne pouvait ne pas remarquer que l’ouverture de milliers d’églises en Ukraine et en Biélorussie avait relevé le moral de la population. Il avait compris que l’on pouvait utiliser l’Église pour ses propres buts. Et il a libéré les évêques, a convoqué une Assemblée des évêques, parce qu’il regardait l’avenir, il savait que le peuple soviétique vaincrait et que l’on pourrait occuper l’Europe orientale, en utilisant pour cela l’Église. À quoi est liée une telle renaissance de la popularité de Staline ? Il est possible que ce soit l’ignorance et la mauvaise connaissance de l’histoire par une partie significative de la population de l’ex-URSS. Mais naturellement, cela nous inquiète beaucoup. En Occident, il y a une propagande antirusse, et pour nous, Russes américains, il est pénible de voir que nous en donnons nous-mêmes l’occasion. Lorsqu’on nous montre des articles ou des déclarations de différentes personnalités publiques qui louent Staline, nous sommes décontenancés. Nous nous efforçons de nous justifier : « Tout le monde ne pense pas comme ça », mais les faits restent les faits. Ou encore la déclaration de l’évêque de Gorodets et Vetloujsk Augustin sur Staline, laquelle est publiée, on peut le lire et en tirer des conclusions, or il s’agit d’un hiérarque de l’Église orthodoxe russe. Encore une fois, on veut justifier, mais c’est injuste. Il est très compliqué de réagir calmement et d’éviter l’émotion lorsque l’on veut faire passer le noir pour le blanc. J’espère beaucoup que le bon sens l’emportera et que cette folie va s’arrêter, et qu’il se trouvera des historiens courageux qui feront retentir la vérité sur Staline et aideront les gens à s’y retrouver dans l’histoire du pays. Parce que tout ce qui se produit aujourd’hui autour de la réhabilitation de la personne de Staline, est une véritable attaque de l’ennemi de notre salut contre le peuple russe ».

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À l’occasion du millénaire du trépas du grand-prince Vladimir égal-aux-apôtres, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a rédigé un message au peuple ukrainien, au sujet de la guerre et de la résolution du problème ecclésial dans le pays

« En 2015 est commémoré le millénaire du trépas du saint grand-prince et égal-aux-apôtres Vladimir. À cette occasion, des solennités auront lieu en Ukraine, tant au niveau ecclésial que gouvernemental. Celles-ci sont appelées à témoigner de la signification de l’héritage du saint gouvernant pour nous, ses descendants, auxquels il a été donné de vivre au turbulent XXème siècle. En 988, le prince Vladimir a fait un choix décisif en faveur du christianisme oriental. Il a adopté lui-même la foi du Christ et a initié le baptême de ses compatriotes. Le baptême a non seulement changé de façon fondamentale la vision du monde du prince Vladimir et sa vie personnelle, mais a eu une influence cruciale sur la vie de toute l’ancienne société russe. C’est précisément du temps du saint prince Vladimir que naquit la culture chrétienne orthodoxe originale et nationale qui, au cours des siècles, a défini la voie historique du peuple ukrainien. 

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Au nom des membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine,
+ Onuphre, métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine, Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine.

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Homélie du patriarche œcuménique Bartholomée à l’occasion de la parution en langue turque de la vie de saint Païssios du Mont Athos

«DAVETYE PAİSİOS EN SON REVİZE HALİ Le Patriarcat œcuménique et nous-même personnellement accueillons avec beaucoup de joie et d’émotion ce soir la traduction en langue turque de la vie de saint Païssios l’Athonite, originaire de Farassa de Cappadoce, une grande figure spirituelle contemporaine de la Sainte Montagne et de toute l’Église orthodoxe. Il a été récemment inscrit sur la liste des saints de l’Église orthodoxe, sur décision officielle du Patriarcat œcuménique, traduisant ainsi la conscience du plérôme de notre Église sur sa sainteté. Et nous le disons avec émotion, car la manifestation de ce soir à l’occasion de la circulation officielle de cette traduction est réalisée lors d’une heureuse coïncidence : à savoir immédiatement après notre retour de notre pèlerinage désormais annuel en Cappadoce, le lieu d’origine du saint et, deuxièmement, peu après la fête de la Synaxe des Pères du Mont Athos [le deuxième dimanche après la Pentecôte, ndt]. Cette fête a été célébrée solennellement hier sur la Sainte Montagne, et durant celle-ci a été mentionné, pour la première fois, parmi les saints, l’Ancien Païssios, notre Acte patriarcal et synodal y relatif ayant été lu en l’église très sainte du Protaton à Karyès sur le Mont Athos. Saint Païssios, ayant la double identité de moine athonite et de cappadocien, continue la célèbre tradition ascétique cappadocienne, laquelle a ses origines dans la personne de saint Basile le Grand et s’est poursuivi jusqu’aux jours du célèbre Hadji-éfendis, le vénérable Arsène de Cappadoce qui baptisa le saint. Ayant encore un souvenir frais de notre récent pèlerinage au lieu d’origine du saint, tous nos sentiments sont remplis du parfum spirituel de la Cappadoce qui enfanta tant de saints. Aussi, nous souhaitons vous rendre tous participants de l’affermissement et de la consolation divine que nous avons reçus de la Grâce demeurant dans « les vastes espaces de la Cappadoce », du témoignage, du martyre, du sacrifice, de la kénose, des larmes, de la prière, des persécutions et des calamités jusqu’au « désespoir même de conserver la vie » des générations orthodoxes qui y ont vécu. La Cappadoce a reçu avec beaucoup de simplicité l’appel de Dieu, la semence évangélique et, se mettant à la suite du Seigneur « par la porte étroite » (Lc XIII,24), elle « donna du fruit au centuple » (Lc VIII,8), des fleurs de piété, des saints dont le nom est connu, mais aussi des hommes de Dieu anonymes, porteurs de la tradition ascétique de l’Orthodoxie, des confesseurs et des abstinents, qui ont atteint la perfection avec les esprits des justes. Tous ceux-ci, indubitablement, même après l’interruption de la présence continue orthodoxe durant des siècles en ce lieu, ne cessent d’intercéder pour leurs descendants et héritiers de leurs vénérables traditions, pour leurs terres qui ont été abreuvées par la sueur de leurs labeurs et le sang de leurs cœurs et, ce qui n’était pas rare, par leur martyre pour le Christ et la foi en Lui. Rendant grâces à Dieu pour la bénédiction d’avoir dans notre héritage ce lieu béni, nous plaçons tout notre espoir dans Son amour et dans l’intercession des saints de Cappadoce : Jean le Russe, Georges de Néapolis, le néomartyr Théocharis de Néapolis, les saints Arsène et Païssios l’Athonite. Et encore, les grands Cappadociens, saint Basile le Grand, saint Grégoire le Théologien et saint Grégoire de Nysse, sainte Macrine et encore d’autres, dont le Seigneur connaît les noms, n’ont pas cessé de protéger les lieux où ils sont nés, de renforcer notre espoir que, « maintenant et toujours » se poursuivra le témoignage éternel, par ce qui est visible et invisible, par les anges et les hommes et la célébration de la divine Liturgie dans les lieux terrestres où ceux-ci se sont sanctifiés, et ont sanctifiés les lieux, dont ceux de la sainte Cappadoce. Nous vous témoignons avec émotion que saint Païssios, tout en étant cappadocien, appartient au monde entier, comme en témoigne la traduction de sa vie et de son enseignement en de nombreuses langues, dont maintenant le turc, mais aussi que la vénération de sa sainte figure est le lot non seulement des Orthodoxes grecs, mais également des fidèles des autres Églises orthodoxes, lesquelles se sont empressées de promouvoir sa sainte personne, dès qu’elles eurent connaissance de son introduction dans liste des saints de notre Église. En conclusion, nous souhaitons partager avec vous encore une pensée : les Cappadociens avaient une longue tradition de littérature chrétienne turcophone, les célèbres « karamanlidika » [littérature rédigée en langue turque avec des caractères grecs, ndt] qui était essentiellement chrétienne. Nous croyons que la Providence divine a incité ceux qui aiment le saint à traduire sa merveilleuse vie en langue turque de telle façon que celui-ci devienne la propriété également des lecteurs turcophones. Nous ressentons que, par cette traduction, continue d’une certaine façon la pieuse tradition des lettres « karamanlies », bien qu’en utilisant la langue turque contemporaine, tandis que les « karamanlidika », comme on le sait, dérogent quelque peu à celle-ci, présentant des différences dialectales et étant écrits à l’aide de caractères grecs. Nous sommes convaincus que la présente édition de la vie de saint Païssios, qui a été composée par deux hommes qui ont vécu très près de lui et ont été ses enfants spirituels et compagnons d’ascèse, le défunt Ancien Isaac qui venait du Liban et son disciple le hiéromoine Euthyme, supérieur de la sainte Kalyve de la sainte Résurrection du Seigneur sur le Mont Athos, aidera un grand nombre de nos contemporains à connaître la grandeur du saint, à s’émerveiller de ses exploits spirituels et de son amour pour Dieu, ainsi qu’à l’invoquer pour demander son aide et sa grâce ».

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Une nouvelle rue en Serbie portera le nom du patriarche Paul

Une nouvelle rue portera le nom du patriarche Paul (Stojčević, 1914-2009), cette fois à Zrenjanin, en Voïvodine. La majorité des députés du Conseil municipal a voté pour renommer la rue Strossmayer « rue du patriarche Paul ». Le maire-adjoint de Zrenjanin, Saša Santovac a souligné que, de cette façon, les autorités municipales ont démontré qu’elles attribuaient une importance particulière aux hommes qui ont marqué l’époque contemporaine. Le Patriarche Paul, a-t-il ajouté, est devenu l’exemple à suivre pour diriger l’Église dans une période difficile et tragique de l’histoire. L’initiative du changement de nom de la rue a été prise par l’association « Soyons des hommes » [expression du patriarche Paul, ndt], créée il y a deux ans. Commentant cet événement, ses représentants ont mentionné que la personnalité du cardinal Joseph Strossmayer, auquel était dédiée la rue, était très controversée chez les Serbes. « Il s’était prononcé pour l’union des Slaves du Sud, mais sous la couronne des Habsbourg et sous le patronage et la juridiction du pape de Rome », a déclaré l’un des initiateurs du changement de nom de la rue. Toutefois, les autorités communistes de Yougoslavie avaient un regard positif sur Strossmayer et ses idées. Quant à la ville elle-même, elle s’appelait dans le passé « Petrovgrad » [« Ville de Pierre », en l’honneur du roi Pierre Ier de Serbie, ndt]. En 1946, la ville a été renommée Zrenjanin, en l’honneur du partisan communiste Žarko Zrenjanin. Entre la première et la seconde guerre mondiale dans cette ville se trouvait l’une des plus grandes colonies russes et il existait une église orthodoxe russe. Récemment, l’un des boulevards de la ville de Novi Sad, également en Voïvodine, a reçu le nom du patriarche Paul.

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Dans une interview accordée au journaliste Andrea Tornielli, le patriarche Bartholomée s’est exprimé au sujet de la célébration commune de Pâques proposée par le pape François

Dans une interview accordée au journaliste Tornielli pour le site « Vatican insider », le patriarche Bartholomée a abordé l’encyclique du pape François sur l’écologie, mais aussi la célébration commune de Pâques proposée par celui-ci :

François a proposé une fois de plus un accord sur une date fixe pour la célébration de Pâques. Êtes-vous d’accord avec cette proposition ?

– Des discussions dans l’Église orthodoxe concernant la célébration fixe ou commune de Pâques, comme fête des fêtes, ont lieu depuis plus d’un demi-siècle. En fait, les consultations panorthodoxes précédentes, pour la préparation du Saint et Grand Concile prévu à Istanbul l’année prochaine, ont pris en considération différentes options scientifiques et liturgiques visant à une telle possibilité. Cependant, durant les années récentes, et particulièrement après la chute du rideau de fer, des éléments significatifs au sein de certaines Églises nationales ont malheureusement résisté à un tel développement ou changement. Il n’y a pas de doutes qu’un accord sur une date fixe pour une célébration commune de Pâques serait bénéfique, particulièrement pour les chrétiens vivant dans les pays d’Amérique, d’Europe occidentale et d’Océanie. Néanmoins, que l’on soit d’accord ou non au niveau personnel, une telle proposition devrait être discutée sur une base panorthodoxe afin de ne pas rompre l’unité au sein des Églises orthodoxes elles-mêmes.

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Le patriarche de Moscou Cyrille : « Environ 15 000 femmes ont renoncé à l’avortement grâce à l’Église »

Environ 15 000 femmes ont renoncé en Russie à pratiquer l’avortement grâce à l’activité des représentants de l’Église pour prévenir celui-ci, et cette dynamique est en constante croissance. C’est ce qu’a communiqué le patriarche de Moscou Cyrille samedi dernier, lors d’une rencontre avec les lauréats biélorusse du concours primé international « Initiative orthodoxe ». « Si l’on parle en général de la solution du problème démographique, le plus efficace est d’éviter les avortements. C’est bien plus efficace que les primes à la naissance, pour lesquelles la Russie dépense beaucoup d’argent. Aussi, nous nous occupons maintenant de cela et nous travaillons sur un projet de loi qui, peut-être, sera adopté, ce que j’espère beaucoup » a déclaré le patriarche. Celui-ci a rappelé que lors des rencontres parlementaires de Noël qui ont eu lieu en janvier de cette année, il avait été proposé de cesser le remboursement de l’avortement par les caisses d’assurance maladie obligatoire. « Il y a actuellement des discussions à ce sujet dans la société, mais la majorité des gens ont une attitude compréhensive (…) J’ai maintenant des consultations, les unes après les autres, avec la direction du Conseil de la Fédération de Russie et de la Douma d’État, ainsi qu’avec les ministres. Il y a quelques propositions d’amendements », a dit le primat de l’Église orthodoxe russe. Le patriarche a rappelé que, selon les statistiques officielles, environ 712.000 avortements avaient été effectués annuellement en Russie mais que toutefois « il existe encore un chiffre non officiel – ce sont quelques millions par année » a précisé le patriarche. Celui-ci a précisé que le travail de prévention des avortements se trouve « au centre de l’attention de l’Église ». Ainsi, dans les diocèses sont créés des centres d’hébergement pour les femmes qui ont refusé d’avorter, des spécialistes, représentantes de l’Église, participent aux consultations de femmes. « Un tel travail a résulté dans le fait que l’Église a fait éviter à 15.000 mamans de procéder à cet acte terrible. Naturellement, c’est une goutte dans l’océan… Mais nous sommes au commencement du chemin » a conclu le primat de l’Église orthodoxe russe, qui se trouve en visite en Biélorussie du 20 au 22 juin.

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Le métropolite de Corée Ambroise (Patriarcat œcuménique) s’est exprimé à Patras sur l’avenir du christianisme en Extrême-Orient

Le métropolite de Corée Ambroise a évoqué récemment les perspectives de l’expansion du christianisme dans les pays de l’Extrême-Orient à l’occasion d’une conférence qu’il a donné devant les membres de l’association missionnaire orthodoxe « Le Premier-Appelé » à Patras. Comme il l’a mentionné, « le défi qui vient pour le christianisme en Extrême-Orient est très grand » et « il existe un énorme intérêt en Chine pour le Christ ». « Dans les années qui viennent » a ajouté le métropolite, « on estime que des millions de Chinois adopteront le christianisme », mais comme il la précisé, « la plupart seront hétérodoxes, tandis que les orthodoxes seront peu nombreux ». À ce sujet, il a souligné qu’il était nécessaire de renforcer la présence des missionnaires orthodoxes, tant en Corée du Sud que dans les autres pays d’Extrême-Orient où vit la moitié de la population mondiale ». « Le centre du monde s’est transféré en Extrême-Orient», a continué le métropolite Ambroise et comme il l’a mentionné « c’est vers cette région que l’orthodoxie doit porter son attention et son action missionnaire ». Enfin, il a déclaré qu’il fallait renforcer le travail missionnaire à travers l’organisation au niveau des paroisses et de la formation des bénévoles qui veulent effectuer un travail missionnaire.
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L’Église orthodoxe russe a qualifié « d’illettrisme juridique » la menace de geler ses avoirs en Belgique

L’Église orthodoxe russe a réagi avec étonnement à la décision éventuelle de geler ses avoirs en Belgique [dans le cadre de l’affaire Ioucos, ndt] et à la présence du nom de l’archevêque de Bruxelles et de Belgique du Patriarcat de Moscou sur la liste remise aux huissiers de justice. « J’ai reçu une telle nouvelle avec étonnement, car chaque personne raisonnable comprend que l’Église en Russie est séparée de l’État, cela est fixé dans la loi fondamentale de notre pays. N’importe quel juriste comprend que ce sont des entités différentes, et l’État n’est aucunement lié juridiquement à l’Église orthodoxe russe. Ce qui a été dit est soit de l’illettrisme juridique, soit de l’arbitraire juridique », a déclaré vendredi l’archevêque de Yegorevsk Marc, le chef de l’administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger, au correspondant de l’agence Interfax-Religia. Selon l’archevêque, « certains souhaitent salir tout ce qui est lié avec la Russie et porte le nom russe, c’est pourquoi l’Église orthodoxe russe figure sur la liste, alors qu’elle constitue une personne juridique séparée, non liée à l’État. « Le Patriarcat de Moscou, dans différents pays, unit des gens absolument différents. Si l’on parle de la Belgique elle-même, l’Église orthodoxe russe y est fréquentée non seulement par des Russes, mais aussi des Ukrainiens, des Biélorusses, des Moldaves, des Belges, qui sont ses membres » a souligné l’interlocuteur de l’agence. Aussi, il considère que « toutes mesures destinées à léser les droits de l’Église orthodoxe russe, se tournent non pas seulement contre les Russes, mais aussi contre les citoyens de leur pays, contre la Belgique ». « Si l’on veut parler d’avoirs, notre bien le plus précieux, notre trésor, ce sont les hommes, les fidèles orthodoxes. Nous n’avons aucun avoir particulier » a ajouté l’archevêque. Le seul bien de l’Église orthodoxe en Belgique, a-t-il précisé, ce sont quelques petites églises. « Nous n’avons aucun bien immobilier qui puisse être utilisé à des fins commerciales. Je pense que ce sont là des discours vides qui ne font qu’alimenter les tensions, rien de plus », a conclu le représentant de l’Église russe.

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Les membres du comité exécutif de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis ont rencontré à Constantinople le patriarche œcuménique Bartholomée

Le mardi 16 juin, le patriarche œcuménique Bartholomée a reçu chaleureusement au Phanar les membres du comité exécutif de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis.

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Veillée de prières à Thessalonique pour protester contre la tenue de la « gay pride » dans la ville

Plus de 2500 habitants de Thessalonique ont participé, le 18 juin, aux vigiles nocturnes qui ont eu lieu dans l’église de la Mère de Dieu dite « Acheiropoietos », en signe de protestation contre la tenue de la « gay pride » prévue dans la ville. Les vigiles nocturnes (vêpres, matines et liturgie) ont commencé à 21h et se sont terminées à 1h30 du matin. Le métropolite de Thessalonique, Mgr Anthime, était présent à l’office, auquel ont participé plus de 2500 fidèles et qui était organisé par les associations orthodoxes de la ville. On peut visionner ci-dessous l’intégralité de l’office des vigiles nocturnes.

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Le primat de l’Église russe a reçu les membres de la commission pour la préparation du millénaire de la présence monastique russe sur le Mont Athos

Le 17 juin, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a reçu à la résidence synodale du monastère Saint-Daniel les membres de la commission pour la préparation du millénaire de la présence monastique russe sur le Mont Athos. L’Église orthodoxe russe était représentée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, l’archiprêtre Igor Iakimtchouk, secrétaire du DREE aux relations interorthodoxes et le prêtre Mikhaïl Asmus, consultant au DREE. La commission de la Sainte Kinote de la Sainte-Montagne était représentée par le hiéromoine Nicodème (Grande Laure), le hiéromoine Antoine (monastère d’Iveron), le moine Nicodème (monastère Saint-Paul), le hiéromoine Gabriel (monastère d’Esphigmenou) et le hiéromoine Cyrion (Roussikon). Accueillant ses hôtes, le patriarche Cyrille a dit notamment :

« Nous approchons d’une date majeure pour l’Église orthodoxe russe et pour l’orthodoxie universelle, le millénaire de la présence russe sur le Mont Athos. Je suis très heureux de pouvoir discuter avec vous de la préparation à cette solennité. Les rapports entre la Rus’ et l’Athos ont commencé immédiatement après le baptême de la Russie en 988. Ces relations se sont poursuivies au cours des siècles. En témoignent les objets saints ramenés en Rus’ par nos pieux ancêtres et par les moines athonites, ainsi que les multiples trésors offerts à la Sainte-Montagne. La Russie est toujours intervenue pour défendre l’orthodoxie en Orient, assurant pour beaucoup la sécurité de la Sainte-Montagne. Celle-ci, de son côté, a largement assuré la sécurité spirituelle de la Russie, avant tout par son influence sur le monachisme russe. En fêtant le millénaire de la présence russe au Mont Athos, nous souhaitons réfléchir à cette histoire, la présenter aux jeunes générations de la sainte Russie, Russes, Ukrainiens, Biélorusses et représentants d’autres nationalités. Nous voulons montrer à notre société l’importance de la Sainte-Montagne pour notre pays, pour la vie spirituelle des Russes. Enfin, nous voulons par ces festivités attirer l’attention du monde entier sur le Mont Athos, pour que l’Europe réfléchisse à nouveau à l’importance de la Sainte Montagne pour sa propre vie spirituelle.
Je pense que cela est particulièrement important alors que nous sommes en présence d’un déclin de la vie religieuse en Europe occidentale, où des idées dangereusement antichrétiennes sont proposées comme fondement de la société. Nous pouvons témoigner de ce que le monde occidental d’aujourd’hui traverse une profonde crise spirituelle. L’Occident n’a pas conscience de cette crise et regarde le monde avec hauteur, exigeant que tous suivent ses lois, lesquelles ne laissent place ni à Dieu ni à la foi dans la vie des gens. C’est pourquoi ces festivités doivent se dérouler de façon à ce que non seulement la Russie et la Grèce, mais bien le monde entier ressentent l’importance de la tradition spirituelle orthodoxe. L’exemple de la Russie, d’un puissant état contemporain jouant un rôle important dans les relations internationales et en même temps s’abreuvant de l’énergie spirituelle de l’Athos, peut être convaincant pour beaucoup d’Européens, notamment pour ceux qui ne sont pas d’accord avec les dangereuses tendances antireligieuses et antichrétiennes dominantes en Europe occidentale et en Amérique du Nord.
Il faut attirer l’attention du monde sur l’Athos et, par là même, résister aux tendances dangereuses de la politique occidentale consistant à faire pression sur l’Athos du point de vue de la législation libérale actuelle. Il faut encore une fois souligner l’importance particulière, intangible, de l’Athos avec ses coutumes, ses traditions, ainsi que l’importance de l’autonomie de la Sainte-Montagne pour l’Europe et pour le monde entier.
Nous sommes en train d’élaborer un programme de festivités à l’intérieur de l’Église orthodoxe russe. Nous avons prévu des rassemblements de moines ; des programmes spéciaux seront appliqués dans les séminaires, plusieurs grands projets éditoriaux sont en cours. Nous organiserons des conférences scientifiques, des émissions de télévision seront réalisées, ainsi que des films. Une olympiade est prévue dans toutes les écoles russes sur le thème de la Sainte-Montagne. Nous attirerons au maximum l’attention des gens sur ces festivités, c’est pourquoi elles ne concerneront pas seulement Moscou, mais l’ensemble de l’Église russe. L’état sera également associé à ces célébrations. Le programme des évènements au niveau de l’Église et de l’état est en cours de formulation. En d’autres termes, nous voulons utiliser cette date pour labourer au maximum la glèbe religieuse.
Nous devons beaucoup travailler ensemble pour réaliser le grand potentiel missionnaire de l’Athos, qui peut servir à l’affermissement de l’orthodoxie non seulement en sainte Russie, mais dans le monde entier. »

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Réactions dans l’Église orthodoxe russe au sujet de la date fixe de Pâques proposée par le pape François

On salue, dans l’Église orthodoxe russe, l’intention du pape de Rome de revenir à une seule tradition du comput pascal mais, toutefois, les paroles du pape François rapportées par les médias ne sont pas suffisantes pour comprendre correctement le fond de la question. C’est ce qu’a déclaré, dans une interview à l’agence TASS, le vice-président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov. « Je préférerais prendre connaissance d’abord de la déclaration exacte du pape François, qui est exprimée de façon différente aujourd’hui dans les différentes sources d’informations », a-t-il fait remarquer. « Si l’Église catholique-romaine a l’intention de renoncer à la pascalie grégorienne introduite au XVIème siècle et revenir à l’ancienne, celle d’Alexandrie, qui était utilisée à l’époque où l’Église était une en Orient et en Occident et qui est jusqu’à présent en vigueur chez les orthodoxes – on ne pourrait que saluer une telle intention » a déclaré le père Nicolas Balachov. Si certains journalistes ont transmis fidèlement les paroles du pape selon lesquelles la date de Pâques doit être « fixe » et ne pas être liée à la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps, comme l’a établi le premier concile œcuménique en 325, lequel est respecté tant en Orient qu’en Occident, alors, indubitablement, une telle proposition est absolument inacceptable pour l’Église orthodoxe. Aussi, disons que nous attendrons les publications dans les sources officielles du Vatican », a souligné le père Nicolas. Il a ajouté que « à Constantinople comme à Moscou, qui, comme l’ont communiqué les journalistes, ont été mentionnés par le pape, il n’y a aucun différend concernant la date de Pâques ; aussi, contrairement à certaines affirmations des médias, le réexamen de la date de Pâques n’est pas proposé dans le programme du concile panorthodoxe ». « Au demeurant, l’hypothèse selon laquelle le pape voulait effectivement faire un pas dans la direction des orthodoxes me paraît plus vraisemblable. C’est un désir bienveillant. C’est une autre chose qu’un tel rapprochement ne peut aucunement être atteint par un abandon de la tradition du premier millénaire du christianisme qui est commune pour nous. C’est pourquoi il est important de comprendre ce que le pape avait en réalité en vue » a conclu le représentant de l’Église orthodoxe russe.

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L’archevêque d’Athènes Jérôme a adressé au ministre grec de la justice une lettre de protestation au sujet du projet de loi de partenariat civil

L’archevêque d’Athènes Jérôme a adressé samedi dernier une lettre au ministre de la Justice N. Paraskevopoulos, afin de protester contre le projet de loi gouvernemental de partenariat civil. Muni des pleins pouvoirs du Saint-Synode, l’archevêque a exposé dans sa lettre les préoccupations de l’Église relativement au projet de loi déposé par le gouvernement concernant la légalisation du pacte de partenariat civil. Le Saint-Synode rappelle, écrit l’archevêque, qu’il a exprimé son opposition totale au partenariat civil depuis 2008. L’Église, ajoute-t-il, se prononce en faveur du mariage chrétien, toute autre forme de cohabitation (mariage civil, partenariat civil) étant rejetée non par esprit d’opposition, mais parce que l’Église dispose de sa propre proposition intemporelle et positive pour l’homme. Quelle éducation reçoivent les citoyens d’une telle législation et quel message reçoivent-ils « lorsque l’État établit un substitut légal au mystère du mariage, la soi-disant « forme légère » de celui-ci, laquelle a néanmoins toutes les conséquences du mariage ? » L’archevêque a qualifié le pacte « d’imitation grossière du mariage ». Le partenariat civil, écrit l’archevêque, reconnaît le père et la mère comme « contractants » et est vanté comme un progrès législatif, alors qu’en fait il constitue un retour à l’époque romaine et à l’institution de « concubinage », qui était utilisée par tous ceux qui cohabitaient sans intention de vie matrimoniale. Selon l’archevêque Jérôme, le pacte constitue une récompense néo-libérale à l’irresponsabilité dans les relations interpersonnelles et réduit celles-ci à une simple transaction. Il altère la famille même, il prescrit la « famille extra-conjugale ». L’existence de la famille ne concerne pas seulement la personne, la liberté et l’identité, mais constitue la préservation du caractère central de la famille dans la société hellénique. L’État doit dire clairement, souligne l’archevêque, si après « la cohabitation homosexuelle » on passera à « la famille homosexuelle » pour laquelle il créée dès maintenant les conditions préalables aux revendications des activistes organisés. Le pacte, conclut l’archevêque, « constitue un retour en arrière à des usages et institutions du temps de l’idolâtrie et attire vers des impasses trompeuses tous ceux qu’il a pour objet d’aider ». Ledit projet provoque l’opposition de nombreux métropolites de l’Église orthodoxe de Grèce, dont deux ont demandé une session extraordinaire de l’assemblée des évêques à ce sujet.

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Métropolite Jean Zizioulas : “Loué sois-Tu” – Texte de son intervention lors de la présentation de l’encyclique du pape, “Laudato si”

Le 18 juin, pour la première fois, un représentant du patriarche oecuménique de Constantinople a participé à la présentation de l’encyclique “Laudato si” au Vatican. Le site Internet de l’agence d’informations catholique Zenit, vient de mettre en ligne la traduction française de l’intervention du métropolite Jean Zizioulas. Nous le proposons ci-dessous avec l’aimable accord de l’agence Zenit.

Introduction

Je voudrais tout d’abord exprimer ma profonde gratitude pour l’honneur d’être invité à prendre part à cet événement du lancement de la nouvelle encyclique de Sa Sainteté le pape François « Laudato Si’». Je suis également honoré par le fait que Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée m’a demandé de vous transmettre sa joie personnelle et sa satisfaction pour la publication de l’encyclique. Comme certains d’entre vous le savent déjà, le Patriarcat œcuménique a été le premier dans le monde chrétien à attirer l’attention de la communauté mondiale sur la gravité du problème écologique et sur le devoir de l’Église d’exprimer sa préoccupation et d’essayer de contribuer, par tous les moyens spirituels à sa disposition, à la protection de notre environnement naturel. Ainsi, dès l’année 1989, le patriarche œcuménique Dimitrios a publié une encyclique adressée aux fidèles chrétiens et à toutes les personnes de bonne volonté, dans laquelle il soulignait la gravité du problème écologique et ses dimensions théologiques et spirituelles. Cela a été suivi par une série d’activités, telles que des conférences internationales de responsables religieux et d’experts scientifiques, ainsi que des séminaires pour les jeunes, les ministres de l’Église, etc. sous les auspices de l’actuel patriarche œcuménique Bartholomée, visant à promouvoir une conscience écologique parmi les chrétiens en particulier, et plus largement dans la communauté des hommes et des femmes.

La publication de l’encyclique Laudato Si’ est donc une occasion de grande joie et de satisfaction pour les orthodoxes. En leur nom, je tiens à exprimer notre profonde gratitude à Sa Sainteté pour s’être exprimé avec autorité afin d’attirer l’attention du monde sur la nécessité urgente de protéger la création de Dieu des dommages que nous, les humains, infligeons par notre comportement à l’égard de la nature. Cette encyclique vient à un moment critique dans l’histoire humaine et aura sans aucun doute un retentissement dans le monde entier sur la conscience des personnes.

Ceux qui liront l’encyclique seront impressionnés par la profondeur et la rigueur avec laquelle le problème écologique est traité et sa gravité mise en évidence, ainsi que par les suggestions et propositions sur la façon d’agir pour faire face à ses conséquences. Il y a, dans ses pages, matière à réflexion pour tous : le scientifique, l’économiste, le sociologue et surtout les fidèles de l’Église. Mes commentaires se limiteront à la richesse de la pensée théologique et de la spiritualité de l’Encyclique. Le temps et l’espace ne me permettent pas de rendre pleinement justice au traitement de ces aspects. Je me bornerai aux points suivants :

a) La signification théologique de l’écologie ;

b) La dimension spirituelle du problème écologique ;

c) L’importance œcuménique de l’Encyclique.

1. Théologie et écologie

Qu’est-ce que l’écologie a à voir avec la théologie ? Dans les manuels traditionnels de théologie, il n’y a guère de place pour l’écologie et l’on peut dire la même chose des parcours d’enseignement des écoles de théologie catholiques, orthodoxes et protestantes. L’encyclique consacre un chapitre entier (ch. 2) à montrer les profondes implications écologiques de la doctrine chrétienne de la création. Il souligne que, selon la Bible, « la vie humaine est enracinée dans trois relations fondamentales et étroitement liées avec Dieu, avec notre prochain et avec la terre elle-même (par. 66). Cette troisième relation, i.e. avec la terre, a très souvent été ignorée par la théologie chrétienne au point que l’historien américain Lynn White, dans un article maintenant connu de la revue « Scientist » (1967), accusait la théologie chrétienne d’être responsable de la crise écologique moderne. Car il est vrai que, dans la théologie chrétienne, l’être humain a été élevé au-dessus de la création matérielle au point de permettre aux humains de la traiter comme de la matière pour la satisfaction de leurs besoins et de leurs désirs. L’être humain a été dé-naturalisé et, dans son abus et son mauvais usage du commandement biblique donné au premier couple humain – « multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gen 1,28) – l’humanité était encouragée à exploiter la création matérielle sans restriction et sans respecter son intégrité et même son caractère sacré.

Cette attitude à l’égard de la création a non seulement conduit à un mauvais usage de la doctrine biblique mais a, en même temps, contredit des principes fondamentaux de la foi chrétienne. L’un d’eux est la foi dans l’incarnation du Christ. En assumant la nature humaine, le Fils de Dieu a pris sur lui la création matérielle dans sa totalité. Le Christ est venu pour sauver la création tout entière par son incarnation, et pas seulement l’humanité ; car, selon saint Paul (Rm 8,23), « la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement » dans l’attente de son salut par l’humanité.

L’autre principe fondamental de la foi chrétienne qui a des implications écologiques importantes concerne le cœur même de l’Église, qui est la sainte eucharistie. Dans la célébration de l’eucharistie, l’Église offre à Dieu le monde matériel sous la forme du pain et du vin. Dans ce sacrement, l’espace, le temps et la matière sont sanctifiés ; ils sont élevés au Créateur avec reconnaissance, comme ses dons à notre égard ; la création est solennellement déclarée don de Dieu et les êtres humains, au lieu d’agir en propriétaires de la création, agissent en tant que ses prêtres, qui l’élèvent à la sainteté de la vie divine. Cela rappelle les paroles émouvantes de saint François d’Assise par lesquelles s’ouvre l’encyclique : « Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre ». Comme l’ont expliqué saint Grégoire Palamas et d’autre Pères grecs, la création tout entière est imprégnée de la présence de Dieu par ses énergies divines ; tout annonce la gloire de Dieu, comme le dit le psalmiste, et l’être humain conduit ce chœur cosmique de glorification au Créateur, en tant que prêtre de la création. Cette façon de comprendre la place et la mission de l’humanité dans la création est commune à la tradition chrétienne de l’Orient comme de l’Occident et elle est d’une importance particulière pour la culture d’une philosophie écologique.

2. La dimension spirituelle

Comme cela ressort clairement de l’encyclique, la crise écologique est essentiellement un problèmes pirituel. La juste relation entre l’humanité et la terre ou son environnement naturel a été cassée avec la Chute à la fois extérieurement et en nous, et cette rupture est le péché. L’Église doit maintenant introduire dans son enseignement sur le péché le péché contre l’environnement, le péché écologique. La repentance doit être étendue pour couvrir aussi les dommages que nous infligeons à la nature, comme individus et comme sociétés. Cela doit être porté à la conscience de tout chrétien qui se soucie de son salut.

La rupture de la juste relation entre l’humanité et la nature est due à la montée de l’individualisme dans notre culture. On a fait de la poursuite du bonheur individuel un idéal à notre époque. Le péché écologique est dû à l’avidité humaine qui aveugle les hommes et les femmes au point d’ignorer et de mépriser la vérité de base selon laquelle le bonheur d’un individu dépend de sa relation avec le reste des êtres humains. Il y a une dimension sociale dans l’écologie, que l’encyclique fait ressortir avec clarté. La crise écologique va de pair avec la propagation de l’injustice sociale. Nous ne pouvons pas affronter avec succès la première sans traiter avec l’autre.

Le péché écologique est un péché non seulement contre Dieu mais aussi contre notre prochain. Et c’est un péché non seulement contre l’autre de notre époque mais aussi – et c’est grave – contre lesgénérations futures. En détruisant notre planète afin de satisfaire notre avidité de bonheur, nous léguons aux générations futures un monde irrémédiablement abîmé avec toutes les conséquences négatives que cela aura pour leur vie. Nous devons donc agir de façon responsable à l’égard de nos enfants et de ceux qui nous succèderons dans cette vie.

Tout ceci invite à ce que nous pourrions décrire comme un ascétisme écologique. Il est à noter que les grandes figures de la tradition ascétique chrétienne étaient toutes sensibles à la souffrance de toutes les créatures. L’équivalent d’un saint François d’Assise est abondamment présent dans la tradition monastique de l’Orient. Il existe des récits de vie des saints du désert qui présentent l’ascète pleurant sur les souffrances ou la mort de chaque créature et menant une coexistence pacifique et amicale avec les bêtes. Ce n’est pas du romanticisme. Cela jaillit d’un cœur aimant et de la conviction qu’entre le monde naturel et nous-mêmes, il y a une unité et une interdépendance organiques qui nous font partager un destin commun, simplement parce que nous avons le même Créateur.

L’ascétisme est une idée déplaisante dans notre culture actuelle, qui mesure le bonheur et le progrès à l’aune de l’augmentation du capital et de la consommation. Ce serait irréaliste de s’attendre à ce que nos sociétés adoptent l’ascétisme de la façon dont saint François et les Pères du désert de l’Orient l’ont vécu. Mais l’esprit et la philosophie de l’ascétisme peuvent et doivent être adoptés si notre planète veut survivre. La modération de la consommation de ressources naturelles est une attitude réaliste et des moyens doivent être trouvés pour mettre une limite à l’immense gaspillage de matériaux naturels. La technologie et la science doivent consacrer leurs efforts à une telle tâche. On peut trouver beaucoup d’inspiration et d’aide dans l’encyclique elle-même à cet égard.

Enfin, la spiritualité doit pénétrer notre philosophie écologique par la prière. L’encyclique offre de beaux exemples de la manière de prier pour la protection de la création de Dieu. Je trouve émouvant cet extrait des prières citées à la fin de l’encyclique :

O Dieu, donne guérison à nos vies, pour que nous puissions protéger le monde au lieu de le maltraite, que nous puissions semer la beauté, et non la pollution ou la destruction. Touche les cœurs de ceux qui ne recherchent que le gain au détriment des pauvres de la terre. Enseigne-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à être remplis d’émerveillement et de contemplation, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures, tandis que nous cheminons vers ton infinie lumière.

À ce point, j’aimerais mentionner que, déjà en 1989, le Patriarcat œcuménique avait décidé de dédier le 1er septembre de chaque année à la prière pour l’environnement. Selon le calendrier liturgique orthodoxe, si l’on remonte à l’époque byzantine, cette date est le premier jour de l’année ecclésiastique.

L’office liturgique du jour inclut des prières pour la création et le Patriarcat œcuménique a commandé à un hymnographe contemporain du Mont Athos de composer des hymnes propres pour ce jour. Le 1erseptembre de chaque année est maintenant consacré par les orthodoxes à l’environnement. Ne pourrait-il pas devenir une date réservée à cette prière pour tous les chrétiens ? Cela marquerait un pas en avant vers une plus grande proximité entre eux.

Cela me conduit à mon dernier commentaire sur l’encyclique du pape, à savoir son importance œcuménique.

3. L’importance œcuménique de l’encyclique

De mon point de vue, il y a trois dimensions à l’œcuménisme. La première, que nous pouvons appeler l’œcuménisme dans le temps, une expression fréquemment utilisée par l’un des plus grands théologiens orthodoxes du siècle dernier, le regretté père Georges Florovsky. Nous entendons par là l’effort des chrétiens divisés pour s’unir sur la base de leur Tradition commune, l’enseignement de la Bible et les Pères de l’Église. C’est l’objet des dialogues théologiques qui ont lieu dans le mouvement œcuménique de notre époque et il semble que ce soit la forme d’œcuménisme prédominante.

En même temps, un œcuménisme dans l’espace est aussi pratiqué à travers diverses institutions internationales, comme le Conseil mondial des Églises et des organisations œcuméniques similaires qui rassemblent les chrétiens divisés, de sorte que les différents contextes culturels dans lesquels ils vivent puissent être pris en considération dans le recherche de l’unité. Cela a réuni des chrétiens d’Asie, d’Amérique, d’Europe, d’Amérique latine, etc. – une expression de l’universalité de l’Église chrétienne.

À ces deux dimensions qui ont dominé la scène œcuménique ces cent dernières années, nous devons en ajouter, je pense, une troisième qui est habituellement négligée, celle que j’appellerais un œcuménisme existentiel. Je veux dire par là l’effort pour affronter ensemble les problèmes existentiels les plus profonds qui préoccupent l’humanité dans son ensemble – pas seulement dans des endroits ou des catégories de personnes en particulier. L’écologie est sans doute le candidat le plus évident dans ce cas.

Je crois que l’importance de l’encyclique du pape, Laudato Si’, ne se limite pas au sujet de l’écologie en tant que telle. J’y vois une dimension œcuménique importante en ce qu’elle conduit les chrétiens divisés devant une tâche commune qu’ils doivent affronter ensemble. Nous vivons à une époque où les problèmes existentiels fondamentaux débordent nos divisions traditionnelles en les relativisant au point de les faire pratiquement disparaître. Regardez, par exemple, ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient : ceux qui persécutent les chrétiens leur demandent-ils à quelle Église ou confession ils appartiennent ? L’unité chrétienne, dans de tels cas, est de facto réalisée par la persécution et le sang – un œcuménisme du martyre.

De même, la menace que fait peser sur nous la crise écologique dépasse ou transcende nos divisions traditionnelles. Le danger qui se présente à notre maison commune, la planète sur laquelle nous vivons, est décrit dans l’encyclique d’une manière qui ne laisse aucun doute sur le risque existentiel auquel nous sommes confrontés. Ce risque nous est commun à tous, indépendamment de nos identités ecclésiastiques ou confessionnelles. Notre effort pour empêcher les conséquences catastrophiques de la situation actuelle doit être également commun. L’encyclique du pape François est un appel à l’unité – unité dans la prière pour l’environnement, dans le même Évangile de la création, dans la conversion de nos cœurs et de nos styles de vie pour respecter et aimer chacun et chaque chose qui nous sont donnés par Dieu. Nous en sommes reconnaissants.

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L’archevêque d’Athènes Jérôme demande que la chaîne TV nationale grecque (ERT) accorde un temps d’émission à l’Église orthodoxe de Grèce

L’Église de Grèce demande qu’une place lui soit faite dans les programmes de la télévision nationale hellénique, laquelle, après avoir été fermée par le précédent gouvernement, a été récemment réinstaurée. La question a été discutée le 17 juin 2015 au cours d’un entretien entre l’archevêque d’Athènes Jérôme et le président de la chaîne TV, D. Tsaknis. Celui-ci, après la rencontre, a souligné le rôle joué par l’archevêque pour faire face à la pauvreté et a déclaré que la chaîne télévisée mettrait l’accent sur ladite activité, confirmant qu’une nouvelle rencontre aurait lieu avec l’archevêque, au cours de laquelle sera discuté le cadre du renforcement de la collaboration bilatérale entre la chaîne ERT et l’Église. De son côté, l’archevêque Jérôme a demandé officiellement pour l’Église une plage horaire dans le programme de la chaîne TV. Parallèlement, il a souhaité le succès au président de la chaîne, disant « qu’aujourd’hui, dans la vie, il y a le paraître et l’être. L’image et l’essence. L’image est ce qui nous séduit. La télévision est un glaive puissant que nous pouvons utiliser comme instrument pour les bonnes initiatives, mais qui aussi peut faire du mal. Espérons que M. Tsaknis et ses collaborateurs nous donneront de bons exemples».

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Environ 10 000 fidèles sont venus de toute la Roumanie pour vénérer la mémoire du célèbre staretz Justin (Pârvu)

Environ 10 000 fidèles venus de toute la Roumanie se sont rassemblés le 13 juin 2015, veille de la fête de tous les saints roumains, au monastère Petru-Vodă dans le district de Neamţ, en Moldavie, afin de vénérer la mémoire du staretz, père spirituel et supérieur dudit monastère, l’archimandrite Justin (Pârvu). Le staretz Justin, décédé le 18 juin 2013, a été inhumé à Petru-Vodă et sa tombe est devenue maintenant un lieu de pèlerinage pour les fidèles roumains. Des chœurs roumains et grecs ont chanté durant les vigiles, qui ont duré jusqu’à minuit. Le lendemain, la liturgie et l’office de requiem ont été célébrés par l’évêque de Botoşani Callinique, vicaire de l’archevêché de Iași. Il était assisté de nombreux prêtres et diacres, dont des prêtres de paroisses et higoumènes de monastères des diocèses métropolitains de Moldavie et de Bucovine. Dans son homélie, l’évêque Callinique, a évoqué le Golgotha par lequel sont passés tous les confesseurs de l’orthodoxie sous le régime communiste de Ceausescu. Le père Justin a passé près de vingt années en prison. Dans son allocution aux fidèles présents, le prêtre Basile Păvăleanu, adjoint au directeur du séminaire de Neamţ, a souligné que le staretz Justin « était un homme incarnant en lui l’amour. Personne ne quittait le monastère sans avoir reçu la bénédiction du staretz ».

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A Bruxelles, les représentants des Églises orthodoxes ont discuté des nouvelles initiatives pour la défense de la conception traditionnelle de la famille

Le 11 juin 2015, les chefs des représentations des Églises orthodoxes auprès de l’Union européenne étaient réunis à Bruxelles. Maria Hildingsson, secrétaire de la Fédération européenne des associations familiales catholiques participait à cette réunion de travail. L’objet de la rencontre, organisée à l’initiative de la Représentation de l’Église roumaine était d’échanger autour du rapport « De la stratégie de l’Union européenne dans le domaine de l’égalité des femmes et des hommes après 2015 », récemment approuvée par le Parlement européen. La résolution adoptée le 9 juin 2015 n’est pas obligatoire pour les pays membres de l’Union européenne, mais représente une sérieuse tentative de pression sur les pays européens afin de détruire les représentations traditionnelles du mariage et de la famille, ainsi qu’en vue de la légalisation de la gestation par autrui et des avortements. Étaient représentées le Patriarcat de Constantinople, l’Église orthodoxe russe, l’Église orthodoxe roumaine, l’Église orthodoxe de Chypre, l’Église orthodoxe de Grèce. Dans son allocution, Maria Hildingsson a constaté que les groupes interfractionnels et les structures de lobbying imposant arbitrairement une polémique sur les droits des minorités sexuelles avaient une influence exceptionnelle dans la nouvelle composition du Parlement européen. Dans ce contexte, il est nécessaire de mobiliser les forces saines de la société européenne pour fixer dans la législation européenne la conception généralement admise du mariage comme union d’un homme et d’une femme et de la famille comme la communauté des époux (le père et la mère) et de leurs enfants. Elle a fait part de sa vision du développement de la situation, constatant pour conclure que les lobbys susmentionnés voulaient faire de l’Union européenne un instrument de pression occidental sur les pays d’Europe centrale et orientale, dont les peuples souhaitent conserver les traditions séculaires et les valeurs spirituelles. Pendant la discussion, le représentant du Patriarcat de Moscou a constaté que l’exigence d’assimiler les unions homosexuelles au mariage et d’obtenir pour ces couples le droit à l’adoption est un acte politique visant non pas à la défense de la dignité humaine, mais à l’altération de l’image de Dieu en l’homme. Il a également souligné le rôle important de la société et des laïcs dans la réalisation de projets pour la défense de la vie et de la dignité humaine. L’initiative de l’Église orthodoxe russe en faveur de l’exclusion de l’avortement du système de sécurité sociale a suscité l’intérêt et l’approbation des membres de la rencontre. Les membres de la réunion ont aussi discuté des différents aspects de l’activité de l’Église pour le soutien de la stabilité de la société et la préservation de l’identité de la civilisation européenne.

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Le métropolite Hilarion reçu par le Pape François de Rome

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou accomplissait du 14 au 15 juin 2015 une visite de travail à Rome avec la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Le soir du 14 juin, le métropolite Hilarion a rencontré le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Différents aspects des relations entre le Patriarcat de Moscou et le Saint Siège ont été discutés pendant l’entretien, auquel participait le prêtre Hyacinthe Destivelle, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Le 15 juin, le métropolite Hilarion a été reçu par le Pape François au Palais apostolique du Vatican. Mgr Hilarion a transmis au chef de l’Église catholique-romaine les salutations de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Pendant l’entretien, de nombreuses questions ont été soulevées, dont la tragique situation de la population chrétienne du Proche Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que la nécessité d’agir en commun pour défendre la conception traditionnelle de la famille dans la société contemporaine sécularisée. Le thème de la coopération de l’Église catholique-romaine et de l’Église orthodoxe russe dans le domaine de la culture a également été abordé. A la fin de l’audience, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a présenté au Pape François l’archimandrite Antoine (Sevriouk), secrétaire de l’Administration des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie, et Miguel Palacio, employé du secrétariat du DREE aux affaires de l’étranger lointain, qui l’accompagnaient. En souvenir de cette rencontre, le Pape François a remis au métropolite Hilarion et aux membres de la délégation de l’Église orthodoxe russe une médaille frappée en l’honneur de son pontificat. De son côté, le président du DREE a offert au chef de l’Église catholique romaine une copie d’une antique icône du Sauveur, effectuée par l’archidiacre A. Trounine, clerc de l’église de la Vierge « Joie de tous les affligés » de Moscou. Avant l’audience, le métropolite Hilarion de Volokolamsk avait pu admirer avec les employés de la préfecture de la Maison pontificale les objets d’art exposés, parmi lesquels des tableaux de Raphaël et d’El Greco. L’attention de la délégation russe a été attirée sur un crucifix en malachite et pierres précieuses, offert en décembre 1845 par l’empereur Nicolas I au Pape Grégoire XVI au cours de la seule visite d’un monarque russe au Vatican. Le métropolite Hilarion est rentré à Moscou le même jour.

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Fête de saint Justin Popović au monastère de Ćelije

À l’occasion de la fête du saint Abba Justin, la liturgie, en l’église Saint-Michel-Archange du monastère de Ćelije, a été célébrée par l’évêque d’Amérique occidentale Maxime (Vasiljević), l’évêque de Bihać et Petrovac Athanase (Rakita), l’évêque émérite Athanase (Jevtić), l’évêque de Valjevo Miloutine (Knežević) et l’évêque d’Amérique du Nord et du Canada de l’Église orthodoxe de Géorgie Sava (Inckiavili), assistés par des prêtres venus de différents diocèses de l’Église orthodoxe serbe. L’évêque Maxime, dans son homélie, a rappelé que « le Seigneur, par les prières de saint Justin nous rassemble à la sainte Liturgie, la communauté de l’amour chrétien. De même qu’il y a deux millénaires, le Seigneur a appelé de simples pêcheurs juifs à conduire le peuple au Royaume de Dieu, Il nous appelle maintenant à sortir des filets des soucis quotidiens et à nous tourner vers Lui, le seul Ami des hommes et le donateur des biens… L’Église est un saint Mystère et un miracle que nous sommes appelés à recevoir dans notre être, par les prières d’un saint tel qu’Abba Justin de Ćelije. Nous tous qui œuvrons dans le champ du Seigneur, nous ressentons sa bénédiction ». De son côté, l’évêque Athanase (Jevtić) a rappelé qu’il nous appartenait de prier pour être rendus dignes du Royaume céleste dans lequel nous verrons notre Abba Justin. Quant à l’évêque Miloutine, il a déclaré : « En la fête de ce jour, « le jour de Justin », comme l’a appelé judicieusement Mgr Maxime, le Seigneur Christ nous a unis en ce saint lieu… Auprès des reliques du saint Abba, les malades recouvrent la santé… C’est une grande bénédiction pour nous que de pouvoir vénérer les reliques du saint Père Justin. De disposer de la force que donne le saint, d’avoir un intercesseur devant l’Autel divin ». De son côté, l’évêque Sava de l’Église orthodoxe de Géorgie qui, il y a quatorze ans, avait étudié à la Faculté de théologie de Belgrade, ayant reçu alors à cette fin la bénédiction du patriarche Paul, il a déclaré : « Vous pouvez achever les études à la faculté de théologie, obtenir une maîtrise, un doctorat, mais si vous ne vivez pas selon l’Évangile, vous n’avez rien fait, disait le patriarche Paul. Je suis aujourd’hui évêque de notre Église au Canada, et je me rappelle souvent ces paroles. C’est une grande bénédiction pour moi d’être ici aujourd’hui, là où j’ai beaucoup d’amis. La Serbie était et est restée ma seconde patrie » a-t-il conclu.

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Les blouses médicales ont été bénies auprès des reliques de saint Luc le chirurgien à Simféropol

Le 10 juin 2015, à 7 heures du matin, en l’église de la Sainte-Trinité du couvent féminin, où se trouvait alors le siège épiscopal de l’archevêque de Simféropol et de Crimée Luc, et où ont été placées maintenant ses saintes reliques, s’est déroulé l’office traditionnel d’intercession avec la bénédiction de l’eau et l’acathiste au saint. L’office a été célébré par le métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare, assisté par le clergé de Crimée et de l’Église orthodoxe de Grèce : le métropolite d’Argolide et de Nauplie Nectaire, son vicaire l’évêque Calinique, et plusieurs clercs dudit diocèse. Étaient présents à l’office le ministre de la santé de Crimée A. Mogilevsky, le directeur de l’académie de médecine, les dirigeants des instituts sanitaires de la République de Crimée, les médecins et les travailleurs de santé, les étudiants en médecine. Le métropolite Lazare a béni les médecins et infirmières devant les reliques du saint pour leur œuvre difficile : « Aujourd’hui, nous avons célébré l’office d’intercession qui est devenu maintenant traditionnel, devant les saintes reliques du grand saint de Dieu, l’archevêque Luc. Dans nos prières, nous avons imploré son aide et sa bénédiction. Et il y a bien des choses à demander au saint hiérarque. D’autant plus pour vous chers médecins. Toute votre vie est liée à un labeur méticuleux. Les gens en blouses blanches sont les combattants pour la vie humaine, et l’honneur dû à la blouse blanche est semblable à celui qui est rendu à l’uniforme. La guérison des maladies, le soin des gens qui viennent à vous est une œuvre difficile, mais bonne. C’est précisément à elle que votre prédécesseur, le saint hiérarque Luc a consacré ses labeurs. Et à notre époque difficile, je souhaiterais encore vous appeler à être patient et compatissant. Voici déjà plusieurs années que nous avons la pieuse tradition de bénir les blouses des médecins devant les reliques du saint. Comme cela est important et significatif ! En fait, la blouse médicale n’est pas un simple vêtement de travail. C’est le rappel constant de la grande responsabilité que porte le médecin devant Dieu et le patient. Nous savons d’après les Saintes Écritures que les vêtements blancs sont le symbole du Sauveur. Cette couleur est utilisée jusqu’à nos jours dans l’office orthodoxe. La couleur blanche est la couleur de la pureté divine, le symbole du salut et d’une grande confiance. Ainsi, la blouse blanche du médecin est le symbole de celui qui aide l’autre dans le malheur. Les gens en blouses blanches, ce sont les combattants pour la vie humaine, et l’honneur rendu à la blouse blanche ne diffère pas de celui qui est rendu à l’uniforme ! Et c’est ce dont témoigne le grand saint hiérarque de notre temps, saint Luc de Crimée qui, lorsqu’il venait à l’hôpital, revêtait toujours au-dessus de sa soutane, la blouse blanche médicale. En ces jours de fête, je vous incite tous, chers et très respectés médecins, à porter les blouses blanches bénies en tenant compte de leur signification symbolique. Quant à mes chers fidèles, pèlerins et tous les paroissiens du saint monastère, je les appelle à la prière commune et à l’exploit spirituel ». Ensuite a eu lieu la bénédiction des blouses.

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Une icône miraculeuse de la Mère de Dieu exsudant des larmes a été transportée en avion au-dessus des localités se trouvant à la limite de la frontière de la région de Donetsk

L’icône de la Mère de Dieu de Boyansk, qui exsude des larmes, a été transportée en avion au-dessus des localités jouxtant la région de Donetsk. La « procession aérienne » a eu lieu le 12 juin 2015, avec la bénédiction de l’évêque de Berdiansk et de Primorsk Éphrem. L’avion avec l’icône de Boyansk, laquelle est vénérée localement, a volé au-dessus du village de Temirovka du district de Zaporojié et les localités environnantes, jouxtant la région de Donetsk. Actuellement, les combats continuent à 70 km de celles-ci. L’icône miraculeuse était accompagnée par le prêtre Michel Korchinsky, recteur de l’église du Saint-Martyr-Alexandre et du Saint-Mégalomartyr-Pantéléimon du village de Temirovka. Pendant le vol, le prêtre a récité une prière devant l’icône pour la paix en Ukraine et l’avènement de l’amour et de la compréhension mutuelle, la cessation de la haine et de l’effusion de sang.

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La veille de la fête de saint Luc de Crimée, le film « Guérir la peur », qui lui est consacré, a été mis en ligne sur YouTube

La veille de la fête de saint Luc de Crimée (11 juin) est sorti sur YouTube un film qui lui est consacré (en russe). Sous le titre « Guérir la peur », le premier film artistique sur le saint hiérarque Luc de Crimée a été produit avec la bénédiction du défunt métropolite de Kiev Vladimir et du métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare. À la base du film se trouve le livre du protodiacre Basile Maruchtchak « Le saint hiérarque chirurgien : vie de l’archevêque Luc (Voïno-Yasenetsky) ». Des cinéastes d’Ukraine, Russie et Biélorussie ont participé à l’élaboration de ce film, le régisseur étant Alexandre Parkhomenko. La durée du film est de 110 minutes. En 2013 ont eu lieu les premières présentations du film, qui a remporté plusieurs prix, dont celui du XIème festival international du cinéma orthodoxe « Pokrov », à Kiev. On peut visionner ce film sur le lien ci-dessous .

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L’archevêque d’Athènes Jérôme a célébré, en présence du président grec, un office de requiem pour les victimes du massacre de Distomo, perpétré par les troupes nazies le 10 juin 1944

En présence du président grec Procope Pavlopoulos, l’archevêque d’Athènes Jérôme, assisté du métropolite de Thèbes et de Levadia Georges, a célébré un office de requiem pour le repos des âmes des habitants du village de Distomo (situé à 200 km d’Athènes), lesquels ont été massacrés par les troupes nazies le 10 juin 1944. La cérémonie a lieu chaque année le jour de la tragédie, en l’église Saint-Nicolas du village. Étaient également présents à l’office le président et des membres du parlement, l’ambassadeur d’Allemagne, des représentants des forces armées, de la police, des associations locales. Après l’office, le clergé et les fidèles se sont rendus en procession au mausolée des victimes, où le métropolite Georges a lu une prière pour les défunts. Le 10 juin 1944, pendant plus de deux heures, les troupes de la 4ème division SS Polizei Panzergrenadier firent du porte à porte pour massacrer des civils grecs. Un total de 218 personnes, dont 53 enfants ont été tués. Quant au prêtre du village, il a été décapité.

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Les deux groupes schismatiques ukrainiens ont l’intention de convoquer le 14 septembre 2015 une assemblée pour se réunir en une seule « Église locale »

Le soi-disant « Patriarcat de Kiev » et « l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne » ont l’intention de convoquer une assemblée le 14 septembre 2015, pour se réunir. Dans les conclusions de la session commune des commissions des deux entités, il est mentionné :

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Sources 1 et 2

Commémoration des 300 ans de la consécration de l’église de Tous-les-Saints au monastère Antime de Bucarest

À cette occasion, des centaines de fidèles ont participé à l’office solennel, le 7 juin, jour de la fête de tous les Saints dans l’Église orthodoxe. La divine Liturgie en ce jour de la fête patronale du monastère était présidée par l’évêque-vicaire de Ploiești Varlaam, assisté par un grand nombre de prêtres et de diacres. L’église du monastère a été construite par St Anthime l’Ibère, métropolite d’Hongro-Valachie (1708-1716), une célèbre personnalité ecclésiastique et politique de Valachie. Selon les dernières recherches dans les documents historiques et les données épigraphiques, l’église a été érigée de 1713 à 1715. Il s’agissait des dernières années du gouvernement de St Constantin Brâncoveanu et le commencement du règne des Phanariotes au sein de la Principauté de Valachie. « Le fondateur de l’église, le hiéromoine Anthime l’Ibère l’a dédicacée en l’honneur de Tous les saints. Nous croyons que lorsqu’il a pris une telle décision, il pensait au saint Hospodar Constantin Brâncoveanu, qui a subi le martyre avec ses quatre fils à Constantinople, un an avant la consécration du monastère » a déclaré l’évêque Varlaam. À cette époque, alors que la Valachie se trouvait sous le pouvoir de ceux qui ont livré Brâncoveanu au sultan, la vénération du Hospodar ne pouvait se faire ouvertement. C’est pourquoi saint Anthime l’Ibère a consacré l’Autel principal de l’église aux Saints de Dieu de tous les temps et de tous les pays, dont font partie désormais les Brâncoveanu qui se sont offerts en sacrifice et dont le caractère de martyrs était indubitable pour Anthime. Celui-ci, un an après fut également martyrisé par les Turcs, en 1716.

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Office de saint Justin de Tchélié

La mémoire de saint Justin de Tchélié (+1979) est fêtée le 1/14 juin. Son office, rédigé par le hiéromoine Athanase de Simonos Petras et l’évêque émérite de Herzégovine Athanase (Jevtić) est maintenant traduit en français. Nous le publions ici en format pdf.

Rencontre entre le Patriarcat œcuménique et la Communion anglicane

Le 9 juin, une rencontre informelle a eu lieu entre une délégation du Patriarcat œcuménique et une délégation de la Communion anglicane à l’Abbaye de Westminster à Londres. La délégation du Patriarcat œcuménique était composée des métropolites Grégoire de Thyateira et de Grande Bretagne, Athénagoras de Belgique, Kallistos de Diokleia et de l’archevêque Job de Telmessos. La délégation anglicane était composée de l’archevêque de Perth (Australie), Roger Heft, de l’évêque de Lambeth, Nigel Stock, des chanoines Alyson Barnett-Cowan, Leslie Nathaniel, John Gibaut et du révérend Neil Vigers. Parmi les thèmes abordés, ont été discutés la prochaine visite officielle du patriarche œcuménique Bartholomée à l’archevêque de Canterbury au palais Lambeth à Londres les 2-4 novembre prochain, la préparation du concile de l’Église orthodoxe, la situation de l’Église de Constantinople, la situation de la Communion anglicane, les résultats du dialogue officiel entre l’Eglise orthodoxe et la Communion anglicane ainsi que l’état des lieux des différents dialogues théologiques bilatéraux auxquels participent ces deux Églises.
En marge de cette rencontre, le métropolite Athénagoras de Belgique et l’archevêque Job de Telmessos, accompagnés de l’archiprêtre Alexandre Fostiropoulos, ont visité le siège de l’archevêché de Thyateira et de Grande Bretagne et ont rencontré l’évêque Chrysostome de Kyanea, évêque auxiliaire de cet archevêché, à l’église grecque orthodoxe Saint-André à Londres.

Source et photographie. Album de photographies.

Au monastère de Valaam, une icône de la Mère de Dieu a Kazan a exsudé du myron

myrrhonLe 7 juin 2015, au skite de Tous-les-saints du monastère de Valaam a été célébrée la fête patronale de l’église. La sainte Liturgie était présidée par l’higoumène du monastère, l’évêque Pancrace. La veille de la fête, pendant l’office des Vigiles, on a remarqué quelques gouttes de myron [huile miraculeuse], qui ont humecté le voile de la Très sainte Mère de Dieu sur l’icône de Notre-Dame de Kazan, dans l’église des Puissances incorporelles [saints anges]. Ladite icône a été peinte dans l’un des monastères de Sibérie, spécialement pour le skite de Valaam, où elle a été apportée en mai 2015, puis placée sous une vitre dans un encadrement portant l’inscription « Protège et sauve la terre ». Le skite de Tous-les-saints est le skite le plus fermé de Valaam, les femmes ne pouvant y entrer qu’une seule fois par an, le jour de la fête patronale. Avec la bénédiction de l’évêque Pancrace, l’icône a été photographiée sans la vitre protectrice, qui a été remise en place ensuite. Ce n’est pas la première fois que des icônes exsudent du myron à Valaam. C’est ainsi que le 11 juillet 1999, le jour de la fête des saints Serge et Germain de Valaam, en présence du défunt patriarche de Moscou Alexis II, l’icône des deux saints se trouvant au-dessus de la châsse contenant leurs reliques, avait commencé à exsuder du myron.

myrrhon2Ce furent d’abord de petites gouttes qui coulèrent sur les chapes des saints, et ensuite, pendant un certain temps, de minces filets d’huile descendaient sur l’icône. Finalement, le 14 juillet, jour des saints Côme et Damien, pendant la Liturgie, le myron a recommencé à couler sur l’icône, mais cette fois, en abondance. Une autre fois, le 24 août 2004, la sainte huile a coulé sur la vitre de l’icône de la Très sainte Mère de Dieu dite « Toute-Souveraine ». Cette icône avait été peine sur le Mont Athos pour le monastère de Valaam. L’icône originale est connue pour de nombreuses guérisons du cancer.

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Lors de la clôture de l’année académique du séminaire Sretensky de Moscou, le recteur a appelé les futurs prêtres à ne pas délaisser la lecture des Pères de l’Église

Jamais, dans l’histoire du séminaire du monastère de Sretensky, tant d’étudiants n’avaient reçu leur diplôme ou défendu avec succès leur maîtrise : ils sont au nombre de 64 cette année. Les thèmes des travaux de diplôme étaient divers : théologie, exégèse et traduction de la Sainte Écriture, anthropologie chrétienne, office divin, expérience des saints Pères et ascèse, ministère pastorale et soin des âmes, traduction des œuvres patristiques, histoire de l’Église, activités éducatives, littérature russe. 24 étudiants parmi les diplômés sont déjà devenus prêtres ou diacres de l’Église orthodoxe russe. La divine Liturgie, le jour de la promotion des étudiants, a été présidé par l’archevêque de Vereïsk Eugène, recteur de l’Académie et du séminaire de Moscou, président du Comité de l’enseignement de l’Église orthodoxe russe. Pendant la Liturgie, l’archevêque a procédé à la chirothésie au rang de lecteur de 33 diplômés du séminaire. C’est la première fois, en vingt ans de participation à la journée de promotion des étudiants des instituts ecclésiastiques, que l’archevêque Eugène, selon ses propres dires, a ordonné tant de lecteurs. En outre, pendant la liturgie, a eu lieu l’ordination presbytérale d’un diacre. Dans son allocution aux étudiants, le recteur du séminaire, l’archimandrite Tikhon (Chevkounov), auteur du célèbre livre « Père Rafaïl et autres saints de tous les jours » http://www.editions-syrtes.fr/fr/02-Catalogue/Titres/154-Pere-Rafail-et-autres-saints-de-tous-les-jours/ a déclaré : « … Mais vous, prêtres et futurs prêtres, que vous faut-il faire pour vous aider vous-mêmes dans l’accomplissement de ce commandement de Dieu qui est le plus important pour vous («Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création » Mc XVI,15) ? Je souhaite vous parler d’une seule chose, mais qui est très, très, importante. Apprenez toute la vie chez ceux qui ont parcouru dans leur expérience la voie de la vie chrétienne, les saints Pères. Rappelez-vous, Monseigneur Eugène, comment nous recopiions à la main, à l’époque [soviétique], les œuvres des saints Pères ? Nous connaissons des gens qui ont recopié les cinq tomes des œuvres de St Ignace Briantchaninov sur des cahiers qu’ils se passaient les uns aux autres. Alors qu’il étudiait à l’Académie ecclésiastique de Moscou, Mgr Eugène a participé à la constitution d’un recueil en plusieurs tomes des écrits des saints Pères. Où aurions-nous pu trouver alors, dans les années 1970-1980 des livres patristiques ? Même à l’Académie ecclésiastique, il n’y en avait peu. On les faisait venir de l’étranger, on les demandait à de vieilles femmes qui venaient à l’église, on se les transmettait de main en main. On faisait des copies Xerox avec le risque de poursuites pénales : cela était suffisant pour que l’on fasse de la prison, ou se faire exclure du séminaire. Mais on faisait cela afin que les Saints Pères nourrissent et renforcent nos âmes. Aujourd’hui, dans nos écoles ecclésiastiques, il y a de magnifiques bibliothèques. Aujourd’hui, dans les librairies orthodoxes, on peut trouver tous les livres patristiques que l’on veut. Mais notre regret principal, peut-être, lorsque nous regardons la nouvelle génération, est que vous – non pas tous, bien sûr, Dieu merci – mais quand même un certain nombre, vous ne lisez pas les saints Pères. Vous n’avez pas encore senti toute cette force, toute cette aide sainte et grande que donnent les Pères, que donne l’étude constante de leurs œuvres. Il faut les lire même lorsque, sous l’inspiration diabolique, on commence à avoir l’impression de tout savoir. Continuer à les lire et les relire, ce n’est pas perdre son temps ! Un aviateur m’a raconté que chez les représentants les plus expérimentés de sa profession, ce qui appelle non pas seulement la crainte, mais l’horreur, est de se trouver dans la situation où le pilote se repose sur ses lauriers et considère qu’il sait déjà tout, qu’il a dépassé toute la sagesse possible de son métier. C’est précisément dans cette situation que se produit souvent le moment de la catastrophe. Ne vous relâchez pas ! La catastrophe la plus terrible que peut subir le chrétien, le moine, le prêtre, se produit au moment du relâchement spirituel. C’est lorsque l’on a ce sentiment : « me voici dans la paix et la sécurité ! » Lorsque l’on a l’impression que tout va bien. « Quand les hommes diront: Paix et sûreté! Alors une ruine soudaine les surprendra » (1 Thess. 5,3). Mais pour le prêtre, la ruine n’est pas simplement une catastrophe humaine. Elle est aggravée de façon particulière et tragique, de la même façon que la catastrophe des aviateurs. Le prêtre qui ne compte que sur lui-même et qui est négligent, en tombant lui-même, entraîne derrière lui la perte de nombreuses personnes. Prenez pour règle de ne pas délaisser la lecture des saints Pères. St Ignace (Briantchaninov), St Théophane le Reclus, « L’échelle de saint Jean Climaque », Abba Dorothée, les saints Barsanuphe et Jean, saint Isaac le Syrien. Ce sont nos maîtres principaux. Ce sont nos manuels de prêtrise. C’est précisément là que vous trouverez les réponses pour aider l’homme, celui qui vient vers vous avec plein de confiance et d’espoir. Qui peut vous aider à lui donner non pas une pierre, mais du pain ? Non un serpent, mais du poisson – le Christ ? (cf Lc 11,11). En premier lieu, ce sont les saints Pères qui peuvent vous y aider. Voici, en ce jour de remise des diplômes, notre dernier conseil et notre testament pour votre ministère sacerdotal ». Le jour de la clôture de l’année académique sont venus au monastère Sretensky, les proches, les amis des diplômés, leurs épouses, fiancées et enfants. Ils ont tous pris part à la fête et ont communié.

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Pétition dans toute la Bulgarie contre la propagande du yoga à l’école

Des parents de toutes les régions de Bulgarie ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’éducation et de la science Todor Tanev et ont organisé une pétition contre la propagande du yoga dans les écoles bulgares. La protestation des parents a été provoquée par l’examen final de langue et de littérature bulgares de la 12ème classe, qui en tant que sujets d’examen, a donné des textes expliquant l’enseignement du yoga. « L’introduction de ces textes dans le cadre de l’examen de langue et de littérature bulgares constitue pratiquement de la propagande d’un enseignement allogène à caractère occultiste parmi des dizaines de milliers de diplômés. Nous ne pensons que ces textes se sont trouvés fortuitement sous les yeux des étudiants. Par vos actions, vous avez démontré que vous n’avez rien contre le fait que les enfants étudient le yoga, qui n’est pas seulement nuisible spirituellement, mais est étranger à la tradition éducatrice et à la culture bulgares », est-il dit dans le messager des parents. Dans leur lettre ouverte, les parents insistent sur le fait que l’enseignement scolaire et l’éducation des futures générations en Bulgarie doivent se faire dans l’esprit des traditions orthodoxes séculaires. Les étudiants de la Facultés de théologie de l’Université de Sofia ont également envoyé une lettre de protestation à cette occasion.

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L’Église orthodoxe roumaine investira 100 millions d’euros dans la plus grande cathédrale du pays, conçue pour durer 500 ans

L’Église orthodoxe roumaine investira presque 100 millions d’euros pour construire à Bucarest la « cathédrale du salut de la nation », qui sera l’église orthodoxe la plus haute du monde, lorsqu’elle sera terminée. Elle aura 125 mètres de haut. 15% de l’édifice est achevé actuellement et les premiers offices pourraient avoir lieu en 2017. Le bâtiment, pouvant contenir jusqu’à 6000 personnes, est conçu pour durer plus de 500 ans et résister à des tremblements de terre supérieurs à 8.5 degrés sur l’échelle de Richter. 100.000 m3 de béton, 45.000 tonnes d’armature rigide et environ 25.000 tonnes d’armatures légères seront utilisés. De 300 à 350 personnes travaillent actuellement sur le site. Les investissements se sont élevés à 45 millions d’euros jusqu’à présent, ce qui représente plus de la moitié des coûts totaux, selon le père Nicolas Cringaşu. « 45 millions d’euros sont encore nécessaires pour la construction, c’est-à-dire que la valeur totale s’élèvera à moins de 100 millions d’euros ». Dans deux ans, l’édifice devrait être couvert et ses fenêtres et ses portes seront installées. Dans ce délai, l’iconostase devrait être peint. La cathédrale est bâtie avec les fonds provenant de dons et du soutien financier de l’État. La « cathédrale du salut de la nation » est située près du Palais du peuple (le parlement), le deuxième plus grand bâtiment dans le monde.

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Des pèlerins de 22 pays viendront à Soura (Russie) à l’occasion des fêtes en l’honneur de saint Jean de Cronstadt

Une conférence de presse consacrée aux solennités du 25ème anniversaire de la canonisation en Russie de saint Jean de Cronstadt a eu lieu à Saint-Pétersbourg. Le prêtre-doyen du monastère stavropégiaque Saint-Jean (Saint-Pétersbourg), l’archiprêtre Nicolas Beliaiev, le président du comité d’organisation des solennités à Saint-Pétersbourg, Eugène Khatchatourov, et le gouverneur par intérim de la région d’Arkhangelsk Igor Orlov, ont évoqué à cette occasion la préparation du jubilé. « Si, il y a deux ans, on avait su ce qui nous attendait, nous n’aurions pas entrepris cela », a déclaré le père Nicolas, « mais, avec l’aide de Dieu cette œuvre a commencé à se mettre en route par les effort des hommes. À Sura, il y a deux ans, il n’y avait pas de monastère, les églises étaient à moitié détruites. Maintenant, le monastère de Soura renaît, et tout récemment, on a érigé une Croix sur l’église principale, celle de la Dormition, et on a mis l’église en ordre » a-t-il ajouté. Le prêtre a évoqué devant les journalistes la personnalité du saint, son ministère qui a duré plus d’un demi-siècle. Saint Jean de Cronstadt était appelé « le prêtre de toute la Russie », et c’est tout le pays qui a pleuré son trépas. Actuellement, des paroisses, des églises dédiées au saint sont ouvertes dans 22 pays. Il est connu dans le monde entier. « Ce qui est fait aujourd’hui à Sura, le village natal du saint, en prévision du 25ème anniversaire du jour de sa canonisation, est une partie de la renaissance de la spiritualité de toute la Russie », a déclaré Igor Orlov. Les habitants de Sura, un petit village dans les profondeurs du nord de la Russie, avec une population de 600 personnes en tout, se prépare à recevoir 3000 hôtes. Évoquant le village natal de saint Jean, Igor Orlov a exprimé la certitude que tous les participants à la manifestation se pénétreront de l’esprit de cette terre : « À l’approche de la fête, Soura a repris vie. Les habitants font renaître leur village, l’artisanat reprend vie. À Sura sont reconstruites des églises en pierres blanches, qui avaient été bâties encore du temps de saint Jean, on reconstruit tout ce qui était lié au nom du saint ». Le chef de la région a offert au père Nicolas un exemplaire du livre « Deux jours à Cronstadt ». Il s’agit d’une réimpression d’un recueil de souvenirs sur saint Jean de Cronstadt. Les solennités se dérouleront à Saint-Pétersbourg, Cronstadt et Sura du 10 au 14 juin. Le seul nombre des participants officiels est de 450, dont la moitié sont des prêtres, des membres des paroisses et institutions sociales portant le nom de saint Jean de Cronstadt, de 22 pays du monde. À Sura viendront les représentants de 138 diocèses de Russie, de l’étranger proche et lointain, dont l’Australie, le Brésil, l’Allemagne, l’Indonésie, l’Iran, le Canada, la Norvège, le Pakistan, les États-Unis et le Chili. On peut visionner ici un film vidéo (en russe) sur les préparatifs de la fête et consulter sur ce site toutes les informations concernant la vie du saint, ses œuvres, ses icônes et les églises qui lui sont dédiées en Russie et dans le monde orthodoxe entier, et le programme de la fête.

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Un film vidéo au sujet de l’ermitage de l’Ancien Joseph l’Hésychaste sur le Mont Athos

On peut visionner ci-dessous un film vidéo (en grec) sur l’ermitage où vécut l’Ancien Joseph l’Hésychaste (1898-1959), l’une des figures majeures de la spiritualité athonite au XXème siècle. Rappelons que ses Lettres spirituelles ont été publiées en français, dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXème siècle » aux éditions de l’Âge d’Homme.

 

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Interview du métropolite de Kiev Onuphre au sujet du carême des Apôtres

À la veille du carême des Apôtres (qui commence cette année le 8 juin), le métropolite de Kiev Onuphre a répondu aux questions du site « Pravoslavnaya Jizn’ » (Vie orthodoxe) :

– Votre Béatitude, le cycle liturgique pascal s’est terminé par la fête de la Trinité ou Pentecôte. Nous avons commencé depuis cette semaine avec une nouvelle série [des dimanches après la Pentecôte]. En quoi cette période diffère-t-elle des autres cycles annuels ?

– La sainte Église est née le jour de la Pentecôte et précisément après cette fête, elle a commencé à agir et prêcher activement. De la même façon, dans le cycle liturgique ecclésial, après la Pentecôte commence une nouvelle série de dimanches, dans laquelle, hormis le mystère de la Résurrection, sont souvent commémorés des événements évangéliques remarquables de l’histoire chrétienne. Le premier dimanche, par exemple, est commémorée la synaxe de tous les saints, le second, de tous les saints qui ont brillé en Terre russe, etc.

– Le 8 juin commence le carême des Apôtres. Concernant le carême, on peut souvent entendre qu’à notre siècle « nerveux », le jeûne est un stress supplémentaire. En quoi le carême est-t-il utile à l’homme contemporain ?

– Après le déluge, en raison de la faiblesse humaine, le Seigneur a béni la nourriture carnée, c’est-à-dire que les hommes ont commencé à se nourrir de la chair des animaux et des oiseaux. Mais toutefois, la vie prolongée de l’homme avait cessé. Cela témoigne du fait pour nous que le jeûne n’est pas une quelconque violence de la part du Seigneur envers Sa création. Le Seigneur veut que par le jeûne nous revenions à l’état antérieur de ce cadre magnifique dont l’homme disposait au paradis. Si l’on s’exprime autrement, le jeûne n’est pas un stress pour l’homme, c’est un moyen qui le lui enlève.

– Comment se préparer correctement pour le carême pour tous ceux qui le souhaitent ? Que peut-on faire pendant le carême, et que ne doit-ont pas faire ?

– Dans le jeûne, nous nous abstenons, en premier lieu, de la nourriture grasse. Pour l’homme, la nourriture végétale est naturelle et la plus utile pour sa santé. Et lorsque les hommes sont gravement malades, lorsqu’ils arrivent à la vieillesse, les médecins mêmes leur conseillent de ne pas manger de nourriture lourde, grasse. Celle-ci est plus utile pour les jeunes, pour ceux qui ont un organisme fort, pour ceux qui travaillent dur physiquement. Et la sainte Église, sachant ce qui est utile à l’homme, nous propose pendant la période du grand Carême, de nous abstenir des produits carnés, laitiers, afin de rétablir l’harmonie dans notre corps et dans cet ordre naturel que Dieu a établi en chaque homme. Lorsque nous jeûnons, notre organisme se reconstruit. Si l’homme mange tout le temps de la viande, il lui sera peut-être difficile, au début de vivre seulement avec la nourriture végétale. Mais cela s’appelle une réaction positive, au bout de quelque temps tout se remet en place et l’homme se sent dans un état normal. Si celui qui fume depuis longtemps cesse, une psychose commence en lui, des changements désagréables dans l’organisme. Cela ne veut donc pas dire qu’il faut fumer, il s’agit dans ce cas d’un mal être, en fait seulement une réaction positive qui mène à la guérison.

– Que se passe-t-il avec ceux qui ne jeûnent pas ?

– Celui qui jeûne fait l’expérience personnelle du dépassement des différentes difficultés et épreuves de la vie, tandis que celui qui ne jeûne pas est privé d’une telle expérience. Je souhaite que nous tous nous enrichissions de l’expérience du combat spirituel, par lequel nous allons vers la perfection. C’est à cela que nous appelle la sainte Église, lorsqu’elle nous bénit pour accomplir le carême des Apôtres. Il faut se rappeler aussi que lorsque l’homme unit au jeûne corporel le jeûne spirituel, commence en lui un développement spirituel particulier, la montée d’une marche vers l’autre, ou comme le dit la sainte Église, la perfection spirituelle qui commence sur terre et continue éternellement dans la vie céleste.

– Dernière question, personnelle. Avez-vous un modèle à imiter ?

– Nous tous, chrétiens, nous efforçons d’imiter notre sauveur et créateur, car chaque homme a Dieu en lui ; à peine l’homme est-il né que la divinité le sanctifie et l’emplit. Certains saints ont eu la possibilité de voir la divinité même de leurs propres yeux ; ce faisant, ils étaient emplis de la lumière divine qui élargit leur cœur et leur âme jusqu’à ce qu’ils puissent voir Dieu Lui-même. Il est vrai que ces gens sont très rares, il y a parmi eux saint Silouane l’Athonite auquel le Sauveur même est apparu. Lorsque le Seigneur s’éloignait un peu du saint, celui-ci souffrait fortement de ne plus voir le Christ au moment de la prière, laquelle lui venait alors bien plus difficilement. Saint Silouane est un modèle à imiter, car il nous montre que par le labeur et la prière nous devons nous approcher du Christ dès la vie terrestre. Un autre exemple de sainteté, très utile pour l’homme contemporain est sainte Marie l’Égyptienne qui d’une grande pécheresse, par le labeur, la prière et le repentir est devenue une grande sainte. Nous ne sommes pas capables de tels exploits, mais nous devons savoir que lorsque l’homme, d’un carême à l’autre, d’un jour de carême à un autre, s’efforce de se contenir, de rester dans le cadre de la loi divine, il arrive aussi à sa mesure de perfection et est rendu digne de la miséricorde divine déjà sur la terre, et dans les cieux, du royaume éternel.

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Interview du secrétaire pour les relations interchrétiennes du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou au sujet de la prochaine rencontre du président Poutine et du pape François

On considère dans l’Église orthodoxe russe que lors de la rencontre du président Vladimir Poutine et du pape François pourront être discutées les questions concernant la paix. C’est ce qu’a évoqué, dans une interview aux « Izviestia » le père Stéphane Igoumnov, secrétaire pour les relations interchrétiennes du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. « Le pape de Rome, hormis le fait qu’il dirige l’Église catholique-romaine, est aussi le chef de l’État du Vatican, 

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L’Église orthodoxe serbe dément avoir reçu une lettre du patriarche russe Cyrille contestant l’établissement par elle d’une représentation auprès de l’Union européenne à Bruxelles

patrijarh-kiril-na-blicu-Le tabloïd serbe « Blic », dans son édition du 4 juin, a publié un article sous le titre « Le patriarche de Moscou sabote la Serbie », faisant état d’une lettre du patriarche Cyrille conseillant au patriarche de Serbie Irénée de ne pas se faire instrumentaliser par les autorités civiles de Serbie. Cette lettre aurait été dictée par le mécontentement du Patriarcat de Moscou au sujet de la décision du Patriarcat de Serbie d’ouvrir une représentation auprès des institutions de l’Union européenne à Bruxelles. Le cabinet du patriarche de Serbie a publié le démenti suivant : 

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Sources : 1 et 2

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Jovan Nikoloski